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Chronique de l’égalité des chances : Le débat national « Université - emploi »

La question de savoir si l’université doit préparer à l’entrée directe dans la vie active, ou donner plutôt une culture générale et les aptitudes nécessaires pour s’adapter ensuite aux exigences de professions très diverses, est sans doute aussi vieille que l’université elle-même. Il s’agit en réalité d’un faux problème. Par contre il n’est pas admissible que l’Education nationale en général et les universités en particulier, qui devraient être les instruments par excellence de la politique d’égalité des chances, tolèrent que les résultats des études demeurent étroitement déterminés socialement.

Deux modèles

L’Université française se partage entre deux modèles. Nos universités médicales sont de véritables écoles professionnelles. En revanche nos départements de philosophie, par exemple, loin de ne former que des futurs prof. de philo, offrent de facto des débouchés très divers. Il n’y a rien à objecter à ces modèles. Les deux sont utiles.

Les choses se compliquent lorsqu’on rentre dans la pratique. Nos centres hospitalo-universitaires ne sont pas vraiment des universités au sens que l’on donne chez nous à ce mot. Ils fonctionnent exactement comme des grandes écoles (et comme beaucoup d’universités étrangères) avec une sélection draconienne à l’entrée. Un trait distinctif, cependant, le numerus clausus évolutif qui garantit d’une manière presque parfaite un débouché rémunérateur à tout nouveau médecin (à l’instar des écoles, type ENA, où se forment les futurs fonctionnaires). Un tel système se justifie ici parce qu’il est indispensable que nos médecins soient compétents et que le meilleur moyen de parvenir à cet objectif est de ne retenir parmi les candidats aux études médicales que les meilleurs. Par ailleurs, ça n’aurait pas de sens de former à grands frais des médecins si la société n’avait pas besoin de leurs services, ces services hautement spécialisés n’étant pas substituables.

L’inégalité des chances

Il n’empêche que le mode de sélection en vigueur à l’entrée des CHU présente a priori deux inconvénients. Le premier peut être difficilement évité. Aucune sélection n’est parfaitement adaptée au but poursuivi. Est-il judicieux de trier les médecins sur leurs compétences en sciences dures, sur leur aptitude au raisonnement mathématique ? Peut-on faire l’impasse complètement sur les qualités humaines des candidats ? On peut évidemment en débattre. Quant au second inconvénient, il est plus apparent que réel. La sélection telle qu’elle est pratiquée est loin de respecter une égalité minimale des chances. De fait, le recrutement des médecins est très typé socialement, et seule une infime minorité est issue des classes culturellement et économiquement défavorisées. Mais faut-il pour autant incriminer le processus de sélection lui-même ? Les jeunes issus de ces classes-là sont éliminés en réalité bien avant l’année préparatoire à la médecine et ils ne tentent pas (sauf exception) le concours, faute de moyens (scolarités primaire et secondaire approximatives ou carrément ratées) et faute d’ambition (en l’absence d’exemples de réussite proches).

Considérons maintenant les universités de droit commun, celles qui n’ont pas le droit de choisir leurs étudiants. Sont-elles plus satisfaisantes du point de vue de l’égalité des chances ? Servent-elles mieux les intérêts des enfants des catégories défavorisées que les CHU ou les grandes écoles ? Pas vraiment, hélas. Il existe en effet une relation empirique robuste entre l’origine sociale et le niveau du diplôme, lequel détermine à son tour le délai requis pour la recherche d’un emploi ainsi que le type d’emploi. En bref, les étudiants issus des catégories culturellement défavorisées sortent le plus souvent de l’université sans diplôme ou avec un diplôme de premier cycle obtenu péniblement, et ils n’accèderont que très difficilement aux positions sociales qui vont normalement de pair avec une formation supérieure.

Du point de vue de l’égalité des chances (en particulier les chances d’obtenir un emploi intéressant et bien payé), les deux systèmes d’enseignement supérieur n’ont pas des résultats vraiment différents. Ils ne sont en tout cas pas d’une nature différente. C’est tout au plus une question de degré. La différence entre les deux systèmes peut s’expliquer par la différence, de nature celle-là, qui existe entre la formation d’un médecin (c’est moins vrai pour les ingénieurs et c’est la raison pour laquelle les universités « généralistes » forment aussi des ingénieurs, concurremment avec les grandes écoles) et celle d’un littéraire ou d’un juriste, etc. Quand on poursuit des études de médecine, il n’y a pas d’alternative : on doit être médecin, ou rien. Il n’est pas question de s’arrêter en cours de route avec un titre de demi-médecin. Par contre celui qui entame un cursus juridique n’est pas tenu d’aller jusqu’au doctorat. Il peut s’arrêter, sa licence en poche, et passer un concours administratif, rentrer dans une entreprise, etc. : les connaissances acquises pendant les trois années de la licence lui seront utiles professionnellement. On ne peut pas en dire autant pour l’étudiant en médecine qui abandonnerait après trois années d’étude.

Que faire ?

Pour en revenir aux piètres performances de l’enseignement supérieur, tous systèmes confondus, concernant l’égalité des chances, elles s’expliquent, pour l’essentiel, parce que l’enseignement supérieur hérite d’inégalités qui auraient dû être résorbées au cours des étapes antérieures de la formation et plus spécifiquement à l’école primaire. Tant que l’on ne passera pas, dans l’enseignement primaire, d’une obligation de moyen (chaque enseignant fait le nombre d’heures de cours correspondant à son statut, enseigne le programme, etc.) à une obligation de résultat (chaque élève - hors les cas pathologiques - atteint les compétences minimales requises pour poursuivre dans de bonnes conditions des études secondaires et éventuellement supérieures), on verra arriver au collège des enfants, pourtant normalement intelligents, qui ne maîtrisent ni la lecture, ni l’écriture, ni le calcul, et ces élèves, incapables de suivre l’enseignement normal, seront en « souffrance » sans que cela produise d’autres réactions que les déplorations habituelles et quelques mesures cosmétiques. Compte tenu de l’allongement, qui semble inexorable, de la durée des études, cette souffrance se rencontre désormais dans les universités.

Cela étant, les universitaires ne sont pas chargés de réformer l’enseignement primaire ou secondaire et ils ne sont pas autorisés non plus (sauf situations dérogatoires comme les facultés de médecine ou l’Université Paris-Dauphine) à rejeter d’emblée certains candidats aux études supérieures. Ils ne sont même pas maîtres du système de bourses et doivent accepter sur les bancs des amphithéâtres des étudiants dont la motivation est parfois difficile à cerner. Néanmoins, même si les universitaires ont à faire avec toutes ces contraintes, ils ont le devoir de conduire le plus loin possible les jeunes qui leur sont confiés. Inutile de dire que bien des progrès pourraient être faits en ce sens.

S’il est absurde, pour un professeur de sixième, d’enseigner les mathématiques ou l’histoire à certains élèves qui ne comprennent pas les mots qui sont dits, ou qui ne savent pas « lire les consignes » (selon le vocabulaire en vigueur), cela est excusable à la rigueur, dans la mesure où le professeur en question a l’obligation d’un programme à respecter. Ça l’est moins pour les universitaires. Sans être complètement autonomes, ceux-ci en effet sont nettement plus libres, en principe comme en pratique. On délivre des diplômes nationaux, mais les programmes ne le sont pas. Dans beaucoup de facultés, le professeur est seul à décider du contenu de ses cours, ce qui n’est pas particulièrement efficace, on peut s’en douter. Mais à quelque chose malheur est bon, avec un peu d’imagination et de bonne volonté, cette liberté bien réelle pourrait être tournée au profit des étudiants qui en ont le plus besoin. Rien n’empêche - ce n’est qu’un exemple - de faire passer un test à tous les bacheliers entrant en première année et d’orienter vers une année préparatoire aux études supérieures ceux qui n’auraient pas le niveau requis. Cela peut même se faire à égalité de moyens budgétaires, si l’on accepte, en contrepartie, de réduire le nombre des « mastères ». L’intérêt, du point de vue de la justice sociale, d’une telle adaptation serait considérable. Certains étudiants ont des lacunes telles qu’ils ne peuvent en aucune manière porter un intérêt quelconque aux enseignements d’une première année classique. Les mettre face à des problèmes qui sont à leur niveau, face à des difficultés qu’ils peuvent comprendre et apprendre à résoudre, ne peut que renforcer leur motivation. Il est certes difficile de rattraper des années de retard, d’études approximatives et de connaissances mal digérées. Mais rien n’est pire que de fermer les yeux, que de faire comme si ces étudiants étaient suffisamment armés pour réussir à l’université, quand ce n’est, à l’évidence, pas le cas.


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10 réactions à cet article    


  • éric (---.---.166.26) 1er juin 2006 13:10

    L’inégalité des chances est un scandale ! Mais atteindre l’égalité est difficile. Le point sur lequel il est « facile » d’agir avec un peu de volonté est celui du coût des études. Il est évident que chaque étudiant ne peut poursuivre autant qu’il veut faute d’argent. Mais pour réussir il faut réformer notre fiscalité, le droit des successions est générateur d’inégalités. Les dernières mesures le réformant ne font que les accentuer.

    Plus difficile est de donne une égalité culturelle aux éléves ou aux étudiants. Car la situation familiale va guider le modèle de comportement et de pensée de l’étudiant.

    La difficulté de la recherche de l’égalité ne doit pas nous conduire à y renoncer.


    • Scipion (---.---.142.144) 1er juin 2006 20:16

      « L’inégalité des chances est un scandale ! »

      Mais à côté du scandale de l’inégalité des capacités, c’est de la roupie de sansonnet...


    • Boudivin marin (---.---.136.164) 1er juin 2006 17:50

      - 1. Raisonner sur l’échec universitaire sans insérer lex formations universitaires dans le système complet des formations supérieures est cependant discutable. Ceux qui ne peuvent suivre à l’Université sont les exclus des prépas, certes, mais aussi des BTS et IUT. On voit bien ce qu’implique cet élargissement du champ...
      - 2. Par ailleurs il existe des formations DU adaptées dont ces étudiants ne veulent pas.
      - 3. La dissonnance cognitive massive de ces étudiants s’explique par les bénéfices du statut social flou qu’il procure.
      - 4. Ce discours sur la bonne façon d’enseigner à ces étudiants me semble dangereusement orienté vers l’attribution aux universitaires d’une responsabilité qui n’est pas la leur. De même que dans les collèges on fait accroire aux enseignants dans des situations objectivement impossibles qu’ils en sont les premiers responsables. Ce discours arrange les autorités mais est un parfait sophisme.


      • monteno (---.---.179.94) 1er juin 2006 22:44

        Cher Boudivin, vous avez écrit :

        « 3. La dissonnance cognitive massive de ces étudiants s’explique par les bénéfices du statut social flou qu’il procure. »

        J’ai envie de vous répondre : " Ce que l’on conçoit bien s’énnonce clairement

        « Et les mots pour le dire viennent aisément »...

        Que veut dire votre affirmation ?

        Vous ajoutez plus loins ;

        « 4. Ce discours sur la bonne façon d’enseigner à ces étudiants me semble dangereusement orienté vers l’attribution aux universitaires d’une responsabilité qui n’est pas la leur. De même que dans les collèges on fait accroire aux enseignants dans des situations objectivement impossibles qu’ils en sont les premiers responsables. Ce discours arrange les autorités mais est un parfait sophisme. »

        La loi en France est votée par le parlement ; elle s’impose à tous, en particulier aux institutions et aux fonctionnaires. Pour faire court, il me semble que le parlement ( peut-être à tort), a voté la massification de l’enseignement supérieur et de l’université en particulier.( Chevènement a proclamé la volonté du gouvernement que 60% d’une classe d’age aille ds l’enseignement supérieur). Le parlement a voté des budgets et a donné des moyens l’enseignement supérieur ( on a crée des postes, des universitésnouvelles etc.) Les universitaires ont accepté ces postes et les universités qui vont avec. Il parait donc bien que accueillir et former correctement la masse des étudiants qui vont à l’Université soit bien de leur responsabilité ! Qui d’autre devrait être responsable à leur place ?

        Est-ce que les universitaires ont accepté les postes et les nouvelles universités, sans accepter l’idée de la massification, votée par le parlement, qui était la justification de ces nouveaux postes ??? Qui dit massification, dit probablement aussi niveau différent ( peut-on donner le même niveau à une licence destinée à 20% d’une classe d’age ou destinée à 60% de ladite classe d’age ?).

        De même que si un pourcentage important des étudiants issus du lycée arrivent à l’université sans avoir le bagage pour suivre les études qu’on leur propose, il y a un problème à l’Education Nationale ( instituteurs, et professeurs de collègees et Lycée ) ; qui d’autre peut -être responsable à leur place ?

        Je ne vois donc pas où vous trouvez un sophisme ?


      • Philippe (---.---.93.175) 1er juin 2006 20:01

        Encore une tentative de nivellement ! Rappelons qu’il faut de tout pour faire un monde, et que le rôle de l’université n’est pas de repêcher ceux qui n’ont pas le niveau.

        D’autre part, je suis surpris par les positions sectaires de l’auteur. En effet, on nous dit qu’un numérus clausus est souhaitable en médecine, mais pas pour les autres branches. un médecin doit vivre dans l’aisance, les autres n’ont qu’à se débrouiller. Que voilà une belle égalité !

        De plus, l’article fait complètement l’impasse sur le devoir d’éducation des parents, et charge les enseignants, en particulier du primaire, de toutes les responsabilités.

        Puis, on voudrait nous faire croire que « des enfants, pourtant normalement intelligents, qui ne maîtrisent ni la lecture, ni l’écriture, ni le calcul, et ces élèves, incapables de suivre l’enseignement normal » finiront à l’université. Soyons clairs : si un élève n’a pas assimilé ces programmes, il n’aurait pas dû obtenir le brevet ou le bac, et il n’a rien à faire dans des études supérieures.

        Ensuite on lit qu’il n’est pas normal que les universitaires n’enseignent pas leur matières à « des élèves qui ne comprennent pas les mots qui sont dits ». faut-il faire les cours avec des traducteurs ?

        Enfin, on nous explique que l’université doit se mettre au niveau des ces gens, de leur enseigner des choses qu’ils sont à même de comprendre. Alors là, c’est le bouquet, heureusement final !

        Monsieur, la lecture, l’écriture et le calcul s’apprennent en primaire et au collège. Les conséquences des options que vous suggérez ne peuvent conduire qu’à une baisse de niveau de l’enseignement. Que des écoles primaires ou secondaires donnent des cours à des adultes qui veulent apprendre me paraitrait logique et salutaire. L’imposer à l’enseignement supérieur serait contre-productif, ce serait transformer les universités en cours de rattrapage.


        • Michel Herland Michel Herland 1er juin 2006 22:13

          L’article raisonne à réglementation constante. Accepter à l’université des étudiants qui n’ont pas le niveau (qui sont effectivement rejetés des IUT par exemple) est une contrainte du système. Dès lors que faut-il faire ? Déplorer ? Se voiler la face au nom d’une conception de l’université qui ne correspond plus à la réalité (dans notre pays) ? Ou essayer de récupérer le plus grand nombre possible de ces bacheliers au rabais qui s’inscrivent à l’université faute de mieux ? La proposition défendue in fine n’est évidemment qu’un exemple des actions possibles.


          • Rage Rage 1er juin 2006 23:38

            Le titre et le débat proposé par ce sujet sont intéressants.

            Cependant je pense fondamentalement qu’on ne se pose pas les bonnes questions en France. En réalité, il s’agit non seulement de la faillite de la juxtaposition de systèmes « particuliers », mais plus encore des non-dit et autres incompétences évidentes du système éducatif.

            La question n’est pas tant de savoir si l’on peut tendre vers l’égalité des chances que de savoir comment promouvoir les talents, tous les talents.

            Le système actuel promeut de fait des filières d’élites plutôt que de donner la place aux élites de flilières. Il advient, dans le système dual français, consacré par la finalité d’un côté des prépas + grandes écoles (+médecine, droits et éco) et de l’autre côté par des DEUG vides de contenus et des Master souvent sans débouchés.

            Il va de soit qu’une partie du système, celui qui sélectionne -d’ailleurs principalement sur l’argent- offre beaucoup plus de pouvoir et de débouchés valables pour une minorité de la population. Le reste va se battre dans une université ouverte à tous, dépotoire et usine à gaz que personne ne cherche à réforme et où les bonnes choses n’émergent que de la bonne volonté de quelques enseignements encore peu lassés par un système naturellement castrateur (enseigner pour un chercheur n’est pas une priorité).

            L’égalité des chances n’existe pas, parce que l’on a délibérément fait le CHOIX de produire une école qui tire vers le bas les classes moyennes et permet aux riches d’acheter leur diplômes, si ce n’est tous les moyens pour les obtenir plus facilement. Des cours particuliers, aux écoles de soutien, aux prépas concours, aux concours eux mêmes et enfin aux jeux de réseaux de copinage, les chances de réussite pour une personne qui sort du moules sont réduites à peau de chagrin.

            Combien de « beurre » dans les cadres A d’administration ? Combien connaissent ou comprennent les jeux de concours et toutes ces petites combines bien franchouillardes ? Combien de médecin blacks ? Combien de femmes à l’assemblée nationale ? Combien de femmes PDG au CAC 40 ?

            Il faut regarder la réalité en face : Notre monarchie républicaine est sclérosée par le poids des inactions et de lobbies (les « insiders », ceux qui sont dans le système) prêts à tout pour ne jamais perdre des places desquelles ils savent que s’ils venaient à les quitter, ils n’auraient jamais aussi bien ailleurs. Il advient par voie de conséquence, que si le modèle sociale (l’état providence ?) ait un jour existé, aujourd’hui il est bel et bien mort. Mort, parce que certains travaillent pour que d’autres puissent bénéficier d’avantages... et cela, dès l’école primaire...

            Si l’on voulait réellement apporter une solution égalitaire, tout du moins limitant les excès, les priorités à donner sont pour moi très claires :
            - Réformer l’état, de l’organisation à son poids budgétaire
            - Faire mutter le système éducatif vers un système en 2 temps, l’acquisition des données fondamentales puis la spécialisation professionnelle en vu de l’exercice d’une profession, donc d’un métier. Ce système se devant pour mission principale de diversifier les connaissances et les enseignements afin de révéler les talents, tous les talents (manuels, intellectuels, sportifs, artistiques...)
            - Faire de l’emploi, du mérite et de la justice sociale des leitmotiv quotidiens dont les applications se traduisent sur le terrain par des sanctions judiciaires adaptées aux délits, par la reconnaissance des talents et la responsabilisation des acteurs-citoyens.
            - Insuffler une vague de confiance dans les services les plus exposés aux inadaptations profondes aux réalités quotidiennes (santé, anpe-assedic, etc...)
            - Inscrire l’économie de l’environnement comme priorité nationale s’appuyant sur des savoirs faire technologiques à la pointe mondiale.

            Si déjà, on appliquait les idées fortes inscrites dans ces 5 points (c’est non exhaustif), déclinés par des actions volontaristes, simples et efficaces, on gagnerait 3 points de croissance et 20 ans d’immobilisme.

            Bonsoir.


            • Letel (---.---.112.28) 2 juin 2006 09:08

              > des étudiants dont la motivation est parfois difficile à cerner.

              Qu’en termes délicats ces choses-là sont dites !


              • Marin Bourdivin (bis) (---.---.136.164) 2 juin 2006 19:11

                L’auteur semble faire fi des points 1 et 2 de mon commentaire pourtant tous deux aussi indiscutables qu’incontournables. Il est intéressant de constater qu’il n’en dit mot. Dissonnance cognitive ?

                L’auteur a raison, le point 3 de mon commentaire est bien mal exprimé mais chacun comprend que je fais allusion au statut social de l’étudiant de loin supérieur à celui de jeune chômeur.

                La réaction de l’auteur à mon point 4 me semble inspirée par une vision mécaniste de la politique et de la légitimité impliquant la négation de l’obligation morale de résistance à certaines lois.

                Conseil : lire ou relise « La misère du Monde ».

                Questions complémentaires :
                - a. Politique : Faut-il avaliser le choix explicite du pouvoir de transformer l’université en parking à chômeurs ?
                - b. Pratique : Faut-il aller passer son BAFA en même temps que l’on écrit sa thèse ?


                • Cathel (---.---.9.248) 5 juin 2006 14:09

                  Bonjour,

                  Je me souviens avoir été discriminée à l’Université, par certains profs parce que j’étais une étudiante-salariée. Je n’ai jamais réussi à en comprendre la raison. Une prof m’avais crâché ces paroles : « lorsque l’on se lance dans les études, il faut l’être à temps plein » Fatalité : je n’ai pas obtenu ma licence d’anglais à 2 uvs... j’ai persisté, en vain, puis je suis devenue salariée à temps plein.

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