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Accueil du site > Actualités > Société > CPE : un combat incertain

CPE : un combat incertain

Dans le bras de fer engagé entre le gouvernement et une partie de l’opinion sur le contrat première embauche, ce dernier n’est qu’un prétexte. Personne ne peut sérieusement croire que ce nouvel instrument contractuel, s’ajoutant notamment au CDI, au CDD, au CNE, au CDD « senior » et au CTE, puisse ébranler, fût-ce marginalement, les colonnes du temple du droit du travail à la française. Chacun sait que la jurisprudence viendra combler sans délai les éventuelles lacunes de sa rédaction quant à la motivation de licenciements opérés pendant la période d’essai, à l’image de ce qui commence à se passer sur le contrat nouvelle embauche.

En revanche, les avantages que les bénéficiaires peuvent en retirer en termes d’indemnité de licenciement, d’indemnisation du chômage, d’accès au logement... sont bien réels, et il n’est pas douteux que certaines petites entreprises peuvent y trouver un motif de prendre le risque d’une embauche à laquelle autrement elles ne se seraient pas résolues. L’enjeu est donc ailleurs, et les ressorts qui animent la contestation sont différents. Les organisations d’extrême-gauche qui, depuis mai 1968, se sont fait une spécialité de l’agitation universitaire et lycéenne, y trouvent une occasion inespérée de se déployer et de transmettre aux nouvelles générations leur culture du conflit alors qu’approchent les beaux jours. Les syndicats suivent le mouvement, sincèrement frustrés, pour certains d’entre eux, par le service minimum du gouvernement en matière de concertation préalable.

L’opposition de gauche y trouve une manière de passer le temps en attendant que se noue le seul débat qui vaille pour elle, celui de la désignation du ou des candidat/s à l’élection présidentielle. L’UDF s’oppose, parce qu’il faut bien s’opposer. Les seuls qui ne s’expriment pas sont ceux qui sont réellement concernés par le projet, les entreprises et les jeunes qui, ayant achevé leurs études ou n’en ayant jamais fait, ne trouvent pas un premier emploi. Les entreprises, parce qu’approuvant l’intention, elles sont perplexes sur la méthode, et les jeunes à la recherche d’un emploi, parce que n’étant plus ou pas dans le système éducatif et n’étant pas encore syndiqués, ils n’ont pas les moyens de manifester ou de faire grève.

Ce sont donc les fonctionnaires, les salariés dotés d’un emploi stable, certains des jeunes qui étudient et, bien entendu, les intermittents du spectacle, dont les indemnités sont financées par les entreprises, qui, à travers leurs représentants divers et variés, occupent les « lucarnes » médiatiques et fournissent l’essentiel des troupes des défilés et des piquets de grève à l’entrée des universités. On comprend que, dans une telle configuration, le Premier ministre, sommé dans les médias par les uns et les autres de retirer son texte, ait quelque mal à obtempérer.

Il peut en effet avoir le sentiment qu’entre l’exercice normal de la démocratie à travers le Parlement, qui a conduit à son adoption, et l’expression de l’opinion à travers des assemblées générales, autoproclamées et procédant par mains levées dans la plus pure des traditions « populaires » que l’on pouvait espérer révolue et des défilés aux comptages controversés, il n’a pas d’autre choix que de tenir, le temps que chacun retrouve la raison et mesure la réalité -modeste- du véritable enjeu de son projet. De ces combats au contenu aussi incertain que le destin, il restera cependant une victime, l’espoir, décidément utopique, d’une évolution raisonnée et consensuelle des réglementations du marché du travail, permettant d’aboutir à plus de sécurité pour les salariés et pour les entreprises, au bénéfice d’une vraie lutte contre le chômage.


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111 réactions à cet article    


  • nO (---.---.128.14) 17 mars 2006 10:57

    Je ne suis pas d’accord avec vous sur le fait que la France ait besoin de ce nouveau contrat qui ne l’oublions pas ne s’adresse pas aux petites entreprises mais aux grandes le CNE lui s’adressait aux petites.Les grandes entreprises n’ont pas besoin de garantie pour embaucher elles ont besoin de perspective de profit.

    Qu’apporte au jeune qui sort sans diplome ce nouveau contrat et bien une periode de precarite qui va s’etale jusqu’a ses 26 ans quant on quitte l’ecole a 16ans ca fait tout de meme 10ans en periode d’essai.Je sait que je ne parle que de cas extremes mais les chomeurs de longue duree sont des cas extremes et ce sont eux que ce nouveau contrat devrai aider.

    Ceux que les patrons garderons n’ont pas de difficulte a trouve du travaille ce sont les autres les jettables qui luttent.Ceux pour qui la formation au travail ce resume souvent a une journee de travail.Un patron qui met 2 ans a savoir si un element est utile a l’entreprise ne peut gerer efficacement du personnel.

    Pour moi le danger de ce contrat tient surtout a duree de la periode d’essai.

    Tant que le gouvernement ne comprendra pas que ce contrat qui ne s’adresse qu’au jeune doit leur convenir ce sont des citoyens ou de futur citoyen et la democratie doit en tenir compte.On ne fait pas les lois contres les gens mais pour les gens.


    • bladam (---.---.98.88) 18 mars 2006 23:26

      C’est évident, pour quelqu’un qui sort de l’école sans diplome à 16 ans et qui travail jusqu’à 26 ce ne sera que CPE sur CPE.

      Supprimons le CPE et laissons-le enchaîner les CDD sans droit à la formation.

      Les CNE et CPE proposent une autre façon de lutter contre le chomage. Personne ne sait si celà va marcher mais au moins il faut essayer. Comme toujours, le premier qui sort à perdu. Les opposant disent « c’est de la merde », attendent un peu puis disent « regarder ce que moi je propose ». Si ces idées sont plus justes et plus efficace, alors pourquoi attendre ??? Les chomeurs ont-ils les moyens d’attendre ? NON !!! Mais il semble que beaucoup de politiques ont les moyens d’attendre.


    • julialix (---.---.195.75) 20 mars 2006 16:46

      Ce qui me choque profondemment c’est le licenciement sans motif.

      Rappelez vous les RECALCULES , ces personnes au chomages qui se sont retrouvés du jour au lendemain sans rien car le gouvernement trouvait que c’était plus simple de changer les règles de calcul pour faire des économies sur son budget chomage. Il est vrai que les manières de calculer les droits du chomage change tout le temps pour s’adapter aux réalités de ce budget chomage et c’est normal. Par contre ces nouvelles règles s’appliquent aux nouveaux inscrits et ne sont en aucun cas rétroactives. C’est contraire, il me semble aux droits du travail français et je crois bien européens.

      Et bien c’est pareil pour un employeur, il passe un contrat avec son nouveau salarié et chacun à des droits et des devoirs. Casser un contrat sans en expliquer les motifs me parait irresponsable et ne peut qu’induire une sorte de paranoia dans l’entreprise.

      De plus, trois lettres en recommandées avec des motifs circonstanciés, et sans etre obligé de passer par des motifs graves, sont suffisantes à n’importe quel employeur pour licencier un salarié en CDI. Un à deux mois suffisent.

      Car il ne faut pas oublier qu’un employeur est un etre humain, qui comme tout le monde a ses bons et mauvais jours et on y trouve tous les échantillons de l’humanité : le colérique, le fou de travail, le jamais content, celui qui hésite à prendre des décisions, celui qui ne veut rien changer, celui qui n’a pas de tact, voire meme le macho, le harceleur ou le pervers. Il me semble que devoir prendre son temps pour une décision aussi grave pour l’entreprise et pour le salarié est la garantie de plus de sérénité dans le travail.

      Et enfin, il y aurait un travail urgent à faire auprès des banques et des bailleurs car les gens en précarité peuvent diffcilement faire un emprunt ou trouver un logement.

      On peut vraiment dire que la France est à deux vitesses. Les CDI, les patrons, les fonctionnaires et les politiques d’un coté ( loisirs, accession à la propriété, avantages professionnels, accès à tous les soins) et les autres : les CDD, les employés partiels, les chomeurs, les rmistes, les familles monoparentales et les patrons en faillite ( agios bacires, compte bloqués, retards de payement, commandements, huissiers, coupures de télephone, de chauffage, expulsion.........).

      Mais bien sur il y a encore plus pauvres, plus démunis, plus dans la merde : les sans papiers et les SDF. D’ailleurs ce n’est pas cet automne qu’un jeune INTERIMAIRE bien français de souche est mot de froid dans sa voiture ?!!?!!!!


    • gilles guiraud (---.---.152.10) 17 mars 2006 10:58

      Merci pour votre article,

      il a le mérite d’être clair et de faire entendre une conception qui n’a pas la faveur des médias de masse (ou si peu...).

      Insistons donc sur ce point : le CPE n’est pas la négation du droit du travail ! Car restent ceux que tout le monde oublie (surtout les contestataires pseudo révolutionaires) : les conseillers prud’hommaux qui se sont déjà illustrés pour le CNE par exemple !

      allez donc faire un tour : http://rb.juris-classeur.com/depeches/affiche_breve.html?jour_jo=Mercredi&pos=5&pos_max=5&var_url=/data/14032006/14032006-173317.html

      Ainsi les sages conseillers rappellent ce que personne ne dit dans les cortèges : le cne comme le CPE sont des contrat visant à couvrir un risque (économique lié à l’embauche) pour le chef d’entreprise et NON PAS A PRECARISER LES SALARIES ! donc toute rupture abusive (non pas fondée sur une contrainte économique) entraine un licenciement abusif et l’arsenal législatif et règlementaire du code du travail trouve à s’appliquer. [au passage : la cour de cassation a déjà reconnu le licenciement « économique » bien avant les débats d’aujourd’hui !]

      Donc à tous ceux qui mentent, qui propagandent car ils y trouvent un intérêt : extrémistes de tout bord et oppositionde mauvaise foi : Arrêtez donc et essayer.

      J’ai déjà émis une proposition à tous les manifestant sur ce site : demandez un réexamen du texte dans 6 à 9 mois. Mais arrêtez de n’écouter que les mensaonges et les mythes et légendes des vendeurs de haine et de désordre...


      • Christophe (---.---.132.130) 17 mars 2006 12:54

        Monsieur,

        Ainsi les sages conseillers rappellent ce que personne ne dit dans les cortèges

        En prenant l’exemple de la jurisprudence de Longjumeau, soit vous ne connaissez pas l’affaire, soit vous la déformez pour répondre à une position plus démagogique que constructive.

        A Longjumeau, un salarié a été embauché en CDI ; le CNE n’existait pas. A la fin de sa période d’essai, il a été remercié par son entreprise. Mais, comme le CNE était passé par là, il a été embauché en CNE, le même jour de sa cessation d’activité, par une succursale de l’entreprise qui venait de mettre fin à son contrat CDI. Cette embauche en CNE a été faite pour occuper le même poste dans l’entreprise qui venait de se débarrasser de lui. Les prud’hommes ont jugés les deux entreprises et pas du tout uniquement l’entreprise qui a embauché avec le CNE. Ce n’est donc pas du tout, comme vous le laissez penser, une remise en cause de la période d’essai du CNE ; mais ce cas illustre plus les comportements malhonnêtes de certains patrons.

        Le cne comme le CPE sont des contrat visant à couvrir un risque (économique lié à l’embauche) pour le chef d’entreprise et NON PAS A PRECARISER LES SALARIES !

        Ce sont les propos de surface ! Le Président de Croissance Plus, interviewé maintes fois, a déjà insisté sur un point. Faisant le choix d’entrepeur de se diversifier (tout à fait respectable), il embauchera des CPE. Ainsi, si la diversité industrielle ne fonctionne pas, il pourra plus facilement licencier (aucune nécessité de plan social). Dans le fond, quel est le propos : Un entrepreneur qui souhaite prendre des risques prendra des CPE pour faire courrir le risque industriel à ses nouveaux employés.

        donc toute rupture abusive (non pas fondée sur une contrainte économique) entraine un licenciement abusif et l’arsenal législatif et règlementaire du code du travail trouve à s’appliquer.

        Une rupture de contrat ne peut être jugée abusive que si la motivation ne tient pas. Le CPE ne nécessite aucune motivation ; il est impossible, pour un tribunal des prud’hommes, de statuer sans la motivation. Les prud’hommes génèrent une jurisprudence à la marge des lois (non exhaustivité de la législation) ; mais ils appliquent les lois, ils en sont les garants.


      • Romain BOSSUT (---.---.208.97) 17 mars 2006 20:58

        Ha bon ? maintenant c’est la jurisprudence qui fait la loi ? Rapellons tout de même que dans le droit français la jurisprudence n’a pas force de loi, et ne donne qu’un « air du temp » bien difficile a prédire.


      • EtudiantMobiliséBx1 (---.---.236.226) 18 mars 2006 21:35

        Je rajouterais seulement que la situation avec un CPE/CNE se trouve inversée quand on en vient aux prud’hommes : En effet dans le cas usuel l’employeur doit prouver que le motif donné est justifié, dans le cas d’un CPE/CNE il n’y a pas de motif, c’est donc à l’employé de donner le motif et de se justifier. De plus le temps pendant lequel on peut faire appel aux prud’hommes est réduit de 30ans à 1 ans. La situation est donc bien plus difficile pour une personne licenciée de façon abusive.


      • O.Z.Acosta (---.---.145.138) 17 mars 2006 11:09

        Je prend le temps de laisser un commentaire car je crois que cet article ne montre pas le caractère violent d’un passage en force d’un gouvernement agonisant dans le fin de règne d’un président où le premier mandat à été sauvé par la cohabitation et où le second mandat à plongé le pays dans le chaos.

        Où sont les indemnisations ... elles sont moins importante que celle d’un CDD. Pourquoi se devrait être au salarié de justifié que son licenciement était injuste, on renverse la charge de la preuve en disant de toute façon se sont les prud’hommes qui vont trancher, cet institution est déjà surchargé de dossier.

        Alors quoi, la prochaine fois on va dire que le SMIC est un frein à l’embauche. Ce contrat est un cadeau innatendu pour le patronnat, car le seul beneficiaire dans ce contrat c’est lui. Quand aux intermittents tu es complétement hors-sujet.

        Ce sont les lycéens et les étudiants qui étaient dans la rue Jeudi, mais Samedi se sont toutes les personnes qui souhaitent s’exprimer contre ce contrat qui seront dans le rue.

        Oui hier, il y avait des personnelles d’université dans la rue et alors nous vivons la formation des jeunes tous les jours. On se bat pour leur trouvé des stages correctes dans le cadre de leurs études.Alors oui vu que je forme des jeunes j’ai mon mot à dire sur ce contrat.

        oui le CPE rique de détruire tout ce que nos parents ont consruit depuis 50 ans, oui C un retour en arrière de 50 ans.

        Je précise que je ne suis pas gauchiste, j’ai voté chirac au 2eme tour (obligé ) mais aussi au législative pour donner la confiance à la majorité présidentielle mais au lieu de nous proposé la France de 2100, on nous propose la France de 1800.


        • bladam (---.---.98.88) 18 mars 2006 23:43

          « article ne montre pas le caractère violent d’un passage en force d’un gouvernement agonisant dans le fin de règne d’un président où le premier mandat à été sauvé par la cohabitation et où le second mandat à plongé le pays dans le chaos. »

          Il ne montre pas non plus que, grace aux manifestation l’opposition se refait une santé. Leurs combats internes sont en veille. Et mêmes ils ont des idées. Qu’ils offrent au peuple et mettent sur la place publique.

          Il ne montre pas, non plus, que Bernard Thibaut peut montrer qu’il est un dur, qu’il peut encore mobiliser des gens. Le tout à 1 mois des élections internes de la CGT.

          C’et vrai. Cet article ne dit pas tout.

          Il ne dit pas que l’article de loi sur le CPE est passé par un vote, légal, à l’assemblée nationale. Il ne dit pas que l’opposition à joué la montre sur le reste de la loi (égalité des chances) en proposant des amendements par tonnes pour gagner du temps afin d’organiser les manifestations.

          « Oui hier, il y avait des personnelles d’université dans la rue et alors nous vivons la formation des jeunes tous les jours. On se bat pour leur trouvé des stages correctes dans le cadre de leurs études.Alors oui vu que je forme des jeunes j’ai mon mot à dire sur ce contrat. »

          Cet article ne dit pas que les jeunes se sentent soutenu par le corps enseignant. Que ce corps devrait se mettre en réserve car ce sont, quoi qu’on en dise, ceux qui enseignent, qui savent et qui guident.

          « oui le CPE rique de détruire tout ce que nos parents ont consruit depuis 50 ans, oui C un retour en arrière de 50 ans. »

          Oui, il y a un risque. Il y a aussi le risque de ne rien faire. Ce n’est pas de l’idéologie mais de la démographie. Si on veut conserver le niveau de vie, acquis durant 50 ans, il faut plus de richesse. L’argent ne tombe pas du ciel. Le « plus » de richesse acquis rapidement se fait donc au détriment d’autres, plus pauvres. En france ou alors à l’étranger.


        • robert (---.---.53.167) 19 mars 2006 11:16

          Vous dites dans votre réponse que vous vous occupez de jeunes !! J’éspère que vous n’êtes pas chargé de leur apprendre l’orthographe !! Ensuite vous avouez avoir voté Chirac en 2002 puis UMP(ou pour la droite )aux législatives ! En ce moment vous ne devez pas en être trés fier ! Pourtant le résultat n’était pas difficile a prévoir.J’éspère que vous ne recommencerez pas la même erreur Robert


        • (---.---.45.5) 20 mars 2006 21:07

          1800 ?

          plutôt 1700, avant les Droits de l’Homme


        • Jojo (---.---.158.64) 17 mars 2006 12:27

          « Ce sont donc ... certains des jeunes qui étudient ...(qui) fournissent l’essentiel ... des piquets de grève à l’entrée des universités. »

          Mon Dieu, quelle horreur !


          • Laurent (---.---.93.242) 17 mars 2006 14:21

            Comme vous je ne crois pas que le CPE soit le fond du problème car en fait il ne fait que pérenniser une situation. Effectivement cela fait de nombreuses années que les entreprises ont organisé la flexibilité en recourant de plus en plus à l’interim, aux CDD, aux consultants (comme je l’explique dans un article publié ici : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=7676 et basé sur mon expérience personnelle). Cette flexibilité se fait au mépris du droit du travail (tout en faisant tout pour que le prouver soit extrêmement difficile) et avec la complaisance des inspections du travail qui sont parfaitement au courant de la situation.

            En fait je pense que ce que démontre la mobilisation contre le CPE c’est la capacité de refus du libéralisme économique finalement encore vive en France. Cela n’est sans doute pas complètement exprimé de cette manière mais cela y revient. Finalement ce qui se passe c’est que la majorité des gens refusent que leurs vies soit assujetties entièrement au bon vouloir des entreprises et du marché. Et cela est plutôt une bonne nouvelle, la marche ultra-libérale dans laquelle s’est engagée la planète, principalement depuis Reagan, est suicidaire. Tout le monde le sait, tout le monde est résigné... Sauf un petit clan d’irréductibles gaulois, hé bien tant mieux. Il est temps de se rendre compte que les réformes libérales ne font que générer des écarts encore plus importants entre riches et pauvres, ne permettent pas du tout d’élever le niveau de vie dans le tiers monde et n’aboutissent pas du tout, contrairement à la doctrine établie, à réguler le marché.

            le communisme a échoué et tant mieux car la forme qu’il avait prise était pire que tout. Mais cela ne signifie pas que d’autre systèmes de gouvernement sont impossibles. Arrêtez donc de traiter de gauchistes les gens qui s’opposent au libéralisme et de croire que se ne sont que quelques nantis qui veulent conserver leurs « privilèges » (et quels privilèges !!!) qui s’opposent à de telles réformes.

            Au fond d’eux-mêmes les jeunes ont compris que quelque chose de plus important se joue ici, il n’y a plus d’opposants à l’ultra-libéralisme qui inspire directement le CPE (à part peut être en Amérique du Sud ou les expériences de Chavez, Lula ou Morales sont à suivre de près). Alors il est temps de montrer que décidément non, on ne peut pas continuer comme cela. Et dans la foulée, il serait souhaitable que des mouvements de réflexion sur la société se mettent en place pour réfléchir aux moyens de sortir du libéralisme économique le plus dur qui est en train de se répandre partout.


            • velleda (---.---.144.53) 20 mars 2006 08:52

              Dans la pratique, ce que les enseignants ne savent pas car ils refusent d’aller dans les entreprises, c’est que les syndicats et les salariés aiment bien les CDD et les interim, car cela évite beaucoup de plans de licenciement quand il n’ y a pas de travail. Regardez ce qui se passe quand un modèle de voiture ne marche pas : vous avez une annonce qui dit 600 intérim et CDD ne sont pas reconduits. Pas un syndicat ne bronche. Les étudiants en sociologie devraient bien étudier leur responsabilité de créateurs de précarité ; en effet leur comportement en tant que consommateur qui zappe d’un produit à un autre crée automatiquement de la précarité chez les salariés. Un entrepreneur ne peut pas savoir combien de temps un jeu, un téléphone, un style de chaussures ou de pantalon, va plaire au consommateur, alors il n’embauche pas en CDI. Oui les comportememts ne sont plus les mêmes qu’il y a 50 ans , mais c’est le consommateur qui a changé et donc le salarié qui trinque.


            • bladam 28 mars 2006 00:21

              Merci pour cet article bien écrit. C’est clair. C’est beau. Le fil de la pensée, l’exposé de l’idée est fluide. ça change. ça fait du bien.

              Et en plus j’approuve l’idée.


            • passerv (---.---.225.82) 17 mars 2006 15:58

              Bonjour,

              Je rejoins assez bien votre analyse, d’autant que j’ai beau chercher partout, je ne trouve pas de la part des agitateurs de tout poil de propositions pour l’emploi. Pour avoir essayer préalablement, ils doivent savoir que cela n’est pas chose aisée... Personnellement, j’aimerais bien avoir l’avis de ces jeunes tout juste diplômé sans emploi et sans ressources ? Comme j’aimerais également savoir ce que pensent les parents des lycéens (mineurs) descendus dans la rue ? Je suis peut être utopique, mais j’apprécierais grandement que de temps en temps les différentes presses bien pensantes s’accordent pour écouter toutes les voix, ce sont souvent les plus nombreuses, qui en disent le moins !!! A bon entendeur...


              • Xavier (---.---.148.35) 17 mars 2006 19:17

                Vous avalisez donc un report de la précarité sur les jeunes pour favoriser l’emploi... ? Déjà cela constitue une discrimination ; après tout, un niveau de salaire plus faible vient se mettre en adéquation avec la moindre productivité attendue d’un jeune, mais associer une précarité à l’âge est injuste. Mais je m’égare...

                On peut augmenter l’emploi par d’autres mécanismes. Ce qu’il faut bien identifier, c’est que le monde actif est bipolaire et paradoxal : d’un côté, l’emploi, qui est la généralement la problématique du côté des moins aisés. D’un autre côté, le patronnat/actionariat/entreprenariat qui est une richesse économique. Si l’on met sur le dos des moins aisés le risque économique à travers le CPE, on améliore les perspectives pour les riches, qui eux mêmes sont moteurs de nouveaux investissements créant de nouveaux emplois. Dit comme ça, ça parait joli mais ça fonde le risque initial sur le risque individuel de l’employé. De mon point de vue, le risque _initial_ devrait toujours se situer du coté de l’entrepreneur. Le gouvernement pourrait par exemple supprimer l’ISF, attirant ainsi les mieux lottis qui souhaiteront créer de l’emploi. Parce que n’importe quel « riche » vous le dira : laisser son argent sur un compte en banque, c’est perdre de l’argent. Investir et entreprendre ramènent plus. Une telle mesure serait sans doute peu populaire du côté de l’extreme-gauche, mais là, les revendications seraient moins légitimes dès lors que le débat ne porterait plus sur une défense des moins-ayant mais sur une attaque des plus-ayants, comme par jalousie.

                D’après votre commentaire, j’imagine que vous êtes aussi déjà bien rentré dans la vie active. Mais imaginez vous, fraichement sorti d’études supérieures. Vous avez déjà eu 1 an d’expérience professionnelle à travers les stages obligatoires lors de vos études. Vous entrez dans une grande entreprise qui vous fait un CPE. Après 1 an, vous renégociez votre salaire, mais au lieu de vous donner 8% d’augmentation justifiés par votre gain rapide de productivité, on vous donnera 3% en vous faisant comprendre que si vous ralez, on peut vous mettre dehors sans avoir à justifier le motif. Arrivant sur vos 2 ans d’expérience dans cette boite, re-belotte, et comme vous n’avez pas encore 26 ans, on vous renouvelle votre CPE plutot que de le commuer en CDI. Et vous pourrez revenir encore les années suivantes pour négocier votre salaire.

                Une autre solution qui serait utile à l’emploi serait une révision des aides et autres allocations existantes pour avoir un systèmes plus coordonné qui évite d’enrichir les coureurs d’allocs. La différence financière entre le RMI et le SMIC également est un levier pour l’emploi qui permettrait d’encourager des RMIstes à franchir le pas de l’emploi (ou de l’emploi déclaré).

                Enfin, au-delà de la question de fond sur le contenu du CPE, il y a la forme... De Villepin dit qu’il agit vite pour répondre à un problème de société majeur en France. Mais comme le dit le dicton, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. En l’occurence, le « passage en force » est à la limite de la démocratie. Il vaut d’être utilisé dans quelques situations mais ce à quoi nous assistons ces dernières années (depuis 2002), c’est une banalisation de l’usage de la force pour passer des lois prêtant à forte controverse. Allongement des années de travail à 42 ans, travail du lundi de pentecote, décentralisation du financement de l’école, Réforme de la sécu, CPE, Droits d’Auteurs et Droits Voisins dans la Société de l’Information (DADVSI). Il faut agir, on le sait. Mais rien n’oblige à faire n’importe quoi.


              • Fred (---.---.190.162) 17 mars 2006 19:30

                Malheureusement il est toujours plus facile de jouer les critiques que de proposer quelque chose de constructif. De plus, l’opposition se garde de faire toutes propositions etant trop contente du suicide de Villepin.


              • www.jean-brice.fr (---.---.14.4) 17 mars 2006 17:38

                Devant une classe dirigeante, enfoncée dans ses dogmes et qui ignore ostensiblement la PRECARITE, ne pensant qu’à appliquer le modèle anglo-saxon, je pense que cela va se terminer par un rejet général de celle-ci. SEULE LA PRESIDENTIELLE, par un espoir de vrai changement, empêche le PEUPLE DE SE REVOLTER : le prochain Président ne devra être ni un ENARQUE et s’engager à fermer cette école qui représente une OLIGARCHIE HONNIE !!!


                • PBi (---.---.118.225) 17 mars 2006 17:49

                  Je suis d’accord avec jean-brice que la vraie échéance est celle de l’élection présidentielle. S’il suffisait de liquider les anciens de l’ENA et l’ENA elle-même pour régler les problèmes du pays , je serais prêt à me liquider rétroactivement, opération déjà bien engagée au demeurant par le lynchage médiatique dont j’ai fait l’objet il y a bientôt trois ans.


                  • www.jean-brice.fr (---.---.14.4) 17 mars 2006 17:55

                    Liquider l’ENA n’est certes pas la condition suffisante, mais nécessaire, d’autant que la plupart des énarques ont un autre bagage...


                    • Quanthomme (---.---.53.172) 17 mars 2006 19:03

                      « il n’a pas d’autre choix que de tenir, le temps que chacun retrouve la raison... »

                      Et bien pour moi qui ait connu les TUC et les SVIP, qui à l’époque n’ont rien changé du tout, je vois qu’on en est toujours à la même connerie. Des pseudo-contrats pour masquer la réalité du chomage, la misère et la corruption politicienne au bénéfice des entreprises.

                      Alors oui, comme vous dites, « il faut tenir », face à ces rois du Capital qui s’arrangent entre eux...

                      Et je vous souhaites de « retrouver la raison » que vous avez sans nul doute perdu pour écrire un tel article.


                      • Fred (---.---.190.162) 17 mars 2006 19:22

                        C’est bien connu que les patrons d’entreprises de moins de 10 employes (92% des patrons) sont des rois du capital.

                        ps : je suis d’accord avec vous pour les grandes entreprises


                      • Quanthomme (---.---.53.172) 17 mars 2006 23:59

                        C’est bien des « grandes » entreprises dont je parlais, je sais que les « petites » et les Artisans paient eux aussi le prix fort pour que les « gros » s’enrichissent encore plus... Mais il serait plus logique que les « petits » patrons disent non eux aussi au CPE et autre CNE. Il vaudrait mieux un abaissement de leurs charges qui permette une hausse de salaire des employés. Il serait temps de prendre l’argent là où il y en a plutôt que de continuer à accentuer les inégalités. Une taxe sur les transactions boursières serait des plus normale. Quand on sait que seulement 5% des plus grosses fortunes mondiales suffirait à faire vivre tout le monde de manière égalitaire, il y a de quoi hurler non ?

                        Ces quelques milliers de « nantis » n’existeraient pas s’il n’y avait pas des milliards de pauvres qui les enrichissent.

                        « Oligarchie et esclavage », c’est la nouvelle devise de la France et du monde.

                        Il ne faut pas oublier que le sommet d’une pyramide n’est rien sans la base qui la soutien.

                        Et comme disait l’auteur de cet article : « il n’y a pas d’autre choix que de tenir, le temps que chacun retrouve la raison... » ;)


                      • Fred (---.---.72.141) 18 mars 2006 11:45

                        Baisser les charges serait effectivement une bonne chose pour les PME mais ce manque a gagner pour le gouvernement (les charges patronales etant la 2eme source de revenu apres la TVA) doit etre accompagne avec une politique d’economie qui ne plairait surement pas aux serviteurs de l’etat.

                        Pour taxer les transactions boursieres, les grandes entreprises bougeraient simplement leur siege dans un autre pays et voila pas besoin de payer la taxe en France, de plus la France perdrait completement les revenus associes a ces entreprises.

                        Par rapport aux riches, vous etez surement considere un milliardaire aux yeux d’un ethopien, que faites vous pour les aider ? Le francais et ses ideaux est un des plus mauvais donateurs parmis les pays riches. Les actions parlent plus qu’un beau discours, c’est pour ca quand je verrais la gauche caviar donner aux pauvres peut etre que j’ecouterais leur politique de partage, c’est toujours facile de partager l’argent des autres.


                      • Fred (---.---.72.141) 18 mars 2006 11:52

                        Je pense que l’ideal est qu’un employeur soit oblige de donner un motif pour un licenciement et qu’il paye les indemnites de licenciement qui finalement ne sont pas si elevees ; en contrepartie on enleve les prudhommes.


                      • Gio (---.---.91.178) 18 mars 2006 19:53

                        Allez demander aux PME pourquoi elles licencient.

                        Au lieu de rester au niveau des « belles idées » vous comprendrez que ce que vous dites est pour une large part irréaliste car elles conduiraient beaucoup d’entre elles à la faillite complète. Combien de combats syndicaux ont abouti à cette catastrophe, depuis Lip, un souvenir de jeunesse.

                        Beau résultat !


                      • PIM en colère (---.---.169.48) 17 mars 2006 21:07

                        Je ne suis pas d’accord avec la phrase où vous dites qu’il y a eu un débat publique au Parlement puisque le gouvernement a utilisé l’article 49.3 pour faire passer son texte en force et en vitesse pendant les vacances scolaires...

                        Je ne suis pas non plus d’accord avec le fait que l’enjeu est mineur. Les jeunes étudiants sont angoissés par la peur de ne pas trouver de travail. Ils étudient de plus en plus longtemps et on ne leur propose que des CDD ou de l’intérim... Il y a déjà plein de dispositifs pour les employeurs qui n’osent pas embaucher, pourquoi leur faire ce cadeau supplémentaire... Si le CPE passe, la prochaine étape est le CDI avec période d’essai de 2 ans pour tous. Si ce sont les salariés qui manifestent c’est parce qu’ils savent qu’on commence par les jeunes mais qu’ils seront les prochains...

                        J’ai 32 ans et j’ai travaillé dans 2 entreprises comme cadre. A chaque fois j’ai fait 3 mois de période d’essai renouvellé donc 6 mois. C’était pareil pour tous les nouveaux arrivants. Pour moi 6 mois c’est bien car au bout de 6 mois on sait si on est « fait » pour le job et l’employeur sait si on est motivé et si on peut réussir. Au delà c’est trop... Je pense que je serais pour le CPE si on pouvait avoir une période d’essai de un an grand maximum. Deux ans c’est mettre trop de pression et de précarité sur les salariés.

                        2 exemples vécus : Mon amie enchaine CDD sur interim depuis 5 ans parce qu’elle n’a qu’un niveau BAC, ... Elle travaille actuellement pour une société pétrolière qui a fait des milliards de profit et qui refuse toujours d’embaucher en CDI des secrétaires car ils travaillent par chantier pétrolier. Quand le chantier est fini, ils jettent les secrétaires ou leurs font un nouveau contrat d’intérim... Le CPE ne va rien changer. Les ingénieurs eux sont embauchés tout de suite... parce qu’une secrétaire est interchangeable mais pas un ingénieur !

                        Mon père à 55 ans. Après sa retraite de l’armée il n’a pas voulu se tourner les pouces à la maison alors il s’est mis à travailler à mi temps pour une association. Au bout de 6 mois l’association le licencie pour soit disant faute professionnelle. Sa faute serait de ne pas avoir atteint des « objectifs commerciaux » mais on ne lui avait jamais dit qu’il avait des objectifs commerciaux, ils n’ont jamais été chiffrés ni même écrits... Quand on veut virer qqn on trouve toujours un prétexte ! Ou alors on lui met tellement la pression qu’il finit par partir de lui même... Alors pourquoi leur faire le cadeau de ne même pas avoir besoin de trouver un motif... Au final, on lui a proposé un mois de salaire en échange de sa démission... et il s’est rendu compte qu’il avait eu 2 prédecesseurs sur le même schéma.

                        Le CNE n’a pas créé d’emplois, pourquoi le CPE en créerait ?


                        • FDV (---.---.228.86) 18 mars 2006 00:37

                          non mais regardez moi ceprofiteur du système et de la misère social des uns, qui utilise certainement ses réseaux aux d"triments des autres ; adepte du canibalisme social, nous compter fleurette sur les effets du CNE, CPE et droit du travail.


                          • thomcom (---.---.108.193) 18 mars 2006 01:44

                            Allons, allons manifester tout à l’heure. Réclamer notre du : un avenir garanti, sans incertitude, trop bardé de certitudes.

                            Celle que l’auteur est un « profiteur de la misère sociale, adepte du canibalisme social » (FDV), que « l’oligarchie et l’esclavage, c’est la nouvelle devise de la France » (Quanthomme), que la « classe dirigeante est enfoncée dans ses dogmes » (jean-brice), que « le CPE va détruire tout ce que nos parents ont construit depuis 50 ans » (O.Z. Acosta)...

                            Fermons les yeux, crions et brandissons le poing : le bonheur est dans la liesse, qui enfin donne un sens à notre présent. Nos parents avaient leur cause, nous trouvons enfin la notre. Oui, nous aussi, soyons grands, ayons ce courage de descendre les rues et défendre notre cause. Elle est noble, car le risque est grand : nul doute que ces « rois du capital qui s’arrangent entre eux » (Quanthomme), veulent revenir à « la France de 1800 » (O.Z. Acosta) et s’en mettre plein les poches. Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’ils puissent être touchés par la spirale destructrice de l’inactivité ou avoir une idée sur ce qui leur permettrait de créer plus d’emplois. D’ailleurs c’est bien simple : plus ils ont de salariés (ces « pauvres qui enrichissent les nantis »), moins ils savent comment créer d’emplois ! Non vraiment, ne nous laissons pas berner. Sachons nous mobiliser et relever le défi des grandes causes : non pas celle du SDF au bas de notre porte, pas plus celle de notre grand-père en maison de retraite, pas même celle de la pollution de la planète (qui va mal...sauf près de chez nous), non, une seule, une vraie cause vaut de descendre dans la rue : le CPE !

                            Le système a tenu jusqu’ici. Pourquoi ne tiendrait-il pas pour nous aussi ? le monde aurait-il bougé ?


                              • didier CAZIMIR (---.---.231.161) 18 mars 2006 04:27

                                Parfait. Super article.Colossal,Genial. j’adore !!!!mais je suis en manque de superlatifs. C’est le plus grand ramassis de calomnies(limite Facho) que je n’ai lu depuis longtemps.Que savez vous Monsieur le grand redacteur de la précarité !,de l’angoisse existencielle de la jeunesse agravée par le CPE quant à son avenir incertain et de son sentiment à juste titre d’impuissance au sein de notre société(sans argent et sans pouvoir).Posez vous la question vous qui avez du connaitre les 30 Glorieuses.Que feriez vous à leur place ;le mouton toute votre vie ?.Vous assimilez facilement dans un amalgame hatif la gauche à des agitateurs sournois et pervers qui se delectent de cette situation conflictuelle en attendant leur heure ! les anciens soixante huitars à des frustrés d’une revolution manquée qui ne rèvent que de passer le flambeau à leur petits enfants dans l’espoir de voir se realiser par procuration leurs vieux rèves de Baba ou d’anarchie pour les pas cool .Les fonctionnaires de l’enseignement sont selon vous des planqués qui peuvent se permettre en toute impunité de faire corps avec les etudiants grevistes.Les intermittents à des assistés de tout poil vivant sur le dos des cotisations assedic des entreprises et des vrais salariés:ceux du privé qui n’ont pas les moyens de « l’ouvrir » sous peine de sanction immediate, de mise à pied ou pire de licenciement.Et bien NON !NON !et NON !. Je refuse categoriquement d’entendre et de voir tout cela étalé dans les colonnes.Vous parlez de democratie mais la democratie s’arretant ou commence la diffamation ,l’intolerance et la mechanceté devrait vous sanctionner durement pour vos propos calomnieux,meprisants et suffisants. Mieux meme:Vous interdire de parution purement et simplement.Je pense que des journaux d’extreme droite seraient preneurs ;contactez les ; vous aurez peut etre un peu de boulot en attendant votre retraite pour laquelle nous cotiserons quand meme .Qui etes vous ?Pour qui vous prenez vous ? et de quelle planète tombez vous ? il serait grand temps que vous percutiez la notre !. Libre à vous de vous faire le chantre du MEDEF et de notre Gouvernement pour lequel vous semblez avoir une grande estime alors que tout le social à la française(envié de tous et qui faisait de nous un Grand Pays) est en train de fondre comme neige au soleil pour le seul profit du capital et de ses detenteurs et non des salariés. Mais arretez vous là !Une société qui fait fi de sa jeunesse est vouée à l’echec car ce sont eux les forces vives de la nation et notre avenir à tous.Vos propos sont scandaleux ;mais peut etre n’avez vous pas d’enfants ?.Quant’à moi j’en ai trois et je ne les laisserai pas etre sacrifiés par une gérontocratie sur l’hotel de l’ ultra liberalisme tant qu’il me restera un peu de jus !.Je suis quand meme un grand garçon de 45 ans sain de corps et d’esprit en phase avec la realité et le monde qui m’entoure et normalement guère plus revolté que la moyenne. Ha oui,je suis Musicien professionnel,independant et non assisté.Je vis dans la« France d’en bas » dans les Pyrenées,intermittent du Spectacle depuis de très nombreuses années(après cependant avoir ete cadre dans une grande entreprise) je gère une equipe de 12 personnes ce qui ma foi ressemble fort sans en ètre une pour autant à une PME au point du travail à accomplir et des investissement.Pour votre gouverne nous payons egalement nos cotisations à toutes les caisses comme tout actif qui se respecte !pour une retraite illusoire que l’on n’aura pour la plupart jamais suite au caractère discontinu de notre activité.Comme nous faisons partie selon vous des parasites du système et de la lie de notre Société peut etre devrait’on nous exterminer:Pensez’y !et essayez !!!.C’est la première fois que je fais un article mais là ;trop revolté ; je ne pouvais faire autrement.Je n’arrive pas à comprendre de tels propos et messages ;c’est intolerable.Nous ne sommes sans doute pas du meme Pays,n’avons pas les memes Valeurs ni Culture et n’avons pas eu la meme Education (si toutefois vous en avez eu une ce qui devrait etre le cas ; vous ne le montrez pas !).J’espère ne jamais vous relire ;ni vous rencontrer.Je vous prie de ne pas agréer,Monsieur,l’expression de ma consideration distinguée.Je ne vous salue pas non plus.Désolé .Didier CAZIMIR.


                                • thomcom (---.---.108.193) 18 mars 2006 10:58

                                  Et moi j’espère ne jamais vous rencontrer, Monsieur Casimir, car votre discours me semble bien plus haineux que celui de l’auteur que vous brocardez. Pour ne pas être « désolé », fallait pas écrire, ou garder sa fièle pour soi.


                                • vallès (---.---.176.37) 18 mars 2006 08:33

                                  Cet article tient plus de l’agoravox-populisme que d’une analyse de fond du problème. Transparaît une fois de plus l’antienne accusatrice à l’endroit de la gauche et des mouvements révolutionnaires qui défendent les intérêts des travailleurs, au sens large, des exclus et également ceux que la question sociale escamote de sa problématisation. La question du CPE est encore la victoire du primat du contrat sur la loi et a fortiori sur le code du travail que le MEDEF et la droite réactionnaire séduite par les sirènes du libéralisme dérégulateur et par les lois du marché.


                                  • www.jean-brice.fr (---.---.144.215) 18 mars 2006 10:43

                                    Cher M. BILGER, relisez mes commentaires sur vos autres sites, car je pense que vous êtes sur une voie qui ne peut que vous conduire à des rebuffades ou à des échecs ...


                                    • PBi (---.---.118.225) 18 mars 2006 11:30

                                      Merci, jean-brice, pour votre conseil amical. Le dialogue est un art difficile et l’expression des opinions peut parfois blesser. En effet peut-être vaut-il mieux parfois s’abstenir...


                                      • Lolaklolo (---.---.86.6) 18 mars 2006 11:40

                                        Mr Bilger, votre vision du monde du travail et des gens qui vous font vivre est bien triste, et j’espère que les gens de la caste dont vous sortez feront bientôt partie des méandres de l’histoire.

                                        Vouloir faire croire que le CPE est autre chose qu’un nouveau pavé sur le chemin du tout-flexible est un exercice stérile et inutile : vos mensonges et ceux de vos amis ne prennent plus.

                                        Les jeunes n’ont pas besoin de « pied à l’étrier », mais de vraies relations honnêtes avec des employeurs stables et respectueux de leur force de travail, ces « imbéciles » qui les font vivre.

                                        En tout cas, merci à Villepin, il a réveillé la classe ouvrière et lui a adjoint la classe moyenne. Peut-être les lendemains seront-ils meilleurs finalement ?


                                        • ulysse (---.---.47.62) 18 mars 2006 12:25

                                          N’empêche que s’il n’y avait pas ces riches pour faire travailler les pauvres ces derniers le seraient encore plus.


                                          • thomcom (---.---.108.193) 18 mars 2006 12:56

                                            M. Bilger, à part votre passage sur les intermittents du spectacle, je trouve votre article fondé et suis abasourdi par le caractère vindicatif des commentaires qu’il suscite. J’ai rédigé quelques lignes plus haut, qui se voulaient sarcastiques sur cesdits commentaires, mais apparemment personne ne les a comprises, puisqu’elles n’ont pas déclenché les foudres de vos lecteurs. Donc, puisque la suggestion n’est pas efficace, soyons didactiques.

                                            J’ai créé ma boîte en 2005 et me réjouissais de pouvoir embaucher en CPE deux jeunes créatifs avec qui je travaille depuis quelques mois... en free lance. Je leur en avais parlé et eux-mêmes étaient partants, alors même que cela induisait une réduction sensible de leurs salaires. Pourquoi ? parceque nous avons appris à nous connaître et nous faisons confiance. Je sais qu’en leur proposant un CNE ils n’iront pas chercher ailleurs ; ils savent que si je les intègre et leur paie des formations, ce n’est pas pour me débarrasser d’eux dans x mois, mais pour développer ma boîte. Alors, oui, pour une fois qu’on nous facilitait la prise de risques en nous permettant de nous rétracter si nous nous étions trompés, je suis dépité. Ce désir de tout contrôler, d’avoir toutes les garanties (s’il fallait être sûr de la pérennité de sa boîte lorsque nous la créons, nous vivrions tous dans des kolkhozes), tue ce qui fait la valeur d’une boîte : la confiance de ceux qui la composent.

                                            Le CPE n’est certainement pas la panacée. La méthode est évidemment critiquable. Mais la confiance s’expérimente et grandit dans l’expérience : Gilles Guiraud a bien raison d’écrire que le plus raisonnable eut été de laisser une chance de 6 à 9 mois au CPE.

                                            Bien sûr, le monde est devenu incertain, inintelligible, imprévisible, complexe. Parce qu’au fond, nous sommes libres et c’est une bonne nouvelle : la fin de la croyance en un progrès par les seules lois économiques est d’abord la fin du postulat selon lequel l’individu est un être prévisible réductibe à ses choix rationnels. L’enjeu n’est pas d’en faire un monde certain, mais de faire de l’incertitude un levier de création de valeur. En ce sens, c’est la notion même de performance de l’entreprise qui est à redéfinir. Le CPE nous y aidait un tout petit peu.


                                            • PBi (---.---.118.225) 18 mars 2006 13:19

                                              Vous avez raison, Thomcom,l’incidente sur les intermittents du spectacle était de trop.

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