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Accueil du site > Actualités > Société > Cannabis, données essentielles

Cannabis, données essentielles

L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) consacre une synthèse au produit illicite le plus consommé en France. Ce travail rassemble les données les plus récentes relatives au produit ainsi qu’à ses usages et à leurs conséquences.

L’origine du mot haschisch est souvent liée à la secte des assassins Haschischins, à tort. Mais le décor est planté, le cannabis, issu de l’Orient mystérieux, est lui-même un produit tout aussi mystérieux. Dès le XIXe siècle, il suscite controverse et division. D’un côté, ceux qui l’étudient et lui prêtent des effets terrifiants, de l’autre, ceux qui l’expérimentent et se montrent plus rassurants. Aujourd’hui, rien n’a changé.

La question est de savoir si le cannabis est un produit dangereux, sans le diaboliser, mais aussi sans prétendre l’inverse sans arguments objectifs. Le cannabis n’est pas le mal absolu, mais sa consommation comporte des risques.


Les produits consommés

- L’herbe ou marijuana, mélange séché de sommités fleuries (extrémités d’une tige garnie de petites fleurs groupées) pouvant contenir des feuilles, des tiges et des graines.
- La résine de cannabis ou haschich, sommités florales séchées, plus ou moins mélangées aux feuilles, tamisées de façon artisanale ou industrielle, comprimées sous forme de barrettes, pains, savons...
- L’huile de cannabis, liquide brun-vert à noirâtre obtenu à partir de l’herbe ou du haschich par extraction de la résine par de l’alcool à 90°.

Après absorption
Selon la manière de fumer, 15 à 50 % de la substance psychotrope (THC) présente dans la fumée atteignent le sang, avec un pic de concentration survenant 7 à 10 mn après le début de l’inhalation. Il se fixe immédiatement sur les tissus riches en lipides, notamment dans le cerveau où il est stocké. Sa concentration dans le sang baisse alors très rapidement. L’action psychotrope peut durer 45 mn à 2 h 30 après une prise unique.
Le THC est ensuite dégradé par le foie. Ses métabolites sont éliminés de 15 à 30 % par les urines, le reste par les selles ou la sueur.

Effets cliniques
Les effets neuropsychiques du cannabis fumé apparaissent environ 15 à 20 mn après l’inhalation chez un consommateur occasionnel, un peu plus tard chez un usager régulier. En cas d’ingestion, 4 à 6 heures sont nécessaires.
Les effets s’estompent au bout d’environ 4 heures pour un « petit joint » et jusqu’à 24 heures pour une forte dose.

Une prise de cannabis entraîne une euphorie souvent modérée et un sentiment de bien-être suivis d’une somnolence, mais aussi un affaiblissement de la mémoire à court terme (dite de travail) et des troubles de l’attention. En fonction de la dose, de la tolérance et de la sensibilité de l’usager, une altération des performances psychomotrices apparaît ainsi que des troubles de l’attention et de la coordination motrice, de l’allongement du temps de réaction, une altération des capacités cognitives et des modifications des perceptions sensorielles et de l’évaluation du déroulement du temps. Ces troubles peuvent devenir aigus ou chroniques.

Sur le plan somatique, une prise de cannabis provoque une accélération du débit et de la fréquence cardiaque et une dilatation des vaisseaux sanguins périphériques pouvant entraîner une hypotension en position debout, des maux de tête, une hypersudation. Elle est également responsable des fameux « yeux rouges ». Dans un premier temps, l’inhalation provoque une dilation bronchique responsable de réactions inflammatoires susceptibles d’entraîner une toux. L’appétit augmente également.


Consommation de cannabis : niveaux, évolution, géographie


Le cannabis est la drogue illicite la plus consommée et la plus disponible en France. Parmi les personnes âgées de 15 à 64 ans, 3 sur 10 déclarent en avoir déjà consommé, et 4 sur 10 s’en être vu proposer.

Les hommes sont plus souvent consommateurs que les femmes tandis que les usages se raréfient très vite avec l’âge. Les personnes sans emploi ou avec un cursus scolaire court ou difficile présentent un niveau de consommation généralement supérieur. Toutefois, d’importantes exceptions existent comme pour les cadres qui s’avèrent plus souvent consommateurs réguliers que les ouvriers. A l’adolescence, il y a un lien très fort entre la fréquence des contacts amicaux et l’usage du cannabis. Le milieu social familial ne semble pas être un déterminant à la fréquence de consommation.

Sur un plan géographique, la France fait partie des pays les plus consommateurs en Europe.


Usages réguliers, usages problématiques de cannabis

L’estimation du nombre de consommateurs réguliers (au moins 10 fois par mois) s’élève à 1,2 million en 2005 et est en constante augmentation. La consommation régulière se retrouve principalement chez les adolescents et les jeunes adultes. Elle concerne surtout les hommes et devient plus rare après 35 ans.

Les motifs de consommation déclarés par les consommateurs réguliers sont divers et multiples : relaxation, partage, fête, habitudes, endormissement, défonce... Ils consomment également plus de tabac et d’alcool que la population générale. Par ailleurs, ils expérimentent plus fréquemment d’autres drogues illicites.


Les consommateurs réguliers ont une nette préférence pour l’herbe, considérée comme plus naturelle. Cependant, c’est la résine de cannabis qui est la plus consommée, plus accessible que l’herbe. Les principaux problèmes sanitaires et sociaux liés à une consommation régulière sont la perception de troubles de la mémoire, un manque d’énergie, une certaine dégradation des relations avec les proches, les amis ou la famille, la conduite d’un véhicule après consommation. Pour ¼ des usagers réguliers des signes suggèrent une potentielle dépendance.


Risques, conséquences et effets liés aux usages de cannabis

Les effets peuvent être liés soit au principe actif du cannabis, soit aux substances résultant de sa combustion comme les goudrons. Les produits ajoutés au cannabis de façon intentionnelle (produits de coupe) ou involontaire (contaminants) pourraient également en être la cause.

Une consommation ponctuelle de cannabis n’entraîne pas de surdoses. Des risques de mort violente existent toutefois, notamment avec les accidents de la route. Plus rarement, d’autres décès brutaux peuvent survenir du fait d’une défaillance cardiovasculaire, comme lors d’infarctus du myocarde où le cannabis interviendrait en tant que facteur déclenchant (et parfois associé à d’autres facteurs).
Des symptômes psychiatriques (troubles anxieux, intoxication aiguë à forme psychotique aussi appelée « psychose cannabinique ») peuvent également survenir de façon aiguë. Régressifs le plus souvent en quelques heures ou semaines, il arrive qu’ils correspondent à des symptômes inauguraux de pathologies chroniques. Des troubles anxieux et dépressifs peuvent ainsi être retrouvés lors d’une consommation chronique de cannabis comme des troubles psychotiques de type schizophrénique.

Au niveau somatique, les conséquences d’une consommation chronique de cannabis fumé se rapprochent du tabac puisque sont retrouvés des risques de cancers, de pathologies vasculaires et de maladies respiratoires chroniques. La survenue de maladies infectieuses comme des infections sexuellement transmissibles pourraient être en partie sous-tendues par une prise de risques sexuels en cas de consommation de cannabis. Des perturbations du système immunitaire ont également été évoquées dans l’apparition d’autres pathologies infectieuses (tuberculose pulmonaire) ou encore d’autres risques en ce qui concerne la reproduction (troubles de la fertilité pour les deux sexes, troubles de développement intra-utérin), les malformations congénitales et certaines tumeurs de l’enfant.

En dépit des risques pour la santé, le cannabis est connu comme ayant des vertus thérapeutiques. Il existe actuellement, malgré les controverses, plusieurs indications bien précises dans lesquelles ce produit serait efficace : les nausées et les vomissements chez des sujets recevant une chimiothérapie anticancéreuse ou atteints du sida, l’anorexie chez des patients en fin de vie et certaines affections neurologiques douloureuses (sclérose en plaques, atteinte de la moelle épinière). Prescrits sous forme orale et synthétique, il est autorisé de manière nominative dans des indications très précises.


Faits et chiffres (Réf. 2005)

En France métropolitaine, 12,4 millions de personnes âgées de 12 à 75 ans déclarent avoir consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie, parmi eux 1,2 million sont des consommateurs réguliers dont 550 000 usagers quotidiens.

49,5 % des jeunes de 17 ans déclarent avoir expérimenté le cannabis, avec un début vers l’âge de 15 ans. 10,8 % ont un usage régulier, la moitié d’entre eux ont un usage jugé problématique.

Le cannabis est le premier produit stupéfiant saisi. Le gramme est vendu aujourd’hui à 4 euros en moyenne, soit une baisse de 30 % en dix ans. Le nombre de consommateurs de 15 à 64 ans recourant à l’autoculture peut être estimé à 200 000. Le chiffre d’affaire annuel de la vente de cannabis est estimé à 832 millions d’euros.

Les conducteurs sous influence ont 1,8 fois plus de risques d’être responsables d’un accident mortel, ce chiffre passe à 15 fois plus de risques s’il y a une consommation conjointe d’alcool.

Chaque année, 90 000 personnes sont interpellées pour usage de cannabis. La peine encourue peut aller jusqu’à 1 an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende. La conduite sous l’emprise de stupéfiants est sanctionnée d’une peine de 2 ans et de 4 500 euros d’amende.

En prenant compte de l’ensemble des dépenses supportées par la collectivité, le coût social du cannabis s’élève à 919 millions d’euros.

Sources :
Rapport de l’OFDT

Moyenne des avis sur cet article :  4.22/5   (36 votes)




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80 réactions à cet article    


  • nico 13 juillet 2007 14:05

    Bonne synthèse. Il serait intéressant de mettre en parallèle un document du même type sur l’alcool.


    • Djanel 13 juillet 2007 19:46

      Je vais réagir pour m’amuser parce que je n’ai pas trouvé l’article intéressant pour ne pas dire insignifiant. Il n’est qu’un condensé de tout ce que l’on peut entendre sur le sujet.

      Le cannabis contrairement à ce que l’on pourrait croire, est une drogue connue depuis l’antiquité. Ses effets tout pareillement. Il a été utilisé par la médecine pour soigner les angoisses. On le redécouvre aujourd’hui pour aider les patients atteints du sida à mieux vivre avec leur maladie. Idem pour les gens en fin de vie. Ce n’est qu’un médicament de confort utilisé pour améliorer le moral des malades. On ne parle pratiquement jamais de ses expériences parce que l’apologie et l’usage d’une drogue sont interdites en France.

      Quant aux effets dévastateurs du cannabis clamés par les médias, ils sont pour la plupart du temps exagérés et ne produisent que peu d’effets sur les consommateurs qui les jugeront comme faux d’après leur expérience.

      Bien sur le cannabis est néfaste à la santé comme le tabac peut l’être puisqu’il se consomme de la même manière, est ensemble.

      Quant aux accidents de la circulation, il est normal vu la quantité de gent ayant fumé du cannabis que l’on retrouve des traces chez les conducteurs. Ce n’est pas une raison d’y faire un lien de cause à effet. D’autant plus que ces traces restent longtemps dans le corps après consommation, plusieurs mois sans que le patient n’en ressente les effets.


    • anonymous 13 juillet 2007 22:02

      « Au niveau somatique, les conséquences d’une consommation chronique de cannabis fumé se rapprochent du tabac puisque sont retrouvés des risques de cancers, de pathologies vasculaires et de maladies respiratoires chroniques. »

      Alors comme le cite le rapport de l’Ofdt les études sur l’usage et les risques du cancer sont récent (page 90 du rapport). Une étude américaine qui a duré 30 ans sur l’usage de la marijuana (30 ans c’est une étude suffisante ?) conclue :

      We hypothesized that there would be a positive association between marijuana use and lung cancer, and that the association would be more positive with heavier use,« he said. »What we found instead was no association at all, and even a suggestion of some protective effect"

      Je vous laisse le plaisir de la traduction et de lire l’article dans sa totalité (attention ce sont des journalistes professionnels qui ont rédigé cet article... :-0) : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/05/25/AR2006052501729.html


    • Djanel 13 juillet 2007 22:23

      il faut se méfier des statistiques. Le nombre de fumeurs a baissé en France mais pas le nombre des cancers du poumon. Parce que l’explication une cause un effet n’est pas suffisante. On oublie les circonstances. On nie qu’un effet peut être le produit de plusieurs causes.

      Essayez donc d’expliquer le fonctionnement du moteur à explosions avec une seule cause et vous comprendrez que le phénomène ne peut être expliquer que par le concours de plusieurs causes agissant mutuellement pour produire cet effet.


    • Djanel 13 juillet 2007 22:31

      Parler vous l’anglais ? Si vous l’avez lu dans cette langue pourquoi ne pas avoir traduit ces 3 lignes. Si vous n’êtes pas bilingue, quelle est la valeur de votre commentaire. Nul.

      Se servir de la notoriété scientifique pour affirmer n’importe quoi, c’est un sport outre-atlantique.


    • Djanel 13 juillet 2007 23:18

      Je ne crois pas que mes commentaires valent des votes négatifs. La critique est positive dans le sens qu’elle nous oblige à réfléchir.

      Essayez de contrer mes arguments et vous contemplerez votre embarras.


    • anonymous 13 juillet 2007 23:31

      Wow Djanel votre commentaire sur le cancer est interéssant mais quel est le rapport avec le cannabis ? avez vous une étude sérieuse sous la main (inconnu a ce jour) qui démontre que le cannabis est source du cancer.

      C’est étrange, j’ai sous la main un étude via un article du washingtonpost de qui démontre qu’une étude qui a duré 30 ans commandée par une agence fédérale US (National Institutes of Health’s National Institute on Drug Abuse, )qui souhaité démontré que la cannabis était une source de cancer. Finalement l’étude conclu (je cite l’article washingtonpost) : The largest study of its kind has unexpectedly concluded that smoking marijuana, even regularly and heavily, does not lead to lung cancer.

      Je traduis : la plus grande étude de ce genre a conclue de façon inattendu que fumer de la marijuana, même régulièrement et intensivement, n’est pas facteur de cancer du poumon...

      mais Djanel si vous avez une étude de cet envergure qui démontre le contraire je serai ravi de la lire...


    • anonymous 13 juillet 2007 23:45

      « Les conducteurs sous influence ont 1,8 fois plus de risques d’être responsables d’un accident mortel, ce chiffre passe à 15 fois plus de risques s’il y a une consommation conjointe d’alcool. »

      C’est tres juste et savez vous que les conducteurs sous influence de l’alcool à 0,5g taux légal ont 2 fois plus de risques d’être responsables d’un accident mortel...


    • Djanel 13 juillet 2007 23:54

      Très bon calcul avec les « décimal ». Rien à redire. Divisez l’age du chauffeur par le carré de son tour de poignet. Rectifier le tout sur ordinateur et vous obtiendrez la vitesse du train entrant en gare.


    • anonymous 14 juillet 2007 00:06

      oups !! pardon le risque d’accident mortel est 2,7 fois plus élevé avec 0,5g d’alcool désolé pour l’erreur.

      http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articles?ad=societe/20051003.OBS0911.html&host=http://permanent.nouvelobs.com/

      c’est le nouvelosb via l’oftd qui le dis...


    • Djanel 14 juillet 2007 00:06

      A l’attention d’Anonymuos

      Mille excuses. Je suis un plouc de France qui ne comprend pas l’Anglais et encore moins l’Américain. Merci de m’avoir fait comprendre que je vous avez mal lu. Vous le savez, le chanvre est une plante qui nous fait perdre la tête surtout quand on parle d’elle.


    • anonymous 14 juillet 2007 00:15

      Djanel, Vous avez l’honnêteté de votre erreur et elle est saine. Le chanvre est une plante fantastique surtout quand on ne la fume pas.


    • Djanel 14 juillet 2007 00:24

      A l’attention d’Anonymous

      Ma critique est plutôt philosophique que scientifique. J’ai voulu dire qu’on n’a pas le droit de servir des concepts de cause à effet comme le fond certaines personnes avec des statistiques.

      Je repose ma question différemment. Pourquoi voulez-vous à tout prix nous prouver que les cancers n’ont qu’une seule cause ? Ou les accidents de la route. Trop difficile pour vous de concevoir les circonstances.

      Je me suis très mal exprimé sur les postes précédents.


    • anonymous 14 juillet 2007 00:38

      Djamel,

      Je ne prouve rien. Je cite simplement, d’autres sources que l’oftd en 2007 rapporté par Agoravox. A vous, de vous faire votre opinion sur le sujet non ? est ce philosophique ? smiley


    • anonymous 14 juillet 2007 00:39

      pardon Dajnel...


    • anonymous 14 juillet 2007 00:42

      et merde !!....Djanel (...je vous jure c’est pas du chanvre...quoi que...)


    • Djanel 14 juillet 2007 01:29

      Il m’ont foutu un -2. Relisez crétin.


    • Selda Prey Selda Prey 14 juillet 2007 02:15

      Cet article se voulait un condensé de l’étude de l’OFDT. C’est un état des lieux et rien d’autre. Nulle opinion ne s’y reflète, du moins pas les miennes et j’ai essayé d’être aussi fidèle que possible.

      Il n’était pas possible de reprendre toutes les infos, pourtant intéressantes, à moins de faire un véritable dossier, et alors ce n’est plus un article. L’aspect « réponse de la société » est particulièrement intéressant et il faudrait en faire le comparatif avec les autres pays. Peut-être dans un autre article.

      Les réactions sont intéressantes et parfois de très mauvaise foi, du moins à mon sens. Dès que l’on parle de cannabis, tous les fumeurs réagissent avec ferveur. Pas ou peu de demi-mesure. Pourtant, le rapport se voulait le plus neutre possible. Il n’est nullement question de diaboliser le cannabis.

      L’argument : « avec l’alcool c’est pire, alors arrêtez d’en parler » est irrecevable. Il y a toujours pire ailleurs et ce dans n’importe quel domaine. Sinon, pas la peine d’aller chez votre médecin sauf si vous avez un cancer ou autre maladie mortelle, parce que c’est certainement pire...

      Il me semble avoir vu dans les nombreux commentaires, que se posait la question de la vulnérabilité de la personne. Tant que vous n’aurez pas vu les effets désastreux que peut produire la consommation intensive du cannabis, vous ne comprendrez jamais pourquoi certains s’en inquiètent.

      Mais remettons les choses à leur place. Une consommation occasionnelle, voire régulière mais non intensive, et ce selon la fragilité physique et psychique de l’usager, n’est pas dangereux. Il y a quand même des conditions... Doit-on faire fi de tous les vulnérables ?

      Par contre, il est clair que le cannabis au volant est dangereux !!!! Vous avez les mêmes réactions que les buveurs, ivres et persuadés de pouvoir conduire... Les jambes dans le coffre, ça vous parle ? Je suppose que l’on a de super réflexes après avoir fumé...

      La consommation intensive des plus vulnérables entraînent des conséquences redoutables d’un point de vue sanitaire, sociétal et économique. Alors autant faire le point sur ce produit, connaître ses effets possibles et consommer pour ceux qui le souhaitent en connaissance de cause. Encourager à la consommation peut se révéler quasi criminel ou en tout cas totalement irresponsable. Vous ne savez pas qui est devant vous ni quel est son degré de vulnérabilité.

      Quant à l’aspect de la dépénalisation... Il y a du pour et du contre. Ce qui me ferait pencher pour le contre, est la disparition de l’interdit que nos petits rebelles n’auront plus à braver... et une banalisation des effets possibles. Le pour mettrait un frein à l’économie souterraine de ce marché et devrait assurer un produit de meilleure qualité. L’un dans l’autre il faut faire un choix, égoïste ou pas.

      Une chose est sûre, la répression sans cesse grandissante de l’usager n’est pas la bonne solution.


    • masuyer masuyer 14 juillet 2007 09:23

      Djanel,

      dans un monde abreuvé de statistiques et pourtant peuplé de mathophobes, vouloir expliquer la différence entre corrélations (très simples à établir) et causalité (beaucoup plus délicat) ne peut que vous valoir des notations négatives.

      C’est idiot mais c’est comme ça


    • Schroen 13 juillet 2007 15:10

      Je dois bien avouer que j’éprouve des difficultés à saisir l’intêret de l’article de Mr Prey.

      Loin d’être de l’information, cet article ne reprend que la propagande française anti-cannabis, encore une étude qui va bien faire rire nos voisins belges ou allemand...

      Enumération sans intérêt, elle ne met pas en lumière des consommateurs réguliers mais actif socialement qui préfèrent sans aucun doute « fumer un petit pétard » au lieu de boire ou de prendre des psycotopres.

      L’auteur aurait mieux fait de se pencher sur l’actuelle diabolisation du cannabis au volant. On remarque depuis quelques mois une couverture médiatique intense, je ne remets pas en doute la dangerosité du cannabis au volant mais il me paraît important de la modérer face à l’alcool et aux médicaments, en particulier les anti-dépresseurs dont les français sont si friants. De plus si l’auteur nous rapporte le taux de destruction du THC par l’organisme mais pas de parallèle avec les futurs tests prévus lors des controles routiers.

      De plus, il aurait été intéressant de la part de l’auteur de traiter des français qui cultivent en intérieur afin d’échapper aux circuit de distributions magrébins malheureusement qui sont liés aux grands banditismes ou à l’islamisme radical en vue du financement du djihad.

      Malheureusement la france reste sous le lobby des angélistes alcooliques sous anti-dépresseur et se borne à refuser une dépénalisation doublé d’une interdiction au mineur, ce qui permettrait de controler la qualité ainsi que de proposer des alternatives aux agriculteurs mais aussi controler ce marché et couper l’herbe sous le pied des trafficants.

      Il aurait été bienvenu aussi que l’auteur dans son quête de retransmission d’information indique le classement des drogues et leurs dangerosités selon l’OMS, il me semble que le cannabis n’est pas dans les premiers.

      Le point positifs mais malheureusement pas assez développé, est la consommation de cannabis chez les cadres.

      Schroen Manager BU fumeur de oinoin depuis 12 ans


      • Mjolnir Mjolnir 13 juillet 2007 16:16

        « je ne remets pas en doute la dangerosité du cannabis au volant mais il me paraît important de la modérer face à l’alcool et aux médicaments »

        Et ? Parce que l’alcool au volant serait aussi ou plus dangereux que le cannabis, il faudrait le rappeler pour que les consommateurs de cannabis se déculpabilisent en se disant qu’il y a pire qu’eux ?

        Je précise que je ne bois pas d’alcool donc je ne cherche pas à défendre sa consommation mais ce dernier, avec le tabac sont beaucoup trop ancrés dans les habitudes de consommations de la société pour qu’on puisse changer les habitudes des gens, du moins à court terme, et contrairement au cannabis qui était encore un produit qu’on consommait rarement il y a vingt ans, il est donc encore temps d’enrayer le phénomène de banalisation.

        Vous proposez de dépénaliser le cannabis... Et ensuite ? Comment pourrait on être crédible si on déconseille un produit tout en le légalisant ? Et si l’état tentait de décourager sa consommation en le taxant, on l’accuserait d’être complaisant et de profiter de la vente de cette drogue et en fin de compte, d’hypocritie.

        Les divers effets du cannabis sont variables d’une personne à une autre. Tant mieux pour vous si, personnellement, vous ne ressentez pas trop les effets négatifs et si vous n’êtes pas trop dépendant, mais, à moins d’insinuer que toutes les études sont truquées et qu’il y aurait un complot anti-cannabis (au profit de qui ? Mystère), il semble jusqu’à maintenant que les effets sont globalement néfastes, non seulement pour les consommateurs qui sont effectivement libres de vivre comme ils veulent, mais aussi de leurs proches et des gens qui les cotoient bon gré, mal gré.


      • Gazi BORAT 13 juillet 2007 16:51

        « Cannabis au volant »

        Oui, conduire sous l’effet du cannabis est dangereux.

        Mais il existe une hypocrisie énorme face à la dangerosité des psychotropes (dont la France figure depuis longtemps de le peloton de tête des consommateurs) et surtout dans le danger qu’ils représentent associés à la conduite automobile, malgré les avertissements rédigés sur le document associé au conditionnement du produit.

        Pourquoi ?

        Pour deux raisons :

        1/ Les laboratoires sont une puissance économique qui dispose de puissants relais pour défendre ses intérêts. Le seul fait que personne ne remette en cause que des médecins GENERALISTES puissent prescrire librement des psychotropes sans contrôle en est un bel exemple.

        2/ La classe des psychotropes constitue la drogue légale de notre temps. Du temps où l’activité économique était industrielle et où la pénibilité du travail était surtout physique, il existait une tolérance générale de la société à l’égard de la consommation d’alcool.

        Aujourd’hui que la majorité de l’activité économique relève du secteur tertiaire, la pénibilité du travail est surtout psychique, la tolérance s’est portée sur les psychotropes.

        Contrôlez la prise de psychotropes (fortement déconseillés) au niveau de la conduite automobile interdirait purement et simplement à un grand nombre de salariés de se rendre à leur travail qu’apparemment ils ne peuvent supporter sans un étayage chimique.

        Je rejoins cependants certains commentateurs sur le fait que les nuisances sociales liées au cannabis sont moindres que celles liées à l’alcool. On ne trouve pas de faits divers tels que :

        « Ivre de cannabis, il massacre sa famille et incendie sa maison.. »

        Sauf peut-être s’il a mélangé les deux substances..

        Mais ceci est une autre histoire.

        gAZi bORAt


      • Schroen 13 juillet 2007 16:56

        Moljnir,

        Je me permets de réagir à mon tour à votre commentaire, vous dites :

        « Parce que l’alcool au volant serait aussi ou plus dangereux que le cannabis, il faudrait le rappeler pour que les consommateurs de cannabis se déculpabilisent en se disant qu’il y a pire qu’eux ? »

        Je crois que la diabolisation en cours contre le cannabis est due au fait que la cible est facile et qu’il est interdit de pouvoir en parler librement ! Combien d’accident sont liés au consommation de médicament ou d’alcool ? Je crois que le ratio serait important !! Je ne remets pas en doute la dangerosité de cannabis lorsque l’on prend le volant je m’interroge surtt sur le fait que les tests salivaires pourraient retrouver des susbtances alors que l’individu à fumer il y a plusieurs heures, c’est pas comme dans les films quand on fume un joint on rigole pas comme une truie et on se tue pas des gens pour satisifaire son trip...

        « contrairement au cannabis qui était encore un produit qu’on consommait rarement il y a vingt ans, il est donc encore temps d’enrayer le phénomène de banalisation. »

        Je vous invite à vous rendre vers 19h00 le vendredi soir dans n’importe quel super ou hypermarché de france et de regarder les quantités astronomiques que les jeunes achètent comme alcool (vodka+wisky+rhum+bière) il me semble qu’il y a 20 ans les jeunes consommaient moins d’alcool. De plus l’interdiction de vente au moins de 16 ans n’est pas respectée.

        « Comment pourrait on être crédible si on déconseille un produit tout en le légalisant ? »

        Oui un peu comme l’alcool, le tabac et les aliments trop sucrés ou trop salés. Voyez vous là l’incohérence de votre argumentation ? smiley

        « mais, à moins d’insinuer que toutes les études sont truquées et qu’il y aurait un complot anti-cannabis (au profit de qui ? Mystère), il semble jusqu’à maintenant que les effets sont globalement néfastes »

        En effet, lorsque l’on se fait opérer on met en avant les possibilités de complication c’est pareil ! Des centaines de milliers de français travaillent et fument plus ou moins fréquemment sans devenir héroinomane !! Mettons en avant les effets positifs, relaxant, créatif, aide au sommeil etc... Pour ce qui est de la conspiration un très bon documentaire passé sur planète il ya quelques années expliquait comment les firmes comme Dupont de Nemours ont fait interdit la culture de chanvre en le diabolisant afin de mettre en avant les fibres synthétiques issu de leurs recherches pétrolifères.

        « mais aussi de leurs proches et des gens qui les cotoient bon gré, mal gré. »

        je sens malheureusement que vous avez un vécu malheureux avec le cannabis en m’en attriste maintenant un radiateur des menottes et methodes transpotting ;D

        Cordialement

        Schroen


      • Schroen 13 juillet 2007 16:58

        Merci Gazit d’aller dans mon sens il me parait évident que les lobbies pharmaceutiques vont dans ce sens et font tout pour éviter que l’on parle d’eux alors autant parler des méchants fumeurs de cannabis !!!

        Cordialement

        Schroen


      • Mjolnir Mjolnir 13 juillet 2007 17:39

        @Schroen

        Pour être clair : si les conséquences des drogues, dans le sens large du terme, ne pouvaient toucher QUE les consommateurs, elles ne me dérangeraient nullement.(je viens de rien dire, c’est une tautologie)

        On a le droit de se bourrer la gueule tant qu’on ne tue ni ne frappe personne. C’est le foie du buveur après tout, il en fait ce qu’il veut !

        Même chose pour le tabac ou tout ce que tu veux d’autres.

        Mais quand je constate les réactions hystériques (certes, minoritaires) de certains fumeurs à l’interdiction de fumer dans CERTAINS lieux (qui crient au fascisme alors que je ne suis pas certains qu’ils descendraient dans la rue si on censurait les presses), je n’ose pas imaginer comment sera la société quand on n’aura pas seulement le tabac à gérer mais le cannabis en plus.

        On déconseille aux jeunes de fumer donc un jeune va fumer pour s’affirmer et montrer qu’il est « adulte ».

        Et le jour où votre cannabis « naturel » sera légalisé, il sera banal de le consommer et pour s’affirmer et jouer aux grands, les jeunes se tourneront vers le « skunk » (faut bien braver un interdit !).

        Cordialement


      • chiktaba 13 juillet 2007 19:49

        « Et le jour où votre cannabis »naturel« sera légalisé, il sera banal de le consommer et pour s’affirmer et jouer aux grands, les jeunes se tourneront vers le »skunk« (faut bien braver un interdit !). »

        Mais c est deja le cas ! Sortez et vous verrez. legaliser veut au moins dire que ce qui circulera ne sera pas couper avec une cochonnerie quelconque et ne financera pas la delinquance.


      • bozz bozz 13 juillet 2007 20:32

        et bien non Mojolnir, le cancereux dû au tabac et bien c’est avec ton argent qu’il se soigne alors qu’il asvait très bien ce qu’il risquait, idem si pour la cirrhose etc... donc non il ne faut se foutre de cela !! ou alors qu’ils en assument les conséquences


      • Djanel 13 juillet 2007 23:48

        Savez quelle est la nation européenne qui cultive le plus souvent le chanvre ? Hé oui c’est la France. Non pas pour obtenir du cannabis parce qu’interdit mais pour produire de la fibre ou de la cellulose. C’est une plante extraordinaire en rendement. Le mais en volume est battu. C’est une plante qui s’adapte à tous les climats. Le paysan est sur de récolter quelque quelque soit le temps qu’il a fait.

        Le chanvre est une plante proche du houblon car on peut le greffer dessus. Pas fini d’être fasciné par cette plante.


      • zets zets 14 juillet 2007 00:06

        un aspect des controles de cannabis au volant qui n’ a pas encore été évoqué est l’ENORME marché que cela représente pour les firmes pharmaceutiques qui commercialisent ces tests, qu’ils annoncent fiables, alors que les études indépendantes montrent que pour l’instant ils sont totalement flous et bidons. (cf droguesnews)

        Allez, l’Etat va leur acheter, ces tests, et peut etre qu’on pourra négocier des génériques gratuits ou autres pots-de-vins. Ne jamais oublier l’explication économique.

        PS : consommateur régulier depuis 12 ans, vie heureuse avec son lot de succès, mais je déconseillerai l’usage pour réduire les angoisses à des non-avertis car attention à l’effet contraire. De plus il existe une grande variabilité interpersonnelle et certaines variétés s’y prêtent plus ou moins, de toute façon vous ne les trouverez pas sur le marché noir.


      • masuyer masuyer 14 juillet 2007 09:33

        Bozz,

        et le non-fumeur au mode de vie sain qui vit jusqu’à 100 ans c’est avec ton argent qu’il passe sa retraite.


      • RilaX RilaX 13 juillet 2007 15:45

        Il y a 2 chiffres et un fait qui me ferait plus que réflechir si j’etais politicien :

        - Le chiffre d’affaire annuel de la vente de cannabis est estimé à 832 millions d’euros.
        - le coût social du cannabis s’élève à 919 millions d’euros. (pour l’etat donc pour le citoyen indirectement)
        - La france est l’un des pays les plus repressifs et est l’un des pays le plus consommateurs.

        Donc on dépense, pour rien, 919 millions d’euros par ans. Et on offre sur un plateau 832 millions a un marché noir. Sans parler de la qualité des produits qui peuvent nuire a la santé suivant avec quoi c’est coupé, donc des remboursements sécu.

        En résumé, si on dépénalisait, on gagnerais (a la louche) 832+919=1751 millions d’euros. Et sur cet argent, si on n’en mettais qu’un tiers sur la prévention ... ca ferais déjà beaucoup.

        Qui a dit qu’on aimait jeter l’argent par les fenetres ?


        • Schroen 13 juillet 2007 15:53

          Bravo Rilax, je crains malheureusement que cet argument bien que largement valable tombe dans l’oreille de sourd.

          De plus, le chanvre est très écologique et premettrait une alternative aux tissus synthtiques (cf une enquete sur planete comment Dupont à tuer le chanvre)

          Cordialement

          Schroen


        • Mjolnir Mjolnir 13 juillet 2007 16:46

          « En résumé, si on dépénalisait, on gagnerais (a la louche) 832+919=1751 millions d’euros »

          Comment la dépénalisation pourrait elle réduire les coûts sociaux à zéro ? Elle aurait plutôt tendance à l’augmenter car la consommation serait favorisée.


        • Djanel 13 juillet 2007 22:41

          Les hollandais consomment moins que les Français expliquez moi pour quoi.


        • RilaX RilaX 15 juillet 2007 15:59

          J’avais pourtant précisé que j’utilisais une louche pour les calculs, mais ca devait etre une precision trop discrete.
          Dans les couts sociaux, qu’avons nous ? L’etude se garde bien de nous le dire ... Mais on peut supposer qu’il y a :
          - Tous les controles effectués pour arreter l’import de cette drogue, donc les douanes, les policiers et les gendarmes (surement en prorata de ce qu’ils ont affectés a ces missions).
          - Les frais de justices pour poursuivre ces délinquants.
          - Les frais de prison pour ceux qui ont été condamnés.
          - Les subventions aux associations qui luttent contre ce phenomene.
          - et une part de remboursements de sécu ? Sachant qu’on a pas de rapport de cause a effet clairement établi, comment ont il chiffré ceci ?

          En clair, je le repete j’ai fait cette addition a la louche, pour demontrer l’absurdité de la politique actuelle. J’ai pas dit que depenalisait resoudrait les problemes de santé.


        • Selda Prey Selda Prey 15 juillet 2007 16:32

          Le coût social comprend :

          - le coût des traitements des pathologies imputables (troubles mentaux et du comportement en hospitalisation) : 8,1 millions d’euros

          - les pertes de revenu et de productivité : 350,9 millions d’euros dont 224, 5 millions pour le montant des pertes liées à l’emprisonnement de trafiquants de cannabis.

          - le coût de la mise en oeuvre de la loi Répression : 523,5 millions d’euros dont 343,3 millions d’euros pour la gendarmerie et la police, 55,1 millions d’euros pour les douanes, et 125,1 millions d’euros pour les services judiciaires et pénitentiaires

          - les coûts de prévention et de prise en charge : 36,5 millions d’euros

          Les dépenses publiques mises en oeuvre dans la lutte contre le cannabis s’élèvent donc au total à 560 millions d’euros.

          Le coût social à 919 millions d’euros, soit 0,06% du PIB de 2003 ou encore un peu plus de 15 euros par habitant.


        • RilaX RilaX 15 juillet 2007 20:54

          Merci pour ces precisions, j’etais pas trop loin avec cette estimation.

          Vivement qu’un politicien intelligent et avec du recul se penche sur la question


        • Gazi BORAT 16 juillet 2007 06:45

          @ selda prey

          « le coût des pathologies imputables... »

          ... est absolument impossible à démontrer dans le cas des pathologies psychiques car on ne peut que se demander, dans les cas de consommation de stupéfiants s’ils sont la cause de désordres mentaux ou si les personnes offrant déjà un terrain favorable sont attirées par la consommation de stupéfiants..

          Je me souviens d’un ouvrage d’Ernst Jünger « Drogues et ivresse » où le vieux nationaliste prussien expérimente une série de drogues sans que cela ne semble mettre en danger sa rationalité... ni même sa santé (il est mort plus que centenaire).

          C’est évidemment un cas extrème..

          gAZi bORAt


        • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 13 juillet 2007 15:59

          Rapport Roques (1998) Facteurs de dangerosité des drogues Voir là ( en bas de page )

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Classification_des_psychotropes

          http://www.drogue-danger-debat.org/page_det.php?id=281&theme=edito&motcle2=

          http://www.automobileclub.org/site/actualites/index_secu.php?revue=1047

          Dans Google d’autres infos avec : cannabis et conduite automobile

          @+ P@py


          • Schroen 13 juillet 2007 16:18

            Merci bcp Papy pour ces renseignements, qui n’ont pas été inclu dans cet article.

            Cependant fumeur journalier mais jamais quand je conduis, je m’interroge si je fume un joint le soir, le lendemain soir pourra t on me reprocher quelque chose ?

            Difficile d’imaginer la meme chose avec l’alcool !!! Désolé monsieur retrait de permis vous vous êtes cuiter il y a moins de 24 heures ^^’

            Cordialement

            Schroen

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