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Accueil du site > Actualités > Société > Blanche-Neige et les « Sept Personnes de petite taille »

Blanche-Neige et les « Sept Personnes de petite taille »

Il était une fois un langage qui évoluait. Et il évoluait tellement que parfois même l’administration se montrait soucieuse et d’une bienveillante neutralité en prenant le soin d’ôter à certaines catégories de gens les appellations trop anciennes, devenues discriminantes et honteuses, dont elles étaient affublées. C’est ainsi que de nos jours on ne dit plus nain. Sauf dans le conte des frères Grimm ou d’autres récits imaginaires. On dit bien un « 

Pareillement aux nains, les vieillards n’existent plus, ni les vieux ni les vieilles (sauf les sorcières).Ils ont cédé la place aux «  personnes âgées » ou « personnes du troisième âge » (et depuis peu du «  quatrième âge » aussi). Les infirmes sont devenus les « personnes handicapées » qui peuvent être des « personnes à mobilité réduite ». Les clochards et vagabonds sont des « personnes sans domicile fixe », les noirs et les jaunes des « personnes de couleur », les chômeurs des « personnes en recherche d’emploi ». Il est intéressant de remarquer que le mot « personne » a été introduit dans toutes ces appellations afin de les humaniser et d’appeler à la tolérance à l’égard de ces catégories.

D’autres fois, c’est le statut et le métier que l’on a souhaité revaloriser : ainsi la femme de ménage est devenue « technicienne de surfaces », elle-même comprise dans le « personnel technique ».Pour l’anecdote, une femme de ménage titularisée dans une collectivité locale avait refusé de nettoyer les contremarches des escaliers pour la raison que sa fiche de poste stipulait « technicienne de surfaces planes », ce qui dans son esprit excluait les surfaces verticales ! La dame n’avait pas dû bien suivre les leçons de géométrie à l’école.

Des modifications imposées ont fait long feu. François Mitterrand avait voulu imposer le titre de« Commissaire de la République » aux préfets, mais le « préfet » est revenu très vite. Et que dire des « jeunes pousses » qui prétendaient remplacer les start up  ? Des sigles et néologismes sont venus, par un appauvrissement du langage discriminer les SDF (le mot « personne » a sauté), les RMIstes.

Et maintenant, si je vous dis : Crétin, imbécile, abruti, idiot, débile mental...Sauriez-vous faire letri dans ces appellations et reconnaître celles qui se rangent dans les termes scientifiques du dictionnaire médical et celles qui relèvent de la pure offense à autrui ? Dans la Revue philanthropique de 1904 - citée dans un autre de mes articles («  Une odieuse réclame ») - on lit ces mots : « Il faut pour les fous, les idiots, les crétins, les imbéciles, les arriérés, des asiles-écoles...” A première vue, on imagine que l’auteur de ces paroles est passablement agacé voire haineux envers les individus désignés. Pas du tout ! Il s’agit d’un bon docteur qui voulait réviser la loi de 1838 sur les aliénés pour la rendre plus humaine. Il faut savoir que les aliénés et grands déficients mentaux étaient au XIXème siècle mélangés et traités comme de dangereux détenus. (Enchaînés notamment)

Mais, pour répondre à la question posée, je me suis référé au Dictionnaire médical Masson 9è édition 2001 : L’arriération mentale dite aussi oligophrénie, recouvre trois niveaux de faiblesse des facultés intellectuelles : L’idiotie est la forme la plus grave (Quotient intellectuel inférieur à 20et âge mental qui ne dépasse pas 3 ans). Vient ensuite l’imbécillité (Q.I compris entre 30 et 50,âge mental entre 3 et 7 ans). Enfin la débilité mentale est le degré le moins grave de l’arriération mentale et l’on distingue le débile léger, sujet caractérisé par un QI situé entre 50 et 75 et le débile profond qui a un QI ne dépassant pas 50. (Ici : Dictionnaire de psychiatrie Larousse)

Le crétinisme fait bande à part et, selon le même Larousse, se disait à la fin du XIXème siècle d’un enfant présentant une arriération mentale liée à une hypothyroïdie, avec « goitre endémique » (Ne me demandez pas ce que c’est). La notion existe pourtant toujours dans le dictionnaire médical 2001. Elle désigne un état de dégénérescence physique dont le... nanisme. Et voilà la boucle de l’histoire est bouclée.

Mais quelle est la morale de cette histoire me direz-vous et son but ? Patience ! Je dois pour être complet vous dire d’abord que « abruti » n’est pas dans le dictionnaire médical, pas plus que « sot » ni «  stupide ». Inutile donc de vous déchaîner ainsi sur l’auteur qui provoque votre courroux et exaspère votre patience (limitée je sais).

"Alors la morale, elle vient ? Toute bonne histoire comporte une morale  !" J’y viens. Cet article n’avait d’autre ambition que de vous soumettre une question à méditer.Suffit-il de changer le vocabulaire pour que le regard change ? Pour que la réalité soit transformée en faveur de ceux qui sont encore trop souvent la cible de discriminations,d’hypocrisie, d’indifférence ? Pour que les êtres humains s’aident et s’aiment ?


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64 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 8 septembre 2006 11:02

    Monsieur West, j’admire votre grand élan d’humanité et de générosité (une fois de plus !) envers les personnes dont je parle au travers de ce papier démodé ! Merci pour eux.


  • La Taverne des Poètes 8 septembre 2006 11:20

    J’ai décidé de vous laisser monologuer et montrer qui vous êtes...


  • La Taverne des Poètes 8 septembre 2006 11:00

    Il faut lire dans le chapeau (je cite de mémoire) : On dit bien un « nain de jardin » mais en désignant un objet et non un être de chair.

    AgoraVox peut-il corriger ? Merci.


    • roumi ( le louarn ) (---.---.74.206) 9 septembre 2006 20:20

      non , non , non

      dans son pays un etre different ;; c’est un « drole »

      et dedans il n’y a pas de nuance pejorative , il est autrement .

      ca a une notion d’apport , comme une forme differente qui intrigue ! interroge !

      tu devrais aller y faire un tour ; c’est enrichissant

      roumi


    • claude (---.---.248.197) 8 septembre 2006 11:10

      en ce qui me concerne je ne pose pas mon regard sur les humains en fonction de leur QI mental ( dont ceux qui sont déficitaires ne sont pas responsables du manque mais les lois de la reproduction ) mais en fonction de leur QH (traduction : quotient humain ) et là il y aurait encore beaucoup plus à analyser et à dire....


      • (---.---.59.170) 8 septembre 2006 11:14

        Et moi, la couleur de peau. Le QI, quelle horreur !


      • patrice (---.---.171.4) 8 septembre 2006 11:11

        Salut damian de l’ouest ,je rentre de voyage et je te retrouve encore en conflit avec quelqu’un ,tu pourrais faire un effort quand même ,comment fait tu pour être aussi désagréable ? Va faire un tour sur le débat de l’Afrique poubelle et ne dit pas trop de bétises s’il te plait ,je compte sur toi .


        • Basique (---.---.43.88) 8 septembre 2006 18:53

          Damian Ouest personne à capillosité désuette et commentaires capillotractés smiley


        • minijack minijack 8 septembre 2006 11:36

          Hum... Ce titre m’intrigue. Ne serait-il pas allusion voilée à une certaine jeune femme encore vierge (de casseroles et de scandales) qui se présente en politique contre des rivaux qui ne parviennent pas à grimper plus haut que les premiers barreaux de l’échelle des sondages ?

          Blanche Neige, bon, on voit bien qui c’est. Mais grincheux, simplet, atchoum, et les autres ?... Quelqu’un a le catalogue ?

          .


          • dionysos (---.---.213.132) 8 septembre 2006 11:39

            Presenter cette dame comme vierge de casseroles, c’est uj peu exagere. Elle a je crois été comdamnée pour le licenciement de ses secrétaires... et en cherchant un peu...


          • dionysos (---.---.213.132) 8 septembre 2006 11:37

            et bien moi je continuerai à appeler un nain un nain un fou un fou et un handicape un handicape J’ai un frère sourd et muet, je ne le traite pas de malentendant. merde au politiquement correct.


            • space_cowboy (---.---.6.181) 8 septembre 2006 12:12

              et un « damian west », on continue de dire « damian west » ? sinon j’ai plein de politiquement coorect en réserve pour lui !


            • Torre-ben (---.---.117.178) 8 septembre 2006 11:41

              Article très révélateur du monde politico-adminitratif qui pratique le sourire commercial et le mensonge pour donner ses coups de poignard... dans le dos de préférence. C’est le monde de la bien pensance qui s’offusque de la vérité des mots et préfère employer des circonlocutions, bref une espèce de novlangue mâtinée de langue de bois. Il s’agit de complaire aux Diafoirus socialo-humanistes soixante -huitards afin de lobotomiser le plus grand nombre d’esprits et d’aboutir au terrorisme intellectuel qui sévit depuis que Sartre a prononcé cette sentence définitive : les anticommunistes sont des cochons. Dans le même état d’esprit lénifiant, on dit mal-voyant au lieu d’aveugle, mal-entendant au lieu de sourd et retraités au lieu de personnes âgées, une personne qui a des problèmes au lieu d’alcoolique etc. Il y aurait un livre à écrire sur les pédants et autres précieux ridicules de notre temps qui recrutent largement dans la politique, l’administration et le schow-biz.


              • krokodilo (---.---.58.236) 8 septembre 2006 11:51

                je trouve au contraire que c’est un bon article sur un bon sujet. Un sujet qui change un peu de l’actualité et parle de nous, de notre psychologie. Je ne connaissais pas l’anecdote dur la technicienne de surfaces horizontales, très significatif de l’absurdité du politiquement correct. A mon avis manque à l’article un chapitre sur les Etats-unis qui n’ont pas l’exclusivité du phénomène mais l’ont accéleré et poussé jusqu’à l’absurde : native-américains, afro-américains, personne en surcharge pondérale, personne à mobilité réduite, personne ayant un problème avec la nourriture, etc

                Pour revenir à la France et à votre question, je pense que le problème est bien dans notre tête, pas dans notre vocabulaire. Une femme de ménage qualifiée de technicienne de surface fait le même travail ; elle le sait, nous le savons, alors pourquoi changer le terme ? je crois que nous avons honte de nos pensées occasionnelles quand nous nous disons que ce métier est peu qualifié ou dévalorisant : c’est en changeant le mot qu’on avoue le trouver péjoratif ! Même chose pour caissière et hôtesse de caisse. D’ailleurs, les mots font parfois de la résistance : si les Mairies sont stupidement devenues des Hôtels de ville, à ma connaissance tout le monde continue de les appeler Mairies. Et M. le Maire n’est pas devenu patron d’hôtel, réceptionniste ou majordome ! Et ça ne m’étonne pas que les préfets soient demeurés préfets, le terme était trop prestigieux pour devenir un commissaire de la république... Encore un peu on imaginait un préfet passer les menottes à un tire-laine comme le premier commissaire venu !

                Peut-être parfois le politiquement correct a-t-il apporté un peu de précision : un sourd pouvait effectivement être totalement sourd ou partiellement. Le terme de malentendant est plus précis. Idem pour malvoyant, qui reste un aveugle à mon avis s’il l’est à 100%, ou un malvoyant s’il a un déficit partiel.

                Ccl : le langage est une invention humaine, il a donc nos défauts !


                • Internaute (---.---.127.249) 8 septembre 2006 11:58

                  Défendre son identité commence par défendre son langage. D’ailleurs, saviez-vous qu’on ne doit plus dire « un citoyen français » ce qui est tout à fait discriminatoire, mais « un citoyen du monde » smiley.

                  Je me suis toujours demandé comment on arrivait à tordre le langage et que tout le monde suive comme un troupeau de veaux. J’en suis arrivé à la conclusion que les gens répètent bêtement ce qu’ils entendent et gomment assez vite leur mémoire. Comme ce qu’ils entendent le plus souvent est la télé, les maîtres du langage sont ainsi nos journalistes et maîtres à penser, gardiens de la culpabilité collective et du politiquement correct.

                  D’où vient ce mot de « dangerosité » que l’on met à toutes les sauces et que personne n’utilisait il y a même pas 10 ans ? En français on dit danger tout court.

                  Pourquoi brusquement parle-t-on partout d’Israël alors que jusqu’à la guerre de 1967 on parlait de l’Israël avec un article comme pour tous les autres pays ?

                  Je trouve assez alarmant que quelques personnes arrivent ainsi à imposer un comportement à des millions.


                  • claude (---.---.248.197) 8 septembre 2006 13:28

                    commentaire pertinent ainsi que l’article d’ailleurs qui pose le problème de l’évolution de la langue française ;

                    certains changements vont dans la logique de nos changements économiques et sociaux, d’autres sont beaucoup moins évidents ;

                    dans la pertinence : sourd ou aveugle et mal entendant ou mal voyant ainsi que vous l’avez énoncé.

                    dans le moins pertinent je n’essairai même pas de commencer un début de liste mais il ne faut pas s’étonner de l’abaissement du niveau de notre langue, abaissement largement véhiculé par les médias quand on sait que les différents JT de 20 h sont présentés avec un vocabulaire ne dépassant guère les 450 mots, ceci à fin d’être compris par le citoyen lambda le moins instruit. smiley

                    à l’opposé dans les émissions dites « culturelles » l’on voit de beaux esprits se poser en rénovateur de la langue en proposant des néologismes afin d’illustrer des concepts philosophiques, économiques, politiques ou sociaux ( et j’en passe et pas des meilleurs ) plus ou moins fumeux. smiley

                    enfin dernier agacement, à l’instigation de monsieur Chirac, croyais-je, et le monde des médias copiant et véhiculant allègrement, on ne compte plus le nombre de fois ou notre président prononce de façon et insistante un « T » imaginaire dans une liaison lourde de sottise smiley smiley

                    exemple : « mes chers concitoyens, ensembles il nous faut croire à la réussite... »et vous entendez « ...il nous fauTE croire... » alors que la formulation « ....il nous faut ensembles croire... » justifierait mieux cette liaison, inappropriée dans le premier cas ; smiley smiley smiley

                    je pensais monsieur Chirac à l’origine de ce vice langagier quand un reportage sorti des oubliettes ( + de 20 ans en arrière) m’a donné de découvrir un ancien ministre de la Culture disséminant déjà ce virus, je parle précisément de monsieur Jack Lang en personne !... smiley


                  • (---.---.107.65) 8 septembre 2006 13:58

                    Claude>« exemple : » mes chers concitoyens, ensembles il nous faut croire à la réussite...« et vous entendez »...il nous fauTE croire...« alors que la formulation »....il nous faut ensembles croire...«  »

                    « Ensemble » est ici un adverbe, donc invariable, sans ’s’... C’est vrai que c’est déplorable, cette perte de connaissance de la langue française. Enfin bon, pas de quoi faire un pataquès.

                    De mon côté, j’aimerais bien savoir qui est l’idiot (ou imbécile, ou débile mental) qui a inventé l’expression « au jour d’aujourd’hui », employée à l’envi par tous les journaleux de France et de Navarre.


                  • La Taverne des Poètes 8 septembre 2006 14:07

                    Pataquès vient ici à propos puisque « Faire des pataquès » consiste à faire des erreurs de liaisons, faire entendre une consonne qui n’existe pas dans le mot ou qui ne doit pas être entendue comme dans ces exemples : Cent-z-euros, entre quatre-z-yeux, « Malbrough s’en va -t-en guerre » (pataquès volontaire).

                    Bon ! On va pas en faire tout un...heu...fromage : oh ! Pardon Monsieur Hollande !

                    C’était la leçon de Maître Capello. smiley


                  • Rocla (---.---.214.254) 8 septembre 2006 14:18

                    Rectification du Professeur Airbrisodor

                    Fais Pataquès est une expression directement entendue dans les lieux mal aérés,genre bureaux,pièces étroites,ou alors chez les essayeurs de pince à linge pour se boucher le hez quand ils sont pas prèts.

                    Ouvrez les fenêtres.

                    Rocla


                  • (---.---.107.65) 8 septembre 2006 14:36

                    L’auteur>« Pataquès vient ici à propos »

                    Ce n’était pas vraiment z’un hasard ;)


                  • Docdory (---.---.180.38) 8 septembre 2006 17:02

                    réponse à IPxxx.x 49 10765 (post du 8/9 à 13h58

                    Tout à fait d’accord , « au jour d’aujourd’hui » est une double redondance , puisque comme chacun sait , le « hui » de aujourd’hui vient du latin « hodie » mot qui veut dire en latin « aujour’dhui », ce mot latin a donné l’italien « oggi » , l’espagnol « hoy » et le vieux français « hui » , qui lui même a subi une première redondance en « aujourd’hui » et qui en subit une deuxième avec ce ridicule « au jour d’aujourd’hui » !!!


                  • (---.---.248.197) 9 septembre 2006 12:42

                    et se pointe à l’horizon ce jourd’hui d’aujourd’hui. smiley


                  • Rocla (---.---.214.254) 8 septembre 2006 12:02

                    Petite taille est un handicap,moi-même,souvent les gens me disent lève-toi alors que je suis déjà debout


                    • George (---.---.138.242) 8 septembre 2006 13:47

                      De Les Nuls : « les femmes qui refusent la fellation, on les appellera désormais les non-d’une-pipe ».


                      • (---.---.248.197) 8 septembre 2006 17:31

                        et comment on appellera les mecs qui refusent le cunnilingus ?


                      • (---.---.107.65) 8 septembre 2006 17:46

                        Des mauvaises langues.

                        (Mais « y a pas de mauvaises langues, y a que des femmes frigides. »)


                      • (---.---.248.197) 8 septembre 2006 17:56

                        non il n’y a que des incompétents, les efficaces réussissent toujours à faire fondre même les banquises


                      • Rocla (---.---.214.254) 8 septembre 2006 13:55

                        One again pour Georges.

                        Rocla


                        • Rocla (---.---.214.254) 8 septembre 2006 14:43

                          Attila ,connu pour ses éléphants,les Alpages,le chocolat Suisse et les bonbons Ricola ,bien qu’ il fut né n’Hun,a fait la carrière que l’ on sait.

                          Son père qui était boucher lui avait appris comment attendrir le steak-frite,Il mettait la viande sous sa selle,entre le cheval et cette dernière.

                          Un sanguin ,l’ Attila.Il est mort irrité.

                          Rocla


                          • torre ben (---.---.117.178) 8 septembre 2006 14:45

                            Dans le genre formules creuses, il y en a une qui fait florès actuellement et qui est d’une connerie incommensurable : « y’ a pas de soucis, j’ai un petit souci ». Souci se décline en gros, grand...enfin de toutes les tailles A propos, il n’ y a plus de secrétaires dans l’administration mais des « assistantes » (cf techniciennes de surface au lieu de femmes de ménage). Dans le même ordre d’idée,les aides ménagères sont devenues des techniciennes en intervention sociale pour ne pas damer le pion aux travailleurs sociaux, plus intellectuels, fiers de leurs dipômes et de leur charabia...


                            • La Taverne des Poètes 8 septembre 2006 15:49

                              A Torre Ben

                              Non ce sont les « travailleuses familiales » qui sont devenues des « techniciennes de l’intervention sociale ou familiale » (TISF). Ce sont les personnes qui interviennent auprès des familles en difficultés dans le cadre de la mission de prévention de l’aide sociale à l’Enfance.

                              Les aides ménagères n’ont pas changé de nom. (Elles interviennent surtout auprès de personnes âgées ou handicapées)

                              Mais l’exemple donné montre bien la complexité administrative aggravée par les appellations changeantes.


                            • Rocla (---.---.214.254) 8 septembre 2006 14:57

                              Pour autant,si on dit « y a pas d’ souci »ça se comprend dans toutes les langues françaises,ça veut dire y a pas d’ souci,je trouve c’ est mème assez joli,par contre technicienne de surface je croyais que c’ était une femme très douée,étendue sur une surface munie des siennes techniques,là j’ avais faux.

                              L’ autre jour dans une phrase j’ ai entendu :j’ ai eu l’ utopie de croire que le garage serait ouvert,drôle de phrase,non ?

                              Rocla


                              • (---.---.107.65) 8 septembre 2006 15:48

                                « j’ ai eu l’ utopie de croire que le garage serait ouvert »

                                Les gens emploient effectivement les mots qu’ils ont envie d’employer, sans se soucier de savoir si ledit mot veut dire ce qu’ils ont eux-même envie de dire.


                              • La Taverne des Poètes 8 septembre 2006 15:50

                                Moi, j’ai pas lu Topie ? C’est qui ? smiley


                              • Rocla (---.---.214.254) 8 septembre 2006 16:46

                                Tu connais pas Topie ?

                                Un des plus grands écrivains d’ Allemagne,il rédide à Hambourg

                                C’ est grâce à lui que beaucoup de français ont survécu pendant la guerre,ils lisaient les aventures de Topie n’Hambourg.Goethe s’ est inspiré de lui pour écrire son magistral« la culture des tubercules et les soeurs germaines »

                                Rocla

                                Rocla


                              • Kiri (---.---.181.216) 8 septembre 2006 15:52

                                @ L’auteur :

                                Merci pour votre érudition aussi légère qu’une chantilly - et aussi plaisante. Sur le fond : votre article montre bien que le langage politiquement correct est en fait une horrible usine à confusion qui sert à embrouiller - surtout ceux qui sont censés être « protégés » de la discrimination sous jacente dans le langage « normal » (si j’ose dire).Il est louable de ne pas vouloir blesser, mais il faut parfois parler clair : c’est plus simple de se comprendre ainsi.


                                • Daniel Milan (---.---.168.192) 8 septembre 2006 15:55

                                  Une grande tribu !


                                  • Docdory (---.---.180.38) 8 septembre 2006 17:17

                                    Dans la série novlangue , je vous recommande le débat que j’ai eu avec louÿse sur agoravox suite à l’article « lettre ouverte aux pauvres messieurs »( dossier« femmes » ) et qui concerne la novlangue politiquement correcte du féminisme . Ce débat se situe vers la fin des commentaires , rigolade assurée !! http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=9393


                                    • (---.---.248.197) 8 septembre 2006 17:42

                                      effectivement vous vous montrez brillant dans cette lettre ouverte aux pauvres messieurs

                                      lecture recommandée


                                    • JLE (---.---.199.198) 8 septembre 2006 18:36

                                      Excellent article. Et encore l’auteur n’a pas évoqué les non-voyants, les malvoyants , les malentendants ou encore les personnes souffrant d’une surcharge pondérale. Le monde est ainsi fait qu’il y aura toujours des nains, des gros, des laids, des clochards, des sourds, des aveugles, des myopes, des handicapés,etc... et surtout des cons. Or, comme chantait Georges Brassens « le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con ». Que d’hypocrisie ! Quelle insulte à notre intelligence que de penser que de ne pas appeler un chat un chat changera notre regard sur les autres ! Moi, quand je vois un nain, c’est un nain, point ! Mais ce n’est pas parce que c’est un nain que je ne le respecte pas. Il se trouve que j’ai des amis parmi lesquels je compte plusieurs myopes, deux handicapés, un sourd, que ma mère est obèse depuis toujours et que ma femme mesure 1m50. Eh oui ! pour certains, mesurer 1m50, c’est être une personne de petite taille ! Et bien je les aime et les respecte pour ce qu’ils sont, c’est à dire avec leurs qualités et leurs défauts comme j’ai moi même mes qualités et mes défauts. Voilà tout. N’avez-vous pas remarqué ? Il n’y a plus d’arabes dans ce pays, uniquement des maghrébins. Comme si le fait de dire de quelqu’un qu’il est arabe serait une insulte, quand on sait ce que la culture arabe nous a apporté et a de remarquable. C’est ainsi aujourd’hui : c’est le règne du non-dit ! Par contre, vous ne pouvez pas imaginer le nombre de cons qui m’entourent. Va falloir leur trouver un nouveau qualificatif !

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