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Accueil du site > Actualités > Société > Cette absolue (R)évolution qui vient

Cette absolue (R)évolution qui vient

Objectivement, au regard d’un passé pas si lointain, on ne peut que se féliciter du succès remporté par la mobilisation syndicale unitaire historique lors de ce 1er mai 2009. À situation exceptionnelle, mobilisation exceptionnelle me direz-vous, le devenir du monde étant toujours suspendu aux lèvres de cette crise majeure du capitalisme. Mais, c’est ici justement que le timbre est dissonant, que le propos doit être mesuré, car en inversant le point de vue, on peut se questionner sur un si faible rassemblement de troupes alors que les temps sont à la peine pour la machine économique, et que les citoyens souffrent de plus en plus massivement des dysfonctionnements liés à cette dépression symptomatique d’une fin de cycle. Il y a de quoi s’étonner, et encore de quoi se questionner quant à la réalité profonde de la prise de conscience globale. En tout état de cause, force est de constater que ces velléités seules ne suffiront pas à renverser ce Roi capitalisme et tous ses valets. En fait, le ressort de cette fin annoncée est ailleurs.

Des chômeurs en plus par centaines de milliers, des grands patrons irresponsables par dizaines, des milliards de dollars pour colmater les fissures de plus en plus franches d’un édifice brinqueballant, et seulement quelques centaines de milliers de manifestants en France, et à peine plus dans nombre d’autres pays, pour crier tout leur courroux aux oreilles des décideurs. Il y a comme une incohérence dans le scénario de ce 1er mai, journée pourtant porteuse d’une symbolique d’autant plus puissante qu’elle s’inscrivait cette année dans un contexte global d’une intensité sismique rarement égalée dans l’histoire commune de l’humanité. Le malaise ne serait-il que superficiel, et la maladie si bénigne que tout cela ne nécessitât point que la mobilisation fusse dantesque.

Pourtant, ils sont multitudes les regards perçants qui décrivent un modèle qui va déclinant vers une fin toute proche, alors qu’une (R)évolution nouvelle approche à grands pas pour franchir enfin avec fracas les portes de notre Babylone contemporaine. Mais où est-elle cette « insurrection qui vient » ? Mais où voguent-ils ces pirates affamés par cette mécanique à injustices qui broie du vivant à tour de bras ? En tous cas, à regarder les images et les paroles tirées des rangs des manifestants, on se dit qu’il est bien loin le temps béni des révolutions dont Serge Halimi dresse un panoramique remarquable dans la dernière édition du monde diplomatique [1]. Pourtant, ce n’est pas la matière qui faisait défaut, et des dizaines de millions nous aurions du être à battre le pavé en ce 1er mai 2009 afin de porter l’estocade à un modèle non viable, car à contre courant d’une logique qui se situe bien au-delà des préoccupations centrales qui sont encore les nôtres à ce-jour.

Alors, outre les explications données en première intention, il nous faut bien faire le constat lucide que ni les organisations syndicales, ni les partis politiques traditionnels ne sont porteurs d’une proposition alternative puissante qui pourrait bouleverser la donne, alors que le monde marche inéluctablement vers de si profondes mutations qu’il a le plus grand mal à pouvoir les verbaliser.

Comment peut-on imaginer encore que le capitalisme triomphant puisse être le seul modèle encore viable ? Tout simplement parce que les autres propositions de sociétés ont périclité lentement et sûrement au fil de notre histoire, répondront les cyniques arrogants dépourvus du moindre sens de la mise en perspective. Ceux-là même qui n’ont aucune idée de ce qu’il a pu se passer aux États-Unis, et notamment à Chicago en ce 1er mai 1886, oubliant que la lutte menée alors fut d’une radicalité telle qu’on la commémore encore aujourd’hui. En ces temps-là, certains étaient prêts à en découdre arme au poing, s’écriant avec force et conviction : « mort aux ennemis du genre humain ». Il faut aussi nous souvenir de ces paroles gravées sur un tract par August Spies : « Revanche ! Aux armes travailleurs ! [...] Depuis des années, vous endurez les plus abjectes humiliations. [...] Vous vous épuisez au travail, [...] vous offrez vos enfants en sacrifice aux seigneurs industriels. En bref : toute votre vie vous avez été des esclaves misérables et obéissants. Et pourquoi ? Pour satisfaire la cupidité insatiable et remplir les coffres de votre voleur et fainéant de maître. Aujourd’hui vous lui demander de soulager votre fardeau, il vous envoie ses tueurs pour vous tirer dessus. Pour vous tuer ! Nous vous exhortons à prendre les armes. Aux armes ! », chacun connaît la suite tragique de cet épisode historique [2]

123 ans plus tard, nous étions à mille lieux de cela, les cortèges de salariés étaient bien parsemés alors même que la période se veut critique au plus haut degré, et que l’humanité doit négocier un changement de cap radical pour tendre vers un modèle qui intégrera les paramètres fondamentaux de la globalité et du partage. Nous sommes dans une situation exceptionnelle, unique, un tournant sans précédent, sans équivalent, c’est une absolue (R)évolution qui se dessine, la révolution des révolutions. Certes, le changement de paradigme est tel qu’il ne saurait être assimilé en un temps record, pour autant, gageons qu’il ne lui faudra que quelques décennies pour se glisser dans la peau du nouveau modèle car il y a urgence ici bas, et rien ne pourra renvoyer ce projet aux calendes grecques. De plus, contrairement aux apparences bien trompeuses, il en va du sort de tous en général, et de chacun en particulier, nos destins étant irrémédiablement reliés les uns aux autres, interconnectés à jamais. Immanquablement, si nous voulons nous maintenir, si nous souhaitons nous perpétuer, il nous faudra tous penser globalement, et agir localement (selon la formule consacrée), alors que les égo(ïsmes) devront être relégués aux oubliettes de l’histoire. Dés lors, on mesure combien le discours porté par les forces « institutionnelles » est loin du compte, peu prometteur car mû par une logique dévêtue de tout sens aigu de la rupture. Les apôtres de la grande alternative qui vient sont ailleurs, ils pensent et agissent déjà dans une autre dimension, ils posent les solutions indispensables qui s’imposeront d’elles-même.

Mais peu importe, et s’il faut impérativement se souvenir de toutes celles et ceux qui ont sacrifié leur existence pour faire avancer la notion de bien commun et de justice, cette prémisse indispensable à la paix, il faut aussi affirmer avec force que le système contient les germes de sa propre fin, il est ici le ressort fondamental. Aujourd’hui, sans relâche nous devons encore travailler nos consciences pour que ce Roi, qui bientôt sera nu, soit porté à l’échafaud de l’histoire, et que le chant des possibles puisse enfin raisonner à l’infini.

[1] Serge Halimi, Éloge des révolutions, Le Monde Diplomatique. Mai 2009
[2] Howard Zinn, Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours. Agone 2003, p.314.

Illustration : La journée du 3 mai 1886, Haymarket square.

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70 réactions à cet article    


  • John Lloyds John Lloyds 5 mai 2009 11:06

    Révolution ... Des clous !

    La chance des gouvernements, c’est l’absolu égoïsme humain, il ne se bat que pour lui même ; qu’on lui allonge une misère, et il est content.

    Pour une révolution, il faut penser en terme d’idéal, de philosophie, de projet de société ... Vous croyez vraiment que le quidam moyen pense encore quelque chose ? S’il a de quoi acheter son calendos, son litron, et sa bobonne à tirer le soir, vous croyez vraiment qu’il va se liquéfier le ciboulot ?

    Ce n’est pas une révolution qu’il y aura, car il n’y a rien pour combler l’éventuelle place vacante, il y aura des foyers de mécontentements, désordonnés, désynchronisés, décalés de tout mouvement fédérateur et de toute logique directrice, de simples petits foyers qu’on achètera en lâchant un peu de mou. On a trouvé des milliards en quelques jours pour les banques, on trouvera bien quelques pièces jaunes en plusieurs mois.

    _____________________________________________

    Alerte Info


    • appoline appoline 5 mai 2009 12:45

      @ John,
      J’aime lire la justesse de vos propos. Oui, à de nombreuses reprises j’ai pu cotoyer le commun des mortels et la seule réflexion qui m’est venue à l’esprit : et ça, ça vote, on n’a pas fini de récurer la merde.
      La révolution est sans doute le dernier des choix aujourd’hui, mais elle va partir des tous les sens car : amour, famille, patrie a volé en éclats depuis belles lurettes. Le résultat est donc le chaos prévu par les élites nauséabondes.


    • edend edend 5 mai 2009 12:51

      si si une révolution : au dela de la chanson « manifeste » de symbol of subversion, j’ai des propositions assez révolutionnaire pour changer le système économique. Seulement le problème c’est que des solutions il y en a sans doute beaucoup, mais les politiciens corrompus feront toujours l’impossible pour empêcher leur réalisation. Les failles du système semblent surtout exister pour permettre les malversations et autre détournements... Là où ça risque de ce corser ce n’est pas avec les gouvernements mais avec les mafias, (pour info je suis en train de terminer la lecture de sur l’onde de choc de john brunner...), car plus encore que les gouvernements se sont elles qui ont tout intéret à maintenir le capitalisme en place.


    • hans lefebvre hans lefebvre 5 mai 2009 14:00

      Cette absolue (R)évolution qui vient, et le choix de la parenthèse n’est évidemment pas innocent ! Je sous entends par là que les changements qui arrivent sont à la fois liés à une prise de conscience (partielle) mais surtout au fait que notre système touche à ses propres limites. Je me répète, je suis intimement persuadé que la machine contient les germes de sa prore fin. Le sens du vivant (mâis je m’empresse de préciser que je n’ai aucune proximité avec les tenants de la théorie du dessein intelligent, je suis plutôt un adepte de la théorie de l’auto organisation) finira par s’imposer à cet ENSEMBLE en devenir que nous sommes. Les notions de profit, de domination (la loi du plus fort), de gas(pillage), de propriété (au sens de l’accaparation), sont en voie d’extinction même si les apparences sont trompeuses. Ou bien nous devenons des êtres responsables qui gérons au mieux notre écosystème, ou bien nous disparaissons. L’humain de demain sera l’homo sapiens sapiens « écologicus », c’est à dire éco(logique) au sens profond du terme, et non au sens politique. Pour faire plus court, nul besoin de pousser les murs de Babylone, l’édifice est en train de s’effondrer sur lui-même, tel est mon point de vue. Ni néolibéral, ni comuniste, mais plutôt altermondialiste, au sens de l’alternative....


    • plancherDesVaches 5 mai 2009 20:05

      Devenir des êtres responsables....

      Hhmm...
      Croyez-vous qu’un cerveau humain évolue si vite que ça.... (car nous avons gagné énormément en savoir, mais en intelligence....). Nous sommes encore des gosses, à l’échelle de l’évolution du primate.
      Par contre, dans ma patrie, la Bretagne, je ne serais pas du tout étonné que nous nous prenions un coup de sang et fassions de l’autonomie non plus seulement pour défendre nos racines, mais pour envoyer tous ces requins de la finance et leurs valets là où ils auraient déjà dû être depuis longtemps : écrasés au pied d’une falaise. Et ils serviraient pour une fois à quelque chose : nourrir les goélands.


    • goc goc 5 mai 2009 11:21

      Permettez-moi de ne pas faire la meme lecture que vous. Je suis totalement d’accord avec vous sur l’etat actuel de notre pays, par contre pour moi, le rôle actuel des syndicats n’est pas de défendre les « masses laborieuses » mais bien d’eviter les débordements pré-révolutionnaires.

      Nos hommes politiques ont appris des leçons de MAI68, et en particulier ils ont vite compris que dans les périodes de crises majeurs, les syndicats sont les alliés naturels des gouvernements en canalisant les mécontentements de fond vers des revendications matérielles (pour ne pas dire matérialistes)

      Si vous avez un doute sur ma version des choses, vous n’avez qu’a vous interroger sur le point suivant : pourquoi les syndicats se sont empressés d’annoncer des maintenant, deux dates de manifs communes

      Mais il est clair que ces manoeuvres ne peuvent etre efficaces qu’un certain temps, si la crise s’aggrave, les gens perdront confiance dans les syndicats, et alors là ce sera l’explosion générale


      • appoline appoline 5 mai 2009 12:52

        @ Goc,
        Comme disait Coluche : le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme ; le syndicalisme, c’est le contraire.

        Ils ont belle gueule de parader pour le 1er mai main dans la main. Le jour où ils défendront le droit de l’ouvrier pour une bonne marche de l’entreprise, ils gagneront en crédibilité. Mais bon, défoncer les portes ouvertes requiert un peu moins de courage ; d’autant que beaucoup de syndicalistes ne sont pas des modèles d’honneur et de loyauté.


      • hans lefebvre hans lefebvre 5 mai 2009 19:58

        @goc, c’est aussi ce que je dis dans ce billet, puisque je les nomme forces institutionnelles...


      • Bois-Guisbert 5 mai 2009 11:24

        « 123 ans plus tard, nous étions à mille lieux de cela, les cortèges de salariés étaient bien parsemés alors même que la période se veut critique au plus haut degré, et que l’humanité doit négocier un changement de cap radical pour tendre vers un modèle qui intégrera les paramètres fondamentaux de la globalité et du partage. »

        Le partage avec le tiers monde, c’est ça ? Mais, figure-toi que prolo, il a compris, il veut pas renoncer à un peu de l’un peu qu’il a encore, au bénéfice des claque-dents du reste de la planète.

        Le Spies, il ferait beau le voir parachuté au milieu d’un groupe de salariés d’aujourd’hui.
        Quand il a quitté cette vallée de larmes, il a laissé le prolo dans un logement insalubre, moisi, enfumé et mal chauffé, sans eau courante, mangeant de la viande cinq fois par an, crachant ses poumons à partir de 45 ans et mourant à 50, comptant sur le salaire de ses gosses de huit ans pour boucler médiocrement des fins de mois qui commençaient aux alentours du 15…
         

        Aujourd’hui, le même dispose d’une bagnole, et parfois sa damnée de la terre d’épouse aussi. S’il ne peut pas passer trois semaines au bord de la Méditerranée en été, et dix jours à la neige en hiver, c’est parce qu’il doit finir de payer son appartement en copropriété ou sa villa Ca m’suffit, dans la banlieue d’une grande ville. voire dans un quartier sécurisé. Le gamin ne travaille pas avant 18 ans, ce qui ne l’empêche nullement d’avoir des Nike, une console Playstation, un MP3, un téléphone portable, ainsi que dans sa chambre, parce qu’il a une chambre pour lui tout seul, un ordinateur et une télévision.
         

        Alors, s’il voyait ça, l’anar à dix sous, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il aurait l’air de Georges Brassens avec son petit pot d’moutarde, son p’tit vélo et son bouquet d’fleurs… smiley


        • bobbygre bobbygre 5 mai 2009 16:22

          Aujourd’hui, le même dispose d’une bagnole, et parfois sa damnée de la terre d’épouse aussi. S’il ne peut pas passer trois semaines au bord de la Méditerranée en été, et dix jours à la neige en hiver, c’est parce qu’il doit finir de payer son appartement en copropriété ou sa villa Ca m’suffit, dans la banlieue d’une grande ville. voire dans un quartier sécurisé. Le gamin ne travaille pas avant 18 ans, ce qui ne l’empêche nullement d’avoir des Nike, une console Playstation, un MP3, un téléphone portable, ainsi que dans sa chambre, parce qu’il a une chambre pour lui tout seul, un ordinateur et une télévision.

          Quelle grande connaissance des conditions de vie des ouvriers, des employés (les proletaires d ’aujourd’hui) ou des chomeurs, j’en reste baba... Ca ressemble beaucoup aux conneries qu’on entend à la télé mais pas beaucoup à la réalité...


        • hans lefebvre hans lefebvre 5 mai 2009 19:28

          @bobby...ce n’est pas mon trip, ni celui des miens, je n’adhère pas aux canons de la société de consommation, si ce n’est quelques livres, quelques films alternatifs, un engagement au quotidien à mon échelle (même dans ma sphère professionnelle), et comme je ne suis pas parfait j’essaye de m’améliorer chaque jours. Militer, c’est avant tout être congruent, en accord avec ses propos, se révolutionner soi-même, lutter contre ses démons, et enfin s’occuper des autres.
          ps : pour votre gouverne, au plan personnel, j’ai dû faire face à moult « galère » de la vie, lutter pour (sur)vivre, faire la grêve de la faim pour refuser l’armée (25 jours), etc... dés lors je vous remercie pour votre leçon.


        • hans lefebvre hans lefebvre 5 mai 2009 19:30

          Je ne suis pas sourd, inutile de surligner, à moins que cela soit destiné aux oreilles de Spies...


        • Bois-Guisbert 5 mai 2009 20:24

          Alors quoi ? Ce sont tous des patrons ceux qui créent des embouteillages monstres et ceux qui encombrent les quais de gare à chaque départ de « vacances », c’est-à-dire dès un week-end prolongé de trois jours ?

          Et Bison futé est une créature du grand capital au service des exploiteurs ? Tu m’en diras tant !

          On se demande pourquoi les rares salariés qui restent - en rade dans l’existence et à la maison lors des départs massifs - ne se mettent pas à leur compte... Tu m’expliques ?


        • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 5 mai 2009 11:42

          Les gens continue de consommer,un carton d’écran plasma tout les jour dans mon quartier. Populaire ??je sais plus !!!

          De plus ,une différence nette entre ces périodes révolutionnaires et aujourd’hui.Les intellectuels ne serviront plus jamais le peuple


          • flatlink 5 mai 2009 12:33

            Bonjour,


            Depuis que je lis Agoravox, c’est la première fois que je me permets de poster, lisant sans cesse vos commentaires parfois drôle et parfois... si vrai.

            On nous enterre la conscience depuis maintenant environ 50 ans. Laissant nos décisions et nos réflexions au placard contre un mode de vie qui certes nous a apporter, mais qui aujourd’hui nous consume en même temps. On sent que les dirigeants sont prets à emmener au pire ce système, comme si ils devaient respecter un calendrier. Ce ne sont que supputations.

            Et nous au milieu ? on reprends conscience. Pas tous, mais ceux qui sentent monter ce vent. Qu’une barrière risque bientôt de tomber, fixant ainsi le moment de non-retour pour l’ensauvagement de l’éspèce humaine.

            Mais tout cet embroglio nous avons pris justement conscience qu’il y a des dénominateurs manquants dans cette énorme équation :

            L’humanisme et le respect.

            Ce sont deux dénominateurs pourtant simple, mais étant aveuglé par un éclat trompeur, nos chemins ont pris une toute autre direction.

            Beaucoup de personnes, sentent que c’est le moment. Que si le projet porteur et fédérateur doit nous rassembler, c’est bien celui de l’Humanisme. Pas une humanité « camarade » j’en bien.

            Notre pays à toutes les bases requises pour retrouver ce statut de Pays des Lumières. Nous sommes en train de reprendre conscience que l’Homme ne peux pas que broyer ( son environnement, par exemple ) et être broyer (par un système nous transformant en virgule)

            Ils nous faut juste l’ouvrir.

            Mais ce ne sont que des révasseries.

            Nous sommes encore profondement endormis. Et j’ai un peu peur de voir la prochaine claque que le monde prendra, pour que ca sursaute enfin un peu.

          • JahRaph JahRaph 5 mai 2009 13:11

            Il manque encore la personne providentielle (ou l’événement déclencheur).

            Ca va venir, ne vous inquiétez pas....

            D’ici 2012...


          • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 5 mai 2009 15:08

            Une remarque qui montre bien l’incapacité des peuples à s’auto-détermines.« La personne » ,comme vous dites, n’existe pas.
            Le système ne changeras jamais par la tête et une révolution c’est juste des têtes qui tombent ou qui se dressent.L’auteur donne une piste « évolution »,et c’est bien là qu’est la solution.Évoluer !!
            Et cela commence par soi-même,certains ici changerait le système avant de changer les consciences mais il est clair que la majorité des hommes d’aujourd’hui sont incompatible avec la solidarité,le respect et la non-violence.Le CNT eduquait les ouvriers et ne cherchait pas à « prendre le pouvoir »,le communisme libertaire n’etait pas imposé et sans la guerre l’affaire ,j’en suis certain,aurait pu largement ce devellopper.

            Les « singes » ne sont pas tous devenus des hommes le meme jour et certains sont restés « singes ».


          • hans lefebvre hans lefebvre 5 mai 2009 19:11

            @flatlink, je vous rejoins en grande partie.


          • hans lefebvre hans lefebvre 5 mai 2009 19:18

            Merci chantecler pour votre appréciation. Concernant le point critique, il n’est pas bien loin, d’autant qu’à l’image de la fuite des galaxies, la vitesse n’a de cesse de s’accroitre...Pour notre modèle il en va de même, du simple fait de notre nombre, de nos interconnexions, le tout porté par l’ère numérique. Bientôt, plus vite que nous l’imaginons, le monde changera par NÉCESSITÉ, tout simplement (mais ce n’est que mon point de vue).


          • Marianne Marianne 5 mai 2009 12:16

            Bonjour,

            Je vous invite à prendre connaissance de cette interview de Maryse Dumas (CGT) au lendemain du 1er Mai,

            Faire durer le rapport de forces au delà de l’été :

            http://www.humanite.fr/Maryse-Dumas-Faire-durer-le-rapport-de-forces-au-dela-de-l-ete


            @ l’auteur

            « Alors, outre les explications données en première intention, il nous faut bien faire le constat lucide que ni les organisations syndicales, ni les partis politiques traditionnels ne sont porteurs d’une proposition alternative puissante qui pourrait bouleverser la donne, alors que le monde marche inéluctablement vers de si profondes mutations qu’il a le plus grand mal à pouvoir les verbaliser. »

            Maryse Dumas explique dans cette interview que ce n’est pas le rôle des syndicats d’entraîner le peuple dans une remise en cause du pouvoir politique.

            C’est en effet aux politiques et aux citoyens qui les élisent de jouer ce rôle. Et si, comme vous le dîtes, « les partis politiques traditionnels ne sont pas porteurs d’une proposition alternative puissante... », pourquoi ne pas regarder vers ceux qui ne sont pas traditionnels et qui tentent d’ouvrir une voie nouvelle en Europe en réaffirmant les vraies valeurs de gauche et en faisant des propositions en rupture avec le dogme capitaliste/libéral ?

            http://www.frontdegauche.eu/

            Quant aux « apôtres de la grande alternative qui vient », ils sont à rechercher en chacun de nous et dans notre capacité à nous unir pour faire basculer le dogme.





            • Marianne Marianne 5 mai 2009 12:32

              Et le texte de l’intersyndicale

              Intersyndicale du 4 mai Journée de mobilisations décentralisées le 26 mai et grande journée de manifestations le 13 juin

              Communiqué des huit organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, Unsa

              http://www.cgt.fr/spip.php?article36048

              Par ailleurs, je vous invite à lire cette analyse de la période actuelle d’une historienne du CNRS :

              Après 1789, 2009 ?

              http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2339


            • hans lefebvre hans lefebvre 5 mai 2009 19:12

              @Marianne, vos remarques sont justes, c’est aussi mon propos dans ce billet. Merci pour les liens.


            • Kalki Kalki 5 mai 2009 22:32

              @Marianne

              Est ce que vous avez besoin des syndicats ou des politiques pour vous (nous ) tenir la main ? Et finalement reprendre le pouvoir par la suite, et ne rien changer fondamentalement.

              Est ce que vous voyez a quel hauteur il faudrait placer la « Révolution » ?

              Puissiez vous lire Benanos avant l’été.

              http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-capitalisme-est-il-face-a-une-55513#forum2091338

              Faites un effort osez penser et diriger (par vous meme), osez la démocratie.

              Je le répète si vous ne comprenez pas quelles erreurs vous faites,COMPRENEZ qu’ elles conduisent inéluctablement à la même chose, rien de nouveau sous le soleil, vous creerez ou laisserais en place les meme probleme contre lesquel vous agitez des épées (des erreurs qui ont été faites maintes fois par des fervents croyant des politiques, des doctrines politiques et du systèmes régulés de grognement par les syndicalistes)

              Des « mariannes » il y en a eu à toutes les époques, toutes les crises, toutes les petites révoltes sous l’égide de bien pensant, qui n’ont pas tarder de reprendre le pouvoir et de le centraliser sous eux.

              Le probleme est profont il est dans la forme profonde de la société.


            • Marianne Marianne 6 mai 2009 08:48

              « Le probleme est profont(d) il est dans la forme profonde de la société. »

              Merci Kalki de m’éclairer... Je dirai même que le problème est dans la forme capitalisme. Vous me renvoyez à un article de Bernard Dugué (grand révolutionnaire devant l’Eternel...) qui conclut : pour changer la société « n’attendez rien des intellectuels, des syndicats, des politiques, etc ».

              Me permettez-vous de ne pas mettre tout le monde dans le même panier comme vous le faîtes souvent Kalki ? Je n’appelle pas les personnes à écouter Finkielkraut ou BHL que je sache... En revanche lorsqu’une historienne du CNRS écrit un article intéressant sur la situation actuelle ou que le philosophe Alain Badiou parle de « l’hypothèse communiste », j’en parle parce qu’il me semble qu’il s’agit d’éclairages intéressants pour comprendre le monde tel qu’il va...

              Il me semble que vous aussi, avez quelques références, laissez-moi choisir celles qui me conviennent et me permettent de comprendre et d’agir sur le monde...

              En outre lorsque j’appelle les gens à s’informer des suites du mouvement en cours auprès de la CGT et des enjeux du scrutin européen auprès du Front de gauche, je le fais parce que ce sont des organisations qui vivent grâce à leurs membres actifs, des personnes comme vous et moi, et non grâce à d’oscures subsides venues d’on ne sait où...

              De plus, si on ne peut plus faire confiance à la représentation collective syndicale ou politique c’est effectivement à désespérer de tout et je ne crois pas que la période soit au chacun pour soi...

              Je ne m’en remets pas aveuglément aux organisations, loin de là. Mais je pense qu’elles sont nécessaires pour « organiser » justement une riposte digne de ce nom contre le rouleau-compresseur capitaliste/libéral et contre le patronat.

              Vous me dîtes de « penser par moi-même »... . Voulez-vous dire que parce qu’on compte sur l’organisation collective du rapport de force avec le patronat, avec la droite la plus récationnaire depuis un demi-siècle on perd sa liberté de jugement ? 

              Vous ne me convaincrez pas de cela.

              J’ai trop vu d’individualisme et de chacun pour soi qui effectivement amènent à une pauvreté d’analyse du monde dans lequel on vit (je suis d’une génération, 1960 pour tout vous dire, où faire de la politique était carrément perçu comme une maldie honteuse...). On voit où nous a mené cette absence de conscience politique. Pour moi, celle-ci commence par le fait de comprendre qu’un groupe organisé est plus fort pour faire face à un autre groupe organisé - le patronat - que des éléments isolés et non organisés.

              Quand on pense « aide-toi et le ciel t’aidera », on est en général pas très utile à une Révolution ou à quelque changement sociétal que ce soit... Et je ne vois pas ce que vous proposez d’autre Kalki... Quelle organisation proposez-vous pour changer les choses ?

              (Excusez-moi pour les caractères en gras, impossible de les faire passer en style normal)


            • Kalki Kalki 6 mai 2009 13:55

              « Le probleme est profont(d) il est dans la forme profonde de la société. »

              Me permettez-vous de ne pas mettre tout le monde dans le même panier comme vous le faîtes souvent Kalki ? Je n’appelle pas les personnes à écouter Finkielkraut ou BHL que je sache... En revanche lorsqu’une historienne du CNRS écrit un article intéressant sur la situation actuelle ou que le philosophe Alain Badiou parle de « l’hypothèse communiste », j’en parle parce qu’il me semble qu’il s’agit d’éclairages intéressants pour comprendre le monde tel qu’il va...

              Vous savez j’ai dis exactement les mêmes choses avant eux et alors ? Et beaucoup d’autres, ont pensés beaucoup de chose avant que la « masse » ou meme certaines élites intellectuelles ( ou expert) ne s’en rendent compte (ou accepte le probleme aussi)

              A la base le mouvement syndicaliste est POUR L’AUTOGESTION, VOUS SAVEZ.
              Je donne aucune validité morale aux autre mouvement syndicaliste, qui joue le role de sous pape intérmédiaire entre des conflits sociaux avec des problemes réél , et qui dans les négociation sont pret a prendre des solutions de SUBSTITUTION.
              Parfois il faut savoir dire non, il y a des choses qu’on ne négocie pas.

              Histoire du syndicalisme : http://video.google.fr/videoplay?docid=3687536593972373531&ei=rngBSoSWCcLA-AaOkoyGBw&q=histoire+syndicalisme

              De plus, si on ne peut plus faire confiance à la représentation collective syndicale ou politique c’est effectivement à désespérer de tout et je ne crois pas que la période soit au chacun pour soi...

              Dialectique quand tu nous tient : OPPOSER L’INDIVIDUEL AU COLLECTIF. ( c’est simpliste , c’est manichéen, c’est ’débile’, j’ose cette expression)
              Quelqu’un qui pense par soi meme peut penser aux autres,
              Si par exemple ce quelqu’un se laisser penser comme l’idéologie collective, (d’ailleur il ne pense plus par lui meme) et qui pense à sa place ? Des bien pensant, qui n’y connaissent rien du tout au besoins, aux interret de ce quelqu’un. VOus continuez a avoir des illusions.

              Seul quelqu’un qui pense peut penser aux autres.
              Deuxieme point : cela ne veut surement pas dire qu’il ne faut pas mettre en commun, et qu’il faut détruire la notion meme de société (comme le fait le libéralisme économique/’politique’).

              Sérieusement Retournez dans notre monde pas si lointain, dans les années révolutionnaire bourgeoise, vous aurait votre quota de mouvement plein d’illusion ! Apprenez de l’histoire

              Tirer des lecons, ca c’est aussi de l’intélligence (c’est dans le sens là aussi « pensez par vous meme »)

              Sinon on ne serait que des pantin de l’histoire , qui se joue, et se rejoue, et se rejoue ,et se rejoue,et se rejoue,et se rejoue,et se rejoue,et se rejoue,et se rejoue,et se rejoue...

              TOujours la meme pièce, les acteurs changent ( a peine), le décor change, a peine.

              Je ne m’en remets pas aveuglément aux organisations, loin de là. Mais je pense qu’elles sont nécessaires pour « organiser » justement une riposte digne de ce nom contre le rouleau-compresseur capitaliste/libéral et contre le patronat.

              Organiser , organiser , vous ne voyez pas ce que vous voulez dire. ORGANISER, pour un « gauchiste » c’est CENTRALISER ( gauchisme : la vision de ceux qui pense comme les mouvement de gauche, cela ne veut pas dire qu’un altermondialiste qui est apparemment plutot de gauche à une mauvaise vision), CENTRALISER c’est à dire un systeme monolithique, hierarchique est surtout un systeme de classe, un systeme régenté, pourquoi ?
              Non pourqui ! pour les politiques, et pour l’économique (et cela sans que jamais le citoyen ait mots à dire !)

              Vous connaissez l’autoorganisation , je vous en ais déjà parlé.

              Vous me dîtes de « penser par moi-même »... . Voulez-vous dire que parce qu’on compte sur l’organisation collective du rapport de force avec le patronat, avec la droite la plus récationnaire depuis un demi-siècle on perd sa liberté de jugement ?

              penser par moi-même ... oui avec la reste de la phrase dans le contexte, et diriger par vous meme , osez la démocratie. (faites attention vous commencez à utiliser des stratagemes des politiciens et de syndicalistes, ici la déformation, en retirant le contexte, pour retourner les propos de l’adversaire, et éblouir par les mots )

              JE dis que la Gauche a perdu idéologiquement, et donc fondamentalement et si elle veut gagner je l’explique aussi : j’écris un article qui paraitra quand il paraitra d’ailleur (si jamais on arrette de le « mettre de côté »)

              Encore cette vision de l’individualiste contre le collectivisme : mais pourquoi choisir un camp ? Dans la vie humaine il faut les 2 ! il ne faut pas d’illusion collectiviste, ou l’individuel disparait ( c’est disons un totalitarisme de gauche) , et il ne faut pas un l’illusion d’un monde individualiste, (c’est disons un totalitarisme de droite)

              AUCUN DES DEUX N’EST MIEUX QUE L’AUTRE. CAR CELA REVIENT A LA MEME FINALITE,

              UN TOTALITARISME, Avec toutes ces dérives.
              (quand il n’y a plus qu’ une idéologie dans la société, elle est vainceur est fait exactement ce qu’elle veut, et souvent le contraire de ses promesses, mais elle ne fait pas le contraire de ce qu’elle est, l’idéologie)

              L’individu y perd des deux cotés. La société n’existe pas si elle est totalitaire c’est à dire centralisé sous une vision (de « gauche » ou de « droite » ) ou dans l’autre sens « liberal », « anarchie de droite », ou « idéalisme, utopisme, de gauche ». (ah lala marx)

              Pour que la société existe , et pour que la société soit juste et équitable :
              Les informations, les décisions doivent venir de la base, l’individu, le citoyen.

              C’est le citoyen qui compose la société.
              Ce n’est pas une vision / doctrine / idéologie.

              Si les citoyens décident ensemble (d’abord à leur échelle communale) puis ensemble sur certain point de décision politique globale : alors la société existe car le citoyen est impliqué.

              Le plus sage, la plus sage des décisions : c’est la démocratie ( la vraie).


            • Kalki Kalki 6 mai 2009 18:29

              ", vous écrivez un peu plus bas après avoir critiqué tout ce qui se fait en matière de rassemblements revendicatifs qu’il faut « se mettre d’accord et après agir... »

              Se mettre d’accord et agir : PARCE que c’est maintenant qu’on décide du système de demain : ÇA NE SERA PAS QUAND LA REVOLUTION SERA EN MARCHE.

              C’est là qu’il faut se mettre d’accord : LE NOUVEAU SYSTEME, DEFINISSONS LE ENSEMBLES.

              IL vaut mieux essayer d’avancer, que ne rien proposer et retomber dans la spirale ( et cette ’révolution’ n’aura servi à rien).

              Cela tombe sous le sens, n’est-ce pas ? Mais quelle forme de débat et d’organisation pour agir proposez-vous en dehors des syndicats et des partis politiques ?

              Toutes les « organisations »(politique syndicaliste) tel qu’elles sont conçues aujourd’hui ne sont pas DEMOCRATIQUE, fondamentalement !

              Le vote (quelle que soit la manière de compter) n’est pas démocratique.

              Le seul moyen de se faire entendre (et d’écouter) c’est dans le débat :
              Le débat prend le temps qu’il faut.
              Le but d’une société n’est-il pas de faire un compromis entre les citoyens ?
              C’est seulement possible dans le débat.
              Vous voulez de la justice, organisez le débat et donc la politique pour qu’elle soit juste. Vous aurait une société juste pour tout le monde, car tout le monde devra montrer ces idéaux et les défendre aux yeux de tous. (Un petit nombre peut se tromper, un grand nombre peut aussi se tromper dans ses décisions, mais au moins personne n’est laisé en ce qui concernent leur volonté de tous)
              JUSTE, JUSTE comme une cour de justice ( ou au moins dans cette vision), il faut un maitre de conférences neutre, mais qui remet a leur place ceux qui utilisent de dialectique, de sophismes ou de certaine rhétorique pour arriver à convaincre /tromper.
              ( oui je sais parfois le schéma de la tromperie et dans la vision d’individu elle-même qui n’arrive pas à penser avec logique, mais dans ce cas là il faut leur montrer ce qui ne va pas dans leur logique , sans dire que leur position/conviction est fausse)

              "Il y a probablement de nouvelles formes de lutte à inventer, nous attendons vos propositions ? Que pensez-vous par exemple de la Ronde infinie des obstinés ou de l’Appel des appels ? Qui sont à mon avis complémentaire des organisations traditionnelles ? "

              Il y a d’autres appels et d’autres collectifs, tout éparpillés, ils se rassembleront un jour dans une action commune.

              Et comment agissez-vous à votre niveau pour faire bouger les choses ?

              Je fais bouger les choses à ma manière, ce que je dis plus haut c’est qu’il faut se mettre d’accord sur le système : Proposition de 3 changements fondamentaux :

              Une constitution ’simple/basique/impermanente’ mais qui doit être réelle, appliquée et applicable, pour que l’on croit tous en la société.

              Pour que la société existe : il faut y croire. Et il faut la faire et pouvoir la faire.

              constitution : « cum »=« ensemble » & « statuo » = « d’établir » le système

              Une constitution : la base du système, une base fixe, mais flexible, car elle peut s’appliquer à diverse culture, une constitution reprenant la vision des droits de l’homme, mais les droits de l’homme complet , saviez-vous qu’il y aurait du il y avoir des parties sur la vision sociale/sociétale de la démocratie dans le premier texte.

              La constitution impermanente est impermanente, mais il y a une base ’permanente’ pour définir la démocratie directe, et certaines relations dans ce nouveau système.

              La démocratie directe, avec un contrat de citoyenneté. IL faut respecter la démocratie et respecter les autres pour être citoyens  : on est pas obligé d’être d’accord avec eux
              ni même être d’accord avec la constitution , les lois, la vision de la société des autres et de la génération précédente ( c’est pour ça que la constitution impermanente est impermanente, mais il y a une base ’permanente’ pour définir la démocratie directe, et certaine relations dans ce nouveau système) c’est justement cela aussi le pouvoir : le désaccord contre n’importe qui, n’importe quoi.

              Le développement durable (l’écologie, et l’écologie des êtres humains, leur bonheur brut) comme valeur supérieur à l’économie. La vision écologique comme l’honneur qu’on pourra être fier. L’écologie la vision, l’esprit, l’âme de la société. Et ce développement durable : il faut l’élever jusqu’a a avoir une vision de la planète dans son ensemble : c’est pour ça que j’utilise le terme de planétologie durable.

              L’écologie : ce n’est pas régenter la nature ou favoriser la nature,
              L’écologie , c’est commencer à penser, percevoir, vivre autrement.

              • Créer des critères scientifiques/éthiques

                • Pour un développement durable.

                • Pour une ‘croissance’ , autrement dit une production contrôlée.

                  • Par rapport aux besoins / et le choix de mode de vie.

                  • Par rapport à la démographie.

                  • Par rapport aux ressources

              • Créer un modèle mathématique mondial.

                • Proposer des limites démographiques, sur des zones géographiques.

                • Proposer comment arriver a cette démographie.

                • Proposer des moyens de développer ses ressources, sur des plans de développement (ressources naturelles -> ressources renouvelables).

              http://eminencia.org en bêta


            • paul muadhib 5 mai 2009 12:16

              Salut a l auteur, je me fais un peu la meme approche, du moins je le pense..
              l echeance est la devant nous , ce qui la rend plus palpable ce n est pas un changement si profond , c est que l evolution des techniques permets une tentative de controle mondial dont beaucoup ont reve dans le passe, de l egypte des pyramides aux USA d aujourd hui. Controle par la force, bien sur, elle sera soft et repressive ou sanglante et repressive.
              la racine du mal se situe evidemment dans le cerveau,toute action y compris inconsciente part de la meme, et dans le fonctionnement de sa partie « analytique » que j appelle aussi l ego.
              Tant que cet ego trouve des moyens de contentement aussi infimes soient ils, rien ne se passera...et l humain se contentera de sa misere psychologique, a cause principalement de la peur qui a un effet paralysant sur tout le monde, avec bien sur la peur ultime, la mort.
              La peur est la premiere violence que l on se fait a soi meme, car la peur est fuite, fuite de quelque chose qu on ne veut pas voir, l ego/cerveau analytique a une competence dans les domaines pratiques, l est il pour tous les aspects de la vie ? a vous d y aller voir si ca vous interesse..Si cet ego n a pas la competence necessaire pour tous les aspects de la vie, il depasse sa competence, mais fait semblant de l etre...au depart l ego prends le controle d une personne , une partie de nous se prends pour l ensemble, et cet ego ne s arrete pas a la conquete d une personne , il continue dans une poursuite d expension de soi sans fin, irrealiste,illusoire .....
              mais ce sujet n est pas didactique , il ne s enseigne pas, c est a chacun de faire son voyage interieur, je sais ca fait rire ! entre peur et desir la comprehension et la vision de ce qui « est » peut avoir un effet transformateur instantanne sur la personne qui le vit.
              Penser a changer la planete, sans s occuper de la racine du mal en nous dans notre ego/cerveau, c est assurement se tromper de direction, et c est la que le libre arbitre donne a l humain est interessant, on peut toujours se dire, :« ok je me suis toujours trompe, rien ne m empeche , a priori , de changer radicalement »
              Nous avons fait confiance a des chefs, des gourous, des religions, des politiques , des systemes...l humain peut se targuer de realisations materielles, mais pour le reste !!!!! bof
              plutot une reussite en termes de souffrance et de desastres, de carnages etc..
              l epoque est propice a titre personnel et global, pour un changement radical.
              changer quoi ?? ce qui ne va pas dans le cerveau.....le reste se mettra en place tout seul, resoudre le probleme originel de l ego et de son fonctionnement , c est resoudre tous les problemes, c est savoir voir si l on s est trompe et le rectifier, c est aborder la vie d une maniere nouvelle et non mecanique, etc...c est bien sur un voyage personnel dans la conscience, je sais ca fait rire , peu importe...


              • hans lefebvre hans lefebvre 5 mai 2009 16:18

                Merci pour votre contribution Paul, et je reviens volontiers sur la notion de peur que vous évoquez ici fort justement ; nous sommes effectivement pétris de peurs archaïques qui effectivement empêchent nombre d’évolutions pourtant indispensables. Ces peurs sont quelque peu anachroniques et nous devons les déplacer progressivement afin que nos comportements soient plus en adéquation avec les nécessités de notre temps...


              • paul muadhib 5 mai 2009 17:36

                a hans , merci de votre reponse, a un de ces jours par ici ou ailleurs.
                salutations


              • hans lefebvre hans lefebvre 5 mai 2009 19:09

                @Paul, c’est avant tout une question de respect du lecteur/commentateur, j’aimerais faire plus, n’oublier personne, mais tout cela est chronophage...bien à vous


              • Yggdrasil 6 mai 2009 06:05

                Bonjour Paul muadhib,

                Je tenais à vous dire combien je suis d’accord avec votre intervention, propos qui d’ailleurs transparaissent déjà entre les lignes de l’article original pour ceux qui ont compris cette dimension essentiel du changement à venir. La peur nous fige dans le mouvement même de la vie et annihile la création qui pourtant est la véritable nature de l’homme. Je pense que nous connaitrons un saut qualitatif majeur suite à la dégradation massive de la situation qui malheureusement risque de couter la vie à de nombreuses personnes. Ceux qui ne croit qu’au monde matériel en seront probablement très affectés, les autres leur rendront hommage comme il se doit mais iront de l’avant.

                Je précise qu’il y a encore 6 mois j’étais parfaitement athée mais qu’aujourd’hui j’essai d’être mon propre dieu ou exprimé autrement de toujours garder à l’esprit que dans chacun de nos actes ou pensées dicté par l’égo nous influençons tous les autres par le fait que nous sommes connectés au tout en permanence.

                Ceux qui s’esclafferont devant ces propos devraient aller faire quelques recherches sur d’autres mode de pensée que celui de l’occidental (dans son sens péjoratif) et constater qu’il est parfaitement possible d’influencer considérablement le réel (certains pensent même que nous le crééons : soit sous la forme de film personnel étriqué lorsque nous sommes aliéné, soit à l’intérieur même de la réalité lorsque nous sommes présent aux choses en arrêtant de nous leurrer et de croire savoir.). Si vous avez peur et que vous ne faites pas attention à votre corps et les messages qu’il vous transmet sous la forme de ce qu’on confond toujours avec l’immagination mais qui est en fait intuition, vous ne percevrez jamais l’appel. Pas besoin de chercher à écouter dieu, un arbre ou une pierre suffit...

                Les possibles humains seront beaucoup plus importants lorsque nous mettrons les possibles technologiques à leur service et non le contraire comme cela l’est depuis bien longtemps.

                Pour finir j’ajouterais que la réalité doit partir de l’individu pour aller sur le monde. En mettant en place le contraire constamment, nous fermons des portes qu’il est ensuite très difficile de réouvrir sans danger et qui nécessite un grand voyage comme l’a très bien dit Paul muadhib.

                Occupez vous de vous même et le reste suivra.


              • paul muadhib 6 mai 2009 11:37

                @ iggdrasyl, salut, j ai bien lu votre propos et vous rejoins...
                vous parlez d atheisme de dieu etc.. on y vient forcement ,non pas comme un but a atteindre car illusoire, mais comme question qui se pose. Une fois que l on commence a voir que fonctionner dans le champs du connu , donc du cerveau analytique/ego, n est pas la seule « qualite » de l esprit humain , se pose forcement la question de l inconnu, ce qui est au dela de la memoire, je trouve que c est une experience au dela des mots, c est tres interessant je trouve...
                au plaisir de vous relire ici ou ailleurs.
                salutations


              • ASINUS 5 mai 2009 12:45

                yep je sais pas si elle aura lieu votre revolution , nous ici on voudrais survivre et garder
                le peu d acquis qu ils nous restent , bien sur vous les « eduqués » vous nous sommez de partager avec la misere du monde 
                comme cela vous gardez votre petite ame bien propre
                si je rale de partager l espace avec le tiers monde dans les lycés de mes fils ou ma cage d escalier si je rale de voir avec votre appui moral un sans papier me prendre mon taf , du haut de votre savoir vous me renvoyez aux limbes racistes et fachistes, ben mes lapins je sais pas si la revolution aura lieu ,m’est avis qu elle aura un gout identitaire , mais si la parole devait passer au camarade beretta laisse mois vous assurer oh les belles ames que cette fois si nous n oublierons pas de vous balancer avec l eau du bain


                • appoline appoline 5 mai 2009 13:15

                  @ Asinus,

                  Beaucoup se figurent en cas de révolution, améliorer leur quotidien, faux. Quand ça claquera, beaucoup vont rester sur le pavé, ce ne sera pas de la manif de lopettes comme on le voit depuis quelques années. Il y aura du sang et des larmes, car chacun va défendre ses enfants, ses biens, ce qui est une réaction normale car beaucoup n’auront pas bossé toute une vie afin que les fruits de leur travail bénéficie à des traînes savates. Ces derniers ne sont pas à négliger car ils deviendront dangereux en cas de clash, ils mettront toute leur énergie, qu’ils n’avaient pas auparavant pour s’approprier facilement ce qui leur tombera sous la main.
                  Alors révolution il y aura, c’est inéluctable mais elle va faire beaucoup de dégâts à tous les niveaux.


                • hans lefebvre hans lefebvre 5 mai 2009 19:08

                  Yo asinus, je comprends parfaitement votre position, mais le repli identitaire n’a aucun sens au regard de l’histoire. Nos destins sont désormais liés, et la vie fera le reste car elle se situe bien au-delà de nous.


                • Kalki Kalki 5 mai 2009 22:37

                  Spéculations. (on y est pas encore, c’est un pétard mouillé pour le moment)

                  IL faut déja qu’il y ait des gens pour la faire la révolution, LA VRAIE

                  « le pire c’est qu’il ne se passe rien »

                  « les ratés ne vous rateront pas »


                • ASINUS 5 mai 2009 13:25

                  @appoline
                  yep , pas mieux


                  • Jerome 5 mai 2009 14:18

                    Je pense que nous sommes loin du point de rupture. Touts les salariés ont encore beaucoup trop à perdre. La grande majorité des nouveaux chomeurs est encore sous perfusion via les assedic. Nous avons un confort qui reste conséquent. 

                    Les gens ne partiront pas en vacances cet été ou alors à tout près et dans la famille, mais l’impact n’est pas plus concrêt que celà dans l’immédiat. Il y a toujours autant de voiture sur les routes. Toujours autant de monde dans les temples de la consommation, toujours du monde dans les restaurant. La vie de 2008 continue en 2009.

                    Il faudrait 2 ans de chutte libre, 5 millions de chomeurs officiels, une précarité touchant 80% des salariés, pas une seule perspective d’avenir, des inégalités martelées au quotidien par les médias. Les gens devraient sentir la peur du lendemain, quand je parle de la peur, je veux dire la menace d’être SDF dans les mois à venir. Si il y avait cela alors une révolution serait surement possible.
                    Pour l’instant tout le monde courbe l’échine en attendant gentiement la sortie de crise. 1 an ou 2 à tenir ma fois. Pourquoi faire une révolution ? Enfin moi j’ai une idée du pourquoi, mais la masse surement pas !

                    Jérôme

                    • hans lefebvre hans lefebvre 5 mai 2009 19:05

                      @jérôme, parfaitement d’accord avec vos remarques judicieuses, on ne fait pas la révolution la bouche pleine de purée, mais il y a le reste du monde...Si nous n’évoluons pas vers un modèle plus équitable, nous serons avalés !


                    • Bois-Guisbert 5 mai 2009 20:35

                      ...Si nous n’évoluons pas vers un modèle plus équitable, nous serons avalés !

                      Pas sûr. Comme nous possédons les armes de destruction massive, la question sera de savoir si au moment crucial, nous aurons les ... de nous en servir...

                      Maintenant, il y a tant de paramètres que nous ne maîtrisons pas et qui peuvent bouleverser la donne de fond en comble... Une explosion de la chambre magmatique qui est sous la caldeira du parc national de Yellowstone, par exemple.

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