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Accueil du site > Actualités > Société > C’était l’un des plus beaux métiers du Monde...

C’était l’un des plus beaux métiers du Monde...

Il faudra faire le bilan de cette rentrée ….

Des professeurs envoyés dans des écoles, des collèges et des lycées, sans aucune formation souffrent.

Certains s'en sortent, d'autres connaissent de grandes difficultés : ils maîtrisent leur contenu mais ne savent pas « prendre en main une classe »car l'enseignement ne s'improvise pas.

L'un des plus beaux métiers du monde devient dans notre pays l'un des plus difficiles et des plus dangereux.

Aujourd'hui, ou le gouvernement met en place les moyens pour assurer la formation disciplinaire et surtout pédagogique des nouveaux enseignants, ou il sera responsable de la dégradation de la situation de l'enseignement

Le syndicat SUD Éducation lance un cri d'alerte, à la suite de ce drame qui est survenu dans le Calvados avec le suicide d'un enseignant.

« Le jour de la rentrée scolaire, un professeur des écoles, nouvellement affecté dans un lycée (14), a mis fin à ses jours chez lui. Le syndicat SUD Éducation Calvados garantit de son soutien et présente ses sincères condoléances à sa famille, à l'ensemble de ses proches et de ses collègues.

Pour SUD Éducation Calvados et SOLIDAIRES, cet événement tragique rappelle de façon dramatique la situation de souffrance des personnels de l’Éducation Nationale qui n'a fait qu'empirer ces dernières années. Les causes ne sont pas à chercher dans la vie personnelle de cet enseignant mais dans l'organisation pathogène du travail :

- augmentation du nombre d'élèves par classe, notamment en mixant des groupes de formation différente (élèves de L, ES et S ensemble)

- élèves "difficiles"

- affectations correspondant à des postes non demandés

- quasi-absence de formation et de confrontation d'expériences en collectif (IUFM)

- reconversions sans mise en place de formation continue

- contre-réformes qui se sont succédées à un rythme accéléré, au gré du libéralisme, sans prendre en compte les effets sur les salarié-e-s.
 

Pour beaucoup de ses collègues, le manque d’accompagnement et de formation à un métier d’enseignant très différent, conjugué à une haute conscience professionnelle ont généré une souffrance insupportable. Ce, d’autant qu’il venait d’assumer une année avec une classe très difficile qui l’avait épuisé.

Sud Éducation Calvados demande au rectorat et au ministère de cesser la mise en place d'organisations du travail reconnues comme pathogènes. Malgré de nombreux suicides dans l’Éducation Nationale, le ministère n'a pris aucune décision pour mettre fin à ces situations. Comme après chaque suicide, le rectorat nie la relation avec le travail et dans ce dernier cas utilise une cellule dite psychologique pour demander au personnel de rester silencieux sur l’événement et pouvoir d'autant mieux renvoyer à la sphère privée. Nous dénonçons cette attitude irresponsable qui refuse de remonter aux causes de l'événement. C'est pourquoi nous demandons la tenue d'un Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail extraordinaire dans lequel nous exigerons une enquête pour :

- recueillir les premiers témoignages qui risquent de changer après réflexions ... et/ou pressions…,

- permettre de prendre les mesures adaptées pour que ça ne se renouvelle pas,

- mettre en cause l'employeur puisqu'il est responsable de la sauvegarde de la santé physique et mentale du salarié, contre-partie du lien de subordination,

- constituer le dossier accident du travail devant la sécurité sociale.

Nous, militants syndicaux sommes fondés et légitimes à émettre l'hypothèse dans le cas d'un suicide que les conditions de travail de la victime peuvent avoir un lien avec son geste. Faire cette hypothèse et mettre en œuvre des actions pour la vérifier n'est pas instrumentaliser un suicide mais agir dans le cadre de nos prérogatives. »

A Hérouville Saint Clair, le 6 septembre 2012

JPEG - 12.4 ko

Cet appel ne nous laisse pas indifférents, il doit être entendu...

Les propositions émises par ce syndicat sont intéressantes, d'autres doivent émerger, comme celle qui consiste à réduire la dimension des établissements scolaires du secondaire....

Il ne suffit pas de mettre des moyens, « encore plus » mais, sans céder sur l'essentiel, prendre en compte les nouvelles réalités sociales.

Je m'explique ; dans des collèges « zonés », dits difficiles, les chefs d'établissement peuvent recruter dans le cadre des financements préfectoraux de politique de la ville des adultes relais qui assurent des missions de médiation.

Mais ces personnels sont recrutés et mis sur un poste sans formation ni même préparation à leur fonction.

Pourquoi ne pas créer un corps de médiateurs, qualifiés pouvant effectivement être l'inter face entre les élèves et les profs et entre l'établissement et les parents, en complémentarité avec l'enseignement ?

Il faut arrêter le bricolage, réfléchir et prendre des décisions pour que l'un des plus beaux métiers du monde ne deviennent pas le m étier qu'on ne voudrait surtout ne pas faire !


Jean-François Chalot


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30 réactions à cet article    


  • Lamouet 8 septembre 2012 09:22

    Le syndicat SUD Éducation lance un cri d’alerte, à la suite de ce drame qui est survenu dans le Calvados avec le suicide d’un enseignant.

    - élèves « difficiles » 

    C’est, de très loin, le principal problème.
    Cela dure depuis des décennies..et va en s’aggravant.
    Si on veut être réaliste, tout est à repenser, les programmes en particulier.
    Les IUFM ? C’est bidon.


    • kemilein 8 septembre 2012 16:19

      je croyais que le problème de l’école c’était les élèves et non les prof dépressifs ?
      nan parce que y’a combien de prof pour combien d’élèves ?
      on peut pleuré sur un suicide (qui n’a pas QUE a voir avec sa profession, sans doute une vie de merde, avec une femme chieuse et conne, des mômes insupportables, une playstation cassé...)
      ou alors parler du vrai problème ?

      qu’est ce que l’éducation ?
      le conditionnement des jeunes générations afin qu’elles correspondent a ce que la société attend d’elles
      c’est un fait, factuel, pas un avis ou une opinion.

      pour décider de quelle éducation il faut déjà décider de quelle société veut on.
      pour savoir de quelle société on veut il faut savoir ce qu’est l’humain : ses besoins, son absurdité, sa condition d’organique, son déterminisme environnemental...

      pour savoir ou je vais je n’ai pas besoin de savoir d’ou je viens si le trajet est balisé, et s’il n’est pas balisé vous êtes perdu, dans les deux cas j’ai besoin de savoir d’ou je viens pour savoir ou j’en suis.


    • PATRICE T PATRICE T 8 septembre 2012 10:02

      LA POSTE : les PTT (Petit Travail Tranquille) tout cela est bien loin. Peut-être pas le plus beau métier du monde, mais un élément clé du lien social en secteur rural et qui est mis à mal partout et ... ce nouveau drame à l’Education Nationale me donne l’occasion de m’exprimer ici

      La souffrance au travail est une réalité dans tous les secteurs d’activités, et les suicides ou tentatives de suicides sont de plus en plus nombreuses et trop souvent cachées.

      Je travaille à LA POSTE et, malgré les nombreuses mises en gardes faites auprès de ses dirigeants, suite à la dramatiques situations à FRANCE TELECOM, les restructurations, les méthodologies se sont poursuivies sans ménagement pour les personnels postiers, tous grades confondus.

      Suite aux récents évènements dramatiques de ces derniers mois, LA POSTE a mis en place « un grand dialogue avec à la clé »le rapport Kaspar« qui doit être commmuniqué dans les jours qui viennent. Les premiers éléments font apparaitre que LA POSTE reconnait qu’elle est allée trop vite mais que les évolutions doivent se faire afine de rester concurrenciel. Dans un premier temps, toutes les restructurations ont été »gelées« . Il n’empêche que la réalité est tout autre car sur le terrain, les travaux se poursuivent et les rumeurs de changements d’horaires, de fermetures de bureau, de fexibilité, les non remplacements de départ en retraite et le recours à la soustraitance et à l’imtérim s’intensifient.

      Tout cela n’est pas fait pour rassurer les postiers.

      D’autres effets de cette souffrance au travail qu’il faudrait mettre en avant et peut-être »étudier« de plus près, même si cela relève de la vie privée des gens. Certes, les »suicides« sont des éléments à prendre en compte, mais le constat que je peux faire (et je ne suis pas le seul à l’avoir constaté) est celui ci : notre établissement a fermé et a été transféré en 2008. Depuis, un grand nombre de collègues ont divorcés. Les arrêts de travail pour maladie sont en constante augmentation. Les accidents cardio-vasculaire se multiplient. Heureusement, pas de drame jusqu’à ce jour.

      Les horaires et les rythmes de travail ont considéralement changésl. Les effets de la fatigue liées aux réductions d’effectifs, les possiblités de récupération en particuliers des nuiteux ont diminués, et les effets se font sentir : beaucoup deviennent irritables, reconnaissent moins supporter leurs enfants, sont moins »présents" à la fois physiquement et psychologiquement à la maison, leur vie sociale en est également perturbées.

      La médecine du travail et de prévention, l’assistance sociale membres des CHS-CT devraient avoir des éléments de réponses à ces questions. Probable que lors d’un prochain CHS ce sujet soit abordé, mais la Direction ne semble pas mesurer cet aspect des choses, sauf pour en souligner le coût en matière d’embauche d’intérimaire. Seules les conséquences ont de l’importance, les causes .... pas leur problème.

       


      • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 8 septembre 2012 10:13

        Il faut certes (mieux) former les profs. Mais il conviendrait aussi (et je ne dis pas cela pour accabler le pauvre garçon dont il est question) de soumettre l’engagement des enseignants à un examen psychologique. On leur fait subir un examen médical mais on ne se préoccupe pas de savoir s’il sont faits pour le métier, s’ils sont aptes à en supporter les contraintes et s’ils ne présentent pas un danger pour les élèves. 


        • non667 8 septembre 2012 13:48

           à jjmourot
          Mais il conviendrait aussi de soumettre l’engagement des enseignants à un examen psychologique. s’ils sont aptes à en supporter les contraintes et s’ils ne présentent pas un danger pour les élèves.
          un examen psychologique sérieux devrait déterminer . s’ils sont aptes à en supporter les contraintes qui sont de servir ligotés de punchingball à des élèves en difficultés ,a leurs parents ,et grands frères ! les autorités savent très bien qu’ils n’en trouveraient aucun
          quand au bobos 68tard des syndicats gauchistes cause de cet état de fait ce sont majoritairement des pompiers pyromanes !


        • tf1Goupie 8 septembre 2012 15:58

          Persone n’est « fait pour ce métier ».

          Peut-on faire des tests pour savoir si un ingénieur, un boulanger, un agent de centre d’appel, une infirmière etc ... est « fait pour ce métier » ?


        • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 10 septembre 2012 09:55

          Ailleurs que dans l’enseignement, engage-t-on les gens uniquement sur leurs compétences professionnelles ? Par ailleurs, un boulanger qui n’est pas fait pour le métier perdra ses clients et devra bien vite se reconvertir. Allez virer un enseignant vraiment pas à sa place dans une classe (j’en ai connu). Quasi impossible. Et ceux auxquels ont affaire les enseignants sont des enfants ou des adolescents pas des miches ou des baguettes ! Et ils ne sont pas tous d’affreux sauvageons ! Quant aux enseignants qui ne tiennent pas le coup,on les retrouve à la Verrière ou ils se suicident. N’aurait-il pas mieux valu les dissuader avant ?


        • eric 8 septembre 2012 12:12

          Faut dire aussi que sous la pression des syndicats et au nom de« l’égalité entre profs » c’est à dire la primauté de la notation sur les besoins des établissement, donc des élèves, on envoie systématiquement les débutants dans les postes les plus difficiles. Il n’est pas sur que la formation puisse remédier à cet état de chose. Ancienneté moyenne des profs dans les établissements classés à problème, 2 ans.
          Les mêmes syndicats s’opposent à ce que même sur la base du volontariat, on puisse payer mieux ceux qui se « tapent les pauvres ». Les sondages internes montrent qu’une immense majorité de prof répugnent à enseigner aux « pauvres » ( pas gratifiant). faut bien voir que si on affecte pas des profs aux postes non demandés, il n’y a plus de profs dans les banlieues.
          En réalité, c’était le plus beau métier du monde tant qu’on avait à s’occupper de gentils enfants bien élevés issus des classes supèrieures ou à la rigueur enfants de profs.....

          Aujourd’hui, la seule revendication qui mériterait d’être défendue, à condition évidemement de s’intéresser aux destins des plus défavorisés, ce serait d’affecter d’office et d’autorité les meilleurs profs aux établissements les plus difficiles.

          Allez vendre cela à SUD....


          • rosemar rosemar 8 septembre 2012 13:56

            Allons bon ...tout cela n’est pas si simple :dans tous les établissements ,il existe des classes à problèmes ou difficiles :c’est le reflet de notre société :divorces ,chômage ,situations précaires etc.

            Il faut ,dans tous les cas ,apporter un soutien aux profs au lieu de les dénigrer sans arrêt ,faute de quoi ,l’enseignement va s’effondrer...


            Bonne journée à tous

          • tf1Goupie 8 septembre 2012 18:22

            Malheureusement, Rosemar, les moinssages que vous recevez sont assez révélateurs du soutien que reçoivent les enseignants.


          • CHALOT CHALOT 8 septembre 2012 12:21

            Eric !
            Je ne suis pas certain que les élèves de « classes supérieures » soient toujours beaucoup plus faciles que « les pauvres »...Les sans formation auront aussi des difficultés.


            • eric 8 septembre 2012 12:30

              Peut être, n’empêche que les profs se battent pour enseinger à HIV, pas dans le 93. Et quand ils se PCS par internet pour accumuler des points, ce n’est en général pas pour aller dans des ZEP.

              Donc vous soutenez ma « légitime revendication », les profs les mieux notés d’autorité dans les banlieues ? Puis je considerer cela comme une position officielle, engage-t-elle votre mouvement ?


            • PATRICE T PATRICE T 8 septembre 2012 12:58

              Pour répondre à Eric

              Je connais assez bien Jean-François pour affirmer qu’il n’intervient sur Agoravox pour promouvoir un mouvement ou une association comme vous le laissez entendre. Il ne fait part que de ses avis personnels et éclairés d’homme de terrian sur des sujets de sociétés, des ouvrages littéraires ou autre.

              Alors s’il vous plait, comme beaucoup d’autres, arrêtez les procès d’intention !


            • tf1Goupie 8 septembre 2012 16:00

              A quoi ça sert d’envoyer quelqu’un dans un endroit où il n’utilisera même pas un quart de ses compétences ?

              A part pour faire plaisir au badaud....


            •  C BARRATIER C BARRATIER 8 septembre 2012 13:34

              J’ai toujours entendu les professeurs se plaindre des effectifs et de l’hétérogénéité de leurs classes qui est pourtant le BA BA du métier. De la difficulté d’encadrer les élèves, les mêmes plaintes existaient il y a 20 ans. De la fatigue nerveuse, bien réelle, malgré le nombre impressionnant de jours de vacances.

              Alors le métier est peut être aujourd’hui impossible...

              Les jeunes générations ont connu un bien être relatif ( soins, téléphone, télévision, parfois voiture ou moto) alors que les enseignants d’autrefois pouvaient rarement se payer un véhicule à moteur (mais le vélo c’était plutôt bien, le car, le train...). Le bien être relatif engendre la fragilité. Et pourtant j’y tiens à ce bien être.
              Je lis "

              Pour SUD Éducation Calvados et SOLIDAIRES, cet événement tragique rappelle de façon dramatique la situation de souffrance des personnels de l’Éducation Nationale qui n’a fait qu’empirer ces dernières années. Les causes ne sont pas à chercher dans la vie personnelle de cet enseignant mais dans l’organisation pathogène du travail :

              - augmentation du nombre d’élèves par classe, notamment en mixant des groupes de formation différente (élèves de L, ES et S ensemble)

              - élèves « difficiles »

              - affectations correspondant à des postes non demandés

              - quasi-absence de formation et de confrontation d’expériences en collectif (IUFM)

              - reconversions sans mise en place de formation continue

              - contre-réformes qui se sont succédées à un rythme accéléré, au gré du libéralisme, sans prendre en compte les effets sur les salarié-e-s.  »

              J’ai connu des classes à 42, ça n’existe plus, quant à l’affectation quand on est fonctionnaire(militaire ou enseignant c’est pareil), on va où on vous nomme, et les nouveaux venus sont nommés là où personne n’a demandé....Choisir la fonction publique c’est forcément cela.

              Aux enfants tout est dû, plus qu’autrefois. Quant aux fonctionnaires recrutés pour leur servir un cours, c’est eux qui doivent un service.

              Les réformes (peu appliquées sur le terrain) ont depuis toujours donné le tournis.

              Par contre, côté formation autrefois, c’était très bien, les IUFM ont déjà tout cassé, SARKO a même supprimé la formation. Pour casser les écoles et les lycées.
              Refera-t-on les écoles normales primaires, l’ENSET, les ENNA..., ? Les étudiants accepteraient ils un concours difficile pour y entrer en sachant qu’ils seront nommés probablement ailleurs que leur voeu, que s’ils refusent l’affectation ils perdent le bénéfice de leur concours, et qu’on ne voudra plus d’eux dans la maison ?

              Aujourd’hui il faudrait que les jeunes enseignants aient plus de charisme qu’autrefois, surtout il faudrait qu’ils sachent que leurs diplômes de spécialité sont l’élément nécessaire (mais le plus facile à acquérir) et que le plus dur, c’est la communication, l’enthousiasme, la totale confiance en soi, l’ascendant naturel (importance de la voix, - il y en a d’insupportables, du regard, de l’écoute, de la facilité à manager des groupes). Si on n’a pas acquis cela, il ne faut pas venir, et si on est venu, il ne faut pas rester...car « sur le tas » on sera trop en défense et dans la peur ou l’agressivité pour apprendre.

              Une planche de salut est le travail en équipe, avec des invitations réciproques dans la classe en « double animation » pour apprendre d’un veinard qui sait faire. Mais souvent l’enseignant ferme sa porte (au sens figuré), pour faire classe comme en cachette.
              Alors l’enseignement impossible ? J’ai rêvé au lycée idéal.Table des news, ici

              « Pédagogie et méthodes actives, le lycée de demain ?

               http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=198 »

              Travailler dans les conditions actuelles en construisant ce lycée idéal par des bribes, dans la pratique quotidienne, est certainement un moyen de surmonter l’obstacle de toujours dans ce métier.


              • non667 8 septembre 2012 14:29

                 à c barratiers
                Alors le métier est peut être aujourd’hui impossible...

                dans certains établissements ce n’est pas peut être !

                malgré le nombre impressionnant de jours de vacances.

                dans certains établissements ils n’ont aucun jours de vacance ,ils sont « toujours à l’école » s’ils n’ont pas d’élèves ils sont en « convalescence » .

                successivement instituteur, professeur, permanent des Centres d’Entrainement aux Méthodes d’Education Active (CEMEA), principal de collège, proviseur de lycée, mais aussi responsable de rencontres internationales de jeunes en Avignon et dans des chantiers bénévoles, conseiller municipal avec un suivi de crèches municipales, d’un Conseil municipal des Enfants, de chantiers internationaux dans ma commune. Je suis aussi Délégué Départemental de l’Education nationale appelé à suivre régulièrement le fonctionnement d’écoles publiques ou privées. 

                exemple typique : même les meilleurs enseignants cherchent à se sortir de devant les élèves et viennent narguer ceux qui n’ont pas pu !

                "J’ai connu des classes à 42, ça n’existe plus, quant à l’affectation quand on est fonctionnaire(militaire ou enseignant c’est pareil), on va où on vous nomme, et les nouveaux venus sont nommés là où personne n’a demandé....Choisir la fonction publique c’est forcément cela.

                Aux enfants tout est dû, plus qu’autrefois. Quant aux fonctionnaires recrutés pour leur servir un cours, c’est eux qui doivent un service."


              • tf1Goupie 8 septembre 2012 18:24

                « Avant » les établissements scolaires classés violence n’existaient pas ....


              • tf1Goupie 8 septembre 2012 19:04

                Pour ceux qui ne connaissent pas les « sites violence », un peu de lecture.

                Des établissements où les élèves agressifs et dangereux sont baptisés « enfants en souffrance », et où les professeurs tombent régulièrement dans les escaliers (manque d’expérience sans doute).


              • Malika 8 septembre 2012 16:02

                à C BARRATIERS

                 J’ai rêvé au lycée idéal. Moi je rêve d’une maternelle idéale. Enseignante en grande section depuis 6 ans, cette année j’approche de mon idéal ! Une classe où les élèves viennent avec plaisir, travaillent, s’amusent et sont punis quand il le faut. 
                Le cadre éducatif qui n’avait de sens que sur du papier est devenu concret lorsque j’ai rencontré un psychologue scolaire. Le cadre éducatif, les règles de la classe sont à mettre en place avec les élèves, les transgressions de ses règles sont suivis de sanctions auxquelles les élèves ont donné leur accord et sont appliqués dans le respect de chacun. A bàs la relation de force, car le conflit est latent !


                •  C BARRATIER C BARRATIER 10 septembre 2012 13:25

                  Commentaire réconfortant, on peut très bien faire fonctionner sa classe, la méthode qui n’est pas la relation de force est celle de tous les mouvements d’éducation nouvelle. Et ça fonctionne, même dans les quartiers très difficiles. Merci


                • NeverMore 8 septembre 2012 16:31

                  Le récupération corporatiste d’un drame possiblement individuel est abjecte.

                  Qu’ils se penchent sur les suicides d’agriculteurs, et la véritable ampleur du phénomène, qui est un VRAI drame social.

                   


                  • Yves Dornet 8 septembre 2012 16:36

                    @CHALOT,

                    et les professeurs envoient les élèves dans le vrai monde du travail sans aucune formation...il serait peut être temps d’ouvrir le monde entrepreneurial aux étudiants.

                     


                    • titi 8 septembre 2012 23:44

                      Excellente intervention.

                      Puisqu’il ne faut pas mettre le monde du travail dans l’enseignement, pourquoi faire une exception ?

                       


                    • CHALOT CHALOT 8 septembre 2012 18:22

                      Le point de vue que je défends est personnel et d’ailleurs je n’ai jamais aimé les cases de la pensée juste.
                      Yves ! Il est nécessaire que les élèves développent leur capacité propre et puissent s’ouvrir sur les différents champs de compétences. La formation technique pratique devrait exister dès la 6ème pour tous.
                      Pour le monde de l’entreprise aux étudiants : l’ouverture oui mais sans stage photocopieur ou balayage avec des vrais stages accompagnés de tuteurs.


                      • non667 8 septembre 2012 19:31

                        à chalot
                        La formation technique pratique devrait exister dès la 6ème pour tous.

                         à part que depuis 1988 le N.O.M. (a davos ) à réparti les compétences par pays (c’est mon copain coco qui me l’a dit )
                        -a l’allemagne la mécanique
                        -au japon l’électronique
                        -aux usa l’agriculture ( l’arme alimentaire ,les paysans français n’étant que des métayer de monsanto )
                        —la france = la bronze cul de l’europe donc travail dans la restauration ,l’hôtellerie , les eurodysney .( un dîner presque parfait ,oui chef )
                        ceci en 2012 est réalisé a 80%
                         nos gouvernants aux ordres ont saboté l’enseignement technique en prétendant le défendre !


                      • CHALOT CHALOT 8 septembre 2012 20:56

                        Je vais vous répondre Calmos sur le pourquoi de cet article :
                        De nombreux militants associatifs, de nombreux militants syndicaux et syndicalistes défendent des principes et mènent un combat social. Ils n’ont pas de complaisance pour l’ancien gouvernement qui a participé activement au démentèlement de l’école, ils n’auront non plus aucune faiblesse vis à vis de ce gouvernement.
                        Ils veulent être INDEPENDANTS et FIDELES A LEURS CONVICTIONS !


                        • titi 8 septembre 2012 23:54

                          « Ils veulent être INDEPENDANTS et FIDELES A LEURS CONVICTIONS ! »

                          Parfait. Qu’ils rendent donc l’argent des subventions : cela les rendra encore plus indépendants.


                        • titi 8 septembre 2012 22:42

                          Encore un bel exemple de dérive corporatiste, sous couvert de combat « pour le bien de tous ».

                          Voici quelques chiffres

                          http://www.invs.sante.fr/publications/2010/suicide_activite_professionnelle _france/rapport_suicide_activite_professionnelle_france.pdf

                          En résumé c’est à l’EN, chez EDF/GDF et dans la banque qu’on se suicide le moins.

                          Et où se suicide-t-on le plus ? Chez les sans emplois.
                          Preuve qu’il y a désesport et désespoir.


                          • tf1Goupie 8 septembre 2012 23:19

                            Elle me font marrer vos statistiques !

                            Savez-vous tous les combien d’années un enseignant voit la médecine du travail ? ça dépasse les 10 ans.

                            Savez-vous à quelle fréquence les enseignantes pleurent chez elles le soir en rentrant du boulot ?
                            Zéro : les statistiques ne les connaissent pas.

                            Savez-vous que dans l’E.N. le CHSCT (CT pour conditions de travail) n’existe pas, alors qu’il est obligatoire dans les entreprises privées à partir d’un certain nombre d’employés (50 je crois) ?

                            Vous avez bien raison de ne pas chercher à savoir. Bonne nuit...


                          • titi 8 septembre 2012 23:43

                            @tf1groupie

                            « Elle me font marrer vos statistiques ! »
                            Moi, c’est vous qui m’amusez.

                            « Savez-vous à quelle fréquence les enseignantes pleurent chez elles le soir en rentrant du boulot ?
                            Zéro : les statistiques ne les connaissent pas. »
                            Et les filles en production à la chaine vous avez des statistiques ?

                            « Savez-vous que dans l’E.N. le CHSCT (CT pour conditions de travail) n’existe pas, alors qu’il est obligatoire dans les entreprises privées à partir d’un certain nombre d’employés (50 je crois) ? »
                            Alors pour votre gouverne c’est 50 employés pour un site. Pas pour l’entreprise.
                            Ce qui de fait exclu la plupart des établissements de l’EN puisque comportant moins de 50 employés.

                            Pour ce qui est de cherche à savoir, il s’avère que j’ai été employé de l’EN pendant un certain temps. La situation actuelle, les enseignants en portent également la responsabilité.
                            Comment se faire respecter par ses élèves, comment prétendre à exercer une autorité lorsqu’on refuse celle de sa hiérarchie ? Lorsqu’on se met en grève pour un oui pour un non ? Lorsqu’on conteste toute décision venant « d’en haut » ?
                            Et bien voilà les élèves suivent l’exemple qu’on leur donne.
                            Je ne vais pas pleindre « mes anciens collègues ».

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