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Accueil du site > Actualités > Société > Crise sociale et économique : le scénario noir

Crise sociale et économique : le scénario noir

Personne ne peut l’affirmer, mais il est désormais plus que probable que le monde entier a entamé la fameuse phase de décroissance annoncée par les spécialistes depuis des années.

Malheureusement, toute l’organisation humaine, à la fois économique et sociale, est aujourd’hui “indexée” sur les produits énergétiques primaires et dérivés, notamment le pétrole. L’augmentation du prix du baril (qui a pratiquement quadruplé en l’espace de quelques années) et la faible valeur du dollar américain face aux autres monnaies conduisent à une situation jamais vue dont les conséquences immédiates, différées et latentes amènent à une criticité extrême.

Depuis des années, des centaines de scientifiques, économistes, spécialistes et autres chercheurs alarment les gouvernements partout sur la planète en expliquant qu’il est urgent d’agir, que le pétrole n’est pas éternel et que les menaces qui pèsent sur l’humanité sont immenses à partir du “peak oil” (que certains analystes considèrent comme étant déjà atteint).

Hélas, aucun pouvoir politique, nulle part sur la planète, n’a jamais cru bon devoir prendre suffisamment au sérieux les études alarmistes, pire : les déclinologues sont même décriés et critiqués. C’est ainsi que nous nous retrouvons, en 2008, au début de la plus sérieuse “crise systémique globale” de l’histoire humaine récente, qui selon moi, conduira à un changement de civilisation dramatique et brutal dans les cinq à vingt ans à venir.

Au risque de paraître “catastrophiste”, et je le dis froidement en mesurant tout ce que ça implique : il n’existe aucun “plan B”, aucune énergie alternative, et aucun moyen de maintenir l’humanité et son système économique dans un état stationnaire viable à moyen terme. Par conséquent, puisque c’est déjà trop tard, quoi qu’on fasse aujourd’hui, d’immenses drames vont se produire inévitablement, les contrées les plus pauvres seront bien entendu les premières à en subir les conséquences, mais nul ne sait à partir de quel seuil les contrées les plus riches seront préservées, notamment dans le monde occidental ou dans les pays dits “émergents” ou “riches”.

Je suis objectif et pragmatique. Nous connaîtrons, y compris en Europe, une période sombre et très difficile à négocier où se dérouleront des drames qui vont plonger des millions de nos concitoyens les plus fragiles dans un état de grande pauvreté matérielle, physique et psychologique, entraînant avec eux toute la société moderne et développée dans une sorte de lente décroissance chaotique.

Depuis des années, j’évalue et j’analyse des risques et leurs conséquences et je modélise et vulgarise des scénarios pour les expliquer, je concentre l’expérience et l’information tirés d’études diverses faites par tant d’autres spécialistes. La synthèse de cet ensemble permet de produire un scénario noir qui me semble le plus réaliste et qui, aujourd’hui, est connu de tous les chefs de gouvernements occidentaux.

J’évoque ci-dessous, de manière succincte et non exhaustive, ce qui pourrait se produire dans les mois et années à venir.


- Recrudescence de troubles sociaux violents, qui par ailleurs s’installeront dans la durée (manifestations violentes prolongées, grèves récurrentes, mouvements sociaux inattendus pouvant éclater à tout moment n’importe ou pour des motifs plus ou moins sérieux nécessitant toujours plus de moyens humains et matériels coûteux pour assurer la sécurité publique).


- Populations de moins en moins hostiles aux actions de protestation et de blocage économique et politique au niveau du pays.


- Criminalité en hausse globalement, confrontations intercommunautaires et intra-communautaires, irritations et jalousies exacerbées entre les individus conduisant à une multiplication de situations conflictuelles, de plus en plus violentes.


- Augmentation du nombre d’initiatives criminelles personnelles et isolées (ou menées par des petits groupes) de type “actions terroristes” (non religieuses et indépendantes) ou de “sabotages” d’infrastructures, revendiqués ou non, visant à déstabiliser ou à critiquer les actions politiques sociales ou économiques qui nuisent aux intérêts des individus.


- Défaillance des gouvernements et débâcle politique (impossibilité de faire face aux problèmes par des mesures politiques), accentuation de la perte de confiance dans le pouvoir politique, décrédibilisation des gouvernements qui perdent en représentativité.


- Apparition du pouvoir centralisé et concentré, conduisant “mécaniquement” à des dérives vers la “dictature démocratique” puis vers le “totalitarisme démocratique” portant l’habit d’un gouvernement républicain.


- Contrôle accru des médias (l’internet en particulier), avec le risque qu’un fossé se creuse entre le pouvoir politique et le “cinquième pouvoir”. Apparition de la “censure informelle”, dite de “convenance politique”, défavorable aux journalistes indépendants et libres, qui créeront leurs propres canaux d’informations parallèles et indépendants.


- Accentuation du risque d’atteinte à l’intégrité physique des personnalités politiques ou publiques exposées, de quelque tendance que ce soit.


- Fragilisation du système bancaire par la recrudescence des faillites et des créances irrécouvrables, défaillances des remboursements des crédits à la consommation et défaillances des remboursements des crédits immobiliers.


- Amplification de la crise financière internationale, perte de lisibilité sur les principales places de marché, mouvements spéculatifs incontrôlés et trop dynamiques pour être maîtrisés, installation dans une tendance baissière lourde.


- Émergence du phénomène de “stagflation” mélange de stagnation (économie molle, faible croissance ou croissance nulle) et d’inflation, conduisant au pire scénario économique limitant toutes les marges de manœuvres, aux conséquences incalculables.


- Création de “bulles urbaines sécurisées” (zones commerciales, autour de grandes entreprises et d’institutions, infrastructures stratégiques, agglomérations privilégiées, quartiers résidentiels protégés, villes sous contrôles d’accès) et émergence de “zones de non-droit” délaissées et hors de contrôle, ruinées, notamment les petites zones urbaines ou rurales, faute de moyens financiers et humain pour en assurer la sécurité et le développement.


- Impossibilité d’assurer la sécurité de manifestations publiques massives (événements sportifs, culturels, etc.), qui deviennent progressivement proscrites.


- Risque important de vandalisme dans les grandes surfaces et les grands commerces mal sécurisés et fortement fréquentés, où les gens excédés viendront se servir sans payer, lors de mouvements sociaux hostiles et localisés, qu’il sera par ailleurs très difficile de combattre ou d’empêcher.


- Stations-services et dépôts de carburants dévalisés, puis vandalisés et saccagés, vols de matériaux énergétiques (recrudescence des vols de carburants depuis les réservoirs des véhicules privés et professionnels).


- Transports routiers et même trains complets de marchandises ciblés, piratés et vandalisés (vols en bandes organisées par des actions violentes de type paramilitaires).


- Apparition du marché noir et du troc, puis rapidement de la désobéissance civile, conduisant à l’impossibilité d’encaisser les taxes gouvernementales et d’assumer les budgets des États, et pour ceux qui le peuvent, fuite des capitaux vers les zones sécurisées (pays défiscalisés ou à fiscalité avantageuse).


- Difficultés pour les pays et les institutions publiques à payer les salaires des fonctionnaires, les indemnités de chômage ainsi que les retraites.


- Montée progressive du contrôle militaire dans la gestion quotidienne des crises, d’abord par l’utilisation de la gendarmerie, puis par les forces militaires conventionnelles, qui seront de plus en plus présentes et sollicitées.


- Émergence de nouveaux leaders et groupuscules “autonomes” difficiles à contrôler.

Le tableau est noir. J’en suis conscient. La liste des conséquences dans nos vies de tous les jours est encore longue. Quoi qu’il en soit, il vaut mieux être préparé au pire, en espérant que le pire n’arrive jamais.

Apprêtons-nous donc à traverser une période douloureuse en se disant qu’il y a toujours pire ailleurs, et profitons de chaque jour qui passe. Pensons également à prendre les bonnes décisions et à faire les bons choix. Voyons loin.

Après tout, le catastrophisme, c’est aussi un principe de précaution.


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150 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 23 mai 2008 11:17

    Avant toutes choses,votre constat n’est pas le bon,car ce n’est pas un manque de ressources sur la planéte mais tout simplement les fonds spéculatifs qui font monter les prix (la même bulle qu’internet)

    http://www.acdefi.com/index.php?pid=398

    Ensuite comme vous etes parti sur une mauvaise piste,vous citez des personnes qui font partis des théories anti-capitalistes et qui n’apportent pas de vrais réponses.

    Cette crise est avant tout spéculative et comme pour chaque spéculation exessive,il y a un retournement

    Toutefois il est dommage que mon article sur SEGOLENE ROYAL ne soit pas diffusée (oui ,car ici il faut etre un gauchiste adorateur du TSS !) car il permettrait de faire un zoom sur les abérations des politiciens

     


    • Zalka Zalka 23 mai 2008 11:29

      Lerma :

      Les ressources naturelles sont effectivement limitée. Les métaux et le pétrole ne se trouvent pas en quantités infinies. Hors nous sommes à une époque où la demande explose du fait de la demande des pays émergeants. La spéculation ne fait qu’aggraver le problème, pas le créer.

      "Ensuite comme vous etes parti sur une mauvaise piste,vous citez des personnes qui font partis des théories anti-capitalistes et qui n’apportent pas de vrais réponses."

      Argument très ... stalinien. L’huma des années 60 aurait pu dire "vous citez une personne ayant un parti pris anti communistes, vous n’apportez donc pas de vrais réponses."

       

      Enfin, vous avez publiez 6 articles. Ceux ci n’ont pourtant pas un parti pris gauchiste. En affirmant qu’il faut être un TSS gauchiste pour publier, vous insulter la totalité des auteurs, des modérateurs, des responsables du site ainsi que tous les lecteurs. Veuillez arrêter de faire le caliméro.

      Par ailleurs, votre obsession pour Ségolène Royal ressemble fort au TSS que vous dénoncez à tort et à travers.

       

      J’attend maintenant votre réponse, qui je n’en doute pas un instant ne concernera pas une seule de mes interrogations et sera au contraire une succession de bottages en touche, d’insultes et d’accusations délirantes d’intolérance, de refus de débat démocratique comme seul votre esprit malade est capable d’en produire.


    • spartacus1 spartacus1 23 mai 2008 13:44

      Décidemment, Lerma, vous êtes le roi des cons !

      D’un côté vous défendez le système capitaliste en attaquant ceux qui, comme moi, pensent que celui-ci fait montre tous les jours de son incapacité à faire le bonheur de la majorité des habitants de cette planête quand il ne fait pas son malheur. Une majorité des habitants ne mange pas à sa faim, est mal logée, n’a aucun accès à des soins médicaux, les enfants ne sont pas scolarisés, c’est-à-dire qu’une majorité manque des besoins basiques d’un être humain, et se voit dénié les plus élémentaires des droits de l’homme : être nourri logé, soigné et instruit. C’est, me semble-t-il la marque d’un système social totalement défaillant.

      De l’autre, vous vous en prenez à la spéculation. Mais, une simple observation du système économique montre que la spéculation est consubstancielle au système capitaliste.

      Je pense que l’auteur met en avant une problématique intéressante. Toute en espérant que le scénario qu’il nous dépeint débouchera sur une prise de conscience politique et sur une révolution (n’ayons pas peur des mots) que j’espère pacifique débouchant sur des rapports sociaux plus humains que la loi de la jungle qui fait foi aujourd’hui.

      l n’est pas interdit de rêver, après tout, l’utopie d’aujourd’hui est la réalité de demain.


    • Traroth Traroth 23 mai 2008 14:24

      Pour ne pas comprendre que le besoin en ressources naturelles est en train de dépasser, durablement si ce n’est définitivement, nos capacités de production, il faut vraiment avoir raté un épisode. L’épisode dans lequel la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie et beaucoup d’autres pays connaissent une croissance économique fulgurante, et donc une croissance de leurs besoins en ressources. Comme beaucoup de gens l’ont déjà dit il y a longtemps (même Chirac, devant l’assemblée générale de l’ONU, si je ne m’abuse), si tous les hommes vivaient comme les occidentaux, il faudrait les ressources de 5 planètes comme la nôtre. On est train de découvrir que c’est l’amère vérité. Ramener ça à un problème passager de spéculation, je pense que c’est sans doute votre nouveau record personnel dans l’aveuglement, Lerma ! Vous ne ratez décidément aucune occasion pour montrer à quel point vous êtes *systématiquement* à coté de la plaque. S’en est stupéfiant : quand je lis un article dont je trouve qu’il fait preuve de bon sens, je sais déjà que Lerma sera là, stupidement fidèle au poste, pour en contester la pertinence à l’aide de platitudes ridicules. Vous le faites exprès ou quoi ?


    • Asp Explorer Asp Explorer 23 mai 2008 22:29

      Le fait est que les ressources naturelles sont limitées. Néanmoins, compte-tenu des réserves, la pénurie ne menace pas notre civilisation, du moins à un terme raisonnablement envisageable. Du pétrole, il y en a, on aurait exploité environ le tiers des réserves totales - certes, le tiers le plus facilement exploitable, mais à 100$ le barril, bien des gisements anecdotiques deviennent parfaitement rentables. Et quand il n’y en aura plus, on pourra toujours en fabriquer (je rappelle qu’à la fin de la guerre, l’armée Allemande tournait entièrement au carburant de synthèse, et ça ne les empêchait visiblement pas de se battre, les vétérans Américains des Ardennes vous le confirmeront). Certes, les carburants seront plus chers et moins abondants, mais ils seront toujours là. Pour ce qui est des métaux, on fait là encore une confusion fâcheuse entre les réserves exploitables et les réserves actuellement rentables.

       

      On sous-estime grandement les facultés d’adaptation de l’humanité, et c’est un tort. Lorsque le besoin se fera sentir, l’industrie s’adaptera. A condition, bien sûr, qu’on la laisse faire, ce qui nécessite de fermer un peu leur caquet à certains khmers verts qui sont le seul véritable péril auquel notre civilisation est confrontée.


    • Traroth Traroth 23 mai 2008 23:04

      Le problème n’est pas directement l’épuisement des ressources, mais la capacité à produire des matières premières au rythme que demande actuellement l’économie mondiale. Prenons l’exemple du pétrole (c’est la même chose pour les autres matières premières) : les besoins ne font que croître, alors que comme tu dis, on a épuisé les gisements les plus faciles à exploiter. Cela veut dire que la production annuelle va diminuer (même si on est effectivement en mesure d’en produire pendant encore longtemps), et que donc, il va y avoir une crise, puisque les besoins ne pourront plus être satisfaits, durablement ou peut-être même définitivement.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 mai 2008 02:32

       @ L’Auteur : Je ne crois pas qu’on touche les limites physiques des ressources, mais leur exploitation dans la structure actuelle est bien compromise. Difficile de penser qu’on va régler quoi que ce soit, d’ailleurs, aussi longtemps qu’on va croire qu’il existe une richesse quelque part qu’il s’agit de redistribuer... alors qu’il y a surtout un potentiel a développer qu’on ne développe pas, parce que la plus grande partie de la main d’oeuvre de la planète est simplement exclue de l’effort productif pour ne pas déstabiliser la structure de pouvoir en place. 

      Cela dit, a quelques variantes près, je partage votre avis d’une course à la catastrophe

       

      Pierre JC Allard


    • sisyphe sisyphe 24 mai 2008 10:05

      Je partage aussi, hélas, sans changement radical d’urgence, cette vision pessimiste de l’avenir ; notamment en ce qui concerne les troubles à venir : grosses migrations forcées, luttes mortelles entre communautés, et nationalités (comme on le voit actuellement en Afrique du sud) : actes de vandalismes et de pirateries multipliés sous la pression des besoins vitaux, perte de l’influence politique, au profit de la toute-puissance économique d’un marché totalement dérégulé et entièrement soumis à la spéculation, difficultés grandissantes d’accès à l’eau, recours à des régimes policiers et/ou autoritaires pour tenter d’endiguer les révoltes, les migrations....

      Bref, l’image récurrente des marinas privées, gardées par des milices privées, où les tenants de la richesse devront faire face à l’assaut de bandes de pillards poussés par la faim et la nécessité : bientôt même plus de la science-fiction.

      Le tout banalisé et donc accéléré par les abrutis qui continuent à dire que tout va s’arranger de soi-même, et jettent l’anathème sur les "khmers verts" : quand le doigt montre la lune, l’imbécile regarde le doigt.

      Sans changement radical d’un système qui court à sa perte, de bien sombres lendemains s’annoncent : Mad Max, Soleil vert, 1984, et Brazil : bouclez vos ceintures, c’est pour bientôt...


    • Lisa SION 2 Lisa SION 24 mai 2008 14:15

      @ l’auteur 

      Malheureusement, toute l’organisation humaine, à la fois économique et sociale, est aujourd’hui “indexée ... avez vous écrit

      Comment expliquez vous que le plein d’une grosse berline coûte cinq euros à Ryhad, Arabie Séoudite ?

      Cette spéculation n’atteindrait elle pas uniquement les pays inclus malgré eux dans " l’économie de marché " instituée par ces pays producteurs qui s’en extraient comme le font ceux qui instituent la loi alors qu’ils sont au dessus de celle-çi ?


    • Lino Pralino La Praline 25 mai 2008 19:56

       

       Pourquoi certains n’auraient pas tout ? Il y en a qui n’ont rien. Ca fait l’équilibre.


    • Lino Pralino La Praline 25 mai 2008 20:00

       Le mage je l’ai mis sur orbite, fiston.

       


    • Rosemarie Fanfan1204 25 mai 2008 20:49

      Merci à l’auteur pour ce billet dont je partage les sombres déductions.

      Il est évident que les ressources énergétiques ne sont pas inépuisables. Leur exploitation deviendra soit trop difficile ou couteuse, voire impossible un jour futur. Et votre expression "il n’y a pas de plan B" est totalement exacte selon mes propres déductions. S’il existe des voitures électriques, on est loin d’avoir des paquebots, des camions, des avions fonctionnant autrement qu’au pétrole.

      Maintenant la question est : la décroissance est - elle une calamité ? Peut-être serait-une une chance. Rendre le monde plus humain.

      Le toujours + de croissance actuel condiut à la délocalisation, au chômage, à la paupérisation, à la pollution, à la destruction pure et simple de notre éco système.

      Revenir dans un monde plus proche de l’humain, de la terre est-ce vraiment un mal ? Plus de services à la personne (enfants, personnes âgées), plus de petits commerces, d’agriculteurs (je ne parle pas des mégas exploitaitons avec OGM et pesticides à donf), allez j’ose le mot, BIO. Plus d’artisans.

      Un monde humain où il y aurait du travail et non des assistés car la croissance a exclu bon nombre d’hommes et de femmes, compétitivité oblige.

      J’imagine que tous les économistes postant sur ce site ne prendront même pas la peine de répondre. La pensée unique semblant pour eux. Comment avoir plus de croissance, afin de sortir de la crise.... mais bon on sait jamais...

       


    • Rosemarie Fanfan1204 25 mai 2008 20:50
      Merci à l’auteur pour ce billet dont je partage les sombres déductions.

      Il est évident que les ressources énergétiques ne sont pas inépuisables. Leur exploitation deviendra soit trop difficile ou couteuse, voire impossible un jour futur. Et votre expression "il n’y a pas de plan B" est totalement exacte selon mes propres déductions. S’il existe des voitures électriques, on est loin d’avoir des paquebots, des camions, des avions fonctionnant autrement qu’au pétrole.

      Maintenant la question est : la décroissance est - elle une calamité ? Peut-être serait-une une chance. Rendre le monde plus humain.

      Le toujours + de croissance actuel condiut à la délocalisation, au chômage, à la paupérisation, à la pollution, à la destruction pure et simple de notre éco système.

      Revenir dans un monde plus proche de l’humain, de la terre est-ce vraiment un mal ? Plus de services à la personne (enfants, personnes âgées), plus de petits commerces, d’agriculteurs (je ne parle pas des mégas exploitaitons avec OGM et pesticides à donf), allez j’ose le mot, BIO. Plus d’artisans.

      Un monde humain où il y aurait du travail et non des assistés car la croissance a exclu bon nombre d’hommes et de femmes, compétitivité oblige.

      J’imagine que tous les économistes postant sur ce site ne prendront même pas la peine de répondre. La pensée unique semblant pour eux. Comment avoir plus de croissance, afin de sortir de la crise.... mais bon on sait jamais...

       


    • tvargentine.com lerma 23 mai 2008 11:18

      Avant toutes choses,votre constat n’est pas le bon,car ce n’est pas un manque de ressources sur la planéte mais tout simplement les fonds spéculatifs qui font monter les prix (la même bulle qu’internet)

      http://www.acdefi.com/index.php?pid=398

      Ensuite comme vous etes parti sur une mauvaise piste,vous citez des personnes qui font partis des théories anti-capitalistes et qui n’apportent pas de vrais réponses.

      Cette crise est avant tout spéculative et comme pour chaque spéculation exessive,il y a un retournement

      Toutefois il est dommage que mon article sur SEGOLENE ROYAL ne soit pas diffusée (oui ,car ici il faut etre un gauchiste adorateur du TSS !) car il permettrait de faire un zoom sur les abérations des politiciens

       


      • bobbygre bobbygre 23 mai 2008 11:51

        T’auras beau le mettre deux fois, ça sera toujours aussi mauvais...


      • bobbygre bobbygre 23 mai 2008 12:08

        Ca va aussi être certainement une période de grande incertitude et donc de nombreuses possibilités et nouvelles voies vont s’ouvrir à l’humanité. Pendant quelques temps, le contrôle exercé sur nous va devoir nécessairement se relacher (par la force des événements à venir) et alors nous aurons la possibilité de s’échapper du destin suicidaire qui nous attend.

         


      • Mil 23 mai 2008 13:28

        Lerma... TA GUEULE !

         

        Voilà ça fait du bien !

         

        On peut ne pas être d’acord avec cet article et contre argumenter. Cependant l’autisme chronique dont tu fais preuve dans tes réponses est insupportable !!!


      • Traroth Traroth 23 mai 2008 14:33

        @bobbygre : il y a du vrai dans ce que vous dites, mais ça voudrait dire que les hommes sont devenus subitement intelligent, et je me permets d’en douter. Je rappelle quand même que des périodes de plus grande liberté que maintenant ont existées. Qu’est devenu cette liberté ? On nous l’a prise ! Et on nous l’a prise parce que, collectivement, nous nous sommes laissé faire. Même si, comme vous le dites, une période de trouble est aussi une période d’opportunité dans beaucoup de domaines, il faut bien se rappeller que rien n’est jamais acquis.

        De plus, j’ai peur que ces changements ne se fassent qu’au prix de ce qu’on appellera plus tard un génocide. Quand on voit les actuelles émeutes de la faim, un peu partout, on ne voit pas comment on pourrait échapper à une gigantesque chute de la population mondiale. Aujourd’hui, c’est la moitié de la population mondiale qui est menacée.

        En tout cas, si vous voulez approfondir ces sujets, je ne peux que conseiller la lecture de "Effondrement", de Jared Diamond. Un des livres les plus exhaustifs sur le sujet. Un effondrement de civilisation, c’est exactement ce qui nous menace.


      • Tristan Valmour 23 mai 2008 11:29

        Tout ce que vous énoncez, ce n’est pas de la prospective, c’est le présent : il suffit de s’informer.


        • Traroth Traroth 23 mai 2008 14:35

          C’est ça, votre dernir mot, alors ? Asseyons-nous dans un coin et attendons que la mort vienne ?


        • Bulgroz 23 mai 2008 11:33

          Les événements de Mai 68 se sont arrêtés le jour où les Français se sont rendu compte qu’il n’y avait plus d’essence à la pompe. Le bel élan, humaniste et révolutionnaire a été stoppé net et sansbesoin des forces de polices.

          Alors, pour demain, on peut, effectivement, craindre le pire. de la part de ceux là mêmes qui, aujourd’hui réclament dans la rue le toujours plus, plus de salaires, plus de retraites, plus de fonctionnaires, plus de régularisation de clandestins, plus de gratuité, plus de droit opposable au logement pour les Africaines qui sont prioritaires....

          Va falloir réviser les concepts.


          • sisyphe sisyphe 24 mai 2008 10:09

            par parkway (IP:xxx.x21.238.209) le 23 mai 2008 à 10H46

             
            nous, ce qu’on veut, c’est moins de bulgroz-lerma sur terre...

            Pour l’instant les coups de pieds aux culs sont inéluctables,

            mais il est toujours possible d’agraver la méthode...

             

            Entièrement d’accord.... mais ce sera dur... On pourrait faire des parcs d’abrutis, qu’on pourrait venir visiter et montrer à nos enfants... Mais ce sera moins exotique et rigolo que les zoos... Peu de clientèle, finalement...


          • Cug Cug 23 mai 2008 12:20

            Yo Bulgroz les femmes africaine ont souvent de très nombreux enfants qui sont aussi l’avenir du pays alors je trouve normal de les loger ...

             Sinon comme Seb, c’est la réalité ...


            • jaja jaja 23 mai 2008 12:22

              @ Bulgroz,

              ...plus de salaires, plus de retraites, plus de fonctionnaires, plus de régularisation de clandestins, plus de gratuité, plus de droit opposable au logement pour les Africaines qui sont prioritaires....

              Ce que nous réclamons avant tout c’est plus d’égalité. Ras-le-bol de voir des retraités miséreux et des travailleurs pauvres SDF... alors que d’autres se vautrent dans le luxe avec des salaires faramineux et des retraites dorées... c’est inacceptable !

              Alors oui nous irons dans la rue ce qui vous fait craindre le pire mais pour nous espérer le meilleur...

              Chacun son camp...


              • Bulgroz 23 mai 2008 12:30

                Oui, Jaja,

                Je porte mon chèque ISF cet aprés midi au Trésor Public,

                et vous ?


              • Mr Mimose Mr Mimose 23 mai 2008 12:46

                T’es pas très malin ! Avec tout les systèmes qui permettent de défiscaliser, tu devrais pouvoir ne pas payer l’ISF, change de conseiller fiscal !


              • Fred 23 mai 2008 19:30

                Il est utopique de croire que l’en prenant aux plus riches francais, les choses iraient beaucoup mieux. La richesse est maintenant mondiale et plus de 60% des actionnaires des entreprises du CAC40 ne vivent meme pas en France. Certes on peut essayer effectivement de redistribuer une partie du capitale en faveur des salaires mais le jeu est a chaque fois un compromis entre taxer suffisement pour donner plus d’argent a l’etat mais pas trop pour ne pas que ces memes actionnaires investissent dans les entreprises etrangeres ou demandent carrement de demmenager les entreprises francaises a l’etranger.


              • Lino Pralino La Praline 25 mai 2008 20:11

                 

                 Le jour est proche où nous n’aurons plus que l’impôt sur les os.


              • Lino Pralino La Praline 25 mai 2008 20:13

                 

                A partir de novembre, pour les clochards, il n’y a plus que deux solutions : la Côte d’Azur ou la prison.


              • Lino Pralino La Praline 25 mai 2008 20:30

                 

                Le Yalta des voyous, c’est pas mes affaires... Tu sais que ses corses plastiquent tes marseillais et tes marseillais emplafonnent éventuellement ses corses. On ne peut pas vraiment appeler çà du désordre. 


              • habano habano 23 mai 2008 12:26

                 

                Cher Olivier

                « Apprêtons-nous donc à traverser une période douloureuse en se disant qu’il y a toujours pire ailleurs, et profitons de chaque jour qui passe. Pensons également à prendre les bonnes décisions et à faire les bons choix. Voyons loin »

                Je suis biologiste (63 ans), et je suis d’accord sur tout ce que tu dis. Il y a longtemps, plus que les politiques veulent nous faire croire,  qui nous avons passé le « point de non retour », donc il nous reste d’être le plus solidaire possible, essayer surtout d’éviter pour enfants surtout la tentation de drogues et de sectes, laisser à coté les derniers modèles de téléphone portable et tout autre gadget imposé pour la merde de pub, comme les « marques », et, comme tu dis, profitons des chaque jour étant donnée qu’il y a beaucoup des choses « simples » dans la nature et dans les gents encore à découvrir.

                Mais surtout, ne pas baisser les bras !, continuer la lutte contre les inégalités, les profits, l’égoïsme des multinationales et ses politiques complices. Une lutte très dure, mais un cas réel de conscience.

                 


                • oncle archibald 23 mai 2008 12:41

                  Je crois comme Lerma, une fois n’est pas coutume, que la hausse folle des prix actuellement constatée est d’abord la conséquence de spéculations effrénées.

                  Je crois aussi que le génie humain est tout à fait capable de trouver des alternatives à l’épuisement des ressources pétrolières, et que la encore, ce sont les industriels et les spéculateurs qui empêchent d’émerger maintenant ces solutions alternatives et que les grands groupes capitalistes proposeront ces solutions lorsqu’elles penseront pouvoir faire davantage de profits avec les nouveautés qu’avec le pétrole.

                  Je crois que le problème est de voir le pouvoir échapper de plus en plus au citoyen, quel que soit le bulletin de vote qu’il mette dans l’urne, car le pouvoir est ailleurs qu’à l’assemblée nationale.

                  Et ca c’est une vraie catastrophe à laquelle je ne vois pas de solution.

                  Faire avancer nos voitures avec de l’hydrogène est certainement beaucoup plus facile que d’obliger les multinationales et les banquiers associés à nous vendre le pétrole ou l’hydrogène à leur juste prix.


                  • jondegre jondegre 23 mai 2008 14:00

                    Le peak oil vous connaissez ? terme qu’on trouve partout sur internet, jamais prononce dans les medias aux ordres, ou l’on se contente du terme de speculation sans jamais appeler a la reguler d’ailleurs.

                    La preuve evidente que le declin est la, est l’accumulation enorme (annee apres annee) de lois liberticides, fichage, controle, interdictions dans toutes les democraties sans qu’aucun parti politique ni media n’objecte qq ce soit. Virage neoconservateur.

                     

                     


                  • Traroth Traroth 23 mai 2008 14:37

                    Sur le Titanic aussi, il y avait des gens qui se demandaient si le bateau arriverait à l’heure...


                  • krapo krapo 25 mai 2008 14:02

                    tout a fait d accord avec vous,Tonton Archibal, de nos jours, si nous voulons devenir riches surtout ne travaillons pas ... mais spéculons...

                    Meme les états sont dépassés par les banques, un parlementaire élus ne fait pas le poids devant un financier et c est bien la, que le bat blesse...

                    Probleme de matiere premiere ? les hommes peuvent trouver les solutions si les financiers ne prennent pas le pas sur la démocratie...


                  • Mr Mimose Mr Mimose 23 mai 2008 12:44

                    Héhé tout à fait d’accord avec le constat de l’auteur et sa vision de l’avenir !

                    Les gens qui vivent dans les villes vont souffrir, à la campagne ont s’en sortira mieux, on pourra toujours faire pousser quelques patates et avoir quelques poules !

                    Je commence à stocker des boites de conserves, pates, riz, sucre,blé dans mon sous-sol, on ne sait jamais. Pensez aux cigarettes, ça s’échange bien au marché noir.

                    bisous.


                    • Cug Cug 23 mai 2008 13:48

                      Pareil !!!


                    • Philippe D Philippe D 23 mai 2008 14:26

                      Ah, vivre à la campagne !

                      La revanche sur la ville, enfin. Depuis le temps.

                      Oui, Enfin à condition de ne plus avoir besoin de se déplacer, de ne pas avoir besoin d’emmener les enfants à l’école, de ne pas aller se faire soigner, à condition d’être armé jusqu’aux dents pour défendre ses pieds de tomates, d’accepter de pédaler pour établr sa connection à internet...

                      Alors la ville ou la campagne ? Rat des villes ou rat des champs ?

                      Quel optimisme, Direction retour direct vers le passé. Où l’on s’aperçoit que l’on est tous devenus bien dépendants de cette fichue modernité.


                    • aquad69 23 mai 2008 14:38

                      Bonjour Mr Mimose,

                      au fait, sans indiscrétion, quelle est votre adresse ?

                      Nous allons jouer à nouveau à l’assaut du château fort, mon cher, pillages, abus, et voies de fait...

                      à bientôt ! Thierry


                    • Inspecteur Calamar 23 mai 2008 17:10

                      A Monsieur Mimose qui fait des stocks de réserves, sans hésitation, attribuons la palme du beaufisme et de l’instinct grégaire.

                      C’est avec ce genre d’individu que nous pouvons espérer le pire.

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