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D’où vient la propagande anti-française et à quoi aboutit-elle ?

La Chine est devenue ce qu’elle est depuis toujours, le centre du monde, "l’Empire du Milieu". Mais où est passée l’intelligence confucéenne ? Les Chinois ne comprennent-ils pas qu’ils n’ont rien à gagner à montrer un visage hostile au reste du monde, et en particulier vis-à-vis d’une communauté réputée pour son pacifisme historique et sa gentillesse comme celle des bouddhistes tibétains ?

Les appels au boycott se propagent à grande vitesse en Chine au travers un simple e-mail que les internautes chinois transfèrent en boucle à leurs listes de diffusion. Serait-ce la révolte du charcutier contre l’hypermarché, une sorte de poujadisme chinois ? Hier, lors de l’entrée de l’armée américaine en Irak les "french frites" étaient, elles aussi, boycottées outre-Atlantique.

Luying Song, une jeune Chinoise installée à Paris depuis trois ans, recevait à son tour cet e-mail, en mandarin, envoyé par un ami pékinois.

Voici la traduction de son contenu :

« Message à diffuser à tous vos contacts. Voici ce qui s’est réellement passé pendant le passage de la flamme olympique, ce que les Français ont fait quand les Chinois ont accompagné la flamme, un symbole de paix et d’amitié, sur leur territoire :

  • 1- avant le relais, une chaîne de télévision française a demandé aux gens d’aller protester dans la rue pour que les drapeaux chinois ne flottent pas dans Paris ;
  • 2- la flamme a été éteinte à quatre reprises face aux interruptions des séparatistes tibétains ;
  • 3- la police française en charge de la sécurité a regardé, impassible, les séparatistes s’emparer de la flamme jusqu’à faire tomber une pauvre porteuse de flamme handicapée ;
  • 4- sur le parcours de la flamme, des centaines de Français ont déployé des drapeaux du Tibet et crié "Honte à la Chine" pour protester contre notre nation ;
  • 5- des groupes de jeunes Français s’en sont même pris à des étudiants chinois qui brandissaient des drapeaux de notre pays ;
  • 6- quand la flamme olympique est passée devant l’Hôtel de Ville de Paris, des manifestants ont fait annuler la cérémonie d’accueil ;
  • 7- au lendemain du relais, les principaux journaux français ont diffusé des unes violentes à notre égard, et parlé de fiasco. »

Il est inutile de démontrer point par point que cela est une distorsion flagrante de la réalité des événements ou, tout au moins, un fantasme pur. Tous les documents vidéo accessibles sur Youtube ou Dailymotion prouvent le contraire. Et, d’ailleurs, premier point, la télévision française n’est pas l’organe officiel du politburo, capable d’intimer des ordres à la population française...

D’abord, l’emploi du mot "séparatistes" évoque un autre amalgame utilisé contre des groupes révolutionnaires indésirables ou, pire, dès le 11-Septembre 2001 à l’égard de certaines communautés religieuses : le mot magique de "terroristes".

En l’occurrence, il est bon de rappeler que la position officielle du gouvernement tibétain en exil n’est pas l’indépendance, mais l’application simple de ce que Mao ze Dong lui-même appelait en 1949 l’autonomie de la région tibétaine. Il est par ailleurs très commode de jeter l’anathème sur les réactions d’une population non armée, humiliée depuis des décennies. L’humiliation, en effet, a toutes les chances de créer la violence ; car tout Tibétains qu’ils sont, tous ne sont pas des moines, et tous les moines ne sont pas des saints.

Du reste, comment ne pas s’ingérer dans les affaires chinoises lorsqu’il est question, pour ne citer qu’un seul exemple, du Panchen-Lama (n° 2 dans la hiérarchie spirituelle tibétaine après le Dalaï-Lama), de l’emprisonnement ou de la disparition d’un enfant de 3 ans et de sa famille (non retrouvés à ce jour) ?

Que les autorités chinoises fasse le jour sur ce seul délicat dossier avant de prétendre donner des leçons de liberté aux autres.

Parlons justement de liberté. La nôtre et la première : la liberté d’expression.
Nous, Français avons pu observer l’attitude réelle des forces de l’ordre lors du passage de la flamme olympique. La description de l’attitude policière française est ici proprement délirante : "impassible" (!) alors que celle-ci fait actuellement l’objet d’une enquête administrative, et d’une procédure devant la justice de la part d’un journaliste de France Télévisions, tabassé par un policier français dans l’exercice de ses fonctions.

Au contraire, ami lecteur chinois francophone, je ne me souviens pas que la police ait été si violente lors d’une manifestation de soutien démocratique. Ici, à Paris, nous avons vécu cela comme quelque chose de nouveau et de terrible. Les images de Mai-68 en sont presque moins violentes. A l’époque, les policiers hésitaient à monter à cinq sur un gamin pour le menotter.

Mais nous ne comprenons que trop l’étudiant chinois : pour le citoyen chinois, un manifestant qui ne se fait pas tirer une balle en pleine tête est un homme libre.

Alors franchement, est-ce que c’est l’ambassade de Chine en France qui fait la loi, de la même façon que certains sbires de l’Armée populaire vêtus de bleu et de blanc ont voulu faire la loi au nez des policiers français ?

Et le triste Mélenchon se fait aussitôt élire "prochain président français" par les internautes chinois. S’ensuit la réaction fanatique des Chinois branchés sur internet : appeler au boycott de "Carrefour" ; alors qu’y sont vendus 80 % de produits fabriqués en Chine. Ils se tirent une balle dans le pied...

Ah, ils ne sont pas contents. Ils se sentent blessés dans leur orgueil national. Pour eux, les flics auraient dû y aller à la sauce chinoise, étriper, mitrailler les manifestants qui osaient crier "Liberté" par exemple, en plus d’arracher les drapeaux (tibétains) à leurs propriétaires.

Non, tout ce qui s’est passé à Paris n’est pas assez pour les dirigeants Chinois. La propagande n’a pas de limite. Ils vont bientôt nous faire croire que David Douillet a mis une beigne au gorille chinois qui est venu lui-même éteindre la flamme...

Tout ce que les Chinois gagnent à ce jeu autoritaire sont des réactions comme les suivantes :

"Ah ils ne sont pas contents ? Il y a 500 ’boutiques’ chinoises dans le 11e arrdt. de Paris. Ils n’ont qu’à venir rapatrier eux-mêmes et à leurs frais les 500 000 clandestins qui font travailler des enfants dans les caves de Paris et bloquent toute la ville avec leur camion moteur allumé !"

L’ironie de l’histoire est que la tenue des jeux Olympiques (le CIO grâce à son choix libre, n’est-ce pas ?) vient raviver un nationalisme chinois que je pressens comme extrêmement dangereux.

Liens connexes : http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080...


par Brisefer lundi 21 avril 2008 - 102 réactions
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  • Par Traroth (xxx.xxx.xxx.37) 21 avril 2008 10:46
    Traroth

    J’ai une bonne idée : ils boycottent les produits français, et nous les produits chinois, et on regarde qui est le plus emmerdé, ok ?

  • Par TSS (xxx.xxx.xxx.50) 21 avril 2008 11:28

    comme le dit,ce matin, un chef d’entreprise français travaillant en chine :

    les manifestations spontanées en Chine n’existent pas ,les 200 chinois regroupés devant les "carrefours" sont filmés en plan rapproché pour un effet masse ! les chinois dans la rue s’en foutent, ils ont d’autres chats à fouetter !!

    conclusion de ce monsieur :Sarkhosy et le Gvt se font promener...

  • Par Sylvain Reboul (xxx.xxx.xxx.58) 21 avril 2008 18:11
    Sylvain Reboul

    Cette phrase est historiquement totalement fausse et me fait renoncer à poursuivre. Votre mythologie sur Tibet ne peut en rien fonder une quelconque analyse réaliste de la situation.

    Un commentateurs sur AV  (Tarouilan (IP:xxx.x7.167.241) le 17 avril 2008 à 14H22) a rapporté les faits historiques suivants que tous les historiens du Tibet connaissent :

     

    "Le Dalaï-lama, lui-même, a affirmé que "l’influence pénétrante du Bouddhisme" au Tibet, "au milieu des espaces grand ouverts d’un environnement non corrompu a eu pour effet de produire une société consacrée à la paix et à l’harmonie. Nous jouissions de la liberté et du contentement."4 Une lecture de l’histoire du Tibet suggère une image différente. Au treizième siècle, l’Empereur Kublai Khan a créé le premier Grand Lama, qui devait présider tous les autres lamas à l’instar d’un pape qui préside ses évêques. Plusieurs siècles plus tard, l’Empereur de Chine a envoyé une armée au Tibet pour soutenir le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui s’est alors donné le titre de Dalaï (Océan) lama, dirigeant de tout le Tibet. C’est tout à fait une ironie de lhistoire : le premier Dalaï-lama a été installé par une armée chinoise.

    Pour élever son autorité, le premier Dalaï-lama saisit les monastères qui n’appartenaient pas à sa secte et aurait détruit les écritures bouddhistes qui étaient en désaccord avec sa revendication à la divinité. Le Dalaï-lama qui lui a succédé a poursuivi une vie sybaritique, jouissant de la compagnie de beaucoup de maîtresses, faisant la fête avec des amis, et agissant entre autres façons considérées inconvenantes pour une divinité incarnée. Pour cela, il fut éliminé par ses prêtres. Durant 170 ans, malgré leur statut reconnu de dieu, cinq Dalaï-lama ont été assassinés par leurs grands prêtres ou par d’autres courtisans.5

    Shangri-La (pour Seigneurs et Lamas)

    Les religions ont eu un rapport étroit non seulement avec la violence mais aussi avec l’exploitation économique. En effet, c’est souvent l’exploitation économique qui nécessite la violence. Tel était le cas avec la théocratie tibétaine. Jusque 1959, quand le Dalaï-lama a fini de présider le Tibet, la plupart de la terre arable était toujours organisée en domaines seigneuriaux travaillés par des serfs. Même un auteur sympathisant du vieil ordre admet que "bon nombre de domaines ont appartenu aux monastères et la plupart d’entre eux ont amassé d’immenses richesses.... De plus, certains moines et lamas individuellement ont pu accumuler une grande richesse par la participation active dans le commerce et le prêt d’argent."6 Le monastère de Drepung était un des plus grands propriétaires terriens dans le monde, avec ses 185 manoirs, 25.000 serfs, 300 grands pâturages et 16.000 bergers. La richesse des monastères est allée aux lamas ayant le grade le plus élevé, beaucoup d’entre eux étant les rejetons de familles aristocratiques.
    Les leaders séculiers firent aussi bien. Un exemple notable était le commandant en chef de l’armée tibétaine, qui possédait 4.000 kilomètres carrés de terre et 3.500 serfs. Il était aussi un membre du Cabinet intime du Dalaï-lama.7 Le vieux Tibet a été faussement représenté par certains de ses admirateurs Occidentaux comme "une nation qui n’a exigé aucune police parce que ses gens ont volontairement observé les lois du karma."8 En fait, il avait une armée professionnelle, bien que petite, qui a servi comme une gendarmerie en faveur des propriétaires pour maintenir l’ordre et traquer des serfs fugitifs.


    par Tarouilan (IP:xxx.x7.167.241) le 17 avril 2008 à 14H22

    ........./..........

    De jeunes garçons tibétains ont été régulièrement enlevés à leurs familles et emmenés dans les monastères pour être formés comme moines. Une fois là, ils étaient internés à vie. Tashì-Tsering, un moine, rapporte quil était courant que des enfants de paysans soient sexuellement maltraités dans les monastères. Lui-même était une victime de viol répété à partir de lâge de neuf ans.9 Les domaines monastiques enrôlèrent de force des enfants de paysans aux fins de servitude perpétuelle comme domestiques, danseurs et soldats.

    Dans le vieux Tibet, il y avait un petit nombre de fermiers qui subsistaient comme une sorte de paysannerie libre, et, peut-être, en plus, 10.000 personnes qui composaient la classe moyenne constituée des familles de marchands, de commerçants et de petits négociants. Des milliers d’autres étaient des mendiants. Une petite minorité était des esclaves, la plupart du temps des domestiques qui ne possédaient rien. Leur descendance naissait dans l’esclavage.10 La plus grande partie de la population rurale - environ 700.000 sur une population totale évaluée à 1.250.000 - était des serfs. Les serfs et d’autres paysans vivaient généralement un peu mieux que les esclaves. Ils n’avaient pas de scolarité ni de soins médicaux. Ils passaient la plupart de leur temps à peiner pour les lamas de haut rang, ou pour une aristocratie foncière séculière. Leurs maîtres leur disaient quelle culture produire et quels animaux élever. Ils ne pouvaient pas se marier sans le consentement de leur seigneur ou lama. Et ils pouvaient facilement être séparé de leur famille sil plaisait au propriétaire de les envoyer travailler dans un endroit éloigné.11

    Une femme de 22 ans, elle-même une serve fugitive rapporte : "De jolies filles de serfs étaient habituellement emmenées par le propriétaire comme domestiques de maison et utilisées comme il le souhaitait". Elles "étaient juste des esclaves sans droits".12 Les serfs devaient avoir une permission pour tous leurs déplacements. Les propriétaires terriens avaient l’autorité légale pour capturer ceux qui essayaient de fuir. Un serf fugitif de 24 ans a accueilli l’intervention chinoise comme "une libération". Il affirmait que pendant le temps où il était un serf, il était soumis à un travail dur incessant, à la faim et au froid, incapable de lire ou d’écrire et ne sachant rien du tout. Après sa troisième tentative de fuite ratée, il fût impitoyablement battu par les hommes du propriétaire terrien jusquà ce que le sang lui coule du nez et de la bouche ; puis, ils ont versé de l’alcool et de la soude caustique sur les blessures pour augmenter la douleur.13

    Les serfs étaient dans lobligation de travailler à vie la terre du seigneur - ou la terre du monastère - sans être payés, de réparer les maisons du seigneur, de transporter sa récolte et de rassembler son bois de chauffage. Ils étaient aussi supposés fournir les animaux de transport et le transport sur demande.14 Ils étaient taxés sur le mariage, taxé sur la naissance de chaque enfant et sur chaque mort dans la famille. Ils étaient taxés sur la plantation dun nouvel arbre dans leur terrain et sur la possession danimaux. Il y avait des impôts pour les festivals religieux, pour le chant, la danse, le tambourinage et la sonnerie de cloche. Les gens étaient taxés quand ils étaient envoyés en prison et quand ils en sortaient. Ceux qui ne pouvaient pas trouver de travail étaient taxés pour être sans emploi et s’ils allaient dans un autre village à la recherche de travail, ils devaient payer un impôt de passage. Quand les gens ne pouvaient pas payer, les monastères leur prêtaient de l’argent à un taux d’intérêt de 20 à 50 pour cent. Certaines dettes étaient passées du père au fils et au petit-fils. Les débiteurs qui ne pouvaient pas honorer leurs obligations risquaient dêtre réduits en esclavage, parfois pour le reste de leur vie.15

    Les enseignements religieux de la théocratie soutenaient cet ordre de classe. Le pauvre et l’affligé apprenaient qu’ils devaient supporter leurs ennuis à cause de leurs mauvaises manières dans des vies précédentes. Donc, ils devaient accepter la misère de leur existence présente comme une rédemption karmique et en prévision de ce que leur sort s’améliorerait une fois réincarné. Le riche et le puissant, bien sûr, considéraient leur bonne fortune comme une récompense, et une preuve tangible de leur vertu dans les vies passées et présentes.
     

    Torture et Mutilation

    Au Tibet du Dalaï-lama, la torture et la mutilation - incluant l’énucléation, l’arrachage de la langue, le sectionnement du tendon du jarret et lamputation - étaient des punitions favorites infligées aux serfs fugitifs et aux voleurs. En voyageant à travers le Tibet dans les années 1960, Stuart et Roma Gelder ont interviewé un ancien serf, Tsereh Wang Tuei, qui avait volé deux moutons appartenant à un monastère. Pour cela, il a eu les yeux énucléés et la main mutilée afin de ne plus pouvoir lutiliser. Il explique qu’il n’est plus un Bouddhiste : "quand un saint lama leur a dit de m’aveugler, j’ai pensé qu’il n’y avait rien de bon dans la religion".16 . Bien quil était contraire aux enseignements bouddhistes de prendre la vie humaine, quelques contrevenants étaient sévèrement fouettés et ensuite "abandonnés à Dieu" dans la nuit glaciale pour y mourir. "Les parallèles entre le Tibet et l’Europe médiévale sont saisissantes", conclut Tom Grunfeld dans son livre sur le Tibet.17
     

    En 1959, Anna Louise Strong a visité une exposition d’équipement de torture qui avait été utilisé par les suzerains tibétains. Il y avait des menottes de toutes les tailles, y compris de petites pour des enfants, et des instruments pour couper le nez et les oreilles, pour énucléer les yeux et pour briser les mains. Il y avait des instruments pour couper les rotules et les talons, ou paralyser les jambes. Il y avait des fers chauds, des fouets et des instruments spéciaux pour éviscérer.18

    L’exposition a présenté des photographies et les témoignages des victimes qui avaient été aveuglées ou estropiées ou subi des amputations pour raison de vol. Il y avait le berger dont le maître lui devait un remboursement en yuan et du blé, mais a refusé de payer. Alors, il a pris une des vaches du maître ; pour cela, il eut les mains coupées. Un autre berger qui s’est opposé à ce que sa femme lui soit prise par son seigneur a eu les mains broyées. Il y avait les images dactivistes communistes dont le nez et la lèvre supérieure ont été coupées et celles dune femme qui a été violée, et puis, dont le nez a été coupé en tranches.19

    Danciens visiteurs du Tibet commentent le despotisme théocratique. En 1895, un anglais, le docteur A. L. Waddell, a écrit que la population était sous la "tyrannie intolérable de moines" et les superstitions diaboliques quils avaient fabriquées pour terroriser les gens. En 1904, Perceval Landon a décrit l’autorité du Dalaï-lama comme "une machine d’oppression". À peu près au même moment, un autre voyageur anglais, le Capitaine W.F.T. O’Connor, a observé que "les grands propriétaires terriens et les prêtres .. exercent chacun dans leur domaine respectif un pouvoir despotique sans aucun appel", tandis que les gens sont "opprimés par une fabrique de prêtres et de monachisme des plus monstrueuses". Les dirigeants tibétains ont "inventé des légendes dégradantes et ont stimulé un esprit de superstition" parmi le peuple. En 1937, un autre visiteur, Spencer Chapman, a écrit, "le moine lamaïste ne passe pas son temps à administrer les gens ou à les éduquer. Le mendiant sur le bord de la route n’est rien pour le moine. La connaissance est la prérogative jalousement gardée des monastères et est utilisée pour augmenter leur influence et leur richesse."20

    Occupation et révolte

    Les communistes chinois ont occupé le Tibet en 1951, revendiquant la souveraineté sur ce pays. Le traité de 1951 prévoyait l’autonomie apparente sous l’autorité du Dalaï-lama, mais confiait à la Chine le contrôle militaire et le droit exclusif de conduire les relations avec l’étranger. Les Chinois disposaient aussi dun rôle direct dans l’administration interne "pour promouvoir des réformes sociales". D’abord, ils réformèrent lentement, comptant surtout sur la persuasion comme tentative pour effectuer le changement. Parmi les premières réformes quils ont appliquées, il y avait la réduction des taux d’intérêt usuraires et la construction de quelques hôpitaux et de routes. "Contrairement à la croyance populaire à l’Ouest", écrit un observateur, les Chinois "prirent soin de montrer du respect pour la culture et la religion tibétaines". Aucune propriété aristocratique ou monastique n’a été confisquée, et les seigneurs féodaux continuèrent à régner sur les paysans qui leur étaient héréditairement attachés."21



    Les seigneurs et les lamas tibétains avaient vu les Chinois aller et venir au cours des siècles et avaient joui de bonnes relations avec le Generalissimo Chiang Kaishek et son pouvoir réactionnaire sur la Chine avec le Kuomintang.22 L’approbation du gouvernement Kuomintang était nécessaire pour valider le choix du Dalaï-lama et du Panchen Lama. Quand le jeune Dalaï-lama a été installé à Lhassa, cétait avec une escorte armée des troupes chinoises et un ministre chinois conformément à la tradition vieille de plusieurs siècles. Ce qui contrariait les seigneurs et lamas tibétains, cétait que ces derniers chinois étaient des communistes. C’était seulement une question de temps, ils en étaient sûrs, avant que les Communistes ne commencent à imposer leurs solutions collectivistes égalitaires au Tibet.



    En 1956-57, des bandes armées tibétaines tendirent une embuscade à des convois de l’Armée Populaire de Libération chinoise. Le soulèvement reçut un appui important de la Central Intelligence Agency américaine (C.I.A.), comprenant un entraînement militaire, des camps d’appui au Népal et de nombreux ponts aériens.23 Pendant ce temps, aux Etats-Unis, la Société américaine pour une Asie libre, un front de la C.I.A., avait énergiquement fait la publicité de la cause de la résistance tibétaine avec le frère aîné du Dalaï-lama, Thubtan Norbu, qui jouât un rôle actif dans ce groupe. Le second frère aîné du Dalaï-lama, Gyalo Thondup, mis sur pied une opération de renseignements avec la C.I.A. en 1951. Il remit ça plus tard dans une unité de guérilla entraînée par la C.I.A. dont les recrues furent parachutées à nouveau au Tibet.24


    Beaucoup de commandos et d’agents tibétains que la C.I.A. avait déposé dans le pays étaient les chefs de clans aristocratiques ou les fils des chefs. Pour nonante pour cent d’entre eux, on n’en entendit jamais plus parler, selon un rapport de la C.I.A. elle-même, signifiant en cela quils avaient probablement étaient capturés ou tués.25 "Beaucoup de lamas et de membres séculiers de l’élite et le gros de l’armée tibétaine ont rejoint le soulèvement, mais, en général, la population ne l’a pas fait, ce qui entraîna son échec", écrit Hugh Deane.26 Dans leur livre sur le Tibet, Ginsburg et Mathos arrivent à une conclusion semblable : "Autant qu’il peut être vérifié, la plupart du peuple de Lhassa et de la campagne attenante ne rejoignis pas le combat contre les Chinois, aussi bien quand il commença quau cours de son déroulement."27 Finalement, la résistance s’effondra. "
     

    Sans compter le nombre d’assassinats en série de Dalaï Lamas par des prêtres (5), jusqu’a une époque récente

    Lisez au moins AV sur le sujet avant d’avancer votre fantasme occidental de Tibet ou de bouddhistes pacifistes .

     

  • Par Internaute (xxx.xxx.xxx.189) 21 avril 2008 14:30
    Internaute

    Quand vous écrivez « Et, d’ailleurs, premier point, la télévision française n’est pas l’organe officiel du politburo, capable d’intimer des ordres à la population française... » est-ce que vous y croyez vraiment ?

    La télévision française a échauffé les esprits à longueur de journée pendant les semaines qui ont précédé le passage de la flamme olympique en France. Dés le premier jour j’avais signalé la manoeuvre et je ne m’étais pas trompé. La télévision française s’est livrée à une campagne de haine anti-chinoise tous azimuths. C’est comme par hasard au même moment qu’est apparue une contre-publicité diffamatoire sur le 4x4 chinois introduit en France. La télé a présenté de manière uniquement négative ce véhicule en faisant intervenir des journalistes automobiles pour y donner un vernis de vérité. Je ne comprend pas que l’importateur n’ait pas encore traîné la télé devant les tribunaux.

    Si la télé n’est pas encore le politburo elle y ressemble de plus en plus. Elle n’est en tout cas plus un moyen d’information mais uniquement un canal de propagande au service d’intérêts qui ne sont pas ceux des français.

    Trés curieusement, les journalistes ne demandent jamais aux députés pourquoi ils ont volontairement mis les travailleurs français en concurrence avec les travailleurs chinois. Si l’on voulait prendre des mesures contre la Chine, ce serait en premier lieu de rétablir une concurrence loyale sur notre marché intérieur. Les maîtres à penser de la télé y sont visiblement opposés.

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