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Changer de discours pour changer de société

Mon article précédent [1] a montré que nos vies sont basées sur des choses incertaines, nous ne savons pas prévoir l’avenir, nous ne pouvons généralement pas savoir si une décision est bonne ou mauvaise. Qui plus est, une décision sociétale concerne de nombreux individus et ne peut être idéale pour tous. Lorsque nous prenons ainsi des décisions basées sur nos croyances, nous ne savons les justifier que par des opinions. Nous confondons alors ces justifications avec des certitudes, peut-être car nous nous sentons obligés d’être convaincus avant d’agir. Submergés par des opinions, nous n’avons plus conscience de nos croyances.

Pour apprendre à raisonner nous devons tenir compte de l’incertitude mais nous ne savons pas le faire, nous préférons croire que nous sommes des êtres rationnels. Pourtant, cette dernière formulation est erronée, nous devrions dire que nous sommes des êtres capables de rationalité, nous sommes capables d’être rationnels lorsque nous réfléchissons sur des sujets rationnels. Les sujets de société sont irrationnels.

Imaginons que votre enfant soit atteint d’une maladie incurable et que vous seul puissiez le sauver par une transplantation. Le médecin estime ses chances de survie à 20%. Il peut également prédire que votre enfant aura 50% de probabilité de guérir après la transplantation mais, s’il en guérit, il aura des séquelles qui ne sont pas connues à ce jour. De votre côté, vous avez 50% de probabilité de survivre à la transplantation mais il est probable que vous serez diminué à vie. Nous pouvons faire un tableau qui résume la situation.

Ne rien faire

20%

100%

Transplantation

50%

50%

 

Ce tableau nous montre que le choix le plus rationnel est probablement de ne rien faire et d’espérer que votre enfant survive. En réalité, même en supposant que de telles statistiques aient un sens, vous ne prendrez pas cette décision de cette façon, vous la prendrez en la basant sur vos propres croyances ou celles que l’on vous a inculquées. Peut-être considéreriez-vous que d’augmenter les chances de survie de votre enfant est plus important que votre propre vie ou alors qu’en étant en pleine forme vous aurez plus de possibilités de le soigner. En tout état de cause, votre décision sera basée sur des opinions et elle fera appel à vos croyances dont vous n’avez probablement pas conscience. Vous ne serez pas capable de démontrer que vous avez raison. Vous noterez néanmoins sur cet exemple que non seulement sans croyance nous ne prendrions aucune décision, mais qu’en plus elles ne peuvent être qualifiées de bonnes ou mauvaises. Dans notre exemple, vous assumez votre décision, donc inconsciemment vos croyances. Vous avez conscience que vous prenez des risques, ce qui est rarement le cas lorsqu’il s’agit de croyances sociétales où les risques sont difficiles à calculer et où la temporalité peut vous être favorable.

Croyez-vous que cela soit différent quand un homme politique ou un chef d’entreprise prend une décision ? Croyez-vous que nos prix Nobel d’économie savent mieux prédire l’avenir que vous, moi ou votre voyante favorite ? Lorsque nous avons des certitudes, nous sommes fiers de pouvoir les utiliser pour justifier nos propos. Lorsque nous parlons d’une voiture qui accélère de 0 à 100km/h en 2,8 secondes, nous pouvons sortir les chiffres du constructeur et si nous avions des doutes, nous pourrions la tester sur un circuit. Lorsque M. Hollande nous dit qu’il va inverser la courbe du chômage, il n’a pas de chiffre d’un constructeur à nous montrer, il ne peut pas le tester sur un circuit, il fait un vœu pieux basé sur des opinions, les siennes ou celles de quelques économistes.

Nos choix sociétaux, les lois que nous appliquons, sont des croyances [2], nous n’avons aucun moyen de démontrer qu’elles sont bonnes ou mauvaises, nous ne pouvons que donner des opinions. Partager une population sur des opinions n’a qu’un intérêt limité et conduit inexorablement à du conservatisme, il est impossible de changer de croyances si nous ne sommes pas d’accord à une forte majorité. Pour sortir du conservatisme, nous devons admettre nos croyances et admettre que nous devons prendre des décisions incertaines, suivre d’autres croyances, dit autrement avoir une autre stratégie, aller vers un autre inconnu.

Prenons un exemple concret. J’ai beaucoup apprécié l’article de Renaud Duterme [3] car il est bien écrit, bien argumenté, bien documenté et il y a quelques passages qui montrent qu’il a conscience que nous ne sommes pas dans des choix rationnels. Comme par exemple : « Tous les néolibéraux ne sont évidemment pas des êtres perfides et dépourvus d’état d’âme. Nombre d’entre eux sont sans doute de bonne volonté mais baignent dans un ensemble de croyances et de mythes associés – souvent à tort – à l’idéal libéral ou capitaliste. Malgré ça, il existe bel et bien une élite, financière, politique, entrepreneuriale, qui bénéficie des mesures néolibérales imposées la plupart du temps de façon non démocratique. Reconnaître cet état de fait doit nous conduire à dénoncer et à lutter contre la dette illégitime et les plans d’austérité ». Pourtant, ce n’est pas cela qu’il met en avant. Son article, et je le déplore, ne fournit qu’un ensemble d’opinions supplémentaires qui s’empilent sur la montagne d’opinions qui existent sur le sujet. C’est un coup d’épée dans l’eau !

Soyons clair ! Le néolibéralisme, le communisme, le capitalisme… sont des croyances au même titre que Dieu. Comme pour la religion chrétienne, ces croyances induisent des lois et des règles auxquelles nous devons nous soumettre. Rien ne démontre qu’elles ne vont pas conduire nos sociétés aux mêmes résultats que ceux que nous avons constatés par le passé, des révolutions, des guerres ou des anéantissements. Avec les progrès technologiques qui nous ont permis de baser notre économie sur une monnaie virtuelle dont la quantité peut croître à l’infini, il est probable que nos sociétés s’autodétruiront bien plus rapidement que les précédentes. La dette n’est que l’outil, ce n’est pas réellement le problème.

Nous devons comprendre de quoi nous parlons [4] et évaluer nos croyances. En parler comme s’il s’agissait de théories viables, de certitudes, nous mène au conservatisme, à nous faire croire qu’une opinion en vaut une autre. Renaud Duterme, comme tous ceux qui parlent ou écrivent sur ce sujet, fait une erreur sur la forme. Ce qu’il aurait dû nous dire, c’est :

Le Dieu de notre économie nous demande trop de sacrifices : nous devons en changer !

Je préfère parler du Dieu de l’économie plutôt que du Dieu du néolibéralisme. Mais, nous parlons bien d’un Dieu, d’une abstraction sans réalité scientifique et qui nous demande des sacrifices. Depuis plus de 20 ans nos présidents cherchent à favoriser la croissance économique, mais rien ne nous empêcherait de chercher à favoriser la croissance économique dans un pays communiste. De même, rien ne nous empêcherait d’inventer une forme de libéralisme qui ne serait pas basée sur la croissance économique. Ce Dieu est probablement celui de la croissance économique, c’est lui qui nous demande de consommer toujours plus et qui justifie des slogans tels que « travailler plus pour gagner plus ».

Nous sommes dans des sociétés capitalistes, les moyens de production sont privés, et dans des sociétés libérales. Dit autrement, nous respectons les droits de l’homme [5] dont les croyances sont la soumission à un Etat, de placer le travail au cœur de nos préoccupations, de respecter la propriété privée, donc le capital, et la liberté - dans le sens où nous n’appartenons pas à la naissance à une personne physique, nous sommes citoyens d’un Etat -. Ces croyances sont les nôtres, nous ne savons même plus ce que serait une société dont les priorités ne seraient pas le travail et la consommation de produits dont l’utilité pour notre bien-être est de plus en plus discutable [6]. Et si nous sommes en guerre contre des pays qui ne respectent pas nos croyances, ce n’est probablement pas fortuit. Nous ne cherchons pas réellement à savoir où nous mènent ces croyances car nous n’imaginons pas que nous puissions changer de Dieux. Est-ce bien ou mal d’adorer ces Dieux plutôt que d’autres ? Nous ne pouvons pas le savoir mais puisque nous parlons de croyances véhiculées par nos sociétés et ancrées dans notre inconscient, nous pouvons savoir si elles nous sont profitables ou non.

L’article de Renaud Duterme nous dit que : « ce qu’il faut comprendre, et c’est ce qu’Harvey démontre de façon magistrale, c’est que le néolibéralisme n’est en réalité rien d’autre qu’une coquille idéologique dissimulant la réaffirmation d’un pouvoir de classe. Ainsi, la principale réussite de la néo-libéralisation réside dans la redistribution, et non dans la création, de richesses et de revenus ». Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une conséquence du néolibéralisme, mais le résultat est le même, petit à petit, cette croyance conduit à un transfert de richesses vers un petit groupe de personnes. Dit autrement, elle est néfaste à la majorité. Le mécanisme de transfert des richesses n’est pas une croyance, il existe bel et bien, il est mesurable, même si cela est difficile car nous ne mesurons que la possession de capital. Nous ne connaissons pas par exemple la richesse d’une personne qui posséderait 200 châteaux dans le monde, nous ne parlons que de son revenu ou du capital investi dans telle ou telle entreprise. Nous ne connaissons pas, ou plutôt nous ne cherchons pas à calculer, la richesse des émirs Saoudiens. Nous savons néanmoins que le revenu des classes sociales qui ne possèdent pas de capital diminue.

Nous pourrions donc en déduire que nos sociétés s’effondreront comme beaucoup d’autres dans le passé quand les disparités deviendront insupportables pour la majorité. A moins que le terme de cette course à une croissance effrénée soit le manque de ressources naturelles ou une pollution incompatible avec notre survie. C’est en prenant conscience que cette croyance est néfaste que nous pourrions envisager d’en changer plus ou moins progressivement ou a minima d’adapter les règles que nous lui avons associées. Nous savons que le principal frein viendra de ceux qui profitent de la croyance, de la même façon qu’à la période de la révolution française, les nobles ne voulaient pas perdre leurs privilèges.

Ne pas rembourser la dette comme le suggère Renaud Duterme dans son article consiste à éradiquer l’effet et pas la cause. Par ailleurs, il faut bien comprendre que la dette est virtuelle, ce ne sont plus les riches qui prêtent aux pauvres ! Ce qui concourt au transfert de richesses c’est le fait que nous acceptions de payer un intérêt sur de l’argent créé sur demande. Personne ne nous a prêté d’argent, mais nous payons malgré cela un intérêt. Par ailleurs, il faut tenir compte que cette dette peut être revendue avec une plus-value, je cite encore Renaud Duterme « l’obligation leur - les syndicats - étant faite d’investir leur fond de pension en obligations de la ville ». Nous voyons donc que nous sommes contraints de racheter la dette. Dans les pays européens, la dette appartient en grande partie à des particuliers qui l’ont acquise, généralement sans le savoir, au travers de contrats d’assurance-vie ou via des organismes chargés de gérer nos retraites. Ne pas payer la dette c’est donc la ruine des populations. Nous pouvons refuser de payer les intérêts, mais nous devons rembourser la dette rachetée par les populations.

La solution proposée dans son article consiste donc à provoquer au mieux une crise, au pire l’effondrement du système. Dans les deux cas, nous contribuons à ruiner les plus pauvres, nous ne changeons pas nos croyances et rien n’empêchera un autre mécanisme de transfert de richesses de renaître des cendres du premier. Pour changer nous devons donc changer nos croyances ou en changer les règles, plus particulièrement celles sur la croissance économique - et donc la consommation -, sur la possibilité d’empiler des richesses à l’infini, sur la nécessité de placer le travail, plus particulièrement le travail subordonné, au centre de nos préoccupations… Avant cela, nous pouvons effectivement nous demander s’il est normal que de l’argent qui n’est prêté par personne puisse rapporter un intérêt.

Ainsi, pour sortir d’une impasse [7], il suffit d’imaginer d’autres croyances, d’autres stratégies que celles que nous connaissons. Les révolutions passées laissent à penser que nous sommes incapables de changer. Mais peut-être saurions-nous changer si nous apprenions à comprendre de quoi nous parlons et que nous prenions conscience de nos croyances [4].

[1] « Réflexion philosophique : comprendre de quoi nous parlons ! » de Hervé BOURGOIS
http://phylogenese.blogspot.fr/2014/09/reflexion-philosophique-comprendre-de.html

[2] « Enfants de la démocratie : l’histoire se répète ? » de Hervé BOURGOIS
http://phylogenese.blogspot.fr/2014/09/enfants-de-la-democratie-lhistoire-se.html

[3] Dette, néolibéralisme et classes sociales de Renaud DUTERME
http://www.legrandsoir.info/dette-neoliberalisme-et-classes-sociales.html

[4] Ouvrage de l’auteur : « De quoi parlons-nous ? »
http://www.amazon.fr/quoi-parlons-nous-Essai-Dieux-modernes/dp/1500305146/
http://phylogenese.blogspot.fr/p/list.html

Cet essai décrit comment nous continuons à sacrifier une partie de la population à des Dieux que nous ne nommons plus.

[5] Déclaration universelle des droits de l’homme
http://www.un.org/fr/documents/udhr/

[6] La croissance économique désigne la variation positive de la production de biens et de services dans une économie sur une période donnée, généralement une période longue. En pratique, l'indicateur le plus utilisé pour la mesurer est le produit intérieur brut ou PIB. Le taux de croissance, lui, est le taux de variation du PIB. On utilise souvent la croissance du PIB par habitant comme indication de l'amélioration de la richesse individuelle, assimilée au niveau de vie (qualité et quantité des biens et services qu’une personne ou une population entière peut s’approprier). Au travers du niveau de vie, c’est-à-dire de notre capacité à consommer, nous cherchons à mesurer notre bien-être ce qui est très controversé.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Croissance_%C3%A9conomique

[7] « Imaginez : comment sortir d’une impasse » de Hervé BOURGOIS
http://phylogenese.blogspot.gr/2014/09/imaginez-comment-sortir-dune-impasse.html


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5 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 13 octobre 2014 11:27

    "Dans les pays européens, la dette appartient en grande partie à des particuliers qui l’ont acquise, généralement sans le savoir, au travers de contrats d’assurance-vie ou via des organismes chargés de gérer nos retraites. Ne pas payer la dette c’est donc la ruine des populations. Nous pouvons refuser de payer les intérêts, mais nous devons rembourser la dette rachetée par les populations."
    ben voyons. il y aurait pas d’assurance ?


    • sls0 sls0 14 octobre 2014 06:07

      L’assurance en économie c’est souvent tant que les gens y croient.

      Les début de la dette c’est 1974, une partie de ma carrière c’est faite en parallèle avec la dette.

      D’une façon théorique et très basique, s’il y a eu dette c’est que je n’ai pas payé assez d’impôts.
      J’ai profité des avantages et du surplus de confort de la vie à crédit et l’argent non donné aux impôts je l’ai placé.
      Résultat au bout de 40 ans il y a une dette et j’ai de l’argent de coté dont une partie vient de la dette.
      D’une façon théorique et toujours très basique, on pourrait me dire mon gars, une partie de tes économies se sont faites sur le compte de la dette, on a décider de rembourser donc on pique dans tes économies. Que pourrais-je dire ? Ils l’on fait à Chypre, quand ils veulent ils peuvent, surtout qu’il y a un règlement qui traine dans les tiroirs européens qui le permettra en 2016.

      Je pourrai répondre d’une façon théorique mais moins basique que si moi avec des revenus moyens j’en ai profité, certains avec des revenus beaucoup plus élevés ont eu de plus gros rabais d’impôts et qu’avec les revenus dégagés il ont prêté à la France gagnant deux fois, la première par le rabais et la seconde par les intérêts de la dettes. Les vrais profiteurs de la dette, si l’état veut les trouver, pas de problème. Ca pose problèmes aux particuliers, chercheurs, instituts ; c’est pire que du secret défense de savoir qui prête.

      On va me répondre que la règlementation européennes c’est au dessus de 100000 euros qu’on tape. Ca me parait un peu moins injuste. Mais je me rappelle d’un article disant qu’on estime que Liliane Bettencourt ne paie que 6% d’impôts j’ai des doutes, ils ont intérêt à bien préparer leur coup car en face, il y a des pros coté optimisation fiscale.

      Pour Foufouille, au sujet de l’assurance, on parlera d’assurance, mais de la ponction que l’on va faire dans les assurances vie, si on fait pas de ponction, on enlève simplement la partie ’’dettes de la France’’ qui représente un bon pourcentage.

      Ca va être la révolution ! Que nenni, 60% des français n’ont pas de comptes élevés ni immeubles, ils continueront à voter pour des gens qui ne les ont pas spolié. Pour les 40% qui restent le fait de vivre d’une façon plus aisée enlève pas mal d’aptitudes à être révolutionnaire.

      Des pros pour développer et non un béotien comme moi au sujet de l’épargne et la dette.

      Est-ce morale ou immorale, j’ai pas d’avis. En écrivant mon commentaire j’ai entendu un signal, c’était ma station de trading qui m’annonçait que les 900€ que j’avais misé à la baisse sur l’USdollar avait atteint la limite que je m’étais imposé, résultat 287€37 en 5h, 32% d’intérêts en 5h c’est un peu mieux que le livret A. Ca c’est immoral et quand c’est une blackbox qui fait des millions d’opérations à la seconde c’est encore plus immoral, ça ne rapporte que de l’argent à ceux qui ont du fric, pour la société, l’outil de production nada.
      Comme c’est un compte démo, je me sens pas trop coupable, je m’en fous du fric mais j’adore analyser des courbes et pour se tenir au courant coté financier c’est top.

      Si vous ne voulez pas vous cassez la tête avec ce rappel d’impôts sur 30 ans, personnellement j’ai tout donné ce que j’avais aux générations suivantes. On a l’esprit plus libre si l’on a qu’une retraite à gérer surtout avec des gouts simples.


      • Zip_N Zip_N 15 octobre 2014 15:55

        Hervé je cite « Mon article précédent [1] a montré que nos vies sont basées sur des choses incertaines, nous ne savons pas prévoir l’avenir, nous ne pouvons généralement pas savoir si une décision est bonne ou mauvaise. »

        et

        « Pour apprendre à raisonner nous devons tenir compte de l’incertitude mais nous ne savons pas le faire, nous préférons croire que nous sommes des êtres rationnels. »

        Prudence est une vertu l’incertitude en est pas une. On prévoit son avenir tous les jours, lorsque par exemple aujourd’hui vous dites, j’irais faire des courses demain, demain à 10 heures j’ai rdv, après demain il va faire beau, on prévoit tout ; les ski pour l’hiver, la console à Noel, les vacances en été, les sorties le week end, dire comme vous le faites qu’on ne peut pas prévoir son avenir est faux, la prévision d’avenir, reste une prévision comme la météo. C’est pas une science exacte et réalisable à la portée de tous, il s’agit de bien voir smiley


        • Zip_N Zip_N 15 octobre 2014 17:00

          Hervé sans citer vos passages, vous oubliez de parler de la dépense de l’armement mondial si l’armement était réduit ä 50% la dette des états serait vite réglée (sans compter la reconstruction après son passage à l’action) .

          Hervé, je cite : « Ainsi, pour sortir d’une impasse [7], il suffit d’imaginer d’autres croyances, d’autres stratégies que celles que nous connaissons. »

           Une idée serait de créer une base d’investissement (bourse intermédiaire de réinvestissement sans capitalisation) pour les faibles revenu qui puissent faire gagner de l’argent à ceux qui en ont pas bas revenus (chomeurs, concepteurs, investisseurs aux bas revenu) avec une administration centralisée, en proposant des plafonds d’investissements boursier de 100€, par personne pour les innovations et propositions de développement et favoriser une épargne de petits montants de 1€ accessible à tous, et favoriser la quantité avec des risque d’échec et bénéfices moins grand et mieux adaptés. Ils pourraient voir leur vie progressivement s’améliorer si cela gagne en intérêt et attractivité et si les salariées de grosses sociétés investissent sur des plus petites en devenir non pas des grosses déjà au sommet qui réinvestissent pour leur auto développement.


          • Zip_N Zip_N 15 octobre 2014 17:16

            Hervé ; je parlais donc d’ une véritable machine à emplois. Votre slogan "travailler plus pour gagner plus ».était utilisé lorsque les heures supplémentaires étaient défiscalisées, il s’agissait pas de consommer plus mais de faire le nécessaire pour élever ses enfants et peut être leur offrir un ou 2 cadeaux en plus et une vie moins austère..

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Hervé BOURGOIS


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