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Accueil du site > Actualités > Société > Crise du Porc : Quand le productivisme agricole industriel mondial (...)

Crise du Porc : Quand le productivisme agricole industriel mondial s’enraye

Les négociations en cours qui devraient aboutir à un compromis d’ici quelques jours entre le gouvernement et les industrielles de la filière porcine, ne résoudront pas la problématique du productivisme alimentaire international.

Au mois de juillet, des milliers d’agriculteurs ont manifesté partout en France contre la faiblesse des prix de vente de leurs productions porcines, bovines et laitières. Ils ont justifiés leurs actions par des prix à la vente qui ne couvrent plus les coûts de productions, les cotisations sociales, le prix des aliments pour les animaux et autres charges (médicaments, carburant…). Les barrages qu’ils ont érigés, à pousser le gouvernement à présenter en urgence un « plan de soutien à l’élevage Français » doté d’une enveloppe de 600 millions d’euros. Pour la filière porcine, le ministère de l'agriculture s’est engagé à faire remonter le prix du kilo de porc, à baisser les cotisations sociales, et à favoriser une meilleur redistribution des marges entre les producteurs, les intermédiaires (abattoirs, transporteurs, négociants…) et la grande distribution. Suite à ces annonces, la coopérative Cooperl et la société Bigard-Socopa qui sont les deux plus gros acheteurs et transformateurs de viande porcine en France (30% du marché national) ont décidé de boycotter la cotation des produits du Marché du porc breton. Cette décision se traduit aujourd’hui par un refus de leurs parts, à s'aligner à l’achat sur le prix revalorisé par le ministère de l'agriculture, soit 1,40 euro le kilo. Ils estiment en effet que ce tarif est trop élevé, notamment par rapport aux prix pratiqués en Espagne et Allemagne qui ont des coûts sociaux d'un rapport de 1 à 3 avec la France. Ces derniers s'estimant lésés, car le porc français est trop chère et pas compétitif à l'export, et ils se considèrent donc incapables de tenir le choc face à la concurrence européenne et internationale. La situation actuelle est d’ailleurs assez absurde : L’Allemagne produit le double de la France et vend à perte, et l’hexagone qui était encore il y a quelques année le premier producteur européen de cochons importe aujourd'hui 20% de ses jambons. Les exportations françaises se limitant désormais aux sous-produits comme les abats, les pieds ou les oreilles, surtout vers la Chine.

On voit donc bien que le problème du porc est beaucoup plus vaste que celui de la simple survie des éleveurs et des industrielles. Ces crises à répétition révèlent les failles du libéralisme économique qui n’estime plus la production porcine comme une activité agricole, mais comme une activité purement industrielle "hors-sol", où les prix s’autorégulent selon la loi de l’offre et de la demande du marché. Dans ce vaste marché du travail d’élimination pure et simple des "petits" au profit des "gros", les financiers oublient de dire que les prix sauf dans les créneaux de qualité reconnue, ne tiennent pas compte des différences réglementations sanitaires, normes environnementales, et autres valeurs monétaires des cotisations sociales en vigueurs quand elles existent pour protéger les salariés. C’est d’ailleurs dans cette même logique que les critères d’ajustements des néo-libéraux à l’internationale se traduisent dans les faits par des écarts de salaires de 1 à plus de 80, l’expansion accrue des monocultures, l’accaparement des terres partout dans les pays pauvres, la destruction de l’agriculture vivrière, des pollutions qui contaminent les nappes phréatiques, et des problèmes de santé publique sont visibles dans bon nombres de pays peu regardant sur leurs législations environnementales. Cette logique d’élevage à grande échelle exploite pour un salaire de misère les ouvriers agricoles, maltraite les animaux, méprise l’environnement, détruit plus d’emplois qu’ils n’en créent et permet aux patrons de l’agroalimentaire de faire de larges profits. C’est cette même libéralisation des marchés qui engendre une destruction et un gaspillage du tiers de l’alimentation produites dans le monde chaque année. La surconsommation des pays riches met en effet à la poubelle 670 millions de tonnes de nourriture, et le manque d’infrastructures volontaire des pays pauvres en annihile 630 millions de tonnes. Un tel gâchis provient des politiques marketings elles-mêmes, qui régulent volontairement les quantités de denrées alimentaires végétales et animales mises en vente pour obtenir le maximum de bénéfices. Dans ces conditions, les protagonistes de l’économie du marché qui fonctionnent selon les lois de l’offre et de la demande, détruisent les surplus économiquement non-rentable et spéculent sur le prix des produits agricoles. Cette aberration tue ainsi impunément 5 millions d’enfants chaque année, et fait souffrir 925 millions personnes par jour dans le monde.

Si l’on veut mettre en place une politique agricole internationale ambitieuse au service de l’intérêt général des peuples, il faut d’une part donner les moyens à chaque pays de mettre en place sa souveraineté alimentaire, offrir des emplois et des revenus décents aux salariés du monde agricole, produire une alimentation de qualité nutritive et gustative partout dans le monde, œuvrer à la transition écologique de l’agriculture en produisant de façon agroécologique, et il est primordial d’ériger des normes d’importations drastiques pour éviter le dumping fiscale. D’autre part, il est temps que les citoyens consommateurs se mettent à consommer autrement en privilégiant les produits respectueux du bien-être animal, et qu’ils décident de manière générale à consacrer un pourcentage plus important de leurs revenus à la nourriture, à la santé, et au développement de sa région pour un meilleur vivre ensemble.

SaeD


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57 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 15 août 2015 17:11

    "D’autre part, il est temps que les citoyens consommateurs se mettent à consommer autrement en privilégiant les produits respectueux du bien-être animal, et qu’ils décident de manière générale à consacrer un pourcentage plus important de leurs revenus à la nourriture, à la santé, et au développement de sa région pour un meilleur vivre ensemble."
    peu possible car le sans dents reste sans dents.


    • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 15 août 2015 18:04

      @foufouille
      C’est pourtant la seule vraie solution, mais elle ne sera pas acceptée par tous les gens avides de pouvoir.


    • Parlez moi d'amour Parlez moi d’amour 15 août 2015 20:43

      J’approuve votre article, c’est du simple bon sens dont semblent dépourvus les oligarques qui n’envisagent que leur fortune de leur vivant et non pas la pérennité d’une société humaine sur une planète nourricière.

      Je n’ose plus manger ni viande industrielle ni légume poussé hors sol ni fruit traité contre tout, du coup je constate que choisir le peu mais bien est largement suffisant au quotidien, améliore la digestion, le sommeil et le tonus, voire le compte en banque.


      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 15 août 2015 21:22

        Bonjour,
        j’ai noté ce passage très révélateur " le libéralisme économique qui n’estime plus la production porcine comme une activité agricole, mais comme une activité purement industrielle "
        la chaire animale n’est plus qu’une matière première appelée d’ailleurs minerai et est donc condamnée à subir la spéculation sur les matières premières industrielles...Les routes du commerce sont un organe vital pour celle ci afin de la transporter pour la vendre plus chère ailleurs ?
        on peut seulement à la campagne manger local, c’est plus cher mais tellement meilleur !


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 15 août 2015 21:31

          J’ai décrit dans cet article comment le cultivateur extensif profite de la concentration des éleveurs :
          http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/l-objet-de-la-guerre-agricole-la-71115&nbsp ; ni l’un ni l’autre ne sont d’une filière agricole mais désormais industrielle...


        • SaeD 16 août 2015 10:11

          @Lisa SION 2
          Bonjour, j’aurais voulu lire votre article mais le lien n’existe pas...


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 16 août 2015 17:26

          @SaeD
          effectivement l’apparition d’un terminal « nsdp » empêche l’ouverture du lien
          http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/l-objet-de-la-guerre-agricole-la-71115


        • Doume65 17 août 2015 09:33

          @Lisa SION 2
          « on peut seulement à la campagne manger local, c’est plus cher mais tellement meilleur ! »

          J’habite à la campagne, j’achète local, c’est meilleur (le mouton des Pyrénées, j’vous dis pas !) et... c’est moins cher !


        • bakerstreet bakerstreet 15 août 2015 22:10

          Quid de la pollution engendrée par cette filière, et dont le coût pour la société est astronomique, autant au niveau de la santé, que du coût économique.


           Tout cela supporté par le citoyen de base, qui n’a plus qu’à acheté son eau en supermarché, les élevages intensifs étant en très grande partie responsable de la dégradation des eaux. 
          Une politique de gribouille est à l’origine de ce gâchis, refusant de voir les dommages collatéraux.

           Il existe des paysans pourtant qui voient un peu plus loin que leurs intérêts, et qui font profit de faire un élevage sur caillebotis, générant un produit de qualité, vendant leur production en circuit fermé. 

          Les autres vont déverser des tonnes de déchets au pied des supermarchés, emmerdent le monde, et font bruler des pneus, incapable de voir plus loin que le bout de leur tracteur

          • alinea alinea 15 août 2015 23:39

            Il y a une seule chose à faire, une seule, pour qu’on revienne à l’agriculture : se priver, aussi longtemps qu’il le faudra, se priver de toutes ces saloperies ; manger moins, autrement ; comme pendant la guerre oui, nous sommes en guerre ! Sinon, pourquoi voulez-vous que ça change ?
            Les hommes et les femmes vont faire des boulots abjects dans ces usines à bétail, le consommateur bouffe de la merde qui le rend malade, et l’agroalimentaire, la chimie et juste après le repas, big pharma se les font en or !
            Réveillez-vous !! C’est insensé de ne pas utiliser le pouvoir que l’on a, et toujours chouiner que tout va mal !


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 août 2015 11:27

              @alinea
              Quel pouvoir a le consommateur qui a quelques centaines d’euros pour vivre ? L’agriculture bio, c’est 5% de l’ensemble, comment voulez-vous que cela nourrisse 65 millions d’habitants ?


              C’est fou l’imagination que peuvent avoir les euro-atlantistes pour trouver des idées qui ne fonctionnent pas, afin d’éviter de poser la question de la sortie d’urgence, de l’ UE et des Traités qui nous gouvernent....

              Même Pericco Légasse a compris que ce sont les Traités européens qui sont responsables de la malbouffe et de l’industrialisation de l’agriculture !!
              La PAC = plus de rendements, plus d’intrants, plus d’investissements et moins de salariés.
              Et la fin de l’agriculture française des terroirs.

            • SaeD 16 août 2015 11:57

              @Fifi Brind_acier Tu me fais trop rire, tu es à 14173 commentaires puants et tu es incapable de rédiger le moindre article pour exprimer tes idées de façon argumentées ! Je pense qu’avant de porter des jugements, il serait nécessaire que tu exposes les solutions de « ton » UPR avec tes propres mots !


            • bakerstreet bakerstreet 16 août 2015 12:00

              @alinea

              Je vous suis sur toute la ligne. Déjà moins beaucoup moins de bidoche, tout cela n’étant que le dernier maillon du scandale



            • alinea alinea 16 août 2015 12:07

              @Fifi Brind_acier
              Pour le coup Fifi, je ne suis pas sûre que ce soit l’UE ; enfin, dans la lignée de tous les autres pays ! cette agriculture a été mise en place à partir des années soixante ! Il ne faut pas seulement sortir de l’UE, il faut repartir à zéro !! Mais qui le veut ?
              Quarante pour cent de gaspillage, au bas mot ; déjà ça libère de l’espace ; plus de frugalité= plus de santé ; ça libère de l’espace. Bref il faut commencer par ça ; après, on avise ! C’est urgent, c’est vital, ce n’est pas un « sujet » comme un autre !


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 août 2015 18:48

              @SaeD
              « Commentaires puants », c’est un argument politique de Gôoche, sans doute ?


              Vous n’êtes même pas capable d’analyser les causes, ni de citer les articles des Traités européens qui régissent l’agriculture industrielle de l’ UE, et vous prétendez obtenir « la souveraineté alimentaire » ? Et par quel miracle ?
              Et vos solutions à vous, c’est quoi ?
              J’ai beau lire et relire votre texte : « Il faut,ya ka, fo kon », et c’est tout.

              Je vais vous apprendre quelque chose : l’agriculture NE FAIT PLUS PARTIE DES COMPÉTENCES des Etats européens, mais de la compétence de la Commission européenne. Vous pouvez bien arriver au pouvoir, en restant dans l’ UE, vous serez obligés d’appliquer les Traités.
              Comme Syriza.

              Pour votre gouverne, ce sont les articles 38 & 39 du TFUE qui décident que tous les pays de l’ UE doivent appliquer une politique agricole industrielle.

            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 août 2015 18:52

              @alinea
              La PAC, c’est toujours la même que dans les années 60, sauf qu’avec Maastritch et Lisbonne, l’agriculture est passée de la compétence des Etats à celle de la Commission européenne.


              Les problèmes ont commencé après Maastritch, dans les années 90- 2000.
              C’est tout expliqué dans cette courte vidéo, mais comme vous voulez toujours disculper la construction européenne, vous passez à côté des informations.

            • alinea alinea 16 août 2015 21:21

              @Fifi Brind_acier
              Je ne veux pas disculper la construction européenne ; ça m’énerve ça ; du premier jour j’ai flairé l’empire et je hais les empires !
              L’ultralibéralisme est cause de l’UE, il faut liquider l’ultra libéralisme et s’il reste une Europe Unie, elle sera différente !
              Notre pouvoir individuel est rien, mais nous avons celui du nombre ; si chacun voyait ce qu’il faut faire pour couper l’herbe sous les pieds des profiteurs, tout irait bien ; mais non, le peuple veut profiter aussi, de conneries va sans dire ; l’essentiel, pour eux, c’est vouloir revenir à la bougie !! À force de le dire et le seriner, tout le monde le croit !
              Alors, attendre que la majorité vote pour un gouvernement qui veuille sortir de l’UE me paraît aussi utopique que mon truc d’espérer que chacun comprendra ; non, l’UE va se casser la gueule ; on peut aller à la plage, ça ne changera pas grand chose !


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 août 2015 06:44

              @alinea,
              Pour sortir de l’ UE, c’est simple, il suffit que la majorité des Français soient d’accord avec l’article 50.
              Pour combattre l’ultra libéralisme « en général » vous faites comment ?
              C’est votre discours d’impuissance qui fait que les militants du FDG viennent à l’ UPR.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 août 2015 08:12

              @SaeD,
              Il a dû vous échapper que c’est le Bureau national de l’ UPR qui propose des articles à Agoravox.
              Dont un article détaillé sur la question agricole : « Les Français vont-ils laisser détruire l’agriculture française ? »


            • Doume65 17 août 2015 09:41

              @SaeD
              « @Fifi Brind_acier Tu me fais trop rire, tu es à 14173 commentaires puants et tu es incapable de rédiger le moindre article pour exprimer tes idées de façon argumentées ! »

              Tu attaques la personne, ce qui t’évite de répondre à la question. C’est pas bien ! (au passage, tu confirme ton euro-atlantisme).
              C’est d’autant plus regrettable et déplacé que Fifi t’invitait à te poser des questions...


            • Osis Oxi gene. 16 août 2015 08:22

              Ras le bol des geignards et des mendiants pilleurs de subventions. 

              Ras le bol de la viande de merde. 
                
              Ras le bol de la pollution généralisée des nappes, des rivières, des plages, de la mer.

              Ras le bol des tracteurs flambant neufs... (le prix d’une maison)qui bloquent les routes.

              Ras le bols des voyous qui incendient et détruisent totalement un monument historique.

              Ras le bol de leur mépris du contribuable lambda....

              Ras le bol de constater la différence de traitement d’une manif d’ouvriers, de salariés, de routiers ou d’écolos, et de l’impunité totale de ces vandales, de ces incendiaires, et de ces pollueurs.

              Aux uns l’on envoie des CRS, du gaz, des tanks pour virer les camions, des grenades tueuses, et aux autres, les pleurnichards de la mauvaise barbaque des ministres serviles....

              Drôle de pays.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 août 2015 11:31

                @Oxi gene.
                C’est bizarre que dans votre liste il n’y ait pas « ras le bol des Traités européens qui organisent l »agriculture industrielle"... !
                Vous préférez sans doute vous en prendre aux conséquences, plutôt qu’aux causes.
                Quand on remet le problème à l’endroit, voici les causes de la crise agricole.


              • Alain 16 août 2015 19:39

                @Fifi Brind_acier

                Les traités européens et atlantistes sont une chose, mais on peut aussi s’en passer en agriculture. Il suffit de vendre en direct. Je connais plusieurs personnes qui font de l’élevage ou du maraichage. Ils réduisent leur production et vendent direct au consommateur. Ils ne subissent donc pas les cours mondiaux, s’affranchissent des supermarchés (qui sont une grosse partie du pb) et se tapent bien d’un système en ruine.
                Mon pote qui fait du porc est quasi en autonomie. Il a repris la ferme de son père avec qui j’avais parlé une fois. J’étais étonné de voir son volume de ventes. Il m’a répondu : « on a fait plus avant. On suivait les banques. Les conneries, çà suffit ». Petite exploitation, auto-suffisance sur la ferme, vente direct à des consommateurs confiants ; qualité de vie pour tous.

                Bien sûr, on me dira que tout le monde peut pas bouffer bio et payer plus cher que le prix du leclerc du coin. Je répondrais qu’ils savent bien avoir des Iphone dans la poche, des écrans plats dans le salon, faire des mioches et leur acheter tout comme les autres mioches pour coller au train et avoir une bagnole, voire deux bagnoles, dépenser des fortunes en essence alors qu’ils pourraient le faire à pied et partir en vacances pour faire comme tout le monde. La bouffe, c’est cher.. Le reste ???


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 août 2015 20:34

                @Alain
                Vous nous expliquerez comment vous vendez local 10 000 hectolitres de lait, au fin fond de la campagne française, à 50 km de toute agglomération.


                Ce sont des « niches ». La question n’est pas de savoir comment on vend en direct 5% d’alimentation bio, mais comment faire pour que 65 millions de Français mangent des produits sains ?
                C’est l’objectif de l’ UPR. Chapitres 13 & 14 du programme.

              • alinea alinea 16 août 2015 21:26

                @Fifi Brind_acier
                S’ils veulent manger sain, d’abord ils ne boivent pas de lait ; en plus si les exploitations sont petites, ce sont celles qui sont proches des villes qui les approvisionnent ; pourquoi faire plus que le nécessaire ? C’est vrai que si on produit plus de raisins que les Allemands, on peut leur en vendre un peu, sous forme de vin !! smiley


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 août 2015 09:31

                  Il ne faut pas se tromper de cible !
                  L’agriculture intensive et industrielle est née avec la PAC, et n’a cessé depuis de se répandre.
                  C’est aux Traités européens que nous devons cette logique productiviste, ainsi que l’ouverture à la mondialisation, c’est à dire à la concurrence entre systèmes sociaux, européens et mondiaux.


                  Car c’est bien l’ Union européenne qui a ouvert les frontières à la mondialisation.
                  Avant, il y avait des taxes aux importations qui protégeaient les secteurs stratégiques de l’économie française, comme le font tous les autres pays du monde. Protéger ses secteurs stratégiques n’est pas « un repli sur soi », ou la Corée du nord, c’est le moyen de protéger nos entreprises et nos emplois.

                  L’Espagne et l’ Allemagne n’ont pas de SMIC agricoles, ce qui leur permet d’utiliser la main d’oeuvre européenne la moins chère des anciens pays de l’ Est, grâce aux accords sur les travailleurs détachés. Salaires minimum mensuels :
                  - Bulgarie : 138 euros
                  - Estonie : 290 euros
                  - Hongrie : 295 euros
                  - Lettonie:285 euros
                  - Lituanie : 231 euros
                  - Pologne : 336 euros
                  - Roumanie : 161 euros
                  - Slovaquie : 327 euros
                  - République Tchèque : 310 euros.

                  Le seul moyen de permettre à l’agriculture française à taille humaine de vivre, en respectant la santé des sols et celle des consommateurs, c’est de sortir urgemment de l’ Union européenne.
                  Ce qui nous évitera pas la même occasion TAFTA.
                  Cf le programme de l’ UPR chapitre 13 sur la santé et chapitre 14 sur "l’élévation et la sécurité du niveau de vie des agriculteurs et le souci de la qualité des aliments.

                  • philippe913 16 août 2015 11:39

                    @Fifi Brind_acier

                    pourquoi est ce que les danois y arrivent alors ? et exportent partout dans le monde ?


                  • foufouille foufouille 16 août 2015 11:47

                    @philippe913
                    car ils sont dans une bulle agricole à coup de crédit, andouille libérale.


                  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 16 août 2015 11:47

                    @philippe913

                    Et à 1,23 Euro / kg... au lieu de 1,40.



                  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 16 août 2015 11:49

                    @philippe913

                    Et avec la qualité ! ! !


                  • philippe913 16 août 2015 11:59

                    @foufouille
                    des sources ?


                  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 16 août 2015 12:00

                    @foufouille

                    « bulle agricole »

                    Bulle agricole ouverte sur le monde entier ? Étrange...


                  • foufouille foufouille 16 août 2015 12:09

                    @Jean-Pierre Llabrés
                    il suffit de chercher, les crédits permettant ce miracle ont été fait en spéculant sur le prix des terres. 6 banques ont fait faillite. les fermes en faillites sont revendues grace à une magouille et le propriétaire se retrouve salarié. etc
                    c’est facile à trouver.
                    c’est comme l’allemagne qui embauche des employés à 4€ dans ses abattoirs car les bouffons de l’est ont de l’espoir de trouver mieux.
                    quand ce système se pètera la figure, ce seront des robots qui découperont les carcasses ou un autre pays qui subira le miracle économique temporaire.


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 août 2015 19:12

                    @philippe913
                    Les Danois sont comme tous les autres : la PAC les oblige à s’endetter, à investir et dès que les prix baissent, ils ne peuvent plus rembourser.
                    Les contre sanctions russes, dont l’article ne parle pas, ont comme résultat des stocks d’invendus dans toute l’ UE.

                    La logique du système européen, c’est qu’il ne reste que des grosses exploitations industrielles et que tout le tissu de petites et moyennes exploitations, qui est la réalité de l’agriculture française, fasse faillite.


                    Pour en finir avec cette logique, il faut que le gouvernement puisse prendre des décisions souveraines, alors qu’actuellement, il n’ a plus la main, les compétences sur l’agriculture sont passées à la Commission européenne.
                    L’article fait croire que le gouvernement pourrait faire quelque chose, ce qui est faux.
                    Il faut donc sortir de l’ UE et se débarrasser de cette classe politique de potiches.

                  • Vipère Vipère 17 août 2015 21:33

                    @foufouille

                    je vous au mis une étoile, qui ne s ’affiche pas depuis mon appareil, à additionner avec celles d’autres lecteurs qui approuvent votre commentaire dans la discussion JPLlabrs/Foufouille ! smiley


                    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 16 août 2015 12:38

                      @foufouille

                      Vos sources ne sont pas probantes car elles indiquent une amélioration du contexte que vous ne retenez pas.
                      De plus, vous mélangez élevages de porcs et de vaches laitières.
                      Concernant le porc, le reportage de France 2 vous contredit : notamment en matière de coût du personnel bien supérieur au Danemark.


                    • foufouille foufouille 16 août 2015 13:18

                      @Jean-Pierre Llabrés
                      pense ce que tu veut mais fais l’effort de vérifier ton information ou propagande.
                      le système est le même pour le cochon. tu as pas cinquante manière de « réussir ».

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