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Accueil du site > Actualités > Société > Cannibale de Rouen : la prison, asile d’aliénés

Cannibale de Rouen : la prison, asile d’aliénés

On pourrait de prime abord qualifier l’affaire de simple fait divers - certes particulièrement abominable : mercredi dernier a été retrouvé dans une cellule de la maison d’arrêt de Rouen le corps d’un homme portant une importante plaie au thorax, dont l’autopsie révèlera qu’en ont été prélevés une partie d’un poumon et deux muscles intercostaux. Son codétenu s’accuse immédiatement du crime et précise avoir mangé le coeur de sa victime. Au-delà de l’horreur des faits, cette histoire du cannibale de Rouen pose la question de la place des malades mentaux dans les prisons. Son avocat, maître Fabien Picchiottino, passe à l’attaque : « Je reproche à la maison d’arrêt de ne l’avoir pas placé en isolement, comme l’avait demandé un juge d’instruction, il y a un mois et demi. Mon client l’avait également demandé. Mais le directeur de la maison d’arrêt a certainement estimé que ce n’était pas nécessaire, donc ne l’a pas fait. Pour qu’un détenu demande un isolement et que ce soit conseillé par un juge, c’est assez exceptionnel ! » L’avocat fait état d’une expertise antérieure ayant diagnostiqué la schizophrénie, relève « des antécédents psychiatriques importants » et mentionne le fait que ses parents adoptifs, au sortir d’une précédente incarcération, avaient écrit à la préfecture « pour le faire interner ». Il en déduit logiquement : « C’est quelqu’un qui aurait dû être en psychiatrie. »

Discernement aboli, ou altéré ?

C’est en effet l’évidence même. Du reste, l’article 122-1 du code pénal énonce : « N’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes. » Un homme au profil du cannibale de Rouen n’aurait donc en aucune façon dû être déclaré responsable. Il est pourtant très loin d’être le seul malade mental incarcéré. La dernière étude sur le sujet, menée conjointement par la Direction générale de la santé et l’administration pénitentiaire, date de 2004 et ses conclusions sont effrayantes : un détenu sur quatre (24% exactement) souffre de troubles psychotiques, dont 8% de schizophrénie. Et avant leur entrée en prison, plus du tiers des détenus avaient déjà consulté et 16% avaient déjà été hospitalisés pour raisons psychiatriques. Comment en est-on arrivé à cette épouvantable situation ? « Depuis une vingtaine d’années, les gouvernements successifs ont fermé des dizaines de milliers de lits dans les hôpitaux psychiatriques, au nom - toute honte bue - de la "fin de l’asile", supprimé le diplôme d’infirmier spécialisé, réduit les crédits, sans pour cela créer les structures alternatives à l’hôpital en nombre suffisant, accuse dans Le Monde diplomatique de juillet 2006 Patrick Coupechoux, auteur d’Un monde de fous  : comment notre société maltraite ses malades mentaux. C’est le constat du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées, dans son neuvième rapport, remis au président de la République en 2003, poursuit-il, citant ledit rapport : « Alors que l’hôpital psychiatrique assurait un hébergement à long terme, y lit-on, il a (...) vu son rôle évoluer vers des séjours dont la durée est limitée à la seule prise en charge de la période de crise aiguë. Or (...) les personnes qui quittent l’hôpital psychiatrique sont toujours des malades, elles nécessitent des soins permanents (...) C’est cette carence qui est à l’origine de la souffrance des familles qui les hébergent, mais aussi de leur forte représentation dans les prisons et parmi les sans-abri. » Coupechoux incrimine ainsi « la politique du tout-sécuritaire » : « les comparutions immédiates envoient en quelques minutes un individu durant plusieurs mois en prison. L’expertise n’étant nullement obligatoire, et pratiquement jamais requise, nombreux sont donc les malades mentaux condamnés, alors que ni le juge ni l’avocat, souvent commis d’office, ne connaissent leur état réel. »

Punir plutôt que soigner

Le docteur Gérard Dubret, psychiatre à la prison d’Osny, accuse lui aussi la procédure d’urgence : « L’immense majorité sont jugés en comparution immédiate et ne voient même pas d’expert. Et pour ceux qui sont examinés, les diagnostics d’irresponsabilité ont été divisés par dix en dix ans », constate-t-il. Pire, la maladie est parfois détectée mais il est estimé qu’elle ne suffit pas à « abolir le discernement », ­ ce qui implique l’irresponsabilité, mais seulement à « l’altérer » : « Eh bien, les peines sont alourdies au lieu d’être allégées », s’indigne-t-il. Dans son rapport Sur le respect effectif des Droits de l’homme en France de 2005, le commissaire aux Droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Alvaro Gil-Robles, écrit : « Au début des années 1980, le taux d’irresponsabilité pénale pour cause de maladie mentale était de 17% ; il est passé à 0,17% en 1997 et n’a connu depuis que peu d’évolution (...) Punir semble primer sur les soins, qui ne suivent pas toujours en prison. Ce constat avait déjà été établi par le rapport du Sénat en 2000, mais n’a eu aucun effet. Aucune conclusion sérieuse ne semble avoir été tirée depuis. Pire, d’après tous mes interlocuteurs, la situation se serait nettement dégradée », conclut-il. Joseph Minervini, psychiatre dans l’unité de consultation et de soins ambulatoires de la maison d’arrêt de Besançon, livre ainsi une anecdote édifiante : « J’ai suivi un jeune schizophrène condamné à quatre ans d’emprisonnement, après comparution immédiate, pour une tentative de braquage avec une arme ridicule. Il sortait d’un hôpital psychiatrique. L’expertise a conclu à sa responsabilité pénale. Nous avons demandé une contre-expertise, qui a donné un résultat contraire. Mais le magistrat s’en est tenu à sa première décision. » Le Comité consultatif national d’éthique, dans son avis sur La santé et la médecine en prison, rendu public mi-décembre, dénonce « l’incarcération de personnes atteintes de maladies mentales graves » : « Cette situation, déjà soulignée précédemment constitue l’un des problèmes éthiques majeurs concernant d’une part la confusion croissante entre les sens respectifs de la peine et du soin, et d’autre part le droit à la protection de la santé et à l’accès aux soins. Ces problèmes éthiques graves d’atteinte au droit à la protection de la santé et à l’accès aux soins impliquent à la fois le droit des malades à la meilleure prise en charge médicale psychiatrique possible de leur souffrance dans des conditions respectueuses de leur dignité, et le droit de leurs codétenus à la protection de leur santé mentale, mise en péril par une confrontation permanente à la "folie" ». La conclusion du Comité est implacable : « Une opinion publique, sensible aux seuls impératifs sécuritaires, finit par méconnaître le fait que la sécurité passe plus par un traitement carcéral digne des personnes que par l’indifférence, le mépris ou la vengeance. » Sur le banc des accusés, donc, le sentiment d’insécurité - et, par là, son amplification par l’exploitation politicienne qu’en font les amis du ministre de l’Intérieur (avec l’extrême droite). Mais n’oublions pas la vraie raison qui pousse à se débarrasser des malades mentaux en les jetant en prison, où la pénurie de moyens pour les traiter est patente. Elle est évidemment économique : une journée en détention coûte 150 euros et en hôpital psychiatrique, 480. Triste société.


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77 réactions à cet article    


  • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 8 janvier 2007 13:51

    Qui est fou et qui ne l’est pas ?

    Après tous les fous sont-ils dangereux ?

    La société est-elle prête à payer pour l’augmentation du nombre d’asile psychatrique, il ne faut oublier qu’un malade coûte plus cher à « entretenir » qu’un taulard.


    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 8 janvier 2007 13:54

      C’est bien ce que j’écris dans la dernière phrase du papier : « une journée en détention coûte 150 euros et en hôpital psychiatrique, 480. » Mais la place d’un malade mental est-elle en prison ?


    • Stef (---.---.229.129) 8 janvier 2007 14:31

      Encore un article à la mode, juste pour faire de la pub !!! Arrêter de faire comme tous les médias (voyeurisme, à l’affut de la sordité ambiante, Vous en resortirez grandi !!!


    • x (---.---.118.122) 8 janvier 2007 15:58

      je voudrais vous y voir avec un fou dangeureux dans la meme piece vous changeriez d avis


    • parkway (---.---.18.161) 8 janvier 2007 16:23

      c’est de PASCAL Sevran ?

      il a dit aussi : les bites africaines sont trop productives...


    • Briseur d’idoles (---.---.168.161) 8 janvier 2007 16:31

      Sevran en cellule avec un Africain !

      C’est un cas de figure auquel vous n’avez pas pensé !

      Je pense que l’Africain aurait tout lieu de s’inquiéter !


    • LE CHAT LE CHAT 8 janvier 2007 14:07

      excellent article , olivier . Dans le reportage « prisons, la honte de la république » diffusé sur canal+ , le fait que de nombreuses personnes souffrant d’alénation mentale peuplaient nos prisons était mentionné .Une honte ,vraiment que de mettre despersonnes en préventive (donc présumés innocent) avec des psychopates avérés , tout ça pour gratter quelques euros smiley


      • nathapa (---.---.156.177) 8 janvier 2007 14:32

        tour a fait d accord il faut faire au mieux meme si c est cher


      • Un Ternaute (---.---.249.122) 8 janvier 2007 20:15

        Et avec les nouvelles lois sur la delinquance, votre fils de 13 ans peut etre envoye en preventive s il amene un briquet au collège ou fait un croche-patte à un camarade. On placera votre enfant dans la cellule d’un cannibale qui le mangera ou d’un pedophile qui au contraire le gardera en vie bien longtemps...

        Merci qui ?Merci Nicolas Sarkosy.


      • maxim maxim 8 janvier 2007 14:20

        vous voyez comment le manque de nourriture se fait cruellement sentir dans nos prisons....en etre reduit à bouffer l’autre....

        il aurait fallu que ça tombe un vendredi,on ne risque rien,c’est le jour du poisson....


        • (---.---.229.236) 8 janvier 2007 14:38

          Mais on ne sais rien de la race du présumé coupable..

          Alors, pas de conclusions attives et surtout, pas d’amalgame.


        • jamesdu75 jamesdu75 8 janvier 2007 14:41

          Honnetement c’est bien gore cette histoire. Pire qu’un bon Lovecraft.

          Sinon pour le principe d’avoir un detenu malade mental, y’a souvent des morts dans des prisons. On en parle moins souvent parce que c’est « presque » banal.

          Sinon pour finir comme le dit si bien mon pote JCVD :

          « Selon les statistiques, il y a une personne sur cinq qui est déséquilibrée. S’il y a 4 personnes autour de toi et qu’elles te semblent normales, c’est pas bon. » JC Vandamme

           smiley


        • x (---.---.118.122) 8 janvier 2007 16:00

          c etait une plaisanterie


        • parkway (---.---.18.161) 8 janvier 2007 16:25

          a maxim,

          et si le dévoreur chope le Sida ?

          Qui sera responsable ?


        • (---.---.229.236) 8 janvier 2007 14:54

          N’oublions pas que les voyoux ne sont pas responsables, que c’est la société qui les détermine, qu’ils ne sont donc que des objets sans dicernement, des animaux, et que donc leur chatiment est objectif, puisqu’il faut les éliminer d’une maniére ou d’une autre de la société. Ces gens n’étant pas libre, ca ne change rien pour eux, mais beaucoup pour nous.


        • Guilhem (---.---.91.97) 8 janvier 2007 14:55

          Aujourd’hui la France est connue pour avoir un taux record de surpopulation dans ses prisons en Europe, c’est de notoriété publique.

          La solution est connue mais peu porteuse politiquement, plus de place dans les hôpitaux psy et plus de moyens à la justice pour juger rapidement les prévenus et limiter ainsi les détentions provisoires (un prévenu peut passer plusieurs années en prison avant d’être jugé innocent mais trop tard sa vie est détruite).

          Hors que nous propose notre gouvernement ? Plus de schtroumpfs (alors que nous avons déjà un des taux de policiers par habitant les plus haut d’Europe sans des résultats proportionnels) et plus de prisons (privées faut bien satisfaire ses potes).

          Démago ? smiley


          • (---.---.229.236) 8 janvier 2007 14:59

            Il faut surtout rétablir d’urgence la peine de mort.


          • (---.---.229.236) 8 janvier 2007 15:09

            On peut parfaitement incinérer (d’ailleur c’est la mode, ca coute pas cher et ca fait de l’engrais bio).

            Il y a au moins 22.000 prisoniers multi-récidivistes à éliminer d’urgence.

            Ceux là, on ne va tout de même pas me dire qu’ils sont innocents ! Pas d’erreur possible.


          • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 8 janvier 2007 18:52

            Je suis contre la peine de mort globalement, mais là, on parle en plus de malades mentaux !


          • mcm (---.---.121.69) 8 janvier 2007 14:57

            @Olivier Bonnet,

            « une journée en détention coûte 150 euros et en hôpital psychiatrique, 480. »

            Quelles sont les raisons d’un tarif journalier qui va du quitte au plus du triple ?

            Comment une journée en hôpital psychiatrique peut couter autant qu’un mois de RMI ?


            • jamesdu75 jamesdu75 8 janvier 2007 15:05

              Le prix d’un medecin et des soins peut etre. De plus l’univers psychiatrique est plus complexe.


            • (---.---.229.236) 8 janvier 2007 15:10

              Tu sais combien ca coute une journée d’hopital ?


            • Un Ternaute (---.---.249.122) 8 janvier 2007 20:18

              il faut bien payer le Porshe Cayenne du medecin chef qui fait 6 heures par semaine...


            • clairette (---.---.34.99) 8 janvier 2007 20:44

              @ Unternaute : vous ne « fréquentez » certainement pas les mêmes établissements psychiatriques que ceux que j’ai été amenée à connaître ! Tant mieux pour vous, j’ai fait un commentaire plus en bas à Jrev pour dire qu’effectivement, dans le privé, en se passant de la sécurité sociale, on peut avoir à ses frais une jolie clinique à 400 euros (tarif de base), 500, 600, etc... et là certainement le médecin chef a une belle voiture ! Je n’ai rien vu de semblable à Sainte-Anne à Paris, ou Paul Guiraut à Villejuif ! mais on n’a sûrement pas les mêmes adresses ! Tant mieux pour vous lorsque vous en aurez besoin !


            • (---.---.61.19) 9 janvier 2007 08:06

              @Un Ternaute

              Pourquoi n’es-tu pas médecin ? Peut-être es-tu trop con pour pouvoir faire des études.


            • Frédéric Mahé Frédéric Mahé 11 janvier 2007 16:16

              Arrêtez, vous ne connaissez pas la situation en H.P. : c’est la cata ! Moins de lits, moins d’infirmiers(ères), moins de psychiâtres, un budget taillé à la serpe pour que l’hôpital « arrête d’être non-rentable », et tout ce genre de conneries. L’an dernier, une infirmière se faisait décapiter à Pau par un ancien détenu... pardon, patient. Pas de sécurité, plus de prise en charge possible au long cours, etc., voilà le résultat.

              L’H.P. est plus cher par ce qu’on n’exploite pas les malades d’une part (alors que dans les prisons, quand on fait travailler les détenus, on les exploite sans vergogne, c’est super pour donner une bonne idée de la réinsertion), et d’autre part, parce qu’il y a des soins, alors qu’en prison, pour avoir un dentiste, ça prend six mois d’attente, et on paiera le dentiste une misère.

              En fait, les prisons et les hôpitaux psychiatriques nous tendent le miroir de notre société. A savoir, si on n’est pas un bon citoyen consommateur et docile, on est carrément exclu du monde des vivants : plus de droit de vote dans le cas des prisonniers, enfermement, plus de réinsertion, plus aucune confiance.

              Sur un autre fil, je lisais une proposition d’un commentateur, qui suggérait de rendre inéligible à vie tout élu pris à commettre un délit. On n’est plus dans une logique de proportion entre la faute et la punition, on est dans le zéro-défaut : un écart et c’est l’exclusion définitive et permanente.

              Je fais également le lien avec les fameux « SDF », dont la faute est de ne pas avoir de domicile fixe (d’ailleurs, « SDF » est une dénomination policière, ce qui n’est pas indifférent) : fatale erreur, ils n’existent plus socialement. La preuve, il faut monter de toute pièces une opération médiatique pour qu’on les voie.

              Notre société resserre chaque jour un peu plus ses limites (ses frontières ?) : les riches repoussent les moins riches, les moyens repoussent les pauvres, les centres-villes repoussent les banlieues, et tout le monde « socialisé » repousse les « socialisés imparfaitement ». Sans pitié ni retour.


            • Frodon Frodon 8 janvier 2007 15:03

              @ mcm.

              Le chiffre est ce qu’il est , mais que ça passe du simple du triple ça ne m’etonne guère.

              Tu paies le psychiatre au même salaire que le gardien de prison ? Les matraques coutent elles plus chères que 25 medicaments à la journée ? Et dernière petite reflection, si l’on met un « cannibal » en hopital psychatrique, on ne le met pas pour qu’il soit au contact d’autres malades, il doit donc avoir une cellule personnelle. Alors si en prison , une cellule va pour 6 personnes, il en faut 6 en hopital psychatrique....6 fois plus de places, donc bien plus cher...


              • ritchie 9 janvier 2007 08:55

                L’assimilation tendancieuse de la matraque à la prison suffit !!! L’article D218 du code de procédure pénale indique : Dans les locaux de la détention,les agents ne sont porteurs d’aucune arme ! Le problème de la « psychiatrisation » des détentions est en revanche bien réel et d’ailleurs, à la fois dénoncé par Mr GIL-ROBLES et par tous les syndicats des personnels pénitentiaires.Le nombre des personnels de toutes origines (surveillants,infirmiers,assistantes sociales, conseiller d’insertion etc )agressés par des détenus « psy » est considérable et ne fait d’ailleurs pas l’objet de publication de statistiques officielles.


              • LE CHAT LE CHAT 8 janvier 2007 15:16

                Il faut interdire les romans de thomas Harris dans les prisons ! smiley


                • Nono (---.---.200.102) 8 janvier 2007 15:33

                  Tout à fait d’accord avec vous, Le Chat ! smiley


                • Floruf (---.---.123.101) 8 janvier 2007 15:52

                  Je suis aussi d’accord , et avec ça il faudrait aussi rendre obligatoire quelles heures d’anatomie en prison , car le pauvre malheureux avait cru manger le palpitant de l’autre détenu, quelle honte de ne pas savoir faire la différence entre les poumons et le coeur ! Notre système éducatif est vraiment pitoyable !


                • LE CHAT LE CHAT 8 janvier 2007 15:59

                  @NONO

                  ce crétin n’avait rien compris au bouquin , c’est le solilesse qu’est le moreau le plus savoureux , le bon docteur Lecter n’aurait point suporté un telle faute de goût smiley


                • Nono (---.---.200.102) 8 janvier 2007 16:33

                  @ Le Chat,

                  Pour sûr !

                  Surtout qu’il était raffiné ce cher Doc Hannibal Lecter, cultivé et épicurien jusqu’aux bouts des ongles.

                  Que des beaux ustensiles de cuisine de chez Hammacher Shlemmer, Assiettes de Gien, cristal et argenterie française du XIX de chez Christofle...

                  Et fin cuisinier... Mmmmm !

                   smiley


                • Nono (---.---.200.102) 8 janvier 2007 15:30

                  Bonjour Olivier, meilleurs vœux pour 2007.

                  Excellent article bien dense et résumant bien le désespoir de tout un système !

                  Un journaliste disait que pour se rendre compte de la bonne santé démocratique d’un Etat, il faut visiter, en premier, ses hôpitaux et ses prisons ! Cela se passe de tout commentaire.

                  Cepandant, juste un petit constat :

                  Le « cannibale », qui a été déjà condamné à 5 ans pour vol avec violence et attend son jugement pour tentative de viol avec arme, a déjà fait deux séjours en hôpital psychiatrique.

                  La victime qui vient d’être condamné en même temps que son frère pour « agression sexuelle sur personne vulnérable », illettré, simplet et issu d’un milieu rural déstructuré (Il a un autre frère qui s’est déjà suicidé dans le même établissement pénitentiaire).

                  Le comble c’est que ce « cannibale », après avoir noué connaissance avec les deux frères, a demandé « une cohabitation » pour les rejoindre dans leur cellule. Laquelle « cohabitation » a été acceptée par l’administration pénitentiaire qui ne voit pas d’un mauvais oeil le rassemblement des délinquants sexuels pour les protéger... ! Et dont le directeur, Yves Bidet, précise : « Nous ne refusons ces rapprochements qu’en cas de contre-indication judiciaire ou psychiatrique ou s’il y a contrainte et ce n’était pas le cas. »... !

                  700 détenus, 400 cellules et 62 matons par service... « Ce qui ne permet aucune surveillance personnalisée de ces prisonniers qui sont justement là parce qu’ils sont violents » précise encore le même directeur..."Alors l’administration essaie de répartir les détenus en fonction de leur profil, pour limiter les risques, mais on peut se tromper » dixit... !

                  Et là, il s’est foutu carrément le doigt dans l’œil en offrant 250 gr de barbaque fraîche à un forcené !

                  Je me demande qui est vraiment coupable ?

                  Ces « détraqués mentaux » qui atterrissent là par souci d’économie, comme vous le décrivez si bien ou nos z’« héros politicards » qui nous bourrent la tête avec moult programmes pour « Un avenir meilleur » ?

                  Cordialement

                  Nono


                  • (---.---.229.236) 8 janvier 2007 15:36

                    Ah bon, ils se sont entretué entre eux !

                    Aucune importance alors. Une petite sodomie et a table !


                  • parkway (---.---.18.161) 8 janvier 2007 16:34

                    puisqu’on parle de détraqués mentaux, il faudrait peut-être alors parler de nos chers politiques qui sont concernés...


                  • Joë (---.---.56.88) 8 janvier 2007 16:27

                    « NUL DE NOUS n’est sûr d’échapper à la prison. Aujourd’hui moins que jamais. Sur notre vie de tous les jours le quadrillage policier se resserre : dans la rue et sur les routes ; autour des étrangers et des jeunes ; le délit d’opinion est réapparu ; les mesures antidrogue multiplient l’arbitraire. Nous sommes sous le signe de la garde à vue. On nous dit que la justice est débordée. Nous le voyons bien. Mais si c’était la police qui l’avait débordée ? On nous dit que les prisons sont surpeuplées. Mais si c’était la population qui était suremprisonnée ? Peu d’informations se publient sur les prisons : c’est une des régions cachées de notre système social, une des cases noires de notre vie. Nous avons le droit de savoir, nous voulons savoir... »

                    À la lecture de ces lignes, publiées par Michel Foucault quelques mois après Mai 68, on pourrait les croire écrites la semaine passée.


                    • (---.---.229.236) 8 janvier 2007 16:33

                      Il n’y a pas assez de répresison dans ce pays, voila vérité. Et d’ailleur, s’imagine t on que Bové et ses complices prendrait le risque de détruire le bien d’autruit s’ils ignoraient combien il risque peu ? Il savent bien que la répression est une plaisanterie en france. Le juge s’occupe de la personnalité du délinquant, ce qui n’a aucun interet, au lieu de le suprimer.

                      Il nous faut des peines plus dures, comme la réouverture des travaux forcé et du bagne. On devrait aussi facilité les suicides dans les prisons pour les volontaires.


                    • intermittent (---.---.216.181) 8 janvier 2007 17:28

                      Le jour ou vous passerez des paroles aux actes (IP:xxx.x33.229.236) j’espère que votre camarade de cellule aura l’estomac solide pour digérer un tas de viande si avariée. :-P


                    • Gilles Louïse Gilles Louïse 8 janvier 2007 18:58

                      On peut tout à fait écrire en italiques ici, il faut mettre des parenthèses ouvrantes et fermantes. Sur les petits secrets de présentation, cliquez publier un article puis le point d’interrogation à droite au-dessus de la partie texte.

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