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Accueil du site > Actualités > Société > C’est le monde à l’envers ? Mais où est le monde à (...)

C’est le monde à l’envers ? Mais où est le monde à l’endroit ?

Il s'agit d'un fait réel que toute ma famille connaissait tant son héros aimait le raconter.

Le nom est un peu modifié car il n'est plus là pour m'autoriser à la publier sur un support qu'il n'a pas eu le temps de connaître. Il était mon "Cousin Jean", très contestataire, très libre et un peu provocateur. Je ressens toujours une grande affection pour lui. Il m'a apporté beaucoup.

La scène se passe en 1934 à Paris. Peu de temps avant, les banques américaines ont été très imprudentes et cela fait deux années que la crise s'est installée en France. Les emplois sont rares et la pauvreté s'étend en même temps que le chômage. Nous n'avons malheureusement pas besoin de faire un gros effort d'imagination pour reconstituer le décor.

Jean Nicollet est satisfait : il a réussi à décrocher un rendez-vous pour une offre d'emploi. Il doit se rendre à quatorze heures dans une entreprise de maçonnerie où il rencontrera le patron lui-même puisqu'il s'agit d'un poste de maîtrise. A l'heure précise, il se présente sur les lieux. Il a mis son "bleu" presque neuf et bien propre, sa chemise de la même couleur, mais en plus clair, ses grosses chaussures bien cirées et sa casquette sur ses cheveux gominés.

La secrétaire le conduit au bureau du patron, elle frappe respectueusement à la porte et va annoncer son arrivée. Elle le fait entrer. Jean Nicollet, la casquette à la main, inspecte les lieux d'un coup d'oeil. La pièce est spacieuse, plusieurs bibliothèques cachent une partie des murs très neutres, un bureau foncé et massif occupe le centre, un large fauteuil bas en cuir se trouve devant lui et, de l'autre côté du meuble, un autre siège un peu plus haut et rigide sur lequel est assis le "Patron". Il a de grosses lunettes qui essaient de cacher de gros sourcils bruns, une moustache importante et bien coupée et un ventre proéminent. Il s'attend à ce qu'on l'invite à s'asseoir, mais il n'en est rien.Il demeure donc debout à presser machinalement sa casquette dans sa main. L'homme continue à regarder son sous-main. Il relève enfin la tête et, sans le saluer, demande d'une voix rauque :"Qu'est-ce que tu sais faire ?". Jean s'explique. Ils échangent quelques phrases : d'un côté l'humilité et de l'autre, le mépris et la morgue. D'abord un peu décontenancé, Jean sent la chaeur lui monter aux oreilles. L'autre aboie presque :"Ca suffit. Où sont tes références ?" La réponse fuse : "Et les vôtres, vous me les montrez ?"

"Quoi, comment, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Mais c'est le monde à l'envers !"

Peu à peu, le corps de Jean s'est redressé, ses paupières se sont levées et son regard bleu toise son interlocuteur accroché aux bras de son fauteuil : "Enfin, réfléchissez. Vous, vous ne risquez rien dans l'affaire. Si mon travail ne vous convient pas, vous me mettez à la porte sur l'heure, mais moi je ne recevrai mon salaire que dans un mois, trente jours à vous avancer la valeur de mon travail quotidien. Qui me dit que vous les paierez bien à la date prévue ? Il est donc normal que je prenne des renseignements sur vous." L'autre était subitement devenu tout rouge, la bouche ouverte sans qu'un mot ne sorte, puis enfin un énorme :"Dehors !".

Jean ne mangerait peut-être qu'une soupe trempée ce soir, mais il se sentait soulagé, heureux, satsfait et même fier de lui :

Il lui semblait qu'il avait un peu remis le monde à l'endroit ...

En ce moment, où la radio et la télévision font appel à des économistes type "chiens de garde" pour nous démontrer, seul ou à deux ou trois, que la politique n'est pas si facile qu'on le croit, qu'il faut rendre les riches plus riches afin que les pauvres le soient un peu moins, que les entreprises ont besoin encore de nouveaux cadeaux pour ne pas faire faillite, que les actionnaires doivent gagner plus pour rester en France, que les syndicats patronaux sont avant tout patriotes et désintéressés... Je pense alors à mon Cousin Jean qui leur aurait fermé le bec en leur faisant remarquer que leur système était tout à revoir et à changer pour le remettre à l'endroit. Merci à toi, Jean.


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40 réactions à cet article    


  • fred.foyn Le p’tit Charles 14 mars 11:23

    +++++Merci à vous pour ce très bon moment avec la lecture de votre article... !


    • leypanou 14 mars 11:27

      C’est vrai que dans certains pays où on est payé chaque semaine semble moins risqué, alors qu’en France, on peut perdre un mois de salaire.

      Mais dans la France de F Hollande et autre A Juppé ou N Sarkozy, il faut presque que le salarié accepte de travailler gratuitement ou encore accepte un salaire chinois pour être compétitif.


      • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 14 mars 14:00

        @leypanou
        Comme vous dites, c’est la France de Hollande, Juppé ou Sarkozy qui offre si peu de choix aux salariés, mais ce n’est pas innocent et ce sale projet doit toucher bien d’autres pays. Accepter n’est bon ni pour les citoyens chinois, ni pour les citoyens français. Alors, refuser ? Oui, mais tous ensemble. J’ai l’impression que le réveil a sonné !


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 mars 15:11

        @Danièle Dugelay
        Fut un temps lointain où le PCF faisait de l’éducation populaire, maintenant c’est l’ UPR qui la fait. Pour ceux qui n’ont jamais lu les Traités qui nous gouvernent :
        L’article 121 du TFUE ( Traité de Fonctionnement de l’ UE)


        L’article 121 du TFUE est celui qui établit les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union européenne (GOPÉ).


        Hollande, Macron , Valls, Sarkozy ne décident de rien du tout.
        Les G.O.P é pour les 28 pays, cliquer sur la loupe en haut à droite pour agrandir...
        Que voyez vous pour la France ? Réforme du marché du travail .

      • soi même 14 mars 18:26

        @leypanou, la Corée du Nord visiblement est paradis pour certains nostalgiques.


      • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 14 mars 19:41

        @Fifi Brind_acier
        Alors, là, Fifi, merci ! J’avais trouvé un document dans le même sens moins détaillé, mais c’était sur le site de l’OCDE. Pourquoi n’en inondez-vous pas les réseaux sociaux ? Je sais bien que ce n’est pas une lecture très drôle, mais il y aurait sûrement des amateurs.
        Ce site AFL est-il ouvert à tous ? Il me semble avoir aperçu des limites, qu’il ne serait réservé qu’à des abonnés AFL. Ce serait vraiment dommage qu’un tel travail de recherche échappe aux autres citoyens.


      • soi même 14 mars 19:54

        Entre deux gauchottes, mon cœur balance.... ?


      • alinea alinea 14 mars 11:46

        Autres temps autres moeurs !
        Solidarité de quartier, accepter de ne manger que du pain trempé pour garder sa dignité !
        Mais il n’avait sûrement pas de dettes oncle Jean, pas d’écran plat ni de bagnole devant son entrée !
        C’est venu après tous ces besoins, toutes ces nécessités à crédit, le crédit : la laisse autour du cou. La laisse qui nous tient au dessus du trou.


        • Passante Passante 14 mars 12:26

          @alinea


          ah non non non, ni autre temps ni autre mœurs,
          toi ! d’autres......
          y’a beaucoup de Jean là,
          il n’y a que des Jean.
          certains révélés, d’autres dormants.
          y’a même des fous 
          qui disent que seul Jean est immortel, mais bon.

        • alinea alinea 14 mars 12:31


          Ah Passante, c’est vrai !! merci de me sortir de mon aigreur ! Mettre les bons filtres et cesser de geindre, bon, je m’y colle !
           smiley


        • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 14 mars 14:22

          @alinea
          C’est très bien dit, Alinéa. A l’époque c’était très mal vu d’avoir des dettes. Juste après la guerre, quand mon père a pu sortir de sa cachette sa vieille Citroën au coffre pointu de 1925, il m’emmenait parfois faire une course avec notre cousin Jean. Notre « Titine » avait quelques difficultés à monter les côtes et cela me mettait en colère de voir les autres automobilistes se moquer de nous en nous dépassant. Je n’avais pas encore 10 ans. Aussi, mon Cousin Jean m’avait appris la réponse adaptée qui clouait le bec à tous ces malveillants : « Vas-y avec ta voiture à crédit ! » et l’injure suprême « Espèce de capitaliste ! » Je ne sais pas combien de fois ces petites phrases m’ont réconfortée.

          C’est seulement plus tard que les gouvernements ont décidé qu’il fallait permettre au maximum de familles d’accéder à la propriété de leur appartement et que les banques ont inventé le crédit à la consommation. Un excellent bâillon posé sur les lèvres des travailleurs bien tenus en laisse, comme vous le dites. Pour cette révolution si elle arrive, les armes seront dans les banques.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 mars 13:21

          Article un peu pervers quand même... Du temps de Jean, on était couillu, pas comme maintenant.... En somme, si tout le modèle social issu du CNR part en lambeaux, ben, c’est pas la faute à l’Union européenne, c’est de la faute aux chômeurs, aux citoyens... 


          A ces abrutis, qui ne sont plus communistes, qui n’ont plus confiance dans les syndicats et qui ne voient pas la nécessité à rester dans cette belle Europe de la prospérité... Certains sont même tentés par le FN, puisque les médias disent que le FN est pour la sortie de l’ UE. C’est faux, mais quoi d’autre, sinon ?

          Ils ne voient qu’une Droite de Droite, une Gauche éclatée ; des syndicats affiliés à la CES ; le PCF qui se contente de critiquer l’ UE, mais colle au PS pour avoir des postes ; le PS qui déroule le tapis rouge aux réformes structurelles de la Troïka ; Mélenchon, la Gauche Européenne et Varoufakis qui s’occupent de « sauver l’ Europe grâce au Plan B à la St Glinglin... »

          Ils cherchent désespérément des organisations qui veuillent bien s’occuper enfin de la France et des Français... !! Mais qui, aujourd’hui, veut bien sortir la France de l’ UE, de l’euro & de l’ OTAN, et s’occuper de la France et des Français ?
          Cherchez pas : le PRCF et l’ UPR.
          Totalement ignorés de la Gôoche déboussolée, de la classe politique, des médias dominants et censurés.

          • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 14 mars 14:52

            Ca y est, Fifi brin d’acier a accompli sa petite tâche de militante et appelé les lecteurs à rejoindre
            son parti préféré. Bon, c’est fait.

            Passons aux choses sérieuses et critiquons les critiques surtout lorsqu’elles sont fausses. Tous les syndicats ne sont pas réformistes et n’adhèrent pas à la doctrine sociale de l’Eglise. Avant de s’inscrire, il faut se renseigner, mais l’important ensuite c’est de s’inscrire. L’union fait la force, mais peu s’en souviennent, encore que maintenant... Personnellement, à 76 ans aujourd’hui et depuis retraitée depuis 16 ans, je suis encore syndiquée car je crois toujours à la lutte des classes et que je continue à y prendre ma part.
            La gauche n’est éclatée que parce que le Parti dit socialiste a mis la pagaille en se laissant pénétrer par des faux jetons qui sont au pouvoir pour faire une politique de droite. Mélenchon est effectivement membre de la Gauche Européenne parce que c’est le nom (abrégé) du groupe des députés européens qui se reconnaissent dans la Gauche, même si tout n’est pas parfait. Là, Fifi, je trouve votre manipulation hypocrite et malsaine et ce n’est pas à l’honneur de votre parti qui, par ailleurs, semble avoir des problèmes de communication car on ne l’entend guère.

            Puisque Fifi a fait sa pub, je fais la mienne : Je soutiens de tout coeur Mélenchon et j’en profite pour préciser qu’il n’a pas imposé seul sa candidature comme des médias menteurs veulent le faire croire.
            Il a simplement proposé sa candidature au peuple qui décidera s’il sera candidat en cliquant sur le bouton de soutien du site JLM2017 ou pas. C’est un rassemblement hors parti, car c’est vrai qu’il faut aussi assainir et laisser reposer toute cette bouillie. J’en fais partie et j’en suis heureuse. L’espoir, enfin !


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 mars 15:42

              @Danièle Dugelay
              Les syndicats ne sont plus ceux d’ hier. Ils appartiennent tous, sauf SUD, à la CES, financée par Bruxelles, favorable au Traité de Lisbonne et qui s’est prononcée contre le référendum en Grèce.
              C’est dire sa soumission à l ’ UE....


              Le financement des syndicats français est des plus opaques, ils touchent de l’argent de l’ Etat et du patronat, on trouve mieux comme indépendance. La main qui donne dirige toujours la main qui reçoit . C’est aussi le cas du Parti de Gauche, qui touche de l’argent du PCF, qui lui en touche du PS, via les micro Partis.

              Vous ignorez sans doute que l’ UPR, qui a plus d’adhérents que le Parti de Gauche, est censurée par toute la classe politique, par tous les médias dominants, y compris publics, depuis 9 ans, alors que son programme est copié sur celui du Conseil National de la Résistance.

              Si Mélenchon est reçu dans les médias, ce n’est pas dû à son lyrisme de curé « aimez-vous les uns les autres », mais parce qu’il n’est pas dangereux, il ne demande pas à sortir de l’ UE et de l’ euro. 
              Enfin, ce n’est pas grave, que Mélenchon continue, c’est un très bon pourvoyeur d’adhésions à l’ UPR. Surtout ... ne changez rien !

            • alinea alinea 14 mars 16:27

              @Fifi Brind_acier
              Le PG reçoit de l’argent du PC !!
              En menant ma chienne chez le véto, je me disais : bon, on disait que Mélenchon bouffait à la gamelle du PC qui a la tune, et que, du coup, il n’allait pas très droit. Voilà qu’il en a marre d’être un porte parole de ce à quoi il ne croit pas : rester dans le nucléaire, entre autres, et qu’il propose de partir seul ; alors, et c’est Fifi, pas le efeniste du coin, qui dit qu’il touche du fric du PC.
              Non, Fifi, arrêtez cela ! que Mélenchon ne gagne pas les élections ne fera pas élire Asselineau, on est tous dans le même bateau, pour ne pas dire galère !


            • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 14 mars 19:29

              @Fifi Brind_acier
              Justement, voyez-vous, j’ai choisi SUD pour syndicat en me basant, entre autres, au critère que vous mentionnez. Par ailleurs, je serais vraiment très surprise que le PCF finance le PG, mais de toutes façons ce serait moins grave que si c’était le MEDEF. Je précise que le candidat libre, Mélenchon,
              a bien affirmé qu’il établissait avec d’autres, au niveau international, un plan B pour sortir des traités de l’UE.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 mars 19:43

              @alinea
              C’est ce qui est indiqué sur ce lien.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 mars 20:07

              @Danièle Dugelay
              Pour sortir de l’ UE, il n’y a pas besoin de Plan B, ni d’international. On déclare qu’on veut sortir de l’ UE & de l’ euro par l’article 50. Et de l’ OTAN par l’article 13 du Traité d’alliance atlantique.
              De manière unilatérale et définitive.


              Mais ce n’est pas ce qu’il explique.
              ** Sur Twiter le 15 septembre 2015 : « Je demanderai aux Français par referendum s’il faut renégocier les Traités ».


            • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 14 mars 21:19

              @Fifi Brind_acier
              Tout le monde ne croit pas en l’efficacité de l’article 50 et j’ai déjà entendu parler de pièges prêts à fonctionner si un pays souhaite l’utiliser. L’UE peut aussi asphyxier un état sur le plan financier. Il me semble juste que Mélenchon s’appuie sur un référendum populaire pour être plus fort. Je suppose que les conditions qu’il voudrait demander aurait pour effet de vider de sa « substantifique moelle » l’ensemble des traités et surtout rendre sa souveraineté au peuple français. De plus, il me semble qu’il a évolué depuis 2015 et il n’a plus à subir la pression des dirigeants du PCF.

               


            • alinea alinea 14 mars 21:35

              @Fifi Brind_acier
              Vous avez vu la date ? Vous avez lu mon com ?
              Vous ignorez la gueule de Laurent quand Mélenchon a proposé sa candidature ?
              J’aimerais bien que vous ne colportiez pas ce genre de bruit ; on a assez de la droite et du PS sur le dos !!


            • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 14 mars 22:21

              @Fifi Brind_acier
              Ces indications datent de 2008-2009. Les conditions sont maintenant différentes.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 mars 22:24

              @Danièle Dugelay
              Pour changer une virgule à un Traité, il faut l’accord unanime des 28 pays.
              Plus la crise augmente , plus les divergences entre les pays éloignent d’un consensus unanime.


              Junker l’a expliqué : « Ce ne sont pas les élections qui changent les traités ».
              Les Traités ne nous lient pas à Bruxelles. Les Traités nous lient aux 27 autres pays.
              Pour changer quelque chose, il faut que les 27 autres soient d’accord sur le même texte à la virgule près.

              La solution de Mélenchon nous rend tributaire des autres.
              Sortir ne dépend que de nous, que de la majorité des français.

            • alinea alinea 14 mars 22:40

              @Fifi Brind_acier
              Quelque chose me dit qu’il a raison quand il dit qu’on ne fait pas L’UE sans la France ; quand on voit le bordel avec la GB !!
              Mais aussi qu’on n’aura besoin ni de Mélenchon ni de l’article 50 pour que cette saloperie se casse la gueule toute seule ! et très vite si on en croit les derniers articles que l’on a lus sur les décisions de la BCE !!


            • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 14 mars 22:42

              @Fifi Brind_acier
              Je le sais, Fifi, c’est bien pourquoi c’est pratiquement impossible, mais cela peut provoquer une crise qui divise profondément l’UE. Nous ne savons pas ce qu’il peut arriver dans les mois qui viennent. Imaginons, par exemple, des révoltes terribles aux USA...et la crise financière qui est attendue de tous les spécialistes et qui pourrait être internationale...et les Français qui se souviennent de la nuit du 4 août... les pays africains qui se débarrassent de leurs chefs d’Etat fantoches asservis par les multinationales néocolonialistes...En ce moment, une étincelle peut tout embraser ou, espérons-le, mettre en fuite cette nouvelle aristocratie financière. On peut rêver, non ? Surtout tant qu’on en a le droit. C’est pourquoi le peuple, les peuples doivent être prêts pour cueillir le fruit de la victoire dès qu’il est mûr. Nous voulons VIVRE et nous avons tous droit au bonheur.


            • lermontov lermontov 14 mars 22:57

              Hollande n’a qu’à faire le chantage du ’Je me barre’. C’est du poker menteur, tout ça. C’est ce que fait Cameron et ça marche à tous les coups. S’il fait ça, ils vont tous venir lui lécher les couilles, m^me la Merkel. Le problème, c’est qu’il faut qu’Hollande trouve des couilles ou que les Français trouve un président qui a des couilles.

              (je commence à me super aldoïser et je trouve ça cool. Faut que je me trouve un survêt.)


            • alinea alinea 14 mars 23:17

              Non non lermontov, tu m’as fait rire, Aldo ne fait pas rire ; le survêt, prends le en coton, sinon on transpire !!


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 mars 06:59

              @alinea
              Vous tenez les mêmes discours que le FN !
              Renégocier les Traités, et pas la peine de se rassembler pour en sortir, attendons que ça se casse la figure.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 mars 07:06

              @Danièle Dugelay
              Et en quoi cela vous dérange que l’UE soit en crise ?
              En quoi les affaires des autres pays vous concerne ? C’est de l’ingérence.
              Laissez donc chaque pays décider de son avenir !


              Les Français ne rêvent pas du Grand soir, ni d’ Une Autre Europe.
              Ils attendent des politiques qui s’occupent de la France et des Français.

               78% des Français ne veulent plus des Partis proposés par les médias.
              Ils sont prêts à voter pour un candidat lambda.

            • alain_àààé 14 mars 15:50

              j espére que mon commantaire passera car on me coupe tous mes commantaires surtout que l article est excellent et a mon age me rappelle beaucoup de combat que j ai mené avec d autres personnes et que etant cegetiste nous ne baisserons pas les bras pour nos jeunes


              • Ouallonsnous ? 14 mars 18:24

                @alain_àààé

                Votre commentaire est passé et apparemment on peux même voter pour, les miens passent mais on ne peux les voter, qu’en déduisez vous ?


              • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 14 mars 20:38

                "Si mon travail ne vous convient pas, vous me mettez à la porte sur l’heure...« 

                C’est bien le problème. Actuellement, si un salarié ne convient pas à l’employeur, il a les plus grandes difficultés à s’en séparer. Si une prestation ne vous convient pas, vous êtes condamné si vous désirez l’interrompre.

                Qu’est-ce qu’un salarié, si ce n’est un prestataire de service comme un autre ?

                Imagine-t-on une marque de voiture qui vous oblige à racheter indéfiniment ses propres modèles ?
                Un boulanger qui vous interdit de vous adresser ailleurs ?

                Qu’est-ce qui justifie qu’on ne puisse pas se séparer d’un salarié  ? De la même façon qu’un salarié doit pouvoir quitter son emploi. C’est exactement ça l’Égalité inscrite sur le fronton des mairies et des écoles.

                L’État est là pour faire respecter les contrats, pas pour les écrire.

                Enfin j’ai lu dans les commentaires ci-dessus de graves erreurs historiques :
                Le principe du syndicalisme est un principe défendu (Frédéric Bastiat) et obtenu (Waldeck-Rousseau 1884) par les libéraux, contre les socialistes radicaux de l’époque (ceux qui sont devenus les communistes plus tard), tel Jules Guesde. Tout comme le droit de grève (Emile Ollivier 1864). Ce sont bien des conquêtes sociales, mais absolument pas obtenues par des »luttes« , mais par des accords de gré à gré.

                Maintenant dire que les syndicats ne représentent plus qu’eux-mêmes, et cela depuis justement le CNR qui leur a donner un privilège de représentation, et depuis qu’ils sont subventionnés, c’est une triste réalité.

                Normalement les privilèges ont été bannis la nuit du 4 aout 1789, enfin, normalement. Privilège, je le rappel, signifie »loi privée", c’est à dire une loi qui ne s’applique qu’à certains.


                • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 14 mars 22:19

                  @jesuisunhommelibre
                  Vous êtes un homme libre, mais pas à ce point de vous accorder le droit d’écrire des inexactitudes historiques. Donner la paternité de l’idée de rassemblements de travailleurs pour mieux défendre leurs droits à un des économistes préférés de Mme Tatcher, il faut oser ! Ce n’est pas parce qu’il a défendu un jour ce principe qu’il en est à l’origine. Quant à Waldeck Rousseau, il n’a fait que légaliser qu’une réalité sociale existante. On peut dire aussi que le Pape Léon XIII était favorable au syndicalisme ouvrier puisqu’il en avait besoin pour réaliser la doctrine sociale de l’Eglise de Rerum Novarum et permettre le dialogue social avec des syndicats réformateurs. Quant à Le Chapelier, je me demande bien ce qu’il avait interdit si ce n’est l’existence de syndicats qui n’en portaient pas encore le nom. Et je vous dire quelque chose : je m’en moque complètement. Nous avons maintenant des syndicats, certains dits « réformateurs » ou, par certains, syndicats-traîtres et d’autres que je salue pour leur courage en cette époque anti-sociale.

                  Quant aux libertés de licenciement, il me semble que la période d’essai existe toujours et permet de ne pas garder un employé qui ne convient au travail qui lui a été confié. Cette période est courte et c’est logique. Quant à votre vision du travailleur qui serait indépendant et donc sans aucune protection, un prestataire de services comme vous l’écrivez. Là, Homme libre, vous supprimez complètement le Code du Travail. Dans ce cas, supprimons aussi le lien de subordination et, tant qu’on y est, le droit de propriété. Retournons à l’ère préhistorique sans stylo, sans comptabilité et sans feuille de paie, ni bilan annuel d’entreprise.

                  Enfin, que vous soyez d’accord ou non, les syndicats représentent bien les salariés même si ceux-ci sont assez inconscients pour ne pas y adhérer. Les mêmes se précipitent d’ailleurs au local syndical dès qu’ils ont un problème avec leur employeur. Ce dernier, pas si bête, est généralement affilié à un syndicat patronal, souvent dans sa corporation (tiens, Vichy !) et ce syndicat est rassemblé avec d’autres dans une sorte de machin qui pourrait s’appeler MEDEF.


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 mars 22:27

                  @Danièle Dugelay
                  Excellente réponse !
                  Il existe les CDD pour tester un salarié et réciproquement...


                • Gasty Gasty 15 mars 09:06

                  @Danièle Dugelay

                  Très bien pour votre réponse, faut quand même un sacré culot pour ignoré totalement l’oppression et la répression de cette période et les violences policières qu’on subit les travailleurs qui aspiraient à une l’organisation sociale plus juste au grand dam de la classe dirigeante de l’époque. Ces luttes furent le moteur essentiel des avancées sociales.


                • alinea alinea 15 mars 01:25

                  Vous avez remarqué comme votre monde est beau sans l’Amérique ! smiley


                  • julius 1ER 15 mars 08:28

                    superbe métaphore !!!!! 

                    en fait non puisqu’il s’agit d’une expérience vécue, mais à ce titre cela pourrait être la META- phore tant elle révèle des attitudes et des aspects de conditionnement sociétaux !!

                    je lisais que des chercheurs ont découvert que la Psychologie s’est planté depuis des décennies maintenant en pensant que de nombreuses expériences avaient été validées de manière très sérieuse....
                    mais en fait les postulats étaient faux !!!!! difficile de résumer en quelques phrases aussi je donne le lien


                    pour ce qui est de l’économie on peut difficilement faire pire qu’en ce moment, !!!

                     le parallèle avec l’histoire de D Dugelay, c’est que celle-ci se passe après l’immense crise de 1929 et ce qu’on vit actuellement fait suite à celle de 2007/8, mais on voit bien qu’elle produit les mêmes effets aussi dévastateurs maintenant qu’hier .... 

                    et les mêmes causes produisant les mêmes effets, on casse ce qu’il a fallu plus d’1 siècle à construire et on assiste à la montée du faschisme dans toute sa splendeur.... 

                    et les bênets de dire :
                    les gens on raison de se protéger
                    il faut un pouvoir fort
                    il faut des mecs avec des couilles 
                    on doit être maître chez soi
                    etc......

                    la plus grosse erreur de Hollande aura été de déclarer l’Etat d’Urgence mais pas le bon !!!

                    c’était l’Etat d’Urgence des consciences (ou ce qu’il en reste )qui aurait dû être décrété à la manière de l’Abbé Pierre en 1956 avec son insurrection humanitaire ou de la bonté ...



                    • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 15 mars 17:24

                      Oui, je le confirme, cette histoire est véridique, mais je veux ajouter qu’une aventure, arrivée à une autre personne de ma famille dans les années 2000, a donné raison à mon Cousin Jean. Cette personne a été embauchée par quelqu’un qui voulait « lancer sa boîte ». Le projet était intéressant et tout à fait réalisable. A la fin du 1er mois, l’employeur a demandé à son salarié d’attendre un peu pour être payé car il avait des petits problèmes de trésorerie. C’était compréhensible pour un début d’activité. Lorsque l’échéance suivante est arrivée, le salarié n’avait toujours rien touché et son jeune patron a répondu avec beaucoup de désinvolture à sa réclamation. C’était net, il avait été victime d’un employeur voyou. Bien sûr, le litige s’est réglé aux Prud’hommes, mais avec des années de retard et des règlements fractionnés. Malheureusement, Jean était décédé depuis longtemps et ne pouvait plus donner ses sages conseils.


                      • Hervé Hum Hervé Hum 11 octobre 09:19

                        bonjour

                        joli texte !

                        mais je viens surtout parce que votre commentaire d’hier me laisse songeur,

                        vous écrivez "J’en viens à penser que les intellos qui s’écoutent « écrire » sont actuellement haïssables. dites les choses simplement : avec la mondialisation, ce n’est pas forcément la loi de l’offre et de la demande qui assure le meilleur profit immédiat. Il existe un point d’équilibre où offre et demande se rejoignent pour le meilleur profit,mais davantage de demande ou davantage d’offre le font baisser. Donc, une juste quantité de producteurs et une juste quantité de de consommateurs et pas un de plus. Les autres ne seront pas des esclaves, mais des pauvres et, pour éradiquer la pauvreté, le mieux c’est encore d’éradiquer les pauvres, non ? Alors en file indienne montez dans le wagon à bestiaux et direction l’abattoir. Tant qu’on y est à cracher de grandes théories en oubliant l’Humanité tout simplement, on peut parvenir à de telles horreurs.
                        Oui, je crois que je hais les intellos !"

                        Je ne lis pas que vous me traitez d’intello, mais je vous invite à lire mes articles traitant de la responsabilité et sur la monnaie, vous y trouverez peut être quelques réponses positives. En effet, l’équilibre dont vous parlez dépend du système économique, lui même résultat de la conscience sociale.

                        L’inversion des normes ou plutôt son déséquilibre structurel est conçu pour permettre à une minorité d’exploiter autrui. Une des principales inversion, parfaitement énoncé par Adam Smith, est de voir le prix dans la marchandise et non dans le temps de vie dédié à sa production.

                        Dès l’instant où vous avez pris conscience que l’enjeu est le temps de vie des êtres, alors, vous prenez conscience que la propriété et avant elle la souveraineté, n’ont d’autres intérêts et valeurs qu’en tant que moyen de s’approprier le temps de vie des êtres et uniquement cela. Mais en ne montrant que la marchandise, les simples et faibles d’esprits, comme ces intellos que vous haissez, raisonnent alors comme vous le constatez si bien.

                        Le hic, c’’est qu’on ne peut établir une économie d’équilibre qu’en abolissant la propriété économique et en la transposant en responsabilité économique. Sans cela, c’est impossible, mais l’astuce des capitalistes a consisté à confondre la propriété d’usage avec la propriété économique. La stratégie de la confusion a très bien fonctionné jusqu’à aujourd’hui, mais pourrait bien se retourner contre ses promoteurs.

                        Dernier exemple, en dehors de quelques initiés dont je ne connais pas les noms, tous les économistes dont j’ai lu quelques articles, ont une connaissance totalement biaisée et fausse du système actuel et des règles qui président à l’économie. Les pires étant les économistes se disant de gauche comme Frédéric Lordon. Mais remettre de l’ordre nécessite surtout d’accepter de se remettre en question...


                        • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 11 octobre 15:31

                          Merci de votre commentaire. « Se remettre en question », c’est bien l’objectif permanent que devrait avoir tout libre-penseur et je suis libre-penseuse. Cela devrait même être l’objectif de tout être humain, animal doué de la pensée. Malheureusement, cela demande du temps et je crains que nous n’en ayons plus beaucoup avant qu’un autre système de valeurs nous submerge, pris dans les vagues invincibles et terrifiantes d’une troisième guerre mondiale, probablement nucléaire. Je ne parle pas pour moi car je suis trop âgée et je ne verrai sans doute pas la fin de cet épisode de la grande Histoire de l’Humanité. Je reconnais d’ailleurs que, même libre-penseuse, il m’est encore plus difficile de modifier mon mécanisme de réflexion car trop chargé d’expérience. Je suis fatiguée et je me demande parfois si j’ai le droit de prendre la responsabilité de réfléchir à un avenir qui appartiendra à d’autres. Par contre, je vous le dis, vous avez raison et je serais heureuse de penser que vous vous attacherez à continuer à utiliser votre esprit critique pour créer de nouveaux modes de penser fondés sur un nouvel humanisme, juste et généreux. Bon courage et merci.


                          • Hervé Hum Hervé Hum 11 octobre 17:01

                            @Danièle Dugelay

                            se remettre en question est nécessaire, mais je reconnais que c’est très difficile. Je parles de moi !

                            Comme dit le proverbe, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, donc, rien n’est encore fait.

                            Surtout, il n’y a pas d’autres alternatives que d’abolir la propriété et de la transposer en responsabilité, sauf à en passer par une 3ème guerre mondiale.

                            Mais la réalité est sans appel, l’économie d’aujourd’hui repose toute entière uniquement sur le salariat et non sur le patronat. Nous sommes passé d’un monde en expansion à un monde en gestion qui exclu de lui même la concurrence entre les peuples et les individus, mais uniquement autour de projets et d’objectifs communs à atteindre. La publicité ne se fait plus sur les produits finis, mais uniquement sur les projets à réaliser. Ce monde là est déjà celui de l’internet et des réseaux sociaux. Les tentatives de corruption de cette nouvelle économie se font de plus en plus forte et agressives, mais rien ne peut l’arrêter, sauf, encore et toujours, le chaos généralisé

                            Dans cette nouvelles économie émergente, l’intérêt général est la somme des utilités particulières où chacun puise son intérêt particulier par son utilité à servir l’intérêt général.

                            Ce bouleversement est en marche et il est pour maintenant, sauf si tout est détruit.

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