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Accueil du site > Actualités > Société > Braquage géant chez Smart : les bandits ne courent même pas

Braquage géant chez Smart : les bandits ne courent même pas

 Le démontage en cours du Code du travail a ceci de particulier qu’il nous renvoie à la féodalité sans que personne mesure réellement l’amplitude hallucinante de ce gigantesque bond en arrière.

Le simple fait de faire primer l’accord d’entreprise sur la loi suffit amplement à faire de la protection des salariés soumis à la subordination de leurs moyens de subsistance une vue de l’esprit.

Simple exemple comme cela en passant d’une information tronquée au profit de la thèse libérale dominante, la manière dont la consultation des salariés de l’usine Smart à Hambach (Moselle) a été traitée me semble significative du peu de sérieux et d’objectivité de nos journaux français. En effet, la plupart se sont empressés de titrer, comme pour encourager les positions régressives du Medef et de l’aile droite du PS, que les salariés de Smart ont voté à 56 % pour un retour aux 39 heures payées 37, ce qui signifierait leur adhésion pleine et entière aux thèses libérales. C’est aller un peu vite en besogne, la réalité étant quelque peu plus nuancée. En effet, bien que ce résultat soit exact, il convient de souligner la composition de ce vote auquel 385 cadres consultés et seulement 39 % des 367 ouvriers (qui ont voté contre à 61 %) ont participé.

Source : Chez #Smart, la guerre des classes a bien eu lieu | les échos de la gauchosphère

 

Déjà, en admettant que la « consultation » ait eu lieu dans de bonnes conditions, il y a tout de même 44 % des salariés qui se font voler du salaire à leur corps défendant. Parce que oui, il faut appeler les choses par leur nom : on leur vole du salaire sans autre forme de procès.

Ensuite, comme le souligne notre ami Gauche de combat, ce n’est pas une consultation, ni une négociation, ni rien de ce genre. Il ne peut y avoir négociation qu’entre deux parties d’égale force. Ici, c’est seulement de l’extorsion de fonds obtenue par chantage. J’ai rigolé amèrement en écoutant les éléments de langage des médias pour parler de ce coup de force, eux qui sont si prompts à qualifier les luttes ouvrières de «  prises d’otages », surtout quand ça emmerde les bourgeois. Cela aurait été bien plus approprié au moment où l’on demande à des gens de voter contre leurs intérêts en menaçant ouvertement leurs moyens de survie et ceux de leur famille.
Enfin — et comme cet article le rappelle à bon escient —, ces prises d’otages patronales sont assorties de fausses promesses qui sont généralement trahies dans les 24 mois qui suivent sans que les cocus de l’histoire soient dédommagés de quelque manière que ce soit. Ce n’est pas une vue de l’esprit, c’est systématique.

En gros, les baisses de salaires sont imposées pour financer la revente à la découpe et la délocalisation sans frais. Et c’est tout.
Depuis le temps que ce sinistre scénario se reproduit, on ne peut plus parler d’ignorance ou d’aveuglement des responsables sociaux, médiatiques et politiques, mais bel et bien de complicité. Et ça m’étonnerait bien qu’ils le fassent gratos…


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54 réactions à cet article    


  • Robert GIL Robert GIL 15 septembre 2015 11:34

    En pratique, les dérogations sont nombreuses. Rendues possibles, d’abord, par les lois Auroux en 1982, puis par les lois Aubry sur les 35 heures, enfin par les réformes successives des gouvernements Raffarin, Fillon et Ayrault, elles concernent essentiellement l’organisation du temps de travail, et parfois les salaires. Ainsi, depuis 2008, la durée minimale de repos journalier, légalement fixée à onze heures, peut, dans certains secteurs, être ramenée à neuf heures par accord de branche ou d’entreprise. Concernant les rémunérations, la loi du 14 juin 2013, transcription législative de l’Accord national interprofessionnel (ANI, lire ici), autorise, en cas de difficultés économiques, une réduction des salaires par simple accord d’entreprise – les fameux accords de maintien de l’emploi, étendus par la loi Macron. La dérogation deviendra-t-elle la règle et le respect de la loi l’exception ?
    .
    voir :
    LA PROCHAINE VAGUE DE RÉGRESSIONS SOCIALES QUI SE PROFILE …


    • Passante Passante 15 septembre 2015 13:49

      ces heures de silence ..

      apparemment braquer un monolecte
      c’est plus dangereux que braquer un monoprix -
      tu prends perpét, 
      if u make it alive 

      • leypanou 15 septembre 2015 14:43

        Avec les sots-cialistes au pouvoir, plus rien ne peut étonner : non seulement le MEDEF peut demander tout ce qu’il veut, mais les sots-cialistes devancent leur desiderata.

        Quand le secrétaire général du gouvernement a été membre d’un gouvernement de droite, quand celui qui a été nommé premier ministre est celui qui a été avant dernier (5% je crois) aux primaires, quand le mot d’ordre maintenant c’est « j’aime l’entreprise », rarement autant de régressions sociales n’ont été mises en place sous couvert d’assurer l’attractivité de la France.

        Cela étant, il ne faut pas rêver : il y aura toujours des gens -les retraités, les fonctionnaires, les tout-ce-qu’on-veut qui n’ont aucun intérêt à voter pour eux et qui vont le faire.


        • zygzornifle zygzornifle 15 septembre 2015 15:49

          SMART c’est le hors d’œuvre, le plat principal va débouler bientôt et faire déborder pole-emploi , le gouvernement se dépêchera de racler sur les allocs chômage et diminuera les prestations et la durée, il n’y a pas meilleur allié pour le MEDEF et la droite que ce gouvernement de FAUXCIALISTES, le pire de tous depuis l’avènement de la IV république ....Petit rappel Wikipédia de ce qu’est le Socialisme et regardez si dans ce gouvernement quelqu’un s’y approche même de très loin .....Le mot socialisme recouvre un ensemble très divers de courants de pensée et de mouvances politiques1, dont le point commun est de rechercher une organisation sociale et économique plus juste. Le but originel du socialisme est d’obtenir l’égalité sociale, ou du moins une réduction des inégalités2. Plus largement, le socialisme peut être défini comme une tendance politique, historiquement marquée à gauche, dont le principe de base est l’aspiration à un monde meilleur, fondé sur une organisation sociale harmonieuse et sur la lutte contre les injustices....


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 septembre 2015 07:33

            @zygzornifle
            Laissez tomber vos obsessions sur les Socialistes.., c’est Bruxelles qui exigent des réformes structurelles. Et comme la loi Macron 1 a provoqué des débats à n’en plus finir, la loi Macron 2, risque ne pas passer par le vote à l’ Assemblée Nationale, ni au Sénat. Vous reprendrez bien un petit coup de 49-3 ?


            Les Socialistes sont comme les Ripoublicains, des marionnettes.
            Il n’y a plus ni Gauche, ni Droite, mais des « gouverneurs coloniaux » de l’ Empire.

            Si cela vous intéresse, voici un témoignage de première main d’un militant UMP qui explique comment les PS et l’ UMP se partagent les circonscriptions.
            « Tu mets en tête de liste quelqu’un qui va perdre, je prends la circonscription.
            Et pour l’autre circonscription, on fait l’inverse »...
            Elle est pas belle, la vie politique française ?
             

          • Fergus Fergus 16 septembre 2015 08:19

            Bonjour, Fifi

            « c’est Bruxelles qui exigent des réformes structurelles. »

            Pas très sérieux : l’ultra-libéralisme est transcontinental, et les patrons les plus cyniques n’ont pas besoin de Bruxelles pour aller dans le sens d’un détricotage du droit social. La France hors de l’UE, il en irait exactement de même ! Et sans doute même pire du fait d’une concurrence rendue encore plus féroce avec des nations voisines repliées sur elles-mêmes.


          • Monolecte Monolecte 16 septembre 2015 09:12

            @Fergus
            Fifi a raison : les brigands modernes poussent le bouchon aussi loin qu’on les laisse faire. D’où l’intérêt de la loi pour museler les plus voraces et les sans scrupules. Le XIXe siècle a été terrible pour les travailleurs parce que la loi était totalement du côté du patronat. Celui-ci n’a pas changé depuis, mais les luttes ont arrachés des lois qui entravent les voyous tout en laissant joyeusement prospérer ceux qui respectent les règles du jeu : c’est quand le rapport de force est le plus équilibré par la loi que la prospérité est la plus forte… parce qu’elle est partagée par tous.

            Là, depuis le « virage libéral » chaque loi renforce la prédation de quelques uns sur tous les autres : les inégalités se creusent, les esprits se tendent et l’économie se traine. Juste parce que les firmes ont pris le pouvoir à travers les structures européennes, puis en répandant la corruption dans les instances nationales et plus particulièrement le personnel politique qui voit le pouvoir comme une rente à conserver, pas comme un devoir envers les peuples.


          • Fergus Fergus 16 septembre 2015 10:06

            @ Monolecte

            « les brigands modernes poussent le bouchon aussi loin qu’on les laisse faire. D’où l’intérêt de la loi pour museler les plus voraces et les sans scrupules. »

            Je suis évidemment d’accord avec Fifi sur ce point ; Je dis simplement que l’Union Européenne, telle qu’elle est dirigée, est probablement plus un symptôme du mal libéral qui inonde la planète que la cause de ce mal dans notre pays.


          • malitourne malitourne 16 septembre 2015 18:04

            @Fergus
            Un symptôme du mal et en même temps une cause et c’est démontré par l’UPR. Maintenant je vous mets au défi de me faire la démonstration inverse.


          • Fergus Fergus 16 septembre 2015 18:45

            @ malitourne

            Je n’ai rien à démontrer car vous avez évidemment raison sur ce point. Je ne suis donc pas gêné pour le reconnaître. Et pour cause : vous êtes contre cette Europe-là, moi aussi !

            La différence entre nous est que vous êtes contre toute forme d’Europe !!!

            Autrement dit, ce que vous appelez de vos vœux est un repli nationaliste dont je suis persuadé qu’il est porteur d’immenses difficultés économiques et de dangereuses rivalités entre nations.

            D’où ma conviction qu’il faut effectivement plus d’Europe.

            Mais une Europe différente, portée par des acteurs politiques en rupture avec la ligne ultralibérale qui prévaut actuellement.


          • malitourne malitourne 16 septembre 2015 19:14

            @Fergus
            1-« Vous » c’est qui ? Moi ? Les militants de l’UPR ? Les idées défendues par l’UPR ?

            2-« ce que vous appelez de vos vœux est un repli nationaliste ». Non Fergus, un retour ou plutôt la refondation d’une démocratie nationale souveraine et républicaine.

            3- Une Europe où on puisse collaborer entre pays démocratiquement libre et souverain : même pas peur ! En fait une France libre et souveraine capable de tenir son rang dans le concert des nations et pas une carpette atlantiste.


          • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 16 septembre 2015 19:17

            Bonjour, Fergus

            En effet le miroir aux alouettes continue de refléter à chacun la réponse qu’il a déjà. C’est pratique.
            Le nihilisme ne peut aboutir qu’au rejet, ne nous étonnons pas trop.
            On a franchit un pas dans ton analyse, Fergus, car s’il devient de mieux en mieux admis que nos gouvernement ne sont au mieux que des administrateurs d’un système qui les dépasse, il est plus rare de voir cette réflexion portée au niveau européen, ce j’ai lu avec satisfaction.
            Les plus gros pourfendeurs de la finance internationale, celle qui, de fait, impose ses diktats à nos gouvernements impuissants car désunis, ces puissants que dénoncent avec véhémence nombre d’eurosceptiques, ceux-là n’attendent qu’une chose. Que l’édifice continental qui a réussi jusque là à nous préserver la tranquillité dans les relations continentales et internationales, s’écroule aussi administrativement, de façon qu’ils puissent enfin s’amuser à leur guise en économisant tout lobbying et en se foutant la gueules des gouvernement encore plus ouvertement en baladant les affaires d’un pays à l’autre.
            Des gens que conforte Asselineau, qui ne peut quand-même stupide au point de n’être qu’ un nationaliste xénophobe... et le confort est toujours motivé. Va savoir.
            Bravo en tous cas pour ta constante abnégation à répondre à ses adeptes. Je les adore, surtout après un pavé du Guru. C’est beau, presque biblique. Il y a une sorte de vénération contemplative devenue rare à l’époque d’internet. Une conscience supérieure, celle d’une l’intelligence compassionnelle, celle d’une élite intellectuelle. Moi, vois-tu, j’ai du mal à me mettre à leur niveau.
            Question : sur qui Asselineau va-t-il reporter ses 0.5% au deuxième tour ?
            Tout ça n’existe pas.
            Pour revenir à Smart. Bon ils ont voté. Ils avaient leur raisons. Des raisons qu’apparemment ici certains n’ont pas. En quoi le reste peut-il être intéressant ? Il ne concerne que des hérissements de poils ou des soupirs de satisfaction, selon qu’on approuve ou non, ce qui est bien naturel mais aussi ce dont je me fous complétement.
            On a eu la pluie dimanche. Il était temps.
            Bonne bollée, à ma santé, merci !


          • malitourne malitourne 16 septembre 2015 19:32

            @Emmanuel Aguéra
            « Bravo en tous cas pour ta constante abnégation à répondre à ses adeptes. Je les adore, surtout après un pavé du Guru. C’est beau, presque biblique. Il y a une sorte de vénération contemplative devenue rare à l’époque d’internet. Une conscience supérieure, celle d’une l’intelligence compassionnelle, celle d’une élite intellectuelle. Moi, vois-tu, j’ai du mal à me mettre à leur niveau. »

            Tu peux te draper dans ton souverain mépris, le barde, ça n’empêchera pas que tu continueras à te faire fourrer par le pouvoir euroatlantiste. Moi je préfère limer les barreaux de la cellule quand d’autre ne veulent qu’y coller du papier peint rose bonbon


          • rocla+ rocla+ 15 septembre 2015 16:15

            Reprenons , 


            Les riches c ’est des salauds ,

            Les socialos c ’est des salauds 

            Les salauds c ’est des salauds , 

            Le monde est plein de salauds .

            • Pyrathome Pyrathome 15 septembre 2015 16:39

              @rocla+

              Le monde est plein de salauds .

              .
              J’espère que tu te comptes dedans....


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 septembre 2015 07:35

              @rocla+
              Mon cher Rocla, vos analyses politiques et géopolitiques sont époustouflantes ...


            • rocla+ rocla+ 16 septembre 2015 07:48

              @Fifi Brind_acier



              Elles ont l’ avantage  de ne pas sortir d’ un bréviaire d’ aucune sorte . 

            • rocla+ rocla+ 15 septembre 2015 16:48

              Bien entendu , 


              il y a que les gros nazes comme toi pour ne pas t’ y compter ...

              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 septembre 2015 18:49

                La réforme du travail est une des trois réformes exigées par Bruxelles, en échange d’un délai plus long pour baisser le déficit budgétaire aux 3 % du PIB.


                Les Gouvernements n’ont plus la main dans le domaine économique, comme dans bien d’autres. C’est l’article 121 du TFUE qui permet à la Commission européenne d’élaborer chaque année les directives pour les 28 pays. Cela s’appelle, en langage Bruxellois : les GOPé, les Grandes Orientations de Politique économique. Pour la France, la feuille de route est précise : revenir 100 ans en arrière, ce qui enchante évidemment le MEDEF qui attend cela depuis 1945.

                Si nous voulons sauver le modèle social français, il urge de cesser de pleurnicher à chaque acquis qui disparaît, et de se rassembler pour sortir de l’ UE, cette machine américaine construite contre l’intérêt des peuples.

                • Fergus Fergus 16 septembre 2015 08:25

                  @ Fifi Brind_acier

                  Je vous renvoie à mon commentaire ci-dessus. Une France repliée sur elle-même, comme ses voisins, du fait de la disparition de l’UE, serait encore plus en difficulté, et ses patrons tout aussi engagés - et sans doute encore plus - dans la voie du démantèlement des droits des travailleurs.

                  Il faut au contraire encore plus d’Europe. Mais encore faudrait-il que les travailleurs se mobilisent enfin pour contrer les dérives libérales et imposer un modèle plus respectueux des droits et de l’équité.

                  Votre programme est un leurre dangereux !


                • Monolecte Monolecte 16 septembre 2015 09:15

                  @Fergus
                  Non, faudrait juste l’Europe qu’on nous avait promise, pas celle qu’ils bâtissaient dans notre dos et contre nous. En gros, faut putsher l’Europe et en neutraliser les voyous qui sont maintenant aux manettes.


                • lermontov lermontov 16 septembre 2015 09:37

                  @ Fergus

                  T’es incroyable, Fergus, pour défendre l’Ue.
                  Après le gimmick ’l’Ue, ce sera la prospérité’, c’est ’l’Ue, c’est moins de difficulté’.

                  Plus non pas d’Europe mais d’Ue ? Et pourquoi pas la balle dans la tête tant qu’on y est.


                • Passante Passante 16 septembre 2015 11:27

                  @Monolecte

                  eh bien le voilà le problème : « putscher l’Europe », 
                  bon au premier abord idée folle de fourmi n’arrivant pas à soulever couverture sur espace limité, 
                  cherche à agir sur espace plus large, connerie, sauf si vraiment beaucoup de fourmis, 
                  et sans télés surtout, ni même portables ?
                  mais là encore, personne a essayé ?

                  donc agir niveau villes seulement ? oui mais non.
                  créer une fonction « hold » : la France, distraite, et se souvenant de son histoire là soudain, 
                  a décidé de suspendre l’Europe, pour y revenir maybe, après y avoir repensé, 
                  y’a pas, y’a plus d’autre début.
                  déjà constat que ça foire tout le temps, ça n’arrête pas de foirer, sur tout,
                  et à chaque fois qu’on suit le fil, on tombe sur cette satanée Europe.

                  faut-il être sourd comme un texan pour omettre que c’est dans le programme ce braquage ?
                  allons-y : 
                  mam’zelle europe, jeune pubère très prometteuse
                  se promenait en plus détendue sur les plages, 
                  elle fut séduite par un dieu déguisé qui lui promit bien des douceurs ; 
                  à terme, enlevée, otage, détournée, damnée, vendue, on connaît la chanson, 
                  et surtout là faire attention à « l’Europe qu’on nous avait promise », 
                  le « on », la promesse toujours.

                  y’a que le hold, pour passer de cette promesse la plus aliénante à :
                  bon quand j’ai cinq minutes A PERDE, quel genre d’Europe je me promets...
                  « une reste reviendra » disent souvent les prophètes après les massacres.

                  le reste est France.

                • Passante Passante 16 septembre 2015 11:56

                  idéalement et au top de son efficience

                  l’europe devrait être une fonction sur un ordi,
                  la touche à gauche de delete.

                • Fergus Fergus 16 septembre 2015 17:35

                  Bonjour, Lermontov

                  Je suis certes habitué à voir les militants de l’UPR déformer mes propos (voire en inventer !). je n’en suis pas moins étonné de voir que ce petit jeu continue :

                  Jamais, sur ce site ou ailleurs, je n’ai affirmé que « l’UE, ce sera la prospérité » !

                  Et jamais je n’ai écrit que « l’UE, c’est moins de difficulté ».

                  J’ai seulement mis en garde contre un repli nationaliste probablement pire sur le plan économique que l’appartenance à l’UE, aussi imparfaite soit-elle, ce qui est un euphémisme !

                  Cela dit tout en constatant, comme la majorité de nos concitoyens, que l’UE ne fonctionne pas sous sa forme actuelle. D’où l’impérative nécessité de faire évoluer ses institutions. Or, de cela, nombre d’élus européens sont désormais conscients, y compris dans le camp des libéraux. Cela ouvre sans nul doute un espoir pour l’avenir. Infiniment plus grand qu’une aventure solitaire.


                • lermontov lermontov 16 septembre 2015 23:22

                  Salut fergus ;

                  Arrête de sous-entendre que je suis de l’upr, je n’ai rien à voir avec cette secte.

                  As-tu écrit cela :
                  « Une France repliée sur elle-même, comme ses voisins, du fait de la disparition de l’UE, serait encore plus en difficulté ».

                  Donc, tu veux la poursuite de l’Ue.

                  Tu n’aimes pas la France en tant que nation mais juste comme département ou canton dans l’Ue. La réalité est là : tout ce qui distingue la France vient d’avant l’Ue (nazetrik, etc) ; et tout est justement pourrave depuis nazetrick*.
                  Quant à ton changer de l’intérieur : là où les politiques sont pourris, tous pourris ; la où la justice est truquée ; là où la liberté d’expression est pipeautée, là où les medias sont propagandistes, etc, etc, ça ne risque pas d’arriver puisque tout est construit pour que ça n’arrive pas justement.

                  De ceci aussi nous sommes conscients, figure-toi.


                • lermontov lermontov 17 septembre 2015 00:02

                  @ sampiero

                  On ne retourne jamais en arrière. Il n’y aura plus de pays communiste du fait de l’exemple soviétique désastreux. Conséquemment, si l’Ue s’écroûle, ce sera la fin du néolibéralisme. Et du fait de la globalisation, de l’interpénétration des économies, des échanges, etc.

                  Mère Raison m’a dit qu’elle a choisi la France pour ce faire, comme toujours. Non pas le peuple français, la France.


                • lermontov lermontov 17 septembre 2015 07:48

                  @ sampiero

                  Le smicard fera comme Lermontov et Sampiero : il pliera devant la Nécessité et obéira.


                • Passante Passante 17 septembre 2015 08:36

                  @lermontov


                  donc la scène :
                  des enfants, un ballon, une fenêtre au rez-de-chaussée,
                  comme quoi là-bas, aaahh, les décisions.
                  mais ! un deuxième étage...

                  puis au-dessus même de l’étage europe, l’étage tafta ! en construction,
                  allez, rajoutes-en une couche, qu’on y arrive jamais...
                  et même au-dessus encore, niveaux grues, des banques,
                  et !.. même niveaux banques, des maîtres et des esclaves...

                  bien, à partir de tout ce qui dépasse même la fenêtre du rez-de-chaussée,
                  on appelle ça une « fiction dévastatrice »,
                  et si j’ai même pas accès au premier étage pourquoi m’intéresser au 2e ?
                  tu viens ? on va jouer à la marelle ? 

                  bien, alors : j’ai quoi sous la main ?
                  les bases de l’immeuble pour écrouler le tout,
                  car je sais pas où elle habite mme junker, ni les draghi,
                  par contre les autres on sait où les trouver, assis à leurs postes.
                  et si on ne retrouve pas les centres accessibles du pouvoir
                  même provisoirement délégué, voire irréel,
                  alors il restera la marelle, 
                  juré.

                • Jibal 17 septembre 2015 08:58

                  @Fergus

                  « D’où l’impérative nécessité de faire évoluer ses institutions. »

                  Allez, c’est reparti, encore l’argument d« une autre Europe ».

                  Mais admettons...

                  Alors, toujours la même question : 
                  Comment faites-vous pour « faire évoluer ces institutions » en obtenant l’unanimité des états membres de l’UE (condition nécessaire) ?




                • lermontov lermontov 17 septembre 2015 11:17

                  @ Passante

                  je dirais plutôt ’une dévastation fictive’. Bien sûr, elle a des effet réels, tristes, révoltants. Mais ceci aussi entre dans le cadre de la nécessité. Les gens qui veulent améliorer le monde me font songer à des gens qui voudraient occulter un personnage de la pièce, ce qui fait que la pièce n’aurait aucun sens !

                  ’Ce fut longtemps un mystère pour moi de comprendre pourquoi la nature dans son orbe vous tolère...’ [Hölderlin, in Empédocle, de mémoire, einh)


                • lermontov lermontov 17 septembre 2015 11:19

                  @ sampiero

                  Ce monde matérialiste pur sucre date de 300 ans, ce qui est un intervalle de temps ridicule à l’échelle de l’histoire es civilisations. Tu devrais méditer ça d’ailleurs : 300 ans et déjà au bout du rouleau, c’est dire le degré de vérité (= connexion à cette réalité la plus élémentaire qu’est la Nature) qu’il y avait dans cette jolie chimère.


                • Fergus Fergus 17 septembre 2015 11:24

                  Bonjour, lermontov

                  « « Une France repliée sur elle-même, comme ses voisins, du fait de la disparition de l’UE, serait encore plus en difficulté »  »

                  Oui, j’ai écrit cela, et je le maintiens sans la moindre hésitation !

                  Mais encore une fois, si je suis pour la pérennité d’une Union Européenne, précisément pour éviter le chaos économique à notre pays, ce n’est évidemment pas pour l’UE telle qu’elle est construite et gouvernée. Il est par conséquent faux de laisser entendre que je soutiens les dérives libérales actuelles de l’UE.

                  A nous de faire pression, par nos votes, et le cas échéant par d’autres moyens, pour que les traités soient remis à plat. Et je reste persuadé qu’ils le seront tôt ou tard si l’Union ne veut pas aller dans le mur et disparaître. 

                  Désolé si tu n’es pas un militant de l’UPR, mais ton soutien quasi systématique aux commentaires de Fifi et Cie montrent que tu es a minima un fervent supporter des thèses anti-européennes - et en filigrane nationalistes - ressassées par ce micro-parti et ses relais sur AgoraVox.


                • Fergus Fergus 17 septembre 2015 11:35

                  Bonjour, Jibal

                  « Comment faites-vous pour « faire évoluer ces institutions » en obtenant l’unanimité des états membres de l’UE (condition nécessaire) ? »

                  L’unanimité devient une obligation caduque dès lors que les faits montrent que l’on va dans le mur. Or, c’est le cas des institutions actuelles de l’UE.

                  Comme je l’ai déjà indiqué, même dans la camp libéral, des voix s’élèvent pour mettre en place la majorité qualifiée sur toutes les questions de gouvernance. A cet égard, l’ancien Premier ministre belge, actuellement député européen, Guy Verhofstadt, pense que cette évolution est inévitable.

                  Vous avez déjà pu remarquer que les critères de convergence de Maastricht ont été allègrement dénaturés par plusieurs pays (dont la France) alors qu’ils s’imposaient à tous. De même, la question des migrants montrera que l’unanimité requise n’est pas respectée. Bref, la règle de l’unanimité ne tient plus qu’à un fil qui sa très probablement casser définitivement dans un avenir proche.



                • Passante Passante 17 septembre 2015 12:10

                  @lermontov

                  l’empédocle de hölderlin, y’a pas plus précis,
                  t’inquiète je ramasse la sandale, atterrissage prévu champ de mars..

                • Jibal 17 septembre 2015 13:41

                  Bonjour Fergus,


                  Donc, vous supputez...

                  Et quand bien même cela se réalisait, la majorité qualifiée, ça fait quand même 15 états (si mes calculs sont bons) qui devraient être unanimes sur les questions de gouvernance que vous évoquez : 
                  Compte tenu des intérêts divergents des états en question, c’est encore bien loin d’être gagné. 

                • lermontov lermontov 17 septembre 2015 13:43

                  @Passante

                  Ah, l’Etna...

                  Fredonnons :

                  "Debout les damnés de la terre...
                  la raison tonne en son cratère...
                  C’est la lutte finale...
                  Demain l’internationale sera le genre humain’


                • eau-du-robinet eau-du-robinet 20 septembre 2015 15:32

                  Bonjour Fergus,
                  .

                  « Une France repliée sur elle-même, comme ses voisins, du fait de la disparition de l’UE, serait encore plus en difficulté »
                  — fin de citation —
                  .
                  Personne veut une France replié sur elle même !
                  .
                  Vous avancez un faux argument, répétitivement employé, comme propagande pro-européistes pour faire peur aux gens, ceux qui ne connaissent pas le fonctionnement réel de l’UE et qui ne connaissant pas un seul article du TUE et du TFUE et qui ignorent que ses traitées sont orienté pour favoriser essentiellement les intérêts privées au détriment de l’intérêt public.
                  Le démantèlement des services publics fait partie des traitées européens .... voire l’article 106
                  http://www.upr.fr/wp-content/uploads/2010/11/UE-escroquerie-web.pdf
                  .
                  Voici un documentaire sur le vrai fonctionnent de l’UE !
                  https://www.youtube.com/watch?v=Zs5rMpLQHcM
                  .
                  Et SVP ne nous dite plus que « la terre s’arrête à tourner » si la France quitte l’UE c’est à dire le TUE et le TFUE ainsi l’Euro et L’OTAN. Il y à tant d’autres traitées commerciaux qui restent en vigueur, et la France continuera d’avoir des échanges commerciaux avec les autres pays du monde ... et j’espère également à une reprise des échanges commerciaux avec la Russie. L’embargo européen bref celui de l’UE contre la Russie est un bel contre exemple qui prouve le contraire de ce que vous prétendez ! Cette UE nous cause un énorme tord sur différents fronts....
                  .
                  http://www.upr.fr


                • ddacoudre ddacoudre 15 septembre 2015 22:12

                  je te taquine un peu, nous sommes effectivement dans l'option du libéralisme qui prône le contrat d'une manière plutôt naïve en imaginant que la bonne volonté et la foi chrétienne suffisait à noué de justes relations.
                  R barre avait fait volé en éclat la politique conventionnelle, mais j'ai aussi le souvenir de la CFDT qui prônait la préférence du contrat d'entreprise et dont l'on retrouvait beaucoup de ses acteurs au PS d'alors. de cela nous est sorti l'obligation de négociation annuelle.
                  les négociations de branches qui constituent le planché sont passé de la conquête à donnant donnant et enfin au chantage à l'emploi. Cette usine est dans le cadre du rapport de force actuel ; et s'inspire des think tank

                   

                  Les think tank en embuscade

                   

                  Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne.

                   

                  Thierry Pech, directeur général du think tank Terra Nova.

                  C’est la hiérarchie des normes qui est dans le viseur. Deux rapports ont été publiés la semaine dernière, coup sur coup, traitant de ce sujet. L’un venant du très libéral Institut Montaigne, l’autre de la fondation Terra Nova, présidée par l’ancien secrétaire général de la CFDT. Le premier veut faire des accords d’entreprise la « norme de droit commun » qui s’imposerait aux accords de branche et à la loi, tant sur les motifs de licenciement que sur le nombre d’élus des IRP ou sur le salaire minimum… Le rapport du second think tank prône pour sa part que « l’accord conclu au niveau d’une entreprise ou d’une branche déroge à la loi et au règlement ».

                  Cerise sur le gâteau, l’Institut Montaigne s’est offert un sondage, publié par Les Échos, qui affirme que sept Français sur dix « sont favorables à de nouveaux assouplissements des 35 heures. À condition que ces dérogations se fassent en « accord avec les salariés ». Le Figaro titrant, à propos de ce sondage, Les Français se disent prêts à renoncer aux 35 heures. Ce que ne disent ni Les Échos ni Le Figaro, c’est que la question posée « Selon vous, faut-il laisser les entreprises fixer librement le temps de travail, en accord avec leurs salariés ? », n’évoque ni les 35 heures, ni la durée légale du travail et se révèle assez éloignée des conclusions qu’ils en tirent...

                   cordialement....

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