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Accueil du site > Actualités > Société > Civilisation et conflit ; heurts et malheurs du conflit

Civilisation et conflit ; heurts et malheurs du conflit

Les plus anciens textes écrits par les hommes attestent de la présence de conflits au sein des sociétés, à l’intérieur d’ensembles sociaux, mais aussi entre organisations sociales. La guerre est le signe le plus manifeste de l’existence des conflits n’ayant d’autre solution pour être résolus que le combat entre groupes ou plus souvent, d’armées organisées, jusqu’à ce que l’adversaire soit éliminé ou bien capitule, acceptant de reconnaître la partie perdue. Le fait même que la spécialisation tripartite indo-européenne inclue la classe des guerriers en dit long sur la place prépondérante du conflit dans les affaires humaines. Depuis les premiers conflits, la guerre n’a jamais cessé, entrecoupée de périodes de paix selon les périodes et les lieux géopolitiques. Mais, même sans guerre, les sociétés sont traversées par les conflits mettant aux prises des individus, des groupes, des communautés, des factions, des intérêts divers et divergents. La guerre est violente, mais il existe des tas de violences sans qu’il y ait une guerre et ainsi se dégage l’expression de la société dans son essence conflictuelle. Si bien qu’on peut admettre, avec Héraclite puis Hegel, que le conflit est l’essence des choses, naturelles dans la lutte pour la survie et humaines, dans les luttes pour des intérêts antagonistes. Hegel voit même un progrès des sociétés vers la liberté à travers les différentes étapes subordonnées au principe universel de la dialectique.

Mais rien ne laisse supposer que le conflit soit la (seule) ou une cause du progrès. En renversant la priorité causale, le conflit pourrait très bien apparaître comme un résidu, un résultat, un épiphénomène, d’ampleur certes, mais concevable comme un résultat de la société. En paraphrasant une formule de Cabanis, le conflit serait à la société ce que la bile est au foie, autrement dit, une sécrétion. Mais avec une différence fondamentale, la bile est utile au fonctionnement de la digestion et donc de l’organisme, alors que le conflit ne serait pas utile, du moins directement et, si c’est le cas, ce n’est certainement pas sous la forme des guerres destructives que l’humanité a connues ces derniers siècles. Pourtant, les guerres dont utiles pour certains analystes y voyant un levier pour la croissance économique et une motivation pour la recherche en armement dont on connaît des retombées civiles entrées dans l’usage public, comme l’internet.

Pourtant, une question dérivée se pose. Les guerres sont-elles vraiment utiles et un monde sans guerre est-il possible ? Attention, cela ne veut pas dire un monde sans conflit. Loin s’en faut. Partons d’un autre champ, celui de la compétition, sportive notamment. La course à l’efficacité des formules 1 sur circuit engendre des retombées dans la construction automobile. D’une manière plus générale, ce qui pourrait se substituer à la guerre comme levier et ressort du progrès, c’est la compétition économique, la concurrence, moteur puissant pour mobiliser les entreprises, les intelligences, les nations. C’est d’ailleurs l’enjeu clairement spécifié du protocole de Lisbonne avec le concept d’une économie de la connaissance. Concept clair mais à l’énoncé trompeur puisqu’il s’agit plutôt d’une compétition concurrentielle dont l’instrument est le cerveau humain, à l’instar de l’haltérophilie qui se sert des muscles. Cela dit, une société de compétition et de concurrence est tout à fait envisageable sans conflit, pour peu que les règles soient édictées et observées.

Ainsi, la guerre n’est pas indispensable au progrès technique, mais celui-ci sait s’en servir, comme il se sert de la compétition. Quant à la cause des conflits, il semble bien qu’on doive la chercher du côté de l’essence désirante de l’homme. Désir de posséder, d’acquérir, et donc source de conflit portant sur des choses. Ensuite désir de dominer, de posséder l’autre, de lui imposer soumission sans raison et donc conflit portant sur les hommes. De ces deux sources de conflits sont nés deux types de droit, le positif, hérité des Romains, portant sur les choses. Ensuite le droit naturel, issu des Lumières, dont le principe est de reconnaître que l’homme est distinct par essence d’une chose (animal inclus) et, donc, qu’il n’appartient qu’à lui-même, même si la société peut exiger de lui quelques devoirs au nom de l’intérêt commun. Le droit sert à arbitrer les conflits et la force est employée quand le droit et la négociation ont épuisé leur possibilité de neutraliser le déclenchement d’un conflit. Que ce soit un différent entre nations ou entre individus.

Il semble donc qu’il faille distinguer deux types d’antagonismes dans la nature et la société, le premier serait de l’ordre du vivant, de la compétition pour les choses, bref, une lutte concurrentielle, comme cela se produit chez les espèces, puis dans l’économie. Si cette lutte permet le perfectionnement naturel des êtres vivants, on pourrait dire qu’il est aussi à la base du progrès technique et de son accélération, incitant les ingénieurs à innover, les entrepreneurs à perfectionner leur capacité productive, les commerciaux à faire le succès des entreprises performantes qui vendent et font du profit. Dans ce contexte, la pratique de l’évaluation ne fait que renforcer, légitimer et optimiser cette course à la performance. Comme si travailler était devenu une compétition sportive.

Le second antagonisme serait de nature conflictuelle entre les hommes et, si l’on en croit Hegel et sa vision de la dialectique entre le maître et l’esclave, puis sa phénoménologie du négatif, du conflit advient peu à peu la liberté humaine. C’est l’esprit et non plus la technique qui se « perfectionne », sous réserve que la liberté puisse être qualifiée ainsi. C’est plutôt l’esprit qui advient, émerge d’un long calvaire, en se confrontant à ce long chemin parsemé de chocs et d’adversités. Ce que dit Hegel, c’est qu’à la fin de l’Histoire, le processus est achevé. L’Etat universel institue la reconnaissance de tous. C’est très spéculatif et théorique. Toujours est-il qu’à travers les conflits entre individus et groupements, l’existence humaine apparaît dans sa vérité, y compris dans ses excès de violence. La société est dure et la violence apparemment « inutile ». Tout au plus sélectionne-t-elle les individus les plus résilients, devenus psychiquement forts et de ce fait, apparaissant comme plus libres que d’autres, fragiles, soumis et devant « raser les murs », asservis en quelque sorte. Les violences ne sont pas que physiques. Les mots sont utilisés et, par les temps qui courent, les violences verbales se sont semble-t-il décomplexées.

Ainsi, plutôt que d’interroger les conflits de civilisation, essayons de comprendre la civilisation du conflit, sans la réduire à cet aspect, essentiel certes, mais qui ne recouvre pas le sens et le vécu de l’existence humaine en société. Si les conflits sont liés à des désirs exacerbés et des volontés dominatrices, alors, la technique ne peut qu’élever le niveau moyen du conflit universel sur la planète. Au lieu de sevrer les désirs, la profusion d’objets de consommation, alliée à une rareté croissante des ressources naturelles (et du terrain à bâtir qui est aussi une ressource naturelle à sa manière), ne peut que renforcer les conflits en individu au sein des sociétés. Les sens sont excités par les images et les gadgets, la mode et les jouets sophistiqués. D’un autre côté, les technologies de contrôle, de surveillance, les armes, légères où massives, ne peuvent qu’inciter les gouvernants et les factions à en faire usage, tout en les développant. Un monde violent se dessine, avec des zones plus sensibles. Un monde qui certainement s’égare à travers une mauvaise « gestion » de la violence et des tensions.

Pourtant, les conflits sont souvent nécessaires pour crever des abcès et révéler des zones antagonistes se revendiquant d’une légitimité et dont l’expression permet de se parler car le conflit est souvent une forme de dialogue et parfois, un prétexte pour faire débat quand les règles instituées du dialogue sont inopérantes et doivent être transgressées. C’est notamment le cas du SMS, vrai ou faux, divulgué par Airy Routier, lequel a été attaqué au pénal, c’est-à-dire violemment, par Sarkozy, et Carla son épouse de surenchérir pour s’excuser ensuite et toute la rédaction du Nouvel Obs conviée à un examen de conscience. Ou bien ce journal tente un aggiornamento et rebondit en revoyant une stratégie offensive et intelligente, ou bien il abdique, reconnaissant s’être fourvoyé. On apprend beaucoup des conflits, qui disent des choses cachées de la société. Le conflit est nécessaire pour faire progresser, mais, s’il n’est pas stoppé, il devient délétère et violent, destructeur. Le conflit appelle une réponse. C’est une manière de provoquer le dévoilement, ou à défaut d’exister. Sarkozy et la presse sont en conflit et ils existent, se servant mutuellement de leurs provocations. Ahmadinejad et Bush font de même, avec des risques d’une autre envergure. En ce sens, le conflit est une manière de prendre conscience de son existence, de la faire émerger, de sa présence au monde, et on rejoint sur cet aspect Hegel. C’est en forgeant qu’on devient forgeron, c’est en s’opposant qu’on devient libre en esprit ! Et un homme libre a moins besoin d’user de la violence. Du moins, on peut le penser. Ce qui nous raccorde à un récent livre intitulé Eloge du conflit et dont les auteurs (Michel Benasayag et Angélique del Rey) concluent à un bon usage du conflit qui, s’il est refoulé, conduit à la violence. Eh oui, être en conflit, c’est mieux que de nourrir des ressentiments, cela permet de se parler quand on n’a pas assez de mots et d’impact pour se faire entendre !


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11 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 14 février 2008 11:27
     
     
     
     
     
     
     
    ARTICLE CENSURE
     
     
    L’ANPE ,ou comment savoir se planquer (d’après une lecture du rapport de la Cour des Comptes )
    L’ANPE ,(d’après une lecture du rapport de la Cour des Comptes)
     
     

    Le rapport de la cour des comptes sur la gestion de l’ANPE apporte quelques bonnes informations.

     

    L’ANPE dispose d’un budget de 2 milliards d’euros

     

    De 1999 à 2006 les emplois de l’ANPE ont augmenté plus vite que le
    chômage ! 55% ,passant de 16.554 à 25.701.

     

    Nous découvrons que l’ANPE intègre une donnée importante qui est
    "un taux d’absentéisme élevé" ce qui conduit à surstimer ses besoins
    de recrutement.

     

    les dépenses de personnel ont explosé de 67%,6 de 1999 à 2006 et le
    cap du milliard d’euros est dépasse avec un montant de 1,175 milliards d’euros pour l’année 2007

     

    Nous apprenons que le personnel disposent d’un régime de retraite correspond à la "fatigue" du métier !

     

    Nous apprenons que la DRH ne disposait pas d’outils de mesure de son personnel

     

    Près d’un tiers des agents travaillent à temps partiel (les femmes) ce qui pose des problèmes dans l’organisation du travail pour assurer les plages d’ouvertures et la répartitions des rendez vous avec les demandeurs d’emplois (lles salos de chomeurs qui nous emmerdent !)

     

    L’absentéisme est élevé

     

    17,7 jours d’absence pas an pour motif médical (cela représente combien de millions d’euros ?)

     

    Un agent travail en moyenne 182 jours dans l’année (en retirant les raisons médicales et les congés payés)

     

    Nous avons donc pour nos amis agents de l’ANPE

     

    25 jours de congés payés
    18 jours de RTT
    20 jours d’abences
    5 jours de formation (7% de la masse salariale dont 4,5% pour la formation continue)

     

    Donc 25 + 18 + 20 = 63 jours de congés aux frais du contribuable !

     

    .......et nous lisons dans le rapport de la cour des comptes,que les absences de courte durée ne sont prises en compte qu’à partir d’un cumul de 6 jours ! pour "moduler" à la baisse,la part variable de la prime de fonction

     

    Evidement,il n’existe aucune mobilité géographique

     

    Les primes ont augmentées de 31% !

     

    Voila un petit résumé du fonctionnement de l’ANPE

     

    Nous sommes un pays riche mais dont les richesses sont mal répartis car dans un pays ou la misère s’affiche dans la rue,nous constatons que des nantis vivent gracement sur le dos de la société et cette structure (l’ANPE)devrait etre privatisée afin d’économiser ces 2 milliards d’argent public qui ne font que remplir les poches de gens incompétents et incapables de remplir une mission de service publi moderne

     

    A l’heure ou l’on impose aux citoyens des franchises médicales nous voyons bien que l’administration n’est pas capable de faire des réformes pour améliorer la profesionnalisation des agences publics consacrées à aider les demandeurs d’emplois


    • Yltes 14 février 2008 12:35

      A l’instar des fameux points Godwin de la nétiquette on devrait inventer une théorie pour calculer le taux de probabilité de trouver un post de Lerma n’ayant aucun rapport avec la choucroute immanquablement accolé à vos publications sur Agoravox.

      Il semble que vous soyez définitivement condamné à traîner ce boulet derrière vos articles et pour ma part je n’ai trouvé que la théorie réincarnationniste pour parvenir à expliquer cette étrangeté ... LOL

       

       


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 14 février 2008 21:44

        Un boulet, certes,

        Mais il n’y a pas de solution, alors comme dit le proverbe zen, s’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème

        Pour le reste, je m’interroge depuis quelques temps sur l’intérêt d’écrire des articles travaillés sur Agoravox en qui j’ai entièrement confiance, mais pas dans le lectorat, bien peu doué pour réfléchir


      • Mescalina Mescalina 15 février 2008 11:56

        DUGUE :


      • tvargentine.com lerma 14 février 2008 13:05

        Le temps des censeurs est terminé

        Taisez vous Monsieur DUGUE,partez en vacances,prenez des RTT et votre vélib mais laissez la liberté d’expression diverses se faire librement sans censures

        Une fois encore vous nous imposer vos 2,3 articles indigestes d’une médiocrité intellectuelle affilgeante

        Vivement demain


        • nick 14 février 2008 13:38

          accuser quelqu’un de censure et lui demander de se taire c’est beau Lerma...toujours aussi fort...

          Quant à qualifier les articles de M. Dugué de médiocrité affligeante, je viens de lire le tien qui a finalement été publié...no comment...

          Ah mauvaise foi quand tu nous tiens...

           

           


        • TSS 14 février 2008 13:21

          TA GUEULE @ LERMA ! va bosser  !!


          • tvargentine.com lerma 14 février 2008 14:19
             
             
             
             
             
             
            ARTICLE CENSURE  
             
             
            je vous demande d’accorder la nationalité française à Ayaan Hirsi Ali

            Mardi 12 février 2008

             

            Lettre ouverte au Président de la République

             

            En ma qualité de citoyen français, républicain   ,de gauche ,mais ayant voté pour vous à l’élection présidentielle sur votre projet de réformes de notre pays je vous demande d’accorder la nationalité française  à Ayaan Hirsi Ali

             

            Menacée de mort pour ses écrits contre l’intégrisme religieux d’une autre époque elle court le risque de se faire assassiner par des fanatiques religieux représentant aujourd’hui un fascisme rampant dans nos sociétés modernes, qui , il faut le reconnaître objectivement non pas fait  l’effort nécessaire de mener une politique d’intégration efficace et ont laissé le communautarisme et les coutumes d’une autre époque se développer en Europe

             

            La France est la terre des droits de l’homme et notre pays, représente le symbole de la lumière , de la connaissance et de la tolérance à travers le Monde et vous avez le devoir Monsieur le Président d’accorder la nationalité française à Ayaan Hirsi Ali et vous avez le devoir de rappeler au Monde entier  que la France est le pays des lumières face aux formes de totalitarismes idéologiques ou religieux

             

            Vous vous êtes engagé devant le peuple français à défendre le droit des femmes à vivre libre ,partout dans le monde et à les protéger et je vous demande d’accorder en ma qualité de simple citoyen français, la nationalité française à cette femme libre et de la défendre contre ce nouveau fascisme que constitue l’instrumentalisation de la religion par des fanatiques religieux

             

             Oui, Monsieur le Président, la religion est incompatible avec la démocratie d’une société moderne quand elle est aux  mains de fanatiques. obscurantistes  qui chercheront toujours à éteindre la lumière de la connaissance et du savoir

             

            Son combat ,c’est le mien,c’est le votre, et nous avons le devoir de la protéger

             

            Michel LERMA

             

            Rédacteur AGORAVOX


            • La Taverne des Poètes 14 février 2008 23:41

              Vous connaissez sans doute ma position de "centriste" ou plutôt de démocrate comme il faut dire désormais depuis la rupture avec les UDF ralliés au sarkozisme : Que de perte dans ces affrontements souvent factices qui se payent à gros coups de budget de communication ! Que de poses affectées sur des sujets où les camps qui se déchirent sont globalement d’accord sur l’essentiel (ils le reconnaissent après ou en coulisses) ou pourraient discuter pour un compromis constructif !

              Mais il y a des conflits nécessaires auxquels on ne pourra jamais échapper et qu’il est sain de laisser s’exprimer, comme c’est le cas dans les couples ! cela vient d’être démontré par une étude qui dit que les couples qui ne s’expliquent jamais meurent précocement...Affrontons-nous pour des questions vitales lorsque nous sommes réellement en désaccord profond. Discutons pour avancer dans tous les autres cas. En tous, ne fuyons jamais devant le problème !

               

               


              • La Taverne des Poètes 14 février 2008 23:42

                En tous cas, ne fuyons jamais devant les problèmes !


              • tvargentine.com lerma 14 février 2008 23:55

                "

                "Pour le reste, je m’interroge depuis quelques temps sur l’intérêt d’écrire des articles travaillés sur Agoravox en qui j’ai entièrement confiance, mais pas dans le lectorat, bien peu doué pour réfléchir "

                Voila en résumé la pensée du "maitre DUGUE"

                "articles travaillés" cela laisse entendre qu’il prend beaucoup de temps pour "travailler" ses articles

                Dans le même temps dans sa description il est écrit "en quête d’emploi"

                Nous pouvons douter qu’avec un tel CV ,Mr DUGUE soit toujours "en quête d’emploi"

                "mais pas dans le lectorat, bien peu doué pour réfléchir "

                Oui,les mécréants ne comprennent pas la pensée unique du docteur DUGUE

                Ceci pour décrypter une fois de plus,un discours douteux qui n’accepte décidement pas l’esprit de contradiction et encore moins que l’on puisse remettre en cause "les écrits du docteur DUGUE" et laisse entre que (forcement !) les gens sont des abrutis qui ne comprennent décidement rien

                Mr DUGUE ou est votre engagement pour obtenir la nationalité française à Ayaan Hirsi Ali ,vous qui vous présentez comme un "intellectuel"

                les vrais intellectuels sont du coté des causes justes

                 

                 

                 

                 

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