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Conte des mille et un euros

Je ne suis pas un Français moyen, je suis juste réel. Pas une statistique, pas une moyenne, non, une vraie personne qui travaille à temps plein et qui vit un véritable conte de fée. Nous sommes au moins 5 millions de personnes réelles comme moi qui semblent ne pas exister. 

65 euros pour vivre autre chose que les impératifs vitaux. 

Démagogie ou populisme ? Non, simple principe de réalité, celui là même qu'il m'est demandé d'entendre quand on me demande de me serrer encore plus la ceinture. 

Tout d’abord je tiens à apporter une précision : Cette petite histoire n’est portée par aucun courant politique. Elle est la seule expression de l’histoire de la vie, la vraie, celle que vivent sans rien dire des millions de personnes en France en 2011 et qui semble ne gêner personne.

Avant les échéances de 2012, j’ai souhaité montrer qu’il n’est pas la peine de se cacher derrière des pseudo nécessités d’études ou de commissions ou encore de recherches socioéconomiques pour comprendre et vérifier que la vie de près de 5 millions de personnes en France est ainsi.

J’en ai assez qu’on nous parle de moyenne et de Français moyens, car un français moyen ça n’existe pas et c’est la vie de près de 10% de nos compatriotes qui doit être mise à jour afin qu’une prise de conscience puisse enfin avoir lieu.

Pour vous montrer qu’entre les études statistiques et économiques rien ne parle de la vraie vie, je veux juste pour commencer, à titre d’exemple, énoncer la réalité de ce que l’on appel « la part consacrée au logement dans les revenus ».

On nous dit que la part moyenne consacrée au logement est à peine d’environ 30% des revenus des ménages français. Encore une fois, il s’agit de moyenne et non pas de la vie. Moi je veux vous parler des milliers de personnes qui consacrent entre 50 et 60%, parfois plus, pour leur logement et ceci déduction faite des allocations logements.

Vous comprendrez que la moyenne est un brouillard qui nous est diffusé afin qu’on ne se pose pas les véritables questions de la vie de milliers de gens ordinaires.

Je vois déjà certains me targuer de populisme ou de démagogie ! Si le populisme est l’acte qui consiste à décrire une vérité, alors j’accepte le qualificatif. Toute fois je suis tout à fait à l’aise car n’étant porteur d’aucune autre religion politique que ma liberté de pensée et d’écrire, je suis prêt à répondre à toute attaque sur le caractère démagogique de mon histoire.

La démagogie est un terme inventé par ceux qui disposent du pouvoir pour culpabiliser et moraliser le discours de ceux qui, libres de pensée, essaient de mettre à jour ce qui devrait rester caché.

J’ai intitulé ce petit récit « le conte des mille et un euros » pour décrire la vie merveilleuse des personnes qui gagnent un peu plus de 1000 euros par mois. Bien sûr je sais que le montant du SMIC (1364 euros brut pour 35h00) est un peu plus élevé, mais franchement est-ce vraiment important ?

Partons donc à la rencontre de quelqu’un d’ordinaire dans la réalité non « moyennisée » de son quotidien financier.

Je n’ai aucune origine particulière, ne suis ni beurre, ni blanc, ni noir, ni handicapé, ni homme, ni femme, ni en échec scolaire. En fait, je suis juste quelqu’un qui mange, dort, a des amis, des passions, des désirs, des frustrations, des amours, des enmerdes, une personne ordinaire. Mais je me distingue toute fois des 10% de mes compatriotes qui n’ont pas de travail, car moi j’ai la chance d’avoir un emploi, un emploi à temps plein et suis même gratifié d’avoir un CDI. En ce sens je vous l’accorde, je suis déjà presque nanti, je l’avoue et m’en excuse !

Je travaille donc 35 heures par semaine, ce qui est la loi et même si certains pensent que je devrais en faire plus, j’ai un emploi à temps plein, ce qui veut dire que d’un point de vu sémantique, si mon temps de travail est plein, il n’y a pas à chercher à remplir au-delà du plein. Mais peut-être que la norme a changé et que 35 heures n’est plus un emploi à temps plein. Mais alors serai-je en emploi à temps partiel sans le savoir ? Il faudrait que cela soit éclairci car si un emploi à 35 heures est un emploi à temps partiel, alors il faut revoir les statistiques sur l’emploi à temps partiel, question d’honnêteté du chiffre et de la norme.

Il est décrit sur un site officiel du gouvernement « pour un travailleur à temps complet qui exerce selon une base hebdomadaire de 35 heures, son salaire (brut) est au 1er janvier 2011 de 1.365 euros soit 1056 euros net ». Pour être le plus juste possible, ce montant pourrait être augmenté de 14 euros net au 1er juillet 2011 et porté le salaire mensuel pour 35 heures à 1070 euros net.

Je confirme donc que mon titre est un pur exercice d’accroche mensongère puisqu’il réduit à 1001 euros la valeur de mes revenus. Veuillez m’excuser de cette démarche populiste et démagogique.

Le 28 de chaque mois, je reçois donc sur mon compte en banque 1056 euros et dois vivre pendant les 30 ou 31 jours que compte le mois jusqu’au versement suivant avec cette somme rondelette.

C’est tous les mois un grand moment, comme une impression de liberté. Un nombre à 4 chiffres sur mon compte me rend euphorique le temps d’un instant d’inconscience. A ce moment j’oublie, surement pour me permettre de sourire un peu, que ces 4 chiffres sur mon compte ont une durée de vie d’un peu près deux ou trois jours. En effet, aux alentours du 4 du mois ce nombre pourtant imposant va fondre et m’effondrer.

Au début du mois, quelques jours après la paie, c’est en effet la ponction du loyer. Nous allons nous arrêter quelques instants sur cette charge, car selon de nombreuses études, il paraîtrait que je ( la fameuse moyenne) ne dépense qu’environ 30% de mon salaire pour mon logement. Comme je vous l’ai dis, n’étant pas plus en échec scolaire que cela, je peux faire une vérification mathématique pour vérifier si l’on parle de moi dans ces études. Je prends donc ma calculette sur mon Smartphone (pardon, c’est un signe extérieur de richesse) et après avoir hésiter sur le mode calcul, la règle de trois et mon bac sont loin, je découvre avec stupéfaction que je ne suis pas un français moyen. Je refais plusieurs fois le calcul, je demande avec une certaine gêne à un ami, mais rien n’y fait, toujours le même résultat, 52%, arrondi bien sûr. Vous me direz, c’est normal, en région parisienne, dépasser de 20% le Français moyen n’est pas surprenant ! Mais le loyer est une chose, car en fait ce ne sont pas 550 euros que je paie par mois pour mon logement mais 600 euros, car il faut rajouter les charges.

Avec mes 600 euros de loyer et un taux de presque 60% de mes revenus consacré à mon logement pour mon petit F2 dans une banlieue, certes tranquille de la région parisienne, je suis donc un double français moyen.

Le 4 du mois, mes 1056 euros vont perdre 600 euros et d’un seul coup mon compte retrouve un niveau à trois chiffres et affiche glorieusement 456 euros.

A première vue, 400 euros pour 4 semaines, ça devrait aller, je mange quand même pas 100 euros par semaine et puis le 10 je sais que je vais recevoir mon allocation logement, ce qui va nettement réconforter mon compte. En effet, depuis deux ans, je suis allocataire CAF et bénéficie de l’allocation pour le logement.

Peut-être imaginiez vous comme moi que lorsqu’on gagne juste le SMIC, on est aidé à un niveau qui permet de soulager de façon visible le montant de notre charge de logement. Et bien je vous laisse juger, parce que je ne suis forcément pas objectif, et il me faut me convaincre que les 64 euros qui me sont versés sont une somme qui me donne une vraie bouffée de pouvoir d’achat.

J’ai donc un potentiel pour les trente jours à venir de 510 euros et j’avoue qu’il n’est pas simple de trouver à quoi je vais bien pouvoir les employer.

Quelques idées me reviennent tout à coup. Etrangement tous les mois j’oublie toujours les mêmes choses, je ne sais pas pourquoi, surement parce que ce n’est pas important. Par exemple j’oublie tout le temps que ma télé, la lumière et mon chauffage, ne fonctionnent pas à l’air du temps. De même, j’oublie que pour ne pas risquer d’être endetter à vie ou sanctionner par défaut d’assurance, je dois m’acquitter de mon assurance auto pour laquelle je suis mensualisé. J’entends déjà les biens pensant qui me disent : « mais quand on gagne le SMIC on a pas de voiture ! ». Ils ont surement raison, et il existe forcément une étude qui montre que X% des smicar n’ont pas de voitures. Et bien je suis désolé de jouer mon original mais moi, sans ma voiture, je ne peux pas aller travailler. Peut-être qu’en moyenne des français moyens utilisent en moyenne les moyens de transports collectifs. Oui, certainement mais moi j’ai besoin d’une voiture et qui plus est, sans vouloir heurter certaines personnes qui aiment à penser pour les autres, j’ai aussi besoin d’une voiture pour vivre. Surement un comportement d’enfant gâté, désolé.

Ma voiture est une petite Twingo, achetée par ma grand-mère, qui passe tout juste le contrôle technique tous les deux ans, difficile de faire plus petit, moins cher, mais j’en ai besoin et comme elle ne fonctionne pas non plus au souffle du vent, il faut aussi que je pense à dire bonjour au pompiste de la grande surface au moins deux fois dans le mois pour faire un plein.

Bon je récapitule tout ce que tous les mois j’oublie et qui pourtant entre dans ce que l’on nomme les « charges incompressibles » : Electricité, assurance voiture, et assurance appartement que j’avais oublié, ce qui nous fait la modique somme de : 50 euros en moyenne par mois sur l’année d’électricité, 70 euros par mois pour ma voiture, 5 euros pour mon appartement, soit 125 euros au total à soustraire de mes 510 euros.

J’en arrive donc à 385 euros, ce qui reste une somme suffisante, si j’en crois la valeur du RSA qui est d’environ 410 euros et avec lequel il paraît que quelqu’un peut vivre. Je suis donc nanti, car moi j’ai payé mon toit, ma lumière, ma chaleur, mes déplacements et il m’en reste encore. Ah, mais j’avais oublié, mes deux pleins pour mon 4X4 Twingo qui consomme du 8 litres au 100. Il faut donc encore amputer les 385 euros de deux fois 50 euros, au tarif d’1,50 euros le litre en 2011.

J’en suis donc à 285 euros, la barre fatidique des 300 euros est passée mais aucune raison d’être inquiet puisque à ce stade j’ai tout payé ce qui est utile et nécessaire pour être logé et travailler, donc tout va bien car le reste ne doit appartenir qu’au domaine des futilités et du gadget.

Décidément, j’ai encore oublié une charge incompressible, Freud parlerait d’acte manqué. Oui, ma mutuelle, car sans ça s’il m’arrivait quelque chose, alors là se serait la rue. Ma mutuelle, la moins cher, prise dans une grande surface, comme l’essence. Elle me coûte 30 euros par mois.
255 euros, ça y est, je me suis concentré, je n’ai rien oublié, j’en suis sûr !

Maintenant, il me faut quand même me nourrir, même si tout le monde se fiche de ma santé, il faut au moins que je mange pour travailler et gagner mon salaire. Ca tombe bien puisque tous les jours, à la télé on me dit de consommer avec modération, je suis donc très obéissant. Alors là, si vous chercher le prix du panier moyen du français moyen vous verrez que le résultat est très moyen. Je vais donc simplement vous dire ce que je dépense, pour manger normalement en fonction de mes envies et de mes possibilités. C’est un peu comme tout le monde en fait, mais ce sont mes dépenses, pas une moyenne faite du panier des plus pauvres et des plus riches.

Il me faut en principe 40 euros par semaine et ceci sans aucun extra, en produits « premier prix », autrement dit, en comptant et sans me laisser aller par des envies couteuses. Je risquerai d’être qualifié de dépensier !

255 euros moins 120 euros, et j’en arrive donc à 135 euros de « rabe ». C’est ma marge de liberté, celle qui me permet de vivre d’intenses émotions, des aventures extraordinaires, des rencontres à vous coupez le souffles, mes mille et une nuit à moi avec mes mille et un euros.

Ca y est, mon Alzheimer chronique à 25 ans me joue encore des tours, j’ai oublié un truc super important et qui pourtant ne me quitte jamais, mon téléphone. Un abonnement standard, rien d’extraordinaire, peut-être qu’il existe moins cher mais disons que je crois que ça n’a rien d’exceptionnel : 40 euros par mois et bloqué pour ne pas dépasser, bien sûr.

Et puis j’allais aussi encore oublié quelque chose de super important, mon internet, celui qui me permet de communiquer pas cher et d’avoir trouver du travail : 30 euros par mois.

Alors cette fois je dois être au bout et ce qui me reste est vraiment pour moi, juste pour moi, pour m’éclater. 135 euros moins 40 euros moins 30 euros égale 65 euros.

C’est exactement ce que me verse la CAF pour mon logement, vous voyez, vous aviez raison, c’est une somme importante car sans elle, je n’aurai pas cette largesse financière pour allez boire un coup, aller une fois au cinéma, manger une pizza, inviter quelques amis à boire un verre à la maison, faire un cadeau à mes parents, à ma grand-mère qui m’a acheté ma voiture, bref, toutes ces choses dont on peut se passer et qui ne sont qu’accessoires à la vie d’un travailleur à temps plein.

J’ai toute fois encore oublié quelque chose, mais oui, mes impôts locaux, 400 euros, pour lesquels je ne suis pas mensualisé car en fait, je vais tout vous dire, je les paie avec ma prime pour l’emploi. Et oui, j’ai l’honneur, l’avantage et la chance de percevoir ma prime pour aller au travail. Etonnant qu’on me récompense d’aller travailler et de ne rien gagner, mais bon, je les prends, car ils me permettent une largesse financière non négligeable. Un boni de 300 euros une fois par an, alors merci Bercy.

Tout ce qui est décrit est réel et n’est pas le scénario misérabiliste d’une série fiction. La simple réalité de la vie ordinaire d’un français qui n’est à priori pas dans la moyenne et qui pourtant correspond à un nombre important de gens en 2011. En ouvrant les yeux et en cherchant, je suis certain que vous pourrez trouver tout près de vous quelqu’un qui me ressemble.

Bien sûr, je connais le discours qui conduit à dire que je pourrais faire autrement. Peut-être, mais sur quoi repose cette idée ? Sur le fait que si j’avais fait des études, plus longues ou si j’étais plus volontaire, plus dynamique et plus motivé, je pourrai avoir une situation plus sereine d’un point de vu financier.

A ceux là je réponds que ce discours n’a aucun sens car s’il suffit de dire que je peux faire autrement cela sous-entend que ce discours vaut pour tout le monde et que tous ces gens peuvent faire autrement, ce qui est tout simplement faux. Il ne peut être de la responsabilité individuelle de chacun de sa place dans une société qui de fait ne peut donner une place gratifiante financièrement pour tout le monde. Dire que je pourrai faire autrement cache l’idée que tout le monde pourrait faire autrement, sous-entendu, que tout le monde peut faire en sorte de gagner suffisamment d’argent pour vivre confortablement.

Cela pose juste un léger problème : qui fait quoi ? Jamais aucune société industrialisée n’a pu offrir à tous un salaire permettant une véritable liberté financière. J’accepte l’idée qu’il existe et existera toujours des gens qui travaillent et qui gagnent plus que d’autres, ceci n’est pas un problème et c’est un fait qui n’appelle aucune rébellion de ma part. Par contre ce n’est pas la même chose quand celui qui se trouve au bas de l’échelle sociale et qui pourtant travaille, ne peut plus se louer des bienfaits du fruit de son travail au-delà de la seule possibilité de manger et de se loger. Si Travailler, se loger, et se nourrir sont les seuls éléments satisfaits par un travail normal à plein temps, il en va de la santé psychique des gens et il ne faut pas s’étonner du nombre de personne qui préfère rester chez eux.

La société repose sur la consommation et c’est même elle qui permet à de nombreuses personnes de travailler, mais cette consommation est impossible pour une frange importante de la société. Pour y accéder, juste pour jouir des plaisirs que cela occasionne, elle ne peut le faire qu’en prenant des risques financiers importants d’endettement. C’est un cercle infernal, car de la dette nait encore plus de précarité financière et ceci sans aucun moyen d’en sortir seul.

Ce qui est insupportable et révoltant c’est que ce discours, « vous pouvez et devez faire autrement pour gagner plus et vivre mieux » repose sur un mensonge collectif, une escroquerie sociale maintenue sur le principe de la culpabilité individuelle.

Il est inacceptable qu’en 2011, en France, il ne reste aux personnes comme moi que 65 euros pour vivre autre chose que leurs charges fixes incompressibles. Impossible d’envisager quelle qu’activité que se soit avec cette somme. Qu’il s’agisse de culture, de sport, de musique, de tout autre loisir, la seule possibilité raisonnable consisterait à rester chez soi pour éviter toute tentation et toute envie qui seraient immédiatement refreinées et censurées par l’état de mes finances.

Je ne parle même pas d’autres nécessités que je n’ai pas décrites dans ma comptabilité. Avec 65 euros je dois aussi m’acheter des vêtements, des chaussures, et je passe quelques médicaments pour palier un mauvais rhum qui me conduirait à un arrêt de travail.

Il est pourtant simple et très concret de mettre 65 euros dans son portefeuille et de tenter de tenir un mois avec cet argent de poche.

J’insiste, je ne fais pas de misérabilisme, je décris tout ceci dans un principe de réalité, rien d’autre. La crise économique n’a même pas eu d’effet négatif sur moi, ma situation est identique depuis plus de trois ans, alors me dire que tout ceci est lié à la soit disant crise, me fait beaucoup rire jusqu’à me faire pleurer.

Nos élus, hommes ou femmes politiques de tout bord n’ont aucune conscience de ce que je vis. Eux vivent à travers des statistiques, des moyennes, des apports intellectuels qui pour des questions de méthodologie et de rigueur statistique ne sont même plus capables de donner forme à la réalité des vrais gens dans leur vraie vie. Je rêve d’un politique qui déciderait de vivre pendant six mois comme moi, avant de se présenter à une quelconque élection. Que quelqu’un ose cette démarche, sans peur d’être accusé de démagogie ou de populisme, qu’il ou elle mesure le plaisir de vivre ainsi. Que cette personne ressente et trouve des réponses aux questions que je me pose le matin pour aller travailler. De quel plaisir vais-je pouvoir jouir aujourd’hui, demain, le mois prochain. Que quelqu’un puisse me dire s’il sourit à l’idée de rester enfermer chez lui pendant les vacances d’été ou encore de trouver un boulot au noir pour améliorer l’ordinaire pendant ses 3 semaines de congés payées.

Si un élu ou représentant politique vivait ce que je vis, il persisterait un biais important, car lui il pourrait quand même s’accrocher à l’idée qu’il y aura une fin à sa situation misérable et ceci change tout en terme de ressenti.

Moi ma seule projection positive est l’image sécurisante de ne pas perdre mon travail. Et encore ceci ne tient qu’à un fil, car aujourd’hui, pour simplement survivre comme moi, ils sont nombreux à attendre pour prendre ma place à la moindre occasion.

Comment pouvons nous accepter et nous taire alors que nous sommes entre 5 et 8 millions à être pauvre officiellement ? La définition de la pauvreté en France et en Europe est simple : personne ou ménage vivant en dessous d’un niveau de vie (seuil de pauvreté) fixé à 60% (médiane) des niveaux de vie.

En France, on hésite et on utilise deux taux, l’un à 50% soit un montant d’environ 800 euros/mois, l’autre à 60% soit un montant de 950 euros/mois. Cela change le nombre de gens concernés mais à part les 150 euros d’écart cela ne change rien à la situation de ceux qui vivent avec ces niveaux de revenus.

Je n’irai pas plus loin dans une discussion sur les chiffres, je dirai seulement que s’agissant de seuil, évidemment, si l’on dépasse ce niveau on est plus pauvre par définition. Donc si l’on gagne 1060 euros (le smic) on dépasse ce seuil et l’on est plus comptabilisé dans les pauvres. Ca me soulage de savoir que je ne suis pas dans la classe des pauvres et on me dit tous les jours que j’ai déjà de la chance d’avoir un travail. C’est vrai, tout à fait vrai, car si nous sommes plusieurs millions à vivre comme moi, il faut encore rajouter ceux qui n’ont pas de travail du tout, et encore rajouter ceux qui n’ont qu’un travail à temps partiel. Alors oui, au monde des aveugles le borgne est roi.

Il faudrait définir une terminologie qui qualifie les « pauvres aisés » ou les « moins pauvres » ou alors passe t'on directement de pauvre à « classe moyenne » ?

On pourrait chercher à faire une somme en ajoutant toutes les personnes comme moi qui gagnent le SMIC et les personnes pauvres et l’on arriverait à un nombre qui à mon avis s’approcherait des 10 millions de personnes, mais là je sens que je vais me heurter violement aux scientifiques de l’économie qui me parleront de concepts différents et de l’impossibilité d’ajouter des choux et des carottes. Bref, tout ce qui fait que l’on ne peut jamais savoir en France la réalité du nombre de personnes qui vivent à la frange de ce seuil de pauvreté. Les questions sur ces sujets se heurtent toujours à de soit disant problèmes méthodologiques qui stigmatisent au final le débat et éteignent la vision insupportable de la réalité de la situation quel que soit le chiffre. Car enfin, que ce soit 3, 4, 5 ou 10 millions de personnes, est-ce le nombre qui pose problème ou la situation des personnes qui vivent comme ça ?

Je suis amère chaque matin, triste et mélancolique chaque soir, une vie de frustration et de culpabilisation perpétuelle sur l’autel du « j’avais qu’à faire autrement ». Alors sur cette argumentation je me dis que je dois être vraiment très nul puisque s’il suffit de vouloir pour avoir, et que je me trompe en pensant qu’il faudra toujours des gens pour travailler pour les autres. Le problème n’est pas un problème de classe, mais un problème de valeur du travail.

Ma journée de travail vaut tellement moins que celle d’un nombre croissant de gens qui s’enrichissent sur ma pauvre vie. Employés, vendeurs, ouvriers, agents de service, travailleurs manuels, petit fonctionnaires et autres activités sont des sous-personnes. Lorsqu’ils se lèvent et travaillent toute la journée, ils ne méritent pas autre chose que de survivre et surtout ils n’ont pas à se plaindre car ils n’avaient qu’à être à la place de ceux qui les font travailler.

Quelle drôle d’idée, encore une fois, j’imagine une société ou il n’y aurait que des gens qui décident et qui commandent les autres ! De qui se moque t’on ? La hiérarchie sociale est un fait depuis toujours et je n’ai aucune utopie qui remettrait en cause ce schéma, mais ce n’est pas parce qu’il existe ceux qui décident et ceux qui exécutent que ces derniers n’ont pas de droit à vivre autrement que comme des taupes qui ne voit que la lumière des néons. Ce droit fondamental à une certaine égalité de pouvoir jouir de la vie n’existe t-il pas ? Pourquoi devrai-je faire des ménages pendant mes congés alors que d’autres peuvent partir aux Seychelles ? Leur valeur individuelle justifie t'elle une telle différence d’accès au plaisir de la vie ? Oui, et cela ne gêne personne. Si demain toutes les petites personnes comme moi arrêtaient de se lever le matin, les dirigeants ne pourraient plus partir au soleil. A l’inverse, si ces leaders s’arrêtaient de faire ce qu’ils font soit disant pour notre bonheur, investir et diriger, et bien pour moi cela ne changerait pas grand chose, car de toute façon travail ou pas, mes possibilités de jouir de la vie n’en seront pas altérer puisqu’elles n’existent pas. Je gonflerais simplement les rangs des gens à la rue, mais peut-être faudra t-il en arriver à ce que le nombre de personnes à la rue augmente pour que la prise de conscience collective nécessaire s’affiche.

Je n’ai pas les solutions à mon problème et je considère que ce n’est pas à moi qui gagne 1060 euros/mois de les trouver. Forcément, on me raconte ce que l’on veut, que c’est la faute de la crise, que c’est la faute de la mondialisation, que c’est la faute de la dette de l’état, etc. Oui, oui, oui, je vous crois et je m’excuse d’oser demander et de réclamer en ces temps si difficiles pour les dirigeants. Je me rends bien compte que tout cela nous échappe et qu’il n’y a rien à faire pour moi et que je devrais faire preuve de plus de maturité et de compréhension.

C’est simple, il me suffit de regarder autour de moi et de regarder ne serait-ce que les voitures qui circulent pour me rendre compte que rien n’est possible et que finalement tout le monde est comme moi ! Il me suffit de compter le nombre croissant de voitures qui coûtent aux alentours de 30 000 euros pour me rendre compte qu’il me faudrait 2 années de travail, sans toit, sans manger, sans rien, pour pouvoir m’asseoir au volant de cet objet d’unique plaisir. Mais là, je sens que je fais du misérabilisme et de la lutte des classes et ce n’est pas bien.

Pour ne plus souffrir je vais écouter et appliquer les discours apaisant qui me suggèrent de ne pas être envieux, que c’est pêcher, que l’envie est la cause de ma souffrance et que si j’acceptai tout simplement ma vie telle qu’elle est, je serai bien plus heureux. Que si cela me pèse trop, je n’ai qu’à faire autrement et travailler le dimanche, le soir et les jours fériés pour avoir accès au bonheur. Que je me trompe de combat et que l’argent n’est pas une fin en soi et que ce qui compte c’est l’homme et l’esprit, pas l’argent. Oui, je vous écoute et je bois vos paroles et je vais continuer à me convaincre de la chance que j’ai de pouvoir garder ma dignité de pauvre. Que tout ce que je vois n’est que luxure, dépravation, bling bling et n’a aucun intérêt. Oui j’admets que de vouloir partir une semaine en vacances au soleil, au camping municipal, sur une plage française, n’est pas une fin en soi et que ce qui compte c’est de travailler.

Voilà, vous avez partagé un peu de mon conte de fée des mille et un euros, ma vie, moins que moyenne et mieux que le pire.

La morale de ce conte je vous laisse l’écrire, je vous laisse lui donner la suite qui vous convient le mieux. Ma suite à moi, elle me regarde, et n’a pas vocation à servir d’exemple.

Je ne dirai qu’une chose, je préfère qu’on ose me dire, nous dire, de nous taire, que de nous accuser de démagogie ou de populisme à chaque fois que l’on rapporte la seule réalité de la vie. Ces termes appartiennent aux politiques et n’ont vocation qu’à éteindre tout discours se rapprochant d’une réalité vécue, Les mots qui accusent de démagogie sont des armes de destruction massives de toute référence au principe de réalité qui dérange. Pourtant c’est ce même principe de réalité qui nous est imposé lorsqu’on nous demande d’être raisonnable : Comment voulez-vous qu’on augmente le SMIC cher ami, mais c’est impossible, vous êtes totalement en dehors de toute réalité économique !

Si l’engagement politique est une valeur respectable et que je respecte, je demande à ceux qui s’en réclament d’en être au moins dignes en assumant la réalité enfin non travestie.

Ne me culpabilisez plus ! Je ne l’accepterai plus !

Etre coupable c’est avoir un pouvoir sur les choses, alors si je suis coupable de quelque chose c’est uniquement d’avoir cru et de croire en l’individu politique à travers ce grand mensonge collectif que vous appelez démocratie. 


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72 réactions à cet article    


  • je-fe je-fe 20 août 2011 10:07

    Très touchée par votre article et oui, la réalité est dérangeante, surtout pour les millions de personnes qui, n’en déplaise aux statistiques, vivent la même existance.

    Vivant en zone frontière et donc particulièrement privilégiée (pour combien de temps, la retraite ??? est proche), c’est le désespoir qui s’exprime dans votre billet qui me font monter les larmes aux yeux.


    • Rosalu Rosalu 20 août 2011 15:47

      Très émue par ce conte de la vie ordinaire - à comparer aux dépenses faramineuses faites par nos dirigeants, qui, eux, ne paient jamais rien de leur poche, ni leurs vacances, ni même leur nourriture, mais qui nous donnent des leçons, comme par exemple lorsque C. Lagarde nous conseillait de nous déplacer à vélo quand l’essence augmentait. 
      Comment peut-on dépenser l’argent public sans vergogne, alors que d’autres n’arrivent pas à joindre les deux bouts ? C’est écoeurant !!!

      Encore un 2e mandat UMP et ils pourront encore « réformer » plus en copiant des pays comme l’Allemagne, où le salaire minimum n’existe même pas. 
      Attendons le 24 août pour voir qui va encore payer l’addition de cette gestion irresponsable depuis 2007...


      • patdu49 patdu49 20 août 2011 11:05

        petite erreur dans ton article :

        pas 10% de chomeurs, mais 25 à 30 % démo chiffrée :
        http://www.lepost.fr/article/2011/07/27/2557825_vrais-chiffres-chomage-juin-2011.html

        sinon je t’invite à lire ceci :
        http://www.lepost.fr/article/2011/06/07/2516343_comparatif-rsa-socle-smic-plein-temps-rsa-chapeau-10-heures-par-semaine.html 

        et tu constateras, que tu serais pas + fauché au RSA qu’avec ton smic.
        smicard célibataire, pire des configurations qui puisse exister en France, financièrement parlant.

        dailleur j’ai moi même laché ma situation d’esclave du système :
        http://www.lepost.fr/article/2011/07/21/2553486_quelques-experiences-d-un-chomeur-desabuse.html


        • bosk 20 août 2011 11:21

          A ce message j’ajoute qu’il ne faudrait pas qu’un problème de voiture vienne grever ton budget
          Mais le modèle français est fait pour t’inciter à te mettre en couple et faire des enfants car telles est la volonté de l’état
          la france n’est pas fait pour les célibataire
          enfin j’ironise


          • patdu49 patdu49 20 août 2011 11:27

            autrement, tu parles oui, de petite pharmacie non remboursée, mais faudrait pas que t’ai besoin d’une couronne dentaire ou d’une paire de lunettes !!
            car ta mutuelle hyper bas de gamme, ferait que tu en serais de ta poche de plusieurs centaines d’euros.

            tu n’abordes pas non plus, le cout d’une raparation sur ta bagnole, le jour ou faut changer les 4 pneus + montage/équilibrage, ou si l’embrayage te lache etc ...

            apparemment t’es pas accro à la clope et c’est tant mieux pour toi, car sinon si tu te grillais ton petit paquet de clopes par jour, à 5 euros, c’est 150 euros par mois.

            autrement politiquement parlant, les écologistes et le front de gauche + NPA, sont les seuls à prendre en considération ce que tu décris, et à proposer donc des revenus + décents pour les classes pauvres et les milieux populaires.

            les autres sont parfaitement au parfum de la réalité des choses, je peux te le garantir, mais s’en contrefoutte royalement, y compris la pseudo gauche PS, jamais une seule fois, un élu PS ou un encarté, militant PS, n’apportera la moindre réponse, pour palier à ce que tu décris, c’est pas faute de les avoir interpellé sur ces questions.

            quand à l’UMP ou aux centristes, eux c’est pire, ils ne proposent carrement que d’agraver la situation, en disant que le SMIC est trop élevé, pour la compétitivité mondiale, etc ..


            • herbe herbe 20 août 2011 11:55

              Votre message simple et de bon sens ne peut-être qu’entendu : il en va de l’avenir même de ce qu’on appelle civilisation...

              Je vous laisse imaginer la situation de certaines familles monoparentales (quand aux autres les difficultés s’aggravent).

              Et Dieu merci vous êtes honnête parce certains acculés ont déjà succombé à la tentation de l’économie grise pour la survie (il existe aussi celle pour le profit, ça c’est pour les nantis...) :

              http://cdurable.info/L-economie-grise-a-t-elle-un,306.html

              Nous sommes en plein cercle vicieux (promotion du vice et punition de la vertu) et il faudrait en sortir le plus vite possible et de notre plein gré (de tous ...mais à commencer par la tête : décideurs, nantis, élites ou autres responsables...)


              • Nolimé Nolimé 20 août 2011 13:10

                Un petit comte du désespoir ordinaire...

                Je n’ai ni solution miraculeuse - ou pas, d’ailleurs !- à proposer, ni même de morale pour parachever cette histoire. C’est en effet le lot d’une grande majorité de personnes dans nos pays occidentaux, faire le choix entre l’endettement ou la frustration. On peut décider que l’on n’a pas besoin de plus, et que la société de consommation n’aura pas notre peau - on ne rigole pas !^-^...
                Ou alors, on peut décider qu’on en a raz les baskets et tenter une autre approche : je vais vous paraître sans doute un peu idiote, mais avez-vous pensé à un autre boulot ? A une formation - même les smicards y ont droit !- une réorientation vers un métier plus rémunérateur, ou au moins plus enthousiasmant ?

                Ce n’est pas tant la frustration quotidienne qui est en jeu - quoi que je la comprend parfaitement !- que votre fragilité en cas de coup dur : votre situation vous met vraiment en danger au moindre problème qui peut se poser.

                Je crois que c’est le seul pouvoir que les gens comme nous - car nos situations sont très proches, à quelques euros près ^_^ - ont à leur disposition : prendre le taureau par les cornes, se replonger dans les études (enfin, dans le cadre d’une formation professionnelle bien sûr) et essayer d’améliorer sa situation perso.
                Je n’attends strictement rien des politiques, quelle que soit l’obédience. La merde, c’est nous qui sommes dedans, tous les matins...


                • Gargantua 20 août 2011 13:28

                  Merci pour ce témoignage, que j’ai vécus avant de me retrouver sur le carreau, ce que vous évoquez et une dure réalité qui est escamoté avec les statistiques.

                  Car les statistiques non pas d’autres buts que d’escamoté la réalité et d’en écrire une autres artificielles.

                  Cela permet aussi de maintenir, les personnes dans l’atomisation de leur réalité, et de donné l’illusion que nous sonnes dans un progrès contant dans le sociale, alors que ce n’est plus le cas depuis longtemps.

                  Nous nous engageons dans une paupérisation généralise et tout est fait pour que l’on l’ignore le plus longtemps possible.
                   


                  • Marc Bruxman 20 août 2011 14:41

                     Bonjour,

                     Je ne peux que vous suggérer de trouver un autre travail, si celui ci paie si mal. Nul besoin de faire polytechnique pour faire de la plomberie, de l’électricité d’intérieur ou tout travaux de ce type. Mais ce qui est sur c’est que vous ne gagnerez plus le SMIC. En vous mettant en auto-entrepreneur pour démarrer et en faisant quelques chantiers le week end, puis si cela se passe bien en faisant cela à plein temps, vous aurez rapidement oublié vos soucis financiers.

                     Beaucoup d’immigrants portugais ont ainsi fait des chantiers. Et beaucoup sont devenus riches par ce biais.

                     Si le batiment ne vous plait pas, renseignez vous. Il y a des opportunités de faire du fric, elles existent. Gardez courage et cherchez les !

                     


                    • PtitLudo PtitLudo 20 août 2011 20:19

                      Vous n’avez pas bien lu l’article, en tout cas pas jusqu’au bout. Si l’auteur avait un autre travail mieux rémunéré, son travail décrit ici dans l’article serait occupé par une autre personne, qui aurait exactement les mêmes problèmes pour finir ses fins de mois !


                    • Pépé le Moco 20 août 2011 21:33

                      @ Marc,

                      Arrêtez de regarder le JT de TF1, au début ça attaque et après ça détruit......les neuronnes !


                    • francois 21 août 2011 00:22

                      Voter ne sert à rien effectivement , quand une majorité de français vote contre le traité de constitution pour l’Europe , et que 54.68 % des bulletins exprimés disent non, on a même pas tenu compte de nos votes , à quoi bon continuer ?

                      Quand on lutte pour bouffer jusqu’à la fin du mois on a plus d’énergie pour se battre pour des idéaux ou un monde meilleur, on finis le mois lessivé.

                      Les syndicats sont inexistant dans notre pays, les gréves c’est valable dans les trés grandes entreprises ou pour les fonctionnaires, celui qui bosse dans une boite de 5 personnes il va manifester seul comme un con dans la rue ? En plus il est fort probable qu’il perde sont boulot , et ça il ne peut pas se le permettre.

                      On en est arrivé là, alors les conseil à 2 euros du style reprend toi en main et bat toi, ça le fait même plus sourire. C’est des paroles vident de sens .

                      Et le goret comme tu l’appelle tu ferais mieux de lui tendre la main plutôt que de le mépriser.


                    • foufouille foufouille 21 août 2011 13:11

                      il est content d’engraisser le sauvignac
                      les gros syndicats sont pourris comme les ploutocrates


                    • efarista efarista 20 août 2011 17:21

                      je n’ai pas pour ma part perçu une quelconque pleurnicherie....juste un constat détaillé.

                      J’ai rencontré dans ma vie ce stade de survie. Quand il ne reste que des néfles de fin de mois en fin de mois. Travailler pour survivre ne m’a pas plut du tout. Bon.... vous avez parlé je crois de cet état depuis 3 ans. Ça c’est inadmissible. Asseyez vous, réflechissez, voyez les choses autrement, brisez cette chaîne là.

                      Je l’ai fait, j’ai trimé pour ma famille et pour moi même, j’ai donné beaucoup d’énergie pour ne plus jamais retourné dans cette sorte de survie plus qu’insatisfaisante et au final je dirai que ce que j’ai a l’heure actuelle, même si ce n’est pas ce qui correspond aux canons de la consommation de par mon propre refus, je l’ai mérité. L’art de rechercher le mieux dans la limite de la marge. C’est du boulot.

                      Courage et BOUGEZ VOS PIONS !


                      • Clojea Clojea 20 août 2011 17:35

                        Bonjour l’auteur. Merci pour ce billet on ne peut plus réel. C’est scandaleux, on est d’accord.
                        Mais, car il y a un mais, la situation ne va pas s’améliorer pour les SMICARs, car droite ou gauche, le plombage est le même. Les syndicats sont plus occupés à prendre des petits dejs à Matignon, et donc que reste-t-il ?
                        Pas grand chose. La seule chose solution serait de boycoter le système, c’est à dire que plus personne dans les usines et les entreprises ne devraient accepter de bosser pour des salaires de misère. Mais difficile d’avoir un consensus sur le sujet, et pourtant ce serait la seule solution pour renverser ce système féodal.


                        • boris boris 20 août 2011 18:42

                          Trés bon article en mettre en paralléle avec un smicard de 1980.

                          Un seul exemple le mien ;

                          - 1982, J’ai 23 ans je suis smicard, je touche 2500,00 frs net par mois.

                          - Loyer dans une résidence sur la côte d’azur grand et beau F1 de 28 M2 + terasse 750 frs/mois, charges comprises.

                          - Véhicule d’occasion 150 Frs/ mois (petit financement)
                          - Essence 100 Frs / mois
                          - Assurance voiture + appart 250 Frs/ mois
                          Pas de télés, ni téléphones
                          - impots et taxes diverses 200 frs/ mois
                          - electricité 100 Frs / mois

                          Total = 1550 Frs

                          Il me reste donc 950 Frs par mois pour manger et les loisirs ce qui à l"époque était largement suffisant, je pouvais même me permettre d’économiser.


                          • francois 20 août 2011 21:37

                            Tout à fait, dans les années 80 , on vivait bien avec le smic, on pouvait même partir en vacances.

                            Une Renault 5 d’occasion, ça tournais aux alentours de 500 francs.

                            Avec 50 francs ont pouvait passer un week end en buvant quelques bieres au bar du coin, s’acheter son paquet de clope, puis aller au restaurant.


                          • Pépé le Moco 20 août 2011 22:01

                            Effectivement,

                            Très bonne remarque, le coût de la vie a énormément augmenté !
                            Et les statistiques de l’INSEE, qui conditionnent l’augmentation du SMIC, ont tout fait pour masquer cette réalité.
                            L’INSEE restera toujours cet institut de propagande à la solde du pouvoir. Cet organisme réalise ses statistiques comme la TEPCO analyse la contamination nucléaire à Fukushima.
                            A quand, un organisme indépendant de la statistique et des études économiques ?
                            Pour le nucléaire, heureusement nous avons la CRIIRAD.


                          • Jean-philippe Santerres 21 août 2011 05:45

                            C’est bien ce que je me disais durant ces 20 dernières années de travail....plus je gagne ....et plus...c’est pareil ! Etrange.

                            Il y a 20 ans, le caddie de course du mois : 1000 Frs (150 euros)
                            Aujourd’hui, c’est 100 euros la semaine !


                          • je-fe je-fe 21 août 2011 08:21

                            + 1 M. Santerres, j’ai constaté exactement la même différence... et encore, à l’époque, nous avions les enfants à la maison... maintenant, nous ne sommes plus que 2.


                          • bigtoufff 20 août 2011 19:53

                            tu peux rajouter les gens qui touche plus que le smic dans tes 10 millions de pauvre, par exemple quelqu’un qui touche 1750 brut sans apl, sans aide à l’emploi avec 700 euro d’impôt sa reviens au même sa va peut-être de réconforter un peux.

                            Par contre pas de mutuel avec un CDI, tu travail en chine ou directement au source genre une entreprise de Neuilly-sur-Seine.


                            • patdu49 patdu49 21 août 2011 06:51

                              1750€ brut = 1330€ net env.
                              célibataire sans enfant, payera si il ne déclare aucun frais réels 281€ d’impots sur le revenu soit 23,41 € par mois.
                              donc 1330 - 23,41€ = 1306,59 € net d’impot sur le revenu.
                              s’il déclare frais réels kilométriques pas d’impot sur le revenu.

                              part contre comme ni PPE ni APL, au final il ne se retrouve qu’à env 130€ net de + par mois que le smicard ( 1073 euros net) en pouvoir d’achat au lieu de 260€ env à première vue.


                            • bigtoufff 21 août 2011 12:13

                              par patdu49

                              je paye au environ 700euros d’impôt su le revenu je sais pas ou vous avez trouvez 283 e

                               1330e - les jours de fermeture de site (prestataire) - ticket resto 7e >3.50 ok sa compte - changement de mutuel d’entreprise maintenant payante -30 euros/mois pour la formule la moins chère.

                              j’avais calculer une différence de 40 euros sur l’année par rapport à un smic mais bon ....


                            • bobbygre bobbygre 22 août 2011 11:59

                              1330€ net env.
                              célibataire sans enfant, payera si il ne déclare aucun frais réels 281€ d’impots

                              Impossible, ça ! Ou alors je me fais arnaquer... ou vous avez des copains dans la famille Woerth ou consorts :)


                            • patdu49 patdu49 23 août 2011 02:21

                              http://www3.finances.gouv.fr/calcul_impot/2011/simplifie/index.htm

                              1330 par mois = 15960 par an
                              je coche travail temps plein

                              Compte tenu des éléments que vous avez saisis, le montant de votre impôt net à payer s’élève à 281 €


                            • PtitLudo PtitLudo 20 août 2011 20:26

                              Très beau témoignage qui appelle à la mise en place d’un revenu minimum d’existence inconditionnel de la naissance à la mort, les « aumônes » actuelles ne permettant plus de vivre dignement (voir le post de boris pour la comparaison à la situation des années 80).


                              • francois 20 août 2011 21:33

                                j’aimerais voire cet article à la une de nos grands journaux. Il est simple et décrit très bien la vie (survie ?) à laquelle nous sommes nombreux à être confronté. Le plus frustrant , c’est que l’on ne voit pas comment s’en sortir , on ne voit pas le bout du tunnel.

                                Et comme certain le font remarquer, la moindre panne de voiture, frigo ou autre et c’est la galère complète. Pour acheter le frigo tombé en panne par exemple , on ne payes pas l électricité tout de suite , du coup on se prends des agios, qui entraines bien sur un appauvrissement ,etc etc..........

                                Ce qui nous plombe, c ’est avant tout le loyer, ils sont trop élevés, la plupart des appartements en location ont été construit pour permettre des abattements fiscaux aux propriétaires, qui pour la plupart grâce aux loyers + abattements font une opération juteuse, ils augmentent leurs patrimoine sans bourse délier. Un vrai conte de fée...................


                                • Pépé le Moco 20 août 2011 22:39

                                  @ francois,

                                  "Le plus frustrant , c’est que l’on ne voit pas comment s’en sortir , on ne voit pas le bout du tunnel.« 

                                  La solidarité d’abord, ensuite l’engagement politique puis la révolte ?

                                  La majorité des français ne sont pas encore suffisamment dans la merde pour avoir des envies de révolte comme cela se déroule (ou s’est déroulé) dans les pays arabes et dans les pays d’Amérique du Sud.
                                  Mais vu l’évolution de la paupérisation de la population française, peut-être que le mouton français (AOC) se transformera en loup et que les citoyens mettront à l’ »amende« toutes les »Véroles" qui ont été au pouvoir depuis + de trente ans.


                                • platon613 20 août 2011 23:03

                                  A lire !

                                  601 131 élus : la France, un supermarché de la démocratie

                                  Alors que la France est avant tout une démocratie représentative on se demande comment, avec autant d’élus, une action démocratique quelconque peut-être possible ? Autre sujet d’inquiétude, qui paie pour cette formidable vitrine ? Avec 601 131 élus, donc un élu pour 108 habitants, la France compte la plus importante concentration d’élus de la planète...

                                  http://news-26.com/politique/951-601-131-elus-la-france-un-supermarche-de-la-democratie.html



                                  • bernard29 bernard29 20 août 2011 23:16

                                    trés bon article, bien construit, bien écrit et qui fait le tour de la question. 

                                    Je crois que nos élus sont bien trop payés et ont de tels privilèges qu’ils sont dans l’incapacité de comprendre veritablement ces besoins. Il faut lire et relire « le discours sur la misère » du député Victor Hugo qui exhortait les élus à avoir sans cesse à l’esprit les difficultés du peuple. 

                                    Quand j’entends Delanoé dire qu’il faut taxer exceptionnellement ( ce qui veut dire temporairement) les revenus de plus de 20 000 euros/ mois, on peut se demander s’il se rend compte de ce qu’il dit. Même Berlusconi va faire plus que lui en augmentant les impôts de 5 %pour les revenus annuels de plus de 90 000 euros et de 10 % ceux de plus de 150 000 euros.
                                    Delanoé se pose la question pour les revenus de plus de 240 000 euros annuels, alors qu’il est dans l’opposition. Sans doute que Delanoé est proche de ces revenus. Voilà où nous en sommes.


                                    • Pépé le Moco 21 août 2011 12:29

                                      @ Bernard29,

                                      Merci pour votre référence au texte de Victor Hugo (cela mérite un lien).

                                      Voir et revoir également « Le Président » de H. Verneuil, tout simplement visionnaire !


                                    • kemilein 20 août 2011 23:58

                                      mon amie a fait 5+2 ans d’étude en Droit (pour parvenir a être avocate) en droit du travail (côté salarié) elle touche 1500€ par moi sur paris... logement a partir de 800€ (aucun droit au logement social, et aucune aide de la CAF) elle se passe, certes, de véhicule.

                                      tout ça pour signaler que même en ayant fait 7 a 8 ans d’étude il est probable d’être payé une misère. Frank Lepage en fait une très bonne explication dans sa démonstration de l’excès de culture (un bac+3 caissière un bac au mcdo et les non bac au chômage)

                                      ce système ne changera pas, il va s’agraver. en fait pour changer de système (car il n’est pas réformable) il faudrait que les gens soient intelligent, ce qu’ils ne sont pas, ce qu’ils ne veulent pas être.

                                      la responsabilité n’est pas souhaité par le peuple, celui ci préfère avoir un bon Papa (dictateur-despote) a qui obéir.

                                      au royaume des aveugles les borgnes sont peut être rois, mais les aveugles ne le sont pas, ils ont juste fermé les yeux.


                                      • francois 21 août 2011 02:33

                                        non , les gens ne sont abrutis, car malgré tout le travailleur au 1000 euros, dispose encore d’un certain confort et arrives à manger pratiquement correctement, l’instinct de survie le pousse à garder son job sous payé. Aprés c’est la rue , et ça ,ça le hante, d’autant plus que c’est une réalité qu’il côtoie de plus en plus au quotidien, les SDF sont de plus en plus nombreux ,alors son lit,son frigo,sa machine à laver et son pc, il a pas envie de les perdre.

                                        Il n’a pas fermer les yeux , il est simplement assoupi , il attend la goutte d’eau qui fera déborder le vase , et cette goutte se profile à l’horizon.


                                      • Bovinus Bovinus 22 août 2011 02:43

                                        Salut kemilein,

                                        En dépit de votre désespoir persistant dans l’humanité, garant de la cohérence de votre discours, je me permettrai de contester cette phrase :

                                        ce système ne changera pas, il va s’agraver. en fait pour changer de système (car il n’est pas réformable) il faudrait que les gens soient intelligent, ce qu’ils ne sont pas, ce qu’ils ne veulent pas être.

                                        Il me semble que la pérennité du système n’est pas due à l’intelligence ou à la bêtise de ceux que ce dernier exploite. Le système exploite tout le monde, du balayeur au trader, et même les politiques. Simplement, comme ceux qui sont dans la partie haute de la pyramide lui rapportent le plus, il les rémunère plus grassement. Ils sont aussi plus longs à « produire » (ou former, si tu préfères), il y a tout un capital générationnel derrière pour les plus gros d’entre eux. Les perdre, ou, pire encore, les voir se retourner est hautement dommageable, c’est pour cela que leur rémunération est tout à fait justifiée, en termes pragmatiques (toujours du point de vue de la pérennité et de la cohérence de l’ensemble). En réalité, le système n’est généreux envers personne. Les victimes les plus « spectaculaires » en sont les artistes. Plus ils sont géniaux, plus leur vampirisation est spectaculaire. Ils apparaissent de manière totalement aléatoire, parce qu’ils ne sont pas produits par le système, mais par la société, le système n’a aucune prise là-dessus. Certes, quelques-uns ont su tirer leur épingle du jeu, mais combien d’entre eux ont fini suicidés ou clochards, volés, escroqués, oubliés, ou carrément « découverts » des siècles après leur mort ? Le système tente bien, depuis quelque temps, de créer des espèces d’ersatz d’artistes, ceux qu’on voit et entend dans les médias, mais il s’agit la plupart du temps d’imposteurs dont la gloire est éphémère, si ils ont la chance d’avoir quelque succès.

                                        Les seuls à vraiment tirer un réel profit du système, ce sont ses généraux, les très gros, ceux qui le dirigent et qui l’ont créé. Ceux-là peuvent en effet se permettre de rançonner tous ceux qui sont en-dessous, sans réelle limite ni contrepartie, car nul n’est au-dessus d’eux pour les rançonner à leur tour. Pas de manque à gagner, pas de parts versées à X, à Y et au patron. Que du profit net. Combien sont-ils ? On ne sait même pas vraiment. Probablement quelques centaines, tout au plus.

                                        Ce système ne changera pas parce que le pouvoir des gens, qu’ils soient imbéciles ou géniaux, est extrêmement réduit. Ce système est malsain parce que ses principes de base sont malsains. Liquider ses chefs ne servira à rien, car les sous-chefs qu’il aura créé prendront immédiatement leur place. Ce sont les bases, les principes fondateurs qu’il faut remplacer. Le système a abattu le pouvoir spirituel puis éradiqué toute morale société pour y mettre la sienne ; il convient donc de remettre de la morale dans la société, d’y diffuser un nouvel enseignement. En termes épistémologiques, ça s’appelle un changement de paradigme. C’est une tâche qui n’est à la portée que de philosophes et de prophètes géniaux, secondés par des légions de disciples et de continuateurs. Vous ne pouvez demander à la société entière de devenir géniale. Votre raisonnement est donc incohérent.

                                        CQFD smiley

                                        La seule chose qu’on pourrait faire, au niveau d’un pays, ce serait opposer un front de résistance uni. Ce n’est pas une chose facile à réaliser, car il faudrait déjà qu’un politique génial fasse son apparition, et qu’il rassemble le peuple. Et ce n’est pas une garantie de succès. Demandez aux Lybiens, aux Irakiens, aux Afghans, aux Serbes... C’est effrayant à dire, mais aujourd’hui, le Système est devenu plus puissant que bien des États.


                                      • kemilein 22 août 2011 10:52

                                        ça c’est l’évidence mon bison.

                                        vous venez de collisionner deux idées.

                                        1) le déterminisme, c’est-à-dire : consentir a ce qui nous entoure, non pas par lucidité et conscience, mais parce que c’est ainsi que nous avons toujours vécu depuis notre naissance, et qu’on nous l’a appris. On ne remet pas cela en question, on se laisse porter par le courant (puisque tout le monde fait la même chose - comme nous, suivre).

                                        2) j’avais exposer le problème de l’argent, a quoi leur sert tant d’argent ? en 10 générations leur fortune ne serait pas dilapidée, la conclusion rationnelle (excepté pour les névrosé boulimique du pognon) est que ce n’est pas l’argent qui les intéresse mais le pouvoir lié a l’argent (donc le commerce-corruption). la question était donc : a quoi leur sert donc tant de pouvoir.

                                        le déterminisme nous renseigne quant au pourquoi du comment, les riche ne sont pas forcément des salauds de méchants, ils sont aussi bête que n’importe qui, a suivre la masse de leur semblable, a les imiter.

                                        par contre je ne puis raisonnablement croire que la minorité qui détient réellement le pouvoir n’est pas lucide, ça n’aurait pas de sens d’être si haut et d’être si débile. cette minorité qui contrôle le pouvoir, la puissance oeuvre pour quelque chose d’obscure (obscure car on ne sait pas ce que c’est, je dit pas que c’est forcément monstrueux)

                                        bref, vous pointez quelque chose d’intéressant, cette minorité lucide irrigue le système dans son entier même les riches. nous sommes finalement tous les jouets du système, on nous récompense de bons points, de su-sucre mais de papier, pauvre, esclave, riche, bourgeois, etc.

                                        alors question, ou se trouve le pouvoir ? et a quoi leur sert il ?


                                      • kemilein 22 août 2011 14:58

                                        En dépit de votre désespoir persistant dans l’humanité, garant de la cohérence de votre discours, je me permettrai de contester cette phrase :

                                        «  » - - ce système ne changera pas, il va s’agraver. en fait pour changer de système (car il n’est pas réformable) il faudrait que les gens soient intelligent, ce qu’ils ne sont pas, ce qu’ils ne veulent pas être. - -«  »

                                        qu’est ce qu’ l’intelligence ? faudrait déjà en débattre un poil ? en tout cas je sait ce qui n’est clairement pas de l’intelligence.

                                        par exemple le fait de délégué son destin personnel qui a grande échelle donne la délégation du destin collectif, a une poignée de personne dont on n’est pas bien sur qu’ils soient fiable et bienveillant, dans les faits c’est plutôt le contraire (usurpateur et profiteurs). Ce n’est clairement pas de l’intelligence mais du laxisme.

                                        s’entendre dire que le peuple n’est pas assez intelligent et éduquer pour se débrouiller tout seul, alors que justement l’éducation nationale est a leur main, c’est fort de café. Ce n’est pas de l’intelligence mais de l’aveuglement.

                                        accepter la compression-modération salariale comme une fatalité. Du style, il nous faut réduire vos salaires, mais aussi le salaire du tiers (cotisation) parce que figurez-vous les chinois tout ça... sans même se dire que les chinois pourraient a leur tour faire de même, et ainsi de suite jusqu’a quand ? Ce n’est pas de l’intelligence mais de la stupidité.

                                        croire que les « riches » une fois gavé vous feront tomber dans votre assiette les quelques miettes du festin. un peu comme on donne son os a son clébard. Ce n’est pas de l’intelligence mais de lâcheté.

                                        on pourrait faire une liste longue comme le bras, et n’importe quel pécore peut la faire.
                                        la conclusion est que les gens ont peur et donc sont lâches, lâches d’affronter les puissants, mais quand bien même, lâches d’assumer les conséquences induites par leur actes (si tenté qu’ils osent l’affrontement)

                                        c’est un constat, j’y suis pour rien moi a ce que sont les gens, c’est ainsi. alors oui on peut leur trouver plein d’excuse foireuse, du genre, « oui mais ils ont peur de perdre le peu qu’ils ont », (ça tombe bien leur mômes eux auront rien a perdre et le consumérisme les fait bander. ça promet question pillage). y’a un moment faut être lucide et réaliste : l’autisme est une maladie très répandue.


                                      • garisamui garisamui 21 août 2011 02:37

                                        JUSTE POUR RIRE : Député : 11 146 € nets par mois (x 577 députés = 6 431 242 euros) environ....

                                        Indemnité mensuelle : 7 064,8 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (5 487,25 €), une indemnité de résidence (164,62 €) et une indemnité de fonction non imposable (1 412,97 €). Cela représente 5 261,01 € net par mois.

                                        Indemnité représentative de frais de mandat : 5 884,9 € net par mois, pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat (voiture, loyer, frais de réception, d’habillement...)

                                        Avantages : 9 093 € mis à disposition pour rémunérer ses collaborateurs, accès gratuit à l’ensemble du réseau SNCF en 1re classe, remboursement des forfaits de cinq lignes téléphoniques et d’un abonnement internet. Le président de l’Assemblée nationale jouit d’une indemnité propre de plus de 14 000 €.

                                        Cumul : possible. Un député ne peut cumuler son indemnité parlementaire et les indemnités d’autres mandats électifs que dans la limite d’une fois et demie le montant brut de l’indemnité parlementaire de base, soit 8 230,88 €. Un parlementaire ne peut donc percevoir plus de 2.743,63 € au titre de ses mandats locaux.

                                        Encore je ne vous parle pas des députés européens, des sénateurs etc etc ........
                                        Tous ces individus s’empiffrent sans vergogne de notre argent, en échange de quelques lois ni applicables ni appliquées, lors de quelques heures parcimonieuses de présence, spécialement les jours où est retransmise la séance à la TV.
                                        Plus DE 600 000 élus....Et la plupart cumule 2 mandats : en général député maire !! Place aux autres !
                                        Il y a là matière à créer pas mal d’emploi !
                                        Que de gros salaires volés au mépris du contribuable, mais tous se cramponnent à leur assiette car la soupe est bonne !!! DROITE ET GAUCHES VÉROLÉES associés depuis plus de trente ans dans ce racket, l’une et l’autre maculées de magouilles immondes et de scandales en touts genres !!! Les loups ne se mangent pas entres eux.

                                        Vous allez me dire mais pour qui voter ? Mais pour n’importe qui, mais pas eux ! De toute manière plus personne ne pourra faire plus de mal . On ne peut pas tondre un œuf !!!

                                        Alors, bon peuple de France, grand troupeau de veaux mugissant à qui mieux mieux, mais prix de panique lorsque un candidat surprise différent du sérail, arrive au premier tour, mais, eh bien votez pour ce nouveau, peu importe qui il est où qui elle est, sinon écrasez vous, fermez la vous n’êtes pas assez pauvre.....
                                        Les vrais pauvres ont des couilles, eux, ils sont en Égypte, en Tunisie en Syrie.....
                                        J’espère que les veaux vont se réveiller avant qu’on leur tire dessus....


                                        • Tigre Tigre 21 août 2011 14:35

                                          Et ... au fait à quoi servent t’ ils ces politiques ?

                                          En France, on croule sous les lois...doivent pas foutre grand chose de leurs journées....

                                          La Belgique qui depuis de nombreux mois évolue sans gouvernement, a connue une croissance de 0,7 pour cent durant ces six derniers mois... cela laisse songeur...

                                          Le grand ménage doit être fait chez les politiques désormais.

                                          Et que ceux qui nous ont spolié durant ces trente dernières années rendent ce qu’ils ont volé avec les intérêts, ensuite case prison.

                                          Bravo pour l’article et pour la justesse de ton.

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