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Accueil du site > Actualités > Société > Coaching dans les entreprises : Plus con tu meurs !

Coaching dans les entreprises : Plus con tu meurs !

Comment survivre dans un contexte de tensions et de concurrence exacerbées par la crise économique et comment motiver ses salariés dans cette lutte pour la survie ?

Ce sont deux question que se posent de plus en plus les entreprises.

Les solutions pourraient être sommes toutes assez simples :

Payer correctement les collaborateurs et les intégrer dans les processus de décisions.

Ces deux mesures semblent toutefois, malheureusement les dernières auxquelles beaucoup d’entreprises n’envisagent pas d’avoir recours. Non, nous assistons plutôt, au retour des stages ou séminaires de motivation par ... le jeu, l’effort ou même la trahison !

En effet, on assiste de plus en plus au retour des méthodes de coaching destinées à "souder" les équipes et à renforcer leur résistance au stress et à l’échec. Quand il ne s’agit pas d’une "habile" façon de préparer la liste des "maillons faibles" pouvant faire partie des prochains licenciements, pardon : ruptures conventionnelles ou plus simplement de les faire partir en "aidant" leurs collègues à "comprendre" que ceux-ci sont un handicap à la bonne marche de l’équipe et qu’un peu de pression ...

Certains se souviennent de quelques films savoureux sur ces méthodes de gestion des ressources humaines comme : "Que les gros salaires lèvent le doigt" où Jean Poiret est le patron d’une compagnie d’assurances, qui invite pour un week-end tous ses employés dans sa maison de campagne. Mais derrière ce qui semble être une récompense, ce patron cynique cherche avant tout à déterminer lesquels de ses cadres il devra licencier afin de préserver son entreprise.

La scène finale des chaises musicales est un chef d’oeuvre de monstruosité !
 

 
Mais revenons aux derniers "chics patronaux" de coaching

Le Journal du Net Management nous donne les dernières tendances de ce business : "Pour mobiliser l’énergie de chaque collaborateur, l’amener à tirer le meilleur de lui-même, seul ou en équipe, les entreprises ne reculent devant rien. Le jeu, le corps, le danger, la nature deviennent tour à tour les révélateurs du potentiel de cadres, parfois blasés par les traditionnelles activités de team building ou de coaching "

Sous le titre : "Coaching : ces idées originales que l’on peut vous proposer" vous pouvez découvrir ce qui se fait de mieux en ce moment :

Legos

" ... / ... Chacune des briques est investie par le groupe d’une signification métaphorique. Par exemple, une roue symbolisera l’avancée d’un programme, une brique sans couleur, la transparence." Les participants doivent répondre par une construction en Legos à une question, par exemple "Comment récupérer les parts de marché perdues". Lors du débriefing, guidé par le coach, un référentiel commun se dessine peu à peu. Reste à trouver ensuite une réponse commune à partir de ce qui a été fait.

Slam

" ... / ... Se placer dans le registre poétique permet de mieux laisser parler l’imaginaire, d’être plus proche du ressenti des collaborateurs, témoigne Nadia Robinet. On sort du registre rationnel." Les sessions sont conduites par un animateur slam et un coach. Le premier donne les bases de l’écriture slam. Les participants se lancent alors dans leur création, seuls ou en équipe, autour d’un thème. "... / ... "
 
Héros

" ... / ... On utilise le détour métaphorique du mythe pour faire discuter les participants et les inciter à trouver des idées nouvelles, précise Stéphane Longeot. La musique permet de mieux entrer en résonnance avec ce qui les touche profondément." A chaque besoin, un opéra : la Clémence de Titus pour le courage managérial, Israël en Egypte pour la conduite du changement, La Flûte enchantée pour la créativité... Le stage commence par l’écoute d’un solo du héros ... / ... "

Poker

" ... / .... Alternant théorie et pratique, des stages d’un jour à une semaine permettent à de petites équipes de progresser dans leur métier de manager, de commercial, de dirigeant... L’occasion également de passer un moment ludique et d’apprendre les règles du jeu de cartes le plus en vogue du moment ... / ... "

Clown

" ... / ... Nous accompagnons les stagiaires dans la découverte de leurs talents créatifs. Nous les aidons aussi à sortir de ce personnage qu’ils se sont modelés dans la vie de tous les jours", explique Pierre Baillon, coach clown. Concrètement, les participants sont invités à créer leur propre clown, en se déguisant, se maquillant et en n’oubliant pas le nez rouge derrière lequel ils se protègent et rappellent aux autres qu’ils ne sont pas au bureau ... / ... "

Catastrophe

Un séminaire d’entreprise idyllique qui tourne au drame. Tel est le point de départ du team building dit du "scénario catastrophe", imaginé sur mesure par l’agence 10Torsions. Comme cette soirée d’incentive à Londres chez un lord, qui tourne court lorsque l’équipe est refoulée de l’Eurostar au beau milieu de la campagne anglaise. "L’idée est d’inciter les collaborateurs à prendre des décisions sur leur propre initiative, sans hiérarchie, et à révéler leur leadership", décrypte Olivier Bourgeois, gérant de l’agence. Bien entendu, tout cela finit bien pour les participants, généralement par une activité de team building plus classique ... / ... "

Militaire

Bien des compétences à développer quand on est un gradé de l’armée sont proches de celles demandées à un responsable hiérarchique en entreprise, en témoigne le nombre de militaires qui se reconvertissent à des postes de managers dans le privé. Pourquoi ne pas forcer le trait et envoyer ses équipes en stage commando pendant quelques jours ? C’est ce que propose l’organisme DCI Campus, filiale de Défense Conseil International spécialisé dans le transfert de savoir-faire militaire. Organiser l’évacuation d’un blessé pour tester son leadership, s’extirper collectivement d’un bunker fermé pour renforcer l’esprit d’équipe, se déplacer sur un filin au-dessus du vide pour apprendre à canaliser son stress... "

Trahison

" ... / ... L’agence 10Torsions a ainsi imaginé des jeux en apparence classiques mais dans lesquels se glisse un "traître". "L’objectif est de montrer au collaborateur comment circonscrire l’élément à problème, comment négocier avec lui pour que l’action du groupe puisse continuer sans encombre", détaille Olivier Bourgeois. Et de lui faire prendre conscience des mécanismes de défense destructeurs qu’il pourrait mettre en œuvre s’il était ainsi menacé dans la vraie vie.

Oui, mais c’est assez cher ! Mais que les petits budgets se rassurent, il y en a pour toutes les bourses : le JDN nous présente aussi

La construction de radeau

Un plan de construction, un budget initial et le savoir-faire de vos collaborateurs en matière de gestion de projet : c’est tout ce dont ils auront besoin pour bâtir en équipe leur embarcation. L’organisation du chantier, la négociation des matières premières, la gestion du temps et des ressources sont de leur responsabilité durant cette activité ludique et en plein air. Le défi : parvenir à traverser le plan d’eau sans couler ! - Prix : à partir de 60 €/personne
 
Des ateliers de djembés

Se laisser entraîner par les rythmes endiablés des percussions africaines, lors d’une séance d’initiation en groupe, permet de combler bien des fossés entre les membres d’une équipe. Tel est en tout cas le pari de ces ateliers de djembés. C’est aussi un bon exercice pour développer la cohésion de groupe... et la concentration individuelle ! Une alternative plutôt exotique au classique atelier de chant...

Une "Murder Party"

Se glisser, l’espace d’une soirée, dans la peau de Sherlock Holmes et faire la lumière sur sa seule enquête encore non résolue : tel est le principe d’une "murder party"... Par équipes, les collaborateurs sont amenés à mobiliser leurs neurones autour de petites énigmes de logique conduisant à l’assassin. Le tout dans le contexte convivial d’un dîner. Une activité ludique qui permet autant d’impliquer les équipes que de les récompenser pour leurs bons résultats- Prix : environ 2.150 € pour 80 personnes, 3.750 € pour 200.

SPLENDIDE comme disait Jim Carrey dans The Mask !

Néanmoins, nous n’avons pas trouvé les concepts suivants :


- Une semaine en prison centrale

- Survivre avec 200 calories par jour

- Habiter dans un centre de rétention

- Vivre à 4 avec 400 € par mois

- Comment trouver des trucs formidables dans les poubelles

Ni


- Comment améliorer son pouvoir d’achat

- Travailler plus et gagner la même chose

Bon, pour les deux derniers, il faudra voir directement avec Coach Nicolas, mais, pour les autres, nul doute que les créatifs les ont déjà, dans les cartons, pour le plus grand bonheur ... de leurs clients employeurs et le plus grand malheur ... des salariés qui les subissent !

Crédit et copyright images
Telio

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35 réactions à cet article    


  • Gollum Gollum 12 novembre 2009 12:38

    La façon de traiter les gens dans les entreprises ressemblent de plus en plus à ce qui se passe dans les sectes, ce qui révèle la nature intime du monde dans lequel on vit.


    • Ronfladonf Ronfladonf 12 novembre 2009 14:04

      Façon interessante de voir le monde...
      Sachant que secte comme entreprises se sont inspirées du système féodal pour leur fonctionnement


    • Vilain petit canard Vilain petit canard 12 novembre 2009 14:04

      Salut Jean-Claude,

      C’est effrayant ces méthodes destinées à faire « donner le meilleur » aux cadres (sans rien donner en échange, naturellement). Elles sont surtout destinées à répondre au problème suivant (vu du point de vue du patron) :

      - étant donné que les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes de mes actionnaires, qui demandent 20% après impôt, 15% c’’est pour les tafioles communistes,
      - étant donné qu’il est hors de question d’augmenter mon personnel, vu que c’est tous des glandeurs qui veulent tous travailler moins et s’en mettre plein les poches, et vu qu’il faut que je me serve copieusement avant eux,
      - étant donné que le seul outil de motivation que j’utilise depuis 20 ans, c’est la fameuse réplique « ta gueule, si tu n ’es pas content, va donc voir ailleurs, y en a 10 qui attendent ta place »,
      - et étant donné que la seule analyse que je fais, c’est que si on gagne moins, c’est forcément qu’ils travaillent moins, et qu’il faut donc les faire travailler plus,
      - comment faire pour leur donner envie de bosser ?

      Le résultat, c’est forcément cette avalanche de clowneries pour minables. Il manque les stages de délation pour que le tableau soit complet.


      • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 12 novembre 2009 14:28

        @ tous

        Merci de vos commentaires.

        Entre les copains à faire travailler et les sectes qui s’engouffrent dans la brèche : "Le développement des pratiques de développement / coaching, au sein des entreprises et à travers la formation professionnelle, à des fins sectaires ... / ... " Source Le rapport Mivilude 2008, on s’aperçoit que le phénomène prend de l’ampleur sans pour cela inquiéter MEDEF ou CGPME !

        Mais, après tout, ça rentre dans le budget de la formation ....


        • Traroth Traroth 13 novembre 2009 11:44

          Une vraie formation, c’est dangereux : un salarié qui se forme, c’est un salarié qui soit va vouloir une augmentation, soit va vouloir se barrer. Mieux vaut donc gaspiller les budgets formation en conneries.
          J’ai un jour participé à un séminaire de 3 jours de ce genre. Entre autres, un genre de stage d’entrainement sur le thème : Que répondre face à un client qui vous dit « votre produit, c’est de la merde, rien ne marche ! »
          Ça laissait clairement présager du type de problème qu’on allait avoir à affronter à l’avenir...


        • plancherDesVaches 12 novembre 2009 14:47

          Trés bon article. Et, en effet, cela n’ira pas en s’améliorant. (sauf pour le medef grâce au chômage...)

          Le pire dans l’histoire est que, pour avoir été consultant FONCTIONNEL et non personnel, je sais que ce n’est pas en mettant la pression sur des salariés que l’on obtient le meilleur fonctionnement d’un groupement d’individus...
          Au contraire, on exacerbe les tensions et on décourage tout le monde.

          Mais il y aura, malheureusement, toujours des patrons qui se feront bien appâté par les « nouvelles » méthodes de management, car ils ne méritent pas leur place. (et, souvent, ils le sentent...)


          • LE CHAT LE CHAT 12 novembre 2009 15:01

            ça devient pire que la téléréalité , ces séminaires ! mais ça reste marginal et ne concerne que quelques personnes , parce que cette année , les budgets formation ont été découpés à la tronçonneuse dans les entreprise !


            • M.Junior Junior M 12 novembre 2009 15:15

              Merci Jean-Claude Responsable web Marketing et demandeur d’emploi.

              Qui du Responsable Web Marketing ou du demandeur d’emploi s’est exprimé dans ce billet ?

              Un peu des deux surement avec l’aimable participation de l’esprit critique et du citoyen que tu es.

              Toutes les solutions pédagogiques sur lesquelles tu ironises donnent pourtant le résultat attendu et les participants se déclarent très satisfaits à l’issue de ces séminaires ou stages.

              Pourtant, nous ne serions pas étonnés qu’en aparté, ils tiennent le même discours que toi.

              Où est passé ce courage quand nous leur demandons leur avis aussi bien à chaud qu’à froid ?

              Où est passé la force de proposition de ces professionnels en activité quand nous leur demandons conseils ?

              Il est évident que comparer des solutions pour la cohésion d’équipe à l’heure où un salarié se suicide chaque jour peut paraitre étonnante. Il me semble pourtant que le manque de solidarité est aussi l’un des facteurs concourants au suicide ou à l’exclusion.

              J’ai beau apprécier ta plume qui sait être intelligemment ironique, il me semble aussi que le temps de la seule critique est révolue ou alors qu’elle perd de son impact quand elle est isolée et dénuée de propositions.

              Nous pouvons nous interroger sur le bien fondé d’imaginer des solutions ré-créatives dans un monde de plus en plus normé ou sur l’énormité à demander à des salariés de monter en compétences et en motivation plus vite que leur fiche de salaire.

              Le spectre de la pauvreté et de l’exclusion se rapprochant dangereusement des classes moyennes, tous les signes pourraient nous faire croire que nous sommes de retour à l’époque du roi, du clergé et du tiers-état.

              Ferons-nous comme nos aïeux avec universalisme et laïcité ?
              Inventerons-nous de nouveaux modes de vies ?

              Les techniques de communication qui sont maîtrisées outre-atlantique et qui débarquent en France prennent parfois le visage des sectes, des religieux mais aussi de femmes et d’hommes qui souhaitent maitriser ces outils pour mieux évoluer.

              Ne s’agit-il pas alors d’un choix personnel ?

              J’aime cette époque car il est rare d’en l’histoire d’être à une époque qui nécessite d’être un pionnier. Nous quittons le monde de la consommation de masse pour une consommation plus responsable et durable.

              Cette question de feu Lévy, ne sommes-nous déjà pas comme les vers de farine ?

              Nous pourrons toujours finir par redevenir des cannibales quand la période de disette se fera famine.

              En attendant, il me semble opportun de disposer et d’améliorer tous les outils nécessaires pour mieux réussir et mieux vivre.

              Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain.


              • M.Junior Junior M 12 novembre 2009 15:20

                Quand aux sectes, elles ont 10% du marché des 26 milliards d’euros.
                Leur techniques d’approches sont toujours les mêmes comme décrites ici :
                La formation, victime d’un malaise sectaire

                Comme tout le monde, elles sont présentent sur les réseaux sociaux


              • plancherDesVaches 12 novembre 2009 16:31

                « les participants se déclarent très satisfaits »
                Dans une secte aussi, tu as intérêt à te montrer satisfait...

                « Où est passé la force de proposition de ces professionnels en activité »
                Dans la peur de se faire licencier.

                « Il est évident que comparer des solutions pour la cohésion d’équipe »
                « Cohésion d’équipe »... ??? par la mise en concurrence... ???

                Tout le reste de vos écrits est à l’avenant : honteux.


              • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 12 novembre 2009 18:35

                Mon cher Junior M

                Tu ecris : « Qui du Responsable Web Marketing ou du demandeur d’emploi s’est exprimé dans ce billet ? »

                Au delà du fait que je ne vois absolument ce que mon statut a à voir avec les turpitudes des coachs de tous poils, je serais tenté de te poser la question suivante : « Qui du Responsable de l’agence d’intérim ou du citoyen a commenté cet article ? »

                Car si j’en crois ton blog, tu es le responsable d’une agence d’intérim Virtuelle !

                C’est quoi une Agence d’intérim virtuelle ?

                Celà donne t-il une meilleure capacité à comprendre les jeux de légo dans la gestion des ressources humaines ?

                Mieux selon toi qu’un demandeur d’emploi qui a travaillé 35 ans ?

                Tu écris : "Toutes les solutions pédagogiques sur lesquelles tu ironises donnent pourtant le résultat attendu et les participants se déclarent très satisfaits à l’issue de ces séminaires ou stages« 

                Tu as, ou, beaucoup d’humour ou une vision un peu simpliste de l’entreprise, ou ... des amis dans ce métier ?

                Et lorsque tu écris : »Il est évident que comparer des solutions pour la cohésion d’équipe à l’heure où un salarié se suicide chaque jour peut paraitre étonnante. Il me semble pourtant que le manque de solidarité est aussi l’un des facteurs concourants au suicide ou à l’exclusion."

                On se demande vraiment si tu donnes dans l’outrance pour le plaisir ou si tu es conscient de tes écrits. Nul (sauf peut être toi) ne peux penser que les salariés qui se sont suicidés ne l’auraient pas fait, s’il avait construit un radeau ou joué au Colonel Moutarde ...


              • M.Junior Junior M 12 novembre 2009 21:29

                Si ces salariés ont besoin des caméras pour pleurer mais son incapable de s’exprimer autrement. Ils ont le sort qu’ils méritent.

                Ne soyez pas étonnés telles des vierges effarouché.


              • M.Junior Junior M 12 novembre 2009 21:35

                A l’auteur
                C’est quoi une agence d’intérim virtuelle ?

                Je t’invite à lire avant de juger. A défaut tes propos pourraient friser la caricature ce qui à la lecture des commentaires ne m’étonnent guère.

                Vos ressentis sont à l’image de ceux que je pense des salariés qui nous disent le séminaire est formidable. Les mêmes qui pleurent dès la présence d’une caméra.

                Vivement que le temps fasse son oeuvre, il sera jouissif de voir cette république des lâches se transformer en quart monde.

                Ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas. La France aime être aussi un peuple de collabo, n’oubliez pas votre histoire. Un changement de veste crée peut être des résistants sur le papier mais uniquement sur le papier.

                Cher auteur quand tu seras moins caricatural, ton emploi sera épanouissant. En attendant bon abonnement à tranquillisant magazine !


              • M.Junior Junior M 12 novembre 2009 21:55

                Un complément pour l’auteur.

                Avant que tes propos ou ceux des autres ne deviennent ridicules.
                La mise à mort du travail et mon retour d’expérience sur les formations.

                A sombrer dans l’émotionnel et la facilité vous réussirez au moins une chose c’est de tuer Agora vox qui maintenant tel une ONG fait dans la demande de dons.

                Pour ceux qui veulent savoir comment manipuler un donateur c’est ici : Clic Clic


              • Cipango 13 novembre 2009 00:32

                Dans l’article que vous sitez, il y a à la fin une note sur le japon. Justement, ce qui est interessant dans ce pays, c est l’évolution de la société qui est passée d une structure de groupe à une structure plus individualiste. Par exemple, autrefois, il n etait pas rare de voir votre patron se tenir au courant de votre vie privée et même de s y mêler (il pouvait vous aider en allant voir votre banque, vous aider à trouver une femme etc). Bref, c’était l’esprit de famille. Cela a changé dans les années 70-80 ce qui correspond grosso modo au début des suicides. D’autre part, il faut voir que la société japonaise n’est pas toujours facile à supporter, d’où encore là, les suicides (si vous êtes un "original’, ce pays se transforme vite en enfer).
                Les japonais sont friands de ces stages, pourtant, toujours autant de suicides... Peuve est faite que ces stages ne remplaceront jamais un réseau social cohérent.


              • M.Junior Junior M 13 novembre 2009 07:40

                @ Cipango

                Le japon et sa culture sont toujours pour la priorité à la collectivité telles les fourmis.
                A vouloir faire de simples comparaisons, le manque d’analogie fausse ton raisonnement et de de facto ta conclusion en devient caduque.

                Ces français me feront toujours bien rire à croire qu’ils peuvent tout comprendre, tout analogie, telles des personnes qui pensent être le centre du monde.

                Les portugais, en leur temps, étaient les maitres du monde. Que dit-on des portugais aujourd’hui ?

                Sacré français. Vos idées reçues sont plaisantes.

                Critiquez la formation, l’accompagnement. Dans quelques années, vous demanderez l’aide alimentaire. Il n’y qu’à regarder dans vos rues pour voir votre peuple se mourir. Mais vous avez raison, le monde se passe très bien des pleurnichards.


              • Traroth Traroth 13 novembre 2009 11:54

                « Si ces salariés ont besoin des caméras pour pleurer mais son incapable de s’exprimer autrement. Ils ont le sort qu’ils méritent » : C’est monstrueux. Merci de donner ainsi à tout le monde l’occasion d’apprécier ton humanité et ta compassion à leur juste valeur...
                J’imagine que tu ne t’es jamais retrouvé dans une situation professionnelle difficile. Mais surtout que ça ne t’empêche pas de balancer des « s’il s’est suicidé, c’était juste pour attirer l’attention des médias, et donc il méritait de crever. De toutes façons, il n’acceptait pas de se laisser exploiter et donc il ne servait à rien ». Tu te prends pour qui pour oser dire que quelqu’un mérite de mourir ?

                Tu sais quoi ? Finalement, ton avis sur ce type de question, tu peux te le carrer, et bien profond ! Personnellement, je m’en tamponne l’oreille avec une babouche. Ça m’énerve, les gosses de riches qui te balancent des jugements définitifs complètement à coté de la plaque !


              • Cipango 13 novembre 2009 23:21

                @ Junior M

                J imagine que tu as appris la culture japonaise puis habité dans ce pays pour m’en parler si bien... J’imagine aussi que tu connais beaucoup de japonais, que tu as travaillé avec eux et vécu avec eux.
                Quand à ta réference aux fourmis, « no comment »...

                Tout ca pour dire que l’on doit connaitre un pays pour en parler, je vous renvoie poliment la balle. Je sais pas trop ce que vous comprenez de ce pays, mais me semble que ca doit pas aller bien loin.

                Cordilalement.


              • Bardamu 12 novembre 2009 15:26

                Merci pour cet excellent article.
                Pour ma part, je propose cette... Petite fiction :

                2020. Dassault, secteur développement durable.
                Cerclée de hauts murs végétaux, une sécurité assurée par de charmantes hôtesses en tenues vertes -textile biodégradable, mazette !-, se présente à nos regards extasiés, l’Entre-Prise !... ses locaux, son parc résidentiel, ses pelouses d’un immaculé gazon parsemé d’oeuvres d’art contemporain, sa pièce d’eau ! 

                5 heures du matin, Florentin, responsable de la formation « Eco-énergies. Dassault s’arme pour l’avenir », se prépare avant de se jeter, corps et âme, dans l’immense salle de conférence.
                Ici, l’attendent des salariés hyper motivés, férus d’apprentissages, avides de conditionnements.

                Florentin hurlant à la lune -à cette heure matutinale, encore suspendue en haut de la baie vitrée :
                 -« J’y crois, j’y crois, j’y crois ! »

                Son coach, au regard hypnotique :
                -« Tu es le meilleur ! Tu as un potentiel !
                L’entreprise te soutient ! Laisse-toi aller !
                Aime-la ! »

                Florentin, maintenant en transe, un vernis liquide luisant sur son front :
                -« Je l’aime, je l’aime, je l’aime ! »

                Le coach, les yeux exorbités, écumant de rage et d’amour :
                -« Tu l’aimes, tu l’aimes, tu l’aimes ! »

                A l’accoutumée, Florentin sera brillant !
                Il subjuguera son auditoire, galvanisera les foules, entonnera à s’en briser la voix l’hymne managérial, dictera les slogans, criera, pleurera, aimera, sera aimé en retour... bref, vivra !

                Car Florentin y croit, il désire son Entre-prise.

                Petit retour en arrière.
                Deux ans auparavant, Florentin n’était rien. 
                Mais après un stage de motivation, ce fut la révélation. 
                Un nouveau Florentin naissait alors, magnifique papillon, après avoir trop longtemps été une insignifiante chrysalide.

                Un Florentin qui avait désormais un quotient émotionnel, un énorme potentiel, savait enfin se répandre en pleurs, confier ses faiblesses, s’extérioriser, « externaliser », acter ses affects, laisser s’exprimer ses joies, ses colères, sa hargne, sa pugnacité.

                Bref, il était mûr, ce Corentin-là, fin prêt pour la nouvelle Entreprise.

                Certes, sa femme l’avait quitté : une perdante oisive qui ne voyait en son travail qu’un moyen de subvenir à ses besoins matériels : quelle ineptie ! quelle insane absurdité ! quelle incurie !

                Alors, perdait-elle son temps en loisirs inutiles, lectures ou travaux manuels sans finalité !

                Lui, dès qu’il disposait d’un peu de temps -autant dire, presque jamais !-, il relisait Attali, génial précurseur de cette vision autre... d’un monde autre, où l’autre est le même, où l’autre enfin n’est plus autre.

                La vision d’une nouvelle entreprise, humaine, à l’écoute... maternelle !
                Veillant sur ses employés, les sécurisant, les assistant, mais réclamant d’eux une dose égal d’amour, le juste retour en une saine relation partagée... un attachement filial, donc ! 

                Sa femme était partie, oui !... avec ses enfants, de pauvres êtres insuffisamment motivés, se perdant en des utopies, s’abîmant en des rêves de changement.
                Il avait bien essayé de les convaincre que l’unique mutation, la seule autre voie était là !... dans l’entreprise, dans le travail, la réalisation de soi, la formation, l’expression de tous ses potentiels.
                La mauvaise influence de leur mère l’avait emporté, les gâchant à tout jamais.
                Victime de sa femme et de sa progéniture, il avait bien failli sombré.
                Ils l’avaient pour un temps brisé !

                Mais Corentin était un battant.
                Il saurait rebondir, et allait le prouver !
                « Ne pas rester sur un échec, lui avait dit le responsable de la cellule de soutien psychologique !
                -Se nourrir de ses souffrances !
                -Résilience !
                -Travail de deuil !
                -Rebondir encore, rebondir toujours -un vrai trampoline !
                -Renaissance, résurrection, entreprise, salut et rédemtpion par le travail ! »

                Alors Corentin rebondit-il, et de belle manière - à faire pâlir d’envie un troupeau entier de kangourous.
                Depuis deux ans maintenant, il avait emménagé dans un bel appartement au sein même de l’Entre-Prise.
                Faible loyer, accès gratuit et illimité à la piscine, au club de remise en forme, au baby-foot même.
                Oui, l’occasion de rire avec ses nouveaux camarades, nombreux à résider sur place désormais.
                Plus d’horaires fixes ! la possibilité de travailler à toute heure ! la flexibilité, la souplesse, aller de l’avant, rompre avec des habitudes poussiéreuses d’un passé sclérosé.

                On était en 2020, tout de même !
                Le monde devait bouger !

                Plus de dimanches moroses et inemployés, à se perdre en des activités inutiles, se gâcher autour d’une table à boire et fainéanter.

                Travail, relaxation.
                Travail, séance de motivation.
                Travail, séquence de cris tribaux.
                Travail, et jeux de rôle.
                Travail, et externalisation des émotions.
                Travail, et massages.
                Ou, selon les partenaires de sexes opposé ou identique disponibles et disposés, 30 minutes de réalisation de soi au travers de jeux sexuels.
                Travail ! travail ! travail !
                Plus d’heures, plus de week-ends, la liberté atemporelle, l’homme enfin libéré de ses chaînes !

                « La vie, le travail, la vie, le travail, la vie, le travail !
                Le tra-vie qui vaille, le travail que j’en-vie !
                Il n’y a que la travail qui m’aille, et cette vie-là que j’envie ! »
                Oui, il en était désormais convaincu :

                -« Un monde meilleur.
                Le meilleur des mondes existait.
                Et Corentin l’avait enfin trouvé ! »


                • Vilain petit canard Vilain petit canard 12 novembre 2009 16:21

                  Pas mal du tout, Bardamu...


                • plancherDesVaches 12 novembre 2009 16:34

                  http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=7949
                  « Les patrons américains détestent-ils leurs salariés ? La réponse est oui (Yves Smith) »


                • Bardamu 12 novembre 2009 17:58

                  @Le Vilain Petit Canard :

                  Je vois qu’à toi aussi on ne la fait pas !


                • Bardamu 12 novembre 2009 17:59

                  Plancher, merci pour le lien !


                • Paul Cosquer 12 novembre 2009 15:55

                  Moi, il y a un jeu que j’adore, c’est celui qui consiste à déstabiliser le coach ou le consultant externe. smiley


                  • Paul Cosquer 12 novembre 2009 15:58

                    Malheureusement, on ne veut plus me laisser y jouer. Sais pas pourquoi...Cé trop inzuste !


                  • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 13 novembre 2009 08:53

                    @ Calmos

                    Il existe encore beaucoup d’employeurs qui ne se sentent pas concernés par ces « farces » et qui sont plus préoccupés par leur trésorerie que par des partis de légo ou de Cluedon et c’est heureux pour la suite

                    Cordialement


                  • tvargentine.com lerma 12 novembre 2009 19:07

                    Franchement mon pôvre ami chomeur qui travaille au noir pour une fondation domiciliée en Belgique (pour les bénéfices) vous n’écrivez que du mauvais copier-coller dans d’une autre époque

                    D’ailleurs je constate que « demandeur d’emploi » DUGUE écrit aussi aujourd’hui et il manque aussi « la taverne » !

                    De pire en pire AGOROVOX,vivement le dépot de bilan

                    http://www.tvargentine.com


                    • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 13 novembre 2009 08:46

                      @ Calmos

                      Commentaire sur votre commentaire : « Plus con tu meurs »

                      Quant à votre douleur quotidienne de la lecture d’Agoravox, n’hésitez pas allez lire autre chose .... vite !


                    • gnarf 12 novembre 2009 19:57

                      A la base ca part d’une bonne intention. Vraiment, sans blague, je ne plaisante pas.

                      Il y a reellement des patrons honnetes qui deplorent une tres mauvaise ambiance de travail dans leur boite. On peut travailler en bonne entente, dans un cadre agreable et avoir une bonne motivation, ca aide tout le monde ca rend la vie plus agreable et on travaille mieux.

                      Il y a vraiment eu des gens doues pour remotiver les gens, gentiment, et donner un sens a leur journee de travail.

                      Mais du coup le « coaching » est devenu lui-meme un business, dans lequel se sont engouffres tous les charlatans...puisque c’est une discipline tres floue ou chacun arrive avec son produit miracle. Et voila le resultat...charlatans a la puissance 10.

                      Plus par dessus les patrons cyniques qui vont main dans la main avec les charlatans pour faire un faux coaching qui est en fait un pretexte pour coller la pression..

                      Il y a toute


                      • perlseb 12 novembre 2009 20:12

                        Non, nous assistons plutôt, au retour des stages ou séminaires de motivation

                        « Toute entreprise, quelle que soit sa taille, doit participer au financement de la formation professionnelle des salariés »

                        Oui mais voilà. Rien ne gène plus un exploiteur qui cherche à s’enrichir que de reverser à un organisme sous forme de charges une partie de ce qu’il considère être son argent. Donc il y a beaucoup de stages complètement bidons qui permettent au patron de faire travailler des copains à lui prêts à s’auto-proclamer formateur pour la circonstance. C’est un comportement mafieux « tout à fait compréhensible ».

                        Les salariés font les frais de ce système absurde. Qu’on donne l’argent directement aux travailleurs et pas à des organismes de formation bidon.


                        • Cipango 13 novembre 2009 00:19

                          En fait, il me semble que la vrai question n’est pas posée. Pourquoi les entreprises ont elle besoin d’avoir recours à ces stages ? On a en partie déshumanisé le lieu de travail, je pense que beaucoup de personnes sont d’accord. Toutefois, l’entreprise n’est pas la seule responsable. En fait, esemble que notre société soit en mutation dans le sens où notre réseau social est de plus en plus étendu, mais moins solide. Je prends souvent l’exemple de ces gens qui passent leur temps au telephone, mais ne prennent plus le temps d’avoir des conversations en face à face. (j ai vécu longtemps sans téléphone, pourtant, on m’a souvent dit que j’étais « présent »)


                          • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 13 novembre 2009 08:49

                            Toutes mes excuses à Calmos

                            Mon commentaire s’adressait à Lerma

                            Donc : Lerma

                            Commentaire sur votre commentaire : « Plus con tu meurs »

                            Quant à votre douleur quotidienne de la lecture d’Agoravox, n’hésitez pas allez lire autre chose .... vite !


                            • Voris 13 novembre 2009 09:28

                              Faut pas confondre Calmos et Lerma : le premier, il lui arrive d’être drôle, le second jamais ! Ou alors tout-à-fait à son insu.


                            • Atlantis Atlantis 13 novembre 2009 11:00

                              Pourtant Saint Exupéry nous a donné la solution il y a longtemps. A croire que les chefs sont des illettrés.

                              « Aimez ceux que vous commandez. Mais sans le leur dire. » [ Antoine de Saint-Exupéry ] - Vol de nuit


                              • exocet exocet 13 novembre 2009 13:10

                                Vilain petit canard :
                                « Le résultat, c’est forcément cette avalanche de clowneries pour minables. Il manque les stages de délation pour que le tableau soit complet. »

                                Hé oui, les stages de délation.

                                Mais qu’attendre d’autre de la part de « consultants » qui souvent ne connaissent pas grand chose à l’industrie, et n’ont pour seule compétence qu’un diplôme en sciences molles mal digérées, de valeur nulle sur le marché du travail ?

                                Lorsqu’ils ont dans leurs relations quelques patrons qui leur ressemblent, le résultat est celui-là.

                                Mais ne croyons pas que l’incompétence érigée en juge soit le seul apanage de quelques entreprises privées :
                                le décès, à quarante ans par suicide d’une brillantissime chercheuse enseignante à la faculté de Brest, il y a un peu plus d’un an, nous enseigne que la médiocrité, promue, peut en plus de les abimer et de pourrir leur vie, tuer des gens brillants.

                                Marie Claude Lorne, agrégée de l’Université, Docteur d’état, s’est donné la mort car une « commission de spécialistes » réunissant deux personnes sur dix, a refusé après son stage d’un an, sa titularisation à un poste modeste dans l’Université de Bretagne Ouest, je la cite...« ne pouvant plus supporter cette hostilité permanente »..

                                Le « Président » de ladite « commission à deux », un certain Pascal David, lui, sans avoir jamais montré d’aptitudes étonnantes est Professeur d’Université, un poste enviable, a d’après ses confrères envoyé les convocations aux membres de la commission à des adresses ou ils ne pouvaent les recevoir, a au mépris de tous les usages annoncé la décision trois mois après, à la rentrée, et enseigne entre autres ....L’éthique.

                                Cette personne, je n’ose dire cet homme, puissamment soutenu par Pascal Olivard et Mathieu Gallou, respectivement Président de l’UBO et Directeur du Département de Philosophie est à l’heure actuelle toujours en poste, après des menaces du trio de faire des ennuis et des procès aux Universitaires qui voudraient l’ouvrir en public, et après promesses fallacieuses de « régler cette affaire en interne... »

                                Voilà ou nous en sommes désormais rendus, car la question est bien plus vaste qu’une question de stages bidons de motivation, c’est la question en France, depuis longtemps maintenant, de l’émergence en haut de l’échelle, dans tous les domaines professionnels, d’une « médiocratie » favorisée par la triche, le piston.

                                Cette médiocratie, caste des médiocres promus livre une guerre hypocrite mais acharnée à l’intelligence et à la compétence ...

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