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Accueil du site > Actualités > Société > « Culture banlieue » : quand Arlette Chabot dérape...

« Culture banlieue » : quand Arlette Chabot dérape...

« Culture banlieue »

Le mot est lâché par Arlette Chabot, et rendu public par la diffusion jeudi soir de l’émission politique À vous de juger préenregistrée.

Sans s’attarder sur le fond même du débat, lequel est vital pour l’avenir des citoyens de ce monde, et pas seulement les Européens, comment rester indifférent devant une si insignifiante expression ?

Resituons le contexte : une émission politique avec 8 invités politiques, tous défendant avec force conviction leur ligne et leurs idées. Des passes d’armes ; et alors ? Si la passion l’emporte quelques fois sur la raison, n’est-ce pas également le montre de la profonde implication de ses sujets et la force de leurs convictions.

Après, ils sont des hommes, et la langue française ne s’épanouit pas uniquement dans l’emploi de périphrases et euphémismes utilisés trop souvent en politique pour endormir les citoyens. La verve et le vivant de la langue s’expriment dans tous les registres.

"Je n'ai jamais vu ça. C'est la culture banlieue qui entre dans le débat politique. Tous les coups sont permis".

J’ai beau lire et relire ces phrases, j’en demeure choquée. En revanche, « culture banlieue » est une expression innommable et blessante. C’est juxtaposer deux termes qui n’ont rien à voir.

De son origine, le mot prend un sens péjoratif ‘le ban’, territoire d’une lieue autour de la ville » et se définit donc par comparaison, si ce n’est exclusion, par rapport à la ville. C’est donc avant tout une accession géographique : il s’agit d’un ensemble (territoire, agglomération, villes secondaires,..) entourant une ville et participant à son activité.

En ce sens, si on prend l’exemple de la banlieue parisienne, tout est banlieue hors Paris : Puteaux, Neuilly sur Seine, Saint-Denis, Pantin, Bobigny, Vincennes, Créteil, Thiais, Sceaux et Malakoff. Il n’est pas besoin de tout citer pour se rendre compte que la banlieue recouvre une diversité énorme en termes d’habitat, de population, de moyens de communication, d’identité même.

Que signifie donc cette curieuse expression « culture banlieue » ; dont nous noterons l’absence évidente de préposition ?

Le mot culture peut prendre une multiplicité de sens en fonction du contexte. Compte-tenu de l’absence totale de lien évident entre les 2 mots, il est difficile de trouver le sens approprié. J’aime assez la définition donnée par Wikipédia : « Le mot culture tend à désigner la totalité des pratiques succédant à la nature. Chez l'humain, la culture évolue dans le temps et dans les formules d'échanges. Elle se constitue en manières distinctes d'être, de penser, d'agir et de communiquer. »

Plus loin on trouve exactement ma motivation à écrire cet article : « La notion de culture est au cœur d'un enjeu humain essentiel : celui de dire ce qu'est l'espèce (homo sapiens sapiens) à travers ce qu'elle fait. »

Arlette Chabot exprime donc ainsi son opinion sur les comportements propres à des individus habitants dans les agglomérations autour d’une ville. Qu’est-ce qu’une ville ? On pourrait tourner longtemps autour du pot ; mais je crois que le doute n’est plus permis.

En tant que banlieusarde, née et ayant grandi en banlieue parisienne, et habitant aujourd’hui la banlieue lyonnaise, je voudrais remettre quelques pendules à l’heure :

- Non, la banlieue n’est pas un champ de guerre dans lequel « tous les coups sont permis »

- non la banlieue n’est pas composée d’habitations supérieures à 4 étages et dont les halls d’immeubles sont squattés

- non, la banlieue n’est pas, comme j’ai pu le lire, une zone sous-cultivée où l’éducation public est inopérante

- non, la banlieue ne se définit pas par l’endroit où les transports en commun s’arrêtent

La banlieue est un lieu de vie. Elle est même bien plus que cela : pour un grand nombre d’habitants, par choix ou contrainte (91% de banlieusards en région Ile-de-France), c’est un lieu d’habitation où existent les mêmes services qu’en ville et où les transport sont interconnectés avec la ville (dans l’idéal). La banlieue, c’est la zone d’implantation principale des zones industrielles et commerciales ; c’est un lieu de vie, de communication, d’épanouissement.

Habiter en banlieue est certes une caractéristique, mais elle ne caractérise pas un individu, c’est ce que fait l’individu qui le fait être lui-même ; et il semblerait que ni politesse ni l’intelligence ne soient la marque de fabrique de Madame Chabot.

Renier cela, et oser parler avec mépris de « culture banlieue », c’est lancer son mépris à la figure de millions de personnes.

Quel camouflet !

Lancer de grands « plans banlieues » ou autres pseudo plans de rénovation à force de coups médiatiques ne fait pas cacher l’incapacité qu’ont les politiques à intégrer cet espace banlieue en coordination avec les villes et à trouver des connexions entre les deux plutôt que de rejeter systématiquement la périphérie.

La banlieue est aujourd’hui davantage un lieu de vie que de ban ; et mérite qu’on la respecte.


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44 réactions à cet article    


  • fouadraiden fouadraiden 6 juin 2009 15:35



     bah , faut remercier ces gens plutôt que de les accuser , de les traquer au moidre faux pas , là tu sais ce qu’ils pensent de toi , ta famille, tes origines et ton squat.


     fo savoir ce que vous voulez, que les choses soient dites ou pas ?

     et estime-toi heureux , bientôt ils diront publiquement que la sous-culture des arabes et des noirs des banlieues c’est de la merde et que ça leur pose un véritable problème, après....


    • mrdawson 6 juin 2009 20:31

      What ? Vous ne seriez pas un peu monomaniaque ? Je ne crois que la « sous-culture des arabes et des noirs » soit le sujet de l’article. Il me semblait qu’il parlait des banlieues (habitées par... des français, quel choc) et de la vision qui en était donnée dans les médias.


    • fouadraiden fouadraiden 6 juin 2009 22:53



       mais non les rapeurs et autres idiotes qui courent après des ballons sont qui vs savez...


    • L'enfoiré L’enfoiré 6 juin 2009 16:04

      @L’auteur, Personnellement, je ne sais pourquoi, un peu quand même, je n’aime pas la manière d’interverwer comme Arlette Chabot le fait. Interviewer, c’est orienter un débat et reprendre la main quand cela dévie et pas avec les mains en l’air pour calmer le jeu.
      Votre interviewer sur France 5 le dimanche a le même problème. Je ne me souviens pas de son nom, mais il a des lunettes.


      • Nycolas 6 juin 2009 22:47

        Serge Moati ?


      • L'enfoiré L’enfoiré 7 juin 2009 20:35

        Nicolas, Yes. Merci.


      • pallas 6 juin 2009 16:15

        Arlette Chabot n’est qu’une ratée, elle pense avoir connu la vie mais elle ne connais rien.

        Ces années de paix ont forgé des individues faible mentalements qui n’ont aucunes ambitions particulieres, absoluments aucunes passions, se ne sont que des tocards.

        Cohn Bendit vien d’etre balayer d’un revers de la main, mais elle aussi, ils sont tous balayer de cette maniere car se sont des faibles et laches qui vivent dans leurs tours d’ivoires, Besancenot c’est pareil, a peut pret tout le monde est ainsi.

        L’avenir heureusement sera un cauchemard, et ces petits etres pleutres et laches se feront ecrasé. Il ne savent pas combattre, ils sont carieristes, ils ne sont pas pas digne de leurs parents qui eux au moin, malgré leurs defauts etaient des etres passionné.


        • snoopy86 6 juin 2009 16:22

          orthographe banlieue ?

           smiley smiley


        • ddacoudre ddacoudre 7 juin 2009 00:29

          bonjour pallas

          cela faisait longtemps que je n’avait pas lu un de tes commentaires.

          tu as presque raison, dans la construction des dominants systémique pour détenir le pouvoir il suffit d’être coopté par le système et nul besoin d’être le plus fort ou le plus courageux. c’est le résultat de notre activité culturelle. aujourd’hui pour conduire un 35 tonnes pas besoin d’avoir de gros bras biologique, une femme y parvient grâce au bénéfice de la culture qui a conçu la direction assisté.

          le problème reste au demeurant alors qu’elle soit un chauffeur compétant, ce qui n’est pas toujours le cas de ceux qu’élit le « dominant systémique »( le dominant systémique est l’ensemble des règles qui coordonnent le comportement culturel des hommes, d’où s’extraient des individus qui veillent à leur respect et à leur évolution)

          mais sur un point tu risques d’avoir juste si l’on recherche les raisons qui font que des civilisations se délitent.

          cordialement.


        • appoline appoline 7 juin 2009 14:12

          @ Farkans,

          Alors la censurée, toujours avec vos posts malsains. Pallas a raison, quand arrivera les temps difficiles, il faudra apprendre à survivre et vite. Nous allons vers l’inconnu et les carriiéristes et matérialistes vont en prendre plein le nez ; quelque part, ce ne sera que justice.

          Quant à ces journalistes qui se pensent au dessus du lot, ils seront balayés car inutiles et il y a une sacrée palanquée. Ceci dit, il faut avouer que les banlieues récoltent ce qu’elles ont semé, à force de vouloir passer pour des abrutis, on vous traite comme tel et là, je dois avouer que beaucoup excellent. Quant à la culture, là encore, écouter du rap et écrire de la prose à deux balles n’a jamais rendu intelligent, depuis quarante ans que les frontières sont de véritables passoires, on l’aurait remarqué.


        • madeze 7 juin 2009 16:54

          Bonjour,

          Avant de donner des leçons vous auriez mieux fait de prendre des leçons de français ; il n’y a rien de plus désagréable que de lire un texte truffé de fautes d’orthographe.
          Allez, bon courage à l’école ou alors utiliser le correcteur d’orthographe.


        • Τυφῶν בעל Perkele Ahriman 6 juin 2009 17:31

          La banlieue c’est de la merde. Moi qui y vis, je peux vous dire, c’est de la merde.
          Et encore, par chez moi, c’est plutôt bourgeois. (entendez par là que les coins plus prolos sont encore plus merdique)
          C’est d’un chiant, comme endroit, c’est horrible. ça cumule les inconvénients de Paris et de la cambrousse sans aucun avantage de l’un ou de l’autre. 
          Non, vraiment, dire du mal de la banlieue, dans beaucoup de cas, c’est être en dessous de la vérité.
          Un peu de musique, pour appuyer mes propos :

          AS Dragon --- Mais pas chez moi

          Emmène-moi,
          où tu voudras,
          mais pas chez moi.
          Alors je te ferais,
          comme il se doit,
          Mais pas chez moi.
          Du trash et des baisers.
          Je saurais m’oublier,
          dans un lieu sans passé.
          Sans le bruit des murs, sans cette odeur cassée.

          Chez les autres filles, il y a des draps, mais pas chez moi.
          Et chez les autres filles, on se sent chez soi, mais pas chez moi.
          Chez elles c’est sans danger.
          On reste sans hurler,
          dans ces lieux décorés,
          Où les murs se cassent, où tout m’est étranger.

          Chez moi c’est rien, ça n’existe pas.
          On s’y sent mal et tout est fait pour ça.
          Chez moi le vent, il ne passe pas,
          c’est plein de choses qui ne sont pas pour toi.
          Non ce n’est rien c’est bien pire que ça,
          c’est quelque chose que l’on oublie pas.
          Chez moi les gens ils ne respirent pas,
          et toi non plus tu n’en sortirais pas.

          Du trash et des baisers,
          je voudrais oublier,
          dans un lieu sans passé,
          le bruit de mes murs et leur odeur cassée.

          Non ce n’est rien, c’est bien pire que ça,
          c’est quelque chose que l’on oublie pas.
          Chez moi les gens, ils ne respirent pas,
          et toi non plus tu n’en sortirais pas.
          Chez moi c’est rien, ça n’existe pas
          On s’y sent mal et tout est fait pour ça.
          Chez moi le vent, il ne passe pas.
          C’est plein de choses qui ne sont pas pour toi.
          Mais ce n’est rien, c’est bien pire que ça
          C’est quelque chose que l’on n’oublie pas.
          Chez moi les gens, ils ne respirent pas,
          et toi non plus tu n’en sortirais pas.

          Typhon


          • Paradisial Paradisial 6 juin 2009 17:49

            Journalistes, nous sommes là pour vous libérer !

            Incisive Conférence de Presse

            Dédiée tout d’abord à la presse, quant au respect des règles déontologiques du métier de journaliste, cette conférence fut du début à sa fin jonchée de leçons de morale adressées à l’intention des professionnels du journalisme, avant même le citoyen sensé voter aux européennes..

            Des moments inédits que l’on ne saurait jamais voir ailleurs dans une conférence de presse livrée par des politiciens.

            « Messieurs les journalistes nous sommes là pour vous libérer ».

            Tel était le mot entonné par le Parti Antisioniste.

            • Mise au point de Dieudonné sur sa sortie concernant Pascal Bernheim
            • Quelle est la réelle identité des agresseurs du cortège Dieudonné ?!
            • Qui est cet homme, le cinquième agresseur, caché par la justice ?
            • Les médias en plein flagrant délit de mensonge
            • Définition du Sionisme par la Liste elle-même
            • Le Parti Antisioniste de France n’est qu’un début
            • Presse et Justice : le deux poids deux mesures
            • Commentaire de l’attitude de Christophe Barbier
            • La peur du débat public par les contradicteurs
            • Point de vue sur la campagne électorale
            • Appel à un syncrétisme national, transcendant les différences
            • Appel à une résistance loyale
            • ....

            Le métier de journalisme revu par la Liste Antisioniste.

            Tout un programme, plein de leçons, d’étonnement, de rires, et de bons sens.

            - * - * - * - * - * - * - * - * - *

            Si les européennes ne serviraient pas à grande chose, distribuons leurs au moins des quenelles !!!


            • abdelkader17 6 juin 2009 20:46

              Notre jeune diplômé découvre enfin ce que pensent les élites politiques et médiatiques de la banlieue et ses habitants, ça a le mérite d’être clair.
              chasse le naturel il revient au galop.
              Les banlieues disparates ne recouvrent qu’une réalité dans l’esprit de la classe dominante, la figure dangereuse de l’ancien colonisé et de sa descendance, l’ennemi intérieur.


              • fouadraiden fouadraiden 6 juin 2009 20:52


                oauis ,le pauvre Stirya vient de naître au monde tricolore, sans doute trop occupé à ses études. je le plains.

                 c’est comme si un noir découvrait le sens du mot négro et sa condition parmi les blancs

                 ha ha ha ha

                 et le pire avec ce genre de personnes, qui sont legion, il suffit quils se mettent à gagner quelques euros pour ne plus rien voir de la vraie réalité.


              • abdelkader17 6 juin 2009 21:17

                quand Bois guibert n’a pas sa dose de racisme quotidienne,il ne se sent pas bien c’est fait il peut éteindre son ordinateur et regarder la télévision.


                • french_car 6 juin 2009 21:41

                  Il essaie de battre le record de rapidité de censure de post. Plus fort il éructe plus il se fait virer vite.


                • souklaye souklaye 6 juin 2009 22:13

                  Voter pour la phobie

                  La peur est un instinct naturel et primaire.
La marchandisation de cette dernière atteste que la culture n’aura jamais le dessus sur le jeu de la chaîne alimentaire.

                  La peur est le moteur et le copilote des redécoupages territoriaux, de la lutte des religions pour le leadership, mais également des fantaisies dogmatiques se construisant pour ou contre l’économie.

                  La mécanique humaine concède le bénéfice du doute à la diplomatie, tant que celle-ci est rentable.

                  La peur est le baromètre idéal pour scanner l’électorat national, pour fédérer les extrémistes et les modérés ou, enfin, pour façonner des guerres à l’image de la sophistication technologique et scientifique de la barbarie.

                  La suite ici :

                  http://souklaye.wordpress.com/2009/04/25/note-de-service-le-business-de-la-phobie/


                  • Bois-Guisbert 6 juin 2009 23:06


                    La peur est un instinct naturel et primaire.

                    Il n’y a pas que la peur, il y a aussi le refus des promiscuités, dans le rejet de la fameuse diversité. Un document, miraculeusement sauvé, remontant aux temps de la liberté (relative, mais c’était beaucoup mieux que le rien des jours d’aujourd’hui) d’expression, le prouve de manière irréfutable :

                    http://www.youtube.com/watch?v=8yR_1563els


                    • abdelkader17 6 juin 2009 23:17

                      @Bois guibert
                      un petit brin de nostalgie, le bruit et l’odeur de notre ami Chirac hahahaha.
                      t’a vraiment été chercher la France profonde, les années Mitterand tout le folklore sos racisme et toute l’équipe c’était le bon temps.
                      C’était le temps ou la France n’était pas encore un territoire occupé, disons que c’était le début de l’occupation, tu vois maintenant c’est trop tard on ne pourra plus inverser la tendance.hihihihi


                      • Mathis Nithart 6 juin 2009 23:34

                        Abdelkader,

                        Quand on va interroger certains jeunes de certains quartiers, ils se revendiquaient clairement racistes anti blancs, mais c’était plus culturel, ils peuvent parler d’un noir ou d’un arabe qui est « devenu blanc »

                        Tu as l’air de dire qu’ils prendront le pouvoir, mais c’est du fantasme, et puis, ne le souhaite pas trop, car ils te considèreront comme un « blanc » (tu parles trop bien, tu es trop curieux).

                        Il ne faut pas attendre des évènements quand on va en payer les conséquences, mais hélas, on manque parfois de lucidité par rapport à soi-même.


                      • Bois-Guisbert 7 juin 2009 00:01

                        Chirac, douze ans de présidence, une seule déclaration sensée (sans suite aucune, bien évidemment), dont on peut vérifier de nos jours le bien-fondé, mais multiplié par dix ou quinze. La voici :

                        Comment voulez-vous que le travailleur français qui habite à la Goutte-d’or où je me promenais avec Alain Juppé il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! si vous ajoutez à cela le bruit et l’odeur, eh bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et il faut le comprendre, si vous y étiez, vous auriez la même réaction.

                        Merco Abdelkader de m’avoir permis de le rappeler.

                        Ayons une pensée pour les de souche, souvent des personnes âgées, qui sont coincés dans cette fange émétique sans espoir d’en sortir.


                      • abdelkader17 7 juin 2009 00:45

                        @Mathis
                        c’est une plaisanterie entre moi et Bois Guibert vous savez c’est un peu la guerre froide entre moi et lui.
                        Ni sectaire, ni raciste, quand je vois les discours que certains tiennent ça me fait plutôt rire, ils perçoivent un danger que je ne comprend pas, ça relève de l’irrationnel.
                        Circulation des biens et des capitaux ,mais l’homme s’arc- boute sur le fantasme du vieille état nation.
                        La construction européenne à supprimer les frontières et créer des entités supranationales, on a clairement peur de l’étranger porteur de culture et de religion différente.


                      • abdelkader17 7 juin 2009 00:48

                        @Bois Guibert
                        t’es trop fort dommage que tu sois dans le camp adverse, met donc ton intelligence au service de l’humanisme.


                      • Bois-Guisbert 7 juin 2009 11:34

                        met donc ton intelligence au service de l’humanisme.

                        Si tant est que j’aie de l’intelligence à mettre au service de quelque chose, ce ne serait pas à celui d’une cause morte, mais toujours aussi redoutablement nuisible. L’individualisme exacerbé de notre temps, et son corollaire consumériste, sont les conséquences inéluctables de l’humanisme. C’est aussi ce que pensait Alexandre Soljenitsyne.

                        A cela s’ajoute le fait que je considère comme irresponsable et criminel, le fait de vouloir faire vivre ensemble des gens qui ne sont pas fait pour cela. Même si des exemples particuliers, individuels, limités et ponctuels, font croire le contraire à ceux qui ont besoin de croire le contraire.


                      • abdelkader17 7 juin 2009 11:52

                        @Bois Guibert
                        Il faut reconnaitre la qualité de ces adversaires.


                      • abdelkader17 7 juin 2009 11:56

                        correction

                        @Bois Guibert
                        Il faut reconnaitre la qualité de ses adversaires.


                      • Bois-Guisbert 7 juin 2009 12:49

                        Il faut reconnaitre la qualité de ses adversaires.

                        « La complaisance pour l’adversaire est le signe distinctif de la débilité, c’est-à-dire de la tolérance, laquelle n’est en dernier ressort qu’une coquetterie d’agonisant. »

                        Emil M. Cioran, 1911-1995.


                      • abdelkader17 7 juin 2009 14:11

                        @Bois Guibert
                        Un auteur Roumain passablement xénophobe et antisémite ça tombe sous le sens.


                      • Mathis Nithart 7 juin 2009 16:30

                        @ Abdelkader

                        La grande majorité des Européens garde au fond d’eux une crainte diffuse de l’Islam, à cause de la vague de conquêtes du VIIIème siècle et de la poussée plus tardive des Turcs en Europe.

                        Aux XIIème-XIIIème siècle l’Europe a commencé à envoyer des explorateurs en Asie, découvrant ainsi son étroitesse géographique. Quand les Turcs ont avancé en Méditerranée orientale, un siècle plus tard, les Européens ont eu le sentiment d’être encerclés de tous les côtés (pas encore d’Amérique, la Scandinavie et la Russie qui se perdent dans des espaces inhabités), les seuls contacts étaient avec un monde musulman qui avait des volontés expantionnistes. Ceci a joué d’ailleurs dans le développement des expéditions en haute mer qui allaient aboutir à Vasco de Gama et Christophe Colomb (contourner l’encerclement).

                        Je crois que les Européens qui ne gardent pas une trace de cette crainte au fond d’eux, si minime soit-elle, sont très rares, malgré des efforts de réflexion pour mieux comprendre les réalités actuelles.


                      • Mathis Nithart 6 juin 2009 23:22

                        Il y a deux choses que je récuse dans cet article :

                        Tout d’abord, il faut respecter la langue, et je refuse que l’on attente à la polysémie des mots. Oui, c’est une chance que, comme des milliers d’autres mots, le terme de « banlieue » ait une multiplicité de sens. Il y a les banlieues dortoirs, les banlieues aisées, les banlieues (celle de Billancourt avant), « la » banlieue.
                        Un jour, à force de terrorisme intellectuel, on aura plus le droit d’utiliser que des mots qui n’auront aucune ambiguité, aucune connotation et ne porteront aucune charge symbolique. En fait, je doute que vous soyez très contents le jour où communiquera par un langage qui ressemblera à celui de la programmation informatique, de par sa fonctionnalité stupide et son étroitesse.

                        Ensuite, il y a bel et bien une « culture banlieue ». Il y a une controverse entre certains linguistes (dont bentolila) sur les jugements de valeur qu’ils portent sur la langue des banlieues, mais aucun ne cherchait à dire que le langage utilisé dans les banlieues était identique à celui d’autres zones géographiques. Cette langue se caractérise par un nombre de mots utilisés assez réduit et une syntaxe propre. Cet exemple montre que cette culture existe, elle se matérialise par un langage propre.

                        C’est pour moi un faux procès, c’était la culture d’une partie de la banlieue qui était visée, même si je ne pense pas qu’Arlette Chabot connaisse bien l’aire urbaine de Paris, une fois sorti de la ville intra-muros.


                        • ddacoudre ddacoudre 7 juin 2009 00:13

                          bonjour styria

                          d’accord avec toi pour la banlieue, il y en a plein le dos de tableau réducteur pondu par les journalistes incapable de précision pour éviter les amalgames, à en croire que c’est cela qu’ils recherchent. il y a des ghettos à problèmes dans les banlieues, et y réduire tous ses habitants est une tromperie.
                          eux qui connaissent l’effet loupe de l’information devrait comme professionnel mentionner le discernement nécessaire, sauf que nous sommes dans un monde de « communiquant » où le leurre et la duperie est presque devenu la règle.

                          je tiens Madame Chabot pour une nullité, c’est une pourvoyeuse de spectacle, elle ferait mieux d’animer un grand cabaret.
                          mais à sa décharge nos politiques ne valent pas mieux de se prêter à ce jeux merdique du super marché du débat politique où le fond cède le pas aux brèves de comptoir, sauf que ceci est le plus souvent ce qu’attendent les télé spectateurs.

                          plus le temps passe moins les citoyens sont au faits des questions politico économiques au bénéfice de la parade dramaturgique servi par les valets du pouvoir.

                          je ne suis pas déçu car tous ne peuvent acquérir la capacité de la nécessaire transgression, l’étude de Milgram est là pour le rappeler.

                          cordialement.


                          • Styria Styria 7 juin 2009 02:33

                            De l’auteur @ tous :
                            Je tiens à préciser le sens de cet article :
                            - oui, il existe bien une « culture banlieue », le fait d’adopter un comportement, des façons de penser différents des gens habitant s en « ville »
                            Cependant, le mot « banlieue » se réduit trop souvent à « racailles », « filous » ou « non éduqués » ; qui sont des amalgames réducteurs et montrent le limite intellectuelle de leurs auteurs.

                            Je tiens à rappeler que la banlieue, définie avant tout comme ensemble géographique recouvre une très grande diversité. La majorité des banlieusards sont des gens polis, éduqués, respectueux et tolérants. Plus cosmopolites, ils sont souvent beaucoup plus ouverts qu’en ville, dans laquelle l’élite fait ressortir son caractère snob, voire méprisant pour cette banlieue qui les gênent !

                            Quant au "nombre de mots utilisés assez réduits et la syntaxe propre" propre de la banlieue, je n’ai envie de reprendre, ce qui paraitra assez adapté, que le mot de Cambronne.


                            • Mathis Nithart 7 juin 2009 09:29

                              Oui, mais je crois qu’il faudrait un article construit différemment si c’est votre propos de montrer que la banlieue parisienne véhicule beaucoup de clichés. Beaucoup de gens savent bien que le terme de banlieue recoupe des situations très diverses, vous devriez faire un article différent pour cela, avec plus de chiffres et d’exemples.

                              Pour ce qui est de la langue des banlieues, si je dois me situer par rapport aux débats de linguistes sur le sujet, je considère que c’est un sabir d’une grande pauvreté et aussi capable de transcrire des idées complexes que les patois corse, picard ou sarde.


                            • Céphale Céphale 7 juin 2009 11:40

                              @Styria

                              Vous avez raison de faire de la sémantique sur ce mot, mais le fond de l’affaire - vous l’avez écrit - est le profond mépris de Madame Chabot pour ceux qui n’appartiennent pas au petit monde parisien qu’elle représente.

                              J’approuve entièrement votre mise au point.


                            • iindie 7 juin 2009 04:28

                              Il faut bien comprendre que pour nos chers (très voire trop) hommes et femmes politique , la banlieue est ce qu’ elle est dans le sens étymologique ’le lieu du ban’ c’ est à dire un lieu de bannissement . Cela s’ applique au sens large du terme , vu de paris c’ est l’ensemble du reste du territoire dont on parle à part l’ hyper-centre de quelques grandes métropoles régionales . C’est triste mais le jacobinisme français est encore une force prépondérante dans l’ exercice du pouvoir en France. 


                              Il faut comprendre que dans le sens ’lieu du ban’ on regroupe ce que l’ ensemble de l’ élite ne veut pas prendre le temps de connaître ou de reconnaître . On ne parle pas que des quartiers défavorisé dans ce genre de circonstances depuis fort longtemps. 

                              Le gros soucis c’est qu’à ce jour nous vivons sous le joug du « politquement correct » qui étouffe toute libre pensée en dehors des clous du système en place . On a vu les ravage de ce type de comportement aux USA , et on a importé le mécanisme . L’ absence de discours politique varié et la sclérose qui s’en est suivie dans la société française à conduit et continue à conduire à un repli sur soi et un entre soi qui ne dit pas son nom par peur de tomber sous le couperet de ses propres instruments. 

                              La question qui se pose est alors le dépérissement de la réflexion de la société sur elle même on entre dans un ère du vide qui conduit à terme à régir la société du manière de plus en plus liberticide soit au nom du principe d’ autorité soit au nom du principe de précaution ou encore au nom d’ un certain angélisme de mauvais aloi. 

                              On arrive donc à un système qui ne vit que par et pour ses instruments , nous en sommes au point où il faut le reconnaître le système ne tient que par la peur que celui ci inspire à ses citoyens.

                              Madame Chabot , avec son émission ne fait que refléter une partie du mépris dans lequel le microcosme parisien tient le reste de la population faisant vivre ce même microcosme. Je n’ose imaginer le cynisme qui teint cet ensemble . Pour ce qui est des intervenants à son émission , je n’ oserai penser que ces derniers soit les pires . Il m’ appartient de noter que ces derniers grandissent rarement de tels débordements.

                              • Nadia Nadia 7 juin 2009 12:42

                                Titre de l’article de Georges-Marc Benamou ce jour dans Nice - Matin « FRANCOIS BAYROU SE FAIT DOUBLER PAR LE ROUQUIN ».
                                Par le rouquin ?
                                Il veut dire quoi ce journaliste ?


                                • Dr. Larsen Dr. Larsen 7 juin 2009 13:11

                                  Ouai bon, c’ est certain qu’ il y a certains endroits en banlieue parisienne où c’ est grave la merde mais bon... ça fait 20 ans qu’ on nous bassine avec ça ! Moi, j’ ai grandi dans le 93 et pourtant je suis pas mort ni completement debile pour autant !
                                  Cela dit, ça commence à un peu m’ embeter d’ entendre toujours les mêmes bourgeois gauchistes de Province ou bien les mêmes fachos en parler !
                                  Faut quand même pas deconner !
                                  Bon ok y a des ghettos et le métissage des cultures était une arnaque afin de faire marcher les usines à plein régime sans greves et pour pas trop cher !
                                  Tout le monde sait ça !
                                  Conclusion : Y a des endroits en banlieue panamiene vraiment tout pourris et le métissage est une histoire de gauchistes frustrés qui habitent à la campagne. Bref y a pas de quoi faire un fromage, ouech Arlette ma couille...
                                  C’ est bon, je parle bien comme le banlieusard que je suis, les gauchos sont épatés, les fachos sont outrés ? MDR BANDE DE NULS !


                                  • Jean-no Jean-no 7 juin 2009 14:25

                                    C’est un symptôme assez banal de la culture parisienne et du mépris qui entoure la banlieue en général. Même les banlieusards ont intégré ces poncifs...


                                    • millesime 7 juin 2009 15:33

                                      non Madame Chabot n’est point sotte,
                                       (on accède pas à son poste aussi facilement que çà.. !) d’autant plus que physiquement elle n’a rien pour plaire.. ! (à mon sens certes)
                                      En fait elle reflète la pensée unique : le mépris qu’a le microcosme parisien à l’égard des banlieues..et pas n ’importe quelle banlieue, surtout les quartiers défavorisés bien évidemment. (j’aurai bien du mal à y vivre d’ailleurs en toute franchise.)
                                      je préfère de beaucoup ma belle campagne.

                                      http://millesime.over-blog.com

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