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Accueil du site > Actualités > Société > Cette crise n’est pas la nôtre ?

Cette crise n’est pas la nôtre ?

Cette crise n’est pas la nôtre entend-on dire ça et là depuis plusieurs mois. Indignés, occupants de Wall Street et autre révoltés ont désigné les coupables. C’est la bande des trois ! Banquiers, multinationales et politiques. Certes, ce trio nous fait danser la gigue sur un air de polka au gré de ses caprices. Et enfermés dans la salle de bal nous dansons sous l’œil amusé de nos maîtres. Mais il me semble, tout de même, que nous oublions un peu vite nos propres responsabilités. D’ici je vous vois déjà sursauter. Ne prenez pas cet air offusqué et offrez moi le bénéfice du doute, celui de mon honnêteté.

Le modèle économique, qu’est le capitalisme nous a asservi (il nous a servi aussi) de toutes les manières possibles. Nous lui devons notre pain quotidien, nos abris, nos soins, nos haillons, nos distractions. Tout le jour nous travaillons pour des salaires qui nous permettent de moins en moins d’accéder à tous nos besoins. Mais quels sont donc ces besoins ? Un Homme pour vivre doit avoir un toit, de l’eau et de la nourriture. Il doit pouvoir se soigner et s’habiller. Une fois qu’il a répondu à ces besoins de première nécessité il cherchera à se cultiver, se divertir aussi, en somme il voudra s’épanouir. Mais pour cela il a choisi une voie qui ne me semble pas être la bonne.

Aliéné par une société où la consommation règne à tous les frontons, où la liberté se nomme possession, l’Homme du XXIème siècle n’a que peu à envier à l’esclave de l’ère romaine, ou au serf de l’époque féodale, mais ce ne sont pas à ses pieds que se trouvent ses chaînes. L’Homme moderne a l’illusion de la liberté. Il la voit dans tous ces biens qui l’entourent ; dans sa voiture, son téléphone mobile, son iphone, son ipad, ses 12 costumes, ses 26 cravates, ses 15 robes, ses 20 paires de chaussures, ses 10 sacs à main et ses mille et un gadgets qui sont là pour lui rendre la vie facile et pratique, parce qu’il lui faut sans cesse gagner du temps. Oui, l’Homme moderne passe tellement de temps à gagner sa vie, parfois fort misérablement, qu’il lui faut gagner du temps sur le temps pour gagner le temps de sa vie. Vous ne comprenez rien ? Voilà qui est rassurant ! 

La société toute entière est fondée sur l’appât du gain. L’argent est au cœur de toutes les transactions et même de toutes les relations. Mais cela n’est pas seulement vrai pour quelques privilégiés qui se partagent le monde et ses richesses. Chacun à son niveau, aussi petit soit-il, est à l’affut du profit. Pourquoi ? Parce que les Hommes ont perdu le goût de la vie ! Enchaîné à des emplois salariés dans lesquels ils ne trouvent bien souvent que peu d’intérêt, ils travaillent à alimenter un système qui fabrique les biens et services qui viennent répondre à la frustration née de leur aliénation. Ils sont pieds et poings liés. Pour consommer tous ces gadgets inutiles, il leur faut travailler, et plus ils travaillent à fabriquer du non-sens, plus ils sont frustrés, et plus il leur faut consommer pour calmer leur mal de vivre. Voilà donc la spirale infernale qui rend l’homme tout à la fois servile et malheureux.

Mais quel rapport avec la crise et notre éventuelle part de responsabilité vous dites-vous ? J’y viens.

La révolte gronde ou plutôt ronronne car pour l’heure elle ne semble pas fédérer les foules dans les rues de France. Mais pourquoi ce mécontentement ? Parce que le chômage, la précarité, la misère gagnent du terrain. Parce que les salaires stagnent quand ils ne baissent pas alors que le coût de la vie lui augmente (énergie, loyers, produits de consommation courante). Parce que la frustration populaire grandit ! Marre de bosser comme un sourd pour bouffer des patates ou du riz quand d’autres font des indigestions de caviar ! Ras le bol de baver devant les dernières technologies à la mode et ne pas pouvoir se les offrir ! Plein le dos de voir ces vacanciers sur les pistes de ski à la télé et être coincé là dans le canapé devant cette foutue télé justement !

Le monde est en crise et nous sommes en crise parce que nous nous sustentons à notre propre frustration. Ce n’est pas un monde meilleur pour tous que nous voulons. Oh ! bien sûr on a un peu mal au cœur quand on voit tous ces petits enfants noirs qui crèvent de faim à la télévision. Encore elle ! Décidemment ! On éprouve un brin de chagrin quand on entend qu’un pauvre bougre est mort de froid dans son carton. Quoique nous avons de la chance cette année, car pour le moment l’hiver est assez doux. Je suis cynique pensez-vous ? Si peu en vérité. Cette crise qui nous met à genoux, après que notre civilisation occidentale et capitaliste ait elle-même mis à genoux le reste du monde, et je pense évidemment à tous ces pays du Sud dont nous pillons le sol et le sous-sol pour croître à l’infini… Croître indéfiniment dans un monde aux ressources finies… Quelle absurdité ! Alors oui ! Cette crise est aussi la nôtre. Nous sommes responsables nous aussi, responsables d’avoir fait les plus belles heures d’un modèle qui est à bout de souffle. Nous avons voulu consommer, et consommer encore, posséder toujours plus de biens, toujours plus à la mode, toujours plus technologiques. Nous nous sommes gavés jusqu’à l’overdose parce que nous avons mis l’essentiel dans le superficiel. Nous avons oublié le sens même de la vie. Et notre punition la voici ! Notre modèle de civilisation est en faillite, et nous nous réveillons avec la gueule de bois, frustrés encore et toujours de ne plus pouvoir accéder à tous ces biens que le marché, ce marché dont nous disons le plus grand mal, nous met sous le nez !

Nous n’avons certes pas tous les pouvoirs, loin s’en faut, et nos libertés d’action se restreignent à mesure que la bande des trois s’organise pour nous faire mordre la poussière. Mais il est un pouvoir qui est encore entre nos mains et dont nous sous-estimons la force, c’est notre pouvoir d’achat et plus encore notre pouvoir de non-achat.

L’économiste français Jean-Baptiste Say (1767-1832) a posé le principe suivant : « l’offre crée sa propre demande ». Et c’est bien tout notre drame aujourd’hui. Notre modèle de développement, qui ne développe en réalité que mal-être et frustration, crée nos besoins. Prenons l’exemple du téléphone portable. Hier nous vivions parfaitement sans cet objet. Nous avions un appareil téléphonique à domicile et cela nous allait très bien. Quand nous partions nous promener en forêt nous étions tout entier à la beauté de l’instant, sans qu’un téléphone se mette à sonner ou à vibrer en pleine balade dominicale. Et voilà qu’en quelques années nous sommes devenus totalement esclaves de cet objet. Nous ne sortons plus sans lui. Nous devenons joignables, disponibles à toute heure du jour ou de la nuit. Non seulement nous dépensons de l’argent (parfois des fortunes pour certains accros) que nous pourrions utiliser à bien d’autres choses, mais en plus nous abandonnons un morceau de notre liberté à la vulgarité d’un objet.
Nous avons le pouvoir de refuser la société de consommation. Nous avons le pouvoir de choisir la manière de dépenser ce que nous gagnons. Nous fustigeons le modèle économique capitaliste qui nous ruine et nous ne cessons de l’alimenter. Sommes-nous donc des fous ou des imbéciles ? Pour ma part j’opte pour les imbéciles, car les fous eux ont l’utopie de croire qu’ils peuvent changer le cours de leur vie.

Alors oui, je le répète une fois encore, au risque de vous déplaire. Oui cette crise est aussi la nôtre, celle d’enfants trop gâtés qui ont tout et qui malgré cela sont malheureux parce qu’ils ont perdu l’essentiel : le sens de la vie !


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33 réactions à cet article    


  • JL JL1 11 janvier 2012 11:28

    Emma,

    j’ai lu attentivement. Vous écrivez : "Nous avons le pouvoir de refuser la société de consommation. Nous avons le pouvoir de choisir la manière de dépenser ce que nous gagnons. Nous fustigeons le modèle économique capitaliste qui nous ruine et nous ne cessons de l’alimenter."

    Que répondez vous à ceux qui, pour réfuter les écologistes leur demandent s’ils veulent nous faire retourner aux temps de la bougie et de la charrette ? Vous m’accorderez que ce sont là deux discours antinomiques. Pourtant, ce sont les mêmes gens qui nous servent les deux, ne vous déplaise.

    Les mêmes aussi, qui nous disent qu’il faut augmenter les salaires des patrons sinon ils iront à l’étranger avec leurs talents ; et qui dans le même temps assurent qu’il nous faut accepter des baisses de salaire, de protection sociale, de charges et de dépenses publiques, sinon ils délocaliseront nos emplois.

    Le post-capitalisme c’est comme après le passage d’Attila : l’herbe ne repousse pas. Cela vaut au propre comme au figuré. Aujourd’hui ils ont tout privatisé, on ne peut plus vivre comme avant, il n’y a plus aucune production locale : nos revenus de survie sont otage de leurs profits. Cessez d’alimenter ce système, et dites moi comment vous vous alimenterez !?

    Emma, je ne sais pas si vous vivez au pays des bisounours, mais si vous ne savez pas répondre à ces questions, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas.


    • Emma Emma 11 janvier 2012 13:22

      JL (Jean-Luc peut-être),

      Je vous demande de me pardonner mais j’avoue bien humblement ne pas avoir saisi tout votre argumentaire, et notamment cette phrase-ci :
      « Que répondez-vous à ceux qui, pour réfuter les écologistes leur demandent s’ils veulent nous faire retourner aux temps de la bougie et de la charrette ? Vous m’accorderez que ce sont là deux discours antinomiques. Pourtant, ce sont les mêmes gens qui nous servent les deux, ne vous déplaise. ».

      Quels sont les deux discours antinomiques ? Pourriez-vous me le préciser s’il vous plait ? Ce sont les mêmes gens (c’est-à-dire ? quel gens ?) qui nous servent les deux (c’est-à-dire ? A quoi correspond « les deux » ?). Voulez-vous dire que les écologistes veulent à la fois nous faire retourner à l’ère de la charrette et de la bougie, et que ces mêmes écologistes veulent aussi augmenter les salaires des patrons ? Je ne comprends décidemment pas votre argumentaire. Alors de deux choses l’une : soit je suis tout à fait idiote (ce qui est possible), soit votre raisonnement est un peu confus (ce qui est aussi possible).

      Là où je suis parfaitement votre propos c’est quand vous écrivez :
      « Le post-capitalisme c’est comme après le passage d’Attila : l’herbe ne repousse pas. Cela vaut au propre comme au figuré. Aujourd’hui ils ont tout privatisé, on ne peut plus vivre comme avant, il n’y a plus aucune production locale : nos revenus de survie sont otage de leurs profits. Cessez d’alimenter ce système, et dites moi comment vous vous alimenterez !?
      Emma, je ne sais pas si vous vivez au pays des bisounours, mais si vous ne savez pas répondre à ces questions, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas. ».

      Oui, ils ont tout privatisé ou presque et ils vont continuer, à moins que nous ne décidions de les arrêter. Et là je me permets de vous renvoyer à la réponse que je fais à Daniel au sujet de l’acte d’achat qui est à mon sens un acte politique. Et plus encore je vous renvoie à toute la littérature sur l’objection de croissance de Paul Ariès, Serge Latouche et tant d’autres qui écrivent depuis des années sur le sujet et bien mieux que je ne le fais.

      Pour finir, je vous assure que je ne vis pas au pays des Bisounours. Si tel était le cas, je n’aurais pas cette vision du monde que je restitue dans mes articles. Pour ma part je tente à ma petite échelle d’alimenter le moins possible ce système de différentes manières : je n’ai plus de portable. Je préfère acheter des légumes auprès de producteurs locaux sur un marché que dans un supermarché. Je n’irai pas faire les soldes aujourd’hui parce que je n’ai besoin de rien. Combien iront faire les soldes parce que c’est les soldes et non parce qu’ils ont besoin d’un produit ? Je n’ai pas 10 pantalons, ni 10 robes dans ma garde-robe, je n’ai pas 5 sacs à mains… Je n’ai certes pas stoppé toute consommation mais je consomme ce dont j’ai besoin en essayant de ne pas aller au-delà du nécessaire.


    • JL JL1 11 janvier 2012 13:41

      Emma,

      j’ai peut-être été confus, c’est vrai, mais à cela deux raisons : j’avais rédigé une première fois., mais AV a perdu le post. L’autre raison, j’ai cru que vous feriez un effort de recadrage eu égard au contexte, d’autant que le post de Daniel Roux ci-dessous va dans le même sens que le mien.

      Alors, je vais être plus direct : ce sont les responsbles de nos misères, des gens auxquels on ne confierait pas nos clés (*) qui tiennent les deux discours, le vôtre, et celui que j’ai cité tenu par ceux qui réfutent les écologistes ! Vous faut-il des lunettes ? La confusion que vous invoquez est insensée.

      Ce que vous dites concernant vos habitudes consommatrices sont des considérations de bobos. Dites à ceux pour qui 4% d’augmentation du coût du « panier de la ménagère » (c’est ce qu’on a constaté en un an) est une catastrophe, qu’ils doivent consommer moins et plus cher, puisque les supermarchés sont ce qu’il y a de moins coûteux, vous verrez comment ils réagissent.

      Emma, vous êtes peu-être de bonne foi, mais laissez moi vous dire que le discours que vous propagez est un discours d’idiot utile. Relisez mon post correctement, svp.

      (*) « Nos plaies ouvertes saignent parce que les gens voient qu’un tas de connards à qui ils ne confieraient même pas un stand de hot-dogs dirigent leurs vies. » (Tim Willocks)


    • Emma Emma 11 janvier 2012 14:07

      JL ,

      J’ai répondu à votre commentaire bien confus en son début avec une grande courtoisie. Je regrette que vous ne sachiez pas en faire autant.

      Que vous ne partagiez pas mon point de vue, c’est votre droit le plus entier. Que vous qualifiiez mon discours d’idiot utile ou de « propos de bobos » sans même savoir qui je suis, ni comment et avec quoi je vis, relève juste d’un jugement de valeur sans fondement. Alors avant de me conseiller des « efforts de recadrage » quand je prends la peine de vous livrer une réponse construite et argumentée, je pense que vous auriez le bon ton de vous pencher sur votre propre confusion. Ce n’est pas le tout d’employer des formules stylistiques que l’on pense chiadées (discours d’idiot utile), encore faut-il être en mesure de délivrer un message clair, construit et argumenté. Mais il est tellement plus simple de dire « c’est la faute de l’autre », plutôt que de se regarder soi-même pour se remettre parfois en question. Cela aussi c’est le sens de mon article.

      Sur ce, je vous salue.


    • JL JL1 11 janvier 2012 14:31

      Emma,

      idiot utile n’est pas une insulte.

      Je persiste : ne pas comprendre que cette allusion à la bougie visait les accros de la croissance me paraît si insensé que je n’ai pas cru en votre bonne foi.

      Et ce discours de culpabilité me gonfle à un point que vous n’imaginez pas.

      J’aime les citations, en voici une qui convient à votre thèse :« Le secret d’une autorité, quelle qu’elle soit, tient à la rigueur inflexible avec laquelle elle persuade les gens qu’ils sont coupables. » Raoul Vaneigem

      Bien à vous.


    • Emma Emma 11 janvier 2012 16:08

      JL,

      Ayant moi-même lu et écouté les auteurs de la décroissance (Latouche et Ariès notamment), il est évident pour moi que le reproche classique et facile qu’on leur lance à la figure à tout propos en leur demandant s’ils ne voudraient pas par hasard revenir à la bougie et à la charrette, me semble empreint d’une grande bêtise. Et bien souvent, les personnes qui usent de cet argument là, ne connaissent pas la pensée décroissante. Ils en ont vaguement entendu parlée, mais ne se sont pas penchés avec curiosité et précision sur la question.


    • Daniel Roux Daniel Roux 11 janvier 2012 11:55

      Nous.. Nous.. Nous.. Responsables et coupables ? Trop facile et faux !

      Nous, ce sont les 20 millions de pauvres (en France seulement - 5ème puissance mondiale) et la fameuse classe moyenne, qui n’ont qu’un droit celui de voter.. tous les 5 ans (c’était 7 avant), pour un représentant sélectionné de l’oligarchie et ses collaborateurs.

      Les responsables de ce gâchis sont ceux qui gouvernent et ceux qui contrôlent ceux qui gouvernent, pas NOUS.

      EUX sont responsables de l’esclavage, de la colonisation, de l’exploitation du prolétariat, du néo colonialisme, des boucheries des guerres passées, actuelles et en préparation, du détournement des richesses,des famines, de la pollution industrielle et sanitaire..

      Quant aux bienfaits de la vie moderne, encore faudrait il définir ce qui est bien et ce qui est mal pour le développement humain. La possession matérielle au-delà du nécessaire (?) est-elle un bien ?

      Il est loin d’être acquis que le capitalisme soit un système économique efficace et pérenne, si l’on veut bien considérés les catastrophes qu’il entraîne. C’est certainement le plus prédateur pour le vivant et donc, au final, pour l’espèce humaine.

      S’il domine, pour l’instant, c’est parce qu’il s’appuie sur la force armée d’une puissance prédatrice, qu’il exploite des quasi-esclaves, qu’il dissimule son butin dans des paradis fiscaux.

      La cupidité est la valeur dominante de ceux qui détienne la force et le pouvoir. Ce sont EUX qui détournent et confisquent à leur seul profit les abondantes richesses produites par la communauté humaine.


      • Emma Emma 11 janvier 2012 13:20

        Daniel,

        Vous n’avez lu de cet article que les termes qui heurtent votre sensibilité. Je n’ai pas dit que nous étions seuls responsables et coupables. D’ailleurs je commence mon argumentaire en mettant en cause ce que je nomme « la bande des trois » et je termine mon argumentaire en pointant du doigt la même bande des trois.

        Les questions démocratiques que vous soulevez ne sont pas mon propos, ici en tous cas, car dans l’absolu, je m’en soucis tout autant que vous.

        Vous écrivez :
        « EUX sont responsables de l’esclavage, de la colonisation, de l’exploitation du prolétariat, du néo colonialisme, des boucheries des guerres passées, actuelles et en préparation, du détournement des richesses,des famines, de la pollution industrielle et sanitaire.. ». 

        Je partage ces propos. Mais nous cautionnons ces agissements, même si nous accordons notre caution par procuration. Quand nous faisons l’acquisition de produits manufacturés ou de nouvelles technologies dont les matières premières sont extraites du sous-sol des pays du Sud, quand ces produits sont le résultat du travail d’hommes et de femmes exploités dans le Sud ou dans le Nord, nous cautionnons ce que fait la « bande des trois ». Alors vous me rétorquerez, et vous aurez raison de le faire « oui, mais voyez l’industrie textile par exemple, quasi morte en France, délocalisée en Asie. Impossible d’acheter un pantalon qui ne soit pas un made in China. Et les rares produits textiles fabriqués en France sont à des prix tout à fait prohibitifs pour l’essentiel de la population qu’elle soit de la classe moyenne et plus encore de la classe pauvre. ». Ce à quoi je vous répondrai que c’est vrai, mais que les changements ne se sont jamais fait ni en un jour, ni en claquant des doigts. Et pourtant l’histoire nous montre que les civilisations humaines ont évolué et changé.

        Et quand vous écrivez : « Quant aux bienfaits de la vie moderne, encore faudrait il définir ce qui est bien et ce qui est mal pour le développement humain. La possession matérielle au-delà du nécessaire (?) est-elle un bien ? » , vous confirmez mes propos quand  : « Nous sommes responsables nous aussi, responsables d’avoir fait les plus belles heures d’un modèle qui est à bout de souffle. Nous avons voulu consommer, et consommer encore, posséder toujours plus de biens, toujours plus à la mode, toujours plus technologiques. Nous nous sommes gavés jusqu’à l’overdose parce que nous avons mis l’essentiel dans le superficiel. Nous avons oublié le sens même de la vie. ».

        En résumé et pour m’arrêter là, vous argumentez votre propos sous l’angle politique en relevant le fait que la démocratie n’est finalement qu’un vain mot nous donnant juste l’opportunité de voter tous les 5 ans pour des hommes ou des femmes (les politiques) qui agissent de concert avec d’autres hommes et d’autres femmes (financiers, dirigeants de grandes entreprises, lobbying) et qui imposent au reste des populations le modèle qui leur permet un enrichissement sans cesse grandissant. Et je partage complètement ce point de vue. Mais, dans cet article j’aborde la question sous l’angle économique et sociétale en affirmant que l’acte d’achat est un acte éminemment politique, que faire ses achats alimentaires dans une AMAP (association pour le maintien de l’agriculture paysanne) ou sur un marché auprès d’un petit producteur ou même cultiver son jardin pour ceux qui ont la chance d’avoir un bout de terre a du sens et un sens bien différent de celui qui consiste à aller au supermarché le plus proche. C’est ce pouvoir de consommateur et cette responsabilité de consommateur que j’ai voulus mettre en exergue dans ce texte.


      • Daniel Roux Daniel Roux 11 janvier 2012 13:38

        @ Emma

        J’apprécie vos efforts de recentrage et de pédagogie.

        Justement, la pédagogie est importante pour éduquer les enfants, les futurs citoyens-consommateurs mais aussi les adultes eux-mêmes. La télévision et la publicité sont des outils puissants aux mains de l’oligarchie financière et d’elle seule.

        De mon point de vue, la politique régit notre société, elle est donc primordiale, d’où l’importance que j’y accorde.

        Un autre monde est possible.


      • yoananda 15 janvier 2012 20:19

        Non non, on vote chaque fois qu’on sort notre carte de crédit ou notre porte monnaies ...


      • miha 11 janvier 2012 13:32

        Faire prendre conscience que nous sommes manipulés pour consommer, oui.

        Dénoncer les publicités, les médias, les discours « laveurs de cerveau », oui.

        Nous demander de lutter contre le « vouloir d’achat » qu’on nous imprime dans le cerveau, oui

        Nous culpabiliser parce que nous nous sommes laissés manipuler sournoisement, insidieusement pendant des décennies, non.

        Les techniques de manipulation que nous subissons sont efficaces et, par définition, elles anesthésient la réflexion... nous ne sommes donc pas coupables, mais victimes. Il faut se réveiller et réveiller les autres... et, là, y a du boulot.


        • Emma Emma 11 janvier 2012 15:44

          Miha,

          Si se regarder agir, faire son introspection, reconnaître ses erreurs, se remettre en question, penser que l’on s’est trompé c’est se culpabiliser, mais alors que nous reste t-il pour avancer, pour évoluer ? Serions-nous devenus si fragiles, si susceptibles que nous ne puissions même plus admettre nos erreurs ? Après l’ère de l’enfant roi, voilà venue l’ère du consommateur roi à qui il faut tout pardonner parce qu’il ne savait pas ? Parce qu’il a été trompé et manipulé ? Parce qu’on l’a tenté et qu’il n’a pas su résister à cette tentation et que définitivement non, il n’est responsable de rien ?

          Je ne pense pas que ce soit en nous dédouanant de nos responsabilités, ni en les occultant que nous changerons quoi que ce soit à cette société. Ce n’est pas une tare de s’être trompé. C’est juste une preuve d’humanité. En revanche, la tare serait de persister dans l’erreur une fois qu’on l’a établie cette erreur.

          « Les techniques de manipulation sont efficaces. Nous ne sommes pas coupables, mais victimes » dites-vous. C’est en faisant cette introspection, en se remettant en question qu’on se réveille, qu’on sort de cette torpeur. Mais je ne pense pas que ce soit en se surprotégeant, en prenant la posture de l’éternelle victime qu’on peut parvenir à un degrés satisfaisant d’introspection. Rejeter notre responsabilité, c’est nous penser parfait et infaillible. Or l’être humain est infiniment imparfait et infiniment faillible.


        • Abou Antoun Abou Antoun 11 janvier 2012 13:35

          Emma,
          Je comprends le sens de votre intervention et je l’approuve.
          Je vous complimente pour votre courage d’aller à contre-courant de l’opinion générale sur ce forum où la mode est plutôt de taper sur les guignols que nous avons élus, de dénoncer d’hypothétiques complots, que de se pencher sur nos propres comportements. C’est parce qu’on a su flatter nos sentiments les plus bas que nous en sommes arrivés là.
          Nous avons les représentants que nous méritons ! (et on n’a pas encore tout vu...).
          Je ne m’exclus pas du troupeau.


          • Emma Emma 11 janvier 2012 15:58

            Abou Antoun,

            Merci pour votre intervention. Comme vous l’avez bien compris il ne s’agit pas de s’auto-flageller mais d’avoir un regard lucide et sans complaisance sur nos propres errements. Ce n’est pas nous rendre service que de ne pas faire cette introspection.


          • JL JL1 11 janvier 2012 14:04

            "Trois ingrédients sont nécessaire pour que la société de consommation puisse poursuivre sa ronde diabolique : la publicité, qui crée le désir de consommer, le crédit, qui en donne les moyens, et l’obsolescence accélérée et programmée des produits qui en renouvelle la nécessité. Ces trois ressorts de la société de croissance sont de véritables pousse-au-crime".(Petit traité de la décroissance sereine : Serge Latouche).


            J’ajoute un quatrième : la privatisation du monde qui a pour corolaire la marchandisation de la totalité de notre environnement.


            • Emma Emma 11 janvier 2012 14:09

              Je suis heureuse de constater que vous lisez Serge Latouche !
              Mon propos est justement dans la droite ligne de ce qu’expriment les décroissants.


            • Absolute 11 janvier 2012 14:17

               Bravo pour cet article, même si vous semblez vous égarer parfois. En réalité le seul coupable c’est... la nature humaine.

              Il y a toujours eu des dominants et des dominés. Et les dominés qui s’insurgent ne valent pas forcément mieux que les dominants, c’est évident...

              Le peuple veut le pouvoir parce qu’il est comme ceux qui l’ont : avide. Et quand parfois un homme « du peuple » prend le pouvoir, c’est généralement par la force.

              La cupidité, l’ambition et la vanité sont indissociables de l’homme mais ce sont aussi ses moteurs. Car il est évident que sans ces traits de caractères l’homme vivrait toujours dans des cavernes, et ce retour en arrière croyez-moi, personne ne le voudrait.


              • Emma Emma 11 janvier 2012 15:51

                Absolute,

                Tout d’abord, merci pour votre commentaire.
                Pouvez-vous me dire où, quand et comment je m’égare dans mon propos afin que je corrige cela pour la prochaine fois.


              • BA 11 janvier 2012 16:06

                Doucement vers l’abîme.

                 

                En ce début d’année, les dix-sept pays de la zone euro cheminent plus que jamais vers l’abîme. Aucune des deux urgences ayant fait l’objet de plusieurs « sommets historiques » ces derniers mois n’ont été traitées : la Grèce se dirige vers un défaut total d’ici au mois de mars, et l’Europe n’a toujours pas mis en place de mécanisme de sauvetage crédible.

                 

                De ce fait, alors que la crise grecque entre dans sa troisième année, la parole politique est sérieusement décrédibilisée. Il y a longtemps que les dirigeants européens ont perdu leur triple A auprès des marchés financiers ou plutôt, devrait-on dire, des épargnants qui, dans le monde entier, se demandent s’il est bien raisonnable de leur faire encore crédit.

                 

                Comment en serait-il autrement ? Depuis plus de deux ans, les Européens répètent que le sauvetage de la Grèce est une question de survie pour la zone euro. Que le projet européen lui-même serait en ruine si l’on échouait à Athènes. Que c’en serait fini du rêve d’une Europe puissante, capable de faire jeu égal avec les autres grands blocs économiques de la planète... Or que font-ils face à l’obstacle ? Ils renâclent, tergiversent, posent des conditions, gagnent du temps, bref se montrent incapables de résoudre la crise d’un pays représentant à peine 3 % de la richesse du continent. Hier, à Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont une fois de plus sonné l’alarme. Mais ils ont aussi donné un sentiment d’impuissance alors que quatre signes inquiétants, en ce début d’année, montrent que la catastrophe n’est pas loin.

                 

                Le premier, on l’a vu, est l’imminence d’un défaut grec. Le second est la montée de la défiance vis-à-vis de tous les pays de la zone euro à l’exception de l’Allemagne : hier, pour la première fois, des investisseurs ont prêté à des taux négatifs à Berlin, autrement dit ils ont préféré payer l’Etat allemand pour placer leurs liquidités auprès de lui plutôt que de prendre le risque de les conserver ailleurs. Le troisième est le gel des transactions entre banques, celles-ci ne se faisant plus confiance entre elles. Le quatrième est le repli sur le court terme  : pour les Etats comme pour les entreprises, les horizons de prêt se raccourcissent.

                 

                Un sursaut massif est indispensable pour éviter que tout le système financier européen ne se grippe et n’entraîne le continent dans l’abîme. Il sera vite trop tard.

                 

                Nicolas Barré.

                 

                http://www.lesechos.fr/opinions/edito/0201832353127-doucement-vers-l-abime-272970.php


                • easy easy 11 janvier 2012 18:21

                  Je suis tout à fait d’accord sur le fond de ce que vous dites ici.
                  J’enfoncerais le clou en disant que dans un système où les Chefs sont élus, ils sont aussi des boucs émissaires bien commodes à la masse.


                  Oui nous sommes entièrement responsables.

                  OK donc pour le fond.

                  Pour la forme, la manière d’en parler, je ne serais même pas allé à marquer un chiasme avec l’articulation : 
                  « Mais quel rapport avec la crise et notre éventuelle part de responsabilité vous dites-vous ? J’y viens »

                  J’aurais plus simplement poursuivi la description miroir de ce que nous sommes, de ce que nous faisons. Ca m’aurait semblé suffisant
                  Et je n’aurais pas choisi un titre aussi explicite de nos responsabilités, aussi orienté en « Je nous mets le nez dans notre caca »

                  Toute comédie de moeurs de type La vérité si je mens, Un éléphant ça trompe énormément, Les bronzés font du ski, Les Ch’tis, 37°2 le matin, La graine et le mulet, La vie est un miracle, raconte ce que nous sommes et expose donc, forcément, au moins implicitement, nos responsabilités.

                  Le problème relationnel essentiel survient quand on veut passer de l’exposé implicite de nos responsabilités à leur exposé explicite.
                  Ce passage de l’implicite à l’explicite fait toute la différence entre le monde apophatique et le monde cataphatique


                  Exemple :
                  Dans un village, il y a une fête, tout le monde danse.
                  A cause du bruit que fait chacun, les cris au secours de quelqu’un sont inaudibles. On le comprendra plus tard quand on découvrira le cadavre.
                  Là, en général, arrive le silence. Personne n’ose la ramener.
                  En fait chacun convient in petto avoir une responsabilité dans ce drame. Cet implicite là, que chacun sait très bien partager avec les autres, est puissant d’effet (chacun se sera enrichi de cette expérience et modifiera son comportement) Mais ce constat de responsabilité ayant démarré sur un implicite, les changements seront également implicites (Sans que personne ne précise pourquoi, chacun fera désormais des fêtes moins bruyantes)

                  Et il peut se produire, au contraire, que quelqu’un dans le village, sans doute parce qu’il n’avait pas été invité à la fête, se mette à passer aux responsabilisations explicites. Il va lancer des accusations en responsabilité de manière très formelle. Et là ce sera la guerre, la bataille rangée qui commencera.


                  Vous venez d’affronter plusieurs retours de flamme parce que vous avez fait le choix de mettre en relief de manière très explicite nos responsabilités. L’explicite provoque toujours des réactions tout aussi explicites.
                  L’écho du silence est le silence, celui du verbe est le verbe.


                  Chacun use de la stratégie rhétorique qu’il veut et je n’ai pas de conseil à donner.
                  Les uns, rares en France, considèrent que l’implicite suffit amplement et qu’il est même plus efficace de changements car il ne contraint personne à une posture, ni en accusation ni en défense. Il ne provoque pas de raidissements, il offre à chacun de la souplesse du coup il permet les évolutions.
                  D’autres, très nombreux en France, ne voient rien à tirer de l’implicite, ils le croient mort, pas suffisamment rapide ou évident. Et ils préfèrent largement l’explicite qui crée des effets cliquets, qui engage et qui met donc le feu aux poudres.

                  (Freud ayant fait partie, après les philosophes et les pamphlétaires, d’une nouvelle catégorie d’expliciteurs)


                  • Emma Emma 11 janvier 2012 19:00

                    Easy,

                    je trouve votre analyse de la mise en forme de mon propos tout à fait intéressante. Je reconnais ma nature kamikaze et sans ambages. Je crois bien volontiers aussi que la méthode de l’implicite peut-être plus efficace que celle de l’explicite. Sans doute, n’ai-je pas à cette heure le talent nécessaire pour formuler l’implicite. Je n’en ai déjà pas la nature. Il me faudra donc travailler pour l’apprivoiser.

                    Mais pour redonner à l’explicite un peu de sa superbe, je dirais aussi, que de temps en temps se faire bousculer ne fait pas de mal. J’ai moi-même été parfois réveillée par certaines personnes qui avaient l’explicite très explicite.


                  • easy easy 11 janvier 2012 20:51

                    Nous nous sommes parfaitement compris


                    « Je n’en ai déjà pas la nature. Il me faudra donc travailler pour l’apprivoiser. »

                    Il me semble que quand on a commencé sa vie en étant secoué tel un Orangina par l’explicite, on se retrouve contraint à répondre, à réagir par l’explicite. On m’accuse alors je contre accuse.
                    C’est pour ça que je parlais de l’effet de cliquet.

                    Sur un sujet donné, entre des protagonistes donnés, une fois l’explicite lancé, si ce n’était la chance de l’oubli, ce que la vidéo empêche malheureusement, on ne peut plus revenir à l’implicite.

                    Il nous est arrivé à tous de nous voir en train de prier pour qu’un implicite ne soit pas déchiré par le débarquement d’un explicite. Nous avons tous ressenti la grâce de l’implicite. Et cette magie a très souvent été interrompue lorsque l’un de nous, le plus nerveux peut-être, a dégainé son verbe pour lâcher sinon un explicite, du moins un pré-explicite lourdingue qui ne pouvait appeler qu’une cascade de réactions de plus en plus explicites, contraignantes et aliénantes.



                    Il me semble que nous commençons notre vie en pratiquant l’implicite et que c’est en particulier à l’école qu’on nous enseigne le pouvoir à tirer de l’explicite, pourvu qu’on soit le plus habile à le manier.

                    Par exception, Le cercle des poètes disparus montre un prof qui enseigne préférentiellement, l’implicite.


                  • restezgroupir44 restezgroupir44 11 janvier 2012 19:16

                    Vous les avez vus se battre « aux soldes » les pauvres...... ? non les bobos et la gauche caviar !

                     smiley


                    • Abou Antoun Abou Antoun 12 janvier 2012 00:43

                      Emma,
                      Le roman ’Les choses’ de Georges Perec pourrait illustrer partiellement votre propos.


                      • Ptetmai 12 janvier 2012 07:35

                        Retour à la bougie ! Retour à la bougie ?


                        Les écolos ne sont pas archaïques

                        Si une centrale pète, on retournera à la lampe de poche et à la lampe de camping qui se rechargent en tournant une manivelle avec un petit peu d’huile de coude.

                        Mais encore faudra-t-il en avoir déjà acheté, car après la catastrophe il y aura très vite rupture de stock.

                        Mais il y a là un sacré marché potentiel

                        Surtout qu’on peut aussi recharger son mobil et écouter la radio en utilisant le même procédé.

                        Pour la télé, un peu de patience.

                        • Jean-paul 15 janvier 2012 14:26

                          @ emma
                          Votre vision est hexagonale ( la chance de vivre dans un pays riche ) Vous oubliez donc que dans les pays pauvres pas d’ordinateur ,pas d’internet ,pas de portables ,pas de voitures etc....Juste un short et un Tshirt ,pas 12 costumes ou 20 sacs a main .
                          Au Bresil par exemple il faut etre tres riche pour pouvoir acheter une voiture neuve .Or ces gens veuillent aussi connaitre les plaisirs d’avoir des biens materiaux et apres seulement avoir le choix de les refuser .
                          L’enfant roi en France d’accord ,maintenant ,allez visiter l’Afrique ou l’enfant doit faire des km a pied pour aller chercher de l’eau potable ( nous nous lavons a l’eau potable en France )
                          A un gamin qui avait quitte son uniforme d’ecole pour un short et un T shirt pour aler jouer avec ses amis ,je lui demandais pourquoi il n’avait pas changer ses chaussures d’ecole pour des training ,il me repondit surpris qu’il n’avait qu’une paire de chaussures ,celle pour aller en classse.


                          • Emma Emma 15 janvier 2012 18:13

                            Jean-Paul,

                            Ma vision est occidentale oui, et c’était bien mon intention en écrivant cet article que de prendre cette posture là. Je n’oublie aucunement les pays du Sud, bien au contraire, et c’est justement pour que les pays du Sud puissent croître de la manière qu’ils choisiront (je n’oublie pas non plus la liberté des peuple à l’autodétermination) qu’il faut que le Nord cesse de se bâfrer !

                            Vous me faites là un faux procès, soit parce que vous n’avez pas tout lu, soit parce que vous m’avez mal lu :
                            « … Ce n’est pas un monde meilleur pour tous que nous voulons. Oh ! bien sûr on a un peu mal au cœur quand on voit tous ces petits enfants noirs qui crèvent de faim à la télévision. (…) Cette crise qui nous met à genoux, après que notre civilisation occidentale et capitaliste ait elle-même mis à genoux le reste du monde, et je pense évidemment à tous ces pays du Sud dont nous pillons le sol et le sous-sol pour croître à l’infini… Croître indéfiniment dans un monde aux ressources finies… Quelle absurdité ! Alors oui ! Cette crise est aussi la nôtre. »


                          • arobase 15 janvier 2012 20:50

                            qui commande tous ces sondages ? qui les paient ? à quoi servent-ils ? 


                            ça coûte combien ? on n’est pas en faillite ? pas en crise ?

                            -quoique on aurait dépensé 750.000 euros pour deux panda juste prêtés par la chine.

                            -« luc chatel , a quelques mois des élections, le ministre vient de recruter un nouveau conseiller com », ce qui porte le nombre de ses conseillers communication à… trois.Ce nouveau conseiller est loin d’être un nouveau venu en politique. François-David Cravenne, 44 ans, ancien conseiller de Christian Estrosi et de Christine Albanel, travaille depuis plusieurs mois dans l’ombre de Luc Chatel, depuis son cabinet de conseil et de gestion de réputation, RLD Partners ».

                            il va communiquer sur quoi ce semi- ministre bouffi ? et pour quoi faire ? dans 100 jours il est chômeur !!

                            s’indigner ne sert plus à rien car quand on est indigné, on est résigné et on n’agit pas.

                            il va falloir sans doute commencer à agir : grève générale et manifs. ça les nuls qui gouvernent et leurs amis banksters n’aiment pas..tout le reste, ça glisse.

                            on attend quoi ?

                            • Bilou32 Bibi32 16 janvier 2012 09:03

                              Pour les Pandas, ce serait 750 000 euros de location par an... pour 10 ans. J’espère qu’ils sont bien assurés, car si ils crèvent il faudra débourser combien ?!
                              Mais vous avez raison, il n’est plus temps de s’indigner mais d’agir...


                            • Jean-paul 15 janvier 2012 21:00

                              La France ,le pays des greves .
                              Arobase
                              Sortez demain dans la rue avec votre panneau ,n’attendez pas :)


                              • Jean-paul 15 janvier 2012 21:04

                                Dans les pays pauvres ils veulent eux aussi avoir acces a la consommation.
                                Nous avons peut etre une overdose de cette consommation mais eux ils en sont frustres et ils en revent


                                • Bilou32 Bibi32 16 janvier 2012 09:09

                                   Dans les pays pauvres, c’est plutôt se nourrir correctement et se loger dans un cabanon décent qui fait rêver... La ruée sur l’Iphone 4 reste un comportement très occidental ou chinois (ce qui est nouveau).


                                • Jean-paul 16 janvier 2012 14:45

                                  Dans les pays pauvres les jeunes ados veulent avoir un vieux portable ,avoir acces aux jeux videos .Par exemple a Ho chi minh city les boutiques ou vous pouvez aller sur internet ne desemplissent pas ,beaucoup aussi ont un portable seul probleme pas d’argent pour telephoner . Les pauvres regardent la tele et revent de cette consommation

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