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Accueil du site > Actualités > Société > Contrat première embauche : bouc émissaire des universités

Contrat première embauche : bouc émissaire des universités

Mardi 28 février, les portes des facultés ont été barrées par des étudiants qui protestaient contre le CPE à Paris, Lille, Nantes, Tours et Poitiers. Plutôt que de crier trop vite à l’injustice et de s’acharner sur le CPE, les étudiants ne feraient-ils pas mieux de s’interroger sur la valorisation de leurs formations auprès des employeurs ?

Entrées cadenassées

Barricades de chaises et de tables à toutes les portes sur le site de Jussieu, blocage des ascenseurs par une trentaine d’étudiants à Tolbiac, barrage filtrant n’autorisant que l’entrée des candidats au Capes et à l’ agrégation à Censier, grève reconduite à Villetaneuse : tel est le bilan des actions universitaires parisiennes contre le CPE.

En province, dans les zones hors-vacances scolaires, des initiatives du même ordre ont eu lieu. Blocage partiel à Lille et à Tours, tandis qu’ à Nantes, quelque 300 étudiants bloquent l’accès aux bâtiments des sciences humaines.

Manifestation anti-CPE à Paris, "carnaval de la précarité" à Poitiers

"Qui sème le misère récolte la colère. Villepin au Kärcher", ont scandé les manifestants anti-CPE, qui ont défilé dans les rues de la capitale mardi 28 février, en attendant la journée de mobilisation nationale du 7 mars. Lancée par le collectif d’organisations de jeunesse, formé mi-janvier contre le CPE, qui regroupe, entre autres, l’Unef, la Fidl, Sud et la CGT, la manifestation a regroupé quelques milliers d’étudiants et de lycéens (1500 selon la police, 5000 selon les organisateurs).

A Poitiers, les manifestants (900 selon la police, 3000 selon les organisateurs)ont revêtu symboliquement haillons et sacs poubelles pour un "Mardi gras de la précarité."

"On s’attendait à une semaine morne dans les universités mais, avec la forte mobilisation des facs, c’est plus qu’on espérait", a commenté Bruno Julliard, président de l’Unef. La plupart des facultés de province sont en effet en vacances cette semaine. Charlotte Allegret, vice-présidente du Fidl, estime, quant à elle, qu’il était "très important d’être là, en vue du 7 mars, pour que les gens entendent parler du mouvement, et pour bien rappeler aux jeunes que leur avenir est en jeu".

Stages, CPE : une transition obligée

Effectivement, l’avenir des jeunes est en jeu. Mais il repose sur des facteurs complexes. Le CPE, "contrat précaire" pour certains, est une tentative de réponse à une situation autrement plus précaire.

Il y a quelques mois, les membres de Génération Précaire, masqués de blanc, dénonçaient l’engrenage des stages à répétition, abusifs et non rémunérés. Sur son site, Génération Précaire rappelle au Premier ministre que "800 000 stages sont effectués chaque année en France et plus de 60 000 emplois seraient ainsi occupés par des stagiaires". Le groupe insiste également sur la prolifération de stages proposés aux post-diplômés : "Il est incompréhensible que malgré l’allongement considérable des études et la multiplication des séjours en entreprise, un jeune actif se voie proposer uniquement des stages ou des contrats précaires pour effectuer un vrai travail".

Or, contrairement au stage, le CPE est un véritable contrat de travail, avec à la clé une rémunération, l’accès au Code du travail, (rappelons que les stagiaires ne possèdent légalement ni statut, ni droits) et une place réelle au sein de l’entreprise. Evitons l’amalgame : rassembler, sous le terme de "contrats précaires",stages, CDD et CPE, porte à confusion. Le degré de précarité financière et psychologique du stagiaire, mi-salarié, sous-salarié, sans droits, sans rémunération, est sans commune mesure avec le statut du titulaire d’un CPE.

Le contrat première embauche n’est certainement pas une panacée en matière de sécurité de l’emploi. Ce n’est pas son objectif.

Le CPE est un contrat de transition entre le monde de la faculté et le monde du travail. En cela, c’est une alternative très avantageuse aux stages et un tremplin vers de meilleures opportunités.

Le CPE, bouc émissaire de formations dévalorisées

Plutôt que de crier à l’injustice et de mener une lutte acharnée contre le CPE, les étudiants de l’ Université ne feraient-ils pas mieux de s’ interroger sur le contenu et les débouchés de leurs formations, ainsi que sur l’image des universités auprès des employeurs ?

Pourquoi cadenasser les entrées de la faculté et empêcher les autres étudiants d’ accéder à leurs cours ? Très agaçante, cette pratique de prise en otage des locaux, lorsqu’on sait que le nombre de cours à l’université est déjà très étriqué, faute de moyens.

Comment l’université peut-elle espérer être crédible aux yeux des entreprises, si les étudiants passent leur temps à bloquer les cours ou à manifester sans avoir pris le temps d’une réflexion et d’une concertation approfondies (sans orienter politiquement le débat de manière systématique) ?

Les stages, les CDD, le CPE représentent un passage obligé entre, d’une part, un monde coupé de la réalité économique, sans objectif de rendement, sans prise réelle de responsabilités et, d’autre part, le monde des entreprises, dont l’objectif affiché est de générer des profits, et où il est donc nécessaire d’être rapidement autonome et opérationnel...

On ne peut pas sensément espérer être embauché directement en CDI, sans déclassement, à la sortie de la faculté, sans bagage professionnel monnayable.

Or, les universités ne proposent pas encore assez de stages obligatoires à leurs étudiants. Seules les formations « professionnalisantes », comme la licence et le master professionnel, permettent aux étudiants d’effectuer un stage, le plus souvent court (de quelques heures à 3 mois), en fin de cursus. Résultat : les jeunes sont contraints d’effectuer des stages après obtention de leur diplôme.

Manque de moyens des universités, système à 2 vitesses : une plaie pour l’embauche

On ne peut accuser les professeurs de mauvaise volonté. La plupart s’impliquent dans le développement et le succès de leurs élèves.

Pourtant, l’université garde l’image du parent pauvre des formations supérieures. Un sondage de l’Ifop, passé inaperçu, a pourtant révélé des résultats accablants. Un échantillon composé d’1/3 de jeunes, d’1/3 de parents et d’1/3 de dirigeants et de cadres ont répondu à la question : "Quelle formation supérieure prépare le mieux un jeune pour affronter le monde du travail ? " Réponses des dirigeants et de cadres : grandes écoles, 62 %: IUT : 30 % ; autres formations universitaires... 5 %. Réponse identique pour les jeunes et leurs parents.

Les dirigeants de la classe politique sortent des grandes écoles, et n’ont d’yeux que pour elles. L’Etat n’a jamais valorisé ses universités, et il a négligé également l’importance de la recherche.

D’après l’excellent article "Les six plaies de l’emploi des jeunes" de Patrick Fauconnier et Jacqueline de Linares (paru le 2 février 2006 sur le nouvelobs.com) : "On dépense couramment plus de 15 000 euros par élève en grande école contre 6700 euros en fac. Sur un CV, la différence saute aux yeux. Ici, des jeunes tutorés qui ont fait plein de stages sont souvent bilingues, sont allés en Asie ou en Amérique. Là, des diplômés ignorant tout du monde de l’entreprise, possédant rarement une langue étrangère, et dont 3% seulement ont bénéficié d’échanges Erasmus, limités à l’Europe...". Ajoutons-y la maîtrise des logiciels informatiques, inaccessible aux étudiants de la faculté, qui disposent rarement d ’une formation sur ordinateur au cours de leur cursus.

S’il est nécessaire de se battre, les étudiants anti-CPE se trompent de débat. Le CPE est bancal, certes, mais c’est parce qu’il n’est que le pansement de formations dévalorisées. Manifester, certes, mais pour que les étudiants issus de l’université disposent des atouts qui leur sont dus.

Il faut plus de cours, plus de stages, plus de langues, plus d’ordinateurs, une meilleure visibilité auprès des entreprises, un meilleur réseau, une unité plus forte entre les élèves (associations, juniors entreprises, Bureau des élèves...) : la liste est longue...

Le parcours universitaire ne devrait pas conduire aux désillusions, au complexe d’infériorité par rapport aux grandes écoles, et au déclassement. Les jeunes mettent leur avenir en jeu, en s’engageant dans une formation longue. Il est de la responsabilité de l’Etat et des universités de répondre à leurs espérances.

 


Assemblée générale d’étudiants de la Sorbonne
Vidéo envoyée par doye

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307 réactions à cet article    


  • Gros Têtard (---.---.147.194) 2 mars 2006 10:17

    Tout à fait, mais ça fait nettement moins « che guevarra » que de bloquer la fac et s’octroyer le peu de pouvoir qu’on pourrait obtenir en bossant un peu... Bientôt les partis politiques feront défiler les enfants de maternelles contre le CPE en pretextant craindre pour leur avenir...


    • AB (---.---.221.27) 3 mars 2006 00:05

      Bravo ! Et je dis moi qu’il faut même aller encore plus loin : rétablissons l’esclavage et remettons les salauds et les fainéants au travail !

      L’esclavage est la solution ! Esclavage = fin du chômage et économie en pleine santé ! L’histoire le montre ! Lisez Aristote !

      Et puis, qui a dit qu’il fallait forcément fouetter son esclave à grands coups de lanière ? On peut parfaitement concevoir un esclavage plus humain, plus « flexible », non ?


    • CHAKI (---.---.26.134) 2 mars 2006 10:56

      le CPE c’est un contrat de travail qui va profiter au patron,il va te payer au smic pendant deux ans,et te jeter comme du linge sale vous les étudients si vous avez fait des études c’est pour avoir un métier bien payer c’est normal apres de longues études je crains pour vous car vous pourez pas faire de projet a long terme,ni de crédit banquaire voila si tu veus pas de la précarité allez soutenir a la manif vos droits qui sont remis en cause


      • Aston (---.---.161.18) 2 mars 2006 11:53

        Comment faire entrer dans votre crane, que le problème des patrons c’est de trouver de bons collaborateurs et surtout de les garder...Qu’avez-vous à craindre du CPE ? Soit vous êtes mauvais et pas interessé par votre job et vous serez viré sans jérémiades, conseils juridiques et autres complications inutiles. Tout le monde gagnera du temps. Soit vous êtes bon, et votre contrat sera transformé en CDI avant sa fin, parce que c’est tout simplement l’intérêt de votre patron. Si vous pensez qu’il n’agit qu’en fonction de son intérêt, soyez tout simplement interessant et cessez vos jérémiades et autres pleurnicheries qui vous maintiendront à l’ ANPE for ever.


      • Olive (---.---.162.9) 2 mars 2006 12:49

        Une solution possible : autoriser l’utilisation du CPE pour les entreprises ayant un taux de profit n’excédant pas un certain chiffre. Si ca peut inciter les petites entreprises à embaucher, c’est pas mal, mais il ne faut pas que les grosses entreprises en profitent pour exploiter le jeune Le jeune qui est en CPE sera dans une situation précaire (je crois qu’on est tous d’accord la dessus). Ces contrats vont principalement ciblés une population dite de classe moyenne et aussi la classe « défavorisée ». Or ces deux classes représentent 85% de la population française. Donc ce sont ces deux classes qui consomment. Comment voulez-vous qu’ils consomment plus s’ils sont en situation précaire ??? Et donc si la consommation baisse, les entreprises vont licencier (facile avec le CPE) et aussi délocaliser la production pour augmenter/stabiliser leur profit...donc augmentation du chômage, baisse de la consommation, etc... Je pense qu’on rentre dans un cercle très vicieux non ?


      • Mathieu (---.---.212.160) 2 mars 2006 13:45

        Oui, tu as raison, c’est un fantastique contrat. Pendant 2 ans, on a un statut précaire, on ne peut pas trouver d’appartement à louer et on peut être viré pour n’importe quel motif, pas besoin de motif valable ! Même si l’employeur est satisfait de son employé, pourquoi prendrait-il le risque de l’embaucher puisqu’on lui permet de le jeter n’importe quand pendant 2 ans. L’embaucher avant les 2 ans serait un risque inutile. Vive le CPE !


      • Gio (---.---.91.178) 2 mars 2006 14:13

        Chaki, tu ne comprends pas grand chose à la vie économique et ce ne sont pas les étudiants, même Bac+ 6 ou 7, qui sont les mieux placés pour le savoir !

        Je crois entendre l’éternelle et négative UNEF, syndicat « étudiant » se recrutant de père en fils depuis des dizaines d’année parmis la gauche stérile, celle des « zaquis », celle de la fonction publique à vie, gagnant de plus en plus à l’ancienneté et surtout pas au mérite, la vieille France, celle dont nous sommes en train de creuver tellement elle est conservatrice.

        Le jour où tu seras, je l’espère pour toi, responsable de l’embauche, du recrutement et ensuite de l’emploi de salariés qui devreont travailler dans ton équipe, tu devrais vite constater qu’ un « diplôme », ce n’est que du papier, que l’éfficacité professionnnelle d’un homme ne se juge pas en 1 mois (CDI) sans risques majeurs et qu’il y a pas mal de fumistes pour vivre sur la bête de l’entreprise.

        Bien sûr quand l’entreprise c’est l’Etat, tous le monde s’en moque. Le fonctionnaire est toujours « bien noté » par sa hiérarchie, pas de soucis pous ses vacances, ses repos, ses maladies. C’est la planque pour l’ensemble de ceux qui le veulent, et il y en a. Les déficits abyssaux peuvent s’accumuler, pas de problème, on est toujours augmenté : l’Etat peut payer. Etudiants, écoutez moi (dit l’Unef) manifestez, bloquez les universités, empêchez les autres de travailler : ce n’est pas grave, ça ne change rien aux bienfaits des planqués de la fonction publique (au sens large du terme) et ça bloque en l’état les privilèges Zaquis.

        Par contre, travaille dans une entreprise soumise aux nécessités, normales de la vie économique, tente de gagner ta vie en étant productif et tu comprendras sans doute que le CPE est une bonne chose, une nécessité.

        Aprés 40 années de vie proffessionnelle, diversifiée, je sais un peu de quoi je parle. Je connaissais déjà les vieus syndicats étudiants d’avant 68, ce sont toujours les mêmes rengaines et ils n’ont jamais rien réalisé qui ait fait avancer la machine.

        Alors, penses à l’avenir et cesse de te cramponer sur un passé idéologique infructueux, à moins que te souhaite que le reste du monde ne nous bouffe toute la laine.


      • (---.---.38.140) 2 mars 2006 14:36

        En fait dans cette histoire, c’est un conflit d’interets...et tout depend ou on se place !!!


      • (---.---.38.140) 2 mars 2006 14:38

        Laisons le temps au temps. Lui seul est le bon juge.


      • (---.---.137.30) 2 mars 2006 15:13

        il reste à prouver que ce n’est pas l’intérêt du patron de changer d’employé tous les 18 mois. Pour certains emplois, le problème de la formation est suffisamment important pour que le patron hésite à renvoyer ce type de personnel, corvéable à merci (« donc vous ne voulez pas finir ce travail pendant votre week-end », etc...) mais ce n’est pas vrai pour tous les emplois


      • Innocent (---.---.23.29) 2 mars 2006 18:18

        Ceux qui sont contre le CPE ne connaissent peut-être rien à l’économie. Cependant on peut connaitre un peu l’Histoire et de quoi sont fait les hommes pour savoir que les entreprises ne sont pas des oeuvres de bienfaisance. Que l’exploitation de l’homme par l’homme reste bien toujours d’actualité. Les profits peuvent être l’oeuvre de la créativité ou de la responsabilité, il n’en reste pas moins que le capitalisme se nourrit bien de la loi du plus fort. L’économie n’en est que la religion pour nous le faire accepter. Quand je vois l’opulence de certains et la misères des autres je me demande jusqu’à quand ces derniers vont-ils se tairent ? Tout le système ne repose que sur cette pensée économique qui nous oblige à tout accepter. Le CPE ne répond-il pas encore à cette exigence d’adaptabilité toujours demandé aux plus faibles pour le profit des plus forts. Que les plus forts remettent dans le circuit les fortunes des paradis fiscaux et tout ira peut-être mieux.


      • AB (---.---.221.27) 2 mars 2006 23:51

        Bravo ! Et je dis moi qu’il faut aller même encore plus loin : il faut rétablir l’esclavage et remettre les fainéants au travail !

        Il est temps d’être un peu courageux : esclavage = fin du chômage et économie en pleine santé ! L’histoire le montre !

        Et puis qui a dit qu’il fallait nécessairement foutre des coups de lanières à ses esclaves ? On peut très bien concevoir un esclavage plus humain, « flexible », non ?


      • perlin (---.---.223.207) 3 mars 2006 03:38

        Excellent commentaire, on sent le vrai vécu qui ne se trompe plus.


      • julialix (---.---.116.47) 3 mars 2006 09:17

        Quand on est embauché, ce n’est pas un problème pour vous débaucher mais cela prends 2 à 3 mois. Il faut 3 lettres de « reproches » et le tour est joué : licenciement pour faute. La pratique, si elle est désagréable pour l’employé, permet quand meme à celui-ci de voir venir. Et je peux comprendre qu’un patron (PME) à besoin de latitude pour diriger son entreprise. L’emploi à vie ne favorise pas toujours une bonne évolution de la part d’un salarié. Mais il en est des patrons et des employés comme dans la vie : il y a des caractériels, des pervers, des racistes, des machos, des faignants, des voleurs etc.....

        Le pire pour un patron est d’avoir un employé faignant ou incompétant. Le pire pour un employé est d’avoir un patron caractériel ou et raciste.

        Le problème du CPE et de l’autre d’ailleurs est de laisser peu de temps au salarié pour se retourner. Et aussi de donner l’impression que le salarié est un kleenex. Dans un monde précarisé comment fait on pour s’acheter un logement ou seulement vivre dans un endroit décent ? Que fait le gouvernement et les collectivités locales pour la construction des centaines de milliers de logements locaux qui manquent. Que font les banques si ce n’est que nous tondre un peu plus (patrons et salariés en difficulté) . Que font les administrations par rapport aux petits patrons, si ce n’est que leur exiger le paiement immédiat de toutes ces nombreuses taxes.

        Recalculé, précarisé les salariées sont déboussolés !

        Mais ceci dit, nous ne sommes pas au Maroc ou 1 sixième de la population vit dans des bidonvilles et ou plus de la moitié de la population est analphabète.


      • Jojo (---.---.158.64) 2 mars 2006 12:42

        Le problème du chomage des jeunes est essentiellement un problème de qualification. Risquer de précariser des diplomés pour y répondre est une idiotie.


        • Gio (---.---.91.178) 2 mars 2006 14:23

          Un diplome, ce n’est qu’un bout de papier qui permet parfois de débuter correctement.

          Un super bac+6 en psychologie, en lettres persannes anciennes ou en théologie du 12ème siècle (pourquoi pas) : ça ne sert à RIEN.

          Il faut arrêter le mythe du diplôme et redonner sa valeur à la qualité du travail éffectué avec sa valeur économique.


        • Jojo (---.---.158.64) 2 mars 2006 15:33

          Hors sujet. Si la formation ne sert à rien, le diplomé ne sera pas embauché.


        • Gio (---.---.91.178) 2 mars 2006 15:46

          OK, mais les « formés », ou soient disant tels, pensent devoir l’être au titre des longues années de « dures » études sans utilité !


        • Jojo (---.---.158.64) 2 mars 2006 16:17

          Quand on met des guillemets c’est que l’on se réfère à des exceptions. La plupart des formations sont utiles. On ne peut pas être qualifié sans une formation, université, école ou autre. De toutes façons, ce texte est une idiotie, même le MEDEF est d’accord. Je maintiens que le chomage des jeunes c’est un problème de qualification, pas de flexibilité.

          « Sa présidente, Laurence Parisot, reconnaît d’abord implicitement le caractère discriminant du CPE. »Il n’est jamais bon de traiter les jeunes comme une catégorie à part. Il y a un risque de dévalorisation, des jeunes employés en CPE« a-t-elle déclaré, devant l’association des journalistes d’information sociale. Deuxième réserve : la pertinence du dispositif. Pour combattre le »surchômage« des jeunes, le critère de la formation aurait été plus pertinent que celui de l’âge. »Il y a une différence considérable dans l’insertion dans l’entreprise entre les diplômés et les non-diplômés« . Sur ce point, une récente étude de la direction de la prospective du ministère de l’Education nationale lui donne raison. Selon cette étude, l’évolution de la population active à horizon 2015 ne jouera pas en faveur de l’insertion des jeunes sur le marché du travail et pour s’en sortir, les jeunes devront absolument développer leur qualification. »


        • Gio (---.---.91.178) 3 mars 2006 10:12

          Encore faut il que ces qualifications en soient vraiment et non pas des licences, maitrises et autres dea ou dess de pacotilles.

          La liste des licences qu’il est possible de passer en France vaut son pesant de cacahouètes. Les longues années d’études avec 2 « semestres » de 3 mois !!! par an ne valent pas bien lourd, sans compter les absences chroniques des étudiants à la majorité des cours ......

          Alors, sortez de vos visions utopistes de la soit disant haute qualité formatrice des université. Le jour où vous recevez ces jeunes genies dans une entreprise, bigre, quelle lourde déception !


        • leïla (---.---.135.115) 2 mars 2006 13:46

          je suis ingénieur, jeune diplômée d’une grande école. Je totalise 9 mois de stage obligatoire, dont 6 à l’étranger. Je suis donc bien préparée pour « affronter le monde du travail ». Pourtant, mon embauche prevue en CDI à été différée et va se transformer en CPE. Ces deux années ne vont pas servir à me former ni à à verifier de mon adéquation avec le poste à pourvoir. C’est juste un effet d’aubaine pour profiter un max de mesures fiscales avantageuses. Je ne crains pas trop de me faire débarquer du jour au lendemain, mon métier nécessite une formation longue et pointue, mais cela n’empêchera pas ma précarisation dans l’accès au logement, au credit, où si j’ouvre ma geule.... Je pense surtout aux métiers à plus faible valeur ajoutée, où certains patrons profiteront pour faire tourner les effectifs. Les cas de rupture de CNE qui arrivent dejà aux prud’homme sont assez édifiants ! Le but des patrons n’est pas de trouver de bons collabarateurs mais de faire du profit. Si un jour il y a pénurie de main d’oeuvre, ils feront tout pour garder leurs gens, mais ça n’est pas vraiment le cas aujourd’hui.

          cela ne résout pas le probleme de la formation en fac, mais il existe déjà des CDD pour des missions courtes qui permettent de se plonger dans le grand bain. Au moins, la periode est fixée et on sait à quoi s’attendre.


          • Gio (---.---.91.178) 2 mars 2006 14:16

            Et bien mon vieux tu as déjà l’age de la retraite pour penser et éccrire comme cela !


          • Gio (---.---.91.178) 2 mars 2006 14:49

            Leîla, excuse moi j’aurai du dire ma vieille !


          • Sam (Paris) (---.---.108.229) 2 mars 2006 15:07

            A vous lire je comprends mieux pourquoi la France est dans en tel état de délabrement économique, restez comme vous êtes, surtout ne changez rien et faites en sorte que les universités restent à leur niveau, CAD médiocre.

            Relisez l’article je pense que vous n’avez pas tout compris.


          • Aurélie Champion 2 mars 2006 20:41

            Merci beaucoup de recentrer le débat. Je pense que vous êtes une des seules personnes à avoir saisi la totalité du message !


          • Laurent (---.---.93.242) 2 mars 2006 14:52

            Malgré sa grande expérience, je ne sais pas ou Gio a vu des CDI avec comme seule période d’essai un mois (dans ce cas la période d’essai est au minimum renouvelable un mois supplémentaire). Et pour ma part je peux dire que lorsqu’on travaille avec quelqu’un on connaît très vite sa valeur. J’ai moi même recruté plusieurs personnes et lorsqu’il m’est arrivé de me tromper je l’ai su dès les premières semaines de travail.

            Pour ce qui est du CPE, relier ce problème à celui des stages est malhonnête, si les stages à répétition sont un problème (et ils le sont) il faut encadrer les conventions de stage et ne les autoriser que dans le strict cas des études, avec des durées maximales. Lorsque les entreprises ne pourront plus trouver de main d’oeuvre gratuite peut-être qu’ils embaucheront. Le gouvernement n’a pas fait le CNE et le CPE pour les chômeurs mais pour les entreprises. Les entreprises militent activement depuis des années pour une plus grande flexibilité du travail. Au point que par exemple dans le domaine de l’informatique la plupart des entreprises on recours à un volant important de « consultants » (entre 10 et 20%, près de 80% dans certains services) qui leur permet d’assurer une flexibilité forte (on peut mettre fin à un contrat de consultant n’importe quand).

            La réalité c’est que nous allons dans vers un système de droit du travail anglo saxon sur des modèles comme ceux du Canada, des US ou de l’Angleterre. Un modèle dans lequel on peut licencier comme on veut sous des délais très rapide (ceci dit le salarié peut également partir quand il veut), on n’est plus asujetti à des salaires minimaux etc. Ce modèle est censer apporter plus de flexibilité et permettre de réduire le chômage.

            Cependant les études économiques montrent que dans ces pays, à part le Canada qui a encore un marché du travail fort, cela n’a aucun impact sur le chômage par contre cela à un impact fort sur l’émergence de la pauvreté et notamment des travailleurs pauvres.

            Les entreprises souhaitent retourner à un système qui s’apparente au XIXes quand les travailleurs attendaient place de la grève pour essayer d’obtenir une embauche pour la journée. Ceci dit cela est normal car c’est le système qui leur sied le mieux, en tout cas pour un grand nombre de tâches ne nécessitant pas énormément de compétences. Flexibilité maximale, coût minimal, les entreprises ont des règles du jeu elle jouent avec. La règle du moment c’est profits max, elle jouent donc sur tous les paramètres possibles.

            Un des effets pervers du CNE et du CPE se fait déjà sentir, lors de l’annonce des chiffres du chômage pour janvier 2006 on a appris (journal de 19H France Inter le 28/02)que un nombre important de CNE signés provenaient de la transformation de CDI potentiels en CNE...

            Effectivement nous risquons d’ici quelques années de regarder avec nostalgie ces fameux et scandaleux « avantages acquis » nous n’aurons plus qu’une poignée de jours de congés, nous travailleront 12H par jour avec sans doute deux boulots pour pouvoir juste survivre et au final nous seront satisfaits de voir que nos entreprises sont florissantes et nous lirons avec fiertés leurs comptes de résultats affichant des milliards de bénéfice car finalement sans nous elles ne fonctionneraient pas aussi bien. Les différents exemples de réussites de nos idoles s’étaleront dans les pages des journaux les montrant se baignant dans des piscines de champagne, montant dans leurs A380 privés et claquant 2000 ans de notre salaire en une soirée. Et on lira tout cela avec des étincelles dans les yeux en se disant mais moi aussi j’ai ma chance, si je travaille bien c’est ça la beauté du libéralisme, je suis fier d’avoir participé à la mise en place de cet fantastique progrès de l’espèce humaine qu’est le libéralisme économique...


            • Gio (---.---.91.178) 2 mars 2006 15:42

              Bigre ! Voila du conservatisme pur jus pur fruit.

              Le roi des zaquis ?

              En tout cas après 1 (et effectivement parfois 2 mois), vous étes tés fort pour la détection des talents. Bravo, je vous félicite pour votre perspicacité qui doit approcher de la voyance extralucide.

              Je vous envie, vos qualité doivent faire palir nombre de cadres et de responsables d’entreprises. Avec ce don vous devez ouvrir un cabinet de recrutement et vous ne manquerez pas de faire fortune.


            • Laurent (---.---.93.242) 2 mars 2006 15:53

              C’est toujours extraordinaire de voir les tenants du libéralisme taxer les opposants de conservateurs. Les idées libérales en économie sont parmi les plus archaïques, elles avaient été soumises au silence après le krach de 1929 par les américains eux-mêmes. Depuis elles ont resurgi et ont réussis à se maquiller pour faire croire qu’elles sont modernes.

              A lire de toute urgence « Le grand bond en arrière » de Serge Halimi pour revoir l’histoire du libéralisme.

              Quant au recrutement, oui il est effectivement rare de tomber sur des recruteurs qui savent ce qu’ils font. Recruter est une chose et on peut se tromper, par contre travailler avec quelqu’un en est une autre et quelques semaines sont bien suffisantes. D’autant plus que lorsque les qualifications augmentent la période d’essai également (jusqu’à 6 mois pour un cadre). Ne pas savoir juger quelqu’un avec qui on travaille en 6 mois je pense que cela pose un problème.


            • Gio (---.---.91.178) 2 mars 2006 16:02

              Vive la riche expérience du socialisme étatique avec son cortège de réussites économiques et sociales.

              Pour ce qui est du recrutement, vous avez maintenant trouvé les CDI avec période d"essai de 6 mois ! Voilà déjà un progrès à faire officialiser sans tarder par les divers syndicats et partis de gauche. Un bon petit premier pas.


            • Sam (Paris) (---.---.108.229) 2 mars 2006 16:08

              Je reprend votre phrase :

              Cependant les études économiques montrent que dans ces pays, à part le Canada qui a encore un marché du travail fort, cela n’a aucun impact sur le chômage par contre cela à un impact fort sur l’émergence de la pauvreté et notamment des travailleurs pauvres. Ma question :

              Cela fait combien de temps que vous n’êtes pas allé aux USA, en Irlande, en Angleterre, en Hollande, pour y contempler la pauvreté et les taux de chômages qui doivent aux mois être de 4.5% de la population active ? - Misère, misère quand tu nous tient...

              Quand vous parlez d’études économiques des quelles parlez vous ? - Pouvez-vous nous citer vos sources ?

              Quant à l’Irlande, pays du libéralisme économique, ils doivent faire venir de la main d’oeuvre de Pologne pour faire face à leur croissance économique -cherchez l’erreur-


            • Roro (---.---.251.151) 2 mars 2006 16:28

              Pour l’Irlande, il y a en effet beaucoup de travailleurs étrangers, notamment des pays de l’est (depuis trois ou quatre ans surtout) qui viennent occuper toutes sortes de postes. Il n’empêche que certaines populations continuent de ne pas profiter de la croissance. Je pense qu’il est temps que le gouvernement FF se penche à présent sur la question de l’amélioration de la santé en particulier et sur le développement de secteurs d’activité qui permettent à ces populations de trouver un emploi à leur tour. Il est en effet difficile de trouver un emploi dans une entreprise d’informatique et de hi-tech quand on a quitté l’école à 15 ans, qu’on est à la garde de sa grand-mère parce que papa est mort de cirrhose et que maman est en prison pour avoir essayé de survivre en vendant de la drogue (qu’on ne me taxe pas de gauchisme ou d’autre chose, je décris ici le quotidien d’un certain nombre des gamins dont je manageais l’équipe de football à Dublin). Cela dit, l’Irlande reste mieux lotie que nous en termes de niveau de vie et d’emploi, c’est indéniable. Il faut donc regarder de leur côté et tenter d’adapter certaines des solutions mises en place là-haut à la France, bien entendu, tout en évitant de tomber dans les excès qu’entraîne irrémédiablement le libéralisme économique.


            • machinchose (---.---.129.40) 2 mars 2006 17:58

              vous dites n’importe quoi. On en a longuement discuté dans un autre article sur les modèles économiques mais il est absolument STUPIDE de dire que les taux de chomages anglais et américains sont de 4 % -. Dans les deux cas il est avéré que la manipulation est énorme. En angleterre pour résumer par les incapacités aux travail qui ont été multiplié et par le recours massif au temps précaire générateur de salariés pauvres. Aux états unis une politique d’emprisonnement massif, par exemple, fait diminuer très nettement les chiffres du chomages. J’ajouterais que l’OCDE (pas franchement gauchiste) considére que les mesures de précarisation de l’emploi n’ont aucun impact sur le chomage.

              ce qui crée de l’emploi c’est essentiellement l’activité pas la précarisation qui est de plus une vaste connerie économique (favorisera le surrendettement, la précarisation massive, l’incertitude etc.)


            • Alain (---.---.4.93) 2 mars 2006 15:19

              « Comment faire entrer dans votre crane, que le problème des patrons c’est de trouver de bons collaborateurs et surtout de les garder... »

              Qui, avec une experience certaine du monde du travail, peut encore croire à cette fable ? C’est de la pure idéologie, la réalité est bel et bien bien différente, navré de vous remettre les pieds sur terre.

              Ca peut être le cas dans une PME, j’ai peu heureusement le vivre, ça l’est de suite moins dans une grande entreprise, pilotée par un conseil d’administration bien peu au fait de la vie réelle dans l’entreprise et sous la pression avide et peu scrupuleuse des actionnaires.

              Pour ce qui est du CPE, il me semble que jusque là, si un employeur avait besoin d’ouvrir un poste, il le faisait avec l’interim, le CDD, le CDI, mais il n’a pas attendu le CPE pour le faire ... Qu’on ne vienne pas nous dire avec aplomb que ce contrat crée objectivement de l’emploi, c’est absurde, il crée de la « flexibilité », il assure le confort du capital et institutionalise la précarité de l’employé (pardon, collaborateur, ça passe tellement mieux).

              Pour ce qui est des firmes transnationales, qui représentent un part non négligeable de l’emploir et de l’économie en France : bénéfices records, licenciements record, les cadres-sup. conditionnés à l’individualisme post moderne et sachant fermer les yeux sur « les dures réalités » sont effectivement gardés et parfois même récompensés pour leur fidèle service, les petites mains, elles, sont remplacées suivant les aléas des courbes, du jour au lendemain, d’un simple clic. (A noter que l’employeur a maintenant la possiblité de ré-embaucher aussi sec un CPE, sans délai ni contrainte). Telle est la réalité.

              Illustration de mes propos :

              http://archquo.nouvelobs.com/cgi/idxlist2?a=art&aaaammjj=200602&aaaammjj2=20060302&amjg=200603&num=000002731&m1=CNE&m2=abusif&m3=&rubrique=&rubrique_sci=&amj1=&amj2=&host=http://permanent.nouvelobs.com/&debut=20060215

              On nous parle de progrès, je ne vois que régression.

              Libre à vous d’accepter un monde bercé d’individualisme, d’accepter sans broncher cette réthorique de la soumission au Marché et à la « réalité ». Au nom du fantasme de l’autorégulation nous mettons sur le carreau des familles et des solidarités acquises avec douleur au fil des siècles. Mais il est tout de même rassurant pour notre avenir que des personnes s’en révoltent encore et luttent contre de telles régressions habillées d’une justification « réaliste » soit hypocrite, soit portée par l’inconscience d’un aveuglement idéologique qui, bourrage de crâne aidant, tend à devenir collectif.


              • Alain (---.---.4.93) 2 mars 2006 15:28

                « Illustration de mes propos »

                Le lien en question : http://permanent.nouvelobs.com/social/20060222.OBS7782.html


              • Gio (---.---.91.178) 2 mars 2006 15:57

                Engagez vous dans certains secteurs la fonction dite publique ou parapublique. Là vous aurez des chefs amicaux, compréhensifs, de la race de ceux qui font avancer la France en ne bougeant pas.

                Marchons, marchons, mais ..... surtout ne bougeons pas, c’est dangereux.

                Navrant.


              • Roro (---.---.251.151) 2 mars 2006 16:07

                Magnifique déclaration Alain !

                Quelle est ta recette pour faire passer le chômage de 10 à 5 % ? Le plan ? Je ne défends pas le CPE, je pense qu’il s’agit d’une mauvaise solution, or il y en a d’autres des solutions. Mais défendre avec autant d’énergie un système aussi créateur de chômage (sachant ce que le chômage entraîne de misère sociale) continue de me gêner. Il doit y avoir une 3ème voie, ou plutôt une quatrième (celle de Tony Blair n’étant pas la panacée non plus), non ?


              • Sam (Paris) (---.---.108.229) 2 mars 2006 16:25

                C’est désolant de voir autant de sectarisme dans vos propos, et vous parlez de bourrage de crâne ne serait-ce pas plutôt le vôtre qui est inquiétant ?

                Un politique et philosophe anglais disait au XVIIeme siècle :

                Ceux qui se refusent d’appliquer les remèdes nouveaux devront souffrir des maux nouveaux car le temps est le plus grand innovateur.

                Francis Bacon.


              • Aston (---.---.97.129) 2 mars 2006 17:45

                Je suis frappé par l’archaïsme de ces propos, cette succession de ponts aux ânes qui y sont débités par de petits perroquets qui prennent leur béquée au PS. Comme le Président de l’ Unef avec son air de petit fonctionnaire syndiqué. Par quelle terrible convulsion du raisonnement parvient-on à expliquer qu’une mesure dont nul ne sait si elle sera efficace effectivement est pire qu’un statu-quo terrifiant pour ce qui concerne le chômage des jeunes.


              • (---.---.38.140) 3 mars 2006 09:36

                Entre 2 extremismes il y a peut etre un juste milieu. Ce genre de contrat ne poussera pas le salarié a donner le meilleur de soi meme pour l’entreprise s’il n’est pas tellement considéré. De plus cela ne favorise pas la confiance entre les individus (qui constituent l’entreprise).

                Bref, je doute au final que ce soit bon pour les entreprises. Les salariés ont besoin de confiance pour donner le meilleur d’eux memes pour l’entreprise.

                C’est pas avec des salariés mal logés, qui peuvent pas faire de crédits pour s’acheter des meubles ou une voiture...qu’on aura des gens psycologiquement bien pour gagner dans la vie. Mais ça, ça semble echapper à certaines personnes....


              • Ben Ouar y Villón 2 mars 2006 15:43

                Pour Villepin c’est le Contrat Première Embûche !!!

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anita


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