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Accueil du site > Actualités > Société > Cahier noir sur l’éducation nationale : lorsque les « profs » sont (...)

Cahier noir sur l’éducation nationale : lorsque les « profs » sont délaissés...

Entre les nouvelles réformes qui s'imposent à eux, le gel de leur salaire, les critiques sur leur rythme de travail et leur autorité continuellement remise en cause, les "profs" font partie des oubliés de la République. Synthèse.

Éduquer pour former un citoyen : l'École comme socle des valeurs républicaines. Cette définition avait un but dans la construction de la République Française. Celle de considérer chaque Français comme un citoyen éclairé, quels que soient sa classe sociale et son sexe. Avec un point de lumière : la méritocratie. Réduire les inégalités entre les plus pauvres et les plus riches, pour que chacun puisse trouver sa place dans la société. Un enfant pauvre avait ainsi des chances de s'élever socialement et grimper quelques étages de réussite. Aujourd'hui, cet ascenseur social ne fonctionne plus ou malLa faute aux professeurs ? moins compétents qu'à l'époque ? Certains discours argumentent dans ce sens, comme celui de l'ancien ministre de l'éducation, Luc Chatel. Des discours qui manquent de discernement. Il s'agit donc de comprendre les déviances politiques qui ont dégradé l'école et le professeur. Eux, censés éduquer les enfants de la République. Eux qui sont l'objet d'attaques malheureusement insidieuses et perverses. Le professeur, cible d'autant plus facile puisqu'il subit la crise du syndicalisme. L'État républicain attaque celui qui est censé le promouvoir. Paradoxal.

La fumisterie des concours : les profs ne sont pas moins bons...

L'aspirant "prof" a de quoi être découragé ! Point de départ de la résignation : les examens sont devenus d'une exigence, sur la forme et le fond, presque ridicule. Une exigence qui provoque, de fait, une crise de légitimité. Les nouveaux "profs" sont parfois sélectionnés avec des notes en dessous de la moyenne. Une notation qui crée un problème de représentation. De ce constat, nos profs sont-ils vraiment moins bons ? En réalité, pas du tout.

D'abord, depuis 2010, les "recrues" ne peuvent passer le concours qu'avec l'obtention d'un bac +5 (contre un bac +2 dans les années 80). Certains thésards et doctorants (bac +8 minimum), ne trouvant pas de débouchés dans leur discipline, se rabattent, eux aussi, régulièrement, sur le métier de "prof"... Un peu par défaut. La plupart du temps, ils commencent en tant que remplaçants dans un collège ou un lycée qui les accueille les bras ouverts. Personne ne pouvant douter de leur compétence théorique. Qui plus est, ces vacataires (ou maîtres auxiliaires), coûteront généralement moins cher qu'un professeur titulaire. Si le métier leur correspond, ces mêmes remplaçants tenteront logiquement de passer le "graal", c'est à dire le CAPES, celui qui donne droit à une titularisation dans l'enseignement public (CAPLP pour la titularisation dans le privé).

Le "prof" doit passer deux épreuves. D'abord, l'écrit, qui relève d'un examen dans un domaine spécifique dans sa matière. Puis, un oral, s'il a été reconnu assez bon à l'écrit. Exemple d'un doctorant, spécialisé dans les probabilités. Il réussit l'écrit. Place à l'oral. Étonnant, il obtient une note proche de 0/20. Son sujet ? Les probabilités...

Certes, il n'avait peut-être pas le bagou, ni la technique, d'un professeur de 20 ans d'expérience. De là, mettre une note qu'un professeur, lui-même, ne peut imposer à l'un des ses élèves, en cas de feuille blanche... Le jury était peut-être, ce jour-là, un peu jaloux de la compétence élevée de son candidat. Ceci n'étant qu'une supposition.

Mais comment ne pas être surpris de voir des notes flirtant avec le 2/20, le 3/20 pour des candidats tout aussi compétents dans leur discipline ? Ces notes n'ont rien de rares, elles sont fréquentes. L'une des raisons supposées : abattre le moral des candidats dans sa demande de titularisation. En effet, ces mêmes candidats sont acceptés sans aucun problème, pendant plusieurs années, en tant que remplaçants, non-titulaires. Coûtant moins cher (avoisinant le SMIC), pourquoi chercher à les titulariser ? De toute manière, ils ne trouveront probablement pas d'autres emplois en dehors de l'éducation nationale. C'est tout "bénef" pour l'État.

En revanche, si on cherche à comprendre la raison, de la crise de vocation de ces professeurs, il y a, là, un signe patent (tout comme l'envoi de jeunes professeurs, tout juste titularisés, dans des zones sensibles, délaissées par l'Éducation nationale). Évidemment, cela ne peut avoir qu'une répercussion négative sur l'éducation de nos futurs citoyens. Si les jeunes professeurs ne sont pas émancipés dans leur travail, comment peuvent-il instruire sereinement les élèves ?

Le professeur n'est plus soutenu politiquement

Le monde de l'enseignement est, dans l'histoire, plutôt orienté à gauche.1 Ils ont en majorité voté pour François Hollande en 2012, certainement attirés par le discours de campagne du Bourget. Néanmoins, depuis le début du quinquennat, le gouvernement socialiste n'est pas tendre avec cette profession. Il y a bien eu des effets d'annonce, par exemple, celui du recrutement de professeurs. Un écran de fumée pour ainsi duper l'enseignant, sur l'attache du gouvernement à l'éducation nationale. Certains lycées et collèges manquent toujours de professeurs titulaires... Laissant le poste vide ou rempli par un remplaçant en CDD. Les attaques verbales et les réforme(tte)s de Vincent Peillon puis de Najat Vallaud-Belkacem n'ont, d'ailleurs, pas trompé les enseignants. Leurs manifestations et leur colère peu relayées par les médias, donc peu écoutées par le gouvernement, ont démontré que ce dernier s'accommode très bien de cette perte électorale. En effet, comment les professeurs ne peuvent-ils pas s'offusquer du discours du ministre de l'économie Emmanuel Macron ? Ce dernier remettant en cause, comme sous le quinquennat précédent de Nicolas Sarkozy, le rythme de travail.2

Comment ne peuvent-ils pas se sentir attaqués quand ils entendent le discours de Florence Robine, présidente de la DGESCO (Direction Générale de l'enseignement scolaire), placée par Benoit Hamon (ex-ministre de l'éducation nationale), sur l'inutilité et le manque de courage des professeurs en collège ? Un exemple, Florence Robine a osé déclarer le 30 septembre 2015 à l'occasion d'une présentation de la réforme du collège : "Il faut être capable de mettre des élèves en autonomie sans le professeur. Oui c'est possible. On n'a pas forcément besoin d'un enseignant pour apprendre (...) Les élèves, dans certains cas, apprennent mieux en se parlant les uns les autres qu'en écoutant le professeur (sic)." Lunaire venant d'une ex-rectrice d'académie... 

Comment les professeurs ne peuvent-il pas être choqués quand ils voient l'École torpillée pour la création d'une "École branchouille" (la réforme des collèges 2016 supprime des heures de français, maths et histoire pour créer des disciplines hybrides) ?

Comment les professeurs ne peuvent-il pas être résignés lorsqu'on leur plaque un salaire, ridiculement bas par rapport à ses voisins occidentaux, dont l'éternel modèle allemand ?3

L'argument "sarkozyste", "macroniste" et de la cour des comptes étant de considérer qu'ils ne font que 18 heures par semaine pour un temps plein... Pas assez. Connaissent-ils le travail en dehors des cours y compris le week-end (temps de préparation de chaque heure de cours, correction de copies) ? Savent-ils que les rencontres régulières avec un parent se font généralement en dehors des heures de travail (on peut imaginer le temps d'heures supplémentaires non payées pour un professeur qui a 30 élèves et 3 classes) ? Selon une étude de 2013, un professeur travaillerait réellement, en moyenne, 41 heures par semaine.4 Oui, nul doute, certains enseignants (comme dans chaque profession) ne sont pas tous aussi sérieux. De là, en faire une généralité... Ceci étant, cela reste imaginable, si la République poursuit son travail de sape sur la motivation et l'ambition des "profs"...

Enfin, comment les professeurs ne peuvent-il pas s'offusquer lorsqu'on leur met une logique de rentabilité sur leur dos ?

L'école coûte cher et ne gagne pas assez

La logique de rentabilité devrait être bannie d'une action liée à l'Éducation nationale. Cet objectif se remarque plus profondément dans les établissements privés sous contrat avec l'État et dans les zones dites "sensibles". Dans certains établissements, le proviseur sape même l'autorité du professeur dans ce but.

Éduquer correctement l'élève et suivre un programme n'est même plus l'objectif prioritaire. Ainsi, l'une des consignes : ne jamais exclure un élève même si celui-ci perturbe régulièrement la classe. Exclure un élève, c'est un risque financier pour l'établissement. Ce dernier a besoin de l'argent des parents pour son budget. De fait, le professeur n'a aucun moyen de sévir et de se faire respecter. La colle, tout au plus, comme moyen de sanction. Toutefois, un élève ne venant pas en colle, ne sera, évidemment, dans cette logique, pas exclu. Les exemples les plus tordus ont été remarqués5 : celui de l'élève exclu (malgré tout) pour faute grave mais réintégré l'année suivante dans le même établissement ; l'élève responsable d'une agression mais non exclu. Dans ce dernier cas, un proviseur tentera d'étouffer l'affaire. Les exclusions doivent être ainsi rares. L'argent primant ?

Concernant les notes : là aussi les "profs" n'ont pas beaucoup de choix et le système pernicieux conduit naturellement au rabais du niveau d'éducation. Si on prend le cas des lycées professionnels privés  : ceux-ci tentent d'attirer des élèves, tels des clients à travers les pourcentages de réussite. Les diplômes professionnels se font par un système de contrôle en continu de formation. C'est au professeur, de ce même lycée, de juger la compétence de chaque élève, avant de leur faire passer l'examen. Un élève ne travaillant pas et naturellement, jamais prêt pour le contrôle, se doit évidemment de passer l'examen. Le professeur, s'il juge son élève dans un niveau insatisfaisantne peut sévir trop sévèrement. Pour plusieurs raisons : premièrement, il est dans la responsabilité de préparer l'élève à l'examen, même si ce dernier est nonchalant. Une mauvaise note finale place donc le professeur dans la faute professionnelle. Absurde. Deuxièmement, certains proviseurs perçoivent mal une note basse, qui donnerait une mauvaise image de l'établissement, si elle venait à affaiblir son pourcentage de réussite.6 À noter que le professeur a besoin d'être en connivence avec la logique rentable de l'établissement, puisque c'est au proviseur de juger (très subjectivement) l'augmentation du point d'indice du professeur (et donc de sa promotion à un nouvel échelon). Là aussi absurde, puisque l'éducation ne devrait pas être guidée par la valeur marchande.

D'autres cas ont été constatés et montrent la dégradation du statut du professeur que ce soit dans le privé ou le public (demande de bénévolat, en dehors de ses heures de cours, pour attirer de nouveaux élèves lors de journées portes ouvertes ; remplissage de ses classes à plus de 30 élèves y compris dans celles qui sont en difficultés, etc.)

Chez les professeurs, les non-titulaires sont évidemment en première ligne. Ils n'ont qu'à remplir tous ces objectifs, pour conserver une chance de préserver leur poste l'année suivante... Les différents gouvernements construisent une école au rabais, en dehors de toute réalité. Un danger pour l'épanouissement personnel des élèvesL'Éducation nationale est bien malade...

Jonas

 

 1. Parmi les articles évoquant cette tendance : http ://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/07/24/01016-20150724ARTFIG00322-sondage-les-enseignants-se-detournent-de-francois-hollande.php

2. Parmi les discours http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2015/09/20/25002-20150920ARTFIG00063-statut-des-fonctionnaires-valls-soutient-macron-jusqu-au-bout.php 

3. Voir à ce sujet : http://www.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/article/2014/09/09/en-france-un-professeur-est-mieux-paye-au-lycee-qu-a-l-ecole_4484274_1473688.html

4. http://www.education.gouv.fr/cid72848/les-enseignants-du-second-degre-public-declarent-travailler-plus-de-40-heures-par-semaine-en-moyenne.html

5. Articles de presse et témoignages dans des établissements en région parisienne. Parmi ceux-ci : http://bondyblog.liberation.fr/201302212207/des-profs-casques-excedes-et-desarmes/

6. C'est pourquoi au sein de certains établissements, les notes données par les professeurs ne sont pas définitives. Elles sont régulièrement réévaluées par les responsables de l'établissement.

ARTICLE EGALEMENT DISPONIBLE SUR MON BLOG http://leblogdejonas.kazeo.com/politiquement-incorrect/cahier-noir-sur-l-education-nationale,a6954790.html


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18 réactions à cet article    


  • non667 13 novembre 2015 15:16

    historique de la privatisation !

    c’était sous giscard / barre (1980 ) que longuet/madelin (un pied au fn ,l’autre à l’udf ) ont pondu un rapport expliquant comment ramener à moins de 500.000 le nombre de fonctionnaires ! tout services public confondus .

    affaire divulgué par le canard enchainé sans plus de détail .

    plan mis dans un tiroir par barre sans début d’exécution .

    1981,ouf on l’a échappé belle la gauche a gagné !

    mis en garde j’ai pu observer que la gauche préparait la mise en place de ce plan que je reconstitue d’observations sur 30ans.puis mise en place sous jospin

    1°sabotage du service public par des restructurations ,déplacement du personnel (qui ne doivent pas rester plus de 3 ans sur le même poste ) remplacement des départs en retraites par des contractuels pistonnés (clientélisme ) afin que chacun soit nouveau /incompétent ,mal à l’aise ,non revendicatif .que le service public marche mal et soit détesté ainsi que les fonctionnaires « planqués »

    2°division/réorganisation comptable et administrative des services en vu de la privatisation par parties (exemple :restauration scolaire )

    3°privatisation : chaque partie de service = 1 marché public =1 ligne budgétaire voté par des élus =1 fonctionnaire contrôleur/inspecteur (commissaires aux comptes ) des travaux finis !

    .......je laisse le soin a d’autres plus compétent d’apporter plus d’exemples/précisions 

    puisque le sujet de l’article a dévié sur l’E.N. voilà ce que j’écris chaque fois qu’il en est question sur A.V.

    avec un recul de 60 ans :

    les mauvaises méthodes/ réformes 68tardes ne sont pas des erreurs mais font parti d’un COMPLOT du N.O.M. qui vise a démolir l’éducation nationale et au delà la nation /société française

    l’école de jules ferry avant 1966 (début des réformes) permettait l’instruction et l’ascension sociale sans discrimination sociale je peux en témoigner étant dans une école ou il y avait 50% d’enfant d’origine polonaise . Des siècles (depuis Charlemagne comme dit la chanson )d’expérience ont permis d’affiner les méthodes pédagogiques a l’école et une bande de trouduc n’ayant jamais enseigné (ou s’étant planqués dans l’inspection , la direction , le syndicalisme pour fuir les élèves ! )viendrait tout démolir et imposer leurs élucubrations !!!!!!!!

    les ministres , les inspecteurs ,la hiérarchie , les pédagogues institutionnels (genre philippe meirieu ) n’étant pas des imbéciles ces

    réformes aberrantes (math moderne ,méthode globale ,notation par lettre ., suppression des notes , suppression du bepc , contrôle continue ,suppression du bac si,si il en a été question . ..etc .... ) ne peuvent êtres des erreurs mais un complot destiné a démolir l’école de jules ferry .
    la méthode pour les imposer étaient staliniennes, sorties au printemps ,formation d’une demie journée en juin , applicables à la rentrée suivante . les manuels n’étant pas encore sortis ., toutes remarques /contestations publiques valait a l’auteur une dénonciation et une visite de l’inspecteur et un rapport assassin à la clef et une note ( si,si il n ’est pas question de la supprimer celle là ).proche du renvoi pour incompétence ! la phrase qui tue : si c’est le bordel c’est que vous manquez d’autorité ! (après vous avoir dépouillé de toutes possibilités de sanction ! )

    preuve/motif de ce complot : la déclaration de cohn bendit sur les universitésen mai 68 (revue à la télé en 2008 ) en substance :" inutile de promouvoir a classe ouvrière dans l’enseignement supérieur ils deviendront les plus fidèles valets du capitalisme "
    dansun contexte de rivalité capitalisme / communisme russe pour les rouges /roses il fallait en 68 faire échouer la société française pro-capitaliste en sapant l’éducation nationale de l’école à l’université , en ENDOCTRINANT les élèves a la revendication (délégués élèves ,délégués parents,égalité prof élèves ) (aujourd’hui et en 2002 envoyés dans la rue , les bébés sur les épaules des papas ! )
    pendant toutes ces années les syndicats gauchistes pourtant tout puissant dans l’éducation nationale ne se sont jamais opposé à ces réformes (silence radio sur toute la ligne .,donc complices )
    après la disparition du communisme le travail de sape continuant de la part du ps (acquis au fmi .....) le motif ne peut être que :

     maintenir dans l’ignorance /abrutir la vile populace pour la rendre plus docile et plus servile

     démolir la nation française au profit du mondialisme judéo-américain .

     démolir l’enseignement public pour le refiler au privé mondialo-capitaliste 
     volonté depuis toujours de la droite mais poursuivi après par la gauche insidieusement : (taper : autonomie des établissements 1983 ) autour de 1984 voulait sortir un projet ou les lycées auraient leurs bac propres répondant a un projet pédagogique spécifique avec recrutement /gestion des profs par le chef d’établissement ! etc... le ps = ok ; pc = 0 , il a fallu toute l’énergie des trotskistes infiltrés dans F.O. pour mettre en échec ce projet !
    mesurettes par mesurettes insidieusement la privatisation se prépare elles ne servent qu’à démolir l’e.n. et a diviser les enseignants et les français !.

    .....................

     


    • Sarah Sarah 13 novembre 2015 17:22

      @non667

      « démolir la nation française au profit du mondialisme judéo-américain »

       

      Votre post est un bon historique mais arrêtez avec ce fantasme ; le mondialisme n’est pas d’origine juive, il est contraire au Judaïsme.

       

      Parmi les meneurs mondialistes, il est des gens d’origine juive mais pas seulement ; en fait ils ne sont plus juifs.

       

      Sachez que nous sommes totalement contre le N.O.M. : nous en sommes aussi victimes.


    • philouie 13 novembre 2015 17:38

      @Sarah
      C’est assez vrai.
      Seulement une difficulté du sionisme, c’est qu’il enferme tous les juifs dans son seul projet.
      Ce que rend difficile aussi bien pour les goys que pour les juifs de distinguer ce qui est juif et ce qui ne l’est pas.


    • philouie 13 novembre 2015 17:46

      @Sarah
      C’est assez vrai.
      Seulement une difficulté du sionisme, c’est qu’il enferme tous les juifs dans son projet, de sorte qu’il est difficile aussi bien pour les goys que pour les juifs de distinguer ce qui est juif de ce qui ne l’est pas.
       
      de plus quand on y ajoute le discours par exemple d’un ultra-sioniste mondialiste comme BHL qui fustige toute forme de nationalisme pour les autres tout en se faisant le défenseur de la nation juive, il y a de quoi être quelque peu agacé. On à l’impression que le mondialisme vu par BHL consiste en la destruction des nations pour mettre les humains sous tutelle de la nation juive.


    • non667 14 novembre 2015 16:41

      @Sarah
      désolé de ne pas vous répondre mais la loi gayssot et la censure d’a.v. me l’interdise  !


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 13 novembre 2015 20:03

      Je vous conseille une critique plus radicale de l’école avec Ivan Illich, un peu oublié à tort (cf : « Une société sans école »).


      • chantecler chantecler 14 novembre 2015 07:05

        Ex enseignant ,majoritairement dans les « zones difficiles » , aujourd’hui retraité , je vous remercie Jonas pour votre article .

        J’affirme que pour soigner l’école il faut donner la parole , écouter ,bien davantage les enseignants de terrain et ne pas laisser que les « spécialistes » , hors sol et au sommet de la pyramide prendre les décisions , les soit disant réformes .

        J’ajouterai aussi qu’il ne faut pas non plus sélectionner ces représentants uniquement dans les syndicats dits majoritaires , seuls écoutés et reçus par la hiérarchie , qui dépendent et collent un peu trop au pouvoir , en dépit des petites grèves d’une journée qu’ils sollicitent , histoire de se faire passer souvent pour protestataires .

        Maintenant je viens d’apprendre les massacres de cette nuit , ces actes de guerre , et je n’ai pas envie d’en dire plus .


        • fred.foyn Le p’tit Charles 14 novembre 2015 08:36

          Les profs comme tous les travailleurs..sont des consommables interchangeables...ainsi en décidèrent les patrons...


          • lloreen 14 novembre 2015 15:19

            L’ école républicaine s’ est substituée insidieusement à l’ éducation nationale ; ce sont deux entités fondamentalement différentes.
            L’ éducation nationale est chargée d’ éduquer les enfants de la nation française, comme son nom l’ indique d’ ailleurs.

            Il faut relever aussi le fait du changement de nom. L’ éducation nationale existe toujours théoriquement,mais sans qu ’il existe de ministère national.

            Le tout a été supplanté par la république française, qui est une corporation privée soumise au contrôle des Rothschild à la tête de la City de Londres, qui dirigent toutes les républiques, qui sont toutes des corporations privées, par l’ intermédiaire de leur système financier. C’ est d’ ailleurs la raison pour laquelle les français sont si maltraités.
            Une autre preuve de cette situation est le fait que tous les dirigeants politiques de la république sont affiliés soit à des clubs plus ou moins soumis à l’ influence atlantiste (think tank).
            Il suffit de consulter les CV de tous les politiciens républicains pour voir qu’ ils ont fait un petit brain storming outre-Atlantique.

            La république française est une corporation privée enregistrée auprès de la SEC américaine (security & exchange commission).
            La preuve en lien.

            UPIK® Record - L LRegistered company nameREPUBLIQUE FRANCAISE PRESIDENCE
            Non-registered name or business unit
            LD-U-N-S© Number542472212 LRegistered address55 R DU FAUBOURG SAINT HONORE LPost code75008 LCityPARIS
            CountryFrance WCountry code241
            Post office box number

            Post office box town

            Telephone number

            Fax number

            Name primary executive
            WActivity (SIC)9199

            • lloreen 14 novembre 2015 15:33

              La république française n’ a donc que faire des fonctionnaires de ministères nationaux, qui ne sont d’ ailleurs plus remplacés,ce qui est un signe évident que l’ école républicaine n’ a plus rien à voir avec l’ éducation nationale.
              La nation offre des services publics lesquels doivent être assurés sans interruption et à pour une égale qualité à tous les citoyens du territoire national appelé France.

              Dans la mesure où ces usurpateurs n’ ont aucune légitimité pour administrer des fonctionnaires, ils substituent peu à peu leur école et leurs employés
              Ils veulent supprimer les concours, n’ embaucher que des contractuels et des vacataires sur lesquels les directions peuvent faire pression comme c ’est le cas chez tous les employés régis par les statuts du privé.

              La même observation peut-être faite en ce qui concerne tous les autres dits publics parce qu’ ils
              étaient des services offerts à la nation française à ses citoyens.
              La république, corporation privée ne sert que des intérêts privés. La preuve est sous les yeux.
              La logique de la république française est la spoliation par le biais de la privatisation à une échelle de plus en plus large.

              Pour tuer l’ éducation nationale dans l’ oeuf ils ont depuis des décennies étouffé peu à peu tout ce qui faisait l’ apologie de la nation, de la famille et de l’ intérêt de la nation pour niveler l’ école publique par le bas. Ainsi, il est« visible » aux yeux de tous, que les « fonctionnaires n’ assument plus correctement la mission pour laquelle ils sont payés par la collectivité » de sorte que les agents atlantistes aient obtenu la « légitimité » de façade pour privatiser l’ éducation nationale.

              Les professeurs n’ ont donc aucun intérêt à se laisser manipuler par l’ intermédiaire de « réformes » plus insensées les unes que les autres, mais au contraire à contrer les usurpateurs qui n’ ont aucune légitimité à les diriger.


              • non667 14 novembre 2015 16:47

                @lloreen
                l’éducation nationale a remplacé l’instruction publique .
                cela n’a t-il pas un petit air d’endoctrinement totalitaire ?


              • Pierre_Abel 15 novembre 2015 12:25

                Bonjour,

                  Cet article m’a énervé au point que j’ai créé un compte agoravox pour en dénoncer la part de connerie. Il m’a énervé parce qu’il part d’un problème réel et grave - l’état actuel de l’éducation nationale et du moral des profs - et qu’il affirme avec véhémences beaucoup de choses absolument fausses (et aussi des choses vraies, ce qui rend le tri difficile).

                  Je suis professeur agrégé de mathématiques, reçu au concours l’année dernière. Ce concours, je l’ai préparé pendant un an, et je connais beaucoup de gens qui ont passé le CAPES de math l’année dernière, qui l’on eu ou qui l’on raté. Je connais aussi des examinateurs au CAPES et à l’agrégation (mes profs).

                  Je peux donc affirmer après un an à avoir baigné dans le milieu de la préparation aux concours de recrutement de professeurs que ce que cet article dit sur le CAPES de math (les autres disciplines, je ne me prononce pas puisque je n’en sais rien) est complètement FAUX.
                  Le CAPES de math n’est PAS trop difficile, et les gens que je connais qui l’ont raté n’avaient pas assez travaillé ou n’avaient clairement pas le niveau. Des bons amis sont allés voir des oraux (les oraux sont publics, allez donc en voir...) et certains candidats n’ont même pas le niveau terminale S (voire pire) ! Si ce doctorant en probabilité a raté à ce point son oral, il y a quatre possibilités : 1) il était nul 2) il n’avait pas compris les modalités de l’épreuve 3) Il s’est montré arrogant, méprisant ou insultant 4) Il est tombé sur un jury con, ce qui arrive occasionnellement, la nature humaine étant ce qu’elle est.

                  Ce n’est pas le CAPES de math qui est trop dur, ce sont les candidats qui sont insuffisamment préparés, malchanceux ou trop mauvais en math. Pour ceux qui sont trop mauvais, c’est souvent un peu la faute du système scolaire qui (ne) les a (pas) formés. Les programmes de première et terminale S en math et en physiques ont été dépouillés de tout leur contenu (plus d’intégration par partie, plus d’équations différentielles, on ne leur donne pas la formule de dérivée de la composée, physique purement qualitative, disparition de l’étude de la cinématique, de l’étude du pendule...). Cela a pour conséquence de renforcer la crise de vocations en math et l’échec massif au CAPES (1097 places pourvues sur 1440 en 2015).


                  L’article déplore que l’on recrute un professeur avec moins de la moyenne au concours. C’est idiot. C’est un concours, pas un examen. J’ai été recruté avec 9 et des poussières à l’agrégation, et alors ? Je suis adulte, je sais que les notes à un concours ne servent qu’à classer et je me contrefous d’avoir la moyenne. Et vous savez quoi ? Sur ma promotion de 40 élèves qui préparaient l’agrégation (25 reçus), tout le monde pense pareil, de l’avant dernier reçu recruté avec 8/20 au 6ième recruté avec 18/20. Il n’y a aucun mal à mettre 2/20 a un candidat qui ne sait pas calculer une limite de niveau première S (raconté par une amie qui a été voir des oraux). Au concours du CAPES (ou de l’agrégation, mais l’agrégation c’est un autre problème, les jurys y étant pour le coup un peu trop exigeants), on est entre adultes (consentants et supposément matures) et on sait, on doit savoir, que les notes ne sont pas un jugement de notre personne, de notre valeur individuelle, mais de la prestation que l’on fournit dans le cadre des règles du concours. On peut discuter sur les règles du jeu, mais cet article ne le fait pas (ne les cite même pas).


                La partie de l’article qui dénonce le manque de soutient des professeurs par la hiérarchie et le salaire insuffisant est vraie et c’est là qu’est vraiment le problème.

                Cordialement, Pierre Roux.

                • OCEANE OCEANE 15 novembre 2015 20:33

                  @Pierre_Abel
                  Tutrice de jeune collègue qui travaille dur, je ne peux pas vous laissez tout écrire sans réagir. Le consours pour être travailler suppose un environnement favorable ; nombres de jeunes profs se débrouillent comme ils peuvent pour passer CAPES ou AGREG et surivrent avec un statut de remplaçant. C’est un problème quant on recrute à moins de 5/20 par manques de candidats qualifiés ou qui ne peuvent l’être à cause de l’état de crise actuelle. En maths, dans l’académie de Grenoble, plus personne ne choisit la filière « enseignement » en maths tant le métier est décrié, mal payé, et vide de contenu.


                  L’article initial qui dénonce le manque de respect, les salaires gelés, le moral des profs est plus que bienvenu. La partie « concours » est presque anecdotique vue la gravité de la situation...

                • Pierre_Abel 16 novembre 2015 09:25

                  @OCEANE
                  La partie "concours’’ n’était pas anecdotique puisque l’auteur de l’article allait jusqu’à parler d’une volonté de rendre le concours trop dur afin de ne pas recruter de titulaires. Pour avoir parlé à des gens de l’éducation nationale, ils s’inquiètent au contraire beaucoup de la situation.


                    Tu as parfaitement raison pour les remplaçants/vacataires que l’on laisse se démerder pour préparer le concours, et ça c’est un problème d’organisation de l’état (et une sordide histoire de budjet). Le fait est de plus en plus critiqué dans les rapports de jury des concours CAPES et agreg. Il faut des cours gratuits et des congés payés pour ceux qui veulent préparer le concours en enseignant, ce qui commence doucement à se mettre en place (il y avait dans ma classe l’an dernier quelques personnes qui en bénéficiaient).

                • smilodon smilodon 15 novembre 2015 14:28

                  @ tous les gouvernements, les uns après les autres, tuent les profs !... Comme ils tuent les « flics » !.... Ils grignotent les « piliers » !... Et après il pleurent !..... Ben, pleurez !.... Adishatz.


                  • smilodon smilodon 15 novembre 2015 14:36

                    Les « piliers » !... Politique, Eglise, Police, Education !.....(pour résumer)...Reste quoi, ou qui ???..... Que dalle !...Restent les bombes et les morts .... Faut savoir ce qu’on veut !. Sachant qu’on a ce qu’on mérite !....... 2015, la vie n’est pas forcément « belle » !.. Elle est ce qu’on en a fait !...Assumons !... Ce pays n’est plus le même...Assumons-le !...Des « nazis » nous tuent encore !.... 70 ans après !.. Mais bon !... C’est une nazisme « immodéré » !... Rien à voir avec un « nazisme modéré » !.... Islam ??!!.. Ah oui pardon !!... ISLAM, pas NAZISME !..... Désolé !.... J’avais mélangé !... Pardon... Adishatz.


                    • smilodon smilodon 15 novembre 2015 14:38

                      @smilodon : « c’est UN Nazisme »......... " dsl....


                    • Alren Alren 15 novembre 2015 17:57

                      Les enseignants comme tous les travailleurs produisent de la richesse, de la plus-value.

                      Seulement, cette richesse immense, les exploiteurs devront attendre 15, 20, 25 ans avant d’en tirer profit, en exploitant la qualification supérieure des travailleurs qui ont suivi une scolarisation longue.
                      Pour les impatients du profit sur le dos des autres, c’est bien trop long !
                      C’est comme planter un olivier : il faut paraît-il attendre une génration humaine avant d’avoir une récolte correcte. À d’autres !

                      Le concept marxiste de la praxis qui édicte que celui qui « fait » (le professeur) acquiert plus de compétences que celui qui le commande (hiérarchie, « pédagogues » et même ... parents) ne fonctionne pas en réalité pour entraîner un renversement de position. Dans la relation maître-esclave, celui qui reste le supérieur est celui qui a le fouet (le pouvoir de notation du fonctionnaire) et celui qui reste le subalterne est celui qui a les fers aux pieds (le besoin de recevoir une paie).

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