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Accueil du site > Actualités > Société > Contre les grincheuses : pour la liberté en publicité

Contre les grincheuses : pour la liberté en publicité

L’affaire de la publicité pour le Jura, qui n’en est pas vraiment une, à peine une averse dans un verre d’eau, sert visiblement des intérêts divergents. Des intérêts antinomiques dont on connaît les uns - faire connaître un produit - mais moins les autres : instaurer une police de la pensée autour de tout ce qui concerne les femmes.

En clair : enfermer peu à peu les femmes dans une sorte d’aura d'intouchabilité, au même titre que les catholiques ont enfermé Marie dans une image inaccessible de vierge-mère fécondée par un esprit. C’est bien joué de la part des catholiques : ce qui aurait dû soulever un tollé pour des millénaires, soit la justification spirituelle de l’adultère féminin, est devenu objet de culte et d’admiration. En miroir, le père est évacué de la filiation biologique et ne garde qu’un rôle de parent pourvoyeur, interchangeable, rôle diminué dont personne ne s’étonne vraiment et qui continue aujourd’hui à fragiliser la fonction paternelle.

Cette mythologie autour de Marie a diverses fonctions, comme celle de la valorisation de la mère dans la famille et dans la société. En terme de communication c’est une image vendeuse. Aujourd’hui la présence de femmes dans des publicités irrite les milieux féministes grincheux. Les copines de la Féminista veulent bien qu’il y en ait mais seulement si leur image a un lien direct avec le produit. Notion floue et contradictoire avec le fonctionnement de l’esprit humain et la liberté de créer.

L’amusant est que la publicité pour la lingerie féminine est acceptée, alors même qu’elle est souvent érotisée, mais celle pour les voitures est rejetée au nom de l’orthodoxie idéologique du refus de la femme-objet. Le communiqué de presse des Chiennes de garde suite au spot promotionnel sur le Jura le rappelle :

« Le Comité départemental du tourisme du Jura utilise une femme-objet pour faire sa pub ! » et plus loin : « Mais quel rapport avec le Jura ? Quel rapport avec le tourisme ? Et les familles ou les femmes et les hommes touchés par ces spots publicitaires ? Il utilise les méthodes publicitaires courantes des sites de rencontres (voix de femmes chuchotantes, "rejoins-moi sur [le site du Jura]"…). »
pub-2-mer.jpg
Cette association a pour slogan : « Contre les insultes sexistes publique ». Soit. Encore faut-il qu’il y ait insulte et que cette insulte soit intentionnellement orientée de manière à stigmatiser, dénigrer, sous-estimer le sexe concerné. Insulte sexiste dans ce spot ? Où donc ? Et la femme-objet : pourquoi seulement elle ? Le sexisme, quand il existe, serait-il à sens unique ? Pourquoi ne pas s’élever contre les hommes-objets ? Et les enfants-objets ? Les animaux-objets ? En fait contre tout ce qui n’a pas un rapport direct avec le produit ?

La créativité, celle que demande aux publicitaires l’adjudante-cheffe d’Oser le Féminisme, Caroline de Haas, est très développée contrairement à ce que ses lunettes idéologiques lui imposent de voir. Faisons fi du féminisme grincheux. La pub met les produits en valeur parfois pour eux-mêmes, ce qui passe très bien dans certains cas. Mais elle utilise aussi l’allégorie, l’analogie, l’évocation, pour mettre en valeur les qualités d’un produit, ou pour faire rêver, pour associer le produit à quelque chose de particulier ou d’agréable en nous ou susceptible de captiver notre attention.

Le langage de l’image permet des collisions de genres et d’objets de nature à stimuler notre imagination et à accroître notre désir de l’objet. Ce n’est pas nouveau. De tous temps hommes et femmes, auteurs, peintres, ont su développer des stratégies pour faire passer un message. Et puis que de femmes-objets dans ces statues nues de l’antiquité soumises à tous les regards et aux intempéries ! Ah, mais c’est de l’art ! Donc la nudité et la sexualisation est admise dans certains cadres. Mais pas dans la pub, qui pourtant est fille d’un grand courant artistique du 20e siècle : le surréalisme.

Prenons l’exemple de l’image d’une cascade ou d’un vaste paysage de plage, de mer et de ciel bleu pour illustrer une voiture : il n’y a pas de lien direct entre la voiture et le paysage. Une cascade évoquera la pureté, donc une voiture plus propre. Ici la plage et la mer évoquent les grands espaces et l’évasion : c’est une rouleuse. Mais rien à voir directement avec le produit sinon par ce qu’il suggère. Et les bébés de la pub Evian, qui nous ont tant amusés : ce sont des bébés-objets. Quand à la pub Toyota, si la diminution des gaz d’échappements est bonne pour la nature, on ne voit pas ce que vient faire ce tronc en forme de bras humain. Aucun lien : on a donc un bras-objet.

Pub-Toyota.jpgL’association d’un homme avec une voiture ne choque pas. La pub avec l’homme qui frime au volant à un feu rouge à côté d’un autre homme plus âgé, et qui réalise après coup que c’est son futur beau-père, introduit l’amour et l’humour pour vendre une voiture : où est le problème ? Cela plaît ou non, rien de plus à dire. La pub Giulietta de 2011, que je repasse en-dessous, associe la voiture à la vie et à la femme. Et pourquoi pas si la femme peut représenter cela ? Les femmes prennent en général beaucoup de force dans les pubs ! La force du désir, de l’adaptation, de la liberté.

Femme-objet, homme-objet, c’est un débat très pipé. La « correctitude » guette. La police de la pensée s’est incarnée dans la Féminista. En réalité, que les pubs soient teintées d’humour, de tendresse, d’un soupçon d’érotisme, on est en général très loin de l’insulte sexiste. Faut-il considérer les frontons des temples hindous comme des modèles de sexisme avec leurs bas-reliefs de femmes nues copulant dans toutes les positions avec un ou plusieurs hommes ? Un minimum de transgression par rapport à la correctitude est nécessaire à la liberté et à la créativité. Que certaines images ou pubs fassent débat c’est très bien. Mais que le lobby des grincheuses veuille faire interdire un spot et rajouter des lois restrictives, non merci. Je ne leur accorde aucune autorité morale ou politique pour pouvoir prétendre à cela.

La police de la pensée voudrait décider à notre place de ce qui est bien ou mal en publicité. Nous ne serions pas assez grands pour le savoir par nous-mêmes. Nous sommes trop bêtes aux yeux de la Féminista, et les femmes qui touchent un salaire pour les pubs seraient forcément des exploiteuses qui participent à l’aliénation généralisée !

Quant à être objets, nous le sommes tous : objet d’amour, de projections, de désir. Un objet consentant devient un sujet. Un sujet grincheux devient un objet.

Sainte Vierge, délivre-nous de la police de la pensée et des grincheuses ! Vive le Jura libre . de ce lobbying.

 

Ici un cliché classique que je trouve bien repensé :

Et la Giulietta façon 2011 :


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33 réactions à cet article    


  • Txotxock Txotxock 21 avril 2012 11:51

    Ce ne sont pas les écarts de la publicité qui doivent disparaître mais la publicité elle même.


    • kemilein 21 avril 2012 22:30

      la publicité est une pollution
      . elle gaspille de l’énergie, des matières premières et du temps (de vie humain)

      la publicité est une agression
      . elle nous agresse dans la rue, la tv, la radio, ...
      . elle est une injonction d’apparat social et sociétal (propagande par le paraitre)

      la publicité est irresponsable
      . elle permet la liquidation de surproductions inutiles
      . elle favorise l’obsolescence programmée
      . elle insiste a la surconsommation
      . elle est un gaspillage (voir le point 1)


    • hommelibre hommelibre 21 avril 2012 23:03

      « la publicité est une pollution
      . elle gaspille de l’énergie, des matières premières et du temps (de vie humain) »

      - La publicité crée du travail, dynamise des entreprises, informe sur les activités culturelles, etc.

      "la publicité est une agression
      . elle nous agresse dans la rue, la tv, la radio, ...
      . elle est une injonction d’apparat social et sociétal (propagande par le paraitre)"

      - On peut la vivre comme une agression, ou pas, on peut la voir ou la zapper, cela dépend de nous.

      - Elle n’est une injonction que pour ceux qui veulent l’apparat social comme valeur de vie.

      « la publicité est irresponsable
      . elle permet la liquidation de surproductions inutiles »

      - A voir de cas en cas. 

      « . elle favorise l’obsolescence programmée »

      - Le réflexe consumériste n’est pas créé par la publicité, il existe en l’humain. Et le mythe du progrès, de la nouveauté, date d’avant que la pub ne prenne autant de place.

      « . elle insiste a la surconsommation »

      - Personne n’est contraint à surconsommer.

      « . elle est un gaspillage (voir le point 1) »

      - Tout peut être gaspillage si cela ne nous intéresse pas. Qui décide de ce qui est bon et de ce qui ne l’est pas ?


    • Scual 21 avril 2012 12:34

      La publicité, c’est de la pollution.

      Il faut l’éradiquer.


      • hunter hunter 21 avril 2012 12:40

        A Txotxock et Scual : Je plussoie à 4 mains !

         smiley

        H /


        • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 21 avril 2012 13:01

          Que d’argent perdu en pub inutile et parfois idiote ! Les pub pour les régions par exemple. Elles ne servent à rien mais engraissent des publicitaires et des afficheurs qui ne sont pas rétribués au SMIC ! 

          Quant aux « chiennes de garde », quand utiliseront-elles leur pugnacité à s’en prendre aux femmes dotées d’un pouvoir hiérarchique dont elles usent et abusent à l’encontre de leurs subalternes féminines plutôt que de dénoncer d’innocentes pubs qui se contentent d’ironiser ?

          • La râleuse La râleuse 21 avril 2012 15:04

            Bonjour Jean J. Mourot,

            Nous voilà bien en accord sur ce qui concerne les « chiennes de garde » appelées aussi « féministes » lesquelles à mes yeux de femme sont utiles lorsqu’elles se battent pour des causes justes (par exemple pour faire cesser des pratiques comme l’excision, défendre le droit à l’avortement,...) mais sont ridicules et, pire encore, ridiculisent les femmes quand elles adoptent des comportement extrémistes.

            Par contre, je vous avoue bien aimer la publicité lorsque ces créateurs font preuve d’imagination. Qui plus est, je l’appréciais beaucoup quand je fumais et qu’elle apparaissait sur l’écran de télévision ce qui me permettait de sortir et ne pas gêner qui que ce soit sans perdre quoi que ce soit de l’émission.
            Cordialement,


          • morice morice 21 avril 2012 16:36

            Selon les Chiennes de garde, cette publicité « diffuse et banalise, malgré son statut institutionnel, des fantasmes sexuels pour vanter une région et utilise donc le corps des femmes ».

            « Des spots sexistes et ringards »
            « Suite à des plaintes d’auditrices et d’auditeurs, la Meute desChiennes de garde demande au Comité départemental du tourisme du Jura le retrait de ces spots publicitaires sexistes et ringards et demande au Jury de déontologie publicitaired’examiner et de délibérer sur ces publicités », poursuit le mouvement féministe dans un communiqué diffusé ce mercredi.
            « Dans la pub, tout ce qui est sexisme n’est pas reconnu, alors que les connotations racistes par exemple, sont, elles, heureusement bannies », a déploré Marie-Noëlle Bas, présidente.
            « Une nouvelle fois, c’est le signe qu’on utilise le corps des femmes pour vendre n’importe quoi », a, pour sa part, réagi Caroline De Haas, fondatrice d’Osez le féminisme, en demandant aux publicitaires de « faire preuve d’imagination ».

             on ne peut dire mieux.

            Goetelen utilisant lui le corps des femmes pour vendre ses bouquins....




            Le silence encore. Nous sommes presque proches et pourtant étrangers. J’écoute les cigales. Il y en a une tout près. Je prends son rythme et tape doucement des mains sur mes cuisses. Elle prend le rythme avec moi et sa voix se mêle au chant de l’insecte. J’aime ce moment. J’aime qu’elle soit là. Elle a fermé les yeux et je la regarde. Son visage, menton et pommettes dessinées. Front large, cou mince. Sa poitrine, petite, comme des dunes sous sa robe. Un bassin bien posé au sol, et des jambes qui s’allongent comme des antilopes. Elle sent mon regard, sourit et reprend :

            — Je souhaitais vous rencontrer. Dès que je vous ai vu derrière votre fenêtre. Même avant. Maintenant que vous êtes là je ne sais plus quoi faire. Ajouter des mots ? A quoi bon. Je pourrais vous donner mon cœur et mon corps. Là, tout de suite.

             Elle s’arrête un instant. Etonnée de son aveu. Puis reprend.

            — J’aime votre regard sur moi. Mais je crois que je vais attendre.

             Elle se lève.

            — Paul, je vous dois au moins mon prénom. Je m’appelle Elsa.

             Elle s’éloigne en dansant. Se retourne, m’adresse un dernier sourire et disparaît entre les rochers.

            on aura noté l’hilarant « un bassin bien posé au sol » qui fait de la dame une charmante cul-de-jatte...

            la drague, versant suisse....


          • morice morice 21 avril 2012 16:38

            quand elles adoptent des comportement extrémistes.


            la pub du Jura est sexiste, et elles ont RAISON de la dénoncer en tant que telle, il n’y a rien d’extrémiste là....

          • Txotxock Txotxock 21 avril 2012 20:29


            Jean J. MOUROT :

            Que d’argent perdu en pub inutile et parfois idiote ! Les pub pour les régions par exemple. Elles ne servent à rien mais engraissent des publicitaires et des afficheurs qui ne sont pas rétribués au SMIC !

            Et surtout quel magnifique moyen de contrôler les médias qui n’oseront pas mordre la main nourricière. Comme toute cette communication gouvernementale qui abreuve les sillons de la soumission.


          • wesson wesson 21 avril 2012 14:44

            bonjour l’auteur, 


            A votre article, il n’y a qu’une seule réponse.

            La publicité c’est avant tout l’industrie du mensonge, et l’art du stéréotype sexuel.

            • morice morice 21 avril 2012 16:23

              bien vu.mais il ne comprendra pas, il est dans son trip anti-femmes qui dure depuis des années chez lui. Une enfance dominée par les femmes, l’a profondément marqué. A jamais. Et il prend Agoravox pour le divan du psy dont il aurait grand besoin...


              logiquement, il devrait bientôt s’attaquer aussi à la psychanalyse....

            • La râleuse La râleuse 21 avril 2012 15:09

              Bonjour hommelibre,

              « Sainte Vierge, délivre-nous de la police de la pensée et des grincheuses »

              À l’impossible, nul n’est tenu et je ne crois pas que même la Très immaculée maman du petit Jésus soit capable d’accomplir ce miracle.

              Amitiés,


              • hommelibre hommelibre 21 avril 2012 20:42

                Râleuse :

                Je le dis entre nous, ne le répétez à personne : faudrait peut-être un Kärcher... Naaaannnn, j’ai rien dit !!!

                 smiley


              • focalix focalix 21 avril 2012 15:14

                Le slogan des années 70 :
                La publicité nous prend pour des cons.
                La publicité nous rend cons.

                n’a pas pris une ride.

                Au contraire.

                Aujourd’hui la publicité, cette agression constante contre notre temps de cerveau disponible (Patrick le Lay, ancien patron de TF1), est plus intrusive que jamais.
                Ils avancent un pied, si tu ne l’écrases pas illico ils avancent l’autre et ainsi de suite. Et si tu les laisses faire, à leur tour ils te marcheront sur les pieds puis sur la gueule.

                Pour ne donner qu’un exemple, pourquoi cette gigantesque bagarre autour de la 4G ?
                Pour faciliter la communication entre les gens ? Pour une diffusion universelle de la culture ? Que nenni !
                Parce que plus en plus de gens, chez eux, au boulot, dans le métro, au resto, au bistrot et jusque dans les goguenots passent le plus clair de leur temps à tripoter leur téléphone cellulaire, leur tablette ou autre i-truc ou i-machin.
                Et là, on peut les bassiner jusqu’à ce qu’ils accomplissent l’acte ultime pour lequel on les conditionne : casquer, et dare dare puisque ces machines nomades sont de plus en plus des terminaux de paiement.
                Là est la nouvelle frontière, l’Eldorado des requins qui veulent mieux contrôler nos vies pour mieux nous vendre tous ces produits et services dont on n’a que foutre.

                PS
                Cette communication dans le style « 3615 ULLA » pour le tourisme dans le Jura est tout simplement du vandalisme contre la beauté et les richesses agricoles, industrielles, culturelles et pour tout dire humaines de la région.
                C’est d’une abyssale sottise (je viens d’épuiser mon quota hebdomadaire de gros mots).
                La publicité est aussi vulgaire...


                • focalix focalix 21 avril 2012 20:16

                  Bof, je me lâche sur les idées, pas sur les personnes...


                • bakerstreet bakerstreet 22 avril 2012 12:44

                  Focalix

                  Tout à fait d’accord avec vous !
                  Les publicitaires aiment paraitre branchés, jeunes, surfant sur leur époque.

                  Ce sont en fait les pires réactionnaires.
                  Comme des avocats prêts à défendre n’importe quel cause nauséabonde, ils sont prêts à s’enflammer pour tenter de vous rendre l’achat indispensable de n’importe quel camelote.

                  Ainsi donc les esprits critiques seraient des grincheux, surement des mal baisés, refusant ce bonheur estampillé par les marques.
                  Il y a de quoi ce marrer, à lire ce discours foure tout aux allures pseudo psychanalytique, qui ressemble à un discours de curé intégriste, ne pouvant tromper que quelques vieilles greluches de bénitier cramponné à leur sac Vuitton ! 

                  Les ficelles sans fois répétés du publicitaire sont celles visant à vous débarrasser de tout esprit critique, en vous faisant revenir à cet age d’or où gamin vous tiriez la langue devant la devanture du magasin de jouet....

                  .Le jeunisme, l’envie « c’est à moi, pas à toi », "mon jouet est plus beau que le tien" sont les messages subliminaux envoyés au citoyen, transformé en consommateur, en gogo salivant et avalant des couleuvres.

                  « Si vous avez la voiture, vous aurez la femme », comme disait la pub !

                   Toujours jouer à fond sur le désir, la frustration. L’idéal est de promettre le bonheur sans en donner évidement la garantie, ainsi le désir se déplace d’objet en objet, dans une quête grotesque et irréelle, semble à ces images glacées de vogue, que l’on feuillette, chez le dentiste, avant d’affronter la roulette.....

                  La pub n’est pas là pour rendre les gens heureux, ce seront des clients en moins !


                • rocla (haddock) rocla (haddock) 22 avril 2012 14:36

                  Je suis pour la pub pour les yaourts , non seulement c’ est bon pour la santé , mais c ’est une des seules maisons qu’ on peut démonter rapidement et la remonter plus loin , en plus on peut y installer un poile à bois ce qui nous change des poèles sur les bras .


                  Vive Séguala et vive la pub !

                • Mmarvinbear Mmarvinbear 21 avril 2012 17:44

                  Si j’étais une femme, mon premier mouvement serait de prendre un sac à main, de mettre une brique dedans et de le balancer dans la vitrine de toutes ces organisations pseudo-féministes qui n’ont qu’un objectif : la castration mentale, la burqa idéologique pour les hommes, en attendant que les progrès de la biologie puissent leur permettre de nous les couper.

                  Franchement, ou est le scandale ?

                  La femme-objet ? C’est un des plus vieux fantasmes des bruleuses de soutifs des années 70. Elles avaient de bonnes raison de le faire quand elles ne pouvaient pas travailler ni même avoir un compte en banque sans l’autorisation de leur mari. Ou est l’illogisme de montrer un corps féminin, attractif (tout est relatif...) pour attirer l’attention du mâle hétéro sur un produit qui lui est destiné ?

                  Et que dire des objets féminins ? En quoi est-un crime de montrer de la lingerie fine sur un corps féminin ? Préféreriez-vous la voir sur Sébastien Chabal ?

                  Sans parler de celles qui râlent quand une femme passe la serpillère ou vante une lessive. Ce sont des produits d’entretien utilisés AUSSI par des femmes dans le cadre des tâches ménagères. Mais je vous rassure, nous les mâles, nous les utilisons aussi.

                  Vous arguez que cela ne grandit pas l’image de la femme, en la confinant aux tâches ménagères.

                  Mais, ho ! Vous avez une gueule aussi, non ? Alors vous vous bougez le cul, vous prenez les choses en mains et vous faites clairement comprendre à vos mecs que s’ils veulent encore une brouette tonkinoise, il va falloir qu’ils passent le balai plus souvent !

                  Vous ne voulez plus être des victimes ?

                  Alors arrêtez d’agir comme tel ! Choisissez vos partenaires en fonction de leur implication dans la vie quotidienne, et non plus en fonction de leur sourire ultra-brite !

                  Et prenez les choses avec plus de légèreté.

                  Après tout, Saint-Claude est la capitale de la pipe.

                  (^^)


                  • Soi Même 21 avril 2012 18:57

                    Vous n’avez pas le droit de prendre ce qui tourne autour du Mystère de Marie pour vos arguments publiciste.

                    Rien n’est plus faux que la pub, rien n’est plus fallacieux que la pub, rien de plus artificiel que la pub, rien de plus permissif que la pub, rien de plus fasciste que la pub.

                    Votre monde faisandée garde le pour vous, en réalité si il n’avait pas de publicité le monde se porterait mieux que cette peste de l’image.

                     


                    • hommelibre hommelibre 21 avril 2012 19:08

                      Soi Même,

                      C’est vous qui décidez ce que les autres peuvent dire ou employer ? Vous rêvez ? Vous êtes quoi : traditionaliste ? Témoin de Jéhova ?

                      Réinstallez l’inquisition si la liberté ne vous convient pas. Mais je vous préviens : je ne me laisserai pas faire.


                    • Soi Même 21 avril 2012 19:19

                      C’est votre argumentation qui pose problème, je ne l’aurai pas relevé si vous le mettiez pas en préambule de votre démonstration.
                       Vous avez l’art et la manière de retourné les arguments, en fin de compte vous êtes un bon publicitaire, la merde vous la présenter comme une vertus !


                    • hommelibre hommelibre 21 avril 2012 19:26

                      Si vous argumentiez un peu, non ? Parce que là c’est un peu court.
                      Et je n’ai pas parlé de la pub comme d’une vertu. Faudrait lire attentivement. Quant à la merde, c’est vous qui la voyez.


                    • Soi Même 21 avril 2012 20:14

                      Pas besoin d’argumenté, il suffit de lire votre argumentation.

                      < En clair : enfermer peu à peu les femmes dans une sorte d’aura d’intouchabilité, au même titre que les catholiques ont enfermé Marie dans une image inaccessible de vierge-mère fécondée par un esprit. C’est bien joué de la part des catholiques : ce qui aurait dû soulever un tollé pour des millénaires, soit la justification spirituelle de l’adultère féminin, est devenu objet de culte et d’admiration.>

                      <C’est vous qui décidez ce que les autres peuvent dire ou employer ? Vous rêvez ? Vous êtes quoi : traditionaliste ? Témoin de Jéhova ?>

                      il y a pas à dire, ce sont les autres qui sont fort de café, toi t’es au dessus de sa, t’es un hommeenchaîné dans ta merditude !


                    • hommelibre hommelibre 21 avril 2012 20:34

                      @ Soi M’aime... :

                      Apporte au moins une critique. Mais non, tu ne dis rien.

                      Tu n’as donc rien à dire. Moi je vais chercher le sexisme (les 2 misogyne et misandre) beaucoup plus loin dans le début de mon article. La pub pour le Jura c’est du pipi d’oiseau à côté.

                      Bon, tu n’as donc aucun argument à part de réécrire ce que j’écris. Ben dis donc, ta narcissitude n’est pas flamboyante. Enfin, si tu t’aimes, c’est déjà ça.


                    • focalix focalix 21 avril 2012 21:37

                      La publicité dite institutionnelle (je ne parle pas la pub pour un artisan, pour un resto) est un instrument d’abrutissement des masses.
                      Elle s’insinue partout.
                      Dès le plus jeune âge, par le biais des marques, elle salope les rêves des enfants.
                      Dès l’adolescence, elle commande ce qu’il faut posséder.
                      Au sommet de ce cet édifice de vulgarité mercantile, il y a cette citation de Jacques Séguela :
                      « Si à cinquante ans, on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ».


                      • hommelibre hommelibre 21 avril 2012 21:49

                        Focalix :

                        Oui mais Séguéla n’est pas vraiment une référence !... Et 90% des gens au moins n’auront jamais accès à ce monde.
                        Il faut apprendre aux enfants à résister à la pub, comme nous aussi adultes devons le faire. Garder notre libre choix, selon nos besoins.


                      • Karash 21 avril 2012 23:02

                        De manière étonnante, les gens n’arrivent généralement pas à faire le lien entre la qualité et la quantité de pubs à la télévision, et la qualité du reste des programmes.


                        La pub est le premier indicateur que la TV est une abomination culturelle et que la seule chose saine à faire est de jeter tout ce fatras à la benne ( spéciale, faudrait pas que ces merdes polluent l’environnement après avoir pollué les esprits )

                        Mais la TV est une drogue ; La TV tue l’imagination, engendrant l’incapacité à trouver d’autres choses à faire que regarder la TV, etc .. il est urgent d’entrer en désintox.

                        • bakerstreet bakerstreet 22 avril 2012 13:03

                          Le dernier lapin que les publicitaires ont sorti de leur chapeau, est ce truc de « pub créative », concept totalement foireux, mais propre à fasciner les gogos, et à les débarrasser de leur méfiance naturelle en les hypnotisant, et en faisant croire que leur belle laitière ressemble à la Joconde .

                           Les bonimenteurs seraient devenus des artistes.
                          La fontaine en aurait fiait une fable !

                          Il n’y a pas de qualité dans la pub, du moins pas au niveau artistique.
                          L’art s’appuie sur la liberté, sinon c’est de la propagande.
                          Cette volonté de manipulation, c’’est justement son essence même.

                          Elle s’appuiera ensuite sur des critères de mode et d’esthétisation, en osmose avec l’époque, mais incapable de la devancer, au risque de déplaire au consommateur, ce qui serait une abomination pour elle, comme de se tirer une balle dans le pied.

                          C’est pour ça qu’elle ne peut être que réactionnaire, car s’attachant à l’’esprit le plus archaïque : La domination, l’envie, la jalousie, le corps de la femme, objet entretenu de toutes les régressions, l’exaltation sont les moteurs les plus utilisés.

                          Là où les idées de modernité et d’indépendance se développe, de rejet du modèle consumériste qui nous gave, nous trompe, et amène petit à petit le monde à sa perte, la pub continuera son travail sournois pour diviser, flatter l’achat, l’accumulation, l’esprit d’achat non réfléchi surtout.

                          Avant de mettre un objet dans votre chariot, demandez vous si vous en avez vraiment besoin, où si ce n’est pas par hasard, big brother qui vous l’a soufflé


                        • hommelibre hommelibre 22 avril 2012 13:12

                          « Avant de mettre un objet dans votre chariot, demandez vous si vous en avez vraiment besoin » :

                          en accord avec vous. C’est ma position, c’est ce que je dis. Soyons adultes.

                          Pour ce qui est de la propagande : à de nombreuses époques les artistes ont travaillé sur commande et été payés par ceux qui en avaient les moyens. Ils « vendaient » aussi quelque chose. Ce n’en est pas moins de l’art et de la créativité. Michelange a peint le plafond de la chapelle sixtine sur la commande d’une firme (l’église) et pour vendre un produit (Dieu). Pour autant c’est plus que de la propagande.


                        • Soi Même 23 avril 2012 20:19

                          @ avec toi, < Soyons adultes> hommelibre, il y a du pain sur la planche ! Un poème d’ambiguïté tes articles !


                        • hommelibre hommelibre 23 avril 2012 22:19

                          Hé hé, Soi M’aime : pas d’ambiguïté pour qui sait lire.

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