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D’un racisme à l’autre

Depuis plusieurs années, une nouvelle forme de racisme semble faire son apparition dans le champ politique et social. Un racisme sourd, latent, qui ne dit pas son nom mais qui fait de « l’étranger » le coupable idéal d’une mondialisation par le bas. A l’évolutionnisme révolu du début du XXe siècle se substitue désormais une vision d’un « cannibalisme » économique et social, propre à réveiller les peurs les plus archétypales dans nos sociétés contemporaines.

Les médias, relais de l’opinion politique (populiste ?) de ce pays, nous laissent penser que l’immigration serait un frein pour l’emploi. Plus exactement, ils se font l’écho de discours et d’idées politiciennes selon lesquels la France ne serait plus en mesure d’accueillir des migrants en nombre important à cause de son taux de chômage relativement élevé, ce qui l’empêcherait de fournir un emploi et des revenus suffisants à ces populations. Qu’à défaut de travail, ils seraient pris en charge par l’assistance publique et la protection sociale, sans contrepartie positive pour l’Etat, et a fortiori pour la collectivité.

Ce discours n’est pas nouveau. Relayé par le Front national depuis sa création, il semble néanmoins gagner du terrain sur l’ensemble de l’échiquier politique, de droite comme de gauche, ce qui est plus inquiétant. Car derrière ce discours de façade, c’est à une nouvelle forme de racisme latent qu’on assiste : aux thèses biologistes et évolutionnistes aujourd’hui dépassées, se substituerait un racisme nouveau. A l’image des délinquants, ces jeunes des quartiers « issus de l’immigration » (mais quid de la délinquance en cols blancs ?), l’immigré concentrerait à lui seul l’ensemble des maux dont souffrent nos sociétés : perte de l’autorité, insécurité, pauvreté, exclusion, mal-logement, délinquance. Bouc émissaire idéal (parce que « autre »), il constituerait le bourreau de nos difficultés présentes. Je sais la thèse appartenir au Front national (mais qu’attendre d’autre d’un parti d’extrême droite, il est là dans sa logique électorale et idéologique), mais l’inquiétude se propage quand elle est reprise par des partis démocratiques au pouvoir.

Un racisme latent fait son apparition dans le champ social et politique, un racisme qui tente de faire de l’étranger un opportuniste en puissance, attiré par le seul appât du gain. Sorte de passager clandestin du navire Europe.

D’ailleurs cette idée de « passager clandestin » a été développée par un auteur resté célèbre à ce sujet. Pour M. Olson, tout porte les individus à ne pas s’engager dans une mobilisation collective, s’ils savent que celle-ci leur apportera des bénéfices qu’ils y participent ou pas. Ils montrent comment une action collective peut ne pas aboutir pour cette raison. En effet, si une mobilisation syndicale se déclare dans une entreprise pour une revalorisation des salaires, cette revalorisation vise à toucher l’ensemble des salariés. Pourquoi alors aller risquer de faire grève et donc de perdre une partie de son salaire, si on sait que les autres en faisant grève vont me permettre d’obtenir un meilleur salaire ? En fait, tout se passe comme si l’individu faisait un calcul rationnel visant à maximiser son profit (augmentation du salaire) en minimisant son coût (grève). Appliqué à un individu, cette situation n’est pas préjudiciable au mouvement de mobilisation. Mais appliqué à un grand nombre d’individu, l’agrégation des conduites individuelles risque de faire en sorte que la mobilisation collective n’ait pas lieu, ou alors soit de faible ampleur, insuffisante pour faire accepter leurs revendications salariales[1]. Cette situation particulière que Mancur Olson a mise en lumière dans les cas d’action collective, il lui donne le nom de « passager clandestin ». En effet, celui-ci tire les profits de l’action sans en avoir à payer le coût, un peu comme le passager d’un train qui n’aurait pas payer son billet (qui prend le risque de se faire prendre, certes et donc de perdre l’avantage de sa situation, ce qui n’est pas le cas au niveau des mobilisations collectives) mais qui tire profit du transport pour se rendre à destination.

Ainsi, de la même manière que l’individu peut agir comme un « passager clandestin » dans le cadre d’action collective, l’étranger se conduirait toujours ainsi. Il chercherait à maximiser ses profits sans avoir à payer le moindre coût ? Cette vision réductrice de l’immigré comme homo oeconomicus (rationnel et opportuniste) est dangereuse : elle laisserait penser que l’immigré n’est qu’un « passager clandestin » qui vient tirer profit des richesses du Nord sans contrepartie. En outre, la sémantique accolée à cette théorie assigne encore un peu plus la rhétorique à la figure de l’étranger. L’image du clandestin renvoie presque toujours dans nos imaginaires occidentaux à la figure de l’autre, à celle de l’étranger. Ce sont les coupables qui se cachent et qui se murent, jamais les innocents. A ce titre, ne dit-on pas qu’un innocent n’a aucune raison de s’enfuir, à moins qu’il ait de bonnes raisons de le faire ? Et quelles sont ces bonnes raisons, sinon celles qui consistent à avoir quelque chose à cacher, donc d’être en partie coupable ? Un innocent qui se cache devient donc un coupable. De la même manière, un clandestin est toujours plus ou moins considéré d’un œil suspect.

Un clandestin dans l’inconscient collectif, c’est donc à la fois un opportuniste et un coupable. Opportuniste dans le sens où il vient profiter d’un système qui le protège, qui lui confère des droits, une protection et une garantie sociales. Et un coupable dans le sens où il vient appauvrir la nation, « voler » le travail des autochtones, où il vit caché. D’ailleurs encore une fois, la sémantique trahit la bonne conscience de façade. L’immigré vient « voler » le travail des Français entend-on. Immédiatement, il est étiqueté « délinquant ». Non content d’être clandestin, coupable et calculateur, le voilà en plus de cela un délinquant en puissance, à l’image de ce que le regard de l’opinion se fait des quartiers, où les délinquants, les « racailles  » sont tous des « Noirs et des Arabes [2] ».

Quel est son délit à cet immigré ? Son larcin, c’est d’avoir piqué le boulot d’un autre. Encore faudrait-il que la chose soit avérée. Que ces propos soient vérifiés et légitimés. Or, la réalité est loin d’être aussi « simple », comme si le travail se partageait. A ce sujet, les économistes sont tous d’accord pour dire que l’immigration ne fait pas augmenter le chômage. Le travail n’est pas un stock fixe d’emplois. Lorsque la main d’œuvre augmente, celle-ci est toujours absorbée par le tissu économique local. Par exemple, lorsque 900 000 Algériens ont migré en France après les accords d’Evian en 1962, l’essentiel d’entre eux s’est concentré sur le Sud de la France. Les prédictions catastrophistes quant aux conséquences de cette arrivée massive d’étrangers sur le niveau de l’emploi furent vite évacuées par la réalité empirique. Dans les faits, l’économie française absorba rapidement cet excès de main-d’œuvre et sans préjudice majeur sur le niveau d’emplois et de salaires des métropolitains[3]. Une chercheuse canadienne a tenté de mesurer l’impact de cette nouvelle force de travail sur l’évolution du chômage entre 1962 et 1967 en France[4]. Son étude a permis de constater que les départements ayant accueilli le plus grand nombre d’immigrés avaient des taux de chômage très peu différents de ceux des autres. Pour dix travailleurs rapatriés en 1962, elle constate qu’il y a deux chômeurs de plus en 1967 parmi les résidents. Elle constate également que le niveau de salaire moyen est 1,3% plus faible en 1967 que ce qu’il aurait été sans l’arrivée de cette main-d’œuvre en grand nombre. L’impact des rapatriés d’Algérie sur le niveau de l’emploi et des salaires des résidents a donc été très faibles, même s’il n’a pas été nuls. En outre, cette population supplémentaire a également permis à l’Etat de s’enrichir. Des emplois ont été créés, des revenus supplémentaires ont été distribués et la consommation s’en est trouvée accrue. Si l’effet a été très minime sur l’emploi et les salaires des résidents, il a en revanche permis à l’Etat de s’enrichir, et par conséquent d’enrichir la collectivité. En outre, cette vague d’immigration massive qu’a connue la France à cette époque est de loin supérieure à celle qu’elle connaît aujourd’hui, tant au niveau du nombre que de sa concentration sur une période courte.

Les idées reçues qui font de l’immigré un « voleur » d’emplois sont entièrement fausses et totalement non fondées. L’économie ne dispose pas d’un stock fixe d’emplois mais au contraire d’une capacité d’absorption importante lorsque de nouvelles forces vives apparaissent sur le marché. Pour faire simple, augmenter le nombre de travailleurs ou à l’inverse le diminuer n’induit pas une perte ou un gain d’emplois. Certes, il y a un temps d’adaptation du capital, lié aux logiques de transformation dans l’organisation du travail, de restructuration, mais très vite, l’économie absorbe cette différence quantitative par une transformation qualitative (ou structurelle). Ainsi les 35 heures ont permis de transformer les organisations du travail dans certaines entreprises, elles ont permis de mieux utiliser la combinaison productive (lien entre facteur travail et facteur capital), bref elles ont permis de réallouer de manière plus efficace les facteurs de production en augmentant la productivité à la fois du capital, à la fois du travail (ce qui pour certains s’est avéré être une source de stress et de pression supplémentaire). Ce qui a sans doute contribuer à favoriser l’emploi, ce n’est pas la réduction du temps de travail en soi, mais les diminutions des charges sociales qui allaient avec, notamment sur les bas salaires. Ce qui explique aussi aujourd’hui que se pose la question du pouvoir d’achat. Effet pervers du système, la réduction des cotisations patronales sur les bas salaires (afin de rendre leur travail à faible qualification plus productif, donc plus compétitif) aura eu pour conséquence de développer ce qu’on appelle une « trappe à bas salaires », afin de pouvoir bénéficier au maximum des réductions de cotisations sur le travail.

Par conséquent, penser que la réduction du temps de travail crée de l’emploi revient au même que l’idée qui consiste à penser - ou à laisser penser (ce qui est plus dangereux et pervers) -, que les immigrés prennent le travail des Français. Cela renvoie à une conception du marché du travail qui fixerait par avance les besoins, le nombre d’heures et de travailleurs nécessaires pour la création de richesse. Disons-le tout net : cette conception est fausse. Et à ce titre, il est tout aussi déraisonnable de vouloir faire de l’immigration une « immigration choisie » en fonction des besoins de l’activité économique. Certes, on sait qu’il y a des secteurs de l’économie qui sont à la recherche de travailleurs et ce même avec un taux de chômage élevé (puisque environ 300 000 emplois sont à pourvoir en France en permanence), qu’il y en a d’autres qui sont en expansion, mais rien ne permet de dénombrer le stock d’emplois nécessaires. Un dernier chiffre permettra de bien mesurer l’ampleur de la difficulté à définir la chose : chaque jour en France, il disparaît environ 10 000 emplois ! Mais chaque jour en France, il se crée environ 10 000 emplois. Ce processus avait été mis à jour dès les années 1930 par un économiste hétérodoxe, Joseph Aloïs Schumpeter[5], auquel il a donné le nom de « processus de destruction créatrice ». Or, ces destructions créatrices ne sont pas identifiables par avance, elles sont le fruit de l’évolution économique, des modifications de la demande, de la production, de l’investissement, des innovations des entreprises. A moins d’une économie planifiée, il est impossible de définir à l’avance les besoins en quantité de travail, de main-d’œuvre et de consommation de la population sur chaque secteur de l’activité économique.

Pour terminer, on peut donc dire que les immigrés ne volent pas davantage l’emploi des autochtones qu’ils ne sont des passagers clandestins. Ils paient parfois (souvent) très cher le prix de leur liberté. Migrer vers le nord, venir en Europe, s’installer en France n’est pas un jeu à somme exclusivement positive pour eux : c’est une nécessité pour certains, nécessité de survie (réfugiés), nécessité de subsistance, nécessité du Nord également qu’on a trop tendance à occulter (volontairement ?) pour occuper les emplois difficiles, à faibles salaires et à forte pénibilité. Mais c’est aussi une douleur : douleur de quitter les siens, douleur des passeurs, douleurs de l’accueil, douleurs de l’attente de l’obtention de statut, etc. Certes, comme l’a dit M. Rocard il y a quelques années, « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde  » et je ne me galvauderai pas d’une vision optimiste et naïve.

Mais toujours est-il que le discours ambiant qui règne depuis quelques années dans le paysage médiatique, politique et social me paraît dangereux. C’est un discours qui joue sur les peurs. Un discours passionnel, propre à réveiller un racisme latent. Certes, « l’autre », cette « inquiétante étrangeté », à la fois si proche et si lointain, n’est plus considéré comme un humain de seconde zone, biologiquement et cognitivement inférieur (sauf pour quelques dégénérés xénophobes et apeurés d’eux-mêmes). Au racisme évolutionniste se substitue pourtant une nouvelle forme de racisme tout autant dévastateur, sinon plus, parce qu’elle est latente. Au racisme biologique succède désormais un racisme social et économique qui se base sur les mêmes arguments que par le passé. Simplement, l’argumentaire contemporain s’est vidé de la forme propre, pour la remplacer par la forme figurée, mais la substance dure résiste, le noyau inextinguible du racisme demeure toujours opérant. Peu de choses suffisent à le réveiller. D’ailleurs, un grand quotidien français ne titrait-il pas encore récemment à propos de l’OPA de Mittal Steel sur Arcelor : « Mittal : le prédateur indien ». On nous rétorquera qu’il n’y a là rien de mal. Mais la sémantique encore une fois n’est pas discutable : derrière l’étranger se superpose l’image d’un cannibalisme désormais édulcoré.



[1] R. Boudon, La logique du social, PUF, 1994.

[2] Propos rapportés par Lilian Thuram au sujet des dires de M. Sarkozy lors de sa discussion au ministère de l’Intérieur suite aux émeutes des banlieues de novembre 2005.

[3] Cf P. Cahuc et A. Zylberberg, Le chômage, fatalité ou nécessité, Champs Flammarion, 2005.

[4] J. Hunt, “The impact of the 1962 Repatriates from Algeria on the French Labor Market”, Industrial and Labour Relations Review, vol. 45, 1992, pp. 556-572.

[5] J. A. Schumpeter, Théorie de l’évolution économique, 1934.


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45 réactions à cet article    


  • Helios (---.---.188.79) 8 février 2007 14:24

    A-t-on le droit de parler du fond ? je sais bien que le racisme ordinaire n’est (plus) une opinion mais un delit... mais a-t-on encore le droit de s’exprimer sur le sujet ?

    Qui est assez idiot aujourd’hui pour affirmer que c’est la couleur de la peau qui est source du racisme. Tout le monde s’en fout, un blanc, un noir un marron ou un vert peu importe. La vrai réalité, la réalité vraie disons, c’est le racisme culturel

    Je ne gloserais pas beaucoup plus sur cet article, juste en disant qu’effectivement une société peut absorber tous les travailleurs qui viennent « l’enrichir ». c’est donc vrai qu’un travailleur immigré ne volera pas le travail d’un français. Mais j’aimerais insister sur le fait que le problème vient du consensus social, bati tout au long du developpement qui fait que notre société est une societé moderne et plus juste qu’une societé emergente.

    la difficulté vient donc du travailleur qui arrive et accepte de travailler avec les règles et les cadres culturels qu’il importe de son pays d’origine.

    En acceptant par exemple une reduction (culturelle) de ses droits sociaux, des salaires, de la pénibilité etc... l’immigré vient perturber ces equilibres et c’est ce qui pose problème. Les entreprises prédatrices en profitent et les politiques (également) en font leur choux gras.

    rappelons, que contrairement a ce que tous les "bien-pensants nous disent, pour justifier leur discours, les Français acceptent TOUS les metiers... s’ils sont correctement payés. Mais quelle entreprise est prête a payer ses ouvriers au vrai prix de marché ? que l’immigration est bonne dans ce cas là ! et ça fait grincer les dents de ceux qui restent a l’ANPE, stigmatisé par un Sarkozy representant les forces qui profitent et encouragent de ces distorsions


    • nisco (---.---.241.249) 9 février 2007 10:07

      Je suis tout à fait d’accord avec l’analyse qui dénonce le nivelage par le bas des conditions de travail. Mais ce n’est surement pas en empêchant les étrangers de venir en France que les bonnes conditions en France (si, si, elles sont encore très bonnes en France) seront préservées. Voici une petite anecdote presque personnelle.

      J’ai rencontré un comptable burkinabè ici, au Burkina, qui m’a dit avoir travaillé pour un bureau comptable français qui a ouvert une succursalle au Burkina. Il était, avec ses collaborateurs au nombre de 5, de réaliser la comptabilité de plussieurs entreprises françaises ayant aucun lien avec l’Afrique et encore moins le Burkina.

      Cette perte des conditions de travail se fera donc quoi qu’il arrive, il est donc vain et simpliste de fustiger les très peu nombreux étrangers de France (en comparaison aux très nombreux étrangers de l’étranger, si vous me permettez). Cessez de chercher des causes simples à vos problèmes et essayez de réfléchir un peu plus globalement. Car c’est aussi cela la croissance : il faut toujours gagner plus pour pouvoir garder le même pouvoir d’achat, et même l’augmenter. Tant et si bien que l’on va payer un salaire digne de la plupart des médecins du monde entier pour un travail de technicien de surface en Europe. Et cela les étrangers de l’étranger le savent très bien, c’est pour cela que beaucoup tentent l’aventure au risque de leur vie.

      Il serait temps de revoir un peu à la baisse le niveau de vie européen qui non seulement ne peut garantir un respect de l’environnement mais ne peut même pas perdurer dans les règles du marché.


    • aquad69 (---.---.33.228) 13 février 2007 19:15

      Bonjour Thierry M,

      excellent article, bien argumenté et parfaîtement d’actualité.

      Je voudrais y rajouter quelque chose : quand on lit Fernand Braudel, on se rend compte qu’un pays comme la France à l’époque, par exemple, de la renaissance, avait une homogénéité de population à faire rêver...

      Les campagnes étaient très peuplées et les villes peu importantes, la plupart de gros bourg ; Paris, Lyon, Marseilles n’avaient rien à voir avec ce qu’elles sont devenues aujourd’hui.

      Que s’est-il donc passé depuis lors jusqu’à nos jours : l’exode rural.

      Un exode rural que tout le monde a voulu considérer comme « normal », lié au développement économique ; lié à lui, sûrement, mais normal, certainement pas ; car il en faut beaucoup pour faire abandonner leur pays aux paysans !

      L’explication tient à un fait simple : sans rentrer dans des considérations de détail, on peut considérer que l’organisation économique « moderne », basée sur le profit et l’industrialisation ne « crée » pas la richesse, mais la concentre : elle la concentre dans les « centres économiques et industriels », aux dépend des régions « économiquement périfériques ».

      Il y a « déplacement de richesses », et nos paysans qui se sont retrouvés en ville n’ont fait que suivre ces richesses.

      Mais à l’époque, il était entendu que la France était un peuple, et l’on n’a jamais interdit aux Bretons ou aux Auvergnats de rejoindre Paris sous le prétexte qu’il « mangeraient le pain des parisiens ».

      Semblable et différente est la situation des immigrés et réfugiés économiques aujourd’hui :

      Car la raison de leur départ est la même que celle qui a chassé les paysans de leur campagnes chez nous : avec la mondialisation, le jeu économique est devenu planétaire, et les richesses et capitaux quittent les régions économiquement faibles et périfériques, et rejoignent les centres économiques, sans être soumis aux frontières.

      Mais quand aux habitants des pays pauvres, les« campagnes » de ce monde, il n’est plus question qu’ils puissent suivre ces richesses, leurs richesses, en fait. Ils se heurtent aux frontières.

      C’est bien là l’image vraie de la situation parfaîtement inique du monde d’aujourd’hui.

      Que l’on ne veuille pas accepter chez nous « toute la misère du monde », soit, notre société s’effondrerait sous son poids ; mais dans ce cas, il ne faudrait pas profiter d’un système économique qui crée et développe « la misère du monde ». Il faudrait choisir.

      Mais toute notre vie économique étant basée sur les marchés et l’exportation, nous ne pouvons pas plus nous en passer qu’un drogué ne peut se passer de sa drogue.

      Et c’est ainsi que tous les discours parfaîtement hypocrites de nos politiques sont là pour cacher cette vérité simple, depuis les débuts de la colonisation : par la force, nous nous permettons de choisir le beurre et l’argent du beurre ; nous prenons au Monde ses richesses, mais sans assurer la responsabilité, ni humaine ni écologique.

      Cordialement Thierry


    • mcm (---.---.121.69) 8 février 2007 14:40

      @Hélios,

      Oui excellente analyse, c’est bien plus un choc de cultures qu’un choc de races. Mon seul cas d’arabe chrétien patriote Français est très révélateur.

      Ce n’est pas un choc entre Arabes et Européens auquel nous assistons c’est un choc entre musulmans et chrétiens. Le cas de L’Iran peuple persan musulman en est un exemple.

      En fait nous voila au temps des croisades modernes, regardez les motifs de 90% des conflits mondiaux : motifs culturels et religieux cachés derrière des propagandes politiques.


      • nisco (---.---.241.249) 9 février 2007 09:50

        @mcm

        Toujours aussi simplificatif à ce que je vois...

        « les motifs de 90% des conflits mondiaux : motifs culturels et religieux cachés derrière des propagandes politiques. »

        Des exemples, des sources pour étayer une telle affirmation ?

        Pour commencer voici quelques contres-exemples : Guerre en Irak => pétrole (AMD ou choc des civilisation c’est bon pour les ultra-supporter de W, pas plus), Guerre é l’est Congo (ituri) => ressources naturelles et problèmes migratoires, Guerre au Liban (ya pas si longtemps, et encore hier nuit) => l’eau (hé oui ! c’est bien plus cela le prochain enjeu majeur de la société et non pas votre « choc civilisationnel » virtuel), guerre en Colombie => maîtrise de la production de coca + frein au développement des idées de gauche en amérique du sud. je m’arrête là pour poser une question : est-ce que ces quelques guerres citées représentent moins de 10% des conflits ? Ou sont les autres conflits ?

        Et au fait, en quoi l’Iran représente un exemple ? Développez siouplé !


      • soja (---.---.38.8) 8 février 2007 16:49

        « Mittal : le prédateur indien ». Sarkosy : le predateur hongrois . La france aux mains des etrangers ,la fille ainée de l’eglise dechirée entre l’attila des urnes et le ganesh de l’acier,c’est de gaulle qui doit être content .


        • (---.---.158.166) 22 février 2007 14:58

          SOJA n’est pas Mosca erreur ou desinformation ?En tout cas l’ursurpation de mon speudo MOSCA par agora vox est penible et pourrait entrainer une reaction de ma part si cette pratique se poursuit.


        • Internaute (---.---.150.79) 8 février 2007 17:04

          Qu’y a-t-il de mal à être raciste ? De nos jours, ce mot ne veut plus rien dire si ce n’est pour désigner celui qui défend les intérêts de son peuple. Les mondialistes veulent rayer de la carte la notion même de peuple en gommant toutes les différences, à commencer par la différence génétique. Ce métissage obligatoire est un véritable crime contre lequel il faudrait passer les lois les plus sévères.

          Quelle est cette façon de dénigrer les autres parcequ’ils ont encore envie d’être ensembles, entre eux. D’ailleurs, le racisme n’est critiqué que chez les français. Je n’ai jamais vu un seul article fustigeant les organisations juives qui encouragent les juifs à se marier entre eux (quelle que soit leur religion). C’est pourtant l’un des points du programme de Jérusalem défendu par l’American Zionist Movement dont le trés célèbre Henry Kissinger est l’un des membres fondateurs. Où sont-ils passés les défenseur des « droits de l’homme » de la « républiue universelle » et de la « lutte contre la xénophobie » ? Disparus les gars, quand il s’agit se Sion il n’y a plus de racisme qui vaille.

          Quelle est cette nécessité du mélange, si ce n’est accélérer notre disparition ? Tout le monde y perd, les immigrés comme les français. Les seuls qui y gagnent sont ceux qui ont besoin d’une masse de travailleurs informe, déracinés, sans histoire, sans famille, sans Patrie qui les défende, et qu’on pourra exploiter sans qu’ils bronchent.

          Sous des couverts de « droits de l’homme » et de « hauteur d’âme » ceux qui luttent jour àprés jour contre le racisme ne sont que les fosseyeur de l’humanité entière.


          • Cl4ud3 (---.---.140.224) 9 février 2007 19:09

            c’est vrai ça, quel mal il y a-t’il à être raciste ? m’enfiiiiinnnnnn !!!je ne vois vraiment pas ce que vous reprochez aux gens qui le sont !

            tout au long de l’histoire de l’humanité, le racisme, qu’il soit ethologique et/ou religieux a prouvé ses bienfaits en permettant une plus grande possibilité de renouveller rapidement les générations, de faire circuler les richesses ou même à éradiquer définitevement certains problèmes : chômage, personnes handicapées,...

            oui, vraiment, je vois pas pq on s’offusque : les conquistadores et les missionnaires de ts poils ont ainsi, grâce au travail obligatoire dans les mines, et l’apport de nouveaux germes microbiens, sélectionné une nouvelle population issue d’autochtones plus résistante aux maladies...c’est bête pour les 15 millions d’amérindiens qui ont ainsi disparu...

            au XVI° siècle la france s’est hardiment étripée au nom du christ ! et s’est ainsi ruinée pendant plusieurs dizaines d’années en faisant disparaître des hommes qui auraient pu la développer.

            les américains, qui pour être sûrs que l’on ne viendrait pas importuner les indiens en traversant leurs prairies, les ont parqué ds des « réserves » incultes et désertées par le gibier...afin qu’ils deviennent de « bons indiens » : un bon indien, est un un indien mort" aimait à dire un certain général...

            plus près de nous : les arméniens qui dérangeaient les ottomans, ils en ont fait passer 1,5 millions de personnes sans disctionction de sexe et d’âge, de vie à trépas...

            je ne parle pas des vacances sublissimes offertes aux millions de juifs, tzigannes, russes, polonais, homosexuels, handicapés physiques ou mentaux durant le III° reich...un grand club de vacances qui a accueilli 10 millions de personnes ! (et vous vous étiez juifs ou tziganes homsexuels hadicapé, là, ce devait être la première classe assurée, non ?)

            ensuite, la leçon a été retenue et appliquée par les rwandais, et maintenant c’est au darfour que cela se passe...

            ça c’est la version définitive du racisme : on demande gentiment aux gens de quitter la planète...

            mais aussi, on peut utiliser la force des ces « übermenschen » : l’esclavage, ce n’est pas fait pour du beurre, diantre !!!

            des millions de noirs ont été conviés à cueillir le coton et la canne à sucre dans l’amérique naissante et les colonies des caraîbes.

            d’ailleurs, dans le sud de ces mêmes état-unis, les blancs, qui sont vraiemnt très taquins et joueurs, s’amusent à accrocher une personne noire derrière un pick-up pour vérifier que celle-ci est vraiment une championne du sprint ! ou alors pour dire combien ils sont contents de les avoir pour voisins, ils allument de grandes croix... et c’est ballot, parfois ils se trompent : ce sont des églises qu’ils brûlent quand ce n’est pas un pasteur qui bêtement, traverse la trajectoire d’une balle !!!

            les japonnais appréciait fortement la beauté des coréennes, c’est pourquoi, ils ont construit de jolies maisons, dans lesquelles ils pouvaient honorer à loisir leur beauté.

            j’arrête là parce je sens que je vous agacce.

            cependant « cher » ami, il me semble que vous oubliez un point essentiel de l’humanité : nous sommes tous issus de la même petite tribu partie d’afrique il y a 500 000 ans... nous, les européens, nous descendons de ceux qui avaient stationné au moyen-orient ( si ça se trouve abraham était notre arrière grand-père commun !). les récentes recherches paléontologiques ont montré que l’humanité partageaient les mêmes gènes : c’est l’environnement qui a modelé le corps : le froid a rablé et épaissi le corps, le soleil a foncé la peau, le reflet de la lumière sur la glace a étiré les yeux...

            en fait, le métissage qui petit à petit, se met en place est un retour au sources : on revient à notre tribu d’origine.

            petite rectification : on peut se convertir au judaïsme, d’ailleurs l’amour joue un grand rôle dans les conversions religieuses. mais je pense que c’est un mot dont vous ne connaissez pas « l’amour », c’est le contraire du racisme, car pour cela, on doit aller vers l’autre...

            l’ignorance engendre la peur, la peur engendre la haine et la haine la violence... que cela soit au moyen-orient ou dans d’autres parties du monde, toute cette terreur fait que chaque jour de milliers de personnes sont tuées , broyées, torturées, violées, affamées. que l’on soit noir ou blanc, juif ou chrétien, musulman ou boudiste ..., nous sommes tous bâtis sur le même modèle, et le sang qui coule ds nos veines est rouge...

            alors oubliez votre peur, laissez tomber vos préjugés, en apprennant à connaitre les autres humains qui habitent notre planète et vous verrez qu’ils ne mordent pas... lisez un peu les bouquins d’histoire, de paléonthologie, d’anatomie, de génétique, de géographie... et puis, la bible si vous ête chrétien : un certain mec nommé « jésus » a dit : « aimez vous les uns les autres, comme je vous ai aimé ».

            claude, terrienne, arrière-petite-fille de lucy


          • Internaute (---.---.135.164) 10 février 2007 09:05

            C’est justement aprés avoir passé plus de dix ans à parcourir le monde que j’ai compris l’immense chance que nous avons d’être européens et pourquoi il faut défendre nos biens et nos valeurs. Aupravant, je pensais comme vous : tous égaux, Hari Krishna !. Il est une constante que trop de gens oublient. Ce sont les peuples qui sont porteurs de civilisation et non pas la géographie. Quand vous aurez en France une majorité d’habitants du tiers-monde nous y vivrons comme à Mogadiscio. Même système de retraite, même système de distribution de l’essence, même réseau routier, même soins hospitaliers, mêmes qualité de l’eau etc...

            Chacun fait ce qu’il veut à titre privé mais l’institutionalisation du métissage est un crime. Elle est uitilisée aujourd’hui aux mêmes fins que l’anticléricalisme du 18° siècle, l’internationale socialiste au siècle dernier puis la lutte des classes. Elle fait partie de la révolution permanente nécessaire à l’avènement d’une république universelle.


          • DANIEL (---.---.217.194) 8 février 2007 18:13

            Article bourré d’idées reçues et d’oeilléres sacrées.

            C’est simplement consternant.

            Quant au racisme , il existe bien dans notre société d’aujourd’hui. Mais ce racisme est anti-blanc, anti-Français. Rien d’idéologique là-dedans d’ailleurs. Il s’agit simplement de culpabiliser la classe ouvriére française, qui doit accepter comme une juste punition l’état de semi-clochardisation vers lequel elle se dirige.

            Le racisme, ou plutot « l’anti-racisme » est devenu un redoutable outil dans les mains du Libéralisme . Un moyen extraordinaire de monter les gens les uns contre les autres.

            Et en désignant comme bouc émissaire le « petit blanc » , coupable de « voler » le travail des immigrés, coupable d’avoir « coloniser » , coupable de vouloir être libre et bien payé , les Patronats d’aujourd’hui ne se sont pas trompé. Car ce « petit blanc » était sans doute le bouc émissaire le plus facile, le plus fragile....Et le moins bien défendu , ses élites , son aristocratie l’ayant déja trahi depuis fort longtemps....

            Ce ne sont pas les troupes du FN qui mettent des bombes à Maison Blanche ou à Tati, qui agressent des jeunes et les tabassent parce que la couleur de peau n’est pas « bonne » (mars 2005), qui crament les bus et les gens dedans....

            Alors le FN là-dedans, le « racisme » des Français, les soi-disant « discriminations » dont souffriraient les blacks, les beurs, les auvergnats, ....Fantasmes...Ou plutot épouvantails dérisoires destinés à nous masquer la réalité...


            • fidel chavez (---.---.211.99) 9 février 2007 22:02

              DANIEL ARRETE TON NOMBRILISME DE BAS ETAGE ET OUVRE UN PEU LES YEUX....VOILA SI T ES BIEN BLANC ??? PASSES TOI DU CIRAGE SUR LA FIGURE, LES MAINS ET SORT DANS TON QUARTIER POUR VOIR TES « AMIS »....CE QUE TU VERRAS DANS LEURS REGARDS...CELA EST LE RACISME. SI TU N A PAS DE CIRAGE PAS DE PROBLEME...UN REPORTAGE TITRE « DANS LA PEAU D UN NOIR » PASSES ACTUELLEMENT SUR CANAL...IL T EXPLIQUES TOUT.


            • (---.---.207.149) 8 février 2007 19:53

              l’étranger est l’éternel fléau de toute société, de toute famille, de tout individu. La peur de l’autre c’est d’abord la peur de « l’étrange » qui règne en soi. C’est la partie qu’on ignore sur soi, et la confrontation avec des modèles « non conformes » risque de révéler notre propre étrangeté. ON EST TOUJOURS L’ETRANGER DE QUELQU’UN. Ne tombez pas dans l’existence de cette névrose humaine qui sert de programme politique. Mélodie.


              • hobbit (---.---.173.162) 8 février 2007 20:49

                Les Français ne rejettent pas l’étranger par racisme, xénophobie ou mépris de l’autre.

                La classe politique et médiatique nous a placés dans une situation aberrante et suicidaire.

                François Heran, directeur de l’Institut National d’Etudes Démographiques, admettait sur France 3 le 27 janvier 2007, qu’il y aurait remplacement à terme de la population française par une population d’immigrés, si rien de change.

                Simple constat sans à priori idéologique qui ne peut susciter qu’une réaction de défense.


                • Cl4ud3 (---.---.140.224) 9 février 2007 21:07

                  la france est terre d’émmigration de puis... l’antiquité : les « vrais » français ( et encore) étaient cro-magnon, puis néanderthal, puis celtes... puis ensuite sont arrivés les peupels gaulois, les romains, lesgoths, les vandales, les huns ...les arabes (déjà ! jusqu’à ce qu’un mec qu’on martel (charles pour les intimes) leur foute la pâtée à poitier en 732...), et puis on a eu les normands qui ont fondé la normandie, les anglais en aquitaine, les espagnols à lille...ça c’est un peu calmé à la fin du moyen-âge...

                  puis au début du XX° siècle les flux migratoires ont repris : italiens, portugais, polonais, russes, espagnols,peuples du magreb, aficains... tous chassés par la misère ou par l’intolérance religieuse ou politique qui régnait dans leur pays d’origine. une étude de l’insée des années 90 démontre que 27 millions de français sont issus à l’heure actuelle des ces générations d’émigrants du XX° siècle.

                  même les têtes courronnées sont cosmopolites : les rois se mariant entre eux, le roi du danemark Christian IX fut surnommé « le beau-père de l‘Europe », car ses enfants ont épousé divers rois et reines (russie, angleterre, grèce, norvège...) la reine Victoria était grand-mère du Kaiser guillaume II et de la tsarineMaria alexandrovna, qd à nos Louis de ts les numéros étaient frères, pères, oncles de tous les princes des principales nations : espagne, angleterre, autriche...

                  l’appartenance à l’Institut National d’Etudes Démographiques,n’est pas preuve d’intelligence, juste d’une capacité professionnelle (autant soit-il que vous ayez bien compris ses paroles).

                  pouvez-vous être sûr à 100% qu’aucun de vos ancêtres maternels ou paternels ne soit d’origine « étrangère » ? ait été vendu en esclavage ? ou descendre d’henri IV ? qu’il n’ya pas une seule goutte de sang goth, hun ou arabe ?

                  en europe : il n’y a qu’un seul peuple qui est longtemps resté sans mariage mixte ( endogame) : les basques, tout simplement parce qu’une malédiction frappait les femmes qui se mariaient hors communauté : elle perdaient leur bb à la naissance, par la suite on s’est aperçu qu’elles étaient O rhésus négatif (http://fr.wikipedia.org/wiki/Basques).

                  l’humanité n’a progressé que parce qu’elle a mis en commun ce qu’elle a de meilleur : son génie et ses génies : liste non exhaustive :les astronomes chinois, astèques, égytpiens, les mathématiciens et médecins arabes, les peintres italiens, espagnols de la renaissance, beethoven, mozart, mahler, théodorakis, gerschwin, einstein, pasteur, yersin, les philosophes grecs, les poètes arabes, persans, nelson mandela, matin luther king, l’Abbé Pierre, Soeur Théresa, Desmond Tutu, le Dalaï Lama ...

                  chaque fois que l’homme a voulu isoler ou détruire une partie de son humanité, cela n’a entrainé que des injustices,des guerres ou des génocides.

                  et aujourd’hui où les moyens de communication n’ont jamais été aussi présents et sophistiqués, le racisme, la xénophobie sont des notions archaïques qui devraient totalement disparaître, au moins sur la communauté des internautes.

                  en résumé, nous sommes tous cousins sur cette petite boule bleue qu’on nomme la terre.

                  claude, terrienne

                  qq lectures complémentaires : c’est de la science, juste de la science, que de la science : http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/college/04-05/ conferences/01-05-langage/02-quintina/index.htm http://www.scienceshumaines.com/genes,-peuples-et-langues_fr_13002.html http://www.memo.fr/article.asp?ID=PRE_ORG_004


                • Leon Bronstein (---.---.55.181) 8 février 2007 21:15

                  Bon ! je vais mettre les pieds dans le plat en étant politiquement incorrect !

                  Faut se rendre à l’évidence : les lois « anti racistes » et les organisations éponymes n’ont réussi qu’à exacerber, et amplifier le racisme !

                  Même si une chape de plomb législative a été déposée sur ce le « racisme », cela n’a rien changé ! La marmite bout tout doucement.... Les « services spécialisés » savent que depuis 2001, les voyants sont au rouge..

                  On a compris quand on a vu les pogroms anti blancs en novembre 2005 où on a bien vu des bandes massacrer à coups de pied des jeunes enfants blancs à Paris... Les organisations anti racistes ont accusé aussitot les jeunes blancs de provocation à cause du fait qu’ils representaient soi-disant l’ordre établi...

                  Le résultat de cela c’est qu’il se prépare une lame de fond de règlements de comptes qui va tout emporter et ce sera tristesse et désolation... Et là il n’y aura ni « gauche » ni « droite » car on en reviendra très vite aux « fondamentaux » racaiaux.

                  La chance que nous avons, c’est qu’il n’y a pas encore de leader charismatique ni d’un coté , ni de l’autre.... Mais fatalement cela arrivera et ce jour là tout basculera et dégénèrera très vite....


                  • moebius (---.---.49.156) 8 février 2007 22:19

                    Une variation sur le théme de l’étranger et du clandestin et des réactions trés convenues de la part des pétochards habituels, rien de nouveau sous le soleil, mais l’odeur...


                    • Milla 8 février 2007 23:23

                      Je ne fais qu’un passage,

                      « La question décisive pour le destin de l’espèce humaine me semble être de savoir si et dans quelle mesure son développement culturel réussira a se rendre maitre de la perturbation apportée à la vie en commun par l’humaine pulsion et d’auto anéaantissement. A cet égard, l’époque présente mérite peut être justement un interêt particulier. Les hommes sont parvenus si loin dans la domination des forces de la nature qu’avec l’aide de ces dernières, il leur est facile de s’exterminer les uns les autres jusqu’au dernier. Et maintenant il faut s’attendre à ce que l’autre des »deux puissances célestes« , l’Eros éternel, fasse un effort pour s’affirmer dans le combat contre son adversaire tout aussi immortel. Mais qui peut présumer du succès de son issue ».

                      Freud avait écrivit ceci dans les années 30, prémices de la 2ème guerre mondiale, il n’avait peut être pas tord, la haine poursuit bien son cours...

                      bien à vous Milla


                      • Briseur d’idoles (---.---.168.44) 8 février 2007 23:36

                        Laisse un peu Freud de côté, il aurait plutôt tendance à me faire déb...

                        Mais si tu veux nous parler de toi et de choses sympas et intelligentes, je t’écoute !


                      • décurion (---.---.240.52) 9 février 2007 02:03

                        « Par exemple, lorsque 900 000 Algériens ont migré en France après les accords d’Evian en 1962,......Les prédictions catastrophistes quant aux conséquences de cette arrivée massive d’étrangers sur le niveau de l’emploi furent vite évacuées par la réalité empirique.  »

                        La moindre des choses, avant d’affirmer un fait, c’est de le vérifier, et quand on ne sait pas, on se tait.

                        En 1962, aprés l’indépendance de l’Algérie, il s’agissait de rapatriès, pas d’immigrés. D’autre part, il ne s’agissait pas de travailleurs, mais d’une population complète composée d’enfants, de femmes et d’hommes, commerçants, fonctionnaires, salariés, retraités, etc ...

                        Il ne s’agissait pas de demandeurs d’emplois, mais d’un tissu économique complet qui a été transplanté, et qui à quelques exceptions prés s’est reconstruit à l’identique.

                        D’autres parts, à cette époque, les entreprises qui embauchaient des étrangers, le faisaient sans se déplacer elles mêmes à l’étranger.

                        Je n’ai rien contre le fait de défendre des étrangers, mais ce serait mieux de le faire en comparant ce qui est comparable, et sans confondre rapatriés et étrangers.


                        • non666 (---.---.7.210) 9 février 2007 10:25

                          J’aime qu’on intellectualise la logique de la collaboration avec la mondialisation.

                          Le fait est qu’il n’y a aucune gouvernance mondiale.

                          Le fait est que chaque peuple reagit en fonction de ses propres interets, de ses propres solidarités raciales, ethniques géographique ou religieuse.

                          Le fait est que la logique de la liberation des peuples, du droits des peuples a disposer d’eux memes a d’abord et surtout etait une logique du « chacun chez soi » revendiquée aussi bien par les liberaux que par les mouvances marxistes.

                          Alors aujourd’hui, ceux qui legitimaient ces combats de liberation, d’independance et d’autonomie chez les autres peuvent se renier en en refusant la logique aux autochtones d’Europe... mais c’est eux qui sont en contradiction, pas les peuples qui reagissent.

                          Alors oui nous sommes dans une competition acharnée. Oui nous voyons une mondialisation qui revient a exporter nos savoirs faires, nos capitaux vers les moins disants sociaux. Oui cela est grave et les peuples « riches » ou qui l’ont été n’acceptent pas facilement de devenir pauvre sans reagir.

                          Cela a un nom : l’instinct de conservation


                          • (---.---.28.21) 9 février 2007 12:03

                            P. Williams : Le siècle des Lumières a pris comme leitmotiv l’idée du progrès, prêchant un humanisme séculier qui conduirait à un âge de raison où la religion serait remplacée par la science. Le siècle des Lumières a eu des contributions positives telles que la saine séparation de l’Eglise et de l’Etat, l’équilibre des pouvoirs politiques, la promotion des sciences naturelles, mais il possédait également une dimension matérialiste et anti-religieuse marquée. L’homme devint son propre sauveur, capable de résoudre seul ses problèmes et n’ayant plus besoin d’un Dieu personnel et transcendant.

                            Les idéologies du XIXe siècle se développèrent à partir de nombreux éléments du siècle des Lumières et en vinrent à considérer le progrès comme un phénomène nécessaire et inexorable, une expression de l’évolutionnisme darwinien. L’optimisme existentiel affirmait que les choses s’amélioraient nécessairement plus les êtres humains dominaient le monde naturel à travers l’application des sciences naturelles.

                            Ajoutons à ce mélange la philosophie du progrès dialectique de Hegel selon laquelle la société progresse nécessairement à travers le conflit (thèse, antithèse, synthèse), et nous obtenions le cadre parfait pour les tragiques expériences totalitaires du 20ème siècle qui cherchaient à créer un paradis terrestre sans Dieu. En excluant Dieu, ils ont également fini par piétiner la personne humaine.


                            • Grosse Patate (---.---.144.163) 9 février 2007 12:28

                              Les immigrés dehors, ca nous fera des économie de HLM, Hopital, Police, Justice, Prison, subvention en tous genre, payé à crédit par le contribuable français.

                              Par ailleur, personne ne veut vivre avec ces gens là : les français, même de gauche, votent avec leur pieds.

                              Enfin, personne n’a autorisé l’immigration, leur présence est donc ilégitime, et comme vous l’expliquez, leur retour de rapatrier, comme pour les pieds noirs en 62, ne créra aucun probléme économique pour leur patri. Au contraire, ils vont développer leur algérie, maroc ect de leur ancétres.


                              • fidel chavez (---.---.211.99) 9 février 2007 22:09

                                GROSSE PATATE....LE JOUR OU LES CONS VOLERONT...TU AS DEJA TES GALONS DE CHEF D ESCADRILLE !!!.


                              • Lavande & Coquelicots Pierce 9 février 2007 13:12

                                D’accord en très grande partie avec cet article, et heureux de constater qu’il y a encore des lecteurs des Logiques de l’action collective, de Olson ! smiley

                                Par contre, je pense que l’analyse en terme de « racisme » est inopérante : ce qui est en cause, c’est la capacité d’adaptation des sociétés (et notamment des sociétés dont les structures sont très rigides, très « statutisées ») à des mutations notamment économiques beaucoup plus rapides qu’avant.

                                Par ailleurs, l’accroissement des échanges et des « chocs culturels et cultuels » amène aussi à des replis identitaires, que vous analysez bien comme des peurs collectives. Pour autant, ces peurs sont-elles TOUTES infondées ? L’universalisme dont nous nous réclamons, ne va-t-il pas en partie s’opposer au respect des souverainetés nationales que nous défendons également ?

                                Et qu’en est-il du fameux « devoir d’ingérence », des organismes de régulation transnationaux (ONU, OMC, UE...), des tribunaux internationaux ?

                                La mondialisation pose des questions, les peurs sont logiques et apparaissent là où les hommes politiques n’ont pas encore pris position et proposé de solutions satisfaisantes, donc convaincantes...


                                • deusexmachina (---.---.161.139) 14 février 2007 17:11

                                  Effectivement, la propension au repli identitaire est de plus en plus marquée. Et je pense que toutes les peurs, à partir du moment où elles existent sont fondées. Néanmoins, comme beaucoup de peurs (sinon toutes) leurs fondements sont avant tout irrationnels, et s’appuient sur une forte dose de passionnel. Leurs fondements sont à ce titre d’autant plus difficile à combattre qu’elles révèlent de schèmes culturels profondément ancrés, voire archétypaux. L’argumentaire rationnel (nécessaire) a peu d’emprise pour combattre une angoisse impalpable mais pourtant bien réelle d « uniformisation », de « déliquescence » des particularités nationales dans une sorte de mondialisation homogénéisante et déstructurante (identitairement parlant). Il n’est qu’à voir l’exemple de Coca Cola : symbole phare de la mondialisation (car qui dit mondialisation « entend » assujettissement au modèle US) qui pourtant se décline selon les différentes régions du monde et des pays : Breizh Cola, CorsaCola, etc. L’universalisme apparaît souvent comme un « uniformisme » à tort je pense. l’universalisme se doit d’être avant tout un polyculturalisme. Néanmoins, cet universalisme dont nous nous réclamons reste en bonne partie utopique, car nos sociétés reposent pour une bonne part sur le modèle de la pax romana.


                                • (---.---.13.2) 11 février 2007 01:26

                                  Article fort nauséabond !

                                  Je remplacerai immigrés par français dans la phrase : « Depuis plusieurs années, une nouvelle forme de racisme semble faire son apparition dans le champ politique et social. Un racisme sourd, latent, qui ne dit pas son nom mais qui fait du »FRANCAIS« le coupable idéal d’une mondialisation par le bas ».

                                  Alors vive l’immigration... qu’elle enfante tous les petits dont la France a tant besoin pour devenir le « bled » !

                                  LA CRISE DES BANLIEUES S’INSTALLE A LA CAMPAGNE http://www.lefigaro.fr/france/20070206.FIG000000008_la_crise_des_banlieues_ s_installe_a_la_campagne.html

                                  Les petites villes et les zones rurales ne sont plus épargnées par la violence des mineurs.

                                  FEUX de poubelle, trafic de stupéfiants, racket ou « happy slapping » : jadis concentrée dans les grandes agglomérations, la délinquance des mineurs s’exporte dé­sormais dans les petites villes et jusque dans certaines zones ru­rales. Entre janvier et septembre 2006, 44 % des dégradations, 41 % des vols à la tire et 35 % des vols avec violence recensés dans les brigades de gendarmerie ont ainsi été perpétrés par des adolescents.

                                  Depuis 2001, en outre, la proportion des mineurs, responsables de violences dites « gratuites » dans les zones contrôlées par la gendarmerie n’a cessé de croître, pour atteindre 18 % l’an dernier. Chaque semaine ou presque, la chronique des faits divers révèle ainsi une porosité croissante entre délinquance des villes et délinquance des champs. En octobre dernier, trois garçons de 15 ans et une jeune fille de 14 ans ont par exemple été interpellés à Nyons (Drôme, 7 000 habitants) après avoir mis le feu à 74 poubelles au cours des neuf mois précédents, causant un préjudice évalué à 26 000 euros. À Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilai­ne, 4 200 ha­bitants), trois gamins de 13 ans, adeptes du petit pont massacreur, ont récemment traumatisé 14 victimes dans la cour de récréation avant d’être stoppés par les gendarmes. En décembre dernier, un élève de 15 ans a été arrêté à Gémenos (Bouches-du-Rhône, 5 000 habitants) après avoir violé une élève de 14 ans puis diffusé le film de l’agression, enregistré au moyen de son téléphone portable.

                                  « Éduqués » par la télévision

                                  « Depuis une dizaine d’années, le développement des mouvements de population entre villes et campagnes suscite une propagation géographique des violences de type urbain », analyse un officier de gendarmerie.

                                  « Or, ces faits de délinquance, désormais observables sur l’ensemble du territoire, risquent de se propager encore si l’on en croit les démographes : ceux-ci prévoient l’a­r­rivée de huit millions de Français dans les zones périurbaines dans la période 1995-2015. » D’ores et déjà, les militaires estiment que 40 % des cambriolages et 63 % des incendies volontaires commis en Rhône- Alpes sont imputables à des mineurs. Or, le taux d’élucidation de ces actes est en baisse constante, les mineurs, « éduqués » par la télévision, multipliant désormais les précautions afin de ne pas laisser de trace sur les lieux de leur forfait.

                                  « Depuis quelques années, nos villages sont inexorablement rattrapés par les incivilités et les actes de petite délinquance, surtout lorsqu’ils se trouvent à un jet de pierre de la ville, relève, inquiet, le président de l’Association des maires ruraux de France, Gérard Pelletier. Or, parce que la situation est évidemment pire dans les banlieues, personne ne prête jusqu’à présent la moindre at­tention à cette évolution. »


                                  • (---.---.20.133) 11 février 2007 02:11

                                    Monsieur,

                                    L’article que vous avez ecrit est consternant d’approximations et d’inculture.

                                    En premier lieu, les medias se sont toujours fait le relais de la politique bien pensante : le racisme affiche chez les journalistes est aussi rare qu’accidentel. Vous pretendez que la populace voit en l’etranger le bouc emissaire alors que l’on entend davantage les fonctionnaires, la mondialisation ou bien encore les impots comme frein au developpement de la France. Quant a accuser le front nationnal, cela va a l’encontre de vos propos puisque vous attribuez la pensee d’une frange de la population a la totalite de la population.

                                    Par ailleurs, vous semblez penser que la majorite de la population francaise travaille pour le plaisir : pensez vous reellement que les gens partent de chez eux a 7:30 et y reviennent 12 heures plus tard pour le plaisir et ce toute l’annee ? Ne pensez vous pas qu’il est humain de souhaiter maximiser ses gains pour un travail minimum et ce quelque soit sa nationalite ?

                                    De plus, le passager clandestin est par essence meme un delinquant puisqu’il ne respecte pas les regles du pays dans lequel il penetre. Vous parlez de droits mais quels sont ils pour une personne qui ne vient que pour parasiter le pays. Vous avez neanmoins raison de dire qu’il ne vole pas le travail d’un francais puisqu’il exerce des metiers durs peu ou pas payes et ne beneficient d’aucun avantage. Curieusement, vous ne faites pas mention des voyous qui les eploient et qui les exploitent ( au sens marxiste du terme avec toute l’horreur que cela implique). Il devient ainsi aberrant de critiquer la majorite anonyme et donc symboliquement absente alors que vous pouvez designer les gens qui exploitent les clandestins.

                                    Par ailleurs, vous pretendez qu’il y aurait eu un million d’immiges en France apres les accords d’Evian (vous sous entendez qu’il s’agit seulemt d’algeriens ) sans compter les autres. Ou avez vous eu ces chiffres fantaisistes ? Par ailleurs, saviez vous que les trentes glorieuses est une epoque de reconstruction de la France apres la guerre et que par consequent, le taux de chomage etait relativement bas. Savez vous que de nos jours le contexte est radicalement different ? Quant a dire que les emplois au noir enrichissent l’etat, c’est purement une baliverne.

                                    J’ajoute que le territoire francais n’est pas le monde, et que malgre le grand coeur des francais pour les grandes causes, la France ne peut accueillir toute la misere du monde. Par ailleurs, je souhaiterais que tous les grands esprits prompts a regulariser les clandestins et a depenser le deniers publics payent de leur poche toutes ces genereuses pensees. Curieusement, cet argent est preleve essentiellement sur les citoyens qui ne l’ont pas demande.


                                    • bob (---.---.20.133) 11 février 2007 02:15

                                      Je tiens a preciser que dans les pays extra occidentaux, cette maniere de penser est considere comme une faiblesse a exploiter : beaucoups de personnes ne s’y sont pas trompe. De plus, allez dans ces pays que vous considerez avec cette tendresse paternaliste typique des colonialistes et vous verrez commemt vous serez accueilli. Voyagez et voyez le monde avant de le commenter avec cette vision etroite qui caracterise celui qui ne sait pas.


                                    • deusexmachina (---.---.161.139) 14 février 2007 16:47

                                      cher détracteur,

                                      pour répondre point à point à l’ensemble des interrogations et des suspicions auxquelles vous affublez mon discours, je vais essayer d’être le plus précis et objectif possible. 1. je ne dis pas que ce nouveau racisme est visible et conscientisé, mais qu’il est plus souvent latent (au moins est-il lisible dans certains discours politiques qui associent immigration et problème de croissance économique). a ce titre, les journalistes ne sont pas responsables, ils ne font que relayer des idées dans l’« air du temps ». 2. en outre, il est tout à fait légitime de vouloir maximiser son profit (ou pour le dire plus clairement, avoir une approche rationnelle). le problème n’est pas tant dans les motivations individuelles, mais plutôt dans le regard social que l’on porte sur ces motivations. certes, faire du fonctionnaire oudu grand patron un bouc-émissaire, un opportuniste avide et calculateur est courant également. mais ce n’est pas pour autant qu’il faudrait plus l’accepter pour l’un et moins pour l’autre. 3. enfin, concernant le nombre d’immigrés suite aux accords d’Evian, il faudrait mieux parler en fait de rapatriés (j’avoue là avoir commis une erreur sémantique) en provenance d’Algérie, auxquels il faut bine sûr ajouter les centaines de milliers d’autres immigrés venus du reste du Maghreb, d’Europe du Sud, d’Afrique subsaharienne, etc. De plus, concernant le chiffre de 900 000, il ne correspond qu’au nombre de rapatriés d’Algérie durant l’année 62.

                                      Pour finir, concernant le travail au noir, il est économiquement démontré qu’il participe (à la marge certes, mais cela compte) à l’enrichissement de la Nation, via la consommation qu’il induit et à celle de l’Etat donc via les recettes indirectes que représente la TVA sur les produits de consommation par exemple. mais le sujet du travail au noir ne concerne pas mon article, puisqu’il n’est pas lié à l’immigration exclusivement, bien au contraire. j’espère que mes éclaircissements auront permis de compenser mon propos « consternant d’approximations et d’ inculture ». Bien à vous.


                                    • hip hip (---.---.45.174) 12 février 2007 10:19

                                      Bravo, bravo et bravo !

                                      J’ai rarement lu tel article avec une telle conscience politique. J’ose esperer que bien d’autres personnes ont les yeux ouverts aujourd’hui pour faire ce constat. Malheureusement j’ai peur que non...

                                      En effet, il suffit un peu de prendre l’air du temps pour s’apercevoir (après la farce médiatique de la France black, blanc, beur de 1998) que notre pays a basculé dans une espèce de peur-psychose, que les sujets dont on a réussi à persuader les français qu’ils devaient être leur plus grandes preocupations (car les dangers les plus iminents et menaçants) ont aujourd’hui carte blanche (avant carte electorale), que beaucoup de nos concitoyens sont prêts aujourd’hui à basculer dans le vote « anti »

                                      Le 21 avril 2002, j’ai pleuré... de vraies larmes naturelles, car je deteste l’injustice mais encore plus que tout, je deteste l’égoisme. Je me sens déjà l’envie de verser à nouveau bien des larmes tellement je souffre de voir bon nombre de mes compatriotes sombrer dans l’abrutissement le plus complet, l’aveuglement de tous les instants, la frilosité qui se transforme en haine de l’autre, celui qu’on ne connait même pas...

                                      Relayé par des politiciens prets à agiter n’importe quel bouc emisaire afin de générer les peurs qui garantissent ensuite la soumission, même à la pire des dictatures, ce sempiternel piège à gogos du « c’est eux qui volent notre boulot » a décidément toujours le vent en poupe.

                                      N’avez vous pas suffisament vu de documentaires, d’images sur les camps de concentration ? n’avez vous jamais senti une part de responsabilité quant à l’évocation du viol de nombre de territoires par notre jolie colonisation française ? Aujourd’hui le juif c’est le jeune à casquette, c’est le sans-papier d’Afrique de l’Ouest (celle là même que nous avons pillé, dont nos charmants fantassins ont acheté ou violé les femmes).

                                      Honte à vous, vous qui vous permettez encore d’essayer de justifier vos propos issus d’autres siècles, vos propos emplis d’un sentiment de superiorité certain, tout ça parce qu’à la base vous « possedez », parce qu’à la base dans notre imaginaire collectif on nous à inculqué que l’autre est inférieur, est différent, et c’est pour ça qu’on est allé l’aider...

                                      Mais l’aider à quoi ? hormis un pillage évident des ressources, hormis de favoriser un climat d’affrontement perpetuel, hormis le fait de n’importer de démocratie que dans les livres, en aidant à conserver au contraire un système clanique et tribal pour mieux s’assurer de la pérennité des affrontements pulsionnels, des guerres ethniques... A rien, nous nous sommes toujours foutu de savoir que notre petit confort, nous l’avons gagné sur des montagnes de charniers humains, des monceaux de ségregation, de non-reconnaissance de l’autre en tant que tel, nous qui avons crée ce magnifique playdoyer pour les droits de l’homme et du citoyen mais avec lequel nous torchons allègrement notre merde de bourgeois pourris, suintant l’égocentrisme de nos petites personnes repliées sur leur petit monde, celui qui produit tellement d’inégalités, d’injustices, juste pour permettre à un petit nombre de survivre.. celui qui à le plus de fusils...

                                      En réponse aux posts réacs d’avant et ceux à venir... sur le « on peut pas accepter toute la misere du monde, etc... » je poserai simplement cette question.

                                      Imaginez vous 30 secondes citoyen à la peau noire, d’un pays où la situation économique du peuple ne vous permettrait même pas de vous éclairer à la bougie, où l’avenir n’existe tellement pas, où l’esperance de vie tourne autour de 35/40 ans.. ne pensez vous pas que celà pourrait vous donner une telle rage de vivre, que vous seriez prêt à tout, même perdre la vie pour rejoindre l’eldorado dont on vous a toujours convaincu qu’il pourrait vous accueillir... ?

                                      Si vous viviez cette situation dans votre bonne petite région, ville de province ? auriez vous ne serait-ce que 10% du courage de ces « méchants canibales sanguinaires » ?

                                      Hormis votre sytème de colonisation et d’y aller avec des armes, une bible et je ne sais quel autre ustensile « courageux » d’homme blanc evolué et moderne, le feriez vous sincèrement ? je ne le pense pas, même si la situation changeaut demain, notre confort de voraces, d’insatiable possédant nous a déjà tué il y a bien longtemps, c’est pour ça qu’on essaie desesperement de survivre, de s’accrocher à nos petits biens, nos privilèges. Mais n’oublions pas que la roue tourne, même si vous continuez à y coller des rustines pourries histoire de savonner la pente, mais bientôt ils trouveront la bonne colle


                                      • Pinson (---.---.13.90) 12 février 2007 11:33

                                        @ Hip ! Hip ! hip ! Hourra ! Bravo pour ce merveilleux pastiche ! J’ai failli marcher ! Tous les poncifs pleurnichards y sont ! Tous les lieux communs bien-pensants ! Tous les classiques de la haine de soi ! On dirait une vraie tribune libre du« Monde » ou un courrier des lecteurs de « Télérama ».

                                        Heureusement qu’au fil de la lecture, l’impression subtile d’abord, puis de plus en plus affirmée, que le rédacteur en fait vraiment un peu trop nous fait comprendre qu’il s’agit en fait d’humour à froid.

                                        Je sais que certains vont dire qu’Hippie-hippie est parfaitement sérieux (se). Allons ! Ce n’est pas posssible ! Nulle part même dans les plus bobos des salons ni dans les plus moisies des sacristies progressistes on ne pratique à ce point-là l’autoflagellation, la haine de sa patrie et de sa civilisation.

                                        Voulez-vous des preuves qu’Hip est pasticheur ? D’abord, si ce rédacteur existait vraiment tel qu’il se décrit, je suis sûr qu’il hébergerait trois familles maliennes dans son salon, et douze sri-lankais dans sa cjambre à coucher. Je vous fiche mon billet que ce n’est pas le cas !

                                        Ensuite, on trouve dans son texte quelques images volontairement ridicules en forme de clin d’oeil du genre « ce sabre est le plus beau jour de ma vie ». Jugez plutôt : « agiter le bouc émissaire » , coller des rustines sur la roue pour savonner la pente" Vous voyez bien qu’il s’agit d’un humoriste.


                                      • seb59 (---.---.180.194) 12 février 2007 11:35

                                        @ hip hip

                                        « Imaginez vous 30 secondes citoyen à la peau noire, d’un pays où la situation... » : et bien justement ca n’est pas le cas.

                                        Notre pays est encore (pour pas longtemps) prospere, ce qui nous donne des avantages et une certaines qualité de vie.

                                        Je ne vois pas pourquoi nous devrions sacrifier cette qualité et oublier nos lois, nos acquis, nos valeurs pour faire plaisir à des immigrés.

                                        Leur pays est peut etre un endroit detestable mais cela n’est pas notre faute. Chacun peut developper son pays, changer de gouvernement, prendre sa vie en main.

                                        C’est ce qu’on fait les francais dans les siecles precedents. Ca n’est pas facile, bien plus dur que de venir demander des aides à la france.

                                        Vous avez une opinion humanitaire qui vous honore, mais si vous voulez faire de l’humanitaire : faites des dons, allez aider ces pays, partager votre maison, mais ne demandez pas à l’ensemble des francais de faire pareil. C’est votre choix, pas le mien.

                                        Arretons egalement avec les camps de concentration, les colonies, l’exploitation de certaines races.

                                        Ce qui etait vrai dans le passé n’est pas de la responsabilité de nos citoyens actuels. Brandir de tels epouvantails pour expliquer l’impossibilité d’un debat me revolte.


                                      • Non666 (---.---.7.210) 12 février 2007 11:19

                                        Encore une fois les memes approximations reapparaissent.

                                        La logique d’une France « terre d’immigration » se heurte aux faits.

                                        La Gaule etait le pays le plus peuplé du monde connu sous cesar (« Les multitudes gauloises »)

                                        La France du moyen age etait encore le pays le plus peuplé d’Europe jusqu’a la revolution

                                        Les flux migratoires existaient mais etaient marginaux. L’apport des invasions germaniques se limitent ... à la noblesse ! L’abbé Sieyes ne disait il pas qu’il fallait renvoyer les nobles d’ou ils venaient ?

                                        Alors des lectures partiales et partisanes de ces données peuvent transformer ce pays en simple receptacle de toutes les migrations.

                                        L’argument est simple, simpliste : si nous sommes tous des immigrants, personne n’est legitime en cette terre et tous sont donc les bienvenus...

                                        Seulement voila, c’est en contradiction avec les faits, la logique du « chacun chez soi » qu’a entretenu le combat pour la liberation des peuples. Nous n’avons pas moins de droits que les algeriens a vivre entre nous, sans etre colonisés.

                                        Quand monsieur azoug bezagh, ministre de son etat, nous annonce que 15 millions de français sont issus de l’immigration depuis la seconde guerre mondiale, il pose l’etat du probleme a son insu.

                                        1/4 des habitants actuels et plus d’un tiers de « notre » natalité sont le fait de l’immigration. Mais le risque est connu, si la Republique ne s’impose pas dans ses valeurs a ces communautés de colons, alors peut etre que ce seront eux qui imposeront leurs valeurs a la republique.

                                        Le Liban des années 80, la Bosnie des années 90, les emeutes ethniques de 2005 en banlieu sont la pour nous rappeller que en en temps et en un lieu, il ne peut y avoir qu’un seul systeme de valeur et de solidarité qui s’impose. Les changement demographiques commandent les changement democratiques.

                                        Or le risque d’une republique islamique par exemple ne sont plus a prendre a la legere.


                                        • lucrezia (---.---.150.51) 13 février 2007 13:17

                                          La Presse n’est pas vraiment professionnelle ...il est vrai qu’on ne pas être professionnel et impartial. En effet, AUCUN Journaliste n’a remis la phrase de « racaille » de Sarkozy dans son contexte, à savoir qu’il avait seulement repris la phrase d’une habitante au balcon qui l’interpellait en lui demandant quand on allait la débarrasser de cette racaille ...Ci cela n’est pas de la manipulation pro-ségolène ?


                                          • (---.---.12.10) 13 février 2007 14:19

                                            Et oui... le français devient raciste... alors qu’il ne l’était pas.

                                            Jusqu’à 1975, la France était encore un pays riche et à peu près tranquille. Je sais de quoi je parle, 1975 c’est l’année où je suis né, qui plus est en banlieue dans le sud de la France, banlieue aujourd’hui classée ZUS. Durant les 30 glorieuses, l’immigration était choisie. Les hommes, plus que les femmes, du Magrebh et d’Afrique sont venus car on avait besoin de main d’oeuvre « bon marché » (Ah... les petits blancs esclavagistes !). Ces hommes se trouvaient des petites françaises (1 et 1 seule !!!) pour faire des bébés. Tout allait vraiment bien car :
                                            - les enfants allaient à l’école Républicaine, y apprenaient la Marseillaise, la culture française et surtout à parler le français. La langue racaille n’existait pas.
                                            - ces enfants étaient éduqués par des femmes françaises, donc totalement inserrés.

                                            Or, après ces 30 glorieuses, c’est D’Estaing et l’ère Miterrandiste... les 30 malheureuses. Une nouvelle immigration, celle du regroupement familial, de la polygamie... Un tsunami, un appel d’air à toute l’immigration venue du Tiers Monde car la France c’est l’eldorado. Les femmes voilées, l’islam, toute une culture importée et non assimilable ... les racailles.

                                            Voilà comment en 30 ans la France est devenue ce qu’elle est, avec 1/4 des jeunes français naissant étant issus de l’immigration, qui n’apprendrons jamais notre France et notre langue. Dans 20 ans, ces jeunes auront à leur tour 20 ans. Et dans 20 ans, ce sera la motié des français naissant issus de l’immigration .... Boule de neige. En 2050, les jeunes de moins de 20 ans seront donc à 50% issus de l’immigration.

                                            Voilà comment en 100 ans, de 1945 à 2050, la France se sera transformée en bled !


                                            • gerard93 (---.---.206.165) 13 février 2007 16:32

                                              La démographie galopante de l’immigration fait que dans plusieurs banlieues de la région Parisienne dont celle d’ou je suis originaire ,nous les français de souche nous sommes devenus minoritaires dans notre propre pays, les commerçants sont tous d’origine étrangére , asiatique en majorité suivie des personnes du maghreb et des africains sur une banlieue comptant environ 35000 habitants plus aucun commerçant français cette banlieue se nomme Noisy le sec et se trouve dans le 93, je suis obliger de me ravitailler hallal,mon pain si j’en veux du vrai je suis obligé de faire plus de 10 bornes, les restos c’est la même chose si je veux manger français je suis obligé de m’exiler , ah non il reste 1 mac Do (pouah).Le marché hebdomadaire c’est pareil. Alors si on ne stoppe cette immigration clandestine dans quelques années la france ce sera le kosovo c’est à dire l’Albanie maintenant.


                                              • fidel chavez (---.---.211.99) 16 février 2007 20:53

                                                gerard personne ne t obliges a rester ou tu est...sauf peut-etre la lachete. tu vis avec des commercants qui te vendent certainement a bas prix des denrees de qualite beaucoup plus cheres ailleurs.tu trouveras autour de toi beaucoup plus de mains pretes a t aider que partout ailleurs( va mendier dans le 16eme a paris pour voir ce que te donneront tes compatriotes).tu as une diversite ( que certains paient pour en profiter lors de voyages par exemple )qui est une richesse inestimable...maintenant si tu es un adepte de la con-sanguinite alors nik-oumouk.


                                              • pinson (---.---.13.90) 19 février 2007 15:40

                                                @ fidel chavez

                                                C’est de l’humour ?


                                              • fidel chavez (---.---.211.99) 3 mars 2007 13:22

                                                MR PINSON ...LE GERARD EST AU BORD DE LA CRISE DE NERF !!! MON MOT N A QUE POUR BUT DE LE FAIRE REBONDIR .LA VIE PASSE TRES VITE ET EN TOUTE CHOSE IL FAUT (ESSAYER) DE POSITIVER...SOURIT ET LA VIE TE SOURIRA DIRAIS-JE A GERARD.

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