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Accueil du site > Actualités > Société > C’est l’histoire d’une gifle…

C’est l’histoire d’une gifle…

Alors que des associations pour l’enfance tentent d’interdire la gifle et la fessée, le procès de la gifle du maire de Cousolre s’ouvre aujourd’hui.

Durant l’été 2010, le petite village de Cousolre est la cible depuis plusieurs semaines d’actes de dégradations permanents, perpétrés par des petits groupes de jeunes : tags, fleurs arrachées, structures d’aires de jeux vandalisées… Le 26 août, le maire de Cousolre, Maurice Boisart se promène dans le village quand il croise un jeune garçon de 17 ans. Celui-ci tente d’escalader la grille de la Maison du patrimoine pour aller récupérer un ballon tombé dans le jardin. Maurice Boisart intervient alors : « Je lui ai dit : "Ecoute jeune homme, si tu veux récupérer ton ballon, tu vas chercher la clé de la grille que tu remettras ensuite à sa place". Sa réaction a été très hostile, il m’a dit que ce n’était pas moi qui allais l’empêcher de faire ce qu’il voulait. Il m’a insulté et menacé de mort. Je lui ai donc mis une claque, c’était plus fort que moi  ».

Suite à cette altercation, le père de l’adolescent porte plainte contre le maire. Une tentative de médiation entre les deux parties est alors ouverte mais le maire la refuse très vite. Même si il regrette son geste, il affirme qu’il s’agissait de « légitime défense » et souhaite qu’un procès ait lieu : « Je veux qu’il soit puni, il faut que chacun assume  ».

 

Plus d’un an après les évènements, le procès de cette gifle s’est ouvert devant le tribunal correctionnel d’Avesnes-sur-Helpe. Et c’est un maire affaibli qui s’est montré. Même si il a reçu le soutien de nombreux de ses administrés et d’autres élus, il affirme que peu de personne le reconnaissent aujourd’hui tant ses cheveux se sont blanchis à cause du stress. En deux mois, il atteste, photos à l’appui, que ses cheveux gris sont tous devenus blancs. Celui-ci ayant, en plus, été à nouveau menacé pendant l’été 2011 par le même adolescent, qui devrait lui aussi comparaitre devant le tribunal pour dégradations et insultes.

Le maire continue d’assumer son geste : « J’ai agi comme l’aurait fait un père que son fils aurait insulté. Si j’avais reculé, le jeune aurait gagné, et fait le malin devant ses copains. Ce n’est pas une question d’orgueil : à travers moi, c’était ma fonction qui était dégradée. Et c’est la seule claque que j’ai donnée de ma vie.  »

 

On ne peut pas augurer de la décision que va rendre le tribunal, mais on peut rappeler que ce n’est pas le premier procès du genre qui s’ouvre. On peut se souvenir du procès du professeur José Laboureur qui avait giflé un de ses élèves qui le traitait de connard en classe. Celui-ci avait lui aussi refusé le plaider-coupable et demandé un procès, fort de la mobilisation de nombreux autres professeurs en sa faveur.

Il y a aussi la gifle qu’avait reçu François-Marie Banier d’un SDF alors qu’il le prenait en photo sans son autorisation et qu’il l’insultait d’un beau « Ta gueule clochard  » selon l’accusé, qui a alors eu « un geste réflexe  ». Le photographe avait alors porté plainte pour "violences volontaires" avant de se retirer.

Il y a encore l’histoire ce père italien en vacances à Stochholm qui a giflé son fils alors que celui-ci faisait un caprice devant un restaurant. Alertée par les passants, la police l’arrête quelques minutes plus tard. L’homme attend aujourd’hui son procès, à l’ambassade d’Italie, pour violences sur mineurs.

Et pour finir, la claque de François Bayrou, alors en déplacement pour la campagne présidentielle de 2002. Tandis qu’il parle avec des gens autour de lui, ils se retournent brusquement et gifle un enfant qu’il accuse de lui faire les poches. Mais cet évènement n’ira pas plus loin.

 

La gifle est aujourd’hui encore beaucoup utilisée dans l’éducation des enfants mais elle est aussi considérée comme une violence envers autrui ou comme un châtiment corporel. Son utilisation risque en tout cas de faire encore beaucoup de bruit…


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133 réactions à cet article    


  • velosolex velosolex 5 octobre 2011 10:00

    Que penser de toute cette avalanche de fait-divers, semblant montré le gifleur dans son bon droit et sa dignité.
    Faut-il réhabiliter donc la gifle, la fessée, en les dépénalisant, ou en faisant des instruments d’éducation, qui seraient exploitables et adaptées, au gré des circonstances....
    C’est rouvrir à mon sens la boite de Pandore.
    Un prof qui claque un élève, pour moi, c’est une faute professionnel.
    Il faut savoir garder ses nerfs, comme on dit. Sinon, on change de métier.
    Un coup, c’est un aveu d’échec, et le pire qui soit.
    On ne peut mettre dénoncer la violence et s’en servir à ses propres fins.
    Bien des adultes et des parents se sont fait traités de connard. Ont-ils pour autant cédé à leur impulsivité.
    Une première claque, puis une deuxième,et ensuite....
    Sur un gosse, votre femme, le voisin.
    Ca ne peut mener qu’à une impasse, et une image dégradée auprès de ceux que l’on est là pour aider et enseigner.
    Je ne suis pas angélique. Loin de là. voyez vous, je travaille en psy, et il m’est arrivé de me faire frapper par des malades. Certains par la suite se sont excusés. D’autres non. Leur irresponsabilité était loin pourtant d’être totale. La maladie n’excuse et ne justifie pas tout.
    Je crois que répondre physiquement aurait été catastrophique. On ne s’en sort pas autrement qu’avec l’aide des autres et en travaillant le sens.
    Enfant, j’ai été victime, dans plusieurs classes, et par plusieurs instits, de gifles et de coups de toutes sortes. Ce genre de pratique perverse était courante dans les années soixante, et j’ai gardé une amertume contre ces types qui usaient de leur pouvoir contre des enfants terrorisés.
    En ce temps, ils bénéficiaient d’une totale impunité.
    il ne serait pas venu à la plupart des parents de demander des comptes.
    Les temps en changé me dites vous.
    Et c’est tant mieux, même si cela n’est pas facile à assumer tous les jours, et nous demande encore plus de qualités, et d’être encore plus adulte


    • tikhomir 5 octobre 2011 10:36

      « Un prof qui claque un élève, pour moi, c’est une faute professionnel. Il faut savoir garder ses nerfs, comme on dit. Sinon, on change de métier. Un coup, c’est un aveu d’échec, et le pire qui soit. »

      Vous confondez de toute évidence, la violence avec l’usage de la force. La violence, c’est sous le coup de la colère, de la haine, la peur, etc., c’est une réaction vive et disproportionnée par rapport à ce qui l’a déclenchée et de fait non légitime. L’usage de la force, c’est beaucoup plus mesuré, fait sans haine, pas sous le coup de l’émotion et de façon légitime.

      Pour la violence, je suis d’accord, c’est grave. Une baffe, ça ne l’est pas si elle est 1/ légitime 2/ sans haine, ni peur, etc. c’est-à-dire pas sous le coup de l’émotion parce que le risque est de se laisser déborder par ses émotions et d’abuser, rompant le principe 1/ de la légitimité.

      La gifle ou « le coup de pied au cul », c’est éducatif, la violence et la haine beaucoup moins. Une gifle, n’est pas obligatoirement violente.

      Je vous accorde que la frontière entre « violence » et « usage de la force » est ténue et qu’il est facile de déborder ou de se laisser déborder si on n’a pas une certaine maîtrise de ses émotions. La maîtrise de ses émotions (à divers degrés en tout cas), ça fait partie de l’état adulte et des adultes, il y en a de moins en moins, c’est vrai.


    • velosolex velosolex 5 octobre 2011 15:29

      tikomir

      Vous vantez la maîtrise des émotions, mais n’hésitez par à soutenir le « pétage de plomb ». Dire qu’une gifle ou un coup serait légitime et même pédagogique, c’est faire un écart de pensée assez prodigieux.

      « La gifle ou « le coup de pied au cul », c’est éducatif, la violence et la haine beaucoup moins. Une gifle, n’est pas obligatoirement violente. »

      Un exemple de sophisme et de parti pris disant que la violence est justifiable quand les adultes l’appliquent, et condamnable quand elle vient des enfants ; inutile de dire qu’en dehors de l’intérêt immédiat ou l’adulte passe ses nerfs, l’image envoyée aux autres est désastreuse et contre performante.

      La même logique brouillée, appliquée à une autre échelle, par l’armée israélienne face aux palestiniens a mené à l’opération « plomb durci » de sinistre mémoire.

      La violence amène la violence, un vieil axiome biblique dont on se surprend à devoir ramener la pertinence, à une époque où soit disant nos profs n’ont jamais été autant été formé.

      Si il y a déficit de formation, et c’est un fait, une gifle peut être révélatrice d’un problème de dépassement, d’overdose, de manque de contrôle, alors c’est une aide en ce sens qu’il faut revendiquer, pas le retour à des méthodes archaïques, dont on sait bien où elles nous amèneront.

      Car la violence est un tout. Elle s’exerce avant tout contre les plus faibles, les victimes de la crise et de leur condition. Envers les femmes aussi. Quelqu’un qui commence à frapper un gamin en classe soyez en sûr, trouvera une légitimité pour exercer sa violence ailleurs.

      « Alors il ne faudrait ne rien faire, se faire insulter ! »

      J’entend déjà les commentaires…..

      La place est trop limitée. Il n’est jamais facile de vouloir prendre le parti de la réflexion, de la nuance. On préfère les solutions faciles, qui semblent naturelles et éprouvées…

      .Est-ce ça, précisément, d’être adulte.


    • tikhomir 5 octobre 2011 16:28

      « Vous vantez la maîtrise des émotions, mais n’hésitez par à soutenir le « pétage de plomb ». »

      Non, pas du tout, heureusement que je ne soutiens pas ça... Au vu du reste de votre commentaire, vous persistez à confondre violence et usage de la force qui sont deux choses bien distinctes.

      Ensuite vous passez du contexte de la gifle, à l’armée israélienne et aux palestiniens, puis les pauvres, la crise... C’est du grand n’importe quoi. Que répondre à une phrase qui n’a pas de sens dans le contexte ? Si je vous dis « choucroute », vous dites quoi ? Et si on jouait au Kamoulox pour voir ?

      « Quelqu’un qui commence à frapper un gamin en classe soyez en sûr, trouvera une légitimité pour exercer sa violence ailleurs. »

      Personne ne dit qu’il faut aller démolir un jeune, le tabasser pour se soulager. Vous avez vraiment perdu la notion de violence et le sens même du mot. Confondre une gifle et une grosse raclée genre tabassage option acharnement sur la personne, c’est encore n’importe quoi.

      A partir du moment où vous ne comprenez plus les mots comme ils sont définis dans le dictionnaire (comme l’exemple ici avec le mot « violence »), vous ne parlez même plus le Français et ce n’est donc pas possible que nous ayons une véritable communication vous et moi. Pour communiquer, il faut avoir les mêmes mots, mais aussi que ces mots aient le même sens pour tout le monde (d’où l’intérêt du dictionnaire, celui de l’Académie Française est bien et fait référence, je vous le recommande)... Sinon, ce n’est même pas la peine d’essayer de discuter.

      C’est très mignon d’adapter le sens des mots pour servir ses idéologies, nourrir ses peurs, ses angoisses, sa propre haine et ses vieilles blessures peut-être causées dans votre jeunesse par vos professeurs à l’école par exemple ou par vous même en refusant de vous regarder. Mais sincèrement, on ne construit pas ses raisonnements sur ce genre de bases que sont les peurs, la haine, l’émotivité, les blessures, etc.

      Je vous invite donc à ouvrir un dictionnaire, à recontextualiser votre propos dans ce contexte de gifle éducative (donc pas d’histoires d’iraël, etc.), à abandonner votre émotivité et vos blessures (au moins à les mettre de côté). Ensuite, nous pourrons avoir un dialogue construit autant que constructif.


    • velosolex velosolex 5 octobre 2011 16:34

      Marc Gelone

      Je viens de lire ce commentaire assez con, je dois dire, une sorte de plaidoyer de défense de cet instituteur qui me claquait en toute impunité.
      Je vous cite :
      " Mais pas terrorisé, tout de même, en ce qui vous concerne, au point de vous dissuader de faire ce qu’il fallait pour s’en prendre une, comme on peut voir les choses.

      Je n’avais pas encore vu d’avocat défendant un client sans connaitre l’affaire. C’est fait. On en apprend tous les jours.

      je vais donc raconter un peu cette violence ordinaire.
      Cette instituteur, apprécié des parents et qu’il était impossible de critiquer, basait sa méthode pédagogique sur les coups.
      Quotidienne.
      Mon pire souvenir
      Deux fois par semaine, nous avions orthographe. Le matin, c’était en CM2, dictée.
      Le programme de l’après midi, c’était sa correction.....

      Le midi, impossible de manger.

      Car la correction, c’était dans les deux sens du mot.
      L’instit, monsieur C... dont je n’oublierais cependant jamais le nom, épelait mot à mot la dictée. En ce temps là, c’était un exercice difficile, dont je crois bien qu’un candidat au bac actuel ne sortirait pas à moins de vingt fautes....Participes, pièges, futur antérieur.....

      Il était hors de question pour nous d’avoir cinq fautes, ce qui voulait dire zéro, et une sanction exemplaire....
      A chaque mot épelé, les enfants le nez sur leur dictée, visualisait leur texte et comparait à celui écrit maintenant au tableau. 
       Monsieur C...supervisant étroitement en passant dans les rangées, demandait aux élèves ayant fait une erreur de lever le doigt.
      il y avait deux sortes de fautes : Celles qui étaient excusables ( règle non encore apprise, exception et curiosité orthographique)
      Et puis les fautes inexcusables. là, c’était la baffe, et pas une petite, croyez moi. Mais une retentissante qui vous soulevait pratiquement de terre.
      Je vous laisse imaginer la terreur de ces pauvres gamins, anticipant leur peine à venir, se tassant sur leur siège dans un silence de mort.

      Je ne crois pas qu’il y ait un film d’horreur capable de rendre ça. ( vous comprendrez donc que vos mots un peu légers m’aient blessé, mais par chance sans doute avez vous échappé à un de ces bourreaux !)
      Un enseignement : La violence n’est pas seulement dans le coup, mais aussi dans son attente. Ce qui, il est vrai mineure celle qui s’exécute spontanément. Mais que je me refuse cependant bien sûr à la légitimer.

      Un mot de remerciement maintenant pour tous ces profs résilients, admirables, partisans d’autres méthodes, qui m’ont redonné gout à la lecture, à l’étude, et même à l’orthographe. ( bien que j’ai du faire encore bien des fautes)


    • Unghmar Gunnarson Unghmar Gunnarson 5 octobre 2011 16:41

      "La même logique brouillée, appliquée à une autre échelle, par l’armée israélienne face aux palestiniens a mené à l’opération « plomb durci » de sinistre mémoire.« 

      D’un fait divers insignifiant en arriver à glisser Israël et la Palestine, je trouve ça fort de café. On ne peu pas mettre tout sur le même plan. La logique n’est pas brouillée, c’est tout simplement incomparable.

       »La violence amène la violence, un vieil axiome biblique dont on se surprend à devoir ramener la pertinence, à une époque où soit disant nos profs n’ont jamais été autant été formé.« 

      Une gifle, est-ce une acte de violence ? Une insulte gratuite ou non est-elle de la violence ? Quand commence la »violence«  ? Qui a cherché la confrontation ?

      Un garçon de 17 ans, presque un homme, cherche la confrontation, il l’a trouve un point c’est tout. Nul part il est question de légitimer de la »violence« des adultes sur les gamins, faut arrêter d’amalgamer. Si le garçon ne le sait pas, c’est qu’il est con ou que son père ne lui a rien appris et par extension un con.

      Si je sort de chez moi et que dans la rue je commence à balancer quelques »fils de pute« au hasard, nul doute qu’il va y avoir quelques passages »mes mains ont la parole" agrémentés de tarte aux doigts. C’est logique.


    • velosolex velosolex 5 octobre 2011 16:47

      Les têtes de mort, les têtes de bourreaux qui vous expliquent qu’ils ne faut pas confondre comme questionnement philosophique une petite gifle avec une grande claque, ça me fait doucement rigoler.


    • tikhomir 5 octobre 2011 16:55

      @velosolex

      Si votre témoignage ici est exact, vous parlez de violence et non d’usage de la force en ce sens que ce n’était pas légitime en ce sens que la gifle n’était pas une réaction proportionnée par rapport à la faute.

      Vous prenez appui de votre mauvaise expérience pour justifier votre raisonnement et généraliser. Raisonnement construit sur une blessure, de la rancœur et de la peur... Dommage.


    • Unghmar Gunnarson Unghmar Gunnarson 5 octobre 2011 17:01

      Ah oui, le drapeau pirate comme avatar, donc tête de mort, donc bourreau, donc partisan de la violence et sans doute fasciste réclamant le retour de l’ordre dur ... C’est finement insinué.


    • Georges Yang 5 octobre 2011 17:23

      Apprendre n’a jamais été un plaisir et ne le sera jamais
      Étudier est une contrainte pénible pour un gamin, mais indispensable
      On m’a forcé à apprendre à lire à 4ans et on a eu raison

      La pédagogie ludique c’est de la connerie, si je maîtrise le français et si j’ai pu étudier c’est par la contrainte
      Je préférais jouer et même maintenant je préfère me distraire que travailler

      Quant aux conneries tout gamin doit en faire pour affirmer sa personnalité, mais il doit être sanctionné et quelquefois corrigé physiquement quand il dépasse les bornes c’est le seul moyen d’en faire un adulte et aussi un rebelle éclairé qui sait pourquoi il se révolte


    • Carl 5 octobre 2011 19:42

      Cher Vélosolex,

      Votre combat est peine perdue pour bon nombre d’agoravoxiens, car ici, il y a une majorité de vrais hommes qui s’exprime, pas des lopettes, ni des tapettes, des gars qui en ont ... surtout reçu..., des qui savent donc de quoi ils parlent. 
      Bien évidement, ce sont surtout des qui ont du mal à se voir comme des victimes, des qui ont du mal à dégrader l’image de leurs parents, des qui ne sont pas parvenus à s’émanciper. Mais il faut se montrer clément à leur égard, ce sont pour la plupart, je le répète, d’abord des victimes. Il faut également se montrer patient, tout cela n’est qu’une question d’évolution des sociétés. Ramsès II n’ a-t-il pas eu des enfants avec au moins deux de ses filles... 
      Même si le chemin semble encore long, je ne doute pas une seconde que dans quelques générations la violence faite aux enfants suscitera la même indignation que l’esclavage aujourd’hui pour bon nombre d’entre nous.

      Je sens que je vais me faire corriger et qu’une pluie de moinssage ne va par tarder à s’abatte sur ce commentaire... mais je l’aurai surement bien cherché...

    • Gollum Gollum 5 octobre 2011 10:03

      Mouais, à travers ces haines anti-gifles professées par des âmes bien pensantes au nom d’un soi-disant respect de l’enfant, se joue en fait le minage de l’autorité parentale mise en place depuis de nombreuses années déjà de façon systématique afin que nos chers bambins soient des proies faciles du système marchand et de bons consommateurs manipulables à merci.


      Il ne s’agit de rien d’autre que du diviser pour mieux régner. La claque ou fessée est l’arme de dissuasion que l’on utilise une fois ou deux quand c’est nécessaire et que l’on n’utilise JAMAIS plus par la suite car le môme sait à quoi s’en tenir. 

      Je n’aurai qu’une phrase pour finir : Parents, reprenez-vous en main ! 

      • Micka FRENCH Micka FRENCH 5 octobre 2011 20:50

        De l« Ecossaise...

        Hélas, les »bien-pensants" sont la plupart du temps des mal-faisants....

        Micka FRENCH sur le Web
        http://mickafrench.unblog.fr


      • Catherine Segurane Catherine Segurane 5 octobre 2011 10:23

        Désolant de pourrir ainsi la vie de ce maire, qui n’a fait que corriger un malotru.


        On marche sur la tête !

        Et pendant ce temps, mes tribunaux sont engorgés, et les vrais délinquants sont dans la nature.


        • Constant danslayreur 5 octobre 2011 13:19

          « Et pendant ce temps, mes tribunaux sont engorgés »
          Comme j’exclue que vous soyez le garde des sceaux, il ne reste plus qu’une seule possibilité : Nicolas sors de Cathy immédiatement... Et marié en plus !


        • focalix focalix 5 octobre 2011 11:30

          Bonjour à tous,

          J’aime bien « ces haines anti-gifles ». A rapprocher des oxymores célèbres comme la lime à épaissir ou la cigarette anticancéreuse.

          Bien sûr, un maître est difficile à défendre s’il a giflé un enfant.

          De toutes façon, frapper un enfant n’est pas une solution car c’est tout simplement administrer la loi du plus fort.

          Il y a TOUJOURS d’autres solutions. Cela s’apprend.

          Hémorroïdes ? Vite, Marine


          • Rounga Roungalashinga 5 octobre 2011 11:38

            De toutes façon, frapper un enfant n’est pas une solution car c’est tout simplement administrer la loi du plus fort.

            Il n’y a pas besoin d’être plus fort que quelqu’un pour lui donner une gifle.
            La gifle est surtout un acte humiliant pour celui qui la reçoit. Ca picote les joues, mais on se sent surtout très con car on se trouve désemparé.


          • focalix focalix 5 octobre 2011 12:03

            « Il n’y a pas besoin d’être plus fort que quelqu’un pour lui donner une gifle. »
            Oui, une femme même menue peut, sans trop de risque, gifler un homme même costaud smiley .

            Cela dit, sanctionner n’est pas forcément humilier...


          • Razzara Razzara 5 octobre 2011 12:08

            Putain, quand je lis ça :

            ’’ ... Sa réaction a été très hostile, il m’a dit que ce n’était pas moi qui allais l’empêcher de faire ce qu’il voulait. Il m’a insulté et menacé de mort. Je lui ai donc mis une claque, c’était plus fort que moi  ».

            Suite à cette altercation, le père de l’adolescent porte plainte contre le maire. ...’’

            Je me demande dans quel monde je vis ! Alors un branlotin de 17 piges menace un adulte de mort, un adulte qui de plus est maire, et donc détenteur d’un pouvoir de police de part sa fonction, et CE CONNARD DE PERE VA PORTER PLAINTE !!!!!

            Ce père est un idiot fini. D’ailleurs le comportement de son crétin de fils est parfaitement révélateur du ratage éducatif dont il est le fruit. C’est ce que l’on nomme faire de son gamin un enfant roi ! Et bien c’est réussi ...

            Franchement le gamin méritait sa baffe et le père aurait dû s’en prendre une aussi, histoire de se réveiller ! En ce qui me concerne, si mon gosse venait à se comporter ainsi, je lui en mettrait une de baffe et je l’emmènerais par la peau du cou s’excuser vite fait. Il serait ensuite privé de sortie pour un petit bout de temps puisqu’il est manifestement incapable de se comporter correctement à l’extérieur.

            Razzara


            • Gasty Gasty 5 octobre 2011 12:09

              Il faut rétablir l’éducation civique.
              C’est quand même pas la peine de mort !

              Au moins ce petit con saurait pourquoi il s’en ai ramassé une... à défaut du père.


              • focalix focalix 5 octobre 2011 12:15

                A Marc Gelone,

                Suppose que tu enseignes dans un collège en milieu difficile (population défavorisée, taux de chômage élevé, etc.).
                Essaie de mettre une baffe à un élève de 4ème.

                Tu verras vite que pour l’autorité il faut trouver d’autres trucs !


                • foufouille foufouille 5 octobre 2011 12:18

                  accepter une plainte aussi debile, faut le faire
                  par contre, d’autre plainte sont refuser comme pour le vol de numero de CB


                  • Mmarvinbear Mmarvinbear 5 octobre 2011 13:05

                    Les bien-pensants ont encore frappé. (^^)


                    Le problème est qu’une fois de plus, on laisse des incapables nous dire quoi faire et influencer notre comportement, ajoutant que si nous ne faisons pas ce qu’ils disent, nous ne sommes que des nazis.

                    Le pire, c’est que pas mal de pédagogues n’ont eu eux-même jamais d’enfants. Et ils se permettent de donner des leçons aux autres.

                    Une gifle de temps à autre, le plus rarement possible tout de même, n’a jamais fait de mal. C’est une façon claire et précise de dire et de châtier un dépassement outrancier et grave des limites imposées.

                    Je vois parmi des proches les limites de l’absence de contraintes parentales : des gosses pourris-gâtés dès leurs 10 ans, qui estiment que TOUT leur est dû.
                    Le résultat est qu’ils n’acquièrent pas la véritable valeur de l’argent et de leurs possessions.

                    Sans parler de leur comportement social.

                    La seule consolation, c’est de voir le mur de parpaing qu’ils se prennent dans la gueule le jour ou ils sont obligés de commencer à gagner leur vie. Vu qu’en général ils ont foiré leurs études, ils sont partis pour une vie de SMIC et de RSA.

                    Et non, je ne les plaindrai pas !

                    • Outsider Outsider 5 octobre 2011 13:27

                      Bonjour

                      Comme a bien dit Pierre Hillard, à propos de cette époque et les divers « faits divers » :

                      On vit une époque où le détail devient élément central et où l’élément central devient détail voire même est évacue, c’est le monde à l’inverse.

                      mais sinon tout va très bien Madame la Marquise....


                      • Ossian Ossian 5 octobre 2011 13:45

                        Merde ! Il faut admettre qu’il a des gamins qui sont une tête à claque et que même les plus beaux discours du monde, n’ont aucun impacte positif sur eux. Ce sont des enfants sans aucun repaire ni respect pour autrui. A force de les protéger, on en fait des monstres égoïstes !


                        • babadjinew babadjinew 5 octobre 2011 14:26

                          Voila ce qui arrive lorsqu’on laisse la lobotomie gagner du terrain !


                          Une claque, celle qui est construite, en gros celle qui signifie que la une limite de trop à été dépassé est un ACTE ÉDUCATIF. Ce depuis la nuit des temps et jusqu’a il y à encore peu de temps.

                          Maintenant, la PÉNALISATION de cette même claque, est me semble il plus liée à l’appât du gain qu’à autre chose. Il y aura toujours des dommages et intérêts à récup qqpart !

                          Alors à force d’avoir encouragé une société de FRIC (et pour le riche et pour le pauvre) on en paye aujourd’hui l’absurdité !

                          Qu’y faire ? Malheureusement plus grand chose, car du bas au sommet de l’échelle, le mot LIMITE plus rien ne signifie.....

                          Triste monde !  

                          • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 5 octobre 2011 14:34

                            Il y a gifle et gifle. 

                            Si on commence à l’admettre comme une pratique banale, alors les policiers pourront aussi vous en foutre plein la gueule en toute impunité sous prétexte qu’une bonne baffe ne fait pas de mal et que vous l’avez cherchée en parlant trop fort. Ou placer la limite ? 

                            Sur le principe, ce maire n’aurait pas du gifler ce jeune con. Un prof non plus ne doit pas gifler son élève. Ni un père son enfant. 

                            MAIS il y a des cas singuliers, des situations d’exception qu’il faut reconnaître comme telles. Et je pense que l’on peut dire cela de toute violence. Un coup de poing dans la gueule ne peut pas être une pratique légalisée, mais dans certains cas très exceptionnels il se peut que ce soit la seule solution ou la plus efficace. 

                            La question cruciale est : de quelle manière la violence peut-elle stopper la violence plutôt que provoquer une montée de la violence et l’enfermement dans un cercle vicieux ? Il n’y a pas de réponse facile et définitive à cette question. Il faut y répondre au cas par cas.

                            Dans le cas présent, le fait que les choses aillent si loin est l’indice d’une société en décomposition. Dans un village, le bon sens des habitants, de l’entourage du maire et de la famille du jeune devrait suffire pour calmer ce débordement. Mais quand le bon sens et le lien social sont absents, alors on entre dans les méandres d’une administration qui ne pourra jamais remplacer une saine communauté d’intelligence locale. 

                            Ce maire est probablement un brave homme et pas un « cogneur » incontrôlable. De son côté, le jeune a le sentiment d’avoir été humilié par cette baffe. Et si chacun adoptait le point de vue de l’autre ? 



                            • Jimmy 5 octobre 2011 14:34

                              @l’auteur
                              Cest bête mais vous avez oublié de nous donner la version de la victime dans cette histoire, vous nous donnez seulement celle de l’agresseur. Parce que, je vous le rappelle, il y a des lois dans ce pays, dont celle qui interdit de frapper son prochain. Les délinquants ont toujours de bonnes raisons pour justifier leur actes délictuels, il faut laisser la police puis la justice faire le tri.


                              • tikhomir 5 octobre 2011 14:52

                                Oh qu’il est laid ce troll...


                              • velosolex velosolex 5 octobre 2011 15:58

                                Jimmy,

                                Entièrement d’accord avec vous. Le postulat de départ est déjà faussé, dans le sens où l’auteur de l’article reconnait pour valide uniquement la parole de l’adulte, par ailleurs accusé.
                                C’est un mécanisme de défense habituel des frappeurs, de justifier les coups qu’ils donnent par une argumentation qui semble les justifier.
                                Bon, finalement, l’évocation de la loi est encore la meilleure chose à faire. Sinon, on referait encore ce fameux débat, pour ou contre la peine de mort.


                              • velosolex velosolex 5 octobre 2011 16:43

                                Bon
                                Il y a gifle et gifle
                                Ca plane pas bien haut tout ça.
                                Pour la tête de troll vous avez raison.
                                Parfois on a comme l’impression d’être en mauvaise compagnie.
                                Une allure de bas du front.


                              • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 5 octobre 2011 17:56

                                « Bon
                                Il y a gifle et gifle
                                Ca plane pas bien haut tout ça »


                                Quoi quoi ? T’en veux une aussi, toi ? Descends de ton solex, je vais te montrer à quelle hauteur ça plane et comment ça atterrit !  smiley

                              • velosolex velosolex 5 octobre 2011 18:03

                                Voilà le vrai visage de l’artiste !


                              • velosolex velosolex 5 octobre 2011 15:54

                                Vous parlez de l’affaire José Laboureur, ce prof qui avait gifflé un élève pour s’être fait traité de connard, et vous semblez justifier sa conduite.

                                Les faits sont un peu plus à nuancer ! Rappelons l’histoire qui vaut mieux que par cette présentation un peu « parti pris » par cet extrait de l’article du point, journal pas particulièrement à gauche :
                                " Le lundi 28 janvier à 9 h 10, au collège Gilles-de-Chin de Berlaimont, dans le Nord, José Laboureur, professeur de technologie de 49 ans, demande à ses élèves de la 6e 3 de remettre en place les tables qui ont été déplacées pour une séance de travaux pratiques. Alexandre est trop lent au goût du professeur, qui lui fait une remarque puis, jugeant qu’elle est restée vaine, jette à terre les affaires du garçon d’un revers du bras.
                                « Pourquoi avez-vous fait cela ? »
                                demande l’élève sans insolence. « Ramasse tes affaires », lui intime l’enseignant. Alexandre exhale alors son désaccord dans un soupir bruyant.
                                C’en est trop pour José Laboureur : il soulève l’enfant de terre et le plaque contre le mur.
                                « Connard »,
                                murmure Alexandre. Alors la gifle part. L’homme en colère emmène l’élève dans une salle voisine pour lui faire rédiger une lettre d’excuses et, de retour dans sa classe, décrète l’incident clos.
                                 Ultime précaution : il recommande aux enfants de garder le silence. "

                                Sans commentaire.


                                • Serpico Serpico 5 octobre 2011 16:54

                                  Et quand l’Etat désarme les parents pour ensuite les tenir pour responsables des dérives de leurs enfants, on a atteint le paroxysme de la provocation.

                                  Interdit de gifler le gosse mais s’il se conduit en voyou, on vous retire les allocs.

                                  S’il se conduit en voyou, interdit de le gifler.

                                  Et le père de ce petit crétin a compris : il porte plainte.


                                  • Yohan Yohan 5 octobre 2011 17:03

                                    La gifle, c’est toujours un peu blessant. Par contre je suis pour rétablir le coup de pied au cul


                                    • Georges Yang 5 octobre 2011 17:12

                                      Les bien-pensants mettent sur le même plan une gifle et les sévices graves sur enfants
                                      brûler la main d’un gosse au fer à repasser parce qu’il a cassé une assiette n’a rien à voir avec une paire de baffe donnée par un parent, un enseignant ou un adulte à un gamin ou à un jeune
                                      Mais quand on met dans le même sac des fautes lourdes une main au cul et un viol collectif on est en plein délire


                                      • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 5 octobre 2011 17:52

                                        C’est bien ce que je disais, il y a gifle et gifle. Et la gifle avec un fer à repasser à la main, ça doit faire mal, surtout si le fer et chaud.  smiley


                                      • symbiosis symbiosis 5 octobre 2011 17:54

                                        Il y a une sacrée flopée de violents dans cette discussion.

                                        Rien ne justifie un acte de violence, quel qu’il soit. Pas plus que de répondre par la violence physique à une violence verbale.

                                        Si le Maire de cette commune s’est vu répondre vertement, c’est que certainement il a profité de sa position dominante de représentant d’une autorité, laquelle ? celle de la mafiocratie que subit de plein fouet notre jeunesse excédée, par toute cette corruption, tout ce mépris, tous ces mensonges, toutes ces injustices que manifestent nos élus.

                                        Ce Maire, certainement arrogant comme la plupart de nos élus aurait pu la recevoir, la baffe, en retour à celle qu’il s’est permis de donner.
                                         


                                        • tikhomir 5 octobre 2011 17:57

                                          « Rien ne justifie un acte de violence, quel qu’il soit »

                                          "Ce Maire, certainement arrogant comme la plupart de nos élus aurait pu la recevoir, la baffe, en retour à celle qu’il s’est permis de donner."

                                           ???

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Marine9


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