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Accueil du site > Actualités > Société > Campagne de Gleeden.com : Au nom du Vice et du Saint-Esprit

Campagne de Gleeden.com : Au nom du Vice et du Saint-Esprit

En tant qu’ancien étudiant en communication, et étant au fait du fonctionnement de l’industrie publicitaire, je considère largement que la publicité est un outil utilisé à des fins outrageantes. Encouragement d’une consommation irraisonnée, développement de nouveaux comportements et de nouveaux besoins, modélisation des représentations sociales, normalisation du beau… Les conséquences de cette industrie sont larges et ne font l’objet d’aucun débat en France. Au nom de la liberté d’entreprendre, et la liberté d’expression, on autorise les commerces les moins scrupuleux à donner une image sirupeuse de leurs marques, nonobstant bien sûr d’afficher l’envers du décor de ces artifices. De même qu’on permet à Nutella de rendre cool la déforestation au profit de l’huile de palme qui obstruera les artères de nos chérubins, on propage les idées les plus malsaines afin d’encourager les comportements déviants.

C’est ce point que je développerai avec vous aujourd’hui. Car la dernière campagne print de Gleeden.com est à la fois une insulte aux moeurs, à l’amour, et à la religion. Je développerai cette réflexion critique autour de ces trois points.


Les moeurs tout d’abord.

Garantes de la bonne tenue des relations sociales, elles sont le fondement moral de la société. Une société dont les moeurs se déprécient est fatalement une société en déclin. Soyez bien conscient d’une chose, nous sommes bel et bien en pleine décadence. Les valeurs se sont inversées. La culture de l’image modèle la réalité sociale en créant des normes, définissant le beau et le bien, le laid et le mal. A ce propos, Edward Bernays avait réussi à rendre acceptable le fait de fumer chez les femmes en 1916 (lisez ici une petite rétrospective de cet épisode ainsi que ce qui nous a mené à vivre dans une société sous contrôle médiatique) brisant ainsi un tabou traditionnel de la société civile américaine.

Gleeden.com tente le même type de coup de force : faire de l’infidélité une vertu, et du même coup – au vu de la cible visée par ce site, les femmes mariées… – de faire passer la trahison du lien sacré du mariage pour un acte sans conséquence… Vous penserez peut être que je suis vieux jeu, mais je reste attaché au respect de la cellule familiale, qui est je crois un outil optimal au développement de l’enfant et du bon déroulement de la vie sociale. Les séparations sont des événements douloureux qui se multiplient en France (1 mariage sur 2 se termine par un divorce à Paris), à mesure que l’acte du mariage se raréfie peu à peu. Comment tolérer le fait que, au nom de la liberté d’expression, on puisse propager ce genre de message qui n’est qu’une invitation au désordre social ? Sous prétexte qu’il y a un marché à exploiter, et de regrettables réalités sociales, on permet à certains de s’enrichir sur la faiblesse humaine. Ainsi nos chers enfants liront-ils en prenant le métro “[qu'] être fidèle à deux hommes c’est être deux fois plus fidèle”. Un slogan dont la puissance du concept tient dans sa logique mathématique.

Quoi de mieux pour faciliter la mémorisation d’une idée que d’user de concepts simples et d’apparence logique ? Or, l’équation qui est ici en présence “deux hommes = deux fois plus fidèle”, est assez éloignée de l’équation suivante, qui est je crois une définition acceptée par l’ensemble du corps social : “deux hommes = infidèle”. Cette campagne est donc, sous couvert de l’humour, vectrice d’une inversion de la perception de la réalité. En faisant de l’infidélité un acte socialement acceptable, la marque cherche à convaincre certaines femmes de franchir le pas. Ces “clientes” auraient-elles trompé leurs compagnons sans l’intermédiaire de ce site ? Il est probable qu’une bonne part de ces consommatrices possèdent déjà un penchant pour la tromperie, et que ce site n’est qu’un outil facilitateur de rencontre. Plus besoin de prendre des risques pour aller chercher un amant ! Tout est disponible là, en quelques clics, de chez soi… Je crois donc pouvoir affirmer, sans connaître la réalité statistique de ce phénomène, que ce genre d’outil de “propagande sexuelle” a convaincu d’honnêtes citoyennes “d’aller voir ailleurs”. Cela est le droit de chacun bien sûr, mais je crois que le devoir de la femme envers son mari, tout comme le mari envers sa femme, est la fidélité, principe sur lequel se base la confiance, ciment d’un couple stable et d’une famille heureuse. Propager ce genre de contre-vérités est malsain, d’autant que cela a aussi un impact sur la notion d’amour.

Cette publicité laisse entrevoir que l’amour peut ne pas être exclusif.

L’amour est une vaste notion dont la définition peut varier d’un individu à l’autre. Cependant, je ne crois pas que l’infidélité puisse être acceptée comme partie prenante de l’amour. Le caractère faillible de la nature humaine est connu de longue date, et la tromperie est certainement née le même jour que l’amour. Mais comment peut-on vanter, à coup de matraquage publicitaire dans les stations de métro (là où on ne peut pas rater sa “cible”, tant les voyageurs y sont sans cesse agressés de toutes parts, encore davantage avec les panneaux LCD…) que le fait de tromper serait finalement profitable à l’amour ? La propagation de ce type de message ne peut que contribuer à accélérer la destruction du lien social que constitue la fidélité.

Gleeden.com ne se préoccupe pas de l’amour et du respect qui lui est dû, ce site ne cherche qu’à attiser le désir de rompre l’interdit en rendant facile et sûr ce qui pouvait paraître complexe et risqué. Il faut dire que cette culture du désir est omniprésente dans la publicité, et que l’appel aux instincts primaires est fréquemment utilisé pour vendre. “Sex sells” comme on dit dans le métier. Mais à quel prix ? Voilà une question qui ne semble pas préoccuper grand monde dans ces professions. Les commissions déontologiques sont des outils censés veiller à l’éthique publicitaire et à protéger les citoyens, mais on peut sans nul doute affirmer que leur rôle se rapproche davantage d’une fonction visant à rendre acceptable la falsification de la réalité.

Ainsi, lors de mon mémoire de stage, je m’étais intéressé à l’hypocrisie des codes déontologiques régissant le secteur des études qualitatives, et j’avais mis en lumière un certain nombre de conflits d’intérêts concernant la CNIL, soi-disant au service des citoyens. Ce genre de pratiques sont courantes chez les propagandistes, dont le fondement même de la profession repose sur la tromperie et le mensonge, outils indispensables à la falsification d’une réalité d’origine bien plus morose et dramatique que ce que les images d’Epinal dont ils nous abreuvent laissent percevoir. Les citoyens se retrouvent donc bien seuls face aux manipulations dont ils font l’objet, obligés d’assister impuissants à la mise en péril des valeurs et normes sociales qui régissent notre société – dont l’amour fait partie – par des industries qui ne se soucient que du profit et de l’intérêt privé.

Au nom du Saint Esprit.

L’étendue du caractère nuisible de cette publicité ne s’arrête pas ici. En effet, l’un des concept-clé de cette marque, ainsi que de cette campagne, est de s’appuyer sur l’histoire biblique et les croyances religieuses pour mieux impacter l’imaginaire du public. Analysons tout d’abord le logo de l’entreprise.


La première allusion est évidente. Eden (Gan Eden en hébreu – Jardin d’Eden en français…) ce lieu paradisiaque qui aurait vu naître, selon la Torah, les premiers Hommes Adam et Eve. Mais ce n’est pas cette dimension qui est ici mise en avant. Ainsi, que vous l’aurez remarqué, la marque a effectué un jeu typographique avec le “E” de Eden pour en constituer une pomme. La spécificité de celle-ci est qu’elle est… croquée. Cela fait bien sûr référence au pêché originel. Que ce soit une pomme ou un autre fruit importe peu, les interprétations peuvent varier. Ce n’est pas tant la Vérité qui nous importe ici, mais plutôt l’imaginaire commun, et il se trouve que celui-ci affilie la pomme au fruit défendu. Adam et Eve ne devait consommer ce fruit. Ceci était la seule et unique condition pour profiter de leur vie paisible. Tout comme le tentateur a réussi à convaincre Eve de consommer ce qui était prohibé, entraînant les conséquences que l’on sait, Gleeden.com tente les femmes exposées à ces publicités et les encouragent à franchir le pas de la tromperie. Les gérantes de cette entreprise (ce sont des femmes) n’ont-elles rien retenu de la morale de cette histoire biblique ? La glorification de la transgression est constante dans la communication de l’entreprise, ainsi que le montre cette illustration utilisée sur leur site internet :


Et oui, ce n’est pas une transgression que ce site invite à accomplir, mais de multiples !

Combien d’unions seront-elles brisées, combien de malheurs seront créés, pour le seul bénéfice de quelques individus cherchant à pervertir la population ?

Il apparaît alors de plus en plus urgent de mettre en place de véritables organes de contrôle citoyens de l’industrie publicitaire, depuis le contenu des publicités, jusqu’à la diffusion de celle-ci. Des pistes de réflexion pour la France de demain, à développer et à débattre, afin que l’Etat ne défende plus simplement les intérêts de quelques uns, mais ceux de tous !

www.cercledesvolontaires.fr


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24 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 2 août 2012 09:23

    Une séparation est douloureuse mais est préférable à une mauvaise entente et à des disputes permanentes.


    La publicité de gleeden ne me choque pas chacun est majeur et responsable.

    Je n’ai pas besoin de la publicité pour décider ce que je dois faire ou acheter.

    Philippe 

    • JahRaph JahRaph 2 août 2012 12:09

      Dans cet article, il n’est pas question de séparation suite à une mauvaise entente, un mauvais casting. Il est question de fidélité, et de tromperie.

      Je suis un peu surpris (mais pas tant que ça) que l’article de Jonathan ait reçu un bien meilleur accueil sur forum.psg.fr qu’ici.

      Bonne journée à vous !


    • Jonathan Moadab Jonathan Moadab 2 août 2012 12:40

      Cher Philippe,

      Il en est de même pour moi, je n’ai pas besoin de la publicité pour cela...

      Mais pourtant, si j’ai rédigé cette analyse, c’est parce qu’il me semble qu’il existe des populations plus sensibles à cette industrie, et qu’il est nécessaire de leur donner les clés pour décrypter les manipulations auxquelles elles sont soumises pour se protéger.

      Car ne pensez-vous pas que le but de cette publicité est justement de convaincre nos citoyens de se perdre dans la tromperie ? A quoi servirait le fait de dépenser des centaines de milliers d’euros, si ce n’est pour obtenir en retour des hordes d’âmes égarées en recherche de plaisir instantané ?

      Cette campagne est nuisible pour la vie publique... Et bien qu’elle s’appuie sur une réalité sociale, elle vise à élargir ce phénomène regrettable. Ce qui je crois, ne devrait pas avoir lieu dans une société digne de ce nom.

      Cultivons plutôt la vertu que le vice...


    • Hermes Hermes 2 août 2012 14:04

      Bonjour Jonathan

      je partage votre ressenti, mais pas pour les mêmes raisons : la moralité est aussi nécessaire à une personne mal réveillée pour donner une ligne de conduite à sa vie que des barreaux à une cage de lion sauvage pour l’empêcher de s’enfuir.

      L’immoralité dérange donc forcément car soyons lucides : nous ne sommes pas réveillés toute la journée, la grande majorité du temps nous dormons. Et ces rêves qui s’immiscent par publicité interposée dans notre sommeil finissent par influencer les jugements... même si il n’y a pas de passage à l’acte consommateur, ils titillent par la tentation qu’ils instillent.

      Toute l’astuce de la société de consommation est de dégrader les visions des êtres libres réveillés (capables d’amour en l’occurence) pour les transposer dans le monde du sommeil quotidien en flattant le quidam. Car le sous entendu du message est : « vous qui êtes libres.......... », et le sous-entendu est faux, car celui qui dort à moité n’est pas libre, il réagit de façon mécanique à tous les stimuli  !

      Donc cette tentation suggestive répétée sème le trouble. Mécaniquement, d’aucuns se durciront, certains seront génés, d’autres en riront, mais le comportement est affecté d’une manière ou d’une autre, le résultat n’est pas neutre. Ce trouble tentatoire ancre malheureusement dans un niveau de conscience bien endormi, car il n’existe pas quand on est réveillé.

      Si on est réveillé, on agit ou pas, et si on n’agit pas, c’est qu’on n’y pense même pas. Bien sûr celui qui est réveillé sera fidèle à plusieurs personnes en même temps, car il est fidèle à toutes les personnes dans leur humanité potentielle, à sa propre humanité, dont il sait qu’elle ne s’exprime réellement que lorsqu’il est réveillé.

      La publicité est en quelque sorte une incarnation actuelle du serpent tentateur symbolique qui fait croire à l’homme que la connaissance et la liberté sont à l’extérieur...... dans le monde extérieur des objets.

      Mais ne diabolisons pas cet objet extérieur, sorte de monstre mythique abstrait que l’on nomme « publicité ». Le serpent tentateur n’existe en nous que parce que nous nous laissons croire à la voie miroitante des objets sans essayer d’ouvrir la porte du monde intérieur. Pour celà nous avons placé au seuil de cette porte deux cerbères avec lesquels nous justifions nos actions : la peur et la haine, que le plaisir fait oublier (mais en bons judéo-chétiens nous faisons semblant de ne pas voir la haine. et pour avoir l’air d’être intégré à la société de compétition nous faisons semblant de ne pas avoir peur).

      La publicité n’est qu’un instrument crée par notre sommeil, pour notre sommeil, et la fustiger ne nous fera pas avancer d’un iota. Il ne tiens qu’à nous de voir notre peur et notre haine, de nous réveiller. C’est à la portée de tout le monde d’’être vraiment fidèle à plusieurs personnes,   smiley ........à commencer par soi-même smiley

      Bon mois d’aout !


    • zelectron zelectron 3 août 2012 00:39

      Le socialo-communisme prônait pourtant la pornographie et l’anéantissement de la famille ?


    • T.REX T.REX 3 août 2012 07:59


      En toute bonne logique, je dirais plutôt qu’être fidèle à 2 hommes c’est être à demi-fidèle !
      Et oui, on partage tout en deux...même la fidélité ! 

      L’auteur lui pense que c’est être infidèle...mais ce n’est qu’à moitié Vrai ! hihihi !

      Plus sérieusement, même si je n’approuve pas que ce type de publicité « mercantile avant tout » s’étalent à la face du monde qui n’a pas à subir l’exposition, voire l’agression des idées dérangeantes et non socialement validées des autres, je pense que l’idée n’est pas entièrement dénuée d’intérêt et même quelle a plus de profondeur qu’il n’y paraît. 

      Son sens se rapproche de l’utopie de l’amour libre d’une époque révolue ou de la philosophie des polyamoureux. 

      Cette phrase provocante met en avant le défaut principal de notre conception du couple et de l’amour : le totalitarisme et l’exclusivité. On peut avoir autant d’ami(e)s que lon veut, et les aimer tous, mais on ne peut avoir qu’un seul « amour - amant » ! Ce dictate est sans doute la cause de tous ces divorces, plutôt que le vieillissement de la population (théorie avancée par certain pour expliquer que l’on ait plusieurs compagnon dans une vie de nos jours, l’amour n’étant pas à l’épreuve du temps !).
       
      Je crois que la cellule familiale est à sauvegarder, mais que le couple doit évoluer. Il repose trop souvent sur un malentendu. Aimer vraiment n’est pas imposer son amour à l’autre et lui demander en retour de sacrifier tout autre plaisir « sexuel » au nom de l’amour sacré qu’il éprouve pour lui. Aimer vraiment c’est tout faire pour rendre l’autre heureux. C’est se réjouir du bonheur de l’autre.
       
      L’important n’est il pas que l’on s’aime ? Alors qu’importe que l’on sème !? 
       . 


    • katakakito 2 août 2012 09:45

      Merci pour cet article, car j’avais vu cette publicité dans le RER matraquée sur le quai par la répétition de plusieurs panneaux. Et elle m’avais choqué.

      C’est vrai que ça a quelque chose de pervers que vous analysez très bien.

      Nous sommes vraiment dans l’utilitarisme.
      En avoir 2 c’est mieux qu’un.
      Au grand bénéfice des entreprises qui se foutent pas mal du peu de valeurs qui nous restent et des conséquences sociales du moment qu’elles se remplissent les poches.
      .


      • Jonathan Moadab Jonathan Moadab 2 août 2012 12:49

        Peut être n’avons-nous pas la même vision de ce que devrait être une société vertueuse...

        Il est parfaitement possible d’avoir des organes de régulation qui protégeraient les citoyens de façon raisonnée, sans tomber dans les excès dictatoriaux qui semblent vous effrayer. A croire que vous préférez vous faire le défenseur des intérêts des entreprises les plus riches, celles qui peuvent se permettre d’investir dans d’onéreuses campagnes publicitaires pour promouvoir leurs activités - ce que ne peuvent faire des commerces plus modestes, peut être plus respectueux de la société - que ceux du peuple.

        Pour avoir travaillé dans le milieu, l’avoir quitté après avoir constaté la réalité de cette industrie, je ne peux aujourd’hui que m’efforcer de sensibiliser les citoyens à cette problématique..


      • Pale Rider Pale Rider 2 août 2012 10:54

        Article courageux et nécessaire. Ça confirme que les relations intimes n’échappent pas au turbo-capitalisme ; des gens comme Jean-Claude Guillebaud l’ont fort bien mis en évidence.

        À celles et ceux qui trouvent que 2 ou + c’est mieux, je renvoie au film Jules et Jim, qui retrace l’histoire vraie de la mère de Stéphane Hessel. Elle avait deux hommes, qu’elle faisait « valser » à son gré. Et ça ne se termine pas très bien. On y saisit très bien qu’aimer deux personnes, c’est n’en aimer vraiment aucune, mais s’en servir selon ses humeurs. Ce n’est pas glorieux pour la polygamie. La Bible elle-même, qui ne la désapprouve pas formellement, montre que ça se passe rarement bien : Abraham et Sarah + Agar ; Jacob, ses deux femmes et leurs deux servantes (4 épouses), etc.

        Je renvoie également à l’histoire de Francine et Albert Camus : mariés, mais ayant convenu de se laisser le droit d’aller voir ailleurs, ils en ont souffert tous les deux ; Francine dans un hôpital psychiatrique ; Albert bouffé d’une culpabilité permanente (car il aimait vraiment sa femme, mais pas qu’elle…), exprimée de manière parabolique dans La Chute.

        Je renvoie à un livre paru en 2008 aux éditions Farel : 10 Paroles pour tous, où il est montré que les Commandements du Décalogue ne sont pas là pour nous empêcher de vivre, mais pour nous aider à mieux vivre… et à mieux aider les autres à vivre. Ça vaut pour les relations conjugales.

        Il y a aussi un autre jeu de mots dans Gleeden : glee signifie en anglais joie, jubilation. Ouais… Les clients de cette boîte nous diront dans quelques années ou quelques mois si cette glee a tenu bon…


        • Jonathan Moadab Jonathan Moadab 2 août 2012 13:12

          Merci pour votre commentaire Pale Rider,

          Je n’avais effectivement pas vu le « glee » qui aurait pu faire l’objet d’un bon paragraphe smiley


        • JahRaph JahRaph 2 août 2012 13:24

          100% d’accord avec vous Pale Rider.

          Le tourbillon, morceau intemporel.

          Même si ce n’est pas du tout le sujet principal du film Il Était Une Fois La Révolution, il y a également une allusion à ce genre de relation à trois, et le héros Irlandais John Mallory (incarné par James Coburn) en garde une très grande amertume.

          Révolutionnaire Irlandais, il s’était fait trahir par son ami, et leur relation à trois n’y était sans doute pas pour rien. Mais tout cela est suggéré à travers des flashbacks sans dialogue.

          Bonne journée à vous !!


        • sleeping-zombie 2 août 2012 15:21

          Halala... les moeurs...

          Chacun convaincu que les siennes sont naturelles et vertueuses, et les autres immorales, destructrices et anti-sociales.

          Faisons une petite comparaison :
          Supposons que nous soyons en 1980, et que la même affiche fasse la publicité d’un site de rencontre (sur minitel) homosexuelles. Le même article pourrait paraitre, avec les mêmes arguments.
          Et pourtant, 30 ans plus tard, les homos peuvent se pacser, et la société est toujours là. Pourront bientôt se marier et adopter, et la société sera toujours là.

          Ici c’est pareil, tu fais l’éloge de la fidélité, mais sans expliquer pourquoi c’est vain...


          • sleeping-zombie 2 août 2012 16:25

            Mon pauvre julius, au pseudo d’empereur romain mort assassiné il y a 2000ans :
            Notre société actuelle est peut-être individualiste jusqu’au bout des ongles, mais à quoi la compares-tu ? L’époque bénie où on partait buter du chleu en chantant, et revenait 2 ans plus tard, la gueule cassée par les obus et les poumons détruits par les gaz de combat ?
            L’époque bénie précédente, où la jolie déclaration des droits de l’homme et du citoyen ne s’appliquaient qu’aux hommes, blancs et propriétaires terriens ?

            C’est toujours très facile de critiquer, mais propose donc ton utopie, et on verra qui voudra y vivre, a part toi.

            (et dis en passant, faire l’éloge des repères, des traditions, pour après mettre des guillemets à « élites », c’est très flou comme position.)


          • cevennevive cevennevive 2 août 2012 16:38

            Bonjour à Jonathan et à tous,

            Bon « coup de gueule » contre cette publicité immonde...

            Cependant, elle n’est pas plus immonde que celle d’une société de cuisine, dont la femme jette son époux par la fenêtre, ou bien d’autres encore qu’il serait fastidieux de décrire ici.

            Il faut espérer que les parisiens et les habitants des grandes villes où ces panneaux fleurissent ne s’en formalisent pas et les regardent sans les voir, sans y réfléchir, les prennant comme des décors habituels de leur vie.

            Mais c’est bien triste. Et pour le message que cette publicité transmet, et pour la publicité elle-même.

            Sans parler de « morale », « d’étique » ou de « religion », je voudrais simplement dire que l’amour de soi, l’amour des autres et pour les autres, le simple bon sens, la décense et l’honneur, y perdent un peu plus chaque jour...

            Quant à la fidélité dans le couple, elle me paraît primordiale. Si elle est transgressée par l’un ou par l’autre, il faut défaire le couple tout simplement. C’est une pratique facile, très commune, et reconnue par tous. Libre de tout engagement, l’on peut facilement avoir les partenaires que l’on veut. Non ?

            La liberté est une chose admirable, que nous chérissons tous. Mais je ne crois pas qu’elle permette de rendre son mari, sa femme, son compagnon de vie, ou ses enfants malheureux. Non, cela je ne peux pas le croire...

            (Et c’est une personne deux fois divorcée qui vient d’écrire ce message...)

            Cordialement.


            • T.REX T.REX 3 août 2012 10:17

              à cevennevive,

              Demande toi pourquoi tu as déjà divorcé 2 fois et tu comprendra que la liberté des uns peu rendre malheureux les autres. 

              Quand on est libre de tout engagement il n’est pas pour autant facile d’avoir tous les partenaires que l’on veut. C’est un leurre. La fidélité n’est pas une exigence due seulement au sein des couples mariés, pacsés ou en union libre (vivant ensemble maritalement), elle s’impose également dans la relation d’un couple épisodique (relation suivie où chacun vit de son côté) car elle est exigée comme contrepartie à l’Amour.

              C’est purement culturelle. C’est ce que notre société judéo-chrétienne occidentale nous enseigne. En dehors de ce modèle, point de salut.

              Chaque personne en rêve car on lui a promis ce conte de fée. Mais la réalité est tout autre,
              et les rêves se brisent car ils reposent sur un malentendu volontairement entretenu pour sauvegarder la cellule familiale. Résultat : beaucoup de divorces, de cris et de fureur ? DE MALHEUR. Une société reposant moins sur la possession de l’autre est possible.

               


            • sleeping-zombie 3 août 2012 12:09

              Oh, un monarchiste, ça faisait longtemps... je comprends mieux ta position. Cohérente.

              Juste une question en passant, gentil monarchiste. Si elle était rétablie aujourd’hui, la monarchie, tu te verrai de quel coté de la barrière ? coté gueux ou coté aristocrate ?

              (et, en passant, quand tu réponds à un message, utilise le lien « répondre » situé au pied du message et non celui situé au pied de l’article, la lecture générale de l’ensemble des commentaires y gagne en lisibilité)


            • Mycroft 10 août 2012 13:56

              Période « pas si obscure » ?

              Ils n’avaient pas encore l’électricité, et moi je vous le dit, la bougie, ça éclaire quand même largement moins bien que l’halogène.

              Notre problème, c’est qu’au lieu de baser nos mœurs sur la simple raison et sur un pragmatisme de bon aloi (qui ont permis à l’humanité de faire de réel progrès justement dans le XXème et le début du XXIème siècle, au point d’avoir dans notre besace des solutions plus efficace que la prière pour régler des problèmes de taille) nous gardons les vieilles habitudes que nos imbéciles d’ancêtres (incultes, ignare et naïf au point de croire qu’un mec était le fils de dieu, mais aussi dieu lui même, mais qu’il voulait laisser aux autres la possibilité de douter, mais qu’en prime il a du se faire crucifier pour racheter nos pécher, bref, un truc à coté duquel même la mémoire de l’eau parait crédible) ont mis en place en se basant sur leur faible (j’allais dire inexistante mais je me suis dit que ça serait exagéré, quoi que...) connaissance du monde réel. Ces habitudes correspondaient à des croyances établies de manière empirique non expérimentale, des superstitions, des préjugés.

              La seule chose pour laquelle vous avez raison, c’est que nos élite officielles sont indignes de cette appellation. Sauf que les véritables élites qui peuplent notre société (ceux qui comprennent les modèles qui expliquent partiellement le monde, ou plus dur encore les règles qui relient les modèles et permettent les déductions les plus abouties) pensent, en ce qui concerne les mœurs, sensiblement pareil : les traditions, c’est de la merde (à ne pas confondre avec les valeurs, comme l’égalité, le devoir d’entraide, ce genre de chose qui découlent du « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse »).

              Par contre, il est vrai que cette volonté publicitaire est malsaine. Pas cette publicité là plus qu’une autre, mais le principe même de publicité, qui consiste à laisser un groupe d’intérêt privé s’occuper lui même de décrire ses produits. Alors que c’est normalement le travail des associations de consommateur, qui doivent non pas vanter les qualités (ça ne sert à rien) mais bien plutôt expliquer les défauts et nous éviter l’arnaque. La publicité est parasite, elle nuit à notre information. Que ce soit celle là ou une autre, il faut combattre cette propagande, informer est une tache qui ne peut être réalisée que par un individu neutre.


            • mortelune mortelune 2 août 2012 16:55

              Merci Jonathan pour ce bel article qui fait une analyse compétente de cette publicité. L’art d’un bon message publicitaire est davantage d’allumer une partie du cerveau à des fins de manipulation que de donner un message utile sur le produit à vendre. Certains pourraient penser que cette publicité n’est pas ’dangereuse’ en soit car chacun peut se faire une idée de ce qu’est la fidélité. Pour autant le message délivré met en avant la notion d’infidélité en lui donnant un sens positif « deux fois plus fidèle ». 

              Bien joué ! Ceux qui ont travaillé sur ce slogan sont loin d’être idiots. Ils ont réussi, par un tour de passe passe, à induire une conduite immorale à partir d’une pensée tout à fait morale « être fidèle ». Personne n’échappe à ce traquenard et encore moins ceux qui pensent pouvoir l’éviter.
              Je joins ici un lien sur l’art de la manipulation pour ceux qui veulent en savoir davantage.

              • Bilou32 Bibi32 2 août 2012 19:14

                Cette pub est vraiment lamentable, bien dans l’air du temps, qui sent la fin d’une civilisation. La publicité a de toute façon toujours été pour moi une industrie de parasites et de glandeurs inutiles... et çà ne va pas améliorer l’opinion que j’ai de ces emmerdeurs (affiches, pub TV, pub radio, pub internet, spam, pub sur Agoravox...).

                Tiré du site :
                ’« Nous vous invitons sur Gleeden à être honnête sur votre statut marital. L’intégrité est à la base de notre travail, nous respectons nos membres en ne présentant que de vrais profils, femmes et hommes mariés ou en couple, et même célibataires. Notre politique est basée sur des valeurs fortes et notre communauté se construit chaque jour naturellement. »

                On peut quand même s’inscrire en célibataire ! Quand à leurs valeurs fortes.... ! ???


                • T.REX T.REX 3 août 2012 10:23

                  à Bibi32,

                  Et oui, le site prône la franchise envers les futurs partenaires, pas les anciens ou les présents. Ils sont pas fous, ils savent que même dans les couples les plus tolérants, toute vérité n’est pas bonne à dire !l’Amour où on peut tout se dire est un mythe. A moins de chercher volontairement le divorce.

                  Il suffit d’essayer pour en avoir le coeur net ! Puisque je vous dit que le couple repose sur un malentendu ! Sinon, il n’y aurait pas tant d’adultère.
                   


                • Caroline Courson Caroline Courson 5 août 2012 12:28

                  Bonjour T. REX !


                  Absolument d’accord avec vous.



                • T.REX T.REX 5 août 2012 13:20

                  Merci Caroline ....(coursons là dirent les Machos)

                  Enfin une voix différente dans ce concert de louanges pour l’ange de l’Amour, ce brave Cupidon, particulièrement cupide avec ses histoires de culs bidons  !


                • Traroth Traroth 5 août 2012 21:39

                  La fidélité est une question de respect mutuel, mais il est parfaitement clair que l’infidélité est un symptôme et non une cause. L’article est donc totalement sans objet. Et le baratin sur les valeurs morales et la religion est ridicule.

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