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Accueil du site > Actualités > Société > Contradictions du capitalisme

Contradictions du capitalisme

Une des contradictions du capitalisme, c’est la volonté de produire toujours plus pour augmenter les profits d’une part, et la limitation des débouchés d’autre part. La recherche du profit maximum conduit chaque capitaliste à payer le moins possible de salaires, et les travailleurs n’ont pas assez d’argent pour acheter ce qu’ils produisent. La production dépasse donc ce que l’on peut vendre. Contrairement aux sociétés dites « socialistes » où il y avait des files devant les magasins, il n’y a pas de files d’attente sous le capitalisme. Mais ce n’est pas le signe que les gens sont particulièrement riches, c’est parce que les gens sont trop pauvres pour tout acheter. Et dans les entrepôts, les poubelles regorgent de produits invendus …

Les niveaux des salaires, que le capitaliste trouve toujours trop élevés ne sont pas la cause de la crise, mais c’est bien le système capitaliste qui est responsable de la crise. Quel que soit le niveau des salaires, les capitalistes auront toujours tendance à produire plus, quelle qu’en soit les conséquences pour l’homme ou la planète, le gaspillage des ressources naturelles, ce n’est pas leur affaire ! En période de croissance, le capital engrange un maximum de profits et demande plus de travailleurs, mais immédiatement après, la recherche incessante des gains de productivité conduit inévitablement à des plans de licenciement. Ensuite, il fait pression sur les salaires, et il culpabilise les travailleurs sans emploi.

Le capital ne veut pas et ne peut pas garantir le plein emploi. Le chômage est une conséquence directe du capitalisme. D’une part, les chômeurs forment une armée de réserve pour les périodes de croissance éventuelle. D’autre part, le chômage pousse les travailleurs à accepter des conditions de travail plus dures pour un salaire moindre. Les détériorations des conditions de travail, entrainent de fait des difficultés d’alimentation, de logement et de santé. La paupérisation de la classe ouvrière n’est pas une fatalité, elle est la résultante du système économique.

Pour le capitaliste, il n’y a pas pire chose que les services publics et les biens communs. Que certains secteurs puissent échapper à la logique du marché et ne soient pas soumis à la concurrence est une chose qui les dérangent fortement, l’Etat devrait vendre tous les biens qu’il possède (à bas prix), afin que des entreprises se les approprient et les gèrent dans un but lucratif. Le capitaliste n’aura de cesse de lutter afin de faire sauter toutes les règles et les régulations qui se dressent sur le chemin de l’accumulation des profits.

Pour les capitalistes, les impôts, quand ils doivent exister, doivent être peu élevés. Les riches et les pauvres doivent être imposés au même taux fixe. Les entreprises doivent être libres de vendre leurs produits partout dans le monde, et les gouvernements ne devraient faire aucun effort pour protéger l’industrie ou la propriété locale. Tous les prix, y compris le prix du travail, devraient être déterminés par le marché. Il ne devrait pas y avoir de salaire minimum. Aucune contrainte ne devrait gêner le développement du capital. Chaque entreprise devrait pouvoir définir elle-même les règles et les conditions de travail à l’intérieur de ses établissements.

La loi fondamentale du capitalisme, c’est celle de la maximisation du profit. Alors que le but de l’activité économique devrait être la satisfaction des besoins matériels et culturels des travailleurs. Le travail disponible doit donc être réparti entre tous les ouvriers existants, et cette répartition doit donc déterminer la longueur de la semaine de travail. Il est grand temps de refonder un vrai code du travail et des conventions collectives contrôlées par les représentants du personnel et une grande inspection du travail. Ne laissons pas les profits faire la loi !

Article publié sur Conscience Citoyenne Responsable

http://2ccr.unblog.fr/2012/01/25/contradictions-du-capitalisme/


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16 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 janvier 2012 10:17

    Le Dividende Universel.

    Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

    Ce projet de « Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

    Objectif Principal :
    Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique

    Objectifs Spécifiques :
    I)
    Transformer le « capitalisme ordinaire » en un authentique Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
    II)
    Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage.


    • JL JL1 27 janvier 2012 11:10

      Les lettres au père Noël sont à déposer dans les boîtes à lettre et non pas les boîtes à idées.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 janvier 2012 11:27

      Oui, vous avez raison ! ! ! ... Et catera ... Oui, vous avez raison ! ! ! ... Et catera ... Oui, vous avez raison ! ! ! ... Et catera ... Oui, vous avez raison ! ! ! ... Et catera ... Oui, vous avez raison ! ! ! ... Et catera ... Oui, vous avez raison ! ! ! ... Et catera ... Oui, vous avez raison ! ! ! ... Et catera ... Oui, vous avez raison ! ! ! ... Et catera ... Oui, vous avez raison ! ! ! ... Et catera ... 


    • JL JL1 27 janvier 2012 12:02

      Ah ! Je note qu’il y a ici, à cette heure, trois personnes au moins qui croient au Père Noël !

       smiley

      Bah ! Disons simplement que les fonds de pension coopératif (FPC) que promeut Llabrés seraient au revenu citoyen (ou RU), ce que les fonds de pension sont à la retraite par répartition.

      Par définition donc, et puisqu’il serait versé à vie, le dividende universel de notre lobbyiste, outre qu’il tient de la promesse que « demain on rase gratis », cumule à la fois les tares du RU et les vices des FP. Par ailleurs, sa proposition est complètement irréaliste : Llabrés propose tout simplement que les esclaves actuels (les travailleurs) rachètent aux maîtres (les capitalistes) le capital ! Mais où donc les travailleurs trouveraient-ils autant d’argent, vu que les capitalistes leur versent des salaires de plus en plus maigres ? Et que feraient les capitalistes de cet argent-là qui leur sert précisément à maintenir leur domination ?

      nb. Un cahier des charges qui ne tient pas compte du principe de réalité, mais seulement dui principe de plaisir est ce que j’appelle une lettre au Père Noèl.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 janvier 2012 14:09

      Il n’existe aucun rapport entre le Dividende Universel et le revenu citoyen (ou RU).


    • JL JL1 27 janvier 2012 14:22

      Non, pas plus qu’il n’y a de rapport entre la retraite par répartition et les fonds de pension !

      Mais l’expression : "les fonds de pension coopératif (FPC) que promeut Llabrés seraient au revenu citoyen (ou RU), ce que les fonds de pension sont à la retraite par répartition.« n’en est pas pour autant dénuée de sens et de pertinence.

      La retraite par répartition et le RU sont des dispositifs conformes au principe connu sous le nom du »rasoir d’occam« . Les fonds de pension, a fortiori le dispositif - appelons le comme ça - que vous vendez sont des usines à gaz. Votre ’dispositif’ est une sorte de fond de pension collectif qui serait financé de longue haleine, par le budget de la protection sociale. En somme : il faudrait se priver aujourd’hui de protection sociale pour construire un avenir radieux ! Les générations actuelles sont sollicitées pour constituer la rente de celles de demain, rente qui sera prélevée sur qui ? Les travailleurs eux-mêmes ! c’est bête, hein ? C’est du »communisme décalé", qu’il faudrait t acheter aux détenteurs actuels du capital ! Ou plus vraisemblablement une pyramide de Madoff qui se dissimule sous un cahier des charges plein de promesses.

      Bon, mes explication sont pas à la portée du premier dilettante venu, mais qu’on me pardonne : il est extrêmement difficile de contrer l’absurde. Face à la bêtise, le mieux est le plus souvent d e se taire. Mais face à la bêtise ravageuse, c’est un cruel dilemme.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 janvier 2012 17:18

      « qui serait financé de longue haleine, par le budget de la protection sociale »

      Complètement faux ! ! ! Comme toute votre argumentation ! ! !


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 janvier 2012 17:21

      « rente qui sera prélevée sur qui ? Les travailleurs eux-mêmes ! »

      Complètement faux ! ! ! Comme toute votre argumentation ! ! !


    • JL JL1 27 janvier 2012 20:07

      Llabrés,

      si vous étiez sérieux, vous profiteriez de mes interventions pour placer des augments. Tout ce que savez faire, c’est nier la contradiction et répéter inlassablement votre supplique au Père Noël. Vous êtes clairement dans la pensée magique.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 28 janvier 2012 09:13

      « Tout ce que savez faire, c’est nier la contradiction »

      Je ne nie aucunement la contradiction.
      Je me contente de souligner vos nombreuses contradictions qui détruisent votre propre argumentation.
      Et je n’entends pas me fatiguer plus avant face à un interlocuteur de votre « qualité »...


    • JL JL1 28 janvier 2012 11:58

      - « Pourquoi vous les hommes politiques vous répondez toujours à une question par une question ? »

      - « qu’est-ce qui vous fait dire ça » !

       smiley


    • JL JL1 28 janvier 2012 18:44

      Moins 1 !

      pfff ! Même pas le sens de l’humour. Il est vrai que c’était de l’humour très fin, je le dis en toute modestie !

       smiley


    • JL JL1 27 janvier 2012 11:09

      « dans les entrepôts, les poubelles regorgent de produits invendus … » et que l’on détruit pour que les malheureux ne puissent les consommer !

      J’aimerais compléter cet article par un plaidoyer en faveur du rôle de l’État que le capitalisme sauvage complice des néolibéraux, voudraient réduire à sa portion congrue :

      Dans une entreprise, les charges et salaires sont en concurrence dans un jeu à somme nulle avec le profit. Diriez-vous que le profit est une charge ? Non, évidemment, puisque tel n’est pas le point de vue répandu par la pensée unique. Mais du point de vue des salariés, c’est le profit, ce sont les dividendes qui sont le boulet : chacun voit midi à sa porte, et l’heure officielle est celle des dirigeants.

      Le coût d’un fonctionnaire n’est pas égal au budget de la fonction publique divisé par le nombre de fonctionnaires. L’État, c’est nous tous, et les prélèvements obligatoires ne servent pas uniquement, loin s’en faut, à payer les fonctionnaires, mais à assurer la maîtrise d’ouvrage de notre patrimoine commun et des services non monétisables, ainsi que les investissements d’avenir.

      Les fonctionnaires sont de deux sortes : d’une part, les agents chargés de gérer ce patrimoine collectif qu’on appelle la Nation, et d’autre pat les agents chargés de produire des services.

      Les premiers gèrent un budget considérable qui est dépensé principalement en appels d’offre, ce qui fait le bonheur des entreprises privées, notamment quand elles ont réussi à faire du lobbying (c’est un euphémisme) pour obtenir les marchés. Et quand elles se plaignent des dépenses de l’État, alors on peut dire qu’elles se prévalent de leurs propres turpitudes : le plus haïssable comportement qui soit. On classe ces dépenses de l’Etat dans la rubrique keynesianisme, la bête noire des libéraux qui se trouvent sur ce point en opposition avec les bénéficiaires de ces largesses.

      Quant aux agents chargés de produire des services - la police, les enseignants, les soignants, etc. -, ils produisent les richesses qui les rémunèrent. A ce sujet, un agent de l’État est a priori aussi productif qu’un agent du privé. Ceux qui disent qu’un bon fonctionnaire est un fonctionnaire mort mériteraient d’être poursuivis en justice pour appel à la guerre civile.

      De fait et par conséquent, la plus-value des salariés du service public appartient en partage aux salariés et à l’État, c’est-à-dire à la nation. Dès lors, le fonctionnaire ne « coûte » plus que son salaire brut, et comme ce salaire est, a priori la juste rémunération qui lui revient, s’il y a une plus-value, c’est tout bénéfice pour la collectivité. Donc le fonctionnaire ne coûte rien, puisqu’il travaille, au contraire du chômeur qui est indemnisé, donc ne produit rien.

      Pourquoi les capitalistes râlent-ils ? Parce que cette plus-value du travail des fonctionnaires appartenant de droit à la collectivité, est un cruel manque à gagner pour eux qui ont coutume d’avoir le beurre et l’argent du beurre : d’autant plus cruel qu’ils ont de l’argent à ne plus savoir qu’en faire et développent un stress considérable à l’idée que cet argent se dévalue, comme Harpagon qui ne vivait que pour sa cassette.

      Au sujet du stress : une expérience réalisée dans un laboratoire de comprtements a mis en évidence que, dans un groupe social, ce sont les individus les plus stressés qui deviennent dominants. Qu’on se le dise.


      • Sergueï Sergueï 29 janvier 2012 13:19

        Pourquoi les capitalistes râlent-ils ? Parce que cette plus-value du travail des fonctionnaires appartenant de droit à la collectivité, est un cruel manque à gagner pour eux qui ont coutume d’avoir le beurre et l’argent du beurre : d’autant plus cruel qu’ils ont de l’argent à ne plus savoir qu’en faire et développent un stress considérable à l’idée que cet argent se dévalue, comme Harpagon qui ne vivait que pour sa cassette.

        Suis-je un harpagon car je refuse de me faire enfler de 0.5% par an en ayant un maigre livret A

        Vous êtes cynique et égocentrique de penser que c’est ok pour tout le monde de payer de l’inflation en plus d’une TVA a 19.6, de la TIPP ,d’une taxe sur le tabac abusive...etc

        Si votre idéologie se base sur l’idée que si l’ont met de l’argent de coté au cas ou on est un harpagon, c’est juste pathétique


      • BA 28 janvier 2012 09:46

        Vendredi 27 janvier 2012 :

         

        Les taux des obligations du Portugal battent leurs records historiques.

         

        Portugal : taux des obligations à 2 ans : 17,177 %.

        Portugal : taux des obligations à 3 ans : 21,111 %.

         

        Portugal : taux des obligations à 5 ans : 19,822 %.

         

        http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT5YR:IND

         

        Portugal : taux des obligations à 10 ans : 15,220 %.

         

        http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

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Robert GIL

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