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Accueil du site > Actualités > Société > Boire sans conscience n’est que ruine du foie !

Boire sans conscience n’est que ruine du foie !

Bacchus, Omar Khayyâm, l’œnologie, les cuites et le côté social de la cuite, les dérives alcoolisées d’Alfred Jarry, de Boris Vian ou de Charles Bukowski, cela devrait pourtant intéresser les intellectuels, les universitaires et les sociologues ! Alors, pourquoi pas les philosophes ? Les ivresses de Gainsbourg, de Renaud ou de Dean Martin ont certes attiré plus les journalistes que de grands penseurs et l’éducation à l’alcool a été peu traitée, même si le moindre ouvrier ou paysan préparait son fils à consommer du vin et de la gnôle dès un âge qui lui semblait raisonnable. Après l’eau rougie à chaque repas, on en arrivait au premier alcool fort, puis à une consommation régulière de vin ou de bière. Certains tombaient dans l’alcoolisme chronique digne de l’Assommoir, mais les autres « tenaient l’alcool » comme on disait dans ces milieux. Par contre on était moins laxiste dans la bourgeoisie. L’interdit était la règle et les jeunes buvaient en cachette, loin des parents ou de tout adulte responsable. Il y avait un âge pour boire, comme il en existait un pour aller se déniaiser au bordel ou avec la bonne. Et pour aller dans le sens de l’interrogation d’Omar Khayyâm dans l’un de ses poèmes, « Une vie sans péché, quel goût a-t-elle ?  » il est facile de répondre, assurément pas celui du vin !

Contrairement à ce que l’on peut croire en Occident, la prohibition de l’alcool, ne touche pas uniquement le monde musulman. Après l’abolition de celle des années 30 aux Etats-Unis, elle a été remplacée par des lois restrictives dans de nombreux Etats américains. La prohibition ne diminue jamais la consommation d’alcool, elle nourrit le trafic et les distillations clandestines avec le danger de fabrication de produits toxiques quelquefois mortels contenant du méthanol ou d’autres substances chimiques encore plus nocives pour la santé que l’éthanol du vin et du cognac. Ainsi, il est quasiment impossible de boire en public dans l’Utah rigoriste des Mormons et transporter une bouteille de whisky ouverte sur la banquette de son véhicule peut exposer à une amende lors d’un contrôle de police aux Etats-Unis même si l’on n’est pas ivre. En Inde, certains Etats pratiquent aussi une forme de prohibition et les démocraties occidentales réglementent de plus en plus l’achat et la consommation d’alcool, que se soit pour les mineurs, dans les lieux publics ou les stations-services. L’alcool est à la fois une drogue ravageuse et un moyen d’accéder au sacré. Or, celui qui ne connaît le goût du vin ne peut comprendre ni Dieu ni les hommes.

Néanmoins, boire est un exercice hautement périlleux qui demande une préparation sérieuse. Savoir profiter de l’alcool nécessite un long apprentissage avec quelques sorties de route au propre comme au figuré. Le verre de trop peut être mortel tant pour soi-même que pour autrui, aussi faut-il se préparer à boire. Mais ce ne sont pas les risques de l’alcool qui doivent mener à la prohibition. Encore une fois, chacun est responsable de ses actes, la morale ne remplacera jamais le libre-arbitre.

L’alcool est dangereux, peut rendre malade, diminue les capacités intellectuelles et physiques à la longue. Il peut tuer par accidents ou par manque de contrôle de soi. Il dégrade, asservit et avilit, mais il amène aussi la joie de vivre, la gaieté, le partage du plaisir et du bien-être. Comme toute chose bonne et utile, il possède sa part de risque qui doit être calculée et acceptée et si possible maîtrisée. Alcools, le recueil de poèmes de Guillaume Apollinaire aurait dû initialement s’intituler Eau de vie avec toute l’ambiguïté que ce titre sous-entend, l’alcool étant aussi la vie. Passer de l’ivresse créative, désinhibante et festive à la déchéance éthylique qui conduit au délit, à l’hôpital ou à l’asile de fous se fait certes en plusieurs étapes, mais le danger est grand de se laisser aller jusqu’à la chute. L’alcool est périlleux et c’est aussi là où réside son intérêt. Dès les temps antiques, on a chanté l’ivresse et le vin. Le judaïsme, qui ne condamne pas directement le vin, réprouve son usage immodéré. Et comme souvent dans cette religion, ce n’est pas le coupable direct qui est châtié, mais le témoin qui n’a pas su la fermer. Noé est totalement bourré et se met à poil (et a probablement copulé sur l’Arche avec sa femme) et c’est son fils Cham qui assiste à la scène qui sera condamné.

Comme pour toute activité ayant une part ludique, la boisson possède aussi son versant sombre, celui de l’autodestruction lente, de la pulsion suicidaire et celle de l’oubli. Boire c’est avant tout faire la fête, c'est-à-dire en groupe. La cuite en solitaire peut soulager momentanément après une rupture, un deuil, un gros ennui. Elle peut être une célébration à l’envers, un moyen de dire stop, face à l’adversité. Par contre boire après un échec, sans pouvoir remonter la pente est le chemin le plus sûr vers la déchéance. Mais boire, même plus qu’il n’est raisonnable, célébrer Bacchus en chantant, en faisant des facéties, en libérant le petit animal qui est en nous est un moyen de vivre et de profiter de la vie. Les chansons à boire traditionnelles sont ridicules quand on y regarde de près : Quand Madelon vient nous servir à boire, Ah le petit vin blanc, Chevalier de la Table ronde, c’est à boire, à boire, à boire, c’est à boire qu’il nous faut et tant d’autres, ce n’est pas du Baudelaire et encore moins du Ronsard, mais il faut être atrabilaire et guindé pour ne pas entonner la chansonnette à un mariage ou une fête, même en ayant conscience du ridicule des paroles et du côté joie forcée de ces célébrations collectives. La grivoiserie et l’alcool sont souvent liés, probablement par le fait que la boisson désinhibe et fait sauter le couvercle de la marmite morale et pudibonde. Le discours devient souvent plus explicite, pour ne pas dire graveleux et obscène quand on a un verre dans le nez, mais un mot cru ou même une main au cul n’ont jamais poussé la « victime » au suicide ou à l’hôpital. Par contre, il est possible de séduire une femme d’exception en lui disant qu’elle est celle avec qui on aimerait déboucher un Haut-Brion, mais probablement pas un Minervois, cela manquerait par trop de classe et de noblesse dans le geste ! On ne peut être toujours grandiose et s’il n’y a aucune gloire à se tenir comme un ivrogne, cela est loin d’être rédhibitoire quand l’occasion reste exceptionnelle. Boire dit-on souvent facilite la convivialité, bien que le terme sente un peu le rassis, il faut reconnaître qu’il est rarement de bonnes compagnies sans stimulant. Dans la plupart des sociétés, il s’agit de l’alcool, mais dans d’autres, certaines drogues peuvent servir de catalyseur. Le khat des Somalis, le cannabis des Pygmées et le kava des Mélanésiens sont de ces produits aux propriétés euphorisantes qui facilitent à un certain degré la communication.

La chanson de mariage, de caserne et de corps de garde est faite pour partager un moment de bonheur instantané entre un groupe homogène, une noce, un casernement, une assemblée de médecins ou d’étudiants à l’ancienne. Mais d’autres chansons dont le thème est la boisson nous ramènent à la désespérance. Quand Brel s’adresse à son ami Jef, incapable de soulever ses 100 kilos, on à plus du tout envie de rire. L’épave de Brassens par contre nous fait pitié, mais aussi ricaner au second degré car elle n’a pas cette dimension tragique et suicidaire que l’on retrouve chez Brel de façon lancinante. De son côté, Boris Vian, nous parle avec dérision de l’engrenage, dans l’alcool, de la vaine tentative de l’oubli avec une amertume qui dépasse largement celle du Picon.

Je pose ces deux questions

La vie vaut-elle d'être vécu

L'amour vaut-il qu'on soit cocu

Je bois,

Pour être saoul, pour ne plus voir ma gueule

Je bois

Sans y prendre plaisir

Pour pas me dire qu'il faudrait en finir...

Derrière ces mots, on sent poindre Gainsbourg, la chanson de Vian est d’ailleurs reprise dans le film sur sa vie. Sur une mélodie bien moins tragique on retrouve dans ce chant désespéré, qui pourrait être le plus beau, l’angoisse existentielle de l’Amsterdam de Brel qui vous prend aux tripes et donne paradoxalement envie de doubler la commande au zinc tant la vie parait dégueulasse et injuste à certains moments, ceux où l’on a l’irrésistible envie de pisser sur les femmes infidèles. Mais heureusement, la langue n’est pas toujours honteuse dans la bouche pâteuse.

Car, depuis ce jour-là, moi, le fier, le bravache,

Moi, dont le cri de guerr' fut toujours " Mort aux vaches ! "

Plus une seule fois je n'ai pu le brailler.

J'essaye bien encor, mais ma langue honteuse

Retombe lourdement dans ma bouche pâteuse.

Ça n'fait rien, nous vivons un temps bien singulier...

Boire c’est aussi vivre, se retrouver le temps de quelques verres l’égal des Dieux de l’Olympe. Se démonter la tête, gueuler, se chamailler sans aller jusqu’à l’irréparable. On arrive hélas au bistro avec son bagage, et celui-ci peut être lourd à porter. L’alcool n’améliore pas les choses, il ne peut que les aggraver, il faudrait boire uniquement quand on est heureux, la réalité quotidienne nous montre que c’est faux, voire impossible. Dans le monde de tous les jours, ce n’est pas si simple. La boisson exacerbe chez l’homme l’éternel combat d’Eros contre Thanatos en y adjoignant une composante dionysiaque essentielle. Quand il faut se tordre le cou pour mieux s’entendre rire, on est en général mal parti, même la braguette fermée. Mais il faut aussi ne pas dramatiser, la cuite exceptionnelle après un chagrin n’a jamais tué un homme, sauf accident ! Et boire, ce n’est pas systématiquement se saouler à mort ou de façon itérative et compulsive. Maîtriser la boisson, sentir venir doucement ses effets euphorisants, en apprécier le goût c’est aussi donner un sens optimiste à sa vie. Hélas, les slogans de prévention de l’Etat et des ligues antialcooliques sont ridicules et inefficaces. Ils sentent la morale de bas étage et la niaiserie surannée. Sans faire l’apologie de l’ivrognerie, sans minimiser les effets dévastateurs de l’alcool, il faut en garder le côté festif. Mais comme pour tout plaisir, la morale répressive et sentencieuse se tapit bien souvent derrière le buveur.

Que peut-on encore espérer quand le sentiment de mort s’insinue dans votre tête ? Soit se replier sur soi-même en attendant la fin qui peut mettre du temps à venir, soit se lancer à corps perdu dans la jouissance en se disant que demain il sera probablement trop tard. La fin de notre monde individuel arrivera bien assez tôt, alors à quoi bon gémir. Comme il est impossible d’être heureux tout le temps ou tout simplement bien dans sa peau, le mieux que l’on puisse attendre de la vie, une fois passés les illusions et les espoirs de la jeunesse, est de ne pas souffrir. Cela réduit d’autant les ambitions, mais ne pas viser trop haut diminue l’impact de la chute.

Débarrasser le plaisir de la morale, encore une fois et hypertrophier le libre-arbitre pour se donner une chance de se comporter en homme libre et non en asservi. Et comme le disait si bien les Romains, Malheur aux vaincus. Il y aura toujours de la casse, avec l’alcool comme avec la sexualité ou la conduite automobile, mais pas plus que dans le monde du travail, dans la famille ou dans toute activité sociale de quelque nature qu’elle soit. L’alcool peut amener autant de joie que de malheur, hélas pour beaucoup, il s’agit d’un soulagement temporaire qui ne fait qu’aggraver des déséquilibres psychiques. L’abstinence forcée de tout un peuple est bien plus dangereuse à l’équilibre psychique d’une société et d’une nation que les excès de quelques soulards occasionnels. Et curieusement, l’abandon de la prohibition dans les années 90 par le gouvernement autonome du Groenland a eu pour effet la diminution des ivresses massives et de la consommation globale d’alcool par habitant. Reste enfin la coutume chinoise qui consiste à venir à une réunion avec un accompagnateur qui portera les toasts et boira à votre place, le jour ou vous ne vous sentirez ni d’humeur ni de force d’ingurgiter une bonne dizaine de verres d’alcool de riz. Cela est nettement plus original que le conducteur sobre des Suédois qui ramène les éméchés en voiture après les libations.


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41 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 30 décembre 2011 11:54

    Bonne analyse surement issue d’une bonne expérience du sujet


    Merci de cet éclairage sur la boisson

    Philippe 

    • brieli67 30 décembre 2011 14:53

      EROWID Osez

      http://www.erowid.org/chemicals/alcohol/alcohol.shtml

      il y a des traducteurs en ligne


    • Georges Yang 30 décembre 2011 12:02

      Autre aphorisme de rigueur :
      On boit toujours trop, mais jamais assez !


      • redredsir 30 décembre 2011 12:38

        "il est possible de séduire une femme d’exception en lui disant qu’elle est celle avec qui on aimerait déboucher un Haut-Brion, mais probablement pas un Minervois« 

        C’est quoi une »femme d’exception«  ??? L’expression existe encore dans votre monde ? le »moindre ouvrier« que je suis constate que votre omission des guillemets est révélatrice...d’une culture sinon moisie,au moins »de classe«  !

        D’ailleurs : »le cannabis des Pygmées" ??? ben nous sommes drôlement nombreux nous autres les pygmées de part le monde !

        L’apprentissage institutionnel du savoir bien boire,comme celui du savoir bien fumer,n’est malheureusement pas pour demain,mais je vous suis gré d’avoir au moins,signalé la contre-productivité de la prohibition.


        • morice morice 30 décembre 2011 12:44

          La chanson de mariage, de caserne et de corps de garde est faite pour partager un moment de bonheur instantané entre un groupe homogène, une noce, un casernement, une assemblée de médecins ou d’étudiants à l’ancienne


          Ce sont toutes des apologies de libations, et quant aux effets des comportements que ça induit, et que vous minimisez, par esprit de caste, étant ancien carabin, ce sont les scènes d’orgies le soir à Lille dans le quartier de la rue Solférino et des Halles. Il y a un serial killer, à Lille, où on a déjà relevé 5 noyés, et c’est ....l’alcool.

          • Georges Yang 30 décembre 2011 12:48

            si quelqu’un nous saoule, sans une goutte d’éthanol, c’est bien vous avec vos articles rasoirs, brouillons et confus.


          • Ariane Walter Ariane Walter 30 décembre 2011 18:08

            Gros jaloux, Yang...
            C’est pas sympa car ton article se lit et tu n’a pas besoin de dénigrer le voisin pour être apprécié.
            Tu as bu un coup de trop ?

            Mais je supposé que tu as pris plaisir à filer la métaphore, autre ivresse de l’esprit...


          • Georges Yang 30 décembre 2011 19:18

            On ne peut être jaloux de la médiocrité
            CHAQUE fois qu’il me cherche, je l’allume


          • brieli67 30 décembre 2011 21:12

            pty-piquement lorrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrain !!

            Behüte Euch vor den Lothringern sprach Jesu zu den 12 Jüngern

            méfiez vous du Lorrain : évitez les !


          • Georges Yang 30 décembre 2011 12:58

            PS
            Curieuse votre interprétation des morts de LILLE , je croyais que vous y auriez vu la main d’intégristes musulmans manipulés par le Mossad , utilisant des Cesna affrétés par des complices de Victor BOUT pour faire venir de l’alcool frelaté pour discréditer Martine Aubry


            • ZEN ZEN 30 décembre 2011 13:08

              Pourquoi tu bois ?
              Parce que que j’ai honte
              Honte de quoi ?
              De boire...


              • brieli67 30 décembre 2011 21:33

                voilà Zen et d’autres lorrains ...
                qui virent au néphalisme pur et dur

                Du Crillon pétillant et millémisé des Moines de La Manche Rasey MANCHE 88220 Xertigny
                s’impose en traitement d’urgence.

                à défaut y a toujours le Gris de Toul de Bigeard & N/Maaaaaaaaaaaaaa dine Morano....


              • Taverne Taverne 30 décembre 2011 13:33

                C’est bien d’avoir cité Boris Vian. smiley
                Il y a aussi Miossec et son album « Boire ».

                Voici ma contribution au bar :

                Emêchés

                I

                Vous êtes éméché.
                La vie n’est plus flammèche.
                Vous rallumez la mèche.

                Dans la nuit, la bougie
                Vient éclairer ton bouge.
                Tu sens que le sol bouge.

                Ou bien ce sont tes pieds
                Qui cherchent à voler.
                Qu’est-ce que vous voulez ?

                Il faut que l’on soit saoul.
                Sous la jupe de la vie,
                Pour en voir les dessous.

                II

                Vous êtes éméchée.
                Vous n’êtes plus pimbêche,
                Et vous voilà de mèche

                Avec, là, la lie
                De toute l’Humanité.
                On sonne l’halali

                De toutes vos vanités !
                Car à l’heure des cloches
                Vous voilà invitée.

                Et vous videz vos poches
                A la Cour des miracles
                Où le vin est oracle.

                III

                Vous êtes aviné.
                Vous l’aurez deviné.
                Dans le fond raviné

                Du rade, les buveurs d’eau
                Ne prennent pas le radeau
                De nos Eldorados.

                Les peaux-rouges criards
                Ne les ont pas pour cible.
                Ils ne sont point sensibles

                Aux poivrots égrillards.
                Aux lots du Bateau ivre
                Que le vin les délivre !

                Voris Bian 30 décembre 2011


                • Taverne Taverne 30 décembre 2011 13:38

                  Heu, hum ! « Aux flots du Bateau ivre » évidemment.


                • antonio 30 décembre 2011 16:46

                  Connaître et aimer le vin participe d’un haut degré de civilisation.
                  En Bourgogne, par exemple, la dégustation de tel ou tel cru peut susciter des discussions passionnées au cours d’un dîner...depuis des siècles, tout un savoir, toute une culture se sont constitués autour du vin, conjuguant raffinement et art de vivre...


                  • Electric Electric Tof 30 décembre 2011 16:50
                    Article qui sied bien à ces périodes de libations forcées.
                     
                    On pourrait ajouter qu’au sens du mystique Rudolf Steiner, et notamment son exégèse de l’Évangile de Jean, le vin dont Jésus fait la promotion est celui du nécessaire affrontement de l’homme avec lui même, enfin débarrassé de « l’esprit groupe » des temps anciens.
                     
                    Le vin, loin de faciliter la communication, oblige l’homme à imposer, à s’imposer son ’Je suis« , .................. donc »je pense", et non pas l’inverse, dans un dialogue de responsabilité qui l’oblige, avec lui même.
                     
                    C’est une des béquilles apportées par Jésus, qui rompt définitivement avec le tribalisme et ouvre à l’homme l’affirmation définitive de son « Je suis » et des temps qui sont les notres.
                     
                    Le corollaire est la tentation du matérialisme dans lequel depuis 3 siècles nous nous enfonçons inexorablement, étape indispensable qui ira jusqu’au dégoût, si ça tourne bien, de tous les merveilleux jouets qui nous distraient de la bombe atomique aux bagnoles.
                     
                    Evidemment rien à voir avec les cuites de corps de garde ou de troisième mi-temps qui n’ont absolument rien d’ésotérique mais tout d’un exotérisme très souvent de mauvais goût.
                     
                    Voilà voilà.
                     

                    • Georges Yang 30 décembre 2011 16:54

                      Disons : « je bois donc je suis »


                    • Electric Electric Tof 30 décembre 2011 17:38

                      Pas mieux !


                      • Electric Electric Tof 30 décembre 2011 17:42

                        Pas mieux !

                        Hips


                        • Pie 3,14 30 décembre 2011 18:32

                          Un texte agréable à lire qui se déguste comme un bon vin.

                          Chaque peuple a sa manière de boire ou de consommer des substances qui modifient la perception. Les français ont développé toute une culture autour de l’alcool qui permet de se pochtroner de manière plus ou moins sophistiquée.
                          Nous avons inventé quantité d’excellents breuvages ( Champagne, vins de qualité, Cognac, Armagnac, etc...) ainsi que la culture du bistrot.

                          Notre seule faute de goût est d’avoir élu un président qui ne boit pas une goutte d’alcool. Cette particularité était déjà, à mon sens une bonne raison pour ne pas voter pour lui en 2007.


                          • Pie 3,14 30 décembre 2011 18:36

                            Au passage, votre titre est très bon.


                          • redredsir 30 décembre 2011 18:54


                            "Notre seule faute de goût est d’avoir élu un président qui ne boit pas une goutte d’alcool. Cette particularité était déjà, à mon sens une bonne raison pour ne pas voter pour lui en 2007"

                            Excellente remarque,la chose (rédhibitoire en culture française) n’a pas été assez soulignée à mon goût,j’aurai beaucoup mieux admis qu’il fût (de vin) alcoolo repenti, mais allez-donc attendre que ce type se repente de quoi que se soit...

                            Un jour peut-être nous dira t-on qu’il carbure à autre chose,et l’égotisme ne me semble pas suffisant...


                          • Pie 3,14 30 décembre 2011 19:02

                            Vous avez raison car cela traduit une personnalité qui ne veut jamais perdre le contrôle, dont la vie est tendue vers un seul objectif ( dont il ne sait quoi faire lorsqu’il a atteint son but ).

                            Mais il est difficile d’en faire une règle car Bush junior est un alcoolique repenti et il n’a pas vraiment fait merveille...


                          • Ariane Walter Ariane Walter 30 décembre 2011 20:48

                            Oui, le titre est excellent.


                          • Aafrit Aafrit 30 décembre 2011 18:50

                            Vous avez oublié de citer un grand buveur, un grand poète dont aucun de ses poèmes ne contient pas des mots tels : vin, saoul, ivresse, boire avec exagération, etc, c’est Abou Nawas (757-815), voilà l’un de ses poèmes qui ont été chanté par de nombreux chanteurs arabes et maghrebins :

                            Dis-moi : « voilà du vin ! », en me versant à boire.
                            Mais surtout, que ce soit en public et notoire.
                            Ce n’est qu’à jeun que je sens que j’ai tort.
                            Je n’ai gagné qu’en étant ivre-mort.
                            Proclame haut le nom de celui que tu aimes,
                            car il n’est rien de bon dans les plaisirs cachés


                            • Georges Yang 30 décembre 2011 19:20

                              comme quoi, les Arabes et les Persans de ces siècles étaient plus brillants que les barbus


                            • Vipère Vipère 30 décembre 2011 19:20

                              Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,


                              En tant que déguelé, déléguée de la Ligue des Tastevines, je voudrais vous parler de l’eau colorée, de ce jus de treille qui enchante les bons repas et qui relègue toutes les petites facheries de l’existence au placard de l’oubli !


                              Docteur Bacchus, interdit la piquette des vendeurs de vinasses et ordonne un à deux verres de bon vin d’honnête vigneron, de préférence en bonne compagnie à toutes les fêtes du calendrier ! 

                              Boire un coup en solitaire est formellement proscrit ! A la bonne vôtre !


                              • COVADONGA722 COVADONGA722 30 décembre 2011 20:10

                                J’entends dire que les amants du vin seront damnés.
                                Il n’y a pas de vérités, mais il y a des mensonges évidents.
                                Si les amants du vin et de l’amour vont en Enfer,
                                Le Paradis doit être vide.

                                O kayyam le plus grand « a mes yeux » de tous ceux que vous avez cités mr Yang
                                il etait perse poete mathematicien philosophe et accéssoirement musulman ;


                                • Georges Yang 30 décembre 2011 20:31

                                  La vie romancée d’Omar khayyam par Amin Maalouf, montre déja l’opposition entre l’islam éclairé de l’auteur des roubayat (quatrains) et le fanatisme des haschachites


                                • rocla (haddock) rocla (haddock) 30 décembre 2011 20:14

                                  Peut-on avoir un but sans avoir bu ?


                                  • Ariane Walter Ariane Walter 30 décembre 2011 20:50

                                    A condition d’être imbu (de soi !)


                                  • redredsir 30 décembre 2011 21:47

                                    Tiens...est-ce que l’on peut être imbu de l’autre,sans être saoul d’amour ?


                                  • Aafrit Aafrit 30 décembre 2011 21:07

                                    àYang,
                                    Oui c’est bien dommage, moi aussi je me demande aussi par quelle voie ont dû passer ces belles cultures pour donner ce qu’on voit aujourd’hui une grande partie d’intolérants souvent dominante.
                                    Quoi que le vin continuait de couler à flot depuis et malgré tout, les poèmes et les écrits sont là pour témoigner.

                                    Dommage qu’aujourd’hui, pas mal de gens appartenant à cet ensemble culture regardent avec méfiance les Poèmes d’Elkhayam, d’Abou Nawas, d’Almaari, Elmoutanabi et des centaines de poèmes conus et ceux qui sont restés anonymes (dont on connait pas le nom pour une raison ou une autre) et ils ne prennent que ce qui arrange leur croyance, D’autres stupides osent même falsifier l’Histoire pour que celle-ci ait la taille du cadre de leur représentation et croyance, en voulant omettre par exemple l’attribution des vers « pêchés » en l’attribuant à une erreur d’édition, etc. Stupide ! Mais bon, c’est un choix, parmi d’autres touts cela...

                                    Voilà un la « représentation » d’Abounawas qui lui va comme un gant.. et l’un de ses vers parlant comme toujours du vin mais aussi d’amour avec je ne sais qui (personne ne sait en fait) car il parlait en masculin, et on lui reprochait souvent l’homosexualité..lui qui aimait fréquenter les bains pour « mâter » les corps nus « sublimes » d’après lui(personne ne sait s’il parlait des bains hommes, où il entrait en cachette dans des bains féminins) :)


                                    • Aafrit Aafrit 30 décembre 2011 21:11

                                      Et de centaines de poètes connus ainsi que ceux qui sont restés...désolé


                                      • brieli67 30 décembre 2011 22:19

                                        Parmi les tangos il y a le tango corrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrse

                                        Parmi les Bôôôôrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrdo les plus appréciés de tout temps,
                                        il y a (vait) le bordeaux corse

                                        le VIN Mariani, l’élixir des reines des rois des papes.............et autres artistes !


                                        • LE CHAT LE CHAT 30 décembre 2011 22:55

                                          conduire ou choisir ? il faut boire.................
                                          après avoir lu cet articles sur les méfaits de l’alcool , j’ai pris une bonne résolution pour 2012 ,
                                          j’arrête de lire !  smiley

                                          bonne fêtes de fin d’année à tous


                                          • carcano 30 décembre 2011 22:56

                                            momo t’es vraiment trop con ! Il n’y a pas plus de serial killer à Lille que de beurre en barre !

                                            5 étudiants alcoolisés se sont offert une petite trempette stupide dans la Deûle..et toi t’y vois un complot de serial killer....t’es vraiment un âne bâté !

                                            Juste des étudiants un peu trop naïfs et un peu trop mous qui se sont mis une mine puissance dix et qui en sont morts..par manque d’entainement, si ces couillons avaient fait leur service au 345ème RPIMA ils auraient su tenir la bibine !...

                                            L’alcool te fais peur ? C’est surement que t’es un poivrot repenti !...

                                            Ou peut-être est-ce le Mossad, la CIA, la DGSE ou la DCRI, Bob Denard ou bien Maloubier ?....OU comme la Belgique n’est pas loin le frère de Dutrou peut-être...


                                            • Nina888 31 décembre 2011 00:14

                                              Les taboo de notre sociétée nous force à interdire des choses que les puissant ne se gène pas de faire de manière autoritaire exessive ... Les vrais taboo doivent avoir une raison valable ... et l’une des choses qui font qu’ils sont taboo c’est souvent qu’on ne veut pas que cela nous arrive et c’est en soit louable ... mais si une personne veut etre victime d’un acte taboo pour aider les autre et qu’elle soit vraiment volontaire ? Le don du sang est taboo chez les temoin de jéovah par exemple qui peu sauver des vies ...
                                              Que penseriez vous d’une personne qui donne son corp comme nourriture pour nourrir des personnes souffrant de famine ?
                                              Le débat sur le taboo est donc forcément à méditée car ce n’est pas le taboo en lui même qui est immonde mais que des personnes force à faire , pour eux, ce tabou sans demander votre avis sous prétexte d’etre puissant et vous faible ...


                                              • SlipenFer 1er janvier 2012 10:03

                                                bon article
                                                Pas de gueule de bois ce matin ;mais je vais m’ouvrir une 1/2 bouteille ce midi.

                                                 

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