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Corrida. Anti et pro dans l’arène

 

Manifestation anti-corrida en 2007 à Madrid
Manifestation anti-corrida en 2007 à Madrid

L’été est la saison du melon, des pêches et des cerises mais aussi celle de la Corrida. A travers la France, et aussi en Espagne, au Portugal et en Amérique du sud, se déroulent de grandes ferias, rassemblement des aficionados de la tauromachie. Ferment de leur identité pour les uns, abominable torture animale pour les autres, la corrida déchaîne les passions. On trouvera ici les arguments des anti-corridas, et ici les arguments des partisans des corridas.

Un coup d’épée… dans l’eau

Dans leur livre, Députés sous influence, Hélène Constanty et Vincent Nouzille, rappellent le dernier combat parlementaire en date à l’Assemblée. « En 2004, à la surprise générale, Muriel Marland-Militello est partie en croisade contre les corridas. « J’ai toujours été révoltée par les mutilations et les tortures infligées aux taureaux. Je me suis juré d’y mettre fin. Tant pis si je heurte mes amis politique ». Fin de citation. La proposition de loi, visant donc à interdire les corridas et les combats de coq, avait été cosignée par 49 députés de tous bords selon la députée. C’était en 2004 et la proposition de loi 1652 devenue 228 n’a toujours pas été inscrite à l’ordre du jour. Pourquoi ?

Parce que le sujet est sensible. Sensible pour les défenseurs des animaux et sensible pour les tenants de la corrida comme outil de l’expression culturelle. Dans un cas comme celui-ci où les forces en présence sont sensiblement égales tant en puissance qu’en mobilisation, l’avantage est au statu quo, en l’occurrence donc à l’absence de changement.

Pour que rien ne change sur la question de la corrida, on peut compter sur les députés du sud de la France. Dans la liste que présente Muriel Marland-Militello des députés qui la soutiennent, la plupart viennent du nord de la Loire et aucun des départements concernés au premier chef par une éventuelle interdiction. « Le lobby des villes taurines », Nîmes et Arles en tête, parmi la centaine de communes qui accueille des corridas, a su mobiliser ses réseaux pour que le sujet ne vienne pas à l’ordre du jour. Ainsi la fédération des sociétés taurines de France ou bien l’Union des villes taurines de France, plus de 60 villes membres, apportent un contre-poids important à l’activisme des antis. Car les pro-corridas subissent quelques déconvenues depuis plusieurs années. L’opinion publique française n’aime pas ce spectacle, même si les organisateurs de ces fêtes annoncent deux millions de visiteurs, et préfèrent les vachettes d’Intervilles au taureau mis à mort dans deux ou trois giclées de sang. Canal Plus qui pendant longtemps a contribué à populariser la corrida a depuis longtemps cessé ses retransmissions. Et André Viard, sur son site Terres taurines, de dire :

« Moyennant quoi, toujours en réaction et jamais en initiative, le monde taurin a, jusqu’à l’Appel de Samadet, laissé peu à peu grignoter son terrain, persuadé que si l’urgence l’exigeait il saurait se soulever en masse et faire front. Malheureusement les temps ont bien changé, n’est pas Millies-Lacroix qui veut, et je crains fort qu’au premier coup de feu les élus les plus taurins, à quelques rares exceptions prés, préfèreront adopter une position politiquement correcte plutôt que de mettre en jeu, comme leur glorieux aîné dacquois, leur écharpe, leur siège et leur prestige, en démissionnant pour protester contre un arrêté d’interdiction des corridas. Penser le contraire équivaut à commettre une grave erreur d’appréciation et à mettre en danger le fragile équilibre qui repose sur l’hypothétique force de frappe que constitueraient les gros bataillons de l’aficion ».

L’auteur de ces lignes est un ancien matador. Par ailleurs président de l’observatoire des cultures taurines mis en place en 2008.

Pour remporter la partie, les anti-corridas cherchent à frapper au portefeuille en tentant d’influencer les eurodéputés. L’Union européenne, au titre de la politique agricole commune (PAC), verse en effet des subventions aux éleveurs taurins. Pour l’Europe la question est celle de la souffrance animale plutôt que de savoir si cette pratique respecte ou non une tradition, ancestrale ou pas.

http://www.dailymotion.com/video/x1he1h_reportage-france3-sur-la-corrida_animals

Viva Espana

Les anti-corridas se mobilisent autour de l’alliance anti-corrida qui dit rassembler 19.000 adhérents et sympathisants dont une belle brochette de stars : l’évêque Jacques Gaillot, le compositeur Eric Serra, le chanteur Renaud qui a prêté sa voix au spot ci-dessous.

http://www.dailymotion.com/video/x2j6yw_spot-contre-la-corrida-renaud_ads

De son côté, la FLAC (Fédération des Luttes pour l’Abolition des Corridas) cherche à mobiliser ses réseaux dont Sea Sheperd, dont nous parlions ici même dans un article sur l’écologie radicale.

En Espagne, les choses semblent s’accélérer. 70 villes sont désormais abolitionnistes, dont 20 depuis le début de l’année, s’engageant ainsi à ne plus accueillir de corridas sur leur sol. En France, 11112 personnes, au 14 juillet 2009, ont signé la pétition visant à soutenir la proposition de loi de Muriel Marland-Militello et interdire l’accès aux arènes aux enfants de moins de 15 ans.

Dernière péripétie en date, la polémique autour du livre, Corrida Basta, de Christian Laborde, qui est l’occasion pour les débatteurs, ici Laborde et Casas, de montrer toute l’étendue de leur culture littéraire.

http://videos.lefigaro.fr/video/iLyROoafMMxe.html

Cadeau-bonus. Et le coq ma poule ?

En se focalisant sur la corrida, on en oublierait presque les combats de coqs. Ils sont toujours autorisés en France dans le gallodromes du Nord de la France, aux Antilles, à la Réunion, ainsi que dans une dizaine d’autres pays au monde. La raison de cette autorisation tient au fait que le combat de coqs est une tradition ininterrompue.

http://www.dailymotion.com/video/x7gmi3_combat-de-coqs-philippines_travel

 

 


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13 réactions à cet article    


  • Fergus fergus 28 juillet 2009 10:18

    Les corridas sont, comme les combats de coqs, une pratique barbare et indigne de peuples civilisés. Ces pratiques doivent être définitivement bannies.

    La survivance des corridas, ces sanglants spectacles dont se repaissent des braves gens qui font appel à leurs instincts profonds les plus hideux, n’a que deux justifications : l’économie locale et la tradition.

    Pour ce qui est de l’économie, désolé mais on ne peut plus, de nos jours, justifier la barbarie par l’économie.

    Quant à la tradition, je lui ai déjà tordu le cou dans une précédent commentaire en rappelant que c’est précisément en faisant appel à cette tradition que l’on a justifié jusqu’en 1999 le lancer de chèvre du haut de certains clochers de Castille !


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 28 juillet 2009 10:49
      Corrida : Je suis un aficionado !

      Je suis un aficionado ! Donc, pour certains (beaucoup ?) je suis un être primaire et cruel. Que faire d’autre sinon assumer ?...

      Taureau, que tu es beau ! Je t’admire parce que tu es un animal magnifique. Dans ton pâturage, tu affiches une puissance paisible. Je désire t’approcher pour jouer comme je le ferais avec un animal familier à qui je ne voudrais infliger aucune douleur. Mais, si je m’approche, je dois éviter ta charge. À ce jeu, ta corne peut être mortelle. Alors, je m’octroie le droit de vouloir te tuer. Bien que, ou parce que, tu es beau et que je t’aime...

      Mais, je ne suis pas torero. Je n’ai pas eu l’occasion de le devenir. C’est pourquoi « je » tue les taureaux par procuration. Celle du matador.

      J’aime la corrida lorsque le taureau qui entre dans l’arène n’a, en rien, été diminué dans ses facultés. J’apprécie la pique du picador lorsqu’elle est loyale. Sans elle, le port de tête du taureau demeurerait trop altier pour que, plus tard, le matador puisse l’estoquer par-dessus les dangereuses cornes. J’apprécie également l’esthétique de la pose des banderilles quand elle est faite de « poder a poder » et avec imagination. Enfin, j’aime le travail ultime du matador qui, progressivement, maîtrise et canalise les charges du taureau pour le conduire à la minute de vérité : la seule durant laquelle le matador prend un véritable risque car, au moment de l’estocade, il perd la protection de la muleta et s’expose aux cornes. Cet enchaînement de loyauté, de beauté et de courage me permet d’accepter la souffrance et la mort du taureau qui s’est montré brave et digne d’affection.

      J’aime aussi le rejoneo qui, à la beauté du taureau, ajoute l’élégance de l’équitation, de la haute école.

      Mais, je déteste la corrida lorsque le taureau, préalablement à son entrée dans l’arène, a été diminué dans ses facultés. Je déteste également le picador qui assène des piques vicieuses et assassines. Je trouve ridicule la pose des banderilles quand elle est faite par des banderilleros si soucieux de leur sécurité qu’ils sacrifient l’esthétique et viennent les poser quasiment par derrière l’animal. Enfin, j’abhorre les trop nombreuses fois où les matadors expédient les taureaux ad patres en renonçant à toute ambition de beauté tragique.

      Par ailleurs, je considère que le rejoneo est systématiquement gâché par le fait que les taureaux combattus ont toujours les cornes afeitadas. Cela réduit la dangerosité du taureau et rend le combat déloyal. De plus, ce procédé autorise le cavalier à nombre de facilités d’un goût douteux.

      De toutes les corridas auxquelles j’ai assisté, je ne peux retenir que celles de Luis Francisco Espla, toujours loyal et respectueux du taureau, ainsi qu’une seule superbe prestation d’Enrique Ponce.

      Aussi, considérant la faiblesse du pourcentage des prestations mémorables par rapport au nombre de combats indignes et déloyaux, je ne serais pas autrement étonné que la tauromachie finisse par disparaître progressivement. Et je n’en serai pas, non plus, particulièrement affecté.

      Mais, je serai infiniment attristé par la disparition totale et définitive du taureau bravo.

      C’est pourquoi je ne pense pas qu’il soit judicieux de procéder à une interdiction brutale de la tauromachie. Il y va du sort d’une race animale ainsi que de l’économie des personnes qui œuvrent dans ce domaine.

      Il me semble plus raisonnable et rationnel de prohiber la formation des novilleros afin qu’ils ne puissent plus prendre l’alternative de matador. Ainsi, progressivement, faute de nouveaux effectifs humains, la tauromachie s’arrêtera.

      Mais, quid des taureaux bravos ? Le déclin puis la fin de la tauromachie entraîneront, inéluctablement, la disparition de toute la race des taureaux bravos qui seront éventuellement remplacés par des bœufs destinés à l’abattoir.

      Pour éviter cela, il faudra que l’économie des corridas soit remplacée par une économie de « safari photo » capable de rentabiliser les élevages de taureaux bravos.

      Les anti-corrida seront-ils les meilleurs clients de cette économie de « safari photo » du taureau bravo ?


      • franck2009 28 juillet 2009 13:26

        Un argumentaire bien compliqué pour nous dire que vous ’ kiffer votre race ’ devant le spectacle par procuration de la violence....

        je vous conseille la lecture dans ce cas de ’ Philosophie de la corrida ’ de Francis Wolff. Vous vous y trouverez en bonne compagnie.

        Je propose un titre ’ Philosophie de l’assassinat ’ où on démontrerait que le plus beau crime est celui commis sur un philosophe...Puisqu’il représente l’esprit du monde comme le taureau représente la force de la nature

        On peut aller trés loin à dénaturer la pensée... On peut tout justifier et surtout la connerie


      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 28 juillet 2009 10:50

        Oui mes amis, mettons un terme à cette tradition ancestrale primitive qui tue une pauvre bête pour la manger ! C’est affreux !

        Et unissons nous tous main dans la main pour soutenir le grand marché du maquedeau médicamenté qui guérit les maladies et que l’on peut manger devant le sport à la télé tout le week end avec de temps en temps une petite pause pour aller jouer au repok en ligne sur internet !

        Ouvrons nos portes à cette industrie propre qui repeuple la planète en terrassant ces forêts sauvages et inutiles et même à ces formidables concentrations de bêtes qui ne voient jamais les prairies ombragées dans des élevages aux normes qui sentent l’hormone à plein nez !

        le grand marché de la viande et ses vingt milliards de bêtes a besoin de vous pour le protéger et enfler sans cesse. soutenez monsantrop, maquedeau et hormono contre la corrida ! Merci.


        • franck2009 28 juillet 2009 13:30

          ....je vois pas la contradiction là. Les afficionados ne mangeraient pas de viande ? vous m’apprenez quelque chose là...


        • pitas 28 juillet 2009 11:38

          D’un coté on se révolte contre une pratique culturelle et ancestrale (le fait que ce soit fait depuis des lustres ne justifie en rien le bien fondé des corridas) avec une argumentation « bien pensante » sur la souffrance ou non de l’animal-vedette, sur l’incompatibilité d’un spectacle barbare avec les valeurs de nos sociétés « civilisés » et, surtout, la gène du spectateu.

          N’est ce point la finalement le coeur du debat ? le spectateur-temoin (et « bien-pensant) est renvoyé a ses propres jugements et inclinaisons (culturelo-religiseuses) ; et donc ne peu -pour la plupart- donner un aval moral a cette »mascarade".

          D’un autre coté, comme le souligne bien Lisa, on a 20 milliards de tete de betail qui eux n’ont pas droit a leur quart d’heure Warholien et, au contraire, vivent la vraie boucherie sans mascarade cette fois, mais plutôt avec la froideur du rendement industriel...

          mais la il n’y a pas de spectateur, il n’y a que des consommateurs...

          L’argument des 20 milliards de tête de bétail a passer par nos boucherie industrielles, n’est pas une consolation au regard de quelques taureau sacrifiés sur l’autel du spectacle, de la culture et des traditions. Mais juste un recadrement nécessaire a tant d’energie et de contestation mal employée.


          • franck2009 28 juillet 2009 13:17

            Bien sur, les anti-corridas sont des viandards sitôt qu’ils sont devant leur assiette....Bel argument...

            En fait pour les défenseurs des animaux , il faut d’abord effacer les conduites les plus cruelles et ensuite viendra le travail de fond ....

            Se rejouir devant la mort d’un animal n’est pas comme le tuer pour s’en nourrir...

            Etape par étape je suis devenu végétarien.


          • Torvald 29 juillet 2009 08:45

             

            Primo l’auteur annonce clairement la couleur.

            « L’auteur de ces lignes est un ancien matador. Par ailleurs président de l’observatoire des cultures taurines mis en place en 2008 » et heureusement, pour qqun qui « enseigne également la culture générale dans un institut de préparation aux concours ».

            En omettant 40 siècles d’histoire si ce n’est plus, on fait perdre
            beaucoup de temps à beaucoup de lecteurs.

            La corrida c’est entre autre une représentation symbolique
            de la mort... de l’homme.

            A partir de là, se dire contre la corrida me paraît très vain. Pourquoi ne pas interdire le théatre pendant qu’on y est. On me dira ça a été fait, oui mais dans quels régimes.

            Ce genre de débat rappelle ceux qu’on a pu voir sur le dopage ici-même, où certains laissent entendre qu’il faut laisser les gens se shooter et que le sport se résumerait au concours du meilleurs dopé (ciao bonweb). Les protagonistes ne sont pas les mêmes mais le débat est autant vicié à la base.

            Il nous faudrait un génie pour faire une synthèse relativement simple des prolégomènes de base pour éviter ces pataquès, ça pourrait être l’objet d’une page spéciale d’AV.
             
             


            • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 29 juillet 2009 09:04

              à Torvald (xxx.xxx.xxx.135) 29 juillet 08:45

              Primo l’auteur annonce clairement la couleur.

              « L’auteur de ces lignes est un ancien matador. Par ailleurs président de l’observatoire des cultures taurines mis en place en 2008 » et heureusement, pour qqun qui « enseigne également la culture générale dans un institut de préparation aux concours ».

              Sauf erreur de ma part, vous vous êtes livré à un amalgame involontaire.


            • Torvald 29 juillet 2009 09:19

               
              @J-P Llabrès

              Oui et non, il s’agit de souligner l’honnêteté du rédacteur, denrée rarissime de nos jours.

              Ensuite son argumentaire est assez fouillé pour être digne d’un enseignement.

              Mais comme la base est faussée et des fondamentaux omis, il faut aussi éviter
              des gaspillages de temps pour le lecteur.
               


            • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 29 juillet 2009 09:36

              à Torvald (xxx.xxx.xxx.49) 29 juillet 09:19
              Oui et non, il s’agit de souligner l’honnêteté du rédacteur, denrée rarissime de nos jours.
              Ensuite son argumentaire est assez fouillé pour être digne d’un enseignement.
              Mais comme la base est faussée et des fondamentaux omis, il faut aussi éviter des gaspillages de temps pour le lecteur.

              Selon ma compréhension du texte, « l’ancien matador » cité est une personne distincte de l’auteur Mikaël Cabon qui « enseigne également la culture générale dans un institut de préparation aux concours. »


            • Mikaël Cabon Mikaël Cabon 29 juillet 2009 09:50

              Bonjour

              je suis l’auteur de ces lignes. Celles que vous lisez en ce moment.
              Mais dans l’article quand je parle de l’auteur de ces lignes, j’évoque celles du dessus dont l’auteur est André Viard.
              Et même si j’aime à lancer des piques, je ne suis pas un ancien matador. Pas que je sache en tout cas.
              Comme sur d’autres articles portant sur le lobbying que j’ai eu l’occasion de publier sur AV ou sur le site lobbycratie.fr que j’anime, la question qui m’intéresse n’est pas de savoir qui a tort ou raison, mais comment les groupes d’influence agissent afin que leur opinion remporte la mise.
              MC


            • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 29 juillet 2009 09:57

              à Mikaël Cabon (xxx.xxx.xxx.213) 29 juillet 09:50 

              je suis l’auteur de ces lignes. Celles que vous lisez en ce moment.
              Mais dans l’article quand je parle de l’auteur de ces lignes, j’évoque celles du dessus dont l’auteur est André Viard.
              Et même si j’aime à lancer des piques, je ne suis pas un ancien matador. Pas que je sache en tout cas.

              André Viard et « l’ancien matador » sont-ils une seule et même personne ?

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