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Coke en Stock

Cet album de BD célèbre des « aventures de Tintin », raconte la découverte par le reporter sorti de l'imagination d'Hergé, d’un trafic d’esclave, dissimulé sous le nom de « coke », relatif à la couleur charbon des pauvres hères qui en subissaient la loi, et au moment où l’on célèbre à tour de bras l’abolition de l’esclavage, celui-ci pourrait faire débat.

Officiellement, c’est le 27 avril 1848 que l’esclavage a été aboli en France…c’était la 2ème fois…à croire que la première n’avait pas réellement été un succès.

La 1ère fois, le 4 février 1794, plus de 50 ans auparavant, la convention abolissait l’esclavage sous la formule « le sol de France affranchit l’esclave qui le touche  »…sauf à l’île Bourbon et aux Mascareignes, où il fallut attendre 1802. lien

C’est l’occasion de rappeler que l’histoire a souvent des trous de mémoire, oubliant que l’esclavage n’était pas seulement le fait de blancs mettant en coupe réglée des noirs…mais aussi dans l’autre sens, puisque au 16ème siècle et au delà, le nombre de blancs mis en esclavage par des musulmans étaient évalué au nombre de 35 000, (lien) sans commune mesure toutefois avec les 12 à 15 millions de noirs qui furent arrachés à leur terre natale à destination des Amériques pour le destin que l’on sait. lien

Si l’on s’en tient à la définition du mot « esclave  », il semble bien qu’il y ait encore un long chemin à faire pour confirmer l’abolition en question.

Du latin sclavus, originaire de slavus (slave), l’esclavage avait même une patrie : la Slavonie, la plupart des esclaves en étant originaires à l’époque.

La Slavonie est aujourd’hui une région située au nord est de la Croatie, pays dans lequel il faut rappeler que le salaire minimum est de 2844 kunas, soit 376 €. lien

Il n’est pas inutile de se souvenir de la définition du mot « esclavage » : « L’esclavage est l’état d’une personne qui se trouve sous la dépendance absolue d’un maître qui a la possibilité de l’utiliser comme un bien matériel. Il est la privation de la liberté de certains humains par d’autres, dans le but de les soumettre à un travail forcé, généralement non rémunéré ». lien

Dans cette définition officielle, il faut retenir un mot : « généralement » non rémunéré.

Or que dire d’un salaire de 376 euros ?

Certes, ce travail n’est pas « forcé », mais n’assiste-t-on pas à la création d’une dépendance…, d'un esclavage volontaire ?

Le 10 mai 2011, un certain Nicolas Sarközi, commémorant la fin de l’esclavage, finissait son beau discours en déclarant : « comment pardonner ce qui est impardonnable (…) il ne faut pas pardonner. Il ne faut pas oublier. Il faut rester éveillé, vigilant, attentif, la conscience en alerte… » lien

Un an après, François Hollande y est allé à son tour d’un beau discours affirmant : «  vouloir parler à toute la France et à tous les jeunes qui ignorent qu’il y a eu, dans un passé qui n’est pas très lointain, une traite, un esclavage ». lien

Le 10 mai dernier, il était en bonne compagnie, pour commémorer à nouveau l’abolition de l’esclavage, rappelant que le préjudice ne pourra jamais être réparé, (lien) alors que, télescopage de l’histoire, quelques jours auparavant, plus de 1000 esclaves volontaires trouvaient la mort suite à l’effondrement de l’immeuble dans lequel ils travaillaient sans relâche, payés misérablement à coup de lance pierre, afin que nous puissions acheter, pour quelques euros, des vêtements « à la dernière mode ».

C’était au Bangladesh le 24 avril 2013. lien

3000 ouvrières (en majorité) travaillaient dans cet immeuble prévu pour abriter seulement des bureaux, et pas de lourdes machines destinées à l’industrie textile, afin que nous puissions acheter en Europe, et ailleurs, des jeans moins cher.

L’entreprise qui exploitait tous ces ouvriers contre un salaire mensuel moyen de 30 € travaille pour plusieurs grandes marques de prêt à porter internationales : Benetton, Mango, Primark. lien

Ironie de l’histoire, la marque Mango commercialisait il y a peu une gamme de bijoux baptisée « style esclave », gamme qu’elle a finalement dû retirer devant la polémique créée. lien

Où s’arrête notre responsabilité ? Combien de citoyens écoutant le discours présidentiel étaient habillés grâce à ces esclaves Bangladais ?

Mais l'esclavage moderne ne se limite pas au Bangladesh.

Plus près de nous, une jeune Kenyane de 25 ans, payée 125 euros mensuels, en esclavage domestique chez des princes saoudiens, en villégiature parisienne, vient de réussir à quitter son enfer. lien

Au Nigéria, la police vient de libérer 17 adolescentes, esclaves d’une « usine à bébés »…elles étaient enceintes d’un même homme, et les nouveaux nés étaient destinés à être vendus. lien

Et quid de ces enfants esclaves d’Afrique occidentale, où malgré le protocole Harkin-Engel, signé en 2001, destiné à «  éliminer les pires formes de travail des enfants et de travail forcé dans la culture et la transformation des fèves de cacao  » ?

12 ans plus tard, on compte toujours près de 2 millions d’enfants toujours « esclaves du cacao » en Côte d’Ivoire, et au Ghana. lien

Et lorsque nous consommons du cacao, ne sommes nous pas complice de cette situation ?

En Mauritanie, l’esclavage a encore droit de cité, et comme l’écrit Steve Davis, si ce pays a aboli l’esclavage en 1981, il est toujours monnaie courante aujourd’hui. lien

« Aujourd’hui, les militants des droits de l’homme qui dévoilent les affaires d’esclavage en Mauritanie sont en proie au harcèlement perpétuel et emprisonnés » affirme Ahmed Jedou sur son blog. lien

En Chine, ce n’est guère mieux, et après avoir découvert en 2007 que des centaines d’ouvriers et d’enfants avaient été exploités comme esclaves dans le Shanxi et le Henan dans des briqueteries, le premier ministre de l’époque, Wen Jiabao, avait décidé de lancer une « grande inspection » concernant « le travail des enfants, le travail forcé et les maltraitances ». lien

Apparemment, les efforts du 1er ministre chinois n’ont pas été couronnés de succès puisqu’en 2010 de nouveaux cas d’esclavage étaient révélés. lien

Et ne parlons pas de ces 3 femmes, séquestrées pendant 10 ans, enchaînées juste pour satisfaire les besoins sexuel d’un « américain normal » à Cleveland, aux USA. lien

Plus près de nous, un géant du BTP, Vinci, pour ne pas le nommer, ne s’offusque pas que l’une de ses filiale paye un ouvrier travaillant en France pour 610 euros par mois, et 40 h par semaine. lien

Allons en Allemagne  : s’il faut en croire Thierry Lepaon qui s’exprimait le 12 mai sur l’Antenne d’Europe 1, 7 millions d’allemands ne gagnent que 460 € mensuels, et dans ce pays présenté par certains comme un modèle, on en vient à se demander comment font ces salariés pour boucler leurs fin de mois ? lien

En juillet 2012, le CCEM (comité contre l’esclavage moderne) sauvait une jeune éthiopienne asservie en France par une famille des émirats arabes unis, ajoutant qu’aujourd’hui encore entre 6000 et 10 000 personnes seraient victimes d’exploitation sexuelle en France. lien

Mais pour ces cas dévoilés aujourd’hui, combien d’esclaves reste-t-il dans ce monde qui se veut pourtant souvent démocratique et apparemment transparent ?

Dans son dernier livre, « in Silico », Christine Deviers-Joncour donne une nouvelle dimension à l’esclavage, mettant en scène un aréopage de décideurs qui affirment : « nous sommes les nouveaux esclaves de la finance internationale »….et ils ont un plan qui pour être de la fiction n’est peut-être pas si éloigné de la réalité.

Extraits :

«  Le peuple par nature ignorant, stupide et potentiellement violent devait donc être gouverné par une élite éclairée, faite d’implacables dominateurs. Alors la déclaration de guerre sociale allait être amplifiée. (…) il faut continuer à porter nos efforts sur l’automatisation du processus de production et remplacer définitivement l’homme par les ordinateurs et les robots et éliminer ainsi au maximum la population inutile. (…) par la misère, la malnutrition, la maladie ou le suicide, les exclus, pauvres et précaires seront ainsi condamnés à une mort lente et discrète ! (…) mais n’oubliez jamais que pour conserver l’efficacité d’une prison sans murs et obtenir l’esclavage volontaire, notre système doit garder les apparences de la démocratie et pour les esclaves l’amour de leur servitude ». lien

La frontière entre l’esclavage volontaire, et l’esclavage par contrainte est décidemment bien mince.

Comme on le voit, l’esclavage n’est pas mort, il bouge encore, et toutes les commémorations du monde, et toutes les gerbes de fleurs déposées, tous les discours lénifiants n’y changeront rien, sinon que de légitimer un scandale qui perdure, en toute bonne conscience.

Comme dit mon vieil ami africain : « la reconnaissance est le paiement du pauvre ».

L’image illustrant l’article provient de « revenire-d-art.over-blog.com

Merci aux internautes de leur aide efficace.

Olivier Cabanel

Article ancien

Un chocolat qui sent mauvais

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55 réactions à cet article    


  • gordon71 gordon71 13 mai 2013 11:20

    bonjour oli


    la splendide illustration ne me semble pas de la patte de notre ami Georges Rémi, sauriez vous m’indiquez sa provenance ?

    • olivier cabanel olivier cabanel 13 mai 2013 11:48

      bonjour gordon

      effectivement, Rémi n’y est pour rien.
      il s’agit d’une sculpture de Le Nantec
      c’est sur ce lien

    • gordon71 gordon71 13 mai 2013 11:50

      merci


      l’esclave a été une source d’inspiration inépuisable pour les artistes....



    • slipenfer 13 mai 2013 22:23

      quelle est le différence entre un noir et un pneu ?
      ..
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      .

      .Quant-on met des chaînes à un pneu il ne chante pas le Blues

      ok je sort.. smiley

      une blague de jazzman bien entendu 


    • Aldous Aldous 14 mai 2013 09:20

      Cette affaire montre a quel point d’irrationalité mène la philosophie de l’idntification victimaire.


      Les gens qui militent dans ces association sont des desvictimes imaginaires.

      Ils confondent le fait d’etre noir et le fait d’etre esclave.

      Jusqu’a preuve du contraire, il n’y a plus aucun esclave noir affranchit vivant sur le sol français.

      Et cette evidence est aussi valable pour les esclavagistes : il n’y a plus aucun esclavagiste vivant non plus.

      De plus le fait d’etre blanc ne signifie pas qu’on est ou qu’on etait esclavagiste ou qu’on descend d’aïeux esclavagistes.

      Pas plus que le fait d’etre noir ne signifie qu’on est, qu’on fut ou qu’on est issu d’une famille d’esclaves.

      Un Français immigré du Cameroun n’est manifestement pas issu de la traite négrière de meme qu’un averonais a de fortes chance de n’avoir aucun ancetre ayant touché à la traite négrière.

      La ’’souffrance’’ qu’on demande donc de reparer n’a ni été subie par ce Français venu du Cameroun ni infligée par ce Français de l’Averon.

      Vous me direz que les Antillais eux sont certainement issus de la traite et que les habitants de la Rochelle ont vraissemblablement des aïeux negriers.

      Que les uns souffrent de la pauvreté issue la situation d’esclave de leurs aïeux alors que les autres beneficient des richesses accumulées par les leurs.

      Et c’est sans doute en partie vrai.

      Mais peut-on pretendre que leur situation aurait été sensiblement meilleure s’ils etaient resté en Afrique pour les premiers et moindre pour les seconds ?

      La reponse est que les hasards de la vie ont suffisement brouillé les cartes pour qu’on ne puisse rien dire de sûr. 

       Reste la question morale. L’esclavage est aboli depuis longtemps, le racisme criminalisé.

      La souffrance morale enquestion ressemble surtout à une volonté macabre de vouloir s’identifier à une persecution imaginaire et passéiste afin de se construire une identité de clan au lieu de s’identifier à un projet positif d’avenir.

      La république Une et Indivisible n’est plus et on voi maintenant que la logiUe victimaire recroqueville chaque communauté autour une passion christique propre, fermant la porte à la communication et montant les uns contre les autres.

    • olivepsy 13 mai 2013 11:31

      Pour compléter cet article sur l´esclavage moderne, il suffit aussi d´observer les conditions d´exploitations des sans papiers en Europe pour comprendre les nouvelles forme d´esclavages du 21eme siècle...
      Il suffit de voir le comportement d´un Cahuzac avec son ancienne femme de ménage pour comprendre le mécanisme de chantage et de contrainte envers toute cette population qui travaille dans l´illégalité... Car n´étant pas déclaré et ne disposant pas de papier légaux, il devient extrêmement facile de les exploiter d´une manière financière et psychologique pour le plus grand bénéfice des prédateurs capitalistes....


      • olivier cabanel olivier cabanel 13 mai 2013 11:49

        olivepsy

        merci de ce complément nécessaire que je partage totalement.


      • Cocasse Cocasse 13 mai 2013 12:28

        La question dérive de celles des deux types de contrôle des peuples : le hard-power et le sof-power.

        Dictature « dure » : contrôle par la contrainte physique, la menace physique, voir l’élimination physique.

        Dictature « molle » : contrôle par la pression psychologique, la propagande, l’élimination économique, la création de conditions apparamment « extérieures » et « non dirigées » orientant les choix individuels dans un seul sens.

        Que dire de plus, le hard-power participe aujourd’hui aux politiques du soft-power à des fins de propagande, montré comme étant « le mal », tout ce que n’est pas le soft-power, pour le rendre plus invisible. Certes les méthodes changent, la brutalité n’est pas la même, mais le contrôle des esprits n’en est que plus redoutable. Ouvrez n’importe quel ouvrage traitant de la manipulation psychologique : il n’y a pas plus fort pouvoir que les décisions que les gens ont eu l’impression de prendre par eux-même.


        • olivier cabanel olivier cabanel 13 mai 2013 12:55

          Cocasse,

          c’est d’ailleurs ce qui est parfaitement résumé dans l’extrait de livre que j’ai proposé, celui de Christine Deviers Joncours :
          une partie de l’extrait : « mais n’oubliez jamais que pour conserver l’efficacité d’une prison sans murs et obtenir l’esclavage volontaire, notre système doit garder les apparences de la démocratie et pour les esclaves l’amour de leur servitude "
          tout est dit !

        • demosoluce 13 mai 2013 21:53

          @ Olivier,

          c’est intéressant le contenu du livre de Christine Deviers Joncour sachant son ancienne position « libre » au sein de l’Elite française et ses déboires.

          peut on lire des vérités cachées dans ce livre ? en savez vous quelque chose ?


        • olivier cabanel olivier cabanel 14 mai 2013 00:39

          le livre de Christine Deviers Joncours ?...il suffit de le lire : j’ai donné le lien.


        • gordon71 gordon71 13 mai 2013 12:43

          au cas où petite précision :


           
          Intervention du président de la République à l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et leurs abolitions

          Monsieur le président du Sénat,

          Monsieur le président de l’Assemblée nationale,

          Mesdames et messieurs les ministres,

           bla bla 

          Madame la présidente du Comité National pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage,

          Mesdames et messieurs,

          Nous sommes le 10 mai. Et le 10 mai, c’est la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Pourquoi cette date ? Parce que c’est ce jour-là que fut adoptée à l’unanimité par le Sénat en 2001 la loi TAUBIRA, dont je salue ici la présence.

          [Bla bla bla bla]

           Au nom de la République, car la République est née avec le combat contre l’esclavage car la République c’est l’abolition. 1794-1848.

          [Bla bla bla bla]

          *

          *    *

          A propos de cette république qui serait, selon la légende, née avec ce combat contre l’esclavage, permettez que je m’esclaffe. On nage en pleine réécriture de l’histoire, dans le fantasme absolu à moins qu’il ne s’agisse de mensonge. Ce qui ne serait guère étonnant de la part de notre présiflan, dont bon nombre de caciques du PS s’accordent à dire qu’il considère le mensonge comme un usage politique normal.

          Remettons donc les pendules à l’heure.

          Le 4 février 1776, Louis XVI abolit l’esclavage. 3 ans plus tard, par une ordonnance du 8 Mai 1779, Louis XVI abolit également le servage et le droit de suite en France, par cette même ordonnance, il affranchit tous les « mains mortables » des domaines royaux, ainsi que les hommes de corps, les « mortaillables » et les « taillables ».

          Pour mémoire, je rappelle que l’Assemblée Nationale de 1790 a réaffirmé par deux fois, par les décrets du 8 Mars et du 12 Octobre 1790, la légalité de l’esclavage, revenant ainsi sur la réforme royale de 1776.

          La république n’est donc pas née avec le combat contre l’esclavage, mais un de ses premiers actes a consisté à revenir sur l’abolition.


          source :


          • gordon71 gordon71 13 mai 2013 12:44

            source : le fameux petit conservateur...


          • olivier cabanel olivier cabanel 13 mai 2013 12:57

            gordon

            menteur ? je ne sais pas, mais distrait surement.
            comme le rappelaient tout à l’heure sur l’antenne de france culture des débatteurs sur le sujet, hollande a choisi de refuser la réparation, se basant sur un texte d’Aimé Césaire, mais oubliant qu’à la fin de sa vie, Césaire avait pris la position diamétralement opposée, réclamant une réparation, et pas seulement morale...mais financière.
            peut etre que notre président normal a une lecture sélective.
             smiley

          • gordon71 gordon71 13 mai 2013 15:13

             distrait , dites vous ....


            quelle mansuétude olivier, et de quelle haiuteur d’âme vous êtes capable quand il s’agit d’excuser vos amis politiques,....

             un certain Cahuzac fit preuve de distraction naguère...

          • olivier cabanel olivier cabanel 13 mai 2013 17:29

            gordon

            mon utilisation du mot « distrait » était de l’humour !
            je suis convaincu qu’il connait parfaitement la situation « d’esclavage volontaire », et qu’il savait que Césaire avait changé d’avis, à la fin de sa vie, demandant qu’il y ait réparation...
            pour revenir à Cahuzac, il semble qu’il ait la mémoire courte, lui aussi, puisqu’il décidera peut etre de se représenter devant les citoyens de sa ville.
            il manque pas de culot.
            le pire c’est qu’il pourrait être élu !
            c’est à désespérer.
             smiley

          • olivier cabanel olivier cabanel 13 mai 2013 13:32

            durae

            bien sur...les zones d’ombre du dessinateur sont connues
            mais il s’agissait surtout pour moi de trouver un titre 
            je ne le regrette pas, puisque l’album en question fait état d’esclavage dissimulé.
            merci de nous faire découvrir ce blog.
             smiley

          • slipenfer 13 mai 2013 22:32

            @ durae.leges.sed.leges

            cadeau « utile. ».. smiley

            excuse olivier je suis d’humeur blagueuse


          • olivier cabanel olivier cabanel 14 mai 2013 00:40

            slip en fer

            oui, c’est ce que je constate.
            vivement l’été
             smiley

          • gaijin gaijin 13 mai 2013 13:19

            elle est longue ta liste .....
            et je la rallonge encore :
            http://fr.myeurop.info/2013/04/18/e...
            en grèce des ouvriers agricoles( clandestin ) du bengladesh qui ramassaient les fraises on fait grève ( pas payés depuis 6mois ) il ont été dispersés a la chevrotine et on a fait venir des égyptiens pour les remplacer
            commentaire d’un patron : les grecs ne veulent pas travailler dans ces conditions .......
            et les ouvriers du bengladesh ? ben ils sont toujours sur place, plus de travail et toujours pas payés ....normal
            fraises a destination entre autre de la france .......
            prix des moyen des fraises en france en mars 9 euros le kilos
            salaire d’un ouvrier agricole 20 euros la journée ...

            no comment smiley


            • olivier cabanel olivier cabanel 13 mai 2013 13:33

              gaijin

              merci de l’avoir rallongée !
              je crois qu’on pourrait l’allonger sans limites !
               smiley



            • olivier cabanel olivier cabanel 13 mai 2013 13:30

              @ tous

              c’est pas directement lié, mais c’est intéressant
              sur ce lien

              • Gérard Luçon Gérard Luçon 13 mai 2013 13:40

                @Olivier, pour les 460 euros mensuels allemands, que touchent si je me souviens bien 7 millions de personnes, il convient de savoir que ces gens ne cotisent ni a la secu ni pour leur retraite, leurs employeurs non plus ... tres belle avancee sociale dont nos dirigeants souhaitent nous permettre de beneficier

                Un petit complement sur les talibes (enfants senegalais qui vont a l’ecole coranique et qui doivent mendier quotidiennement pour avoir le droit d’apprendre le coran chez le marabout du coin) ... et sur le mot talibe .. a lier avec l’autre mot « taliban » .. lesquels ne sont donc pas des guerriers mais des enfants endoctrines par des charlatans .. a Dakar comme ailleurs !


                • Gérard Luçon Gérard Luçon 13 mai 2013 13:43

                  et un peu different, en Roumanie ou le SMIC est de 130 euros par mois les ouvriers de Dacia-Renault ont fait greve pour obtenir les salaires des ouvriers francais de Renault ... longue et dure greve soldee par un accord extraordinaire, 50% des ouvriers de Dacia ont ete licencies, les autres ont vu leur salaire passer a 400 euros ... ceux licencies ont du devenir sous-traitant, et sont toujours au SMIC local ... si c’est pas de l’esclavagisme, c’est peut-etre de l’enculette ?


                  • olivier cabanel olivier cabanel 13 mai 2013 14:10

                    Gérard

                    tres franchement, faudra qu’on m’explique comment ils peuvent vivre avec si peu d’argent, ?
                    et si l’europe compte relancer la croissance avec des femmes et des hommes qui ne peuvent plus consommer, faudra aussi qu’ils m’expliquent comment ils pensent y parvenir.
                    en tout cas, merci des infos supplémentaires que tu as donné.
                     smiley

                  • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 14 mai 2013 03:28

                    « tres franchement, faudra qu’on m’explique comment ils peuvent vivre avec si peu d’argent, ? »


                    Probablement en mendiant, en prostituant leurs enfants ou en volant ! Salauds de pauvres !

                  • olivier cabanel olivier cabanel 14 mai 2013 07:17

                    Gaspard

                    je pense que cette situation crée surtout « le travail au noir », ce qui prive l’état de revenus...
                    d’ou l’intérêt d’un « revenu universel », qui aurait l’avantage de permettre à tous de vivre dignement, et de relancer la croissance du pays...
                    mais manifestement tous les énarques qui nous gouvernent ne l’ont pas encore compris.
                    merci de votre commentaire

                  • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 14 mai 2013 17:47

                    En mode sérieux, je suis bien d’accord avec vous sur ce point. 


                  • hunter hunter 13 mai 2013 13:59

                    Gérard,

                    Arrêtez, si jamais Parisot passe par ici et vous lit, elle risque de faire un double orgasme !

                     smiley

                    Be seeing you

                    H/


                    • joletaxi 13 mai 2013 15:16

                      Bonjour Mr. le mage libérateur.
                      salut les enclumes.

                      Dites donc, vous n’étiez pas à la manif ?

                      Il est en effet temps de consacrer un petit budget à indemniser les victimes de l’esclavage,vrai que comme on flambe du pognon à des tas de conneries, du genre renouvelable et autres grenelle ,pas de raison de ne pas en claquer encore un peu plus.
                      Controversée cette histoire d’esclavage non ?
                      Paraît que les gentils arabes en mettaient un coup ?
                      C’est une tradition locale ?
                      Alors je n’ai rien dit.D’ailleurs, je vois mal les grands défenseurs des opprimés, Taubira en tête, allez pousser une gueulante en Arabie.D’autant que,mais c’est encore un mensonge du complexe turbocapitaliste libéral, cela continuerait gaiement sous ces latitudes ?
                      Allez savoir ?
                      Et je suis également absolument sur que si l’on soustrait quelques milliards aux caisses déjà vides de l’état pour le donner à, par exemple ,Haïti, cela sera employé de façon judicieuse, juste, égalitaire ?non ?

                      en grèce des ouvriers agricoles( clandestin ) du bengladesh qui ramassaient les fraises on fait grève ( pas payés depuis 6mois ) il ont été dispersés a la chevrotine et on a fait venir des égyptiens pour les remplacer
                      commentaire d’un patron : les grecs ne veulent pas travailler dans ces conditions .......

                      j’ai vu ce reportage.
                      et tout le monde a bien « vomi » ces salauds qui exploitent la misère de ces pauvres gens.
                      Par contre ,personne n’a soulevé la question de savoir comment ils étaient arrivés là ?
                      Les frontières de l’Europe ne seraient-elles pas gardées ?
                      Car si nous devons accueillir toute la misère du monde, en leur donnant en plus le statut de nos ressortissants, la BCE va devoir agrandir son imprimerie fameusement.
                      Mais mes propos frisent le racisme, et nous avons un devoir de réserver une place à ces malheureux.Par contre, nous devons absolument consommer local, boycotter au besoin les produits qui viennent de ces contrées,non ?
                      J’sais pas, mais je décèle comme une contradiction ?pas vous ?


                      • gaijin gaijin 13 mai 2013 16:34

                        jo
                        n’essayez pas de faire dériver le sujet
                        la misère n’a pas de race !
                        et la question n’est pas tant celle de l’immigration que celle d’employeurs qui font leur beurre sur de telles pratiques ( avec je vous l’accorde la complicité des politiques largement plus arrosés que les fraises ) 
                        ça vous paraitrait plus acceptable si c’était des travailleurs grecs ?
                        a mais oui les grecs sont trop feignants pour travailler gratos et accepter de se faire tirer dessus
                        salauds de grecs ...
                        donc des roumains c’est mieux ?

                        ou peut être sous entendez vous que l’on devrait compatir au désespoir des entrepreneurs qui embauchent une telle main d’ oeuvre par pure compassion ......

                        boycotter les produit ? c’est pas dur
                        1 je consomme des produits de saison
                        2 je n’ai certainement pas les moyens de me taper des fraises a 9 euros le kilos

                        pour l’émission en question c’est ici :
                        http://pluzz.francetv.fr/videos/c_dans_lair_,81446682.html


                      • olivier cabanel olivier cabanel 13 mai 2013 17:22

                        joquicomprendrien

                        je fais mienne la réponse que vous a fait gaijin.
                        elle est parfaite.
                         smiley

                      • MARMOR 13 mai 2013 15:51

                        « Car si nous devons accueillir toute la misère du monde, en leur donnant en plus le statut de nos ressortissants, la BCE va devoir agrandir son imprimerie fameusement. »

                        Non non, il suffira d’inventer une taxe - sport national- à « l’import ». Chaque français, ou européen, puisque français ça n’existe plus, payera une taxe à l’import d’un immigré, somalien, bengladais ou rwandais, pour que Bouygues ou Vinci puissent s’en servir !!
                        On a bien offert nos autoroutes- payées et amorties- aux sus nommés pour qu’ils se gavent sur notre dos, et sans referendum ! Chi chi les a bradé sans rien nous demander, comme si c’était sa propriété ! 
                        Alors on crée un ministère des immigrés, payé par la taxe import, une armée de 100000 sujets que l’état louera ( pas cher ) à Bouygues ou à Vinci ou à Sanofi, comme cobaye, ou à l’armée....

                        • joletaxi 13 mai 2013 19:09

                          bonne idée.
                          Mais cela ne s’appellerait pas de l’esclavage ça, par hasard ?


                        • eric 13 mai 2013 16:33

                          Débat inversé et qui ne fait pas avancer le schlimblik.

                          L’esclavage est la règle générale sans doute au moins depuis la révolution paléolithique, agriculture et élevage. Du reste les nomades possèdent en général des esclaves lors même qu’ils cultivent peu et ne construisent quasiment pas. Si on en croit Testart il existait déjà chez les chasseurs cueilleurs.
                          Il se caractérise principalement par l’exclusion. Pas de reconnaissance de sa filiation, pas de reconnaissance de son apprtenance au groupe dominant, plus que par toute autre chose. Les statuts et condition de vie des gens regroupes sous ce nom ont varie a travers les ages, les sociétés, les lieux. Ainsi, le statut de l’esclave romain a pu évoluer considérablement.

                          De ce point de vue, on peut dire que l’esclavage subsiste chez les roms ou les tchetchens, qui ont des esclaves par exemple, dans le cas Pakistanais cite, il s’agit d’exploitation.

                          Après, on peut dire que tout est dans tout, mais cela ne facilite pas la recherche de solutions. L’achat vente d’enfants de la communeaute chez les roms, n’est de ce point de vue sans doute pas un esclavage puisqu’ils sont membres a part entière ( voir par exemple le film le temps des gitans), l’exploitation de paumes désocialisés d’autres ethnies peut au choix être évaluée comme une forme « d’accueil’ ou de l’esclavage au sens classique du terme. http://www.metrofrance.com/info/un-reseau-d-esclaves-decouvert-en-angleterre/mkil !3WLMG5xwAQ5sg/

                          La première chose a retenir est le caractère absolument exceptionnel de la civilisation chrétienne qui seule en son genre a toujours réaffirme son opposition idéologique de principe a l’esclavage.
                          Si on excepte les esséniens, pour lesquels on a que le texte de Flavius Joseph, il semble bien que ce soit le texte de Bathilde, reine des francs au 6 eme sciecle, qui constituent la première abolition volontariste et générale de l’esclavage. Les hauts et les bas qui ont suivi dans l’application ont toujours été le fruit pesanteurs historique disparaissant progressivement et de contacts avec des sociétés extérieures traditionnellement esclavagistes.

                          On peut au choix considérer la lutte contre l’esclavage de l’occident chretien comme une superiorite morale ou comme un neocolonialisme visant a imposer aux autres peuple ses propres valeurs. L’idee meme d’abolir l’esclavage est une idée unique et elle est chrétienne.
                          Ce n’est donc bien sur pas un hasard si les deux grandes tentatives au vingtième siècle de réintroduire un vrai esclavage sous nos latitude, participent toutes deux de formes de socialismes et reposent sur la définition des déportés comme des catégories a la limite du non humain, sous hommes, juifs ou slaves, chien courant du capitalisme avec les koulaks. Dans les deux cas, elle se definissaient entre autre comme anti christianisme.

                          Ainsi, il apparait clairement que la condition de l’esclavage est d’abord d’ordre philosophique. Il faut parvenir a croire que des hommes puissent être tellement différent qu’ils ne sont pas des humains a part entière. Cela peut être un réflexe culturel du genre tribal comme pour certains roms, cela peut être idéologique comme certaines personne qui s’imaginent facilement qu’un »riche" n’est pas entièrement humain....


                          • gaijin gaijin 13 mai 2013 17:20

                            « cela peut être idéologique comme certaines personne qui s’imaginent facilement qu’un »riche » n’est pas entièrement humain...."
                            magnifique renversement
                            ça ne serait pas plutôt les riches qui en général se sentent au dessus du panier ?
                            http://www.google.fr/imgres?newwindow=1&hl=fr&tbm=isch&tbnid=DSfbtZySLfZm9M :&imgrefurl=http://www.centerblog.net/echelle-sociale.html&docid=a0p0O5i4E8qVAM&imgurl=http://pauvrefrance.p.a.pic.centerblog.net/4e83b852.jpg&w=591&h=800&ei=KQSRUZisDZGJhQerqoCQCA&zoom=1&iact=hc&vpx=338&vpy=100&dur=106&hovh=261&hovw=193&tx=101&ty=136&page=1&tbnh=152&tbnw=113&start=0&ndsp=30&ved=1t:429,r:2,s:0,i:87&biw=1392&bih=661
                            ceux qui sont au sommet ne voient que de la merde ceux qui sont en dessous ne voient que des trous du cul


                          • MARMOR 13 mai 2013 21:17

                            gaijin, en général, quand tu vois un trou du cul au dessus de toi, c’est que tu ne vas pas tarder à prendre de la merde sur la gueule !


                          • gaijin gaijin 13 mai 2013 22:53

                            marmor
                            j’ai résolu la question je laisse l’échelle sociale a ceux que ça intéresse .....


                          • Hippotaine 13 mai 2013 16:56


                            L’abolition de l’esclavage en France est bien antérieur aux dates que vous donnez, il date de la reine Bathilde (626-680), épouse de Clovis II :

                            Elle rendit la vente et l’ achat d’ esclaves définitivement illégaux
                            , sans toutefois obliger les propriétaires, souvent d’ ancienne origine gallo-romaine, des grandes exploitations d’ affranchir les leurs immédiatement. Le système finit par s’ éteindre. Quant aux captifs venus de l’ étranger, et proposés à la vente comme on dirait aujourd’ hui, elle décréta qu’ ils devenaient obligatoirement libres sur le sol franc !

                            http://fr.wikipedia.org/wiki/Bathilde

                            Bathilde, une reine anti-esclavagiste

                            http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-5450651.html


                            • olivier cabanel olivier cabanel 13 mai 2013 17:25

                              Hippotaine

                              merci de cette info surprenante.
                              je l’ignorais totalement, et je le regrette, ça aurait amélioré sans aucun doute l’article.
                              encore merci.
                               smiley

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