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Accueil du site > Actualités > Société > Crise Economique ou Psychologique ?

Crise Economique ou Psychologique ?

La Criiise, on n'entend que ça, mais au fait c'est une crise de quoi ? Est-elle économique , financière, bourse, tout ça ? Ou bien est-elle surtout une sensation de crise avec ce genre d'effet « puisqu'on dit qu'il y a crise, je me cris...pe, je me replie, je me rétracte etc., et donc je crée ou j'amplifie la crise ? Ou pour le dire autrement, est-elle objective ou subjective ?

Eh bien, elle est les deux, mon capitaine, c'est ce qui en fait l'intensité ou le côté ravageur. La crise que nous vivons se situe sur deux plans qui multiplient leurs effets respectifs :

  • Plan Economique : crise boursière (subprimes) et du système bancaire (krach des banques en 2007-2008), se prolongeant en crise financière (sur-endettement des pays occidentaux, équilibrage-remboursement de leurs dettes), le tout sur fond de crise de production-productivité (globalisation, délocalisations, déplacement des centres d'activité vers les pays « locomotive ») et crise de la consommation (baisse des ventes, restrictions, impôts, etc.).

  • Plan des Représentations : ce plan est celui des répercussions sur le plan mental des représentations (images, opinions, « évidences », etc.) des effets ressentis (fermetures d'usines, emplois, restructurations, suppressions d'emplois) de la crise. Ces représentations reflètent la perception de causes réelles ou supposées (immigration, identité nationale), mais aussi la non-perception d'autres causes pourtant bien réelles (interdépendance des économies, échanges-ventes de technologies et savoirs-faire associés, mais aussi produits à des prix très bas), de réactions émotionnelles (racisme, repli sur valeurs traditionnelles). Ces représentations (où le vrai, le réel et le « ressenti » se mélangent au faux, au supposé, au « compensatoire ») expriment des « perceptions », des mix de sentiments, d'opinions (entre rumeurs et réflexions rationnelles).

    La caractéristique majeure de ces représentations est qu'elles sont à cheval entre l'imaginaire et la raison, l'émotion et la structure défensive ; elles peuvent être tout autant réelles-rationnelles, hypothétiques non-encore actualisées ou complètement fantasmées. Mais en tant que telles elles ont un poids réel même si leur objet ne l'est pas (phobies, racismes, ostracisme, etc.) et peuvent donc avoir un impact dans la vie d'un pays au même titre que des données objectives (accroissement du chômage, nb de fermetures d'usines) sans être intrinsèquement corrélées avec ces chiffres. Le « ressenti » d'un événement peut être disproportionné par rapport au fait qui le sous-tend (effet « Mohammed Bouazizi » alors qu'il y avait eu des précédents et que d'autres suicides par le feu auront lieu et n'auront pas les mêmes répercussions).

Une crise n'est pas obligatoirement cyclique (même si elles en donnent l'apparence) c'est-à-dire devant revenir régulièrement comme les saisons, par quelque effet « de nature ». Par contre leur dynamique et leurs effets étant lents tant que les causes ne sont pas modifiées, elles se reproduisent à intervalles plus ou moins réguliers.

 

De quoi est faite une crise ?

Une crise (et c'est sa différence avec un « palier » qui est simplement d'ordre quantitatif ou de degré mais dans le même ordre d'idée ou de technique), une crise est à la fois une résultante des différentes forces ou contraintes en présence, qu'elles soient matérielles-sociologiques-physiques (donc d'ordre économique) ou qu'elles se situent au niveau des représentations émotionnelles-culturelles-psychologiques.

A cela s'ajoute une inflammation (au sens quasi médical du terme) de l'interaction de ces deux types de forces ou contraintes. Et il suffit d'un élément déclencheur qui, pris isolément n'a pas beaucoup de poids, pour qu'il acquière le rôle de facteur déclenchant. Comme dans les catastrophes aériennes, Tchernobyl, etc.) c'est la conjonction de plusieurs éléments qui, pris isolément, n'étaient pas suffisant pour provoquer une catastrophe, mais qui, ensemble, la crée. Le rôle de déclencheur ne lui est pas intrinsèque puisque c'est le contexte qui lui donne un poids disproportionné à sa nature et un effet de contagion à d'autres domaines auxquels il n'aurait pas eu accès sans ce contexte1.

Pour comprendre ces deux composantes (résultante et inflammation), prenons tout d'abord la première et examinons-là dans nos pays sous l'angle économique

 

Interaction quasi mécanique

  • Résultante au sens du résultat des contraintes en présence (comme on le dit en physique), contraintes de différents ordres ou natures :

  • les coûts de production étant beaucoup plus bas en Asie il s'ensuit des délocalisations d'entreprise

  • parce qu'on s'est aussi imposé la disparition des barrières douanières, la complète ouverture aux importations sans limiter de façon modulable ces importations. Le fait de les moduler aurait permis de lisser dans le temps leur impact dévastateur pour nos outils de production. Mais aurait-on mis en place ces mesures restrictives (même modulables) on se serait vraisemblablement dispensé de s'adapter !

  • Et la robotisation n'a pas suffi pour combler le fossé de rentabilité. Si elle est efficace en terme de productivité elle est nocive en terme d'emploi. Mais n'oublions pas que cela est à tempérer avec le coût de la main d'oeuvre dans nos pays qui n'entre que pour un très faible pourcentage dans le prix de revient (autour de 15%) de la production (par ex. secteur automobile).

  • Comme les choses ne sont pas simples il faut aussi prendre en compte que l'ouverture complète a permis le décollage économique des pays pauvres ou sous-développés (Chine, Inde BRIC, etc.) qui avaient besoin d'une forte demande pour pouvoir effectuer leur capitalisation-décollage économique.

  • Les produits importés de consommation courante étant à prix très bas sont appréciés des consommateurs.

  • Comme on ne produisait plus beaucoup on a remplacé les entrées (provenant auparavant de la production) par de l'emprunt. Comme un ménage au chômage, on s'est mis à vivre à crédit et on s'est sur-endetté.

  • On a reproché aux banques d'avoir accepté de prêter à des particuliers qui ne pouvaient pas rembourser et d'avoir « noyé » ces valeurs frelatées parmi les bonnes, d'où krach bancaire. (On a à ce moment-là raté une chance historique de refonder complètement et sur des bases saines le système financier-bancaire mondial, avec suppression des paradis fiscaux, instauration d'une taxe Tobin universelle proportionnelle à la surchauffe comme soupape de sûreté. Usa, Europe, et GB avaient encore assez de pouvoir économique pour l'imposer au système monétaire mondial, à la Chine et aux autres pays qui auraient suivi : nos dirigeants et au premier chef Barack Obama ont été déficients, mais l'Europe est une légume au plan politique). On s'est contenté de sauver les banques et alors...

  • Comme des gamins qui se vengent, les banques ont signifié en substance aux états et à leurs populations : Ce que vous nous reprochez (prêter à des non-solvables) c'est votre cas vous empruntez plus que vous ne produisez de richesse, vous êtes en déficit chronique, donc on vous somme d'équilibrer et/ou de rembourser : d'où, aïe sur les doigts, crise des états, de leurs dettes, mais aussi de leurs politiques d'impulsion par l'investissement, des gros travaux, relance, etc. ; moins il y a d'argent qui rentre dans les caisses de l'état (puisque les taxes sont proportionnées à l'activité) plus il doit réduire ses dépenses donc moins impulser de relance, donc moins d'activité et moins de rentrées. Cercle infernal.

 

Interactions psychologiques

La deuxième composante se situe sur un plan non-matériel mais qui a des conséquences bien réelles et fortement ressenties.

  • Inflammation au niveau des représentations : pour utiliser une métaphore, quand une partie du corps, un organe est atteint par une infection ou par une blessure, il se produit une inflammation à cet endroit du corps.

  • Dans nos pays, c'est un peu la même chose qui se produit sur le corps social : c'est aux endroits les plus vulnérables économiquement, les plus atteints par la crise, que le corps social va souffrir (en termes de restrictions, impôts, coûts, restrictions etc.) et risque de protester questions de l'égalité-inégalité devant l'effort financier à fournir. (Effet Gérard D., mais aussi parachutes dorés impudents, etc.) N'oublions pas qu'un SDF (certains même avec un emploi) paie de l'impôt (TVA) sur tout ce qu'il achète, même s'il n'est pas redevable de l'IR.

  • Concernant d'autres types de crise, notamment terrorisme de groupes islamistes à l'égard des pays occidentaux / révolutions-guerre civile des pays arabes, / ou conflits internes au pouvoir dans les pays en développement (Russie, Chine, etc.) il s'agit là de crises d'une autre nature : elle est d'ordre identitaire lors de paliers difficiles à franchir entre des systèmes de représentations (aspirations et peur-rejet), représentations malaisées à allier voire trop opposées ou incompatibles avec le socle déjà installé. La crise représente alors la tension ressentie et les réactions (sociales, mais aussi personnelles, de groupes, de minorités, etc.), devant la difficulté à concilier, au sein de leur propre société, leurs outils conceptuels anciens et les représentations nouvelles : valeurs classiques, aggiornamento, concurrence-confrontation économique et nouvelles données (nouvelles technologies, nouvelles mœurs, besoins, nouveaux désirs et produits qui s'offrent à eux). Un exemple type en est le changement du communisme en Chine qui a viré du collectivisme pur et dur à l'économie capitaliste débridée ; mais on voit par cet exemple que les changements ne se font pas obligatoirement dans la violence d'une révolution sanglante (même si Tien An Men a été réprimée sauvagement, mais à l'échelle de la Chine (d'un milliard d'habitants) et pour ses dirigeants c'était quantité « négligeable ») ; mais les « inflammations » ou conflits se passent à l'abri des regards au sein de l'institution impériale, pardon, du Parti.

 

Oscillation Ouverture – Clôture

Comme le disait Eugène Enriquez « Les individus, groupes, organisations, sociétés, oscillent constamment entre ouverture et clôture ». Besoin de clôture pour « s'asseoir » pour intégrer le changement, de nouvelles donnes, connaissances, techniques, puis sédimentation, sclérose, tensions, refus d'ouverture, conflit, désordre, changement de pouvoir, besoin d'asseoir le changement, etc. Mais « constamment » à l'échelle d'un pays cela peut représenter des périodes (ou « cycles ») de 20, 30 ans ou plus selon les époques et types de sociétés. On voit ainsi des effets de balancier s'opérer avec ces fameux effets de « cycle » :

Par ex. en Iran avant le Shah : fonctionnement religieux de la société engluée et « en retard » / Le Shah prend le pouvoir et modernise de force son pays mais comme il ne laisse pas de contre-pouvoir politique se constituer et pouvoir être une alternative, les seuls lieux où s'exprime la « dissidence » (ou simplement la différence) ce sont les mosquées des mollahs qui, effet de balancier, le chassent en 79. / Mollahs qui se ferment, font du retour aux valeurs traditionnelles une régression généralisée qui suscite mécontentement ; et comme ils ne tolèrent pas d'opposition...etc.

 

Crise culturelle

On peut penser que les pays de culture arabe et/ou de religion musulmane sont dans un type de crise identité-valeurs-culture. Il est difficile de pondérer de l'extérieur ces trois facteurs qui interagissent, d'autant plus qu'on risque de froisser les susceptibilités de leurs ressortissants. On peut néanmoins remarquer que ces crises se produisent sur les lignes de fracture où les institutions se trouvent en tension contradictoire entre peur et nécessité de changer-évoluer :

  • Sur le plan de la culture politique le fonctionnement le plus courant était et reste encore de type monarchique (même avec des appellations de Président), sans tolérer d'opposition ni d'alternance ce qui fait que les nécessaires changements de gouvernements ou de régimes se font dans la difficulté et le conflit. (Il y a une usure automatique dans toute organisation et une cécité à la survenue de nouvelles donnes, économiques, sociales, etc.,et la nécessité de s'adapter, de changer n'est pas vue et souvent les dirigeants âgés ne peuvent en comprendre le besoin). Reproduisant les mêmes erreurs-comportements que leurs prédécesseurs : mainmise d'un groupe, concentration du pouvoir, éviction des « autres »(des différents pas forcément opposants de principe), non reconnaissance-représentation d'opposants ou d'alternative, décisions unilatérales, etc. tout cela reproduit très exactement le fonctionnement du régime dictatorial précédent et les mêmes ferments de tension-révolte, et cela ancre la société dans la crise-paralysie.

  • En terme de culture tout court et surtout de système éducatif, la tradition alliée à la religion qui ne voit l'enseignement que par et dans le Coran, cela ne facilite guère l'accès aux données scientifiques modernes, nouvelles technologies, et surtout à l'intégration de nouveaux cadres de référence, systèmes de pensée, etc.

  • Concernant la culture de divertissement et de la vie des gens, on a sous-estimé l'effet « parabole » et maintenant internet qui ont mis et mettent à disposition de tous la vision de tout ce contre quoi ces sociétés traditionnelles (ou leurs institutions au pouvoir) se sont arc-boutées en terme de refus du changement : liberté d'esprit, de pensée, d'opinion et de son expression (qui cependant « explose » avec les blogs et réseaux sociaux mais avec une signification de déni, de faute) ; liberté de productions artistiques de tous ordres sans censure religieuse, et bien sûr, last but not least, libéralisation des mœurs (autre rapport à la sexualité, films pornographiques, nouveaux rapports homme-femme, etc), nouveaux droits (droit de la femme de conduire, de travailler, des minorités sexuelles, droits des enfants à ne pas travailler et à être éduqués), etc. Sans parler de l'aspiration à la représentation politique et au débat démocratique cité plus haut. Toutes ces besoins vont à l'encontre du fonctionnement de ces sociétés ou de la représentation que devrait être aux yeux des personnes ou groupes influents leur fonctionnement. C'est dans ce « devrait être » que se situe la difficulté à changement de cadre de pensée, la prégnance de cadres anciens qui même pluriséculaires, peuvent être obsolètes.

 

Ces ouvertures ou besoins ci-dessus se trouvent en tension avec le fonctionnement traditionnel de ces sociétés corsetées par des régimes ou dirigeants de type dictatoriaux et/ou par les institutions religieuses qui craignent de voir leurs affidés leur échapper et leur influence se dissoudre. De plus, en toute bonne foi aussi, elles pensent que les changements sont le danger suprême et elles font du maintien, voire du glacis social-culturel-religieux, une question de vie ou de mort... au sens propre et pas seulement figuré.

Or un groupe, une société, un individu, ne peuvent survivre s'ils ne sont en suffisante ouverture avec l'extérieur (air, alimentation, savoirs, etc.) mais aussi en interaction avec d'autres individus, groupes, sociétés. C'est ce qui fait que leur existence est un relatif équilibre. Mais relatif signifie aussi mouvant, changeant comme l'est la marche. Ainsi est-il une résultante dynamique et donc un déséquilibre en recherche d'équilibre autant que de renouvellement.

 Jacques Laffitte


 

Site perso : http://www.spiritualite-libre.com/

Mes livres sont sur le site : http://arbreauxsignes.com/

D'autres éléments sur mes Curations sites :

ScoopIt (sorte de blogs d'articles sélectionné par moi) : http://www.scoop.it/t/spiritualite-mythes-psychologie

Pearltrees : arborescence de textes et autres éléments choisis : Religions.Spiritualités. Psychologie : http://www.pearltrees.com/#

 

1 On peut prendre un autre exemple, celui du triangle du feu ; pour qu'il y ait feu il faut qu'il y ait trois conditions : un combustible, du comburant (le plus souvent de l'oxygène, l'air), et ce qu'on oublie toujours de la chaleur. Il n'est pas nécessaire qu'il y ait flamme. S'il manque l'un des trois, par ex. l'air, ça ne brûlera pas ; c'est pour cela que les fusées doivent emmener avec elle leur comburant (oxygène) pour que leur carburant puisse s'enflammer et produire l'effet de propulsion.

 


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34 réactions à cet article    


  • eau-du-robinet eau-du-robinet 3 janvier 2013 20:24

    Bonjour Démosthène,

    Par fois c’est étonnent de voire le votez des gens sur Agoravox restent en cachette surtout quand in s’agit des articles qui fournissent simplement des informations et pas d’opinion ... j’en ai fait l’expérience ... 

    Pour moi c’est « normal » voire représentatif et cela explique beaucoup de choses... notamment pourquoi notre société marche sur la tête.


  • thierry3468 3 janvier 2013 20:50

    Vu le bagage de l’auteur ,je me sens un peu intimidé de développer mon hypothèse .L’argument de la crise économique est une arme psychologique visant à fragiliser les populations ,à accentuer l’angoisse pour mieux les manipuler (Talleyrand :il faut agiter le peuple avant de s’en servir )L’argument de la crise vise aussi à dédouaner les gouvernements de leurs responsabilités concernant cette mutation économique planifiée et organisée au plus haut niveau .La « crise économique » est une bénédiction car elle prépare les populations à renoncer aux acquis sociaux en invoquant une responsabilité extérieure ....Malheur à ceux qui croient aux sornettes martelées en permanence par les médias complices de cette énorme escroquerie mentale.


    • PIRE QUE LA DITE CRISE FINANCIERE ....SIMULEE POUR METTRE EN PLACE LE NOUVEL

       ORDRE MONDIAL BANCAIRE....la crise morale Qui donne en exemples....les gégés et les

      nanards. (2 HAS BEEN ).................2 exemples valables pour SCIENCES PO ET HEC PAS POUR

       LE PEUPLE

      FRANCAIS


    • eau-du-robinet eau-du-robinet 3 janvier 2013 21:01

      Bonjour Jacques,

      « Crise Économique ou Psychologique ? »

      La crise économique que nous traversons depuis 2008 est bel et bien réelle et la plupart des travailleurs perdent chaque jour un peu plus de leurs pouvoir d’achat si c’est pas leurs emplois même ! Les prix augmentent sans cesse et les salaires ne suivent plus.

      Cette situation est accompagne par des phrases démagogiques, voire d’un sens opposé, prononce par les hommes politiques, relaie par les grands médias, comme la phrase suivante qu’on attend de temps en temps :

      « La crise est d’arrière nous » .....
      comme s’il s’agissait d’un problème psychologique qu’il faudrait régler chez les français.

      En plus avec la mondialisation notre société est remodelé en profondeur. Un exemple est la privatisation des services publics, services qui ont été un pilier de notre société construite après la deuxième guerre mondiale.

      Cette crise économique à une répercussion visible sur le moral des gens laquelle n’est plus au beau fixe. La plupart des dirigeants des entreprises sont pessimistes (un pessimisme justifiée et fondé) en ce qui concerne l’avenir.

      L’inquiétude des français est fondé car les hommes politiques sont devenu des marionnettes des banques et des multinationales, ceci est tout sauf rassurant ! 

      Non, il ne s’agit pas d’une crise psychologique mais cette crise économique et environnementale affecte le psychisme surtout chez des gens qui traversent le monde avec des œils ouvertes !


      • kéké02360 3 janvier 2013 21:17

        une mine d’information sur blogapares comme cette série d articles qui donnent des réponses à la crise économicopsychologique européenne ( la dette artificielle si vous préférez smiley )

         

        c’est ici : http://www.blogapares.com/qui-se-cache-derriere-lunion-europeenne/ 


        • picpic 3 janvier 2013 21:29

          Avec l’illustration je me dis que cette phrase : « Ce que je gagne d’autres le perdent » résume aussi très bien le système capitaliste.


          • bon ADAGE

            DE PLUS LA FRANCE MALTRAITE SES JEUNES...............

            - pour des demi-salaires ils s’acquittent d’un double loyer VIVE LA FRANCE...COCORICO NOUS SOMMES LES ROIS DES ARNAQUEURS IMMOBILIERS...1500 EUROS LE F2....PLUS QUE LA PAYE SOUVENT.......

            il n’est pas rare de voir des jeunes logés dans des camionnettes ou vieilles caravanes ....voir
            en voitures car AVEC LEURS PAYES (demies) ou leurs maigres bourses scolaires ils ne peuvent se payer un DOUBLE- LOYER
            DE TEMPS EN TEMPS ILS BRULENT DANS LEUR HABITATS D INFORTUNE...........

            HONTE A MARIANNE ET SES GERANTS DE SCI AVOCATS D AFFAIRES......ELUS LOCAUX
            OU NATIONAUX


          • picpic 3 janvier 2013 21:37

            Cette « crise » est un tactique de guerre économique pure et simple.
            Tout cela n’a pour but que de pousser l’Europe à tout privatiser et se vendre elle même contre de faux billets fabriqué par la planche à billet des usa.
            C’est bien plus éfficace et moins chère qu’une guerre conventionnelle, ou le pays est détruit et ou il faut tout reconstruire.


            • Pyrathome Pyrathome 3 janvier 2013 22:48

              Ce que certains appellent crise, n’est rien de moins qu’une gigantesque escroquerie.....


              • Irina leroyer Irina leroyer 4 janvier 2013 00:13

                @ l’auteur,


                excellent article, qui montre bien la pyramide des causes de la crise actuelle. 

                n’en déplaise aux gauchouillards adeptes du bouc émissaire libéral, la crise a de multiples causes et la responsabilité est collective. On ne récolte que ce que l’on sème. 

                comme autre cause, j’aurai rajouté : électoralisme et manque de courage de la classe politique. 

                et ce n’est surtout pas en désignant un coupable tout trouvé et en criant « haro » sur le baudet, que l’on résoudra le problème.

                Irina

              • irina@

                votre anti gauchisme primaire .....nous fatigue

                ET LES GAUCHOUILLARDS VOUS DISENT « MERDE »


              • TOUT A FAIT.....................PYRATHOME

                pouvez vous y rajouter un dessin pour le faire comprendre a IRINA


              • IRINA@

                vous enlevez le bas quand...,, ???.vous ne préviendrez pas les« gauchouillards »,,,,,, ????????


              • Irina leroyer Irina leroyer 4 janvier 2013 00:15

                @ l’auteur,


                excellent article, qui montre bien la pyramide des causes de la crise actuelle. 

                n’en déplaise aux gauchouillards adeptes du bouc émissaire libéral, la crise a de multiples causes et la responsabilité est collective. On ne récolte que ce que l’on sème. 

                comme autre cause, j’aurai rajouté : électoralisme et manque de courage de la classe politique. 

                et ce n’est surtout pas en désignant un coupable tout trouvé et en criant « haro » sur le baudet, que l’on résoudra le problème.

                Irina 

                • christian 4 janvier 2013 01:29

                  Lisez et relisez la Stratégie du choc de Naomi Klein.
                  La crise et surtout le discours l’accompagnant est destiné a paralysé l’initiative populaire (au sens venant du peuple) à infantiliser l’opinion, en la privant d’une réflexion autonome.
                  Le pilotage de la stratégie du choc est très fin, toujours sur le fil du rasoir, mais on s’aperçoit quand même dans le cas de la grèce que cela n’aboutit pas à un renversement de gouvernement ou à une révolution, mais au contraire à des montées de nationalisme et de racisme.
                  Je pense que la pensée même des peuples est prise en otage par cette stratégie.
                  Le chaos est bénéfique aux affaires, car les leviers de commande sont en réalité entre les mains de peu de personnes


                  • OuVaton OuVaton 4 janvier 2013 09:33

                    C’est vrai Quelle crise ? Cette semaine à Courchevel, pas de crise. Le forfait a bien augmenté depuis l’an dernier, la location d’appart à la semaine... Un bras ! Pour deux paires de skis et des chaussures à la semaine, faut compter un RSA. 


                    Et pourtant, il n’y avait pas que des russes sur les lattes. On entendait toutes les langues et même pas mal de français ici ou là dans les restos bondés. Une raclette ou une fondue, un coup de blanc et une salade de fruit et vous laissez votre billet de 50 euros. A la table à côté des chefs d’entreprise pas moroses arrosaient leur foie gras au champagne demi-sec. Que du bonheur !

                    Vous avez dit psychologique, c’est psychologique. 

                    • LAFFITTE Jacques LAFFITTE Jacques 4 janvier 2013 10:29

                      Merci à tous de vos messages.

                      Pour continuer la réflexion et ajouter à vos contributions, le grand regret et l’énorme déception que l’on peut avoir c’est l’absence de courage des présidents des grands états ou configurations d’états (Obamah, Merkel, Hollande, Cameron, Barroso) qui n’ont pas su dès 2007 mais surtout en 2008 quand les banques étaient à genoux : c’était le moment où il fallait nationaliser toutes les banques, interdire tous les paradis fiscaux (et en rapatrier les comptes dans chaque état d’où ils venaient en les taxant), et instituer une véritable taxe Tobin qui permette de refroidir le moteur boursier quand il s’échauffe.
                      Ainsi aurait -on replacé les banques dans leur rôle de base (fournir des liquidités aux entreprises qui en ont besoin pour entreprendre et faire de la recherche), recentré la valeur des actions sur la production et non plus sur la spéculation, et réintroduit l’impôt dans sa fonction de base qui est d’être une péréquation la plus juste possible en faisant contribuer les plus nantis en fonction de leurs richesses ou plus-value.

                      Les politiques, qu’ils soient chefs d’état ou parlementaires (car les « chambres » jouent un jeu irresponsable en paralysant l’exécutif de leurs pays par principe au lieu de voir le tragique de la situation, par ex. parlementaires républicains américains qui bloquent tout), les politiques donc sont absolument décevants et portent une lourde responsabilité devant l’histoire d’avoir raté cette occasion historique de juguler le pouvoir irresponsable des banques et de la spéculation boursière. Ils n’ont pas eu le courage de se mettre à dos les lobbies bancaires, fonds de pension et autres et c’est vraiment dommage.

                       Ils n’ont pas non plus le courage de faire ce que permet pourtant le droit des affaires « mettre en cessation de paiement une entreprise et annuler ses dettes » en le faisant pour certains pays en difficulté comme la Grèce quitte à la mettre en « gouvernance aidée » ou surveillée car elle n’était pas innocente ayant abusé de l’emprunt.

                      Il y a un manque certain d’éthique politique, de courage et de vision à long terme de la part des politiques alors que leur fonction est précisément cela : analyser les causes, anticiper et prendre les mesures mêmes désagréables pour le bien de la société.

                      J.L.


                      • luluberlu luluberlu 4 janvier 2013 11:41

                        Des fois, je me demande, si les dinosaures se sont posé les même questions vers la fin du jurassique..... ? ,


                        • bluebeer bluebeer 4 janvier 2013 13:18

                          Bravo, bon article, point de vue très intéressant.

                          Il me paraît effectivement indispensable, en ces temps de communication universelle de réfléchir sur la perception ou représentation de « la crise ». Plus particulièrement sur la perception de son opacité, ou si vous préférez sur sa non-perception.

                          La première chose évidente est que nous n’en avons pas un résumé simple (en dehors d’articles comme le votre, qu’on ne lira pas dans la grande presse ou qu’on n’entendra pas au JT du soir). Sans doute parce que le sujet est complexe, mais surtout parce qu’il est cadenassé et que remettre en cause les fondements de notre système économique et financier est devenu tabou (plus ou moins depuis la chute du mur de Berlin). Notre système étant par nature juste, démocratique et infaillible, il n’y a pas d’explication simple à sa faillite (comme au bon vieux temps des monarchies...).

                          Le fait est que le spectacle proposé par nos démocraties et leurs relais de la presse est quelque peu déstabilisant. Nos gouvernants semblent courir dans tous les sens, affolés, et s’efforcer de colmater une brèche et puis une autre, mais sans qu’il n’y ait plus personne à la barre. Nous sommes apparemment entrés dans une période de grande impuissance (du moins c’est l’impression que ça donne) qui nous révèle ce que nous savions déjà, sans réellement y croire : les agents politiques ne font qu’obéir aux agents financiers, et les agents financiers ont perdu le contrôle de la machine. Mais ça non plus, ce n’est pas dit. Parce que nous sommes en démocratie, et qu’il faut maintenir l’illusion - ou représentation - de la démocratie. Au lieu de taper sur les doigts des banquiers, nos gouvernants sont obligés de nous engueuler tout en nous expliquant que c’est pour notre bien et que finalement ça va aller. Mais d’abord, sauvons les banques, because there is no alternative (c’est comme dans la blague, toi choisir la mort ou toi choisir tchitchi).

                          Autant pour les vertus de notre grande démocratie. En attendant nous vivons de représentations cohérentes, c’est à dire partielles et fugaces, dans un monde incohérent. Ce qui est très cohérent, et permet au bon peuple de supporter le poids du sang, de la sueur et des larmes, c’est une agression extérieure. Jamais, dans l’histoire de l’humanité, autant de banquiers ne furent redevables d’une si immense dette à aussi peu de terroristes arabes.

                          En attendant, les gens se satisfont de ces leurres et ne réagissent pas aux événements parce que la crise reste grosso modo virtuelle, aussi irréelle que la téléréalité quotidienne, nonobstant les ambitions de cette dernière. Une représentation parmi d’autres, dans tous les sens du terme, dont chacun se soustrait comme si cela ne le concernait pas. Nous savons bien, au fond, qu’il s’agit encore d’un jeu, d’une lutte entre qui possède et qui ne possède pas, qui produit et qui ne produit pas. Cette crise dont on nous menace, on n’imagine quand même pas qu’elle va incendier les villes ou tuer les gens, détruire les récoltes, contaminer les rivières et les océans. Ce n’est pas la guerre dont on nous parle, c’est simplement une « crise », une autre lutte sur la question de qui possède quoi, de qui dirige qui. Nous, le bon peuple, comme au temps de l’ancien régime, nous nous moquons des intrigues de Versailles, nous continuons à biner notre champs en pensant que ça va passer. Jusqu’à ce que le prix du pain devienne inabordable, alors, là, il y aura des émeutes, probablement. Et de nouveaux politiciens pour saisir la balle au rebond. Peut-être avec des idéaux, peut-être pas. Triste humanité, vendue aux intérêts marchands et comptes d’apothicaires.

                          Enfin, merci donc pour votre article et son point de vue très intéressant. Juste une recommandation formelle, dont vous ferez ce que vous voudrez : évitez si possible, si nécessaire, de répéter, ajouter, empiler les locutions, formulations à la queue leu leu, suite l’une de l’autre, ça distrait, divertit, l’esprit du fil principal de l’argumentation, argumentaire, raisonnement. smiley

                          Amicalement,

                          BB


                          • LAFFITTE Jacques LAFFITTE Jacques 4 janvier 2013 14:05

                            Merci de votre contribution et de vos encouragements. Concernant la forme, c’est vrai qu’à vouloir être le plus précis possible on risque d’être redondant (et pourtant en me relisant j’essaie d’élaguer) ; mais j’essaierai de couper un peu plus pour faire deux phrases au lieu d’une, ça permet aussi de simplifier.
                            Cordialement.
                            J.L.


                          • Traroth Traroth 4 janvier 2013 14:38

                            Une crise, c’est par définition quelque chose de passager. Ce à quoi on assiste, ça fait 40 ans que ça dure et que ça s’aggrave progressivement.


                            • julius 1ER 4 janvier 2013 17:20

                              cette crise est la Crise du capitalisme monopoliste privé dans toute sa splendeur c’est la crise de l’hyperconcentration du capital associé à une vertigineuse concentration du machinisme et de la productivité qui en découle, un exemple une société comme Thomson fabricant des téléviseurs dans les années 80 employait 10 à 15000 personnes en France pour une part de marché de 20% dirons- nous en France , maintenant il y une usine près de shenzen sur 15 HA qui emploie 50 ouvriers dans une usine complètement automatisé qui rafle 70% du marché tous types d’écrans plats confondus, qu’est-ce que çà veut-dire eh bien qu’avec une centaine de personnes on fabrique les écrans plats pour le monde entier, dans les années 70 le groupe Bildeberg dans une réunion tenue longtemps secrète affirmait qu’à l’orée des années 2000, le système de production capitaliste n’emploierait plus que 10% de la main d’oeuvre ouvrière pour fonctionner je pense qu’on est arrivé au coeur de cette prévision, c’est pourquoi le chômage ne s’éteindra pas au contraire il ne fera qu’augmenter........................


                                • Jean Jolly Jean Jolly 4 janvier 2013 23:58

                                  La crise est fabriquée de toute pièce comme toutes les autres, de même que les pions que nous sommes sont interchangeables... seuls les fabricants de ces « crises » en profitent puis font hériter leurs rejetons pour qu’ils puissent continuer à reproduire le même processus indéfiniment.

                                  Si par malheur ces inutiles ne peuvent transmettre leurs gènes pourris, ils transfèrent leur richesse aux plus proches et ainsi va la vie.

                                  Darwin a tenté d’être le plus clair possible selon les possibilités de l’époque... les religions ont toujours tentées de s’opposer à la loi de la jungle sous prétexte d’une loi divine écrite pour le meilleur pour tous.

                                  Il serait peut être temps d’arriver à un juste équilibre et de considérer qu’aucun n’a tort ou raison, tant qu’à continuer d’essayer de faire pour le bien de tous puisqu’il nous reste que cette certitude pour survivre. 


                                  • tres bon commentaire..............................jean jolly


                                  • EN IRINA ON TROUVE TOUT CE QUI FAIT UNE ADEPTE DE MARINE

                                    C’esr une « marinette »................


                                    • Tuscany 5 janvier 2013 11:40

                                      Je crois aussi que la « crise psychologique«  créer une crise économique  »réel".
                                      By Tuscany


                                      • viva 5 janvier 2013 16:49

                                        La crise n’existe que pour les plus pauvres et les classes moyennes. La tendance est au nivellement des revenus du travail par le bas. Nous pouvons et nous allons encore nous appauvrir tant que nous ne serons pas allignés sur les pays émergents. Lorsque nous les auros rattrapés dans peut être dix ou vingt ans, soit nous réindustrialisons le pays soit nous faisons dépasser et à notre tour nous deviendrons un pays sous développé. C’est peut être déjà le cas d’ailleurs tellement nous vivons sur le patrimoins acquis.


                                        • lulupipistrelle 6 janvier 2013 15:10

                                          Quand le nounours en guimauve recouvert de chocolat, la boîte de lessive Saint marc, le briquet bic etc... coûtent 12 à 15 fois leur prix de 2002, et que les revenus n’ont pas été multipliés ni par 15, ni 12, ni même 10... ça s’appelle comment ? 


                                          • loco 6 janvier 2013 16:12

                                            Bonjour, si vos lumières sont disponibles, j’aimerais avoir votre analyse sur la face cachée de la « libre concurrence » favorisée par l’ouverture des frontières et des marchés sur trois points :
                                             - la plongée dans le « grand bain » d’entreprises moyennes taillées pour des eaux plus calme, et la possibilité ainsi créée pour, après quelques échéances sombres, les grands groupes puissent en prendre les rènes et se constituer en quasi-monopoles
                                             - la normalisation par voie légale européenne, menée par les « experts » des puissants de chaque secteur qui finissent ainsi la mise à genoux des« villages gaulois » qui leur font encore un peu d’ombre
                                             - la concentration des pouvoirs industriels entre les griffes de nouvelle féodalités de niveau mondial (monopole de Mittal par exemple), qui nie toute possibilité politique d’évolution


                                            • LAFFITTE Jacques LAFFITTE Jacques 7 janvier 2013 14:47

                                              Bonjour.
                                              Les politiques aiment la langue de bois et appellent « libre concurrence » ce qui devrait plutôt s’appeler « concurrence sauvage ». Car ne sont pas au même degré de « liberté » (ici de capacité économique) le petit entrepreneur-inventeur que peu de banques voudront soutenir et la grande multinationale que courtisent les banques.

                                              C’est pourquoi certains gouvernements créent des entorses positives en mettant en place des mesures d’aide (aides directes, réductions d’impôts ou de charges sociales, etc.) pour favoriser-aider ceux qui lancent une affaire.

                                              Mais les individus, groupes, organisations, prennent tout le pouvoir dont elles peuvent disposer ; les grandes multinationales visant toujours plus, font pression pour laisser « jouer la dite libre concurrence » et comme elles sont plus puissantes elles visent à accroître toujours plus leur sphère de chalandise et d’influence politique. Notamment par le lobbying au niveau des règlements européens.

                                              La logique économique prônée par les grandes entreprises n’est en fait qu’une logique hégémonique. Elle ne se soucie ni des individus, ni des peuples, ni de l’écologie : son seul but est de faire le plus d’argent possible.

                                              A ce « fait du prince » entreprise (qui était auparavant celui du roi) on a opposé le « fait du peuple » avec la démocratie, la notion de bien commun (res publiqua : chose commune, bien commun), qui régule ces lois de la jungle économique (y compris quand elles empêchent le développement comme l’étaient les corporations avant la Révolution).
                                              Et surtout, le « fait du peuple » par ses envoyés (parlementaires et d e là gouvernement) impose des prélèvements sociaux, des impôts proportionnels (Impôt sur le Revenu le seul vraiment juste) afin que la plus-value du travail revienne aussi en partie aux travailleurs sous forme de couverture sociale, retraite, etc.

                                              Dans cette optique on pourrait très bien concevoir des aménagements à cette « libre-sauvage concurrence » avec des barrières douanières ponctuelles-évolutives et diminuant progressivement, ou également proportionnelles aux entrées. Mais elles devraient impérativement être limitées dans la durée afin de donner le temps aux petites entreprises de s’adapter, de créer de nouvelles stratégies (pool, coopératives, mise en commun de la gestion, etc.) leur permettant de concurrencer les grosses entreprises ou celles qui ont des frais bien moindres du fait de salaires beaucoup plus bas.

                                              Et sur le plan financier des marchés boursiers la taxe Tobin serait très bienvenue car elle régulerait automatiquement par sa proportionnalité aux mouvements (achats et ventes) les surchauffes qui font monter (ou déprécier) des valeurs indépendamment de leur valeur réelle (liée à la production), par simple spéculation : celle-ci s’arrêterait dès qu’elle serait pénalisée par ce à quoi elle est sensible, l’argent que ça lui couterait.

                                              Enfin, notons les formes nouvelles d’économie-échanges qui se font jour : les SEL Syst d’Echanges Locaux gratuits ou par échanges de services, mais aussi les vide-greniers, les systèmes de récupération-recyclage, etc., qui permettent de consommer intelligemment et créent d’autres liens sociaux. Il y a de nouveaux modes de socialités qui se créent (pas seulement sur les réseaux sociaux) qui sont porteurs d’espoir.

                                              Cordialement.
                                              J.L.


                                            • loco 6 janvier 2013 16:14

                                              P.S. s’il y a crise, c’est d’une crise du sens qu’il s’agit..... quel sens ont encore nos actes ?
                                              comment leur en donner dans ce contexte .. ?


                                              • Marc Chinal Marc Chinal 6 janvier 2013 16:22
                                                @ LAFFITTE Jacquesbonjour,
                                                il serait peut-être utile à vos connaissances, puisque vous êtes psychologue, de savoir que le survisme existe. C’est une approche de la psycho réellement scientifique (avec reproduction des expériences et résultats identiques), sans l’esbroufe des autres théories en la matière.

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