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Accueil du site > Actualités > Société > Bienvenue dans un monde aseptisé et formaté

Bienvenue dans un monde aseptisé et formaté

 

La récente crise autour des huîtres du bassin arcachonnais dévoile un renforcement des craintes hygiéniques qui, il faut le dire, sont devenues un des marronniers médiatiques récurrents depuis une décennie. Le principe de précaution est invoqué et bien souvent, c’est une manière de clore le sujet en dispensant de toute forme de débat. On interdit, principe de précaution, et c’est comme ça, il n’y a rien à redire, pas plus que l’on ne négocie une indulgence après avoir grillé un feu et que l’agent vous verbalise. Certes, nul ne mettra en cause les progrès effectués en matière de santé publique depuis des décennies ; nul ne contestera l’utilité des mesures prises en matière hygiénique et sanitaire à partir de la fin du XIXe siècle ; mais force est de constater qu’une certaine psychose a gagné les esprits, depuis la vache folle jusqu’aux huîtres d’Arcachon en passant par la grippe ordinaire, la grippe aviaire, la méningite, la légionellose, la canicule, les maladies nosocomiales... Exagérées pour les uns, raisonnables pour les autres, les mesures prises se déroulent sous le regard pressant des médias qui font leur beurre de ces événements suscitant craintes et émotions chez les individus. Toujours est-il que ces phénomènes traduisent l’impact de l’idéologie scientifique et la présence développée du système technicien exerçant un contrôle de plus en plus strict et étendu. A la limite, on pourrait ironiser une sorte de pseudo-religion où l’eucharistie serait remplacée par le contrôle des services scientifiques. Buvez, ceci est passé entre les mains de nos laborantins, mangez, ceci a été labellisé, c’est un corps pur technologiquement testé.

Le contrôle sanitaire des produits devient de plus en plus drastique, empruntant la même voie que la surveillance des lieux publics. Dans le premier cas des analyses chimiques et biologiques, dans le second des caméras et des vidéos. La toile du contrôle s’étend. Comme dans le domaine des thérapies alternatives, de la psychothérapie et d’un nombre certain de professions qui deviennent encadrées par des normes de formations. Toute activité devient régie par un système législatif encadrant des dispositifs de sécurisation. L’homme est devenu un élément du système sous le contrôle des structures de formations et d’évaluation. La société, un gigantesque organisme technologique. Certes, des progrès dans l’efficacité ont été réalisés mais quelque part, les sociétés sont devenues un peu froides, sans âme, du moins en apparence et dans l’organisation du dispositif économique et politique. On ne verra nulle dictature technocratique mais une connivence avec une attente des individus en matière de sécurité, attente exprimée autant dans le domaine de la protection des personnes physiques que dans le contrôle sanitaire. Récemment, une loi de plus est passée, encadrant non seulement la vente de produits phytosanitaires utilisés dans l’agriculture mais aussi la diffusion d’informations relatives à des produits non homologués. Penchons-nous sur ce texte législatif.

Il y est question d’un article censé répondre aux attentes des citoyens et des consommateurs qui, bien que plombés par des tonnes de propagande sécuritaire, n’ont rien demandé. Cet article ne mentionne pas qu’il est une transposition d’une directive européenne sur la production, la mise sur le marché de produits non homologués. Avec ironie on dira que nos parlementaires post-vichystes ont décidé de collaborer avec l’occupant technocratique de Bruxelles, et même de faire du zèle, interdisant la publicité sur ces mêmes produits. Le texte est clair, puisqu’est évoquée explicitement une réglementation communautaire, laquelle communauté incarne depuis des années l’expression du formatage et de la standardisation des produits au nom d’une demande supposée des consommateurs, enfin, on veut bien y croire, mais pas moi. Il y aurait tant à dire sur cette Europe technocratique tissant ses normes sanitaires. Des lieux de pouvoirs, sans enjeu véritable. Les caricatures de la presse sont éloquentes. On se gausse de la taille des concombres dont Bruxelles se moque éperdument et l’on ignore souvent l’essentiel, ces discrètes mesures coercitives envers l’usage de produits naturels comme le purin d’ortie. L’idéologie sécuritaire semble être une denrée occidentale, d’Europe aux Amériques.

Faut-il rapprocher ces normalisations sanitaires de la standardisation dans les médias ? Si vous écoutez attentivement les reportages télévisés, vous avez sans doute noté que le commentaire parlé est récité avec toujours les mêmes intonations, en général une voix caressante et douce, un rythme plutôt apathique, comme s’il s’agissait de ne pas brusquer le téléspectateur. Ce sont des voix qu’on entend sur toutes les chaînes publiques, qu’on devine être celles de jeunes journalistes que l’on soupçonne avoir reçu une même formation pour produire des reportages, avec répétitions sous le regard des maîtres. Pas le moindre dérapage, tout est nickel, sans saveur, à l’image de ces fromages industriels rendus insipides pour ne pas heurter le palais. Même finalité dans les médias. Ne pas choquer l’oreille, présenter la chose sous couvert d’une objectivité factice. L’information quotidienne présentée avec l’esprit d’une existence sans accro, aussi existante que le vécu dans un pavillon de banlieue, là où justement le clampin se love sur son canapé, avec son assiette de chips-tapas, et se met à zapper.

Tout d’un coup, je viens d’entendre un coup de pistolet. Soyez rassuré, c’est juste une image, André Breton tirant en l’air pour effrayer la foule, histoire de rappeler qu’il y avait un temps des créateurs, des artistes, des inventeurs. Maintenant, l’une des figures emblématiques de la société contemporaine est le producteur, dans de multiples domaines, coopérant avec le formateur et l’expert, le contrôleur et l’opérateur. Ainsi va le monde technique, technologique et formaté. Faut-il s’en plaindre ? Après tout, ceux qui sont lésés représentent une minorité de professionnels. Les consommateurs disposent d’une offre sans précédent, et le téléspectateur n’est pas obligé de se coltiner des reportages insipides, offre médiatique oblige. On continuera à manger ces délicieux fromages qui puent, avec du caractère, tout en écoutant du métal ou bien des radios associatives et ses animateurs affichant la fraîcheur de l’amateurisme. Il n’y a pas vraiment d’issue possible contre ce système du formatage et du contrôle qui a encore de beaux jours devant lui, compte tenu de la demande publique, cette machine émotive désirante et craintive incapable de concevoir autre chose ; quant aux politiques et élites aux commandes, ils n’ont pas intérêt à tout chambouler vu le profit qu’ils tirent de ce système.


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56 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 18 septembre 2006 11:14

    Demian, quel phénomène, un type qui phéromone de came en bert, pour ne pas devenir un don Quichotte de la manche, nous serions obligés de faire aumône.


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 18 septembre 2006 11:16

    Désenchanté, non pas de la technique mais des évolutions sociales. Mon billet me semble neutre, il n’impose rien mais constate, à chacun de prendre conscience et se déterminer en acceptant ce monde ou en le transformant


  • Sam (---.---.194.241) 18 septembre 2006 11:02

    Tu devrais donner plus de paragraphes, c’est vraiment fatiguant à lire.

    Sinon, le problème de l’humanité phagocytée par la techno-science est réel.

    Illitch proposait une société ou on adapterait l’outil, la prothèse technique, scientifique à l’humain.

    Toi, tu es désenchanté et ne vois pas d’autres solutions que l’adaptation de l’humain à ses machines et aux modes de pensée et d’actions mécaniques qu’elles génèrent.

    L’écart entre les deux pensées représente bien, à mon avis, la régression de notre force humaine, collective, citoyenne. Une terrible démission.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 18 septembre 2006 11:17

      Sorry, ma réponse est au-dessus


    • krokodilo (---.---.16.122) 18 septembre 2006 11:29

      ne serait-ce pas une simple adéquation entre les qualités et la fonction ? Un effet de la spécialisation dans tous les domaines ? On ne mettra pas au 20 heures un journaliste doté d’une voix criarde ou un agité qui énerverait tous les spectateurs.

      En sport aussi, à un haut niveau, la morphologie des athlètes est très différente selon le sport pratiqué, voire selon les sous-spécialités : en cyclisme, les grimpeurs sont très différents de rouleurs, etc... un épéiste est très différent d’un sumotori !


      • Jesrad (---.---.20.126) 18 septembre 2006 11:32

        J’ai une question à poser au monde que vous décrivez :

        De quel droit ?

        Et j’en ai une seconde :

        Qui est le mieux placé pour faire mes choix ?


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 18 septembre 2006 11:33

          On ne peut comparer le sport et la télévision

          En sport, il faut la performance, dans un avion, nul ne monterait dedans s’il était piloté par un agité du bocal, par contre, un présentateur avec un peu de caractère, comme l’ont été feu Mourousi ou Bruno Masure, cela me semble plus, je dirais, plus investi d’âme, d’humanité. Les présentateurs actuels sont d’une platitude mais aucune fausse note


          • krokodilo (---.---.16.122) 18 septembre 2006 12:26

            B.D.

            Vous compariez la sécurité alimentaire et la standardisation des présentateurs, j’ai poursuivi avec la standardisation des morphologies en sport, inévitable pour ceux qui ambitionnent le niveau international, avec quelques exceptions (tennisman relativement petit, etc).

            Mais d’accord avec vous surtout pour les émissions politiques, les débats, mieux vaut un animateur pas trop lénifiant.

            Pour recentrer sur les normes alimentaires européennes, je ne souhaite pas qu’on en arrive comme aux USA à avoir le même fromage stérile et fade présenté sous différents emballages et différentes couleurs, mais il ne faut pas oublier que le nombre d’intoxications alimentaires est bien plus bas aujourd’hui. Et quand on voit les reportages d’été sur le contrôle des restaurants, je sais bien que ce n’est qu’un faible pourcentage, mais ça ne donne pas envie... Comme souvent c’est un équilibre à trouver entre des extrêmes.


          • Marsupilami (---.---.160.129) 18 septembre 2006 11:41

            « Il est de toute première instance que nous façonnions nos idées comme s’il s’agissait d’objets manufacturés. Je suis prêt à vous procurer les moules » (Léo Ferré, La solitude).

            Excellent papier. Créons du désordre, des aspérités, des confrontations. Foutons du bordel. Soyons dissidents, mal-pensants, politiquement incorrects. Fumons, buvons, mangeons des produits au-delà de leur date de péremption. De toute façons, vivre nous tuera.


            • cdp (---.---.97.129) 18 septembre 2006 14:34

              Pas de moules, des huitres !


            • (---.---.97.129) 18 septembre 2006 14:38

              Mann muss gefärhlich leben !(Also sprachte Zarathustra)

              Il faut vivre dangereusement. Halte au principe de pré-crétin qui nous étouffe de jour en jour.


            • ZEN zen 18 septembre 2006 18:46

              @Marsu

              tu n’est pas très prudent...

              Qui aurait lu le récent livre de OLIVIER RAZAC :« LA GRANDE SANTE »(ed. Climats) qui analyse le « néohygiènisme » d’aujourd’hui de manière trés pertinente ?

              J’en ai lu qu’un compte-rendu trés élogieux.En gros, il défend la thèse que l’obsession de la santé, liée à celle de la mort, dérive vers l’irrationel, la « santé triste » , en s’appuyant sur Nietzsche notamment et son concept de « grande santé »...


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 18 septembre 2006 18:54

              Je n’ai pas lu ce livre mais au vu du peu que vous en dîtes, je me permets de le conseiller aussi


            • ZEN zen 18 septembre 2006 20:42

              Pour susciter l’envie de lire RAZAC, je me permets de reproduire la 4° de couverture présentée par Amazon (pub.non payée) :

              Présentation de l’éditeur La médecine protège un corps machine contre des accidents, des dangers et des risques. Envisagé ainsi, ce corps se voit plongé dans le temps oppressant de l’attente, de l’usure et de la prévision. Sa vie est minée par une mort omniprésente qui la grignote et une mort impensable qui la clôt. La grande santé, elle, s’exprime dans un rapport particulier à la dépense où le sacrifice joyeux vient remplacer la comptabilité inquiète ; une pensée du temps qui ne suit pas la pente de l’Inévitable dégradation mais s’éternise dans l’instant présent ; une pensée de la mort qui n’est plus l’usure fatale du corps contre laquelle on lutte sans jamais gagner, mais la décision affirmative de la haute puissance. Dès l’antiquité, la philosophie stoïcienne montre que la santé ne dépend pas de nous et que seule une extrême tension de l’âme peut permettre de se maintenir au-dessus de l’accident qu’est la maladie. La puissance éthique de cette philosophie, comme celles de Nietzsche et Deleuze bien plus tard, consiste à faire vaciller l’évidence d’une santé triste qui nous fait entièrement dépendre des caprices du destin. Ces philosophes pensent un corps qui ne se constitue qu’à travers des épreuves et des expériences périlleuses. Ce corps vit un temps immédiat et infini. La mort n’est rien pour lui, sauf une autodestruction qui est l’essence de la vie. Il s’agit d’interroger ces pensées, contre l’obsession mortifère très contemporaine de la conservation de sol et, pourquoi pas, de redécouvrir une vitalité joyeuse.


            • Marsupilami (---.---.182.182) 19 septembre 2006 09:24

              @ Zen,

              Je vais lire ce bouquin et vive la vitalité joyeuse et imprudente !


            • (---.---.155.248) 18 septembre 2006 11:46

              C’est Yves.

              J’apprécie cet article, mais à mon avis le problème de l’interaction entre le peuple et ses politiques n’est pas suffisament approfondi par rapport à son importance réelle.

              Nous avons les politiques que nous méritons, et ils nous assènent les lois qu’à travers nos critiques nous leurs réclamons. Qu’un particulier ne puisse protéger ses plate-bandes avec du purin d’orties et nous crions au scandale (c’est vrai que c’est un peu débile). Qu’un autre empoissonne les fraises de son voisin avec dieu sait quelle mixture et nous en accusons le gouvernement.

              Pour reprendre l’exemple initial de votre article, si la vente des huîtres est interdite, nous plaignons les ostreiculteurs. Si un enfant décède à cause d’une huître pourrie le gourvernement en place perds trois points dans les sondages et promet des mesures. Et ce sont ces mesures que nous critiquons car elles nous pourissent la vie, mais il falait y penser avant. Car il ne faut pas réver, le texte de loi correspondant, cité dans la discussion sur le purin d’orties, trouve surement son origine dans un empoisonnement quelconque. Et il aurait mieux trouvé sa solution dans un peu plus de bon sens. De même que le bon sens aurait pû faire penser à ne pas nourrir les vaches avec du mouton et nous éviter ainsi les suites que l’on sait.

              Nous avons une exigence de risque zéro qui est incompatible avec notre tranquillité au quotidien. Et comme le risque zéro n’existe pas, il est peut-être temps de se rendre compte qu’à trop en réver nous allons rendre notre monde impossible.

              Yves.


              • (---.---.71.248) 18 septembre 2006 11:50

                C’est encore moi. J’ai dit que la loi « sur le purin » était là suite à un empoisonnement. D’autres dirons qu’elle existe pour nous forcer à payer ce que l’on peut faire nous-même, ce qui est tout autant possible. Qui à raison ? Toute réponse (étayée) est la bienvenue.

                Yves.


              • Marsupilami (---.---.160.129) 18 septembre 2006 12:00

                Le jardinier Alain Barraton, qui officie sur France-Inter, a déclaré sur les ondes qu’il désobéira à la stupide loi sur le purin d’orties.


              • (---.---.117.250) 18 septembre 2006 12:03

                +1 pour le commentaire

                pour la question « pourquoi » : j’ai déjà répondu sur un autre fil : ce sont les imams du « naturel » qui ont demandé un contrôle accru sur les produits phyto-sanitaires. Pan dans la gueule, ils n’ont pas penser que leur propres mixures, comme le purin d’ortie, n’avaient aucune chance de passer les tests qu’ils exigeaient (trop de variations, trop de composés, trop d’interraction, pas assez de fric pour financer les tests de justification).

                On appelle ça un « choc en retour » : vous lancez une malédiction, elle vous revient pleine poire. smiley


              • (---.---.71.248) 18 septembre 2006 13:17

                OK pour l’explication, mais désolé d’insister : où pouvons nous retrouver trace de ces événements ?

                Notez que je ne met pas en doute votre parole, mais il est évident que si vous voulez qu’elle soit acceptée par tous (et toutes) je pense qu’elle aurait plus de poids accompagnée d’une quelconque référence.

                D’autre part l’expression « immam du naturel » donne l’impression d’un léger parti pris. C’est pourquoi une base solide à votre argumentaire serait la bienvenue.

                Votre, sincèrement,

                Yves.


              • gem (---.---.117.250) 18 septembre 2006 15:04

                Regardez par exemple ça et ça

                Tout y est :

                * la demande de plus de contrôle

                * des critères qui, manifestement, concerne le purin d’ortie et plus généralement les mixures bio (1 tonne par an, sois 1000 kg : autant dire rien à l’échelle de l’Europe)

                * l’oubli complet de ces produits : à aucun moment il n’est demandé de dérogations.

                Dérogations qui auraient d’ailleurs été impossibles : la quasi-totalité des substances vendue par les chimistes sont en fait des dérivés améliorés de produits biologiques naturels (comme exception, je ne connais que des produits simplistes, comme les fameux « chlorate de soude », sulfate de cuivre, etc.). Et, en plus, les chimistes font des variantes qui sont plutôt moins efficaces, moins dangereuses et plus fragile dans l’environnement : ça limite les risques et puis ça multiplie les occasions d’en vendre !


              • Marsupilami (---.---.160.129) 18 septembre 2006 15:40

                Le purin d’ortie, ça coûte rien, faut le conserver au frais et puis c’est marre. Ras-le-bol des marchands d’engrais et de pesticides et des législateurs à leur botte (de radis).


              • Antoine Diederick (---.---.168.8) 20 septembre 2006 22:39

                Les pesticides chimiques sont les plus grands responsables de la pollution des sols et des carcinogenèse humaines.

                Et donc....


              • jclespe (---.---.52.71) 18 septembre 2006 11:59

                On peut noter la cohérence du gouvernement avec ce fameux principe de précaution utilisé à tire la rigo ... D’ailleurs pour les OGM, on voit bien comment est maltraité ce fameux principe qui fait taire toute discussion et qui répond à toute question ... ... Quelqu’un à prononcer le mot lobby ? Bienvenu dans une société a au moins 2 vitesses ...


                • (---.---.155.248) 18 septembre 2006 13:21

                  C’est Yves.

                  Je suis entèrement d’accord avec le fait que la présence d’OGM dans notre assiette fait peur. Non pas (un peu mais pas trop) pour des raisons de santé, mais pour des raisons de démocratie. Alors que 99,99% des gens (voire plus) sont contre, comment se fait-il que ces c.... de m... de députés européens les autorisent ? Liraient-ils les sondages à l’envers ? Ou alors n’en auraient-ils rien à f.... cirer ?

                  Je m’interroge. D’ailleurs je vais juste m’interroger, les questions sont parfois moins dramatiques que les réponses.

                  Yves.


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 19 septembre 2006 09:18

                  Un clin d’oeil matinal

                  France Inter, ce matin, évocation du formatage des chanteurs trentenaires qui se formatent eux-même pour entrer dans le marché de la nouvelle chanson française


                • (---.---.94.25) 18 septembre 2006 12:12

                  Vivre c’est prendre des risques et etre mortel....

                  Ensuite une bonne grippe aviaire avec des millions de morts serait positif pour l’economie... puisqu’on a pas eu de guerre permettant de relancer le systeme...


                  • gem (---.---.117.250) 18 septembre 2006 15:07

                    Les guerres tuent les jeunes mâles surnuméraires qui font chier tout le monde. Ca oui, ça régule.

                    Les épidémies tuent des vieilles inoffensives : effet régulateur parfaitement nul.


                  • Antoine Diederick (---.---.251.147) 18 septembre 2006 12:15

                    Très bon, j’adhère a cet article.

                    Marsu dit plus bas :« Créons des aspérités ».

                    Oui, creons-en....c’est nécessaire

                    PAN ET RE - PAN ? VIVE LE DIEU PAN !

                    FOUTONS DU BORDEL INTELLIGENT smiley


                    • pingouin perplexe (---.---.39.18) 20 septembre 2006 13:21

                      A l’affiche, cette semaine « Bienvenue aux visiteurs ». Ce film d’auteur, hybride inspiré à la fois de « Bienvenue à Gattaca » avec E.Hawke et U.Thurman, et des « Visiteurs », avec J.Reno et C.Clavier, mérite à mon avis l’appréciation suivante :

                      ** (bon)

                      L’histoire :

                      Grâce à la critique de l’hygiénisme à tout crin par la déclinologie prospective, M.Dugué fait ressurgir les vertus des preux chevaliers-aux-phéromones-qui-infusent-aux-demoiselles.

                       smiley smiley


                    • pingouin perplexe (---.---.39.18) 20 septembre 2006 13:24

                      le second smiley n’est pas le bon, mettre celui ci à la place  smiley


                    • (---.---.47.54) 18 septembre 2006 12:36

                      Sur les côtés du réseau on doit traiter entre autres choses superficielles comme les personnes formatent. Beaucoup de différentes manières il y a comme les utilisateurs formatent des photographies :

                      Acrobat Cube Multi angle rotating cube ! Click sides to zoom. Zoom and Fade Zoom in and fade out effect. Add text option. Moving Thumbs Thumbs automatically scroll in left bar. Click thumbs to zoom. Fancy Transitions Snazzy slideshow with lots of movement and effects. Circles Rotating small circles zoom into the center. Photo Book See the pages flip when you click them with your mouse ! Rotating Cube Smooth horizontal rotation. Panels Photos slide across panels. Click to zoom/enlarge photos. Carousel Photos rotate in circular fashion. Click photos to zoom/enlarge Magnifier Cool magnify option for each photo in slideshow. Heart Pendant 3D Awesome rotating 3D effect ! New photo each rotation. Filmstrip Retro filmstrip with with optional sound effects. Kaleidoscope Cool kaleidoscope effect with each photo transition. Geometric Transitions Different shapes for each transition in the slideshow ! Puzzle Photos transition with auto puzzle effects. Boxes Small boxes slide out from bigger ones. Click to zoom. Heart Pendant Cool shimmer around heart shaped diamond. Lens Bold Slideshow with camera lens & sound effects. Lens Gradient Slideshow with camera lens and sound effects. Lens Soft Slideshow with camera lens and sound effects. Flip Book Photo Binder look. Flip the pages and tell a story. Photo Peel 3D Each photo peels into the next photo transition. Photo Peel Mirror


                      • (---.---.71.248) 18 septembre 2006 13:22

                        Le dire j’allais. Demian, on t’a reconnu.

                        Y.


                      • (---.---.155.248) 18 septembre 2006 13:25

                        Ben non. Ce genre d’article essaye simplement d’aller plus loin. Par exemple les intérets économiques peuvent entrer en collision avec notre avenir. Ou notre qualité de vie immédiate. Ou même avec le bon fonctionnement de la démocratie.

                        On peut s’interroger non ? Ca s’appelle penser.

                        Yves.


                      • ffi (---.---.2.226) 18 septembre 2006 12:36

                        http://www.presidentielle-2007.net/sondage-quel-president-1.php

                        si le lien ne fonctionne pas allez a :

                        http://www.presidentielle-2007.net

                        et ensuite informez vous et votez si vous le souhaitez

                        rien a voir avec le sondage innaccessible d’agoravox ...

                         smiley smiley smiley


                        • ALAN CURTIS ZECHNER (---.---.183.179) 18 septembre 2006 13:00

                          « DES ENJEUX DE L’HUITRE »

                          Notre sociètè se dèveloppe, de mon avis, selon deux critéres primordiaux : Le premier étant la rentabilité qui pérennise notre shéma économique et social ; Et le second étant la satisfaction des loisirs, ou plaisirs du bien-être des temps de repos. En considérant l’implantation des bassins conchylicoles, la croissance des résidences privées, et les prochains développement du tourisme de masse ; On aura vite compris le potentiel que des investisseurs pourraient y exploiter. Bien que je trouve pertinent l’article ci dessus, aujoud’hui la confusion des esprits et des idées, nous égarent souvent de la réalité plus simple de notre société et de ses acteurs.


                          • (---.---.155.248) 18 septembre 2006 13:26

                            Ben non. Ce genre d’article essaye simplement d’aller plus loin. Par exemple les intérets économiques peuvent entrer en collision avec notre avenir. Ou notre qualité de vie immédiate. Ou même avec le bon fonctionnement de la démocratie. On peut s’interroger non ? Ca s’appelle penser.

                            Yves.


                          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 18 septembre 2006 13:49

                            Les produits vendus dans le cadre d’un service marchand sont mis à la disposition de tout acheteur éventuel ; ils font donc partie de l’espace public et posent un problème de santé publique, mais rien n’oblige quiconque à les acheter et personne n’interdit à quiconque de produire lui-même ce dont il a besoin et consomme lui-même (drogues exceptées), selon ses prores normes ou absence de normes communes, sauf à indisposer les autres par des nuissances insupportables (ex : purin d’ortie).

                            Les normes de sécurité alimentaire des consommateurs sont de la responsabilité des pouvoirs publics, sinon nous serions dans un cadre d’insécurité et de défiance économique généralisé (ex : huile de moteur vendue comme huile alimentaire) qui serait mortelle pour le fonctionnement de la société et la confiance dans l’état de droit (par exemple droit du consommateur). Du reste les gouvernants seraient immédiatement considérés comme coupables d’une intoxication collective due à une négligence de leur part dans le définition et le respect de ces normes.


                            • Emile Red (---.---.199.93) 19 septembre 2006 16:28

                              Les paysans peuvent produire de la vache et du cochon il n’empèche qu’ils ne peuvent en aucun cas les tuer...


                            • Emile Red (---.---.199.93) 19 septembre 2006 16:41

                              @ jacob crosffeld

                              Il est vrai que l’huitre est un excellent filtre telle que la crise qui se finit, a débuté à l’instant où Sarkozy disparut des rives du bassin d’Arcachon, y’aurait’il cause à l’effet ?

                              Celui-ci d’ailleurs se plaignait du manque de disponibilité immobilière en ces lieux, aurait il donné de sa personne pour polluer quelques parcs, aux fins d’évacuer, comme il sait tant le faire, quelques ostréiculteurs dont les francs papiers eussent été troubles ?

                              Lui et quelques uns de ses amis cimentiers seraient dans l’attente d’un bouillonnant bétonnage ; aéroport, casernement, camps de rétention auraient toute place en lieux de ces archaïques rondins baignant dans nos saumâtres et océaniques marées.

                              Mais chuttt ce ne sont que des ondines...

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