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Accueil du site > Actualités > Société > Ces cadres dynamiques que l’on voudrait surhommes

Ces cadres dynamiques que l’on voudrait surhommes

90 000 chômeurs de plus sur les dernières statistiques de l’emploi. 400 000 à 450 000 suppressions de poste prévues pour 2009. Les chiffres font frémir.

A côté de ce tsunami qui touche particulièrement les employés en situation précaire ainsi que les postes de production, il semble que les cadres ou les agents de maîtrise soient miraculeusement protégés.

Un optimisme renforcé par de récents sondages.

Le 2 février, Le Figaro publie une enquête exclusive Apec-Reussir -L’Express-Le Figaro sur les stratégies des cadres face à la crise.

"Que révèle-t-elle ?" Questionne le journal.
"Que les cadres sont lucides sur la gravité de la crise (52 % des personnes interrogées estiment qu’elle aura des conséquences sociales graves et durables), mais aussi, qu’ils se montrent plutôt optimistes quant à leur avenir professionnel (un peu moins pour celui de leur entourage)."

Effectivement, les cadres ne sont pas tendres avec leurs entreprises qu’ils jugent sévèrement quant à leur capacité à défendre les salariés. En conséquence de quoi, ils n’attendent personnellement pas grand chose de la structure qui les emploie.

Toutefois, la lecture de l’enquête pourrait laisser penser que les cadres forment une population "à part", peu concernée par les dangers d’un un système économique en faillite et finalement assez tranquille dans une tourmente frappant tous les autres.

Cette première impression est à peine nuancée par l’entretien accordé le même jour par Jacky Chatelain.

  • LE FIGARO. - Quels enseignements tirez-vous de cette enquête sur le moral des cadres face à la crise ?
  • Jacky CHATELAIN. - Ce n’est pas une surprise, les cadres jugent à une forte proportion la situation économique préoccupante. Mais j’observe aussi qu’ils ne tombent pas dans le catastrophisme. Autre point que je juge positif, une majorité de cadres fait preuve d’un degré d’optimisme élevé concernant leur avenir professionnel. Compte tenu de l’environnement économique actuel, je ne m’attendais pas à un tel résultat
  • LE FIGARO. - Les cadres se déclarent prêts à agir pour traverser la crise en 2009, mais, en même temps, ils ne comptent pas sur l’entreprise pour les aider. N’est-ce pas un signal négatif pour le climat social ?
  • Jacky CHATELAIN. - Le point positif que je vois dans les réponses des cadres est qu’ils veulent agir pour affronter la crise et non pas simplement la subir. Mais ils déclarent aussi qu’ils vont s’en sortir par eux-même

Les bémols exprimés par le Directeur de L’Apec sont quelque peu noyés au milieu d’une terminologie positive que vient renforcer ce sondage effectué fin décembre 2008 qui conclue :
"La bonne tenue de la motivation des cadres et de leurs équipes est sans appel : 57 % des cadres estiment que "de manière générale" leurs "collaborateurs" sont "actuellement motivés" 

D’ailleurs, certains l’affirment sans ambages : Cette crise est moins importante que les précédentes :
"Pour relativiser les effets de cette crise, il faut comparer les chiffres de recrutement 2009-2012 avec ceux des dernières grandes crises de 2001 et 1991. Au début des années quatre-vingt-dix, le nombre de recrutements des cadres était tombé à 71 160 annuel. En 2002, au plus fort de la crise, ce chiffre était de 142 400."




Une réalité nettement moins positive

Le 12 février , l’Apec publie un billet beaucoup moins rassurant intitulé "Le marché de l’emploi cadre dans un trou d’air". Trou d’air qui se manifeste dans tous les secteurs
  • "Le marché de l’emploi cadre a finalement été rattrapé par la crise. Si près de 200 000 embauches ont été réalisées par les entreprises en 2008, le dernier trimestre marquait déjà un sévère ralentissement. En 2009, il faut s’attendre à une baisse d’environ 17% des recrutements, soit quelque 165 000 cadres embauchés, ce qui resterait tout de même un bon niveau.
  • Les 3 années suivantes constitueront une période de stagnation, avant un vigoureux redémarrage en 2013, à la faveur de la reprise des investissements des entreprises."

Malgré des formules à la "Christine Largarde" qui voudraient encore faire croire au lecteur que la situation n’est pas si préoccupante que cela (après tout pourquoi se plaindre puisque les embauches restent d’un "bon niveau" et qu’il suffit d’attendre 4 petites années pour que l’horizon se dégage...), on pressent déjà que tout n’est pas rose.

D’ailleurs, l’article se termine sur une note presque alarmiste :

  • "La chute des recrutements de jeunes diplômés confirmera une fois de plus que cette catégorie constitue la variable d’ajustement sur le marché de l’emploi cadre. Entre 30 000 et 35 000 débutants seraient embauchés à des postes cadres, soit une baisse de 20 à 30% !"


Le 19 février, Courrier cadres exprime plus clairement la réalité dans son article "Le chômage partiel s’étend aux cadres".

  • "Les cols blancs ne sont plus à l’abri de cette réduction forcée du temps de travail. Jusqu’ici protégés par des conditions d’application plus strictes, ils pourraient voir certains de leurs avantages remis en question.
  • L’une des nouveautés de la crise actuelle est que cette réduction forcée du temps de travail touche dorénavant les cadres. Et pour cause : les conditions d’application du chômage partiel sont devenues beaucoup plus souples."

Un encart précise que Renault "a annoncé lundi qu’il réfléchit actuellement à une extension du chômage partiel à l’ensemble de ses 40000 salariés français. Dont les cadres et ingénieurs".

La dernière phrase de l’article tente néanmoins de minimiser, ce qui laisse songeur :

  • " Ces cols blancs peuvent, toutefois, toujours se consoler en se disant qu’ils n’ont pas grand-chose à perdre. Dans certaines branches, les conventions collectives prévoient des indemnisations plus intéressantes pour les cadres" .

Cette affirmation pourrait aisément s’assimiler à une malheureuse ironie quand on sait que beaucoup de conventions collectives ne prévoient en réalité aucun avantage particuliers pour les encadrants.

 

Le 20 février, sur France Inter, l’émission "nous autres" de Zoé Varier est consacrée à "ces cadres qui pètent les plombs". Cinquante minutes de témoignage d’une cadre. Tellement banal dans sa violente réalité que cela en devient sordide.

  • "Ils sont cadres, ils sont l’élite de la nation et ils pètent les plombs. Démission, dépression, reconversion, être cadre ce n’est plus la belle vie et ils le disent au risque de passer pour des loosers, quelle horreur, ou des révolutionnaires, pire encore."
  • "Marina était la cadre parfaite, rêvée. Promue, elle s’investit de plus en plus, elle travaille sans compter, elle ne fait plus que travailler, plus d’horaires, plus de vie privée. Marina n’a pas vu le danger. Prise au piège, addict un jour, son corps a lâché."

 

Le 26 février, La Tribune propose un article intitulé "Tous Drogués" dans lequel le journaliste explique que "la consommation de cocaïne, d’héroïne et de cannabis sur le lieu de travail n’est plus réservée à certains milieux professionnels".

  • Le phénomène de la drogue au travail n’est pas nouveau. Ce qui l’est, c’est que désormais "la cocaïne prend la place du cannabis d’il y a dix ans" et que tous les milieux professionnels sont touchés.
  • Les cadres ne sont pas moins touchés que les autres. Bien au contraire, ils ont été d’une certaine manière précurseurs en la matière.

 

Déjà en octobre 2008, la revue Santé et travail sous le titre "les cadres "déboussolés", affirmait qu’ils subissaient "plus difficilement les contraintes, car les règles du jeu ont été modifiées"

  • "Avec une espérance de vie à 35 ans de sept ans supérieure à celle des ouvriers, les cadres ne sont pas les plus mal lotis. Malgré tout, la pénibilité mentale se fait plus forte. Dans le dernier baromètre de la CFE-CGC, 70% des cadres se disent tendus à cause de leur travail, 54% ont mal au dos, 40% souffrent de migraines. Et 10% d’entre eux ont été en arrêt maladie à cause du travail. Un stress et une souffrance psychique que les cadres évoquaient moins auparavant, alors qu’ils ne comptaient pas plus leurs heures, se vouant corps et âme à leur mission."
  • Jack Bernon, responsable du département santé-travail de l’Anact, rajoute : "Ils n’ont plus le même statut social, notamment parce qu’avec la tertiarisation de l’économie, leur nombre a considérablement augmenté. Les vagues de licenciements ne les épargnent plus. Les prises de décision, davantage motivées par des considérations financières, les ont également mis à distance des dirigeants. Sans compter qu’un de leurs pouvoirs - détenir l’information et la transmettre - s’est dilué avec le développement des systèmes d’information."
  • Laurent Mahieu de la CFDT-Cadres précise : "Avec les nouveaux outils de communication, le travail déborde sur le soir, le week-end et sur le temps personnel, et on travaille chez soi, mais aussi dans d’autres services, chez le client, etc. En outre, le développement de la sous-traitance entraîne un nombre croissant de prestataires dans l’entreprise, avec des cultures différentes. Cela crée des interférences qui rendent l’encadrement plus difficile."
  • Dans le baromètre CFE-CGC, 22% des personnes interrogées reconnaissent avoir exécuter des actions qui ne correspondent pas à leur éthique".

 

Les risques liés à ce mal-être des encadrants.

Hormis le fait qu’il existe dans ce contexte - pour les cadres comme pour les autres salariés - de réels dangers pour la santé que l’on réduit au terme vague et minimisant de "stress", l’impact pour les entreprises est loin d’être secondaire, ce qui devrait les encourager à reconsidérer certaines de leurs pratiques vis-à-vis de leur management.

Dans un environnement de changement, le rôle de l’encadrement (en particulier intermédiaire) est en effet essentiel.

  • Il revient au leader de trouver la nouvelle vision de l’organisation, d’impulser le changement et de transmettre l’énergie.
  • Sa capacité à générer l’énergie nécessaire pour motiver les acteurs et provoquer l’engagement vers l’action, sa capacité d’écoute et de compréhension, sont toutes deux engendrées par sa propre motivation"

Or, il s’avère que dans le cadre de leur métier, les consultants mesurent chaque jour davantage une démotivation croissante qui s’accompagne d’une grande lassitude nerveuse

La preuve en est l’augmentation des demandes de formation ou d’accompagnement liées à ce que l’on nomme rapidement le "Développement personnel".

  • Les modules permettant aux salariés de mieux s’organiser ou de savoir déléguer font également une percée significative et, en matière de développement personnel, le leadership et l’affirmation de soi sont les vedettes de cette année 2009.
  • Autre valeur à la hausse : la gestion du stress et de son temps. « Les salariés ont de plus en plus de mal à s’organiser. Ils sont envahis par les mails, sont sans arrêt sollicités. Il leur faut apprendre à dégager des priorités et à communiquer à bon escient et au bon moment », estime Christophe Boisseau, directeur communication et marketing de l’IFG-CNOF."

Alors que pèse sur les cadres intermédiaires la responsabilité de maintenir l’implication des salariés dans un lourd contexte d’inquiétude, alors que ce sont à eux de renforcer la cohésion d’équipes réduites par les réductions soudaines d’effectif, les cadres souffrent aujourd’hui des mêmes maux que l’ensemble des salariés.

Le péril est donc grand de les voir "baisser les bras", se désengager et laisser-faire.

Ce ne sont pas les démarches classiques de "gestion du stress" qui vont permettre de modifier sérieusement la donne et de remotiver durablement l’encadrement pour lui permettre de maintenir un minimum de stabilité dans un contexte social de plus en plus tendu. 

Ces démarches "de base" sont d’ailleurs remises en cause par les intervenants des premières rencontres du magazine Santé & Travail sur thème des risques psychosociaux.

En effet, plutôt que ces formations et accompagnements qui traitent le problème de manière superficielle, les experts préfèrent souligner l’actuelle nécessité de revoir l’organisation entière des entreprises, la mise en place de bonnes pratiques (en particulier l’Ecoute), l’apport de solutions personnalisées et le rôle indispensable et incitateur que l’Etat devrait jouer dans ce domaine.


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35 réactions à cet article    


  • plancherDesVaches 2 mars 2009 11:32

    Bonjour
    Il est bien rare que l’on parle du "middle management".
    J’avais lu un résultat de sondage disant que 75% des cadres craignaient pour leur poste...

    Néanmoins, et vu la situation, votre dernier paragraphe sur l’organisation et le développement personnel fait quelque peu dérisoire...
    Que ce soit la gestion de conflit, l’ASO, la PNL, l’empathie, le 360 degré, le coaching,.... tous ces outils ne changeront pas grand-chose à la situation de gestion d’un service dans lequel il faut licencier.
    Quant à l’écoute, on nait avec ou... sans.

    Et, de grâce, laissez le gouvernement en dehors de tout ça. Il nous a déjà bien roulés en nous passant de 218 à 238 jours ouvrables contre une aumône de 10% à la journée, on va essayer d’éviter d’autres dégâts.


    • hypos hypos 2 mars 2009 19:21

      Bonjour,
      En réponse à votre remarque concernant les solutions, je vous précise que c’est justement ce que je dis : que les démarches traditionnelles ne servent à rien. 

      Pour les solutions fouillées, il suffit de cliquer sur le lien sous "rencontres" et vous aurez alors accès à toutes les vidéos de ce colloques rassemblant des experts. 





    • Reinette Reinette 2 mars 2009 22:34

      « À l’époque du travail de masse, des chants de masse, des plaisirs de masse, l’homme est plus seul que jamais. L’homme moderne ne s’implique dans rien de ce qu’il fait. Une part de lui-même, la plus profonde, reste toujours en alerte. Au siècle de l’action, l’homme s’épie. Le travail, unique dieu moderne, a cessé d’être créateur. Le travail sans fin correspond à la vie sans finalité de la société moderne. Et la solitude qu’il engendre, solitude surpeuplée des hôtels, bureaux, ateliers et cinés, n’est pas une épreuve qui aiguise l’âme, ni un nécessaire purgatoire. C’est une condamnation totale, miroir d’un monde sans issue. » Octavio Paz, Le labyrinthe de la solitude, 1950


    • plancherDesVaches 8 mars 2009 21:41

      Bonjour Reinette.
      Vous devriez fumer de la pelure de bannane plutôt que de pomme. Ca semble attaquer un peu moins les neurones.

      A la commerciale auteur, il vous devrait suffir de cliquer sur le lien "réalité" pour essayer de gagner en soit-disant "aider" quelqu’un.
      Nice to live you.


    • Alpo47 Alpo47 2 mars 2009 11:34

      Vous annoncez, fort justement, 90.000 pour janvier et faites une projection de 400.000/450.000 pour 2009.
      Mais qu’est ce qui vous fait penser que le rythme de janvier va diminuer ?
      Il pourrait aussi bien se maintenir, voire augmenter.
      En fait, chaque jour, les nouvelles sont pires que la veille. Nous sommes, économiquement et socialement au bord du gouffre, les décisions prises, toutes demi mesures, ne vont pas dans le sens d’une relance et, HELAS, le pire est à venir.
      La vraie difficulté pour nos pays occidentaux, c’est que les gouvernants font jusqu’à présent tout pour MAINTENIR LE SYSTEME PREDATEUR EN PLACE. Toutes leurs décisions passées vont dans ce sens.
      Ainsi, on endette le pays et la "classe moyenne" pour des générations, paupérise encore plus les plus défavorisés, tout cela pour favoriser grands patrons ou banques prédatrices.

      Combien de temps encore le pays va t-il le laisser faire ?


      • geko 2 mars 2009 12:25

        "La vraie difficulté pour nos pays occidentaux, c’est que les gouvernants font jusqu’à présent tout pour MAINTENIR LE SYSTEME PREDATEUR EN PLACE"

        Je dirais plutôt FAVORISER tant il est vrai qu’on ne fait que transférer les pertes privées aux états (nos impôts) sans changer les règles du jeu au profit des mêmes acteurs ! Quand les états nations seront en faillites les portes seront grandes ouvertes à l’exploitation esclavagiste de l’homme.|


      • Avallis Avallis 2 mars 2009 12:21

        La mot cadre englobe plus de chose qu’il n’y parait : Un ingenieur n’est pas forcement un carde et l’inverse tout pareil.
        En ce moment c’est la position et le role des cardes qui est remis en question. La fonction de nombre de cadres ne reflete pas le besoin et se retrouve dans une ex-position "privilegiee" a ne pas fournir de resultats ou rien produire tout en absorbant une quatite d’argent en salaires. Ces cadres la sont dans une tres mauvaises passe.
        Jusqu’a peu c’etait la masse produisant qui ecopait des reductions d’effectif. Maintenant que ces effectifs sont tendus c’est le nombre de cadre qui passe a la maigrisseuse.


        • plancherDesVaches 2 mars 2009 14:22

          Vous avez raison. On peut être cadre sans avoir un bac+5 mais l’inverse, par contre, ne courre pas les rues.

          Il y a deux aspects.
          Spécifité française : un cadre est payé pour une FONCTION. A ce titre, ses horaires se doivent d’être variables.
          Vous parlez que ça fait longtemps que cette particularité a intéressé tous les patrons à faire passer cadre des personnes qui avaient une charge de travail impossible à réaliser en 40 heures. (le mouvement remonte à avant les 39 heures...).
          Vous remarquerez que la notion d’encadrement de personnes devient toute relative....
          (et vous remarquerez aussi que les "cadeaux" d’un téléphone et ordinateur portable permettent à tout cadre de bosser chez lui et aussi le week-end. Le "pied")
          Parallélement s’est développé une individualisation des dirigeants.
          Jadis, en des temps anciens, un "patron" (dirigeant d’entreprise et souvent propriétaire de celle-ci), considérait lui-même et ses employés comme un clan dont il était responsable. Une logique évidente sachant que chaque membre fait avancer les autres.
          La montée des individualismes a monté les dirigeants contre le personnel et le personnel contre le dirigeant "qui gagne trop". Aidé largement en cela par la DESCENTE EN FLAMME de la valeur travail contre la valeur rentier...... Ah... ces chers rentiers qui gagnent de l’argent juste en allant se faire dorer la pillule sur des plages de cocotiers.. ça fait rêver, non ?
          Faut arrêter le rêve, de temps en temps. L’american dream, mieux vaut leur laisser. On voit ce que ça donne. (poussée épidermique, excusez-moi)
          Donc, jadis, un patron s’entourait d’une équipe sur laquelle il savait pouvoir compter. Et qui comptait sur lui pour éviter de faire trop de conneries... Ou lui disait ouvertement car il écoutait les conseils des autres.
          Ouais, c’était jadis.... (passéiste.. ? non : analyste)
          A la première parole de critique d’un dirigeant par un de ses cadres, le cadre... J’ai écris lêche-cul... ? loin de moi cette dérive. Depuis 1984, je cherche des responsables en entreprise. Soit : le boss. Les autres ont trop peur de se faire virer.

          Mais.... je me rends compte que je viens de mélanger les deux aspects.
          Perte des valeurs de l’humain en lui et ses rapports avec les autres.
          Perte d’acquis qui pouvaient être généreux pendant une aprés-guerre.


        • hypos hypos 2 mars 2009 19:26

          Effectivment le terme de "cadres" recouvre un réalité complexe. 
          Je crois avoir précisé dans l’article - mais peut-être n’est ce pas assez clair - que je parlais essentiellement des cadres "encadrants", en particulier ce que l’on nomme le "middle management" et les agents de maîtrise. 


        • plancherDesVaches 8 mars 2009 21:50

          Houps... Pardonnez-moi.
          Je parlai aussi du middle management. Pardon que vous n’ayiez compris ce que vous ne pouvez (voulez) comprendre.

          Mais je vous comprends, néanmoins. Et vous avez raison de vouloir vous vendre. Je ferais pareil à votre place.

          Amicalement humain (mais surtout pas commercial).


        • bob 2 mars 2009 12:29

          Madame,

          Merci pour votre article, votre commiseration a l’egard des cadres m’a donne l’idee d’en ecrire un.

          Bien a vous.


          • faxtronic faxtronic 2 mars 2009 13:42

            Oui c est vrai, d ailleurs cela s appelle etre rentier.


          • chmoll chmoll 2 mars 2009 13:24

            a mon avsi l’sondage a du ètre fait chez les <cadres> de pole dans l’mur et du parc assedic


            • Vincent 2 mars 2009 14:26

              A vous lire, je me retrouve un peu mais pas complètement par rapport au stress, en ce qui me concerne pour l’instant je parviens à déconnecter entre le boulot et le reste, je me suis construit un commutateur virtuel qui me permet de zapper la journée de boulot le soir.

               

              Maintenant il y a une chose que je n’ai pas trouvée dans votre article qui mérité aussi à mon avis d’être exposée.

              Le profession de middle management comme vous les nommées, ont le cul entre deux chaises, je m’explique.

               

              Pas assez haut dans la hiérarchie, pour pouvoir influer directement sur la politique d’entreprise, la plus part du temps décidée en comité de direction dans un siège social complètement déconnecté de la réalité.

               

              Et justement en plein dedans cette réalité, vous,  à devoir faire coller une politique d’entreprise complètement improductive, à devoir faire du reporting  dans tous les sens, à toutes les sauces, et dans tous les formats possibles parce que untel ou untel aura décidé que c’était mieux comme ça.

               

              Et d’un autre côté vos équipes qui vous disent mais bordel à quoi ça sert ces conneries, on perd du temps, y a pas de valeur ajouté à notre travail et ces saloperies d’indicateurs, n’indiquent plus rien finalement tellement ils sont nombreux.

               

              A vouloir disséquer à l’opération près toutes les tâches, nous en sommes arrivée à des aberrations et nous perdons de vue l’essentiel, qui est de produire bon et le juste nécessaire.

               

              Mais afin d’optimiser tel ou tel indicateur qui ouvrira les porte du sacro-saint bonus sur objectif de fin d’année il arrive parfois que des services d’une même entité bossent dans des directions opposée, parce que le head-mangement n’a pas pris le soin de bien boucler ses objectifs.

               

              Alors oui je comprends que certains le vivent mal, qu’ils soient stressés par ce rythme à la con, mais bon de temps en temps revenir aux fondamentaux ne fait pas de mal, quand je parle de retour aux fondamentaux, j’entends tout d’abord, prendre soin de son équipe, vérifier que l’on ne parasite pas un autre service enfin avoir ses petits arrangement avec la politique de l’entreprise.

               

              A tous ceux noyés sous un  reporting redondant, essayez d’une semaine à l’autre d’envoyer exactement la même chose juste en renommant le fichier, sans rien changer, la plus part du temps ces reporting ne sont jamais lus, les head-managers ne font que cocher des cases et casser les bonbons à ceux qui n’ont pas envoyés le rapport hebdo le vendredi soir à 19h00. Car plus vous l’envoyez tard, mieux vous êtes perçu, « ça c’est un p’tit gars qui bosse tard, il est bien »

               ils ne leur vient pas à l’idée que vous puissiez être inefficace….

               

              Et puis le jour jour ou le N+1 s’aperçoit de la supercherie, feignez l’erreur et promettez lui le rapport dans l’heure, sans lui envoyer, de toute façon il aura oublié tellement il est occupé, lui…. (golf, rotary,….)

               

              Une mise à jour mensuelle et largement suffisante. Vous verrez vous aurez beaucoup plus de temps à consacrer à vos équipes et elles vous le rendront.


              • plancherDesVaches 2 mars 2009 14:46

                Tiens... ? Vous alliez votre pratique à ma théorie.
                Welcome in Staff’s magic world... lol


              • hand87 2 mars 2009 15:43

                tiens ? On bosse dans la même boite ?
                Plus sérieusement, je crois que vous touchez la du doigt une des aberrations majeures du management actuel.
                On essaye de mettre en équation des valeurs qui son essentiellement des relations humaines.

                Comment faire rentrer dans un excel la valeur ajoutée due aux bonnes ou mauvaises relation d’untel avec son chef.
                On veut tout chiffrer, avoir des "metrix" afin que le grand chef qui souvent ne sait rien de vous et de votre contribution puisse avoir son tableau de bord avec des inducateurs en vert, orange et rouge.

                Toutes les grosses boites ont les mêmes méthodes de management, et pour cause elles suivent toutes les mêmes séminaires et lisent les mêmes bouquins.

                Remettons l’homme au centre de l’entreprise et peut-e^tre que les choses. iront un peu mieux.

                Oui je sais, je rêve ....


              • plancherDesVaches 2 mars 2009 16:32

                A ce tarif là, nous allons ré-inventer une CGC... lol

                Bien sûr que nous voyons les abbérations du système... nous sommes au milieu, à compter les points entre les bombes qui passent.
                Et nous nous rendons compte AUSSI, que nous ferions mieux plutôt que des patrons qui deviennent tellement paranos qu’on se demande comment ils font pour rester vivants...
                (gloups... les riches finissent par se créer des ghettos.... Les murs ont du bon smiley )
                Arg... critiquez moi quand je fais une parenthèse, ça devient toujours politique smiley )

                Trop de boulot : faite comme moi : envoyez c..er votre patron pour peu que vous puissiez le faire.

                Pas compliqué. Faites 50 heures (comme tout le monde) et expliquez-lui que vous manquez de bras en recupérant certains bras pour faire des tâches de secrétaire. Ca marche à tous les coups smiley


              • LE CHAT LE CHAT 2 mars 2009 15:13

                le mien me vantait l’avantage de remplacer les routiers français par des roumains ou des polonais pour obtenir des transporteurs des tarifs plus attractifs , il a ri jaune quand je lui ai dit qu’on pouvait le remplacer lui par un moldave ou un ukrainien pour augmenter la marge de notre boite ... smiley


                • Annie 2 mars 2009 17:32

                  Je trouve la description que fait Vincent des cadres du middle management assez fidèle. Mais la question que je me pose est de savoir si les cadres aujourd’hui ne sont pas censés être uniquement de simples courroies de transmission qui font circuler des informations dans les deux sens, c’est-à-dire qu’ils se contentent de transmettre les décisions mais que leur marge de manoeuvre pour les faire appliquer est très étroite. Quel que soit le gaspillage occasionné par ce "reporting", le vrai mérite de cette structure n’est-il pas de garantir une obéissance sans faille, appliquée par de nombreux sous-chefs, (sous-chefs, mais chefs quand même par rapport au reste, et ce petit pouvoir dont ils disposent achète leur allégeance à la direction de l’entreprise), qui ne questionnent jamais les décisions, mais se contentent de les relayer. De la même façon, le reporting en amont est filtré. Bref ces cadres sont devenus les garants de la paix dans l’entreprise. Un seul problème, du moins en Angleterre où j’habite, est que le nombre de jours d’absence occasionnés par le stress a explosé ces dernières années parce que le travail est devenu totalement déshumanisant. 


                  • hand87 2 mars 2009 18:59

                    @Annie

                    Tout à fait. Au terme courroie de transmission je préfèrerais le mot "diode".
                    En effet l’info ou plutot les décisions sont bien transmises de haut en bas mais les remarques et suggestions remontent rarement car la hiérarchie intermédiaire a trop peur de se faire mal voir.

                    Comme disent les anglo-saxons :
                    "The shit goes down but the money goes up !" : a méditer  smiley


                  • Annie 2 mars 2009 19:13

                    Hand87,
                    Tout à fait d’accord avec vous et pour continuer avec l’analogie très imagée "but when the shit hits the fan...."


                  • Vincent 2 mars 2009 22:32

                    Le terme transmission est pas mauvais,
                    mais pour faire un peu plus cynique mais aussi plus proche de la réalité,
                    le cadre moyen est responsable quand ça plante, quand ça merde quelque part et c’estl ui qui morfle à tout les coup, les N+1 très rarement, ils vont même jusqu’à dire :

                    mais bon sang fallait me le dire je t’aurais donner des ressources supplémentaire,

                    alors que 3 mois avant quand on a mis les feux au rouge, il vous a sorti son grand discours
                     
                    aller t’es un gars ballaise, tu vas t’en sortir, on s’en est toujours sorti d’ailleur et puis question budget je suis short alors démerde toi....

                    Le pire dans tout ça ce sont les organigramme à deux entrée, un responsable hierarchique la plus pat du temps invisible et un fonctionnel casse bonbon qui n’a aucune autorité si ce n’est que de vous donner son job à faire en plus du votre.

                    Là dessus vous démultipliez cet organigramme avec certains membres de de votre équipe et cela devient un vaste bordel à gerer, vous donnez du boulot à des personnes qui ne vous sont pas rattachées directement hiérarchiquement et le seul moyen que vous avez qu’il soit fait corectement en dehors de la conscience professionnelle du p’tit gars et de lui dire, dans ton entretien annuel j’aurai de bonnes appréciations.

                    Je ne connais pas toutes les entreprises ni leurs organiation, mais dans l’automobile ça marche comme ça et plus particulièrement sur les plateaux, vaste plate-formes en open space, avec un télépone qui sonne toutes les 3 secondes et des mecs qui parlent de tout et de rien.

                    Pas de doute le mec qui a inventé ça doit vivre dans un bureau bien en tous cas c’est le cas chez nous l’homme qui a pondu ce truc à son bureau prso, normal c’est un boss.....


                  • hypos hypos 2 mars 2009 19:23

                    Ce n’est pas moi qui fait la projection. Ce sont les chiffres prévisionnels annoncés dans la presse par certains "spécialistes" du marché de l’emploi. . 
                    Ce qui ne garantit effectivement pas que ces chiffres soient la réalité de ce que nous allons vivre sous peu. 


                    • Annie 2 mars 2009 21:10

                      @Hypos,
                      vous êtes consultante en ressources humaines depuis une vingtaine d’années. Vous devez avoir une petite idée là-dessus. Ne vous cachez pas derrière les chiffres. Qu’en pensez-vous ?


                      • Alain-Goethe 2 mars 2009 21:31

                        Hélas, je pense que le chomage va remonter presque jusqu’à 3.000.000 !
                        mis à part peut être cette disposition créant des " Auto entrepreneurs" (67.000 à fin février, mais ce chiffre comprend des retraités)

                        Je me souviens de l’épisode 1993 à 1998 ... 
                        j’en ai cotoyé des chomeurs .. trop beaucoup trop ..

                        car en France, à part qq secteurs où on est bien oplacés, sinon les perspectives sont pas terribles !

                        En fin , bon courage !


                      • hypos hypos 2 mars 2009 21:57

                        Franchement je n’ai aucune idée de la manière dont cette crise va se terminer.

                        La seule chose que je peux donner, c’est mon "intime conviction" qui n’a aucune valeur autre que mon point de vue : je suis persuadée que cette crise a bon dos pour certaines entreprises qui en profitent pour dégraisser sans être véritablement contraintes de le faire.... Et sachant que, c’est certain, la crise va finir un jour et la relance arrivera. 

                        En 99, il y a eu une vague de "conseil en entreprise" pour la mise en oeuvre des 35 heures. Pour avoir participé ou conduit certains de ces audits, je peux vous certifier que c’était facile de trouver 15% de "gain de temps" dans les organisations ! Mauvais processus, réunions inutiles, motivation en berne etc .. il y avait plein de manière d’absorber cette perte d’heures. 
                        Les entreprises en ont profité pour obtenir une flexibilité (et parfois un gel des salaires sur plusieurs années) qu’elles n’auraient jamais vraiement réussi à obtenir sans ce contexte particulier. 
                        J’ai le sentiment aujourd’hui que nous sommes dans le même cas de figure : un contexte difficile qui va permettre à certaines entreprises de fire ce qu’elles ne pouvaient pas effectuer avant sans cet alibi. 

                        Cependant, je ne voudrais pas mettre toutes les entreprises dans le même panier. Certaines au contraire développent dans cette période d’incertitude grave, des démarches actives et dynamiques, soutiennent leurs salariés, leur encadrement, recrutent, forment etc ...


                      • Reinette Reinette 2 mars 2009 22:25


                        TRAVAILLER
                        MOINS POUR RIGOLER PLUS




                        - " Pensez-moins mon vieux. Vous bosserez plus  ! "


                        - " Je vais y penser "


                        • Reinette Reinette 2 mars 2009 22:31


                          LES DURS A LA BESOGNE

                          « Le travail, c’est l’émancipation. Le chômage, c’est l’aliénation. » Nicolas Sarkozy, sur TF1, 05/02/2007

                          « Certes, on peut comprendre que les salariés aspirent à travailler moins, mais n’oublions pas que l’objectif initial assigné aux 35 heures était la création d’emplois, pas l’avancée sociale et le nouveau mode de vie qu’elles sont devenues. » Guillaume Sarkozy, L’Express, 01/03/2001


                          • Christoff_M Christoff_M 3 mars 2009 02:33

                             plus le chomage progresse, plus l’humanité regresse !!

                            en période de crise ou de bousculade, nous pouvons voir le vrai visage de certains "cadres dynamiques", vous savez ceux qui sourient tout le temps, qui ont des paroles bien aimables et qui tutoient !!

                            facile de faire l’orateur quand tout va bien, moins facile de faire face aux problèmes, la ça ne s’apprend pas dans les grandes écoles de com, l’expérience et l’intelligence sont nécessaires... il n’y a que dans les turbulences que l’on peut jauger ses amis et ses collègues... je pense que beaucoup doivent s’enfermer dans leurs bureaux pour éviter l’entretien qui dérange...

                            le mythe du cadre dynamique en a un petit coup dans l’aile en 2009, la crise n’a pas que de mauvais cotés...

                            je ne suppoerte pas le petit fayot qui se met à courir une fois sorti de son bureau et qui a les pieds sur le bureau quand la direction est partie, si seulement cette crise pouvait faire remonter à la surface le coté faux cul bien français, ça ne ferait pas de mal !!


                            • Christoff_M Christoff_M 3 mars 2009 02:35

                               une dernière petite reflexion que certains vont redécouvrir avec les turbulences :
                              un cadre n’est rien sans une équipe, un donnneur d’ordre n’est rien sans des sous traitants de qualité !!


                            • Alain-Goethe 3 mars 2009 08:20

                              Un intervenant écrit  :
                              "" plus le chomage progresse, plus l’humanité regresse !!

                              en période de crise ou de bousculade, nous pouvons voir le vrai visage de certains "cadres dynamiques", vous savez ceux qui sourient tout le temps, qui ont des paroles bien aimables et qui tutoient !! "

                              Ayant été partiellement au Chomage en 91 et 92, j’avais préparé concours ANPE.
                              En juillet 93, j’ai commencé comme conseiller principal ANPE à Dunkerque ( 2 agences ANPE de 10.000 chomeurs chacune !)

                              J’ai reçu notamment un commercial qui recherchait un nouveau job activement .
                              Il m’a dit qu’il faisait flèche de tout bois !
                              Il m’a fait découvrir cette phrase magnifique :

                              " Plus P..e que moi, tu meurs "
                              Phrase éternelle .. bien d’actualité aussi en politique (et même plus).

                              Et lorqu’on se retrouve au chomage, les 1ers mois sont vachement importants : bilan de compétences, bien savoir quel job on veut retrouver..
                              sinon on se grille des chances très facilement... et des chances qui ne reviennent pas .. etc


                            • Christoff_M Christoff_M 5 mars 2009 02:44

                               il serait temps de dénoncer une tare française des gens surchargé dans leur travail...

                              de l’autre coté des chomeurs désabusés en masse...

                              une incitation à la surperformance des encadrements qui entraine dopage pour suivre ou casse pour ceux qui lachent avec des conséquences dramatiques parfois...

                              un système de formation continue qui date du moyen age !! des gens qui enseignent avec des bouts de ficelles et des versions obsolètes...

                              des trains et des moyens de transports à la ramasse surtout en banlieue !!

                              et finalement on ne peut etre qu’ennervé en voyant le peu de transparence des budgets régionaux et nationaux, et avec toutes les taxes que l’on paye en France, le peu de réalisations visibles, de projets concrets ou perceptibles des français sur le terrain... sans compter le déficit qui se creuse pour des frais de fonctionnement pas toujours crédités au bon endroit !



                            • Christoff_M Christoff_M 5 mars 2009 02:48

                               ah si j’oubliais changer les logos et la peinture en filant le budget pub à une agence de pub proche du pouvoir ça c’est tres français !! par ex logo sncf, edf, pole emploi, j’en passe et des meilleures, les écrans d’affichage plutot que les sièges ou les gens attendent sur les quais !!


                            • Halman Halman 8 mars 2009 11:55

                              "Le marché de l’emploi cadre a finalement été rattrapé par la crise. Si près de 200 000 embauches ont été réalisées par les entreprises en 2008, le dernier trimestre marquait déjà un sévère ralentissement. En 2009, il faut s’attendre à une baisse d’environ 17% des recrutements, soit quelque 165 000 cadres embauchés, ce qui resterait tout de même un bon niveau.

                              "Ils sont cadres, ils sont l’élite de la nation et ils pètent les plombs. Démission, dépression, reconversion, être cadre ce n’est plus la belle vie et ils le disent au risque de passer pour des loosers, quelle horreur, ou des révolutionnaires, pire encore."

                              Le phénomène de la drogue au travail n’est pas nouveau. Ce qui l’est, c’est que désormais "la cocaïne prend la place du cannabis d’il y a dix ans" et que tous les milieux professionnels sont touchés.

                              "Avec une espérance de vie à 35 ans de sept ans supérieure à celle des ouvriers, les cadres ne sont pas les plus mal lotis. Malgré tout, la pénibilité mentale se fait plus forte. Dans le dernier baromètre de la CFE-CGC, 70% des cadres se disent tendus à cause de leur travail, 54% ont mal au dos, 40% souffrent de migraines. Et 10% d’entre eux ont été en arrêt maladie à cause du travail. Un stress et une souffrance psychique que les cadres évoquaient moins auparavant, alors qu’ils ne comptaient pas plus leurs heures, se vouant corps et âme à leur mission."


                              Etc, etc.

                              Bienvenue dans le monde réel du travail.

                              Les cadres commencent enfin à comprendre ce que leurs agents supportent depuis toujours.

                              Si au moins cela pouvait les inciter à un peu plus d’humilité et de respect de leurs employés.


                              • lineon 8 mars 2009 12:01

                                Alors la ça y est vous avez réussi a me faire pleurer. Les pôvs§ Dites moi on parle bien des cadres ces êtres supérieurs bardés de diplomes qui sont a la tête de nos entreprises ? Dans la lecture des commentaires c’est la "complainte du cadre". M’est avis qu’il ni y a pas beaucoups de commentaire d’ouvrier, de chômeurs dans cette rubrique. Hé oui la descente aux enfers c’est pur eux aussi.Ca me fait bien plaisir, attendez je vais relire encore tous ça, ça me fait prendre mon pied.

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