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Accueil du site > Actualités > Société > Comment le peuple a-t-il perdu la lutte de classes ?

Comment le peuple a-t-il perdu la lutte de classes ?

Le peuple semble avoir perdu une lutte qui date du milieu du XIXe siècle, sans coup férir, par petites doses, renoncement après renoncement, dans l’indifférence avec lui-même.

Deux mécanismes principaux sont au cœur de la victoire de la classe dirigeante :

  • l’un, idéologique par l’apparition sur la scène des idées économiques du néoclassicisme d’une part, l’effondrement dans les têtes et dans les faits du système soviétique, et l’utilisation de la globalisation comme fer de lance afin de réduire toute résistance à néant.
  • l’autre, structurel par la transformation du taux de profit autrefois issu de la fabrication de biens réels, aujourd’hui créé principalement dans la sphère de la conception et de l’information, par l’éclatement des entreprises en entités sous interdépendance contractuelle qui fait du même coup éclater les solidarités, ainsi que par la déterritorialisation des multinationales qui peuvent choisir les États les moins-disants socialement.
Cependant ce schéma succinct est lui aussi en évolution constante. Dans la phase présente, le capitalisme productif dégénère progressivement en capitalisme mafieux : on assiste au niveau des élites au passage de la jouissance du faire à la jouissance de l’être (comme le fit autrefois la noblesse), elle-même se transformant, de par le vide de soi qu’elle comporte, en pulsion de mort (voir Jean Laplanche).

La défaite du mouvement populaire est due à de multiples causes :
  • incapacité dans les années 80 à se détacher du modèle soviétique qui était de fait une transition entre la féodalité et le capitalisme développé par l’émergence d’une société étatique centralisée, impossible à imiter dans le passage d’une société capitaliste développée à une société démocratique, écologique et humaniste ;
  • foi immodérée en ses propres forces, via les syndicats et les partis, jusqu’à leur épuisement fatal, par notamment une institutionnalisation, voire un schéma organisationnel qui a coupé l’élite de la base, tant au niveau des syndicats qu’à celui des partis ;
  • incapacité à transformer un modèle spartiate (l’égalité de fait, l’isonomie) en modèle athénien, voire républicain (équilibre liberté égalité fraternité) ;
  • illusion sur la fin de l’histoire et la fin proche du système capitaliste ;
  • aveuglement sur les transformations internes du capitalisme en termes de mécanisme de création de la plus-value, processus qui a permis d’étendre l’exploitation des ouvriers lors de la fabrication d’objets réels (modèle fordien) à celle des cadres via l’ingénierie (modèle de la start-up) ;
  • absence d’intégration des classes intermédiaires en voie de prolétarisation et non prise en compte de leurs exigences spécifiques en termes de liberté individuelle et de développement personnel ;
  • absence complète de prise en compte de la sphère environnementale par la construction d’un modèle de stabilité économique global : seul le modèle productiviste de croissance reste la base des principaux piliers du mouvement populaire.
Les résultats qui sont désormais visibles au niveau de la réalité vécue peuvent être décrits de la manière suivante :
  • perte de repère de la classe ouvrière qui voit l’avenir (le socialisme) se transformer en cauchemar sans pouvoir se référer à un autre modèle ;
  • crispation des anciens sur une époque dépassée, et abandon de la jeunesse qui y voit un totalitarisme dénué de la moindre liberté ;
  • perte par effet collatéral de la notion de solidarité, fraternité, qui dans un chacun pour soi généralisé est vu comme une astreinte à la liberté individuelle ;
  • éclatement de la sphère sociale dans le communautarisme, le lepénisme, le consumérisme ;
  • absence de résistance de la part de la classe moyenne face à sa paupérisation, prise dans le choix cornélien d’allégeance à la classe dirigeante et de velléité de rébellion par rapport à son sort réel en constante dégradation.
Le résultat final de cette évolution qui a débuté dans les années 80 et s’est poursuivie jusqu’aujourd’hui, réside dans la victoire complète de la classe dirigeante, signifiée par l’arrivée de NS, qui est en quelque sorte la cerise sur le gâteau, tel un Macbett (celui d’Ionesco) régnant sur un royaume de mort, de destruction et de désolation, du moins au niveau social.

Il semble désormais trop tard pour inverser la tendance, que ce soit au niveau français, ou européen. Cependant, le moteur du système (l’énergie) vient à manquer, les menaces s’accumulent sur un système, qui ne tient compte ni de l’épuisement prévisible des ressources, ni des conséquences sociales et écologiques de ses activités. Par ailleurs, des limites, dont certaines inattendues, se font jour, comme le développement d’une résistance en Amérique latine et une perte d’hégémonie absolue du modèle libéral-capitaliste sur la planète.

Mais l’absence d’un modèle d’un avenir souhaitable, qui ne soit, ni le droit au bonheur d’une minorité à l’aune de la pauvreté du plus grand nombre, ni un égalitarisme destructeur qui prive chaque être de liberté, mais puisse être notamment une combinaison complexe de droits et de responsabilités partagés dans un esprit de poursuite de l’œuvre humaine, modèle à la fois souple pour s’adapter aux aléas de l’histoire humaine et solide pour permettre à chacun de vivre correctement sur une planète saine, manque cruellement.

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86 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 28 août 2008 10:45

    Je suis pas d’accord avec votre vision "politique" des choses

    Les socialistes en opérant le virage de la rigueur économique en 1983 ont fait le choix stratégique (un très mauvais choix) d’operer une transformation d’une société industrialisée vers une société de service
     
    Ce choix qui a permis de retirer le mot "ouvrier" par ’employé’ et donné l’impression d’une évolution d’une classe sociale vers la société de consommation et couper ainsi les reperes d’une classe ouvrière qui refusaient de s’appeler "ouvrier"

    Ce choix en terme stratégique à détruit des pans entiers de connaissances,de cultures,de savoir et d’emplois ,sans parler des milliards de francs d’argent public pour financer cette abération historique et qui correspondant aujourd’hui à notre solde débiteur de notre commerce exterieur (de pauvre !)

    La société de service a été imposé et impose des emplois de pauvres,avec des salaires de pauvres,le tout dans une société de pauvre qui continura à s’appauvrir car ce sont pas les emplois de services qui s’exportent et enrichissent la France

    L’acier,la charbon sont aujourd’hui des valeurs ajoutées et les allemands n’ont pas fait l’erreur que les socialistes au pouvoir on fait de détruire cette richesse et de créer des taxes et des contraintes pour les entreprises




    • faxtronic faxtronic 28 août 2008 11:44

      Tu as raison Lerma. En partie Ingenieur (je suis en R et D, partie R maintenant), je me rend compte souvent que nos anciens, qui travaillaient dans les annes 80, avaient beaucoup plus de moyens de travailler. ici, maintenant, on peut plus travailler, car les machines n’existent plus.

      Sans machines, pas d’industries, sans industries pas de recherche, sans industries pas de services. Nous sommes ammener a bricoler, et pas fautes de machines, nos idees sont appliquer ailleurs, et pas notre profit.

      C’est pareil, inutiles d’avoir des facs et des ecoles d’inge si il n’y a pas d’emploi decent pour eux.

      Nous sommes un pays pauvre en pleine recession et en pleine decadence. 


    • foufouille foufouille 28 août 2008 12:33

      les delocalisations sont organise par les multinationales
      pas par le PS-RPR-UMP


    • Zanini 28 août 2008 13:58

      "les delocalisations sont organise par les multinationales
      pas par le PS-RPR-UM
      P"

      Par qui sont financés ces partis politique ?


    • foufouille foufouille 28 août 2008 14:08

      ils piquent ds les caisses.........


    • Traroth Traroth 28 août 2008 19:20

      Lerma, pourriez-vous développer par quel mécanisme le tournant de la rigueur de 1983 a détruit l’industrie française ? J’avoue ne pas du tout vous suivre.


    • ZJP ZJP 28 août 2008 21:10

      "La société de service a été imposé et impose des emplois de pauvres,avec des salaires de pauvres,le tout dans une société de pauvre qui continura à s’appauvrir car ce sont pas les emplois de services qui s’exportent et enrichissent la France.."

      Pour cela, j’ai enfin l’occasion de vous "plusser" Lerma smiley

      JP


    • ZJP ZJP 28 août 2008 21:33

      "La classe ouvrière est absente, beaucoup trop occupée à gérer le quotidien, sa précarité dans le travail et l’irrégularité de ses revenus, la précarité du logement..."

      Tout est dans cette phrase.

      JP


    • ZJP ZJP 28 août 2008 21:37

      Mauvais placement. Ce post fait suite à celui de Lolo. La phrase extraite est de lui. Désolé

      JP


    • Marc Bruxman 28 août 2008 23:38


      Sans machines, pas d’industries, sans industries pas de recherche, sans industries pas de services. Nous sommes ammener a bricoler, et pas fautes de machines, nos idees sont appliquer ailleurs, et pas notre profit.


      Toujours la même nostalgie de l’industrie... Et pourtant. 

      Apple que l’on ne peut pas targuer de ne pas faire de R&D fait produire son matériel à des sous traitants. Apple n’est donc plus une boite industrielle. Et ca ne les empéche pas d’innover et de faire de la R&D. 

      Pareil pour Cisco, qui fait produire son matos par divers sous-traitants. Et pourtant ils innovent. 

      NVIDIA et la plupart des boites qui font des puces électroniques sont "fabless". C’est à dire qu’ils sous-traitent la fabrication. Dans le cas d’NVIDIA c’est le Taiwannais TSMC qui a le contrat. 

      Toutes ces boites qui pourtant vendent des produits physiques sont en réalité devenues des sociétés de services dont la principale valeure est la propriété intellectuelle. Pourquoi ? Parce qu’il est devenu facile de produire et que la différence ne se fait plus sur la production. Vous avez une bonne idée ? Prenez un avion, allez à Taiwan et vous trouverez de quoi la faire produire. (Mettez quand même une capote pour ne pas trop vous faire pirater). 

      Parmis les économies les plus prospéres d’Europe vous avez les pays d’europe du nord. Surprise ! Ils n’ont quasiment pas d’industrie. (Pays-Bas, Danemark, Suéde, ...). L’allemagne est une exception et elle a de l’industrie haut de gamme. C’est à dire la ou il y a encore de la valeure ajoutée. Beaucoup de machines allemandes partent en Chine pour produire les biens que nous rachetons par la suite !

      Au niveau de la R&D j’ai visité beaucoup de boites qui y arrivent avec de la simulation. Et c’est tout sauf du bricolage. Des outils comme CATIA et des addons pour ce dit logiciel permettent en effet de faire vivre un produit sans même avoir jamais construit de prototype physique.

      Et pour ce qui est du construit ailleurs mais pas à notre profit, je ne serai pas si catégorique. Pour ce qui est de la production des puces, par exemple je préfére largement etre à la place de NVIDIA que celles de TSMC au niveau des profits. 

      Il est inévitable qu’il y ait une nostalgie de la société industrielle de même qu’il y a eu une nostalgie de la société agricole. Mais Mitterand que je ne portes pas dans mon coeur n’y est pas pour grand chose. Quand la société industrielle a été capable de surproduire largement, c’est le service qui est devenu producteur de valeur. Peut être que dans 50 ans quelque chose se passera et qu’un autre secteur pas encore vraiment inventé deviendra le seul producteur de valeur. Cest ainsi. On ne peut pas vraiment lutter contre. 




    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 29 août 2008 03:43

      Ce n’est pas tout a fait ça. C’est l’industrialisation qui a apporté l’abondance et qui permet qu’on passe a une économiew tertiaire. Cette économie tertiaire exige la complementarité et donc l’interdépendance, qui va au-dela de la notion traditionnele de solidarité.

      Simultanement, on comprend que le le véritable conflit n’est pas entre capitalistes et travailleurs (que le machine rend superflus, sauf comme consommateurs) mais entre capitalistes incarnant le statu quo et l’entrepreneuriat incarnant le changement, tout travailleur devenant un entrepreneur. Tout ça est expliqué en détail dans le texte en lien ci-dessous et ceux qui suivent 

      http://nouvellesociete.org/H.html

       Pierre JC Allard


    • faxtronic faxtronic 29 août 2008 09:59

      A Mr Bruxmann

      Sans machines, pas d’industries, sans industries pas de recherche, sans industries pas de services. Nous sommes ammener a bricoler, et pas fautes de machines, nos idees sont appliquer ailleurs, et pas notre profit.

      Toujours la même nostalgie de l’industrie... Et pourtant.

      Apple que l’on ne peut pas targuer de ne pas faire de R&D fait produire son matériel à des sous traitants. Apple n’est donc plus une boite industrielle. Et ca ne les empéche pas d’innover et de faire de la R&D.

      Ils avaient des sous-traitants locaux, ce qui leur permet de devolpper avec eux. Quand tu n’a plus de sous traitants sous la main, tu ne peux plus developper dans des conditions optimums, et donc tu es tué par la concurrence

      Pareil pour Cisco, qui fait produire son matos par divers sous-traitants. Et pourtant ils innovent.

      NVIDIA et la plupart des boites qui font des puces électroniques sont "fabless". C’est à dire qu’ils sous-traitent la fabrication. Dans le cas d’NVIDIA c’est le Taiwannais TSMC qui a le contrat.

      J’ai travaillé pendant 5 ans pour ce genre de boites. Il est particulierement ardu de regler les problemes a 10000 km. Quant tout va bien, c’est ok, mais sinon c’est une galere enorme. Et je te parie que dans 10 ans CISCO et NVIDIA seront infiniment depassé par LG et autre. Car rien ne vaut le contact avec les ingenieurs de prod pour que les ingenieurs de R et D puissent innnever efficacement, et le contact ce n’est pas que les mails, mais aussi d’aller boire des verres ensembles. La relation d’affaire est d’abord et avant tout une relation. Tu le sais tres bien.

      Toutes ces boites qui pourtant vendent des produits physiques sont en réalité devenues des sociétés de services dont la principale valeure est la propriété intellectuelle. Pourquoi ? Parce qu’il est devenu facile de produire et que la différence ne se fait plus sur la production. Vous avez une bonne idée ? Prenez un avion, allez à Taiwan et vous trouverez de quoi la faire produire. (Mettez quand même une capote pour ne pas trop vous faire pirater).

      Parmis les économies les plus prospéres d’Europe vous avez les pays d’europe du nord. Surprise ! Ils n’ont quasiment pas d’industrie. (Pays-Bas, Danemark, Suéde, ...). L’allemagne est une exception et elle a de l’industrie haut de gamme. C’est à dire la ou il y a encore de la valeure ajoutée. Beaucoup de machines allemandes partent en Chine pour produire les biens que nous rachetons par la suite !

      Tu rigole ou quoi !!!! Tu a deja visité les Pays bas !!!!! ca fourmille de de boites industrielles, de pointes,

      Au niveau de la R&D j’ai visité beaucoup de boites qui y arrivent avec de la simulation. Et c’est tout sauf du bricolage. Des outils comme CATIA et des addons pour ce dit logiciel permettent en effet de faire vivre un produit sans même avoir jamais construit de prototype physique.

      N’importe quoi, tu n’a jamais ete ingenieur. La simultaion c’est tres bien, mais sans essais prelables, test, etc... Ta simulation ne vaut rien du tout. Une puce qui marche en simulation a une chane sur deux d’etre aussi reactive qu’un bout de bois. Parole d’experience.

      Et pour ce qui est du construit ailleurs mais pas à notre profit, je ne serai pas si catégorique. Pour ce qui est de la production des puces, par exemple je préfére largement etre à la place de NVIDIA que celles de TSMC au niveau des profits.

      Il est inévitable qu’il y ait une nostalgie de la société industrielle de même qu’il y a eu une nostalgie de la société agricole. Mais Mitterand que je ne portes pas dans mon coeur n’y est pas pour grand chose. Quand la société industrielle a été capable de surproduire largement, c’est le service qui est devenu producteur de valeur. Peut être que dans 50 ans quelque chose se passera et qu’un autre secteur pas encore vraiment inventé deviendra le seul producteur de valeur. Cest ainsi. On ne peut pas vraiment lutter contre.

      Je suis chercheur, j’ai 34 ans et j’ai ete ingenieur, et je peux t’affirmer que sur le terrain, si il n’y a pas un base reelle, industrielle, ton economie de service ne peux pas marcher, a moins d’etre sur des secteurs de services, CAD la finance, point barre. En tant que ingenieur-chercheur, j’ai infinement plus davantage a travailler dans les pays qui possedent une base industrielles que de bosser sur CADENCE, CATIA ou autre et qui n’ont que des modelisations souvent imparfaites ( modele spice complement depassés, modele de fatique, d’ususre approximatif, base de donn ;es de materiaux incompletes).


    • foufouille foufouille 29 août 2008 11:08

      on est sur internet
      chacun peut pretendre ce qu’il veut
      meme le monde de candy........


    • Gilles Gilles 29 août 2008 11:34

      "Car rien ne vaut le contact avec les ingenieurs de prod pour que les ingenieurs de R et D puissent innnever efficacement, et le contact ce n’est pas que les mails, mais aussi d’aller boire des verres ensembles. La relation d’affaire est d’abord et avant tout une relation."

      ça c’est vrai......si on tient à faire de la qualité !

      Cependant , dans l’aéro, mon domaine, où les produits se doivent d’être d’une qualité absolue, cela n’empêche pas Airbus par exemple de ne presque plus rien produire de pièces et d’augmenter exponentiellement la sous traitance. Par contre les sous traitants eux se doivent d’avoir à la fois des activités de R& D et de production car la R& D se fait conjointement entre les ingénieurs & chercheurs des deux boites et la production est intimement supervisée par Airbus. 

      Les limites de ce modèle, est comme dit faxtronic, la distance entre les acteurs. J’ai vu de visu dans le développment d’une pièce de l’A350 entre Airbus et RC California que ça compliquait les relations entre les acteurs et que pour réussir, en fin de compte, les ingénieurs devaient travailler ensembles, face à face, se connaitre, s’apprécier. Mails et téléconférences à foison sont dans ce contexte contre productives et en fin de compte on en est revenu aux voyages fréquents en avion entre Toulouse et la Californie

      Notons aussi que Boeing qui avait commençait avant Airbus à se désindustrialiser en sous traitant je crois bien plus de 70% de son Dreamliner, avec des conditions financières et de délais drastiques pour les sous traitants, a en fin de compte accumulé des retards énormes à cause des défaut de ses partenaires.....pour maintenat en revenir à regrouper certaines activités dans son giron


    • bernard29 bernard29 28 août 2008 11:06

      Trés bon article. je suis quasiment d’accord avec votre démonstration et votre conclusion. 

      Il me semble aussi que l’impossible solidarité sociale tient au fait qu’ il est quasiment impossible actuellement de se satisfaire du chiffre en bas de la fiche de paye pour comparer la situation de deux salariés. ( c’est peut être le résultat d’une certaine "nocivité corporatiste" des revendications syndicales ou salairales des aneées passées ??)


      • incapacitant 28 août 2008 11:44

        vous dites "Mais l’absence d’un modèle d’un avenir souhaitable, qui ne soit, ni le droit au bonheur d’une minorité à l’aune de la pauvreté du plus grand nombre, ni un égalitarisme destructeur qui prive chaque être de liberté, mais puisse être notamment une combinaison complexe de droits et de responsabilités partagés dans un esprit de poursuite de l’œuvre humaine, modèle à la fois souple pour s’adapter aux aléas de l’histoire humaine et solide pour permettre à chacun de vivre correctement sur une planète saine, manque cruellement" et je commenterai juste ces derniers mots en détail. pour le reste on pourrait en débattre des heures sur msn, irc ou dans un café. trop long de reprendre chaque point. un modèle d’avenir souhaitable manque cruellement, pour parler clairement. l’avenir qui nous attend est imprévisible, le monde est un chaos economique si complexe que l’Homme n’y a plus aucun rôle décisif. le monde va vers son avenir que personne ne peut deviner ou imaginer ou influencer. le modèle existe c’est la théorie du chaos, comme d’ailleurs chez darwin "the fittest will survive". à chacun de s’adapter des changements inimaginables et d’être absolument agnostique sur cette croyance en un modèle. le mone n’appartient pas à l’Homme. ce n’est pas une voiture. il n’y a une histoire facile à reconstituer comme vous le faites dans votre acticle mais pour ce qui est de décrire un modèle ! ROFLMAO comme on dit :)


        • pallas 28 août 2008 12:07

          le peuple, franchement, il n’a que se qu’il merite, c’est tout. Ils sont consommateurs, sa s’abreuvent de conneries televisuels, tel que la star academy, ou du Ruquier, sa vote et elisent, toujours les memes personnes, qui sont souvent corrompues et dont la plupart sont passé aux tribunaux. Le peuple, a choisi ces dirigeants, sa Culture, et sa maniere de vivre et de concevoir. Le peuple s’appauvri, et alors ? quand bien meme, sa ne me fait rien, sa ne me touche pas. Une societe qui se dit soit disant Egalitariste, ou je Genie est Detesté, ou le Con est reconnu comme grand individu, une societe qui prone la betise, le Football, comme vecteur social et une soit disant Verilité devant son spot de television, ou l’ecole n’apprend pas, mais plutot, gave les enfants d’informations, sans arret, qui n’a n’y queue n’y tete, pour finir, au final, a oublier plus de 99% d’entres elles. Une societe qui prone la Liberté d’expression pour cracher sur son voisin, apres tout, c’est l’objet de cette fameuse liberté d’expression et de pensée. Donc le Peuple, je ne vais le plaindre, un ramassi, d’abrutis, de betises, dont chacuns, ne se soucie que de sa petite personne, pret a tous les coups bas, pret a trahir jusqu’a ces propres membres de sa famille, pour une miette de pain, donc oui le Peuple, s’appauvri, il devient inculte, n’a aucunes ambitions, n’y projet commun, rien le neant absolu de la pensée, je ne vais tout de meme pas plaindre le Peuple.


          • foufouille foufouille 28 août 2008 12:36

            au depart on est pas au courant qu’ils sont corrompus. la justice les absout...

            ils sont ou les honnets ?


          • foufouille foufouille 28 août 2008 12:38

            tu crois que tu fais parti de la race superieur ?


          • foufouille foufouille 28 août 2008 12:40

            la lutte des classes est pas morte mais simplement controle par les dirigeants


            • pallas 28 août 2008 12:46

              Oui je vous suis superieur, car je ne suis pas Hypocrite, un peuple se votrant dans la betise et l’hypocrisie, n’a que se qu’il merite. Si les gens aiment les cons et detestent les genies, si les gens preferent voté des individues corrompus, c’est leurs problemes, si les gens boivent les Paroles de Peoples, qui sont Millionnaires, pretendant defendre le Peuple et detesté le systeme, c’est leurs problemes. En toute franchise, je ne vois pas le Mal, le Peuple, s’abrutis de lui meme, il aime sa, il en redemande, sans arret, tout le temps, le dieu Football, c’est son passe temps, avec le Pinard et la Biere, et bien tant mieux, le Peuple, est un ramassis d’abrutis, c’est tout.


              • foufouille foufouille 28 août 2008 13:17

                ja mein oberfuhrer...

                je suis aussi superieur ds ce cas. j’ai arrete d’y croire a 20a.........


              • jondegre jondegre 28 août 2008 14:27

                le discours de Pallas est desolant de non-humanisme, mais il resonne quelque part.
                La trahison des elites, c’est du a quoi ?


              • foufouille foufouille 28 août 2008 14:38

                ils ont jamais trahi. ils font ce qu’ils ont tjrs fait


              • appoline appoline 28 août 2008 18:08

                Il faudrait peut-être vous freiner dans vos ardeurs. On ne crache pas sur les gens comme ça ; ce n’est pas un signe de supériorité bien au contraire. Le peuple, la masse, je croirais entendre ces petits cons sortis de HEC qui pensent qu’ils vont tout bouffer avec leur dédain plein la bouche. La connerie humaine, c’est de se croire au dessus des autres, vous comprenez maintenant pourquoi ce gouvernement fait tant d’erreurs. N’ayez jamais à faire avec la dégringolade sociale car elle, ne vous loupera pas. Le peuple, la masse comme vous dites, seront peut-être moins touchés que vous quand nous nous enfoncerons dans le chaos social qui nous guette.


              • foufouille foufouille 28 août 2008 20:54

                ils ne font aucune erreur


              • Blé 29 août 2008 08:44

                Quand le peuple n’a plus rien à bouffer, faire les poubelles des riches semblent un festin.

                blé


              • fred 1er septembre 2008 21:39

                Je pense le contraire, il doit être comme moi...désabusé ! je ne vote plus ce n’est pas bon, mais quand on voie comment se passe les elections , un peut de serieux ; sarko qui empreinte au fn pour faire de la recup on se crois dans les guinoles sur canal... 


              • KM 28 août 2008 16:42

                Vive le malthusianisme ! Eradiquons les 3/4 de la planète et tout ira mieux !

                Sachez monsieur que même à 10 sur terre, il y en aura toujours un pour dominer les 10 autres et s’accaparer les richesses.

                Au XXIeme sciècle on nous ressort les théories éculées du XVIIIeme !!!

                Si c’est pas un recul philosophique ça !


              • Guzecha Guzecha 28 août 2008 13:11

                Très bon article

                Il ne faut pas perdre de vue que le commencement de la fin est un événement dont on s’est quasiment tous réjouis : la fin de l’URSS.

                Depuis 1945 les gouvernements occidentaux (et même étatsunien) devaient prendre des mesures sociales face à la concurrence de l’Est dans ce domaine. Le mur de Berlin tombé, la droite s’est décomplexée et rogne petit à petit sur ce qu’elle a dû concéder par le passé.

                "Vous n’êtes pas contents ? Quel autre modèle nous proposez-vous ? Rien, OK, alors fermez-là et au boulot."

                Si on m’avait dit qu’un jour, j’en viendrais presque à regretter l’URSS...


                • garibaldi15 28 août 2008 14:28

                  Il est peut-être excessif Pallas (et je ne parle pas de l’orthographe, ni de la syntaxe, ni ... !), mais au fond il n’a pas vraiment tort !

                  Quand on connaît tous les noms des joueurs de l’équipe de foot de sa ville mais qu’on est incapable de citer le nom du dernier prix Nobel français, il ne faut pas s’étonner si on est traité comme un crétin !

                  (Attention, pour le nom du dernier Nobel, je ramasse les copies dans 5 minutes !)

                  And the winner is ...................


                  2007, prix Nobel de Physique Albert Fert (et Peter Grünbergen).

                  Désolé.


                  • foufouille foufouille 28 août 2008 14:40

                    le nobel sert a rien. aussi reel que la legion d’honneur ou le prix goncourt


                  • Matéo34 Matéo34 28 août 2008 15:48

                    @ l’auteur.

                    Bonjour,

                    Je "plusse" des deux mains (si vous le voulez bien ! comme disait le très regretté Desproges dans ses réquisitoires). Rien a rajouté ... peut etre pour aller plus loin sur le renouveau des classes sociales : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=26297 (article de Léon, le lien dans le texte est aussi très inétressant).

                    J’ai eu des sueurs froides : j’ai cru un moment que j’allais etre totalement d’accord avec Lerma (son premier post)... Mais je viens de me souvenir que les socialistes dont il parle snt, aujourd’hui, souvent soutient de Sarko (tout le groupe des gracques (dont le mari de Mme Yade)) et surtout M. GM Benamou qui écrivait à l’époque dans un édito de Globe, a propos des évènements de Longwy et les cahrbonnage de France, il fallait "démasquer ces ayahtolla de la luttes des classes"... le TSS est sauf !

                    Bonne journée.

                    Matéo.
                     


                    • Jordi Grau J. GRAU 28 août 2008 16:40

                      Bravo à l’auteur de l’article.

                      J’ajouterai à ce que vous dites que la lutte des classes a été perdue parce que beaucoup de gens croient qu’elle n’existait plus. On dit même qu’il n’y a plus de classes sociales, seulement des individus (propagande libérale). Or, pendant ce temps, il y a au moins une classe qui avait parfaitement conscience de son existence, et qui continuait de lutter avec les autres : c’est la classe dominante, cette grande bourgeoisie qui occupe les fonctions clés dans les domaines politique, économique et médiatique.

                      Pour les dominés, il n’est pas très facile de s’unir parce qu’ils n’ont pas la même histoire, la même culture et les mêmes intérêts immédiats. Les cadres, les petits patrons, les ouvriers et les employés sont souvent victimes de la grande bourgeoisie, mais il leur est très difficile de comprendre qu’ils ont - au moins à long terme - des intérêts en commun. Il en va de même pour les salariés du secteur public et ceux du secteur privé, qu’il est si facile de dresser les uns contre les autres. Ce qui est le plus gênant, dans tout cela, c’est moins l’individualisme que l’attachement excessif à des statuts ou des étiquettes particulières. La grande bourgeoisie règne en divisant : français contre étrangers, travailleurs pas trop précaires contre travailleurs très précaires, hommes contre femmes, etc. 


                      • pallas 28 août 2008 16:52

                        Faut arreter d’accuser la grande Bourgeoisie comme coupable ou Bouc Emissaire de tous les malheurs du monde qui nous entoure. Quand il y a un viol dans le RER, ce n’est pas de la faute a un Bourgeois, quand les banlieues explosent ce n’est pas de la faute a un Bourgeois, quand un Homme tue sa femme, se n’est pas de la faute a un Bourgeois, j’en est marre d’entendre la theorie du complot, sans arret.


                        • foufouille foufouille 28 août 2008 17:07

                          et qui dirigent donc ?
                          ils sont tous chretiens, enarque, petit fils de haut fonctionnaire et tres riche
                          en plus ils sont soit incompetent, pourris, menteur et foutent rien
                          ils correspondent donc au stereotype du bourgeois


                        • appoline appoline 29 août 2008 14:15

                          Pourtant, cher monsieur, les bourgeois (enfin certains) devraient s’immerger de temps en temps dans les banlieux, cela leur éviterait de débiter autant de conneries à la minute.


                        • Forest Ent Forest Ent 28 août 2008 17:05

                          Je vais sans doute écrire une grande banalité, mais le meilleur moyen de masquer la lutte des classes a toujours été d’en détourner le sujet vers une animosité extérieure, et c’était déjà très bien décrit par Orwell. "Ne venez pas râler parce que nous sommes tous en compétition avec les prussiens/allemands/chinois/etc ..." La vulgate libérale décryptée se résume à ça : "il faut flexibiliser et compétitiviser car nous (c’est à dire surtout vous) sommes en compétition avec ...". Ca a un autre avantage : au-delà de la "guerre économique", ça embraye facilement sur la guerre tout court. Le libertarianisme ne peut pas survivre sans "adversaire extérieur". Quand il n’y en a pas, on en invente un.

                          C’est pour cela que je suis toujours sceptique sur les "théories du complot". Il n’y a pas besoin de secret. La doctrine dont l’application ruine notre société est parfaitement publique et s’appelle le "consensus de Washington" (mondialisation inéluctable, circulation des capitaux et paradis fiscaux, pas d’impôts sur le capital, pas de régulations, pas d’interventions, etc ...). Et les cercles qui la promeuvent ne sont pas secrets : OCDE, FMI, UE, ... La plupart des gens qui l’entendent ne tiquent même plus. C’est une vraie "doxa".


                          • foufouille foufouille 28 août 2008 17:10

                            la trilateral, le bildeberg, le club XXI°...........
                            par contre ils cherchent tous a avoir le pouvoir. ils sont pas d’accord entre eux sur les moyens

                            ou alors, il y a une "psycho histoire"


                          • ronchonaire 28 août 2008 20:19

                            Forest,

                            Je m’apprêtais à écrire exactement l’inverse quand j’ai vu votre commentaire. Selon moi, la lutte des classes est morte en grande partie parce que les nouvelles générations, dont la mienne (j’ai 30 ans), sont totalement désabusées et ne luttent plus contre rien. Plusieurs raisons à cela :
                             
                            1. Elles bénéficient déjà du produit des luttes des générations précédentes, que ce soient les luttes contre le conservatisme sociétal et religieux, contre le pouvoir ou contre les allemands en uniforme. Elles ont l’impression que tous les combats ont déjà été menés et qu’il ne sert donc plus à rien de se battre.

                            2. Elles ont vu les idéaux des générations précédentes se concrétiser et se crasher piteusement ; les jeunes générations ont grandi avec la gauche au pouvoir et n’ont pas vraiment été convaincues. Elles ont également vu le bloc communiste ruiné s’effondrer du jour au lendemain, sans avoir connu la période où ce bloc était encore prospère et crédible.

                            Comment croire à la lutte des classes dans ces conditions ? Je ne dis pas que tous les problèmes ont été réglés ; au contraire, il reste tant à faire. Mais il existe une sorte de fatalisme parmi les générations montantes qui fait qu’elles ont moins la "rage" que les précédentes. Et ce n’est pas parti pour s’arranger.

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