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Accueil du site > Actualités > Société > Crise mondiale : dogmes détruits et solutions issues de la situation

Crise mondiale : dogmes détruits et solutions issues de la situation

La crise mondiale, presque tout le monde l’admet désormais, est d’une ampleur et d’une profondeur de nature réellement historique.

Cette vérité est reconnue par tous, sauf de quelques personnes qui essaient de préserver des intérêts matériels propres ou de sauver leur position sociale des conséquences des évènements qui ont réduit en cendres leurs anciens dogmes affichés et scandés depuis des décennies.

Cette crise est telle que plus personne de sérieux ne peut prétendre maintenant établir un quelconque diagnostic, en l’état actuel des choses, de sa fin, à la fois dans le temps et dans sa nature.

On peut seulement essayer de tracer les lignes de force des solutions évidentes, dont la réalisation finale concrète dépend des peuples, ou, plus précisément, de l’action coordonnée des citoyens dans tous les pays de la planète.

En effet, l ’économie n’est pas une machine divine ou une « force » aveugle hors d’atteinte des êtres humains- comme certains essaient encore de le faire croire, mais bien une résultante de l’activité humaine que nous devons contrôler, maîtriser et donc diriger au bénéfice de l’intérêt collectif.

Ce qui est par contre admis par presque tous : c’est que cette crise mondiale signe la mort du capitalisme. 

Ce constat est admis de plus en plus largement, même parmi les gens qui travaillent à Wall Street !!! 

Ce constat objectif nécessite, pour sortir de l’emprise destructrice de cette crise mortelle, des mesures logiques, concertées au niveau international, issues de la situation existante et de ses possibilités, et non des plans fondées sur des expériences du passé sans rapport aucun avec ce qui se passe.

Car, en 2009, ce n’est plus une crise du capitalisme que nous vivons. 

C’est la fin du capitalisme qui se déroule sous nos yeux. Et la société humaine qu’il faut sauver et reconstruire ensuite pour assurer sa survie sur de nouvelles bases !
 

Dogmes en miettes et faux savoirs détruits : ce que la crise a déjà révélé

Il ne sert à rien de pleurer, se lamenter ou gémir sur ce décès constaté du capitalisme, pas plus qu’à s’en réjouir, crier victoire ou applaudir. Cela est vain, tant pour les laudateurs du système qui meurt que pour ses ennemis.

L’urgence immédiate de l’heure, pour l’ensemble de l’humanité et son avenir, est de poser le diagnostic objectif et scientifique des processus que nous constatons, puis de déduire tout aussi scientifiquement et objectivement de ces processus les issues concrètes qui s’offrent pour nous extraire de la marche actuelle au désastre.

L’objectif de cet article est donc de dégager les solutions pratiques afin d’arracher le monde à cette mort terrifiante du système, une fin dramatique qui entraîne misère et chômage de masse, affaissement général du niveau de vie mondial, menaces de conflits violents et reculs brutaux de tous les paramètres de la civilisation humaine : santé, instruction, logement, accès à l’eau et à la nourriture, transport, culture, etc....

En quelques mois, beaucoup de dogmes que l’on pouvait croire «  éternels  » se sont écroulés, ainsi que de fausses autorités basées dessus.

Le premier d’entre eux, contraire à toutes les lois historiques connues de l’évolution du monde et des sociétés humaines, était la croyance en l’immortalité du capitalisme.

Il n’en est rien : ce système, comme toute forme d’organisation humaine, sociale, économique, politique, est par essence doté d’un commencement et d’une fin. Nous sommes les acteurs -spectateurs de sa mort.

Les autres dogmes sont liés à ce dogme central, ce socle fondateur de tous les autres qui lui sont en quelque sorte subsidiaires : le dogme d’une « science économique exacte  » (aujourd’hui abandonné de fait devant les évènements) ; celui du « système ultime le plus parfait légué par l’Histoire », il s’écroule dans la poussière face aux faits observés ; celui de « la science infuse des politiques et des experts  » qui peuvent tout prédire et ne se trompent jamais, ce dernier dogme est devenu un sujet de mépris général. La crédibilité des politiques et de leurs experts est devenue quasi-nulle dans l’opinion publique, et cela au niveau mondial.

Quant à la «  novlangue » prétentieuse et arrogante qui envahissait comme un cancer les discours publics, appelant «  réformes » des reculs sociaux, « amélioration des services publics » leur disparition programmée, « refonte de l’Etat » sa destruction progresive au profit des grandes sociétés privées proches des politiques au pouvoir, elles-mêmes dirigées par des oligarchies corrompues, cyniques et hors de tout contrôle, tout cela s’écroule par pans entiers, avec les illusions sur la pérennité du système et ses « incontournables nécessités » qui n’étaient que l’expression orale des intérêts matériels d’une minorité décroissante contre une majorité croissante.

Il est vrai que, particulièrement, la France a connu, depuis environ 30 ans, une myriade de politiques et de «  spécialistes  » qui « savaient », des espèces de « guides suprêmes  », infaillibles selon leurs propres canons.

Ces gens-là- ministres, députés, sénateurs, économistes, experts choisis en tous genres (jusqu’aux «  philosophes  » auto-proclamés (! !!)- étaient à l’abri du tout besoin matériel, adulés et cités en boucle par les média officiels comme des détenteurs de la Vérité. Ce cycle s’achève. La réalité des faits envahit même les média les plus obtus à celle-ci.

En fait, ces « orateurs publics » en charge de diffuser la « parole officielle »- comme cela se faisait d’une manière, certes moins subtile et intelligente dans les dictatures du type stalinien, étaient totalement déconnectés des réalités de la vie quotidienne des populations, notamment par leur statut socio-économique hyper-protégé, leurs très hauts revenus et ne s’appliquaient pas à eux-mêmes les doctes recommandations et/ou obligations qu’ils promouvaient pour les autres, pour la «  société d’en bas » ! 

L’austérité, le chômage, la misère sociale, les fins de mois impossibles, les choix difficiles, les temps durs, cela était pour les autres, jamais pour eux-mêmes ! Les discoureurs n’étaient pas les payeurs !

Ils ont été les voix de ce qu’il convenait ,selon leurs intérêts propres, de faire contre la majorité de la société : baisser les salaires, les coûts de production, reculer l’âge de la retraite, diminuer les remboursements maladie, affaiblir la culture des citoyens, etc....

Bien sûr, tous ces «  bons » préceptes pour les autres ne devaient pas les toucher.....Pour eux, charité bien ordonnée commençait par la pauvreté des autres.

Les média français ont été durant des décennies leur salle de conférences publiques permanentes.Ces gens bavardaient, débattaient, argumentaient, et le peuple des citoyens réduits au silence se devait de les écouter avec déférence énoncer leurs "vérités éternelles", celles-ci étant enrobées dans un terme générique : "la macro-économie" !

D’Elie Cohen à Michel Godet, en passant par tous les autres « spécialistes  » auto-proclamés en « économie » et en «  histoire de l’économie » (les Attali, Rocard, Strauss-Kahn, Jacques Marseille, BHL avec ses pseudo- « nouveaux penseurs », des journalistes complaisants, voire lié(e)s à des dirigeants politiques, et on en passeencore beaucoup....), tous ces gens n’ont rien vu arriver, ni rien prévu, en tout cas publiquement. Leur effondrement public signe l’échec de leur existence médiatique !

La France compte maintenant le plus grand nombre de « faux savants » que la crise a fait tomber définitivement, en tout cas pour les gens qui pensent, de leur impérial piédestal d’où ils péroraient dans le vide. A tort.

Cette chute brutale et mondiale, qui colle à celle des Bourses et des valeurs des grandes entreprises transnationales, est intéressante en cela qu’elle libère les citoyens, leur offre enfin une liberté de voir, sentir, penser, réfléchir, apprécier et analyser par eux-mêmes, au lieu d’avoir à supporter les sermons répétitifs et stériles des « pseudo-experts  » qui se sont trompé sur tout depuis 30 ans. Les mêmes qui, maintenant, essaient d’expliquer ce qu’ils n’ont pas compris, ni anticipé, par des discours aussi creux que sans connexion avec les réalités vécues par les citoyens. 

Le «  dogme des experts » est tombé avec les "dogmes des experts".

Cela est un bienfait social essentiel ! La liberté de discussion et de pensée des citoyens y trouve sa source régénérée. 

A titre ironique, mais instructif, quiconque douterait de ce constat n’a qu’à relire et/ou revoir les analyses et les prévisions toutes erronées de ces « experts » depuis au moins deux ans, au plus trente ans. C’est un vrai recueil breveté des beaux parleurs, un manuel des nuls en tous genres, qui se sont trompé sur tous leurs pronostics !

A la lumière non seulement des faits réels, mais de leur propre discours aujourd’hui, tout citoyen sensé conclura à un échec collectif cinglant et récurrent des « spécialistes », mais aussi des politiques qui s’appuyaient sur eux pour établir et aussi justifier « leur action  pour le pays », mais en fait contre la majorité écrasante de ses habitants

Exemple d’un dogme asséné totalement faux

Prenons un dogme récent qui concerne l’euro, monnaie que tous nous expliquaient devoir «  nous protéger  » des effets de la crise : à l’évidence, nul n’est capable, cette phrase magique prononcée, de prouver par des faits et chiffres, cette assertion énoncée comme une évidence dogmatique.

En ce qui concerne les faits et les chiffres, ils ne démontrent qu’une chose, c’est que l’euro ne protège rien, ni personne dans sa zone monétaire : le chômage y monte avec une violence torrentueuse (ouvrez un journal, allumez votre ordinateur ou votre télévision et vous entendrez que les suppressions d’emplois (licenciements, pré-retraites, départs volontaires forcés, reconversions contraintes,...) se comptent dans la seule zone euro par dizaines de milliers CHAQUE JOUR !

Soulignons juste que le nombre de chômeurs annoncés par les autorités sont ceux qui se déclarent et seront indemnisés -pour combien de temps et avec quelles ressources ?. A quoi on peut rajouter, surtout en Grèce, Italie, Espagne, Allemagne, France, Belgique le fort secteur dit «  informel  », en plein effondrement lui aussi !

Quant à la comparaison avec la situation de la Grande-Bretagne en quasi-faillite, le désastre ne vient pas de ce qu’elle n’avait pas adopté l’euro, chacun le sait bien, mais de la politique «  insensée  » menée depuis 30 ans dans ce pays, aboutissant à un secteur financier excessif et totalement dérèglementé par les gouvernements Thatcher et Blair, une industrie liquidée et des privatisations gigantesques qui se soldent aujourd’hui par un désastre complet (financier, techique, humain et social).

En résumé, l’euro, comme le dollar américain, ne protègent rien, ni personne, de la crise MONDIALE, pas plus, pas moins que le yen japonais ou le yuan chinois. L’euro n’a pas de propriété magique ou miraculeuse, c’est un fait !

Si on étudie les situations des différents pays face à la crise mondiale, il est possible de dégager un autre processus qui, sans être un dogme universel, mérite attention : les pays qui ont gardé un fort secteur public et/ou étatique, notamment bancaire et financier, ont mieux amorti les conséquences de la crise mondiale que ceux qui ont « privatisé  » leur économie sans frein.

La Chine est un exemple vivant, à une échelle plus grande que la Grande-Bretagne, du «  tout privatisation » depuis plus un peu moins de 30 ans. Le résultat que la crise manifeste est non moins patent : chômage et reculs industriels massifs, récession accélérée combinée à une inflation non maîtrisée, l’économie chinoise bascule dans une formidable tourmente aux conséquences possibles très explosives.

Certains autres facteurs aggravent ou réduisent ces processus généraux : réactivité des autorités sur la relance artificielle de la consommation populaire, souplesse de la parité monétaire, type d’économie, etc....

Le cas typique inverse est Taïwan qui a réussi, avec sa monnaie nationale «  peu liée » au marché mondial, avec ses banques publiques, son fort secteur étatique et une politique de relance par la consommation directe (l’État a distribué l’équivalent à chaque habitant, y compris résident étranger, de 90 euros (3600 dollars taïwanais), à préserver son économie des destructions massives d’emplois que l’on connaît en Europe et aux États-Unis. Au moins jusqu’ici....

En résumé, un petit État avec sa monnaie nationale bien contrôlée a mieux protégé jusqu’à maintenant (même sans mesure protectionniste particulière) les emplois de ses travailleurs que les États associés de la zone euro ou le gouvernement américain avec son encore puissant dollar.

Il est aussi vrai que Taïwan n’a pas la « chance  » de compter, comme la France, des «  experts  » qui se trompent sans cesse et des « spécialistes  » qui accumulent les erreurs depuis 30 ans parce qu’accrochés à leurs dogmes figés, mais détruits.
 

Les solutions sont inscrits dans les processus dynamiques de la crise

Les solutions possibles nécessaires à la crise mondiale actuelle nécessitent deux pré-conditions pour être mises en œuvre :

1- que tous s’accordent sur le constat que la capitalisme est mort et que sa résurrection est impossible. 

2- que tous comprennent que la reconstruction d’un système viable, pérenne, humain, passe nécessairement par une véritable coopération internationale au niveau mondial.

On le constate chaque jour plus nettement ; les ensembles d’États n’ont rien pu enrayer, ni empêcher, que ce soit les États-Unis, l’ASEAN, l’OCDE, la Banque Mondiale, le FMI, l’UE, le G 8, le G 20, l’OUA, le MERCOSUR, etc..., tous les barrages qui étaient censés protéger de la catastrophe ont échoué à endiguer le flot des évènements.

La raison essentielle tient en cette simple phrase : le système mourant ne pouvait être sauvé par personne.

L’acharnement thérapeutique mis en œuvre depuis près de 30 ans a abouti seulement à rendre la fin du système plus douloureuse et dangereuse pour l’humanité entière. 

Deux mesures coordonnées au niveau mondial sont urgentes, car les autres "plans" , nationaux et non-coordonnés, ne seront que des cautères provisoires sur un corps moribond : ils ne résoudront pas le fond des choses, mais ne feront que différer l’effondrement final que nul n’est en mesure d’empêcher.

1- La reprise de possession par les États nationaux de toutes les banques et moyens de crédit, afin, en les coordonnant à l’échelle de la planète, de permettre au niveau mondial une redistribution des moyens de consommation massive et des crédits dont la racine devra être de permettre à tous les citoyens de la planète de retrouver pouvoir de consommation minimale, accès aux services publics essentiels (eau, nourriture, santé, transports, enseignement, logement décent, etc...) à travers un gigantesque plan de grands travaux mondiaux.

Il s’agit là de mesures transitoires d’urgence afin d’éviter que le monde ne s’enfonce plus dans la pauvreté, la démoralisation sociale, les conflits violents et tous ses dangers potentiels.Urgence ne signifie pas finalité en soi.

2- la réorganisation, en fonction des besoins réels des citoyens et avec leur accord, de l’ensemble de l’économie, qui ne peut plus fonctionner, comme on le constate, dans le cadre actuel du système.  

Cela induit dans un premier temps au moins le retour immédiat de vastes secteurs économiques clés aux mains des gouvernements, et parallèlement, pour que cela puisse progresser, une démocratisation radicale des vies publiques dans le monde, donc des gouvernements plus transparents et plus représentatifs de l’intérêt public, au moins au départ dans les pays détenant les plus puissants leviers économiques, financiers et technologiques.

Ce sont là les deux axes majeurs pour quiconque entend sincèrement, après avoir compris les causes de cette crise mondiale et en avoir déduit les conclusions inévitables, s’attaquer à la résolution des problèmes formidables que la crise de fin du capitalisme a générés.

Si le monde ne s’engage pas au plus vite sur cette voie coordonnée entre les pays et les peuples, alors, nous entrerons dans une période de crises interminables, de guerres, de révoltes populaires et d’instabilité monétaire, financière, économique et sociale qui ne peut conduire qu’à de terrifiantes catastrophes pour l’ensemble de l’humanité.

Ce futur possible, le présent de nombreuses populations d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine nous le montre déjà : famines, épidémies, violences mafieuses, montée des ignorances, des haines et des conflits, recul des soins, enseignement en déshérence, logements insalubres, mortalité croissante, etc...

Il semble que tout être humain raisonnable, conscient, digne et responsable ne peut que choisir de s’engager, en une immense force collective, sur la voie de la sortie de crise par la conjugaison des progrès pour l’ensemble de l’humanité.

C’est là en tout cas le but essentiel de cet article.


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41 réactions à cet article    


  • JL JL 13 février 2009 15:02

    ""Les solutions possibles nécessaires à la crise mondiale actuelle nécessitent deux pré-conditions pour être mises en œuvre : 1- que tous s’accordent sur le constat que la capitalisme est mort et que sa résurrection est impossible.""

    Vous ne croyez pas que cette première condition relève de l’incantation ? Le capitalisme fait flèche de tout bois : la crise en est un. Le capitalisme n’est pas un système mais l’absence de système, c’est ce qui fait sa force : le chaos comme le désert ne peut se détruire que par construction. Ce qui tuera le capitalisme n’a pas encore été inventé.


    • Marsupilami Marsupilami 13 février 2009 15:22

       @ JL

      Mais Marx prophétisait que le capitalisme mourrait de ses propres contradictions... Il semblerait que l’agonie commence. Le problème c’est qu’elle sera longue, très longue et fera beaucoup de dégâts.

      @ L’auteur

      Comme le dit JL, les solutions que tu proposes pour sortir de la crise sont raisonnables et vertueuses, mais elles relèvent de l’incantation. Elles seront peut-être possibles plus tard, beaucoup plus tard, mais avant il va nous falloir passer par cette sinistre période convulsive où ses serviteurs vont essayer désespérément de sauver le capitalisme à l’agonie. Et ils ont assurément les moyens de faire durer les soins palliatifs, à la fois par intérêt, cupidité et absence d’imagination.


    • JL JL 13 février 2009 16:10

      @ Marsupilami : je n’ai pas été assez explicite : même les contradictions du capitalisme sont pour lui du bois dont il fait flèche : le capitalisme se nourrit de ses contradictions.

      Désolé si cela paraît prétentieux, mais je dis que sur ce point Marx s’est trompé. S’il y a une chose dont je suis sûr c’est celle-là : le capitalisme ne peut pas s’autodétruire, j’ajoute mais ce n’est pas nécessaire, par définition ou si vous préférez, par construction.


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 13 février 2009 19:43

      Cher JL,

      Un constat est loin d’être une incantation. Mais, il semble qu’en France, constater un fait que le monde entier a admis est difficile parce que, peut-être, c’est là le premier pas vers l’action efficace et coordonnée internationale.

      Mais, heureusement, même pour les milieux financiers les plus mondialisés, la chose est aussi admise !

      Comme disait un célèbre philosophe allemand, repris ensuite par beaucoup de politiques : " les faits sont têtus car ils sont la réalité" -phrase complète.

      L’essentiel est que les peuples et les citoyens du monde se mobilisent de plus en plus contre les effets de cette mort, pour survivre. Et que c’est par eux que les solutions les plus rapides et les plus efficientes se réaliseront.

      Bien cordialement vôtre,



    • Philippe Vassé Philippe Vassé 13 février 2009 19:54

      Marsupilami,

      Je confirme qu’un décès constaté n’est pas une incantation. Et qu’un mort, non seulement ne se débat pas dans les contradictions ou s’en nourrirait, mais que son corps se décompose.

      En résumé, la crise économique et financière mondiale se transforme vite en crise sociale et politique mondiale car, justement, les salariés, les populations en général INTERVIENNENT maintenant de plus en plus activement, de diverses manières, pour défendre et promouvoir leurs intérêts propres CONTRE les effets de la mort du capitalisme.

      C’est en soi déjà une solution qui se dessine à cette crise, car les peuples disent ainsi et de plus en plus fort qu’ils veulent assurer leur survie en prenant entre leurs mains leur propre destin.

      Bien amicalement vôtre,



    • edouard 13 février 2009 17:03

      @Philippe Vassé

      Je trouve votre article , très courageux et pertinent ....
      Il est vrai que la phase de transition entre le capitalisme(mort)
      et le nouveau système va être périlleuse...
      Mais je suis d’accord avec vous il n’y a pas de retour
      possible, ça implique, que nous devrons participer
      concrètement à sa naissance....et nous battre
      contre ceux que vous dénoncez...
      Pour vos préconisations, vigilance car c’est en bien ce qu’est le
      Nouvel Ordre Mondial en mal...

      En appui à votre thèse un document en lien
      http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2243


      • Philippe Vassé Philippe Vassé 13 février 2009 19:59

        Edouard,

        Merci pour votre commentaire. Je note que vous avez compris que la situation ne dépend plus des seuls processus de décomposition mortuaire du capitalisme, mais du surgissement dans les réalités mondiales de milliards de personnes qui veulent s’assurer un destin digne, humain et décent, pour eux et leurs enfants.

        C’est là que tout change. Et que beaucoup de processus positifs commencent.

        Bien cordiamement vôtre,


      • Daniel Roux Daniel R 13 février 2009 18:22

        Dernière nouvelle du front : Zapattero propose de geler les cotisations sociales versées par les entreprises.

        Et qui va les payer alors ? Combien de temps faudra t-il aux hommes politiques pour adopter les quatres décisions indispensable à la construction d’une Europe forte.

        - Protectionnisme raisonné à l’échelle de l’Union Européenne afin de ne plus être les victimes des dumpings sociaux et écolo.

        - TVA sociale prélevé, comme la TVA classique au moment de la vente finale et non pas dans l’entreprise.

        - Harmonisation de la fiscalité et des politiques sociale dont le droit du travail.

        - Nationalisation des entreprises stratégiques trop importantes que leur faillite soit permise. (Réseaux - banques - Energie - Eau).


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 13 février 2009 20:06

          Daniel R,

          Merci pour vos propositions.

          Seule question : comment par des mesures gouvernementales à un niveau national et/ou européen agir sur une crise mondiale qui détruit à grande vitesse toutes les bases économiques des sociétés de tous les pays ?

          Le point 4 que vous indiquez est effectivement nécessaire, mais son application localisée, voire continentale limitée ne peut qu’aggraver les maux que vous dénoncez avec justesse.

          A crise mondiale, solution mondiale : voilà qui permet de résumer l’issue nécessaire de cette situation.

          Bien cordialement vôtre,


        • Daniel Roux Daniel R 13 février 2009 22:14

          La crise au départ n’était qu’américaine et il n’était pas inévitable qu’elle le reste. La question est donc pourquoi s’est-elle mondialisée ?

          Tout d’abord parce que les banques privées ont des actionnaires qui ont le droit d’exiger de gros dividendes, comme aux USA. Elles ont donc spéculées sans frein et sans contrôles. En spéculant, elles ont importé la méfiance. Leur rôle économico-social est de distribuer le crédit pas de spéculer. Si nous disposions de banques nationales cela ne serait pas arrivé. Si la connivence entre les contrôleurs et les contrôlés n’était pas la règle cela aurait pu être évité.

          Ensuite, la crise s’étend rapidement en Europe parce que les gens n’ont plus confiance dans leurs "élus". Ils se sentent trahis par l’incitation permanente aux délocalisations, par le laxisme honteux face aux dumpings sociaux et fiscaux, parce que les référendum populaires sont bafoués. Maintenant, ils ont peur et économisent tant qu’ils peuvent.

          La crise devient dépression du fait de la globalisation des échanges. Nos élites pensaient que les "Services" étaient l’avenir post-industriel et que les quasi-esclaves du tiers monde feraient le sale boulot. Ils n’ont pas entendu les nombreux avertissements sur l’indispensable industrie, les réseaux qu’elle irrigue, les emplois qualifiés qu’elle procure, la recherche développement qu’elle génère. Ils ont ignoré l’évidence qui est que tout le monde ne peut pas être bac+5 mais que tout le monde doit pouvoir vivre de son travail.

          La crise pouvait-elle être évitée ? Oui, si nos "élus" étaient choisis sur leurs actes et non pas sur leurs promesses. Si l’oligarchie au pouvoir avait travaillé pour l’intérêt général et non pas pour la seule classe dominante c’est à dire les riches actionnaires des multinationales en appliquant le dogme suicidaire de la globalisation libre-échangiste.

          Cordialement


        • nervyoko nervyoko 13 février 2009 18:38

           @ l’auteur, ce que je trouve faux dans votre article c’est le fait d’associer la france du bas comme acteur... alors qu’en réalité il est plus spectateur qu’autre chose et sur le point spectateur, vous avez raison. En fait pour être plus clair, la France du bas ne fait que subir.

          Le système financier actuel ne peut convenir à personne sauf à l’Elite. Ce qui est certain, et vous avez raison de le souligner, c’est qu’aucune partie politique, qu’elle soit de gauche, de droite, du centre ou du trou de balle ne pourra faire quelque chose pour améliorer la situation économique :

          Les parties politiques "essayent d’apporter des solutions" qui ne sont pas possibles puisqu’ils protègent le système financier.
          Hors le système financier n’est pas démocratique à la base, mais bien illégal au sens le plus strict. Là où la situation est comique à défaut d’être humaine, c’est que avant tout le système économique est basé sur le système bancaire.
          Les banquiers créent de l’argent à partir de rien...( cf taux d’interêt) ceux qui s’endettent , c’est bien sûr la population( de base et classe moyenne).Ce système conduit de l’inflation ne peut aboutir qu’à l’endettement , sachant que la monnaie n’est pas multipliable, mais créée de façon artificielle, plus il d’argent qui circule, plus il y a de l’endettement ...(je sais , je ne suis pas très clair, et pourtant !)

          "l ’économie n’est pas une machine divine ou une « force » aveugle hors d’atteinte des êtres humains- comme certains essaient encore de le faire croire, mais bien une résultante de l’activité humaine que nous devons contrôler, maîtriser et donc diriger au bénéfice de l’intérêt collectif." smiley non !

          Alors, je sais c’est ce que l’on apprend à l’école, mais encore une fois , la résultante de l’activité humaine, c’est faux. L’économie n’est pas la résultante de l’activité humaine, c’est simplement le moyen de "l’autorité des Elites" ce qui est très différent. Ce n’est pas le peuple qui contrôle l’économie, ceci n’est qu’une illusion !

          Hé oui l’ économie est encore une fois basée sur un système bancaire(vu qu’il est acteur du système économique) et donc conduit par ceux qui détiennent les capitaux du coups, l’économie n’est pas le résultat mais un moyen de contrôle de la répartition des richesses dont le résultat sera toujours le même... endettement de la base pour le profit des banques et des elites qui détiennent les capitaux.
          L’économie est une supercherie vu le principe même du système bancaire.

          Pour avoir une économie saine, il faut revoir le système bancaire, que l’Etat gère la création de la monnaie et non pas un quelconque établissement privé, avec au départ de cette création monétaire non plus basé sur l’endettement , mais sur obligation de l’Etat ...

          Si j’ai tort, prouvez moi le contraire. smiley


          • Philippe Vassé Philippe Vassé 13 février 2009 20:18

            Nervyoko,

            Merci de votre commentaire.

            Je vous invite à bien relire l’article afin de ne pas lui faire dire l’inverse de qu’il signifie et exprime. Vous verrez que sur la crise mondiale, nous sommes d’accord sur les sources, avec des nuances peut-être qui nécessitent des précisions.

            Ceci dit, qualifer les peuples et les citoyens de spectateurs alors qu’ils sont justement, depuis quelques mois, de plus en plus acteurs de la situation mondiale, revient à nier les évènements que chacun peut constater en écoutant les informations nationales et internationales.

            La multiplication des grèves massives, qui tendent de facto en plus à instaurer des siuations de double pouvoir et/ou d’insurrection larvée -Grèce, Italie, France, Espagne, Belgique, Chine, Inde, Guadeloupe, Martinique, Mexique, etc...sont pourtant existants, même si en France, les informations sur les conflits sociaux locaux et étrangers sont rares, pour ne pas dire inexistants !!!

            Tous ces mouvements, plus ou moins forts et déterminés, indiquent que les citoyens de tous les pays suivent un processus commun, à des stades différents : un refus d’accepter les résultats de la crise mondiale, une volonté de définir par leur propre action les solutions nécessaires conformes à leurs propres intérêts.

            Ce n’est donc pas parce que les média français sont silencieux sur les réalités mondiales actuelles que les faits n’existent pas. Les acteurs sont en action, mais, en France, peut-être, certains veulent croire que les peuples seront spectateurs. L’illusion tend à disparaître, et la vérité des évènements s’affirme de plus en plus.

            Bien cordialement vôtre,


          • nervyoko nervyoko 13 février 2009 21:03

            manifester ne veut pas dire être acteur, du moins, pour moi. C’est plus une réaction de défense et donc par là de protestation, cela ne signifie pas qu’ils soient acteurs de l’économie, mais plutôt ils subissent l’économie, qu’en pensez vous ?


          • Philippe Vassé Philippe Vassé 13 février 2009 21:59

            Nervyoko,

            Quand les peuples et les citoyens résistent à la destruction de leurs emplois, les conservent et donc préservent leurs salaires, ils sont de facto acteurs de l’économie et aussi acteurs des solutions qu’ils apportent à leurs propres problèmes, venus de la sphère économique.

            Le combat permanent entre capital et travail, en clair, entre employeurs et salariés, entre ceux qui doivent vivre et non plus survivre de leurs salaires et ceux qui veulent les baisser est le premier facteur modificateur des réalités économiques.

            Le salariat, par son action de préservation de son existence et de ses moyens d’existence, est un acteur collectif de l’économie à un bout, l’autre facteur étant l’ensemble des employeurs qui essaient sans cesse de baisser les coûts de production, donc les salaires, donc le pouvoir de consommation, donc les bases de leurs propres activités futures.

            La réalité n’est pas que l’apparence donnée par certains des seules manifestations et grèves. La réalité est bien plus profonde : elle est composée par les résultats, contradictoires, de ces mouvements sociaux.

            Il est quand même aujourd’hui inquiétant qu’il n’y ait qu’en France que certains nient encore le rôle d’acteur objectif du salariat qui est un des deux piliers fondamentaux de tout système économique depuis que l’esclavage et le servage ont disparu.

            Ce constat n’est pas un e pensée : c’est aussi un fait, la répartiton entre capital et travail détermine plus que fortement le situation économique, ou du moins, la déterminait avant que le capitalisme meure.

            Bien cordialement vôtre,



          • Kalki Kalki 13 février 2009 23:00

            Et si le problème remontait à la révolution industriel mené par le liberalisme ?
            ( ou peut etre qu’il s’est étendue est a pris racine a ce moment ?)

            Révolution : La Machine contre l’Humanité , "Voyage en cybernétique", Histoire de Theodore Kaczinski dit "unabomber"

            Sur agoravox TV :

            http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=21774

            Dans le film de Dammbeck, Kaczynski se pose alors en Antéchrist dans son « manifeste d’Unabomber » : il défend la « révolution contre le progrès technologique » et « contre la surveillance et le pilotage des consciences », car la technologie est selon lui opposée à la nature. Aiguillonné par la crainte face à l’imprévisibilité des systèmes complexes, leur effondrement est son objectif affiché.

            Le réalisateur ne prend jamais parti, mais Ted Kaczynski, aujourd’hui condamné à une peine de prison, accède de façon sous-jacente au statut de Robin des Bois. L’explication est peut-être à chercher dans la scène émouvante où Heinz von Foerster, précurseur de la cybernétique aujourd’hui disparu, reconnaît qu’il est devenu métaphysicien après avoir été physicien en raison des nombreuses questions qui restent toujours en suspens.


            • Crevette Crevette 14 février 2009 01:24

              Salut à tous !

              @ l’auteur
              @ Edouard
              @ Daniel R
              @ Nervyoko
              @ tout le monde

              Je suis tout à fait de votre avis, je pense aussi que nous somme à une charnière de l’Histoire, et que c’est à nous citoyens de l’écrire.
              Je tente avec mon petit cerveau d’étayer mes propos (et les vôtres), d’établir un lien de cause à effet ci-dessous.

              J’ai vu notre ministre Christine Lagarde Mardi mercredi matin à la télé, et elle a dit que l’Etat prêtait de l’argent aux banques pour les sauver (mesures Sarkosy). Alors, Léon Mercadet est intervenu et a posé une question d’un téléspectateur, qui était à peu près celle ci : mais à qui emprunte l’Etat pour renflouer ces banques ?

              C’est alors que notre ministre a répondu que l’Etat émettait des titres (Contre intérêts bien sûr, ce qu’elle na pas dit) sur les marchées financiers, sans donner plus de précisions, puis, elle a réussi à bafouiller que l’Etat empruntait aussi aux banques... (Contre intérêts bien sûr, ce qu’elle na pas dit) Les journalistes sont venus à son secours par une autre question permettant de mettre fin à son malaise...

              Il semble que cette question et sa réponse soient trop dérangeantes pour que l’on aprofondisse ce sujet à l’antenne.

              Ah, l’etat se finance à la bourse moribonde ?
              Vous trouvez ça normal ?
              Ah, l’etat se finance en empruntant contre intérêts à des banques en difficculté (uniquement pour les actionnaires) pour leur reprer cet argent aussitôt, sans garanties ?
              Vous trouvez ça normal ?

              Etrange et absurde, mais pas pour tout le monde.

              Le serpent se mord la queue et révèle l’iniquité du système.

              il semble que le rapport de dépendance à la dette & intérêts devrait être l’inverse.

              Les banques devraient dépendre de l’Etat, du point de vue de la dette, et non le contraire.

              Je sais bien que L’Etat a pu faire n’importe quoi par le passe (Société Générale), mais ça n’a jamais été aussi grave que ce qui se passe

              Cet état de fait est issu de l’article 104 de Maastricht :
               
              Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées “banques centrales nationales”, d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

              Vous me direz que de toute façon, le Traité de Lisbonne est caduc puisque violé tous les jours smiley Oui.

              il se trouve que les banques doivent être dépendantes de l’Etat, et non le contraire ; Tous ceux qui ont déjà eu un crédit peuvent comprendre, mais les autres aussi.

              Ce devrait être à l’Etat de prêter de l’argent aux banques, qui nous le reprêteraient ensuite.

              Il faudrait donc que le système public bancaire ne dépende pas directement des Etats, mais soit quand même public, pour que l’Etat puisse s’y financer sans intérêts. Avec un contrôle, pour éviter l’inflation et autres dérives ;

              Je sais bien que des nationalisations massives, je parle ici de nationaliser au niveau Européen, du genre un système bancaire public Européen, une Société Européenne des Chemins de Fer (SNEF au lieu de SNCF), des Hopitaux européens, de Electricité d’Europe, d’une Société de distribution de l’Eau Européenne, j’en oublie plein, bref plein de services publics Européenns...

              Cela ne résoudrait bien sûr pas tous les problèmes de la crise, mais cela serait un nouveau départ. L’Etat ne serait plus esclave de la dette, vous et moi avec, mai uniquement de la politique monétaire, que l’on sait très bien gérér aujourd’hui.

              Finis les intérêts payés par l’Etat, dont on parle tous les jours à la télé sans mettre en cause leur légitimité, et qui rendent les etats de plus en plus esclaves des banquiers.. Il subsisterait seulement le danger de l’inflation , gérable par les taux d’intérêts.

              Voilà, c’est ce que je pense. Je sais bien que mon raisonnement peut avoir des défauts, je ne suis qu’un homme !

              Je rajoute un lien pour appuyer le fait que les gens, sont de plus en plus acteurs :
              http://questionscritiques.free.fr/edito/Naomi_Klein/emeutes_capitalisme_cri se_070209.htm

              Ce sont nos dirigeants élus (et oui !) depuis 30 ans qui finiront à poil, pas nous, mais c’est notre responsablité d’y arriver. c’est possible, regardez l’Amérique du Sud !


              • nervyoko nervyoko 14 février 2009 02:45

                Ma foi ce que tu proposes est sympas, mais cela reste utopique.
                Ce que tu proposes c’est en fait un systeme qui existait avant l’€uro...avec le Franc, et cela ne change pas le problème, c’est un retour en arrière.

                Ce qui était "positif "avant la monnaie européenne, c’est que l’Etat contrôlait "la planche a billets, mais le système économique était quand même corrompue, mais avait moins d’importance en terme de propension de dettes que ce qui se passe en ce moment.
                Car aujourd’hui, si l’Etat veut de l’argent, il ne fait plus fonctionner la planche à billets comme dans le passé. En effet, aujourd’hui si l’Etat veut de l’argent, il doit faire un "emprunt" à la BCE==> dette de l’Etat, celui-ci ré-injecte dans les banques avec l’argent emprunté qui à leurs tours prettent aux acteurs economiques avec un pourcentage (taux d’intérets).

                Les banques faisant de l’argent à partir de rien, le cercle vicieux recommence. Les banques font des bénéfices avec les taux d’intérêts sur de l’argent qui n’est pas multipliable(l’argent emprunté par l’Etat) et donc créent de l’argent virtuel à partir de leurs taux d’intérêts... ce qui correspond à dire qu’ils créent de l’argent qui ne s’échangent pas en terme de quantité mais en numériques dans les comptes.

                Ceux qui paient le prix fort, c’est donc les ménages, les petites et moyennes entreprises qui en ont besoins pour leur fonctionnement. Bref ils s’endettent, les ressources ne sont pas mulipliables, ni l’argent"réel" présent ==> crise financière. Et pour payer leurs dettes, ils sont obligés de travailler toujours plus ou mettent leurs biens sur la balance pour rembourser l’argent emprunté aux banques mais en plus ils supportent l’emprunt de l’Etat d’où une conclusion alarmante, c’est toujours les mêmes qui trinquent, c’est la nouvelle forme moderne de l’esclavagisme.
                Ce système, même à un niveau national, est pourri à la base et obtiendra toujours le même résultat : appauvrissement de la classe moyenne et sur endettement de la base "au profit des toujours les mêmes élites" , les banquiers et les tenanciers des capitaux .
                Le système financier est pourri, pour améliorer ce système, il faut changer au moins un acteur corrompu : la Banque et ses taux d’intérêts.


              • Philippe Vassé Philippe Vassé 14 février 2009 08:43

                Crevette,

                Votre commentaire est instructif et met en avant ce que tout le monde (ou presque) comprend et admet aujourd’hui.

                Seule observation que je relèverais parce qu’elle paraît ici nécessaire quand trop de "déterminisme économiste" ou non envahit le débat et l’obstrue : l’importance de l’action et des réactions des peuples et des citoyens face à la crise.

                Car si les gouvernants du moment et des divers pays ont leur rôle, il serait domamageable d’envisager les évolutions présentes et futures sans l’activité des peuples et des citoyens du monde pour protéger leurs moyens d’existence et leur devenir.

                Je le répète : c’est de l’action et des mouvements des citoyens et des peuples que le fil des solutions à la crise mondiale sortira et non de cerveaux, fussent-ils géniaux et bien intentionnés, mais en dehors des réalités vivantes.

                Une crise a divers aspects et facteurs : les prendre tous en ligne de compte paraît une excellente chose.

                Bien cordialement vôtre,





              • Philippe Vassé Philippe Vassé 14 février 2009 09:14

                Nervyoko,

                Je comprends bien que vous puissiez lire un texte avec attention, mais une nouvelle fois, il semble que vous n’en avez pas compris le sens profond et exact.

                Contrairement à ce que vous écrivez, cet article est très ouvert et ne donne en réalité qu’un constat : la mort du capitalisme, assorti de la fin des dogmes qui étaient liés à l’existence de ce système. De ce constat, il dessine un axe général vers les solutions de la crise actuelle à travers l’activité concrète des peuples et des citoyens au niveau mondial.

                Contrairement au débat franco-français, enserré dans une compréhension hexagonale réductrice de faits mondiaux très divers, mais combinés, héritée des rixes politiques officiels, il me semble que l’article place les faits au plan mondial et global, intégrant tous les facteurs qui inter-agissent sur la situation, sans les sélectionner, ni les ordonner dans un ordre pré-conditionné.

                Ceci étant dit, nous sommes d’accord bien sûr sur nombre de points qui ne nécessitent aucun débat tant ils font unanimité, sauf chez les experts et penseurs qui dépendent pour leurs salaires des forces économiques qui meurent maintenant et ne peuvent donc pas s’exprimer en toute liberté.

                Pourrais-je souhaiter qu’en France, tout débat intéressant le monde entier puisse être posé au niveau mondial, et non plus national et/ou européen, sans qu’il soit imédiatement rattaché au strict débat OFFICIEL franco-français, donc castré de fait de tout son ESSENTIEL ?....

                Quant à évoquer une utopie, c’est amusant : en France, on débat de "solutions techniques" dont on ne dit pas qui aurait INTERET à les apporter et les promouvoir avec effiicience- que ce soit X, Y ou Z sans précision aucune en rapport avec la réalité VIVANTE, mais on évite toujours l’importance de l’action réelle, vivante, dynamique des peuples et citoyens du monde au niveau mondial.

                Cet anonymat des forces éventuelles en action ne serait-elle pas un masque de l’impuissance à agir, ou, plus exactement, une manière de s’exonérer de l’action réelle dans le COURS DES EVENEMENTS, donc de devenir acteur en cessant d’être commentateur.

                Evoquer ce mouvement vivant que l’article pose au centre du débat et qui influe fortement sur la situation mondiale en parlant d’utopie est très comique. Voire surréaliste !!!

                Ne serait-ce pas les personnes qui ne relient pas entre eux les divers facteurs de la crise afin d’identifier les facteurs vivants et actifs de solutions possibles qui sont et vivent dans l’utopie, ou plus exactement, dans l’irréalité la plus totale, celle des mots, des idées, détachés des faits, des réalités, des processus en oeuvre ?

                Poser la question est déjà apporter la réponse : l’utopie est du côté de ceux qui amènent des solutions théoriques sans les relier entre elles et surtout à des forces pouvant les mettre en pratique pour assurer leurs propres intérêts matériels immédiats. Ces gens restent dans le spectacle et le commentaire abstrait alors que la crise exige des citoyens et des peuples de s’engager pour la survie de l’humanité, donc de la leur, en agissant dans les faits et en faisant ensuite remonter l’expérience de cette action citoyenne pour la partager et la soumettre à libre débat constructif public.

                Bien cordialement vôtre,















              • poetiste poetiste 14 février 2009 10:21

                Jeux de l’argent et du hasard

                Si le libéralisme économique n’a connu ni la terreur ni la révolution, c’est que le régicide est devenu d’autant plus problématique qu’il a multitude de têtes à faire sauter. Le système, on le sait, favorise les parasites de la finance, ceux qui font essentiellement profit de l’argent avec l’argent étouffant le travail et l’entreprise. L’actionnariat a quelque chose de diabolique en ce sens qu’il promet en hypothéquant l’avenir. L’épée de Damoclès ne reste pas suspendue, elle tombe, c’est fatal. Jusqu’à présent, nous avons vécu heureux sous cette épée en priant qu’elle tombe le plus tard possible mais nous n’avons pas envisagé la régulation qui aurait fait qu’elle ne pût tomber. L’homme prévoyant n’a pas encore été inventé. Le « chacun pour soi Dieu pour tous » ne permet pas de s’attarder à l’idée de sauver l’ensemble de l’humanité. La conscience planétaire est encore embryonnaire. Que fait-on ? On descend dans la rue pour « manifester », pour défendre un salaire, les privilèges d’une corporation. On ne descend pas dans la rue pour demander la formation d’une institution qui exercerait un droit de contrôle sur la richesse abusive et outrancière de certains sujets par rapport à d’autres dans le dénuement. Nous n’avons donc pas la manifestation généreuse et large d’esprit. Nous n’avons pas la manifestation constructive à long terme. L’individualisme, suivant une voix perverse, ne fait pas prendre conscience du devoir de régulation, autrement dit de la nécessité d’une déontologie à imposer dans la recherche débridée du profit à court terme. Si la base ne prend pas sa responsabilité pour imposer cette régulation, personne ne le fera. Quand le travail et l’entreprise sont assujettis à la spéculation dans des proportions telles que les deux sont dévalorisés, on peut se poser la question de réagir à de tels dysfonctionnements qui occultent les plus nobles valeurs. On sait ce que la crise de 29 avait engendré ; est-il trop tard pour éviter la venue d’un pseudo-sauveur à la paranoïa contagieuse ? Peut-on encore sortir du laxisme engourdissant d’un consumérisme sans réflexion ? Et si l’histoire ne se répétait pas cette fois ! La chance est mince de sortir du marasme quand on ne voit pas bien les priorités qui apporteraient une solution à la crise. Si solution il y a, elle ne sera qu’à l’échelon international, ce qui veut dire que ce n’est pas gagné, que la mobilisation pour le bon sens doit être inflexible. Les associations ne manquent pas en France. Il y manque juste une super-association du contrôle du partage des richesses pour la survie, et des riches et des pauvres. La troisième guerre mondiale n’aura peut-être pas lieu si on arrête de scier la branche sur laquelle nous sommes tous assis. Allez ! On peut rêver, non ?
                A.C


              • Philippe Vassé Philippe Vassé 14 février 2009 21:48

                Cher Poetiste,

                Votre titre "jeux d’argent et du hasard" est fort cultivé, mais il y manque un aspect ou plutôt un acteur : l’humanité, les êtres humains, d’autant que le capitalisme était loin d’être un "jeu", et que si l’argent y occupait une place importante, le facteur humain, notamment le salariat, en était aussi l’autre aspect essentiel tandis que le hasard que vous apercevez était en fait des processus prévisibles dès lors que connus et compris.

                Les mots ne devraient pas cacher les réalités existantes, ni gêner une analyse réfléchie, et encore moins distordre les faits connus et avérés.

                Il est plus sage, comme disaient les penseurs matérialistes de l’Antiquité, que les mots soient mis au service des êtres humains, de leur bien-être, de leur avenir.

                Ils seront ici et pour ce but les meilleurs messagers de ce qui peut enfin faire de notre monde un monde réellement humain. Il ne s’agit pas de rhétorique, mais d’un souhait conscient ayant des objectifs concrets.

                Bien cordialement vôtre,





              • Crevette Crevette 14 février 2009 22:25

                Merci pour ton commentaire, il complète très bien ce que je disais !

                Ben oui, à lire tes propos je me rends compte maintenant que ce que j’ai écris n’était pas clair, l’essentiel étant sous entendu. Merci donc de préciser ma pensée sur le système bancaire la dette et la création monétaire.

                Ce que tu a écris suite à mon intervention a mis en clair ce que je voulais dire.

                Donc, nous sommes ok sur l’essentiel !

                Je continue à penser cependant que des services publics européens ne sont pas une utopie.

                Tous les jours, les esprits évoluent, et des mots comme intervention de l’Etat qui étaient tabous il y a 6 mois ne le sont plus. Relocalisation et partage des richesses non plus.

                Bientôt, le mot nationalisation ne sera plus tabou, mais nos élus, quand ils ont été ultralibéraux depuis 30 ans, ne peuvent pas comprendre comme ça que tout ce en quoi ils ont cru est mort, et que leur mode de pensée, qui a mené à la crise) ne la résoudra pas. Alors, ils emploient les recettes de leur système de pensée, celui qu’ils connaissent.

                Nos élus nationaux et européens n’en mènent pas large en ce moment, beaucoup ont vu que leurs recettes sont vaines (dont Christine Lagarde et notre président), mais ils ne comprennent pas pourquoi. Alors, ils continuent à appliquer les mêmes recettes et à "réformer".
                Ils jouent le pillage et la fuite en avant parce qu’ enfermés dans leur caracan de pensée idéologique. C’est pourquoi ils sont incapables de faire autre chose. Un excellent exemple de cela est le "débat" actuel sur le protectionnisme.

                Ils se demandent combien de temps ils vont pouvoir tenir avant d’être submergés par la foule.

                Des services publics eurropéens, c’est tout à fait faisable, il faut juste défoncer l’obstacle idéologique/dogmatique de l’Union Européenne et de nos élus, ainsi que Maastricht et Lisbonne déjà moribonds.
                La commission se fait toute petite. Eux ont très bien compris qu’il valait mieux qu’il ne la ramènent pas trop.

                Les grands secteurs européens , comme l’énergie, l’eau, le rail, machin et tout fusionnent et se rachètent les uns les autres à tout va, depuis qu’ils sont privatisés...

                Ce faisant, ils se transforment tranquillement en oligopoles. (ce n’est pas une surprise) Ils seront d’autant plus faciles à nationaliser/européaniser.

                J’ai bien compris que nos opinions sont les mêmes sur le fond.

                Alors, comme ce sont l’esprit critique et la contradiction qui nous font réfléchir et progresser, n’hésites pas à me prouver que j’ai tort, ainsi que l’auteur !

                Cordialement.


              • Crevette Crevette 14 février 2009 22:45

                Heu, je répondais à Neryoko !


              • Philippe Vassé Philippe Vassé 15 février 2009 08:59

                Crevette,

                Deux observations me viennent à l’esprit suite à votre commentaire adressé à Nervyoko :
                1 Pourquoi limiter les nationalisations et les services publics à lEurope (quelles que soient les frontières que chacun y voit ?). Une vision mondiale des problèmes et des solutions va-t-elle se substituer de facto à l’étroitesse locale, nationale, continentale ?

                2- Plutôt que de croire que les dirigeants du monde n’admettent pas la fin du système qu’ils défendent depuis toujours (ce qui reviendrait à les considérer comme de braves gens au final un peu stupides, ce qu’ils ne sont pas !), ne serait-il pas plus obectif et clair de simplement admettre le principe que la mort du capitalisme les frappe effectivement et collectivement d’une frayeur générale qui confine à l’impuissance de décision raisonnable, sachant que les solutions viendront de toutes façons des peuples et des citioyens eux-mêmes ?

                Je formule là ce qui semble à la fois expliquer l’incapacité des dirigeants du monde à définir une quelconque orientation politique commune ( ce qui résulte de leur compréhension que cette crise est mortelle pour le système), incapacité qui participe aussi de la dislocation accélérée du marché mondial par des mesures à la fois désordonnées, protectionnistes contradictoires et affolées, et de l’autre la nécessité que ce soit les plus intéressés à sortir de cette crise (peuples et citoyens) qui poirtent en eux les solutions.

                Sur l’Union européenne : nul ne doute qu’elle est finie puisque dans cette crise, elle n’a eu aucune cohésion réelle, que ses pays se sont de suite divisés et affrontés tandis que les protectionnismes s’y sont épanouis commes fleurs après la pluie.

                L’UE est morte, son enterrement n’est qu’une question de temps !

                Bien cordialement vôtre,










              • nervyoko nervyoko 15 février 2009 11:09

                Bonjour Crevette,

                Si nous sommes d’accord sur la position du problème tant mieux. smiley

                Mais sur le reste, il y a encore du chemin à parcourir pour se comprendre, car nos points de vues sont clairements différentes, j’explique pourquoi (tant mieux, j’aime confronté les idées , comme vous ça me permet d’avancer smiley )  :

                je vous cite :
                "Des services publics eurropéens, c’est tout à fait faisable, il faut juste défoncer l’obstacle idéologique/dogmatique de l’Union Européenne et de nos élus, ainsi que Maastricht et Lisbonne déjà moribonds. 
                La commission se fait toute petite. Eux ont très bien compris qu’il valait mieux qu’il ne la ramènent pas trop. 

                Les grands secteurs européens , comme l’énergie, l’eau, le rail, machin et tout fusionnent et se rachètent les uns les autres à tout va, depuis qu’ils sont privatisés... 

                Ce faisant, ils se transforment tranquillement en oligopoles. (ce n’est pas une surprise) Ils seront d’autant plus faciles à nationaliser/européaniser."



                Les services publics Européens ne sont pas une utopie, si vous le voulez, si vous le croyez. 

                Mais permettez de moi d’émettre un doute quand à la réalisation possible de tout cela :

                L’EUROPE n’a pas un gouvernement démocratique par contre l’europe à un supra gouvernement qui chapeaute les gouvernements nationaux, la comission est nommée et non pas élu... ==> quick-wiki club

                Composition de la Commission européenne :
                Les 27 commissaires, choisis « en raison de leur compétence générale en offrant toute garantie d’indépendance » (article 213-1 TCE) et nommés pour cinq ans, forment un collège solidaire.

                et oui, Cette commission a tous les pouvoirs : gardiennes des traités , force de proposition "lois", organe exécutif


                Bref, l’EUROPE n’est pas une démocratie,elle est soumise aux lobbies :

                Dès l’origine, les représentants des administrations nationales et régionales, les groupes d’intérêt et les lobbies ont été invités à siéger au sein de comités consultatifs  : les négociations qui s’y déroulent donnent lieu à la publication de Livres verts et de Livres blancs (voir infra) proposant des pistes pour des actions communautaires.


                Partant de ces faits, l’ "Européanisation (à défaut de nationalisation ) est quasiment impossible ; mais si par le plus grand des hasards l’européanisation s’effectue, alors il serait à craindre d’une dérive de taxation supplémentaire. Si les "oligopoles" sont réalisés le contrôle est effectivement plus simple pour les "élites"

                voila pourquoi je n’ai pas le même avis que vous.

                cordialement,


              • nervyoko nervyoko 15 février 2009 11:19

                l’Europe c’est une dictature déguisée, et pardon pour les fautes d’orthographe 


              • Crevette Crevette 15 février 2009 11:35

                Philippe,

                Sur le point 1)
                Bien sûr, je ne prétends pas limiter les nationalisations à l’Europe. Après tout, en Amériques du Sud, c’est ce qu’ils font. Les USA ont aussi de bonnes raisons pour le faire.
                En ce qui concerne la taille :
                Des entités publiques ne doivent pas être gigantesques et tentaculaires sous peine de créer plus de problèmes que de solutions. Sous peine d’être des usines à gaz ingérables.

                Je ne crois pas qu’un gouvernement mondial, ou une vision mondiale pour résoudre la crise soit souhaitable, ni même possible. Ce genre de chose ne peut pas vraiment être démocratique.

                En fait (parce qu’il faut bien partir sur une base quelconque), je raisonnais en terme de grands blocs géopolitiques régionaux du monde, tels que Europe (cela ne me choquerais pas d’y intégrer nos amis les Russes), Amérique du Nord, Amérique du Sud, Asie, Pacifique. Ce genre de choses.

                Mais en fait, il faudrait tenir compte de la spécificité de chaque service public pour en déterminer les contours géographiques, administratifs et opérationnels...
                Créer des systèmes adaptés et modulables...

                Sur le point 2)
                Vous avez raison, en particulier sur leur impuissance

                Bien cordialement !


              • Crevette Crevette 15 février 2009 12:16

                Nervyoko

                Bien sûr que l’ UE est une dictature déguisée ! (Il risque quand même d’y avoir un sacré flottement lors dés élections européennes...la seule parodie de démocratie qu’il nous reste)

                Les gens le savent, ce n’est pas pour rien que 3 pays ont voté NON quand on leur a demandé leurs avis. C’est bien parce que la très grande majorité des autres auraient voté non aussi qu’ils n’ont pas été consultés...

                C’est bien pour cela qu’il n’ y a eu un référendum sur Lisbonne qu’en Irlande. C’est pour les mêmes raisons qu’ils devront revoter smiley. J’ose espérer qu’ils persisteront !!!

                Alors, effectivement, l’UE antidémocratique est le 1er obstacle majeur. Les gens le savent très bien. Ce qui a été fait peut être défait. Ce système a déjà commencer à s’effondrer sous ses contradictions avant la crise. Aujourd’hui, ça s’accélère...

                C’est ce que je voulait dire plus haut en écrivant que la commission européenne se faisait toute petite, et que nos élus n’e menaient pas large.

                Cordialement,



              • nervyoko nervyoko 15 février 2009 12:28

                @Crevette,


                Alors dans cet onglet, j’affirme que je suis d’accord avec vous smiley


              • poetiste poetiste 15 février 2009 15:22

                Cher Philippe Vassé
                Vous habitez à Taipei, voilà ce qui s’appelle prendre du recul. Au passage : essayez de militer contre les mangeurs de soupe à base d’ailerons de requins, mais peut-être le faites-vous déjà. Autre digression : j’ai un ami Allemand (Marcus) qui habite cette ville. Ceci dit, je vous remercie pour votre optimisme réconfortant. A propos des salariés, je pense qu’il faut d’urgence inventer une nouvelle forme de salariat où tous les salariés auraient un pourcentage d’actions tel qu’il serait très difficile de délocaliser sans leur demander leur avis. Le facteur humain, c’est bien joli mais je crains bien qu’il n’en soit pas question à un certain niveau de la finance, au niveau d’un pouvoir occulte bien au dessus des traders eux-mêmes. Nous avons affaire à quelque chose de diabolique pour la raison que personne ne peut changer le cours des choses. Les salariés sont les esclaves des temps modernes puisqu’ils ne réclament pas voix au chapitre financier, qu’ils capitulent donc devant des responsabilités à prendre dans la finance. Un ouvrier avait il n’y a pas si longtemps une valeur dans les mains, il était indispensable de par son savoir faire. Ce même ouvrier a contribué à la construction et à l’évolution de machines ayant remplacé son savoir-faire et se trouvait démuni quand ces machines dont l’efficacité appartenait désormais aux patrons se délocalisait. Le caractère indispensable pour le patron est revenu au trader mais cette fois dans un jeu d’argent ayant échappé complètement à l’ouvrier. A un certain stade d’urgence de revendication du partage des actions, les ouvriers et employés manifestaient dans les rues. Revendiquer, c’est bien mais exiger le partage des richesses qui ne va pas sans le partage des responsabilités, c’est mieux. Le trader est une sorte de milicien au service du système, bien payé, drogué du jeu de l’argent. Certaines émissions à la télé afférentes aux jeux d’argent ressemblent à des rites religieux, un culte rendu au veau d’or, c’est flagrant. Cette culture du jeu ne contribue pas à redonner du prestige à la valeur travail et à l’entreprise. Nous sommes tous dans un bouillon de culture à fort degré d’infection. Mais bon ! Les stations de ski ont fait le plein, les parkings des supermarchés aussi : tout va très bien Madame la Marquise, on n’est peut-être pas encore tombés assez bas pour mesurer l’ampleur de la crise. Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, il est quand-même bon de rechercher les causes premières, de remonter à la source, en nous et dans la société mais hélas, c’est ce qui semble le plus difficile en une démocratie comme si sa décadence était inéluctable. L’autorégulation, c’est un mythe. Comme disait La bruyère : si à quarante ans on n’est pas misanthrope, c’est qu’on n’a jamais aimé les hommes. J’en ai soixante dix, j’ai mesuré jusqu’où l’individualisme pouvait aller trop loin, aveugle à toute vue holistique des choses. La crise n’est pas un phénomène linéaire, elle peut être précipitée par une humanité sans foi ni loi avide de saisir une opportunité de s’enrichir ou d’exercer un pouvoir. Si on regarde l’histoire, il n’est pas interdit d’être inquiet et peut-être même de réagir.
                A.C 


              • Leila Leila 14 février 2009 10:14

                L’auteur est historien. Voici une citation de Keynes qui va lui faire plaisir (entendu sur France-Inter)

                Il est possible d’apprendre l’économie à un historien, mais il est impossible d’apprendre l’histoire à un économiste.


                • Philippe Vassé Philippe Vassé 14 février 2009 19:43

                  Leila,

                  Votre citation est fort amusante et assez exacte ; Mais, en faisant ce trait d’humour très ironnique, vous alez mettre en colère le grand "expert" français de l’histoire économique, qu’il a sépérée de l’Histoire elle-même, le très malléable et flexible Jacques Marseille, qui se plaît à se présenter comme le grand manitou de ce qui n’est effectivement pas une science, même annexe de l’Histoire.

                  Que l’économie fasse partie, naturellement, comme toutes les activités humaines, du champ de l’Histoire, nous sommes presque tous d’accord sur cela.

                  Mais, Jacques Marseille et ses rares partisans ont essayé de séparer, d’isoler, de congédier l’économie de l’Histoire en en faisant un fragment séparé des mouvements historiques, notamment sociaux. Il a ouvert là une piste pour les "économistes purs" tels que l’Europe en connaissait entre 1890 et 1914, lesquels avaient disparu quand éclata la 1ère Guerre Mondiale, qui, comme chacun le sait, n’avait rien à voir avec l’économie et le partage des marchés mondiaux !!! (enfin, d’après Jacques Marseille bien sûr) !

                  On revoit actuellement des "économistes purs" qui, par exemple, nient toute relation entre les mouvements sociaux dans le monde et l’économie, donc nient tout lien entre capital et travail !!!

                  Ils ne sont parvenus qu’à se ridiculiser. Il est donc naturel, Leila, que vous puissiez à juste titre moquer ce travers de ce brave homme déconnecté de tout.

                  L’Histoire est un tout, et la diviser en morceaux sans liens entre eux revient à se rendre impossible d’avance une compréhension claire et complète des faits historiques.

                  Dans le même genre, mais en plus agressif, ignare et grossier, il y a aussi Michel Godet. Mais, là, le cas est quasi-désespéré. Même à la Bourse de Paris, les financiers ricanent entre eux de ses dernières déclarations.... !!!

                  Leila, ne dites pas à Jacques Marseille que les grèves ont un lien avec la crise : il va nous faire une crise de nerfs sur Arte France 5 à sa prochaine prestation où l’ignorance ne le cédera probablement qu’à son côté pédant, voire légèrement arrogant.

                  Mais, selon un humoriste, "l’arrogance n’est que le masque qui cache l’ignorance".

                  Bien cordialement vôtre,




                • http://www.investir-toulouse.fr/ 14 février 2009 10:33

                   Investir sur Toulouse en loi Scellier
                  http://www.investir-toulouse.fr/


                  • CMB 28 août 2009 15:30

                    Dans le cas où des lecteurs d’Agoravox se demanderait ce qu’est la loi scellier


                  • nervyoko nervyoko 14 février 2009 11:19

                    @ M. Vassé,

                    Apprendre à lire n’est pas une difficulté, mais comprendre les sens c’est autre chose. Votre texte n’est pas d’une extrême complexité, mais simple ...comme un simplet ?

                    Non, je pense que vous ne m’avez pas compris ! Les actions tous azimuts sans réflexions n’amènent rien aux problèmes, les solutions quand elles doivent être accomplies, nécessitent de la réflexion . Sinon les mêmes travers arriverons aux galops. Quand vous dites "la mort du capitalisme", cela ne change pas les problèmes, l’argent et l’economie seraient pareils ! Me comprenez vous ?
                    Tant que vous ne mettrez pas le doigt sur la cause réelle du problème, que cela soit un régime sovietique (de l’ex URSS)et/ou autre dictature et autres démocraties, vous aurez toujours les mêmes travers ! Assainir la base du système monétaire c’est en fait détruire les institutions auxquelles nous avons été contraint ! 

                    Quand je vous prends l’exemple de la France, c’est pour mieux expliquer les travers du système monétaire de façon comme vous le dite "réduite" afin de "simplifié l’économie". Ce ci étant, la petite bulle de l’exemple à la Française explique parfaitement un état de faits généralisés au niveau mondial, vous me saisissez ?

                    Je ne nie nullement que de l’action d’un peuple ou d’un groupe de peuples puissent générer "une symbiose" poétique sympatique, mais la réflexion doit d’abord primer avant l’action , et débattre et pointer du doigt les réels problèmes avant de proner des "solutions basé sur de la monnaie et sur léconomie !"

                    Ce que ce texte a de bien, c’est que poétiquement, oui c’est joli, mais la pratique économique n’est pas de la poésie. Vous ne pointez pas le problème !
                    Le problème c’est, faut il le ré-expliquer, IL Y A UN VER QUI POURRI TOUT DANS LE SYSTEME ECONOMIQUE : LES BANQUES et LEUR CREATION DE MONNAIE via leurs TAUX d’INTERETS , L’économie mondiale est basée sur les dettes, vous comprenez ?

                    Le système monnétaire n’est donc pas bon, puisqu’il est pourri à la base ! Alors il faut réfléchir sur ce problème ! Donc ne proposez pas des solutions qui se basent sur de la monnaie !


                    "Il semble que tout être humain raisonnable, conscient, digne et responsable ne peut que choisir de s’engager, en une immense force collective, sur la voie de la sortie de crise par la conjugaison des progrès pour l’ensemble de l’humanité.

                    C’est là en tout cas le but essentiel de cet article.
                    "


                    Cette phrase est jolie, mais reste inefficace ! C’est comme si je vous disais que je suis en train de manger une pomme !

                    Pointez le problème, et vous trouverez une solution, tant que vous n’aurez pas fait ça , nous ne pourrons pas avancer dans cette discussion !

                    Toutes solutions proposées basées sur de la monnaie et le système économique sont faussées... réfléchissez à pourquoi !!!


                    Voyez vous , ici, même en "discutant" nous n’avons pas encore réussi à se mettre d’accord ! Alors le monde Entier...


                    Cordialement,
                    revoyez votre copie


                    • Philippe Vassé Philippe Vassé 14 février 2009 21:27

                      Cher Nervyoko,

                      Il est vrai que je me focalise pas sur la monnaie ou le système bancaire, comme si cela était indépendant de la marche générale de la société humaine. je n’établis pas de mur entre les divers aspects de la crise que nous affrontons tous au niveau mondial, pas plus que je ne réduis au niveau national les problèmes globaux que l’humanité doit résoudre.

                      Je n’ai pas- vous me le pardonnerez- la religion ni de la monnaie, ni du système bancaire- encore moins de ces forces séparées des autres forces sociales, comme si elles obéissaient à des processus autonomes.

                      De même, je n’ai pas un appétit pour les choses abstraites, ne suis pas poète, ni encore moins un amateur de la littérature pour elle-même. Je laisse ces soins à ceux qui ne sont pas assez préoccupés par les difficultés matérielles quotidiennes qui nous assaillent tous.

                      Dans cet article, je n’apporte modestement que les fruits d’une expérience pratique collective et personnelle, de l’action, menée avec des citoyens et des peuples divers, à différents niveaux, local ou international, actions que j’essaie de relier avec des analyses théoriques afin de vérifier sans cesse l’action par la réflexion et inversement.

                      Ce qui explique que mes phrases, qui vous semblent incantatoires ou joiles, ne sont que le souhait exprimé volontairement de généraliser l’action liée à la réflexion, nourrie par elle, afin de donner une cohésion plus forte aux actions menées collectivement, ce qui, à mon sens, les rend plus efficaces et par là favorise une solution plus rapide de nos problèmes collectifs.

                      Participer aux évènements, locaux ou internationaux, l’esprit critique ouvert et attentif, me paraît une bonne chose, surtout si cela me permet ainsi de confronter afin des vérifier dans la réalité les conceptions aux réalités de l’action.

                      Bien cordialement vôtre,









                    • nervyoko nervyoko 14 février 2009 23:22

                      Cher M. VASSE,

                      Cette Critique ne va pas contre vous personnellement fort heureusement, je n’ai pas l’autorité(ni la prétention de vous connaître) ni personne ici sur terre pour juger une personne, mais juste l’article en lui même .

                      Il va de soit que les remarques sont "économiques" et d’ailleurs ce n’est qu’un noeud du système artificiel humain.

                      Quoi qu’il en soit, l’article part d’une bonne intention, je ne le nie pas, et c’est tout à votre honneur. Cependant si vous devez aller jusqu’au bout de votre pensée et agir et proposer une solution, il faut que la réalité du problème ressorte pour y trouver un remède ou une solution. Sur ce point, je ne fais que faire remarquer que le systeme monétaire n’est pas valable avec les conditions et institutions actuelles.

                      Ce que je voulais dire :

                      1 le système monétaire n’est pas équitable dès le départ, il favorise les personnes qui ont les capitaux ainsi que les banquiers.
                      2 Les banquiers font de l’argent artificiel avec les taux d’intérets, ce sont "des magiciens" :

                      imaginons que l’Etat emprunte1000 €uros pour tout le pays qu’il dépose à la banque, celle ci à donc en main 1000€ réels. un particulier arrive et demande un pret de 200€, la banque prête 200€ +50% (taux d’intéret simplifié pour le calcul). le particulier accepte ! le particulier rembourse 200€+50% ce qui nous fait 300€ !
                      La banque a alors créé 100€ de plus genial ! sauf que dans la réalité, la banque possède en argent réel 1000 € qui est bien différent de 1000€ +100€ (de gains)... opération remarquable digne d’un magicien....
                      Ce simple fait montre que l’économie est bancale.

                      Donc si il existe une solution, la solution comporte un changement du système économique et donc d’institution. Cette solution doit être durable, sinon cela ne sert pas à grand chose.

                      Dans la vision "mondiale", l’US dollar est la valeur de référence (economie américaine ),hors l’économie américaine est basée sur des dettes américaines : 

                      l’ETAT pour avoir de l’argent pour sa propre économie doit passer obligatoirement par la FED. Là est le problème de base, l’Etat cree des obligations contre de l’argent. Il doit rembourser la FED qui n’est pas une institution public mais bien privé donc comparable à une entreprise privée... le hic se situe sur le fait que l’etat doit rembourser l’enprunt + les intérets... l’économie américaine part sur une base de dette dès le départ qui , au lieu de s’arranger, continue de plus bel avec les banques... et rebelote la magie des banques...

                      voila la réalité économique débile de base, une super supercherie dès le départ !

                      cordialement,


                    • Philippe Vassé Philippe Vassé 15 février 2009 08:40

                      Cher Nervyoko,

                      Comme nous sommes en accord sur le fait que le système ancien est mort, je ne vois pas trop la nécessité de se focaliser sur ce qui est en train de sombrer.

                      L’article trace de grandes lignes directrices pour reconstruire, au moins pour la période de transition entre deux systèmes, l’un qui meurt et l’autre qui sort du ventre de la société humaine, mû par ses nécessités vitales.

                      Il n’a que ses prétentions, pas plus, pas moins.

                      Comme vous, en tout domaine, je ne crois pas aux guides infaillibles, ni aux génies surhumains. Je me fie seulement aux forces en action, et notamment à celles qui dortent des peuples et des citoyens afin de déterminer dans leur action vivante les solutions qui satisferont à leurs besoins pour d’abord survivre, puis reéllement vivre d’une manière humaine au sens général.

                      C’est bien pour cela que l’article vise à sortir des "dogmes" afin de pénétrer dans la zone des processus viovants et de leurs résultats concrets. Et ces résultats, nul pour le moment ne peut en détail les prévoir.

                      C’est d’abord le chemin que l’action des peuples et des citoyens trace qu’il me semble essentiel de mettre en lumière car c’est de là que les solutions viendront.

                      Bien cordialement vôtre,


                    • joelim joelim 14 février 2009 15:19

                       J’aime bien votre article, même si le point 1 est effectivement un peu incantatoire. Il y a quand même un problème : vous ne convaincrez pas ceux qui ont acquis un capital de façon éhontée, de le rendre.

                      Alors ou on crée une monnaie citoyenne (et ethique), ou on trouve le moyen de prélever une dîme démocratique sur les bénéfices pharamineux des grosses boîtes, dîme dont le montant varierait selon l’apport réel de l’activité pour l’humanité. Par exemple les activités totalement délétères (fabrication de bonbons à l’aspartame, aliments mauvais pour la santé, etc.), seraient fiscalisées jusqu’à 100%, ce qui les obligerait à se réorienter pour survivre.

                      Mais quand on voit la gouvernance française adopter dans ses actes la devise* de la boîte du demi-frère de NS (le groupe Carlyle), on se dit qu’on va réellement en sens inverse... La privatisation du monde n’est hélas plus une utopie mais un objectif pour certains...

                      Our mission is to be the premier global private equity firm, leveraging the insight of Carlyle’s team of investment professionals to generate extraordinary returns across a range of investment choices, while maintaining our good name and the good name of our investors.


                      • Philippe Vassé Philippe Vassé 14 février 2009 21:35

                        Joelim,

                        N’ayant jamais écrit que les tenants du capitalisme se soumettraient gentiment aux nouvelles nécessités issues de la mort de leur système, je ne saisis pas la remarque sur ce point, que de plus, je partage justement car elle me semble une évidence.

                        Concernant Carlyle, un groupe qui passionne aparemment beaucoup de gens en Europe, et surtout en France, je ne vous apprends rien en vous informant que ce groupe connaît avec cette crise de graves problèmes financiers, internes et externes.

                        Par ailleurs, le plan de relance américain, joint à l’annonce du retrait militaire en Irak, frappe un coup supplémentaire contre les activités para-militaires et pétroliers de Carlyle.

                        Ceci dit, la crise mondiale affecte Carlyle comme les groupes similaires. Les grands fonds spéculatifs ont subi des pertes énormes, certains sont même carrément dans le rouge comptable.

                        Mais, l’arbre ne doit pas cacher la forêt.

                        Bien cordilalement vôtre,


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