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Accueil du site > Actualités > Société > Cachez ce sein...

Cachez ce sein...

Dans les journaux, dans les hôpitaux, dans les alcôves, à la télé, sur les plages, dans la rue, à la radio, dans le lit, dans l’espace public comme dans la plus stricte intimité, l’OPA sur le corps des femmes ne cesse jamais ! Et c’est encore pire quand le féminisme médiatiquement correct s’en mêle !

Cachez ce sein...Hier, c’était la journée Élisabeth Badinter sur France Inter.
Ça tombe bien, ça rime.

Badinter, c’est du lourd, c’est du sérieux, une philosophe, une intellectuelle féministe. Et comme le souligne le film de La Domination masculine, en terme de défense du droit des femmes, il y a encore du boulot, des marches à gravir et surtout des étapes à ne pas repasser en marche arrière, comme ce serait un peu la tendance en ce moment. Des combats à mener pour les droits des femmes, ça ne manque pas. Rien que pour l’exemple, prenons l’inégalité la plus fondamentale de toutes, celle qui rogne bien des ailes et rend bien dépendantes la plupart d’entre nous, l’inégalité devant l’emploi, que ce soit en terme d’accès ou de salaire. Mieux éduquées que les garçons, nous sommes tout de même deux fois plus nombreuses qu’eux à ramer au SMIC, l’insultant petit salaire minimum que ce gouvernement maintient fermement sous la ligne de flottaison budgétaire. Et les hommes gagnent en moyenne 37 % de plus que les femmes. Si l’écart de rémunération s’était réduit de 1972 à 1993 sous la pression des mouvements féministes, il se maintient fermement depuis, ce qui laisse penser qu’il y a encore bien du travail à faire sur ce seul chapitre.

Et ne parlons pas de tout le reste, de toutes les autres contraintes du corps social sur le corps des femmes, toutes les injonctions physiques, comportementales, vestimentaires, sociétales, qui nous enferment, nous limitent, nous entravent, nous écrasent finalement aussi sûrement qu’une bonne grosse burqa mentale.
Il faut, y a qu’à, tu dois, les normes, les mensurations, les regards, les obligations, nous sommes d’éternelles mineures, nous sommes en permanence sous tutelle, sous contrôle. La mode dicte notre couleur préférée du mois ; le médecin, notre poids idéal ; l’employeur, régulièrement, notre coupe de cheveux, la longueur réglementaire de la jupe. Nous sommes même à présent soumises à l’impératif médiatique de l’orgasme et on en profite pour re-banaliser l’usage de la machine à jouir, astucieusement rebaptisée sex toy pour l’occasion. On légifère abondamment sur le tissu religieusement ostentatoire... mais surtout lorsqu’il est porté par les femmes.

Bref, il y a de quoi faire sur le front de la libération des femmes dans notre société, même la nôtre, soi-disant si évoluée, aussi j’attendais un peu mieux du poids lourd de la philo féministe qu’un brûlot un peu constipé autour de la seule question de la maternité et plus particulièrement de l’allaitement. D’un seul coup d’un seul, le problème n’est plus de se manger un plafond de verre dans la société parce que nous sommes immanquablement soupçonnées d’être des serials pondeuses complotistes qui ne rêvent que de se goinfrer des chapelets de congés parentaux aux crochets de la société en général et de l’entreprise en particulier, non, le vrai problème, c’est la dictature de l’allaitement maternel, le modèle maternant.

Personnellement, si la pesanteur n’avait pas déjà commencé à s’en charger, les seins m’en tomberaient jusqu’aux chevilles, encadrant magnifiquement ma mâchoire béante. Parce que dans le vrai monde où je vis, on ne peut pas dire que j’ai été poussée, même gentiment, sur la voie de l’allaitement maternel. Enfin, si, juste au début, le temps de comprendre que le biberon, c’est tellement mieux, surtout pour reprendre le boulot à la fin du congé réglementaire.

Biberon ou nichon, telle est la question.
Productivisme ou temps de vie, telle est la réponse.

On peut arguer de l’intérêt du biberon pour l’égalité de la participation parentale dans le couple, c’est même un argument qui pourrait se tenir, le côté pratique, l’indépendance de la femme et tout ça, mais derrière la prise de position furieusement post-moderne et avant-gardiste de la Badinter, je sens poindre d’autres considérations nettement plus pragmatiques, plus en adéquation avec la marchandisation des pratiques, des vies, la soumission implicite aux besoins impérieux de l’entreprise-monde.

Avoir un enfant qui grandit dans le ventre modifie pas mal les perspectives, les priorités, pousse à l’introspection et à la remise en question de bien des certitudes de cartons-pâtes à l’usage de ceux qui n’aiment pas creuser dans la fosse à purin des idées préconçues. Forcément, avec le ventre qui se distend et ces seins, encore plus gros et lourds que d’habitude, on finit par se poser la question de l’allaitement. Et franchement, même enceinte jusqu’aux dents, je ne pouvais concevoir qu’une créature puisse me boire. Comme une outre, comme une vache, comme un mammifère, justement. De ces seins allait sortir du lait et l’idée même de cette sécrétion m’était vaguement écœurante.
Mais voilà, je ne suis justement pas qu’une vache. Je suis une personne, douée de langage et de conscience. Je peux donc réfléchir à un problème et prendre une décision par moi-même, en fonction de ce que je sais, de ce que je suis, de ce que je veux, de ce que je désire. Parce que je suis aussi éthologue, je savais que l’apprentissage du goût, in utero, quand l’enfant déglutit en permanence le liquide amniotique parfumé par mes choix alimentaires, que cet apprentissage se poursuit pendant l’allaitement maternel. De la même manière, je savais que le contact induit par l’allaitement, le croisement des regards, tous ces moments aident à l’édification du lien affectif parfois difficile à mettre en place entre un enfant et sa mère. Je savais aussi que l’allaitement maternel n’est pleinement efficace pour la santé du nourrisson que s’il est exclusif pendant au moins les 6 premiers mois de vie. Je savais donc aussi forcément que ce choix ne pourrait que se faire à l’encontre des normes édictées par la législation du travail, laquelle n’est pas compatible avec ces impératifs biologiques.
Et c’est bien là que le bât blesse.

Je suis aussi indisposée par les ayatollahs de la mamelle maternelle au long cours, érigée en alpha et oméga de la parentalité au féminin, que par les arguties aux implications commerciales et productivistes des thuriféraires du biberon. Parce que les uns comme les autres, je les trouve particulièrement indifférents à la volonté et au ressenti des femmes, prompts à défendre des intérêts qui ne sont pas forcément les nôtres à nous déposséder, une fois de plus, de ce qui me semble l’essentiel de la lutte pour les femmes : le droit inaliénable au choix !
Mamelon ou biberon, couches jetables ou lavables, travail ou foyer, avoir des enfants ou pas, avoir un compagnon, ou plusieurs, ou aucun, au final, ce dont on a vraiment besoin, c’est d’avoir le choix. Le choix de prendre le temps d’une aventure rare dans une simple vie de femme. Le choix de ne pas s’attarder, de ne pas s’attacher. Le choix du rythme. Le choix du mode de vie. Et non la juxtaposition anarchique des injonctions contradictoires qui prétendent nous dicter ce que nous sommes, ce que nous voulons, qui nous enferment dans des modèles, des configurations, des normes.

Certains et certaines se demandent pour qui pédale la Badinter qui a monopolisé le crachoir hier. Ce dont je suis sûre, c’est que ce n’est sûrement pas pour la cause des femmes et qu’avec des soutiens comme le sien, le féminisme n’a plus besoin d’ennemis.
 

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95 réactions à cet article    


  • robespierre55 robespierre55 13 février 2010 07:55

    Merci Mme Monolecte. Je suis toujours espanté (comme on dit chez moi) par la fluidité de votre prose.
    Bon.
    Ceci dit, je me demande si vous n’êtes pas un peu naïve dans vos attentes en espérant de Mme Badinter - fille de et épouse de - autre chose qu’un brouet conformiste.
    A l’écouter je crois pouvoir confirmer que son QI ne dépasse que très légèrement le niveau de sa température anale. C’est un scoop : personne n’ose apparemment remettre en doute ses capacités intellectuelles, au prétexte qu’elle a commis quelques fades ouvrages.
    Si on l’écoute en relativisant ainsi son statut auto-proclamé, la vacuité de son discours est assez évidente.

    Alors, pourquoi se fendre d’un article au sujet d’une personne de si peu d’intérêt ?


    • ZEN ZEN 13 février 2010 08:49

      Bonjour
      Un peu injuste à l’égard d’E.Badinter...Monolecte
      Ne pas oublier le travail de pionnière qu’elle a accompli il y a trente ans et plus
      Chaque femme doit avoir le choix, bien sûr
      Non à la maternité à la Rachida !
      Nos deux garçons ont été au sein pendant 6 mois, par choix
      Ne pas oublier la qualité inouÏe du lait maternel et de ses substances
      Le problème est surtout le caractère trop limité du congé de maternité en France


      • Julie Dep Julie Dep 13 février 2010 14:59

        Trolléon, ma parole, mais vous l’avez LUE ! (EB)


      • COLRE COLRE 13 février 2010 09:41

        Bonjour Monolecte, votre article est percutant (je me souviens d’en avoir lu un autre de vous, sur le sujet, sur votre blog, que j’avais trouvé remarquable).

        N’étant pas une adepte absolue du système théorique de E. Badinter, j’estime néanmoins que sa parole compte et qu’une grande partie de ses idées est utile au débat. Je trouve votre premier § + votre dernier bien sévère… 

        Je l’ai entendue l’autre matin sur Inter, et je crois qu’elle a dit et répété qu’elle n’était évidemment pas « contre » l’allaitement au sein, mais « contre » la présentation qui en est faite, monolithique, faussée et bien sûr « culpabilisante ». Elle a dit être « pour » le choix. C’est aussi votre position, non ?


        • Monolecte Monolecte 13 février 2010 09:50

          Vi, vi, vi, elle est tellement pour le choix qu’elle a parlé de l’allaitement qui nous réduirait à l’état de mammifères (avec une inflexion de voix franchement péjorative) : c’est à ce moment que j’ai manqué finir ma journée dans le fossé !
          Et je le répète, pour la plupart des femmes, il y a que dalle comme choix !


        • COLRE COLRE 13 février 2010 10:11

          Bon bon bon… smiley je suis assez d’accord « quelque part », mais je vous ai trouvé inutilement sévère, par ex. en répercutant son appartenance à Publicis qui est de l’ordre du procès d’intention, me semble-t-il, et ne devrait pas avoir de rôle dans la discussion des idées.
          Et, deuxio, en évoquant un « médiatiquement correct » qui est une insinuation dont les miso feront leurs choux gras alors que ce n’est pas vrai : c’est plutôt l’inverse…

          A ce propos : avez-vous vu « l’une chante, l’autre pas » de Varda, l’autre soir au ciné-club ? malgré des scènes longuettes, c’était aussi le sujet, la maternité et le féminisme, et remarquablement traité. Original et passionnant : toute une époque !


        • Julie Dep Julie Dep 13 février 2010 14:56

          @Monolecte
          Je viens de réécouter le passage que vous incriminez. Elle dit textuellement : « Il y a des femmes qui adorent allaiter, d’autres qui détestent. » Ce qu’elle critique, c’est le modèle unique, la culpabilisation.

          Son allusion aux mammifères est une réponse à ceux qui calquent les rôles humains sur ceux des animaux. Sauf erreur, il y a chez nous quelques variantes.


        • COLRE COLRE 13 février 2010 17:34

          Monolecte, la journée porte conseil… J’ai relu votre article, j’ai ré-écouté Badinter, j’ai relu les commentaires sur divers forums...

          J’ai douté des 2 § encadrant votre article, mais en revanche je n’ai pas assez insisté sur le reste et la qualité de votre papier, je le regrette, car il est finalement un beau coup d’humeur, au style ciselé tout en étant percutant. Et là, je vous suis à 100%… 

          Il n’est que de lire les commentateurs sur ce site : tout le monde, et en particulier tous les hommes ont un avis sur les femmes, ce qu’elles sont, ce qu’elles doivent être, ce qu’elles doivent penser ou faire. Et cette « OPA sur le corps des femmes qui ne cesse jamais », comme vous le dites !

          Alors, quand une femme en fait autant, sous l’alibi de la philosophe féministe historique à qui les médias déroulent le tapis rouge et tendent tous les micros, je comprends l’exaspération qui pointe…

          Surtout que, peut-être, EB ne s’est pas montrée sous son meilleur jour, en termes de féminisme, avec son précédent bouquin (Fausse route) et que ses péroraisons, à l’époque, sur tous les plateaux, m’avaient passablement exaspérée…

          Simplement, devant l’agression obscurantiste que les femmes semblent subir en ce moment, je me suis dit qu’il fallait serrer les rangs et taire les désaccords internes.

          Mais peut-être avais-je tort.


        • appoline appoline 13 février 2010 17:41

          On a jamais connu mieux que le lait maternel, les labos s’y essaient, sans grand résultat. Dans toute chose il faut deux poids deux mesures. Bien évidemment, les femmes doivent prendre leur place, la plupart ne sont guère équipées avec des loulous qui sont plutôt des boulets qu’autre chose. Les femmes dans leur grande majorité mènent de front vie familiale, vie professionnelle, elles tombent mais se relèvent, ce que l’homme bien souvent est incapable de faire, c’est une force bien souvent puisée dans la maternité, être obligée de penser à quelqu’un d’autre que sa petite personne booste dans la vie, qu’on le veuille ou non.


        • COLRE COLRE 13 février 2010 17:57

          Mais, cher furtif, je ne pensais pas du tout à toi… smiley mais il y en a une sacrée brochette bien gratinée, un peu partout, ici et ailleurs, des ceusses qui ont un avis sur tout et notamment sur le bonheur des femmes, les désirs des femmes, les souhaits des femmes… ! 

          Et j’ai souvent envie de dire (et d’ailleurs je le dis, je le cris) : mais lâ-chez-nous et occupez vous de vous, votre corps à vous, vos fesses à vous… ! LÂ-CHEZ-NOUS ! 


        • nhjsenior 13 février 2010 18:19

          Franchement je trouve cet article digne d’une analyse psychiatrique !!!!

          Traiter l’enfant qui se trouve dans son ventre de « creature » !!!! c’est d’un glauque !!!!!

          A défaut d’être une femme ne dégoutez pas les autres svp merci


        • COLRE COLRE 13 février 2010 18:27

           smiley Philippe, imaginez 5 secondes, nous, les femmes, en tant que femmes, on passerait notre temps à vous dire ce qui est bien pour vous, à ratiociner sur vos désirs, sur vos souhaits, votre pudeur, votre virginité, vos tenues, voile ou pas, bâche ou pas et gna gna gna, à vous faire des recommandations perpétuelles sur tout et rien et n’importe quoi…

          Hein ? qu’en pensez-vous ? chiche ? l’enfer… non ? smiley


        • COLRE COLRE 13 février 2010 19:09

           smiley smiley ben, mes pauvres amis, vous êtes sacrément mal mariés !.. Je ne comprends pas, je croyais que la France était un modèle d’harmonie dans les couples et dans les relations entre les hommes et les femmes ? pas comme chez les Amerlos... Ce doit être la malchance, un mauvais coup du sort…
           smiley


        • COLRE COLRE 13 février 2010 19:50

          Blague à part, mon cher Philippe, je crains que vous ne soyez d’un optimisme démesuré, pour ne pas dire béat smiley (aïe ! je n’ai pas dit « Béa »… !!) Il y a un chemin con-si-dé-rable à parcourir pour en arriver à une juste équité des rôles sociaux, sans hiérarchie et avec une société organisée pour faciliter les choix de vie des uns et des unes.


        • appoline appoline 14 février 2010 14:11

          @ Philippe,

          Quand le boulet se fait un peu trop lourd, je le fous à la mer. Nickel.

        • Massaliote 15 février 2010 12:30

          Pour E.B. l’instinct maternel n’existe pas.

          Aux Etats-Unis, Sarah Blaffer Hrdy, anthropologue et primatologue, membre de l’Académie des Sciences, s’est penchée sur les thèses d’Elisabeth Badinter. Pour la chercheuse américaine, réfuter l’existence d’un instinct maternel ne tient pas la route scientifiquement.

          La femme selon E.B. : pas d’instinct maternel, pas d’allaitement (pouah, vraiment bestial) mais un sexe avant tout (pas bestial du tout ça). Ajoutez un salaire (pas celui d’une caissière, pas assez valorisant ma chère) et vous avez un homme comme les autres. smiley


        • JL JL 13 février 2010 10:04

          « Nos plaies ouvertes saignent parce que les gens voient qu’un tas de connards à qui ils ne confieraient même pas un stand de hot-dogs dirigent leurs vies. » (Tim Willocks)

          Les femmes, dominées ? par des connards à qui elles ne confieraient même pas un stand de hot-dogs, peut-être.


          • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 13 février 2010 11:06

            Lettre ouverte à Mesdames Elisabeth Badinter, Rama Yade,… !

            Remarque préliminaire :

            Le texte qui suit a été, initialement, adressé à Isabelle Adjani, en tant que « Lettre ouverte » ; mais, en réalité, il pourrait avoir comme destinataires tous les défenseurs des Droits Humains et/ou Féministes, femme ou homme (hommes féministes, oui, ils existent ! En général leur engagement est soit politique soit découlant d’une prise de conscience personnelle), qui ont évité de mouiller leur chemise en se montrant frileux dans leur engagement concernant les deux débats, en vérité non éloignés, qui dominent, largement, l’espace politico-médiatique actuel, à savoir les débats sur le Voile et L’Identité Nationale. Il peut leur être adressé tel quel mais « mutatis mutandis » (en faisant les changements nécessaires). Ainsi, pour Elisabeth Badinter, il faut, changer, entre autres, l’expression « Cérémonie des Globes de Cristal 2010 » par l’expression « Séances de promotion de votre dernier livre intitulé « Le conflit, la femme et la mère », paru chez Flammarion, gravitant autour de la question de la maternité et, plus particulièrement, de l’allaitement, où vous développez la thèse selon laquelle l’allaitement est un nouveau fléau machiste engendré par un « nouveau naturalisme  » qui veut « culpabiliser  » les femmes et les enfermer dans leur rôle de mère ». Pour Elisabeth Badinter, la citation d’Averroès (1126-1198, réel précurseur de la Défense des Droits des Femmes), contenue dans ladite « Lettre ouverte » et reproduite ci-dessous, tombe, vraiment, à pic, puisqu’il y parle, aussi, d’allaitement et de maternité, et développe la même thèse, mais huit siècles avant ! Pour Rama Yade, il faut changer, par exemple, le mot « Algérie » par « Sénégal », etc.

            Le débat sur le voile, en France, vient d’envahir cette semaine, par votre bienveillance, Madame, la sphère où, avec grâce, vous évoluez. Et c’est tant mieux. En effet, lors de la cinquième cérémonie des Globes de Cristal 2010, prix artistiques décernés, comme vous le savez, par la presse française, vous avez été désignée « meilleure actrice » pour « la Journée de la jupe », film de Jean-Paul Lilienfeld. A cette occasion, vous avez rendu hommage, Madame, « aux femmes qui se battent contre l’ignorance et la violence », en vous concentrant, essentiellement, sur le problème actuel de la burqa, et ce en déclarant , le lundi 8 courant, sur la scène du Lido à Paris : « Cette jupe, c’est celle que portent des milliers de jeunes filles et de femmes pour affirmer qu’elles refusent que l’on confonde l’Islam, avec l’aliénation et l’assujettissement des femmes ! (…) Une jupe, ce n’est qu’un bout de tissu, mais qu’elle soit courte ou qu’elle soit longue, ce symbole peut nous aider à gagner une bataille contre l’obscurantisme, et même contre ce qu’il convient d’appeler, la haine des femmes. Cette jupe, c’est l’anti-niqab, c’est l’anti-burqa… ». J’aurais aimé, Madame, que vous rappeliez, devant ce parterre écoutant et écouté, que cette violence est, aussi, d’actualité pour toutes les femmes du monde entier avec sa triple tête : violences des mâles, violences de la loi et violences de la société ! J’aurais , également aimé, que vous, Madame, la franco-algérienne, vous parliez aussi, de l’Algérie de vos ancêtres, martyrisée et encore sous la menace de l’obscurantisme le plus extrême, aboutissement, dans ces contrées, de l’absence de démocratie et de l’étouffement de la société civile , situation, Madame, dont nous ne sommes pas à l’abri, mais qui serait, dans nos contrées, l’aboutissement de l’entretien de la stigmatisation et du climat de méfiance à l’égard des populations des banlieues , dites difficiles, et principalement de ses composantes immigrées ou musulmanes , qui n’arrivent pas, déjà, à se faire une place au sein de la société. J’aurais aimé, Madame, que vous parliez de l’exclusion et de la discrimination dont sont victimes vos compatriotes dans cette France éternelle des Droits et des Libertés ! J’aurais aimé, Madame, que vous condamniez, fermement, au soir de son enterrement de seconde classe, cet exécrable débat sur la supposée Identité Nationale, qui

            aurait dû être celui de la Fraternité Nationale, débat imaginé initialement pour raffermir un lien social distendu, mais qui a manqué, entièrement, sa cible en se transformant, n’en déplaise à ses initiateurs, en un débat de division nationale qui risque de mettre à mal l’unité de la nation française. Cette transformation, Madame, est l’aboutissement de la sortie du Débat du cadre républicain en se focalisant sur l’immigration et sur l’islam , et en ouvrant, grandement, les vannes à toutes les horreurs xénophobes et islamophobes, avec ses couacs , ses dérapages, ses vociférations et ses polémiques, allant en crescendo, et qui ont atteint toutes les sphères médiatiques et politiques. J’aurai aimé, Madame, que vous marquiez votre désarroi de voir la France, pencher, à la suite de ce débat, vers la logique du rejet des autres et le repli sur soi, plutôt que vers le « bien-vivre-ensemble », cette France qui s’est toujours targuée, Madame, d’avoir un message universel à apporter au monde. Les mesures qui figurent dans la synthèse de ce débat, enterré ce même lundi 8 courant, se sont limitées, Madame, à des gestes symboliques, mais aucune mesure ni recommandation pour éradiquer, du moins atténuer, cette tendance du « mal-vivre-ensemble » qu’a révélé ce débat.

            Etant donné que le prix artistique que vous avez obtenu, Madame, vous a été décerné par la presse française, je suppose qu’elle était nombreuse lors de votre intervention sur les femmes, l’Islam et la burqa. Dans ce contexte, si j’avais eu le privilège d’être informé de ladite intervention, je vous aurai communiqué, Madame, trois petites idées d’actualité que vous auriez pu exposer devant cette presse afin qu’elle les transmette auprès de ses lecteurs et auditeurs :

            La première idée, Madame, concerne le fait que, non seulement le port du voile n’est pas une prescription du Coran ( comme je l’ai montré dans un article paru sur AgoraVox, vous savez ce media en ligne, 100% citoyen et 100% participatif , qui nous permet de nous exprimer, librement, et de nous informer, autrement, et dont les principales missions sont l’information à l’égard du public et le soutien à la liberté d’expression), mais en plus, le Coran n’interdit pas le port du bikini, comme le montre un de mes commentaires associé au dit article.

            La deuxième idée, Madame, est la citation (que j’ai traduite spécialement pour vous), reproduite ci-dessous, d’Averroès (1126-1198), philosophe, médecin et juriste arabe, contemporain de Moïse Maïmonide (1138-1204) et presque contemporain de Thomas d’Aquin (1224-1225), trois figures emblématiques de la tolérance et de l’ouverture dans le domaine religieux. Cette citation, Madame, démontre qu’Averroès est, sans aucun doute, le précurseur de la Défense des Droits des Femmes :

            « Nous ne faisons pas assez pour l’épanouissement des femmes. Les considérer comme étant seulement aptes à enfanter et allaiter peut nuire à notre prospérité, alors qu’elles ont d’énormes capacités que nous avons étouffées par la situation de dépendance dans laquelle nous les avons mises, et qu’elles peuvent contribuer efficacement à la vie de la cité.

            N’oublions pas qu’elles constituent les deux tiers de l’humanité : si on laisse ces deux tiers vivre comme des plantes ou vivre en parasite sur le compte du tiers restant, cela ne peut que conduire nos cités à la ruine et au malheur ».

            La troisième idée, Madame, c’est un petit extrait d’un poème d’Ibn‘Arabi (1165-1241), prestigieuse figure du soufisme et l’un des plus grands visionnaires de tous les temps, poème,

            intitulé « La religion de l’amour », qui montre ce que devrait être toute spiritualité respectueuse de l’autre :

            La religion de l’Amour

            …« O merveilles, un jardin parmi les flammes !

            Mon coeur devient capable de toute image :

            Il est prairie pour les gazelles, couvent pour les moines,

            Temple pour les idoles, Mecque pour les pèlerins,

            Tablettes de la Thora et livre du Coran.

            Je suis la religion de l’amour, partout où se dirigent ses montures,

            L’amour est ma religion et ma foi »

            Permettez-moi, Madame, de joindre, à cette Lettre Ouverte, l’assurance de mes sentiments respectueux et dévoués.

            HORCHANI Salah


            • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 14 février 2010 10:59

              @Trolléon (xxx.xxx.xxx.206) 13 février 14:40 :

              Bonjour,

              Depuis que l’humanité existe, toutes les spiritualités et les civilisations, y compris gréco-chrétienne, ont eu leurs moments de bonheur et de malheur, ou bien, pour paraphraser qui vous savez, leurs moments de « Grandeurs et (de) décadences » !

              Cordialement,

              HORCHANI Salah


            • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 14 février 2010 11:59

              @Trolléon (xxx.xxx.xxx.206) 13 février 14:40 :

              Re-bonjour,

              Quant à votre réaction à mon message, elle n’engage que vous, d’autant plus qu’elle me fait dire, indirectement, ce que je n’ai pas dit, mais développe, plutôt, vos fantasmes qui n’ont aucune relation avec l’objet de l’article de l’auteur(e) .

              Enfin, cher collègue, je résume, ci-dessous, ce que vous n’avez pas voulu retenir de mon commentaire :

              « Averroès au secours d’Elisabeth Badinter !

              La citation d’Averroès (1126-1198, réel précurseur de la Défense des Droits des Femmes), reproduite ci-dessous, tombe, vraiment à pic, au secours d’Elisabeth Badinter, puisqu’il y parle, aussi, d’allaitement et de maternité, et développe la même thèse, mais huit siècles auparavant :

              ‘‘ Nous ne faisons pas assez pour l’épanouissement des femmes. Les considérer comme étant seulement aptes à enfanter et allaiter peut nuire à notre prospérité, alors qu’elles ont d’énormes capacités que nous avons étouffées par la situation de dépendance dans laquelle nous les avons mises, et qu’elles peuvent contribuer efficacement à la vie de la cité.

              N’oublions pas qu’elles constituent les deux tiers de l’humanité : si on laisse ces deux tiers vivre comme des plantes ou vivre en parasite sur le compte du tiers restant, cela ne peut que conduire nos cités à la ruine et au malheur’’ ».

              HORCHANI Salah


            • mjmb 14 février 2010 14:56

              @ Trolléon

              Je ne comprends absolument pas votre réaction, ni à l’égard du contenu du texte de l’auteur ni de celui de la réaction de HORCHANI Salah. Pour ce dernier, vous êtes particulièrement injuste et je ne vois pas ce qu’il y a à lui reprocher, d’autant que son message est un message d’ouverture et de tolérance qu’il faut encourager pour que la France reste ce qu’elle est : un pays laïc et républicain d’ouverture et de tolérance.


            • Gollum Gollum 13 février 2010 12:48

              Bien vu ! C’est pas par hasard que l’on est envahi de femmes qui n’ont plus rien de féminines, choses que l’on ne voit que dans les sociétés développées (soi-disant..) et évidemment les hommes en subissent le contre-choc. Les deux sexes en sont largement perdants et désorientés.


            • Julie Dep Julie Dep 13 février 2010 15:26

              A ceci près que la définition de ce que vous appelez « le monde de la femme » varie selon l’auteur, l’époque, l’économie. Rien de plus changeant que « l’éternel féminin ».

              Ces « princesses aux aspirations » de ménagères ont rempli les asiles de fous du XXe, et empoisonné la vie de leurs mari et enfants. Au bout de quelque temps la Belle au bois dormant s’ennuie. C’est le début de l’hystérie.

              Je ne comprendrai jamais pourquoi certains hommes croient savoir mieux que nous ce que nous ressentons. A part Flaubert, peu y arrivent.


            • COLRE COLRE 13 février 2010 18:07

               smiley smiley smiley « L’éternel féminin », « être une princesse amoureuse et avoir une belle maison pour s’occuper de ses enfants », les sacro-saintes « lesbiennes des mouvements féministes », la « gay-pride » « la pédale poudrée » « à voix de castrat »… N’en jetez plus ! Ça, c’est un grand penseur de haute moralité ou je ne m’y connais pas…

              Il y en a qui n’ont vraiment pas peur d’enfiler les perles du sexisme et de l’homophobie les plus crapouilles et qui se prennent sûrement pour qqu’un de trrrrès bien…


            • anty 13 février 2010 18:42

              Colre sous l’apparence de quelqu’un de sérieux tu ne peux pas t’empêcher de dévoloriser les gens qui disent certaines vérités sur ce ce mouvement pseudo féministe .

              La radicalité des propos des certaines féministes est souvent d’inspiration homo ou lesbien
              historiquement tout le monde le sait.

              Le mouvement féministe en échange défend le droit des homos.

              Le but du mouvement féministe utilisant souvent la rhétorique communiste est de déstabiliser la société telle qu’elle est d’où des revendications plus absurdes les unes que les autres.

              Oui on peut dire sans ambages que les revendications des féministes sont à mille lieu des préoccupations aspirations des femmes ordinaires.


            • Julie Dep Julie Dep 13 février 2010 19:49

              Surfnblue
              Ben non, pas toujours. E. Badinter en a 3, moi je suis mère limite possessive, alors les clichés sur le rejet des hommes, va falloir trouver mieux :)
              Je vous quitte, les miens attendent leur pitance. :)


            • l’arbre 14 février 2010 14:38

              en réponse à « surfnblue »
              La femme n’ as pas beaucoup de choix ; à part refuser le modéle de vie imposé par la société . !!!!c’est rien où entrer dans l’engrenage ! ; nourrir laver éduquer  ! l’allégement des faches ne peut venir que de la modernité , le partage équitable des taches avec le père l« aide de la société où »« avoir les moyens »"comme une certaine ancienne militante à la condition féminine !


            • Start 13 février 2010 12:31

              Le droit inaliénable au choix.

              Tout est dit dans ces quelques mots, bel article !

              • Internaute Internaute 13 février 2010 12:34

                « De ces seins allait sortir du lait et l’idée même de cette sécrétion m’était vaguement écœurante. »

                Le problème est que vous êtes beaucoup trop formattée par le féminisme et le politiquement correct ambiant. Déjà, faire cas de la vieille Badinter est significatif. Il n’y a rien à attendre d’une bonne femme dont le mari a participé à la loi Gayssot. Ce ne peut être qu’un carcan lourd à porter, qu’il soit féministe, humaniste, machiste ou ce que vous voulez. La liberté de l’individu n’existe pas pour ces gens là, autre que la leur d’exercer leur pouvoir et d’imposer aux autres une façon de se comporter.

                L’égalité des femmes telle que vous la concevez est-elle nécessaire ? Pourquoi cette course à toujours vouloir faire ce que font les messieurs ? Je suis convaincu qu’une société moderne doit offrir l’égalité des droits mais pas le reste. Les individus sont différents, les hommes ne vivront jamais la maternité quelles que soient les lois les plus répressives qui soient votées et je ne vois pas pourquoi tout le monde devrait vivre pareil.

                J’aime bien l’idée d’une société diversifiée où chacun trouve son bonheur dans son espace. Vouloir tout mélanger, tout égaliser, non seulement est irréalidable mais en plus ne provoque que des frustrations. C’est comme cette nouvelle lubie stupide de la parité homme-femme dans les conseils d’administration.

                Pour en revenir à la phrase du début de ce commentaire, lourde de sens, il est vrai que la maternité est mal vue dans nos sociétés. Dans d’autres pays vous voyez une femme allaiter son enfant dans le métro sans que cela soit un archaïsme moyen-âgeux. Les bien-pensants et les féministes ont réussi qu’en France nourrir son enfant soit devenu quelque-chose de dégueulasse et c’est cela qu’il faut changer. Commençons par discrétier les féministes et les bien-pensants comme Batinder et la femme retrouvera sa liberté.


                • Internaute Internaute 13 février 2010 19:24

                  Vous avez tout compris.


                • Philou017 Philou017 13 février 2010 13:08

                  Les Badinter sont des militants ancrés dans le passé.
                  L’un en est toujours à se féliciter de l’abolition de la peine de mort, tandis que l’autre est toujours en train de livrer un combat féministe borné et presque fanatique.

                  On attend vainement leurs critiques sur leurs petits copains socialistes qui ont largement contribué à installer le libéralisme en France, et qui développe chômage, pauvreté et précarité, dont sont en premier victimes les femmes.

                  Mais c’est plus facile apparemment de taper sur les écolos et je ne sais quels défenseurs du « retour à la nature ».
                  Les principales qualités d’un militant socialiste devraient être l’intelligence et la clairvoyance. On ne voit que de l’aveuglement.
                  Il faut dire que les médias aident bien à privilégier ces débats stériles, eux qui plébiscitent les vieux croutons dogmatiques bien identifiés et bien respectables aux esprits novateurs et critiques (et ce n’est pas une question d’age....)


                  • fawkes fawkes 13 février 2010 13:55

                    Bonjour à tous,

                    Mon idée sur le sujet est que la Nature est ce qu’elle est et que le ressenti vis - vis de la maternité et de l’allaitement doit rester un choix personnel. Ceci dit un choix personnel est de nos jours influencé comme vous le savez tous par le matraquage médiatique et publicitaire. Et c’est là que je voulais en venir....

                    Ce qui est bien avec l’époque actuelle c’est que le public, le peuple se rend compte petit à petit que le message qui est passé, dans les médias, par une quelconque personnalité dite respectable (femme de ou socialiste pour certains, humaniste/philosophe/féministe pour d’autres, etc...) occulte souvent les activités de ces mêmes personnes. En gros c’est souvent un écran de fumée pour cacher ses vrais intentions et mobiles. D’où le systématisme que je prends à vérifier qui parle et quel est son alignement dans la société. Celà me permet de décrypter le message.

                    Ce que j’ai fait avec E.Badinter. Une rapide recherche sur Wikipédia (’que j’engage tout le monde à faire pour ’profiler’ nos personnalités) de qui est Elisabeth Badinter vous éclairera aussi sur un autre aspect de sa personne. Morceaux choisis :

                    ------------------------------------------------------------------------------------

                    Élisabeth Badinter est une publicitaire, femme de lettres et une philosophe féministe française, née Bleustein-Blanchet, le 5 mars 1944 à Boulogne-Billancourt. Elle est actionnaire de référence et membre du conseil de surveillance du groupe Publicis dont elle possède 10,16% des actions[1].

                    [...]

                    Élisabeth Badinter est une des trois filles du publicitaire Marcel Bleustein-Blanchet et de Sophie Vaillant, fille d’Edouard Vaillant. Agrégée de philosophie, spécialiste du siècle des Lumières, observatrice de l’évolution des mentalités et des mœurs, elle a été maître de conférences à l’École polytechnique.

                    Présidente du conseil de surveillance de Publicis depuis 1996, elle est également la deuxième actionnaire du groupe, dont elle détient un peu plus de 10 % du capital, et figure au palmarès des 500 premières fortunes de France[2]. Ce rôle de « garante morale du quatrième groupe mondial de publicité » selon l’expression d’Acrimed n’est pas sans lui attirer des critiques concernant les « représentations sexistes de la femme » dans le domaine publicitaire[3],[4],[1].

                    [...]

                    ------------------------------------------------------------------------------------

                    Suit une description de ces activités philosophiques qui ont pour but l’égalité des sexes, but honorable.

                    Ce qui m’attire là, c’est son rôle dans la publicité.

                    1) Fille de publicitaire, actionnaire de référence de Publicis,...philosophe. Je trouve l’association exotique et troublante. Alors que le travail du philosophe est de trouver la vérité sur les choses et le sens de la vie, le travail du publicitaire s’appuie, dans ma perception, sur le mensonge, le rêve, l’omission, et la manipulation des esprits.

                    2) Que fait elle pour lutter contre l’image sexiste de la femme dans la publicité ? Et de l’utilisation de son corps ? Est ce que le combat féministe s’arrête aux portes des conseils d’administration ?

                    3) Ne pensez vous pas que Mme Badinter ait aussi intérêt financier à ce que les femmes donnent du lait en poudre au biberon de leurs enfants ? Y a t il un annonceur de lait en poudre qui utilise les services de Publicis ? Peut on imaginer qu’ayant gouté à la fortune, qu’elle soit juge et partie sur ce sujet ?

                    Voilà les pistes de réflexion que je voulais amener, et qui apportent des éléments de début de réponse à Monolecte.


                    • Radix Radix 13 février 2010 14:22

                      Bonjour Fawkes

                      Marcel Bleustein-Blanchet, c’est pas le type qui a mis le feu à son immeuble Publicis pour toucher l’assurance ?

                      Être au conseil d’administration de Publicis et se prétendre philosophe... Elle doit-être pote avec BHL !

                      Radix


                    • fawkes fawkes 13 février 2010 14:11

                      Après vérification et pour compléter mon post précédent, dans les clients principaux de Publicis on trouve Nestlé et Carrefour. Fabricant et distributeur de lait en poudre.


                        • anty 13 février 2010 15:02

                          Superbe la photo des mamans allaitant leur bébé.


                        • Jorge Atlan 13 février 2010 14:21

                          Bonne article, mais dont le sujet me laisse dubitatif.
                          On nous parle de domination des hommes, en ce qui concerne le travail, je ne me poserai pas même la question, mais dans la sphère privée, dans celle de la relation a l’autre, ce que je constate, sans doute a cause de ma myopie, si on parle de domination c’est bien celle des propres préjugés des femmes.
                          j’appartiens a cette génération qui a accompagné les changements de 68, l’accès à la sexualité protégé par la pilule et sans capote, je ne me souviens pas de copines féministes ou revendicatrices.. Bref pas de militantes dans mon entourage, mais des femmes en devenir consciente de leur corps, de leur sexualité et des choix qui pouvaient se poser a elles.
                          On met en exergue le droit des femmes et sans remettre en cause ceux ci, je me demande parfois si on en oublie pas ceux des hommes, (vous remarquerez le petit h).
                          Si les femmes ont obtenue, le fragile droit a mettre fin a une grosse indésirable, quand est il du choix du partenaire a émettre un avis. Personnellement j’ai vécu cette expérience et de mot a dire je n’en ai eu aucun. Certes on m’a écouter, mais que dire face a : ’mon corps est a moi.« 
                          Il n’y a pourtant aucune revanche ni aigreur juste une compréhension et une souffrance qui reste de ce ratage de vie de couple.
                          A la cinquante venue, je reste étonné d’entendre les discours convenues de jeunes femmes sur elle même, les mêmes clichés, les mêmes besoins de réassurance sur leur corps et leur choix. Et je me demande si vous vous êtes si libérées que ca !
                          Certes depuis une dizaine d’années, j’ai bien constaté un changement dans le comportement intime et sexuelle. Mais plus sans doute du aux échecs sentimentaux et de couples qui amènent les femmes prendre les »choses en main", quitte a vous la mettre au fesse.
                          Vous me direz que je vois les choses par le petit bout de la lunette, sans doute, oui. Mais plus que ce débat stérile sur l’obligation ou pas d’allaitement, sur les mots que je trouve blessants comme : vaches, outres, et j’en passe..
                          Je pense que les choses se définissent dans l’intimité des chaumières et pas dans les bouquins de Mme Badinter. Tant mieux pour nous, tant pis pour elle.

                          Je ne lis que des réactions d’hommes ou sont les mots de femmes ?


                          • Grasyop 14 février 2010 12:10

                            Et maintenant, paraît qu’il y a du bisphénol dans les biberons... Retour au sein ?


                          • Julie Dep Julie Dep 13 février 2010 14:48

                            Badinter : « L’important, c’est le choix. Pas de modèle exclusif, nous ne sommes pas des animaux. »

                            Les autres : « Quelle salope de dire ça ! Alors que l’important, c’est le choix. »

                            Si on lisait/écoutait avant de taper dessus ?


                            • anty 13 février 2010 14:58

                              Badinter : « L’important, c’est le choix. Pas de modèle exclusif, nous ne sommes pas des animaux. »

                              Oui mais il paraît que les hommes sont des bêtes selon certaines féministes...
                              Dans la vie ,le choix c’est la vie ,la vraie vie ,certains disent même , qu’il faut être provie dans le cas contraire c’est un anti-choix où la mort.

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