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Accueil du site > Actualités > Société > Dans quelle civilisation entrons-nous au 21ème siècle ?

Dans quelle civilisation entrons-nous au 21ème siècle ?

Le monde contemporain échappe-t-il à la pensée ? Cette question est éminemment philosophique mais l’on sait pertinemment que la philosophie, tout comme la médecine, n’a pas obligation de résultats. Pour la seconde, il n’y a qu’obligation de soins et pour la première, en vérité, nul ne sait quelle fonction s’impose au philosophe, si ce n’est l’obligation d’enseigner et de publier pour ceux qui en font une profession. Et bien évidemment, aux résultats, nul philosophe n’est obligé. D’ailleurs, on ne peut que constater la faiblesse des pensées philosophiques portant sur les sociétés contemporaines de l’ère hyper industrielle. Ce qui ne doit pas nous étonner car la société moderne est l’objet le plus complexe à penser, bien plus que l’humain ou la nature à l’époque des temps anciens. La technique s’est insérée dans le monde social avec une aisance et une ruse si efficace qu’elle échappe à la pensée, bien que sur ce point Ellul ait pu écrire des pages décisives. Il s’est peut-être produit des transformations radicales depuis 20 ans mais nous ne savons pas quel monde advient. Avons-nous pour autant compris les âges passés ? Rien n’est certain et il n’y a pas de philosophes plus respectable que celui qui doute, mis à part le sage qui sans doute, n’est plus vraiment un philosophe. Pour commencer, on misera sur l’hypothèse de plusieurs types de civilisation qui se sont succédées en Occident. Il y a en effet trois types de civilisations qui se sont développées en Europe, celles de l’Antiquité à l’époque mythologique et cosmologique ; celles du Moyen-Age à l’époque théologale et sotériologique ; celle de la Modernité, à l’ère de la raison, du progrès puis du scientisme et pour finir du « désir démocratique ». Je crois savoir que la démocratie fut d’abord une aspiration et qu’à l’ère des médias et de la marchandise, la démocratie est devenue une chose désirée, ce qui explique en vérité cette étrange disparition de la démocratie constatée par les observateurs mais qui reste inexpliquée, sauf pour ceux qui se satisfont des thèses simplistes, parfois complotistes. Les banques auraient volé la démocratie disent certains, mon banquier est un voleur ! Pendons-les et la démocratie va revivre ! Je dirais pour ma part, Instruisons-nous avant de juger !

Le fait qu’il y ait plusieurs types de civilisations ne nous rend pas la tâche plus difficile et c’est même l’inverse car l’étude des différences entre civilisation ou société permet de voir quels en sont les traits fondamentaux, les invariants ontologiques et les ressorts de même essence. On comprend alors qu’une civilisation se conçoit comme un ensemble d’humains vivant en société, échangeant et partageant quelques manières de voir, de penser, d’être en relation avec le monde et l’univers. Les hommes bâtissent et c’est le point de vue de l’œuvre, de la technique, de la science. Les hommes agissent en respectant des règles morales. Ils incluent alors autrui dans leur manière de penser. La philosophie contemporaine et la sociologie moderne ont certainement privilégié le domaine des positivités, cherchant à cartographier les ensembles humains, les systèmes, les statuts, les rapports de pouvoirs et domination. La pensée contemporaine a manqué l’homme avec son âme et son intelligence, préférant s’occuper des choses physiques, matérielles, temporelles, formelles et culturelles. L’aventure naturelle, celle du vivant puis de l’humain, se conçoit comme un destin cognitif, bien plus que comme évolution des espèces, des physiologies naturelles pour finir avec les aptitudes techniques des sociétés antiques, médiévales puis modernes. L’être humain pense et agit mais quand il s’agite, il abandonne ses facultés de penser.

L’Europe a connu au minimum trois civilisations typées, antique, médiévale et moderne. Question : ce qui arrive depuis quelques décennies nous amène-t-il à décider d’une quatrième civilisation en marche ? La modernité au fond n’aurait été qu’un moment transitoire durant presque quatre siècles. On peut la faire commencer avec le règne de Louis XIV. D’autres préfèrent commencer avec la période contemporaine et l’avènement des pratiques industrielles et démocratiques amenant l’avènement de l’individu. Auquel cas, cette modernité débutant vers 1800 n’aura duré que deux siècles et encore, tout dépend de la date choisie pour décréter l’achèvement de cette civilisation. Si cette modernité s’achève avec l’avènement de l’homme seul décrit par Claude Frochaux, alors on prendra la fin des années 1960 comme date signifiante, ou alors la fin des années 1970 si l’on se fie aux analyses de Lyotard sur la fin des grands récits et la post-modernité. Alain Touraine envisage des sociétés post-industrielles mais ce concept est trompeur puisque notre époque est plus hyper que post industrielle. D’aucuns évoquent une hyper modernité. Et c’est cela la grande énigme. Comment comprendre le 21ème siècle ? Comme un achèvement d’une modernité amorcée il y a quelques siècles ou bien comme le début d’une nouvelle civilisation ? En fait, il est difficile de saisir les grands changements et comme le disait Hegel avec l’allégorie de la chouette de Minerve, le penseur arrive une fois la bataille des instaurations effectuée. Aristote et Platon sont à la fin d’une époque et lui donnent un parachèvement éclatant. Pareil pour saint Thomas clôturant un Moyen-Age amorcée avec la fin de l’empire. Parfois, des événements violents signalent qu’une tension entre deux tendances sociétales se produit. C’est le cas de 1789 autant que de mai 68.

Que dire de 2012 ? Les sociétés sont résolument entrées dans l’époque de la fin des grands récits, même si après la chute du communisme, quelques auteurs ont imaginé des chocs de civilisation. La grande époque de la conscience historique reste la fin du 19ème siècle, période encadrée par la révolution de 1789 et celle d’octobre dans la Russie de 1917. Actuellement, on voit se dessiner désaffection vis-à-vis du destin historique commun mais aussi du politique. Avec les moyens de communication, l’individu se raccorde au village global mais semble-t-il, ne parvient plus vraiment à parler aux autres ni à imaginer un dessein commun, une utopie, un nouveau monde à inventer. En ce sens, la civilisation du 21ème siècle paraît différente de celle de 1900 mais pourtant elle s’en rapproche avec l’exploitation de l’homme ainsi que l’envahissement de l’émotionnel, phénomène que René Guénon avait anticipé en pointant cette tare occidentale liée à la science, le sentimentalisme, qui éloigne de la vie intellectuelle.


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37 réactions à cet article    


  • Jean-Fred 27 juin 2012 12:19

    Mr Dugué, vous savez très bien qu’une orientation sociétale implique nécessairement des effets indésirables.
    Il n’existe pas de société parfaite, le scientisme matérialiste qui domine actuellement ne (re)connait pas la spiritualité, il est normal que l’Homme actuel se reconnait à travers des outils quantitatifs.

    La crise que nous vivons est une crise existentielle, la science telle que nous la connaissons aujourd’hui ne permet pas de répondre à toutes les questions et surtout ne fais pas mieux que les religions niveau justice/équité.

    Les théories scientifiques ont remplacé les dogmes religieux mais nous n’avons pas pour autant progressé dans l’échelle des valeurs.

    Notre civilisation est donc une civilisation de crise, il n’y a pas de stabilité possible car les bases ne tiennent pas fondamentalement. La confiance est brisée, le doute s’installe et la morale n’existe presque plus (le bien et le mal autrefois parfaitement identifié a aussi disparu).


    • Revan 27 juin 2012 13:33

      « le bien et le mal autrefois parfaitement identifié »
      effectivement, autrefois on brulait les sorcieres car elles incarnait le mal....
      probleme d’identification selon moi, ou manque de preuve scientifique que la sorcellerie n’existe pas, au choix...

      il y a un reel probleme de societé aujourd’hui qui ne releve pas entierement de la faute du gouvernement, exemple dans le cas de la jeune criminalité (nombre de delinquant en hausse etc...) autrefois les jeunnes etait elevé a la dur, quand ils n’obeissaient pas ils se prenait des baffes, et personne ne disait rien, ca a fait les parent d’aujourd’hui, seulement ces meme parents ne donne pas de baffe, bah oui on entend partout que c’est pas bien faut pas donner des baffes a un gosse sa les traumatise, faut leur parler, oué on leur parle et le gosse n’en a rien faire il applique la technique du « cause toujours tu m’interesse », et depuis le nombre de delinquant est en hausse, ya les divers problemes de tolerence dans l’ecole (college lycée...) et j’en passe.


    • Code_7 27 juin 2012 14:32
      Il existe un point commun entre théories scientifiques, dogmes religieux et doctrines philosophiques : toutes servent de base à ceux qui sont attirés par le pouvoir pour créer une idéologie. Et à quoi sert une idéologie, sinon à vouloir imposer une vision du monde rigide et définitive, parfaite même, à ceux qui n’ont rien demandé ?

      Le problème étant que comme les animaux, nous sommes dépendants d’une nature qui en est l’exacte opposée : instable, éphémère et ne connaissant jamais la perfection.

    • dom y loulou dom y loulou 27 juin 2012 16:17

      et une éclipse de soleil se mariant à la lune c’est quoi d’après vous ?


      cette propension à tout savoir déjà de l’univers, sans rien vouloir apprendre de lui, déclarant que cet univers serait imparfait sans jamais faire l’effort de s’adapter à lui ni à ses lois d’équilibre fondamentales

       simplement parce qu’on a reçu un lamentable 1/7e d’une lumière dont on ne sait même pas remercier cette ouverture mais en se vantant de ce que l’on reçoit et en en exigeant l’EXIL à celui à qui l’on prétend vouloir donner la liberté, l’enfermant dans une projection mentale lui interdisant toute autre forme de liberté que cet exil ? 

      très généreux, le concerné vous remercie

      voilà bien grande supercherie

      cette oppression vantarde et vide de substance, inhumaine, complètement mystifiée

      est vraiment la marque du consommateur qui aujourd’hui consomme jusqu’à l’esprit et lui demande des nouveautés sans jamais rien digérer lui-même en se mirant en petit dieu immortel dans des écrans 

      à celui qui éveilla en renouveau le terme-même de citoyen on chante « on est tous citoyens sauf... toi »

      unique conséquence de ce grand jeu si drôle =

      c’est l’individu qui en disparait, au profit des corporations qui ont mécanisé les esprits depuis longtemps, les numéros collés sur nos fronts sont devenus bien plus importants pour la machine que nos noms ou nos visages ou nos qualités qui doivent être formatées par les « spécialistes » qui savent bien calculer les coulages de titaniks et boursicoter avec nos numéros d’AVS

      on nous traite en troupeau de chèvres depuis TRES longtemps

      et ceci n’a que trop peu été vu comme le danger principal

      et la seule chose qui ait VRAIMENT changée est le fait qu’on le voie et qu’on le comprenne aujourd’hui



      et la foule rigole ne se sentant pas touchée par la tyrannie exercée contre l’ESPRIT justement

      elle en rajoute tous les jours à ce jeu meurtrier du pissage contre bouc émissaire


      Qui a suivi les révélations au point de comprendre la nature de l’esprit aujourd’hui ?

      Qui, par opposition, s’est arrêté aux quelques stéréotypes matraqués, enlevant toute humanité à un aom en le dénudant dans le rirre et les insultes et les moqueries, le privant de tous ses droits et s’en croirait indemne et que cela n’entrainerait pas de conséquences forcément TRES graves pour lui-même ?

      qui n’a pas suivi le fil de l’eau, qui s’est arrêté aux diableries et lobotomies moyen-âgeuses en se trouvant très moderne et quand même très malin et très intelligent 

      et vient se lamenter ensuite de ne plus rien comprendre à ce qui l’entoure ?

      alors qu’un simple « merci » aurait suffi pour garantir l’établissement de l’aom en nous et depuis lui, en honneur à notre individualité, une nouvelle civilisation diverse et commune surgir

       mais si on a autant d’individus qui croient que leur pensée définit l’univers c’est qu’on est entré dans un asile de fous sans grande perspective de ne jamais en ressortir 

      et ces mauvaises vagues sont orchestrées par une tribu qui n’a d’amour que la non-affectivité des Windsor, symboles du pouvoir des rotschilds contre nous


      le bouddha disait « il n’y a ni bien ni mal, il y a des crimes qui engendrent des tensions et des tensions qui engendrent des crimes »

      mais la foule babylonienne est bien plus maline que le bouddha voyons... elle EST le Bouddha clame-t-elle... 

      et les rothschilds se frottent les mains


    • epicure 27 juin 2012 18:38

      On n’est plus dans l’ère du scientisme matérialiste, mais dans le monde de l’économie financière
      L’épuisement des ressources, la concentration de richesses dans les mais d’une minorité, ce n’est pas du scientisme, c’est le refus de la science, de la connaissance, de la raison.
      De même la société n’est pus motivé par une pensée matérialiste, donc immanente, qui reposerait sur le monde réel, et sur l’humanité, mais une pensée transcendante, où la finance, et les intérêts économiques à court terme de quelques uns, sont extérieurs et supérieurs au reste de la société, et justifient tout même la dégradation de la planète.


    • luluberlu luluberlu 28 juin 2012 13:10

      Justice et équité ....ni religions ni sciences ne s’en préoccupe m^m si certains font mines de s’en occuper..


    • Martha 27 juin 2012 12:36

      C’est bô la philosophie. Celui qui en parle le mieux c’est Molière dans Le Bourgeois gentilhomme (à relire, c’est très facile sur internet, en trois clics, c’est drôle, pour toujours)...
       Philosophie qui tient de l’alambic présenté comme alternative à Chadoko, le chef suprême, obsédé par les machines à pomper...
       Le « 911 » nous a fait rentrer dans l’ère du mensonge, proche de l’univers de « 1984 » avec sa « novlangue » ou de celui évoqué dans « Le meilleur des mondes » où tout est devenu nickel, tout le monde décérébré, contents.
       Univers artificiels auxquels nous conduit, tout droit, la gabegie des affairistes et la démission généralisée devant ces dingues. Par où les saisir, pour empêcher leur nuisance ?


      • Code_7 27 juin 2012 14:45

        J’ai bien peur que le 911 ne soit pas la première « false flag » de l’histoire ... l’expression elle même remontant au début du siècle dernier, et la méthode utilisée depuis des millénaires.


        Orwell pensait que le pouvoir était une fin en soit, celui de contrôler les esprits étant l’ultime pierre de l’édifice. En cela nous pouvons féliciter nos médias de masse pour leur efficacité en tant qu’outil.

      • dom y loulou dom y loulou 27 juin 2012 15:22

        @code7


        sauf que nous en sommes les premières et principales victimes de ce décérébrage occasionné par les médias rottenschild

        ce qui est vraiment effrayant, dans ce déferlement continuel de bourrage de crâne, est la propension à tout oublier tous les trois jours

      • L'enfoiré L’enfoiré 27 juin 2012 14:04

        Ere hyper industrielle ?
        Je dirais que c’est plus le 20ème siècle.
        Nous n’y sommes plus vraiment dans leu pur et dur. Le 21ème c’est plutôt celle du virtuel, même si Obama voudrait réintroduire cet ère hyper industrielle.
        Civilisations qui se confondent avec l’idée de consolidation dans des empires économiques qui se construisent par des stratégies différentes (1), (2).


        • L'enfoiré L’enfoiré 27 juin 2012 14:07

          « la philosophie, tout comme la médecine, n’a pas obligation de résultats »
          Encore un autre lien entre la philosophie et l’économie. smiley


        • astus astus 27 juin 2012 14:47

          Bonjour Bernard,

          Le mot civilisation n’a plus aujourd’hui de signification claire avec le phénomène de la mondialisation.
          Je trouve personnellement préférable de rechercher un nouvel accord entre les cultures et les valeurs. Les cultures peuvent être définies par des modes existentiels suffisamment proches entre des personnes qui partagent une religion, des traditions, un territoire...etc. Et tout l’enjeu de ce siècle sera à mon sens de savoir si celles-ci peuvent en même temps s’accepter entre elles, malgré leur évidente diversité, tout en acceptant des valeurs plus générales qui concernent tous les humains, et qu’on pourrait alors qualifier d’universelles : le respect d’autrui, l’aspiration à la liberté, le principe d’équité ( notamment entre les sexes), par exemple.

          Amitiés.C. 

          • Marc Bruxman 27 juin 2012 18:52

            Bonsoir,

            Vous faites je pense fausse route. Le maintient de cultures mutuellement exclusives a très peu de chances de se produire et c’est pour cela que la mondialisation provoque des frictions.

            Si vous allez en Chine, la culture occidentale est partout. Les chinois les plus agés se plaignent que les jeunes s’occidentalisent. Mais eux mêmes cédent volontiers au sirénes du mode de vie occidental. Leurs enfants vont juste plus loin qu’eux. Inversement ici, la Chine est présente ne serait ce que par sa gastronomie qui envahit de plus en plus nos centres villes (comme les MacDo et autres KFC ont envahis les villes chinoises). Des éléments de décoration typiques de la Chine arrivent discrétement chez nous, de même que des habitudes de consommation.

            La même chose peut être dit pour les cultures issues de l’Islam. Elles se mélangent à nous que nous le voulions ou pas.

            Nous allons vers une uniformalisation mondiale de la culture que nous le voulions ou non. La seule question est quelle va être l’ampleur des frictions avant d’en arriver la. L’autre question est : quelle sera la langue du monde. L’anglais est bien parti, mais peut être que cela sera le chinois finalement.


          • astus astus 27 juin 2012 19:42

            Bonsoir Marc Bruxman,


            Il faut je crois distinguer les uniformisations superficielles (les jeans, le Mac Do etc...) des structures profondes de la pensée et notamment les langues : on peut parfaitement parler anglais, mais continuer à penser chinois, et se référer à des traditions religieuses ou familiales séculaires.
            Les cultures s’uniformisent en surface, et résistent en profondeur à cette uniformisation, pour des raisons de survie et d’identité. Elles ne pourront s’entendre avec d’autres qu’en se référant à des valeurs universelles communes, qui restent toutefois à préciser.
            Cordialement. 


          • nicolas_d nicolas_d 28 juin 2012 14:15

            @Marc

            « cultures mutuellement exclusives »
            Ha bon ? Pourquoi ? Vous pouvez développer ?

            « Nous allons vers une uniformalisation mondiale de la culture que nous le voulions ou non »
            Non. L’uniformisation n’est pas un réflexe naturel. Elle n’est que la volonté d’un petit groupe de personnes qui n’ont aucune aptitude à comprendre la richesse des diversités.


          • mortelune mortelune 27 juin 2012 14:48

            Le ciel s’assombrit, les visages se durcissent, les gorges se nouent, nous allons rentrer dans un nuage. Il sera radioactif. 


            • dom y loulou dom y loulou 27 juin 2012 15:17

              c’est certain


              si l’on jette des révélations par flots et par vagues sur dix ans et qu’on prétend ne rien avoir entendu, ni vu ni rien discuté 

              qu’on joue donc aux trois singes que la récente antiquité (6000ans) aussi connaissait déjà

              alors faut pas se lamenter d’arriver dans un décervellement complet


              mais si l’esprit reste ce qui fait de nous des aom alors le chemin d’exploration du vivant est TRES loin d’être terminé 

              et il faudrait peut-être un peu d’humilité aux aom du XXIe s’ils ne veulent pas subir les foudres de la création en continuant de l’agresser par tous les moyens possibles ni vouloir systématiquement piétiner les autres pour s’élever sur des strapontins abstraits

              il y a de bonnes nouvelles au milieu du bordel et des compétitions babyloniennes

              la fin du smog par exemple 

              et si cela ne vous intéresse pas, je me demande bien ce qui pourrait jamais vous intéresser hormis de vous glorifier vous-même et de rester le prisonier de ce système mercantile dominé par les empereurs marchands d’armes à jamais

              il y a d’autres intelligences en ce monde aussi





              • Marc Bruxman 27 juin 2012 18:29

                Bonsoir Bernard,

                Beaucoup de penseurs pensent que l’on est aujourd’hui dans l’ére post-moderne. Et nous sommes d’ailleurs dans une période de friction qui marque le passage vers cette ére. Je crois personellement que Mai 68 correspondait au début de ces frictions mais que nous vivons depuis dans des chocs continus : 1989 en est un autre, correspondant à la fin du communisme et donc à la fin des grands récits dont vous parlez avec justesse.

                Oui, le monde vit aujourd’hui dans le présent, il ne cherche plus à se justifier par rapport à son passé (qui parait irrelevant à cause de la vitesse du changement) ni à se projeter dans le futur qui inquiéte. Nous vivons dans le présent jusqu’à nos formes d’expression comme l’art contemporain qui n’est plus ancré dans l’histoire de l’art comme l’art moderne l’était.

                En fait, nous rentrons dans ce que Neil Postman a appelé « The Technopoly » : Les changements dans les moyens de communication rendent la mise en place de grands récits quasi impossible car la société ne peut plus se défendre contre le déluge d’information qui viendra attaquer tout grand récit (ce qu’il appelle le SIDA culturel). De plus en plus, l’état de notre monde devient justifié uniquement par l’état de l’art de la technique. Il faut prendre ici technique au sens large et ne pas englober seulement la technologie mais la démarche technicienne au sens large.

                Des auteurs comme Postman ou Ellul semblent regretter cet état de fait qu’ils ont très bien saisis mais qu’ils condamnent. Pourtant tout n’est pas noir ou blanc :

                • D’un coté cette nouvelle forme de civilisation nous apporte un confort sans précédent et un bon niveau de vie.
                • Cette forme de civilisation est la seule à permettre un changement radical rendu nécéssaire par l’épuisement des ressources. L’esprit technicien va devoir tourner à plein régime pour nous fournir les outils dont nous avons besoins.
                • Cette forme de civilisation, en annulant tous les grands récits aide à ce que la mondialisation se passe en paix.
                • Rien ne dit qu’une fois le processus de friction terminés de nouveaux grands récits ne parviennent pas à voir le jour. Ils sont juste à écrire « from scratch » ce qui complique clairement la donne. Mais les textes de Richard Stallman sur le logiciel libre par exemple ne sont ils pas une façon d’apprivoiser la civilisation technique et de lui donner un sens supérieur ?

                Une chose est sure c’est que ce changement sans précédent se produit également à une vitesse sans précédent. Mais il est finalement une sorte d’aboutissement logique de la période moderne et l’on peut se demander si finalement la période moderne ne correspondait pas aux frictions de la mise en place de ce nouveau monde. Nos arriéres petits enfants qui deviendront historiens pourront répondre à cette question, pas nous.


                • nicolas_d nicolas_d 28 juin 2012 14:31

                  Nous parlons bien de mondialisation dans le sens commun ? de globalisation de la « société occidentale », capitaliste et libérale ?

                  Si tel est le cas je vous trouve très propagandiste...

                  • « D’un coté cette nouvelle forme de civilisation nous apporte un confort sans précédent et un bon niveau de vie. »

                  Vous en parlerez aux grecs

                  • "Cette forme de civilisation est la seule à permettre un changement radical rendu nécéssaire par l’épuisement des ressources.« 

                  Affirmation douteuse je trouve. Des arguments ?

                  •   »L’esprit technicien va devoir tourner à plein régime pour nous fournir les outils dont nous avons besoins.« 

                  Justement, l’esprit technicien ne peut tourner à plein régime que s’il n’est pas globalisé.

                  •  »Cette forme de civilisation, en annulant tous les grands récits aide à ce que la mondialisation se passe en paix."

                  Vous en parlerez aux libyens, aux syriens, à tous les peuples auxquels on impose la mondialisation par la guerre.


                • L'enfoiré L’enfoiré 28 juin 2012 16:08

                  Tout à fait, Marc.
                  L’ère industrielle, c’est fini.
                  C’est la micro-technologie, les médias via le virtuel qui ont pris le pas.
                  La preuve : l’engouement de la jeunesse pour les réseaux sociaux. On ne fait plus que transférer d’un poste à un autre, ce que l’on lit quelque part.
                  Je venais de lire, qu’il y a quelqu’un qui voulait réintroduire un payement dans l’utilisation d’internet.
                  Il a été cruellement et littéralement cloué au poteau virtuel en l’espace de quelques heures.
                  L’avenir appartient aux audacieux, aux imaginatifs et ce n’est pas plus mal.
                  On va enfin sortir du travail abrutissant, répétitif...


                • L'enfoiré L’enfoiré 28 juin 2012 16:16

                  Encore une chose pourtant..
                  Vous dites "Une chose est sure c’est que ce changement sans précédent se produit également à une vitesse sans précédent.« 
                  Je suis de l’arrière garde, je peux vous dire, moi qui ai connu les débuts, avant c’était bien plus rapide encore. Aujourd’hui, on consolide les acquis de hier. On fait de petites avancées constantes. On se concurrence pour aller plus vite, mais on garde les projets avec des versions ultérieures sous le manteau pour des raisons marketing. On ne peut pas trop vite brûler l’avenir. On fait des erreurs aussi.
                  Je viens de voir que la technologie »Leap" prend la relève du tactile.
                  On n’a pas encore compris que nous avions premièrement la voix comme mode de communication. Les muets ne sont pas encore la généralité que je sache. smiley

                   Mais il est finalement une sorte d’aboutissement logique de la période moderne et l’on peut se demander si finalement la période moderne ne correspondait pas aux frictions de la mise en place de ce nouveau monde. Nos arriéres petits enfants qui deviendront historiens pourront répondre à cette question, pas nous.


                • cacapoum cacapoum 28 juin 2012 01:03

                  Voici modestement quelques idées pour nos penseurs au cas où ils pourraient aussi devenir nos panseurs.

                  Les modèles de civilisations tendent quoiqu’on dise à s’uniformiser depuis longtemps et plus ou moins en accélérant, de grès comme de force. Le danger est que les pouvoirs dirigeants en font autant..
                  Peut-on imaginer un pouvoir unique dans le monde ? C’est sans doute une des perspectives qui nous effraie le plus et légitimise l’idée du complotisme. Pour ce qui est de notre « monde occidental » en tout cas, cette idée se précise et ne semble pas pour autant provoquer de réaction bouleversante, significative tant l’exercice de ce pouvoir est maitrisé.

                  Un autre élément déterminant, déjà évoqué, du modèle sociétal est l’avancée technologique (dont une grande partie nous échappe d’ailleurs probablement). Pour ce qu’on connaît tous, il est sans risque d’anticiper, voire spéculer sur une fusion entre le monde numérique et celui de la génétique. Les débats déontologiques seront bien entendu grand ouverts (sic).

                  Je mise fort que la puissance économique repose moins dans l’avenir sur le nombre d’individus, de consommateurs, que ces dernières décennies.
                  Il est courant d’entendre parler aujourd’hui de la nécessité de changement de paradigmes. Tout dépend qui en parle, dans quel but et celà risque de devenir très confus à force.
                   La prise de conscience sur le mal fait à notre environnement n’arrive pas trop tard pour tout le monde. On va nous demander beaucoup de sacrifices c’est sûr. La dette s’accumule. Mais c’est la dette économique qui compte !
                  La banalisation du mensonge marque particulièrement notre époque.

                  Du coq à l’âne, le problème de la distribution de l’eau qui de tous temps à fait l’objet de querelles et d’inégalités va croissant et est à prendre en considération. En plus l’eau potable (la vraie) se raréfie et va sans doute devenir très chère !

                  Voilà, tout ça n’a pas le romantisme ni peut-être l’objective profondeur de la pensée philosophique.

                  Maintenant s’il s’agit juste de mettre un nom a la société qui se profile, je veux bien participer .


                  • alinea Alinea 28 juin 2012 01:18

                    Quand l’empire ne peut plus rien conquérir, il s’écroule.
                    Le vingt et unième siècle : ère de décadence, de fin de valeurs, et peut-être de fin de tout.
                    Sinon, il y aura un renouveau de l’anarchisme et ce sera là peut-être une nouvelle civilisation.
                    L’uniformisation nivelle par le bas ; peut-on aller plus bas ? On en doute ! En tous cas toutes les cultures sont détruites, les plus fortes s’effacent peu à peu. C’est jamais drôle à vivre, la dégringolade généralisée ; une vie humaine sera trop courte pour embrasser l’ensemble du mouvement.


                    • lsga lsga 28 juin 2012 02:27

                      ’Je crois que la pensée rationnelle est « historiquement rare, local et éphémère »[...]

                      Je ne sais pas jusqu’à quel point les gens sont capables réellement de se servir un peu plus de leur raison. Mais je comprends mal la répugnance que les intellectuels éprouvent aujourd’hui à les y inciter. Si par impossible on réussissait à mettre un peu plus de raison dans les conduites et dans les affaires humaines, qui n’en comportent sûrement pas beaucoup, cela ne ferait peut-être pas beaucoup de bien, mais on ne voit vraiment pas quel mal cela pourrait faire.
                      Si l’on en croit David Shore : « ... Etant donné un vaste rassemblement d’êtres humains et une longue période, vous ne pouvez raisonnablement vous attendre à ce que la pensée rationnelle gagne. [...] Il y a simplement beaucoup trop de manières, et de manières faciles, dont la pensée humaine peut s’égarer » [...]
                      Si les choses devaient finir comme il le pense, on peut parier à coup sûr que la fine fleur de notre intellignetsia avancée aura néanmoins continué jusqu’au bout à agiter le spectre de la « tyrannie de la raison », de l’« impérialisme de la science » et d’autres abominations du même genre’
                      Jacques Bouveresse, Prodiges et vertiges de l’analogie

                      • rhea 1481971 28 juin 2012 08:13

                        Karl Jung écrivait vers la fin de sa vie quand le capitalisme regarde le communisme, il se regarde dans un miroir, de nos jours il n’a plus de miroir pour se regarder.


                        • nicolas_d nicolas_d 28 juin 2012 14:44

                          +1

                          « Je dirais pour ma part, Instruisons-nous avant de juger ! »
                          D’un point de vue général, la phrase a du sens. Dans son contexte, elle dénote avec le sens de l’article il me semble.
                          De quelle instruction s’agit-il ? Les banquiers sont-ils instruits ? Est-ce la même instruction ?


                        • AmaruKaShakur AmaruKaShakur 28 juin 2012 10:37

                          Dans quelle civilisation entrons nous au 21ème siècle ?

                          Dans une civilisation où les propos de Nasri choquent beaucoup plus que le projet INDECT .


                          • vivabolivar 28 juin 2012 13:48

                            Excellent article comme bien souvent de votre part

                            Je n’ai pas pris le temps de répondre hier soir et j’aurais écrit qu’une preuve de ce que vous avanciez était dans les réactions à votre article : quelques avis, alors qu’un article sur un non événement tel que le non porte de la cravate de Valls en suscitait 132 
                            Mais bon, ce matin, votre article est passé en top des articles et vous êtes toujours aussi aussi silencieux quant aux réponses qui vous ont apportées.
                            J’ignore la raison pour laquelle on choisit un thème plutôt qu’un autre pour être en top mais en général c’est assez pertinent.

                            Quant à la question que vous posez, voilà quelques années que nous sommes entrés dans une ère nouvelle, la fuite en avant effrénée, l’afflux des informations, l’impossibilité de l’être humain à trier, digérer, stocker font que la science (les technologies) nous dépasse et nous sommes comme les galaxies dans l’univers , entraînés dans une course infinie et sans retour. 



                            • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 28 juin 2012 15:47

                              Le problème de la découpe de l’histoire que l’auteur a choisi est de nous mener directement à une caricaturisation de notre évolution qui est à mon avis plutôt continue que discontinue.

                              Cette découpe est avant tout pédagogique pour permettre aux enfants de retenir les grandes lignes de notre histoire et ça marche bien étant donné que des intellectuels adultes y recourent encore dans leurs écrits.

                              Au plan technologique et intellectuel l’humanité n’a pas cessé d’évoluer et cette évolution continuera à l’avenir à moins qu’il ne se produise une catastrophe.

                              D’ailleurs, pour qui veut s’en donner la peine, on ne peut que constater qu’au plan technologique l’avenir est radieux avec les centrales au thorium et l’hydrogène qui nous procureront une énergie abondante, non polluante et peu onéreuse, situation qui pourra faire accéder l’humanité à son âge d’or.



                              • cacapoum cacapoum 29 juin 2012 01:00

                                Il me semble que qualifier notre époque de celle de la modernité est un peu banal car la modernité n’a pas d« époque. Il convient mieux de la qualifier de celle de l’industrie. L’industrie lourde et toutes ses conséquences. Celle que nous allons - que nous devons - quitter car c’’est l’intérêt de tous, sauf à croire que l’addiction soit trop grande.
                                Quant à celle dans laquelle nous entrons : même le plus grand des penseurs philosophe n’est pas qualifié pour la déterminer et il n’appartient pas à nos contemporains de lui donner un nom.
                                 Nous n’avons que des éléments sur les directions que nous prenons et tentons d’être logique sur la chronologie. Cette logique pourrait bien nous jouer des tours si l’on admet pas qu’une prise de conscience globale et universelle soit possible.

                                Notre monde se cherche. On voit par exemple dans les hautes sphères de la société, une »élite", en quête de spiritualité. L’irrationnel se confronte perpétuellement avec le matérialisme tout en essayant d’être complémentaires. Individuellement ça marche peut-être, mais jusqu’où ces 2 là sont-ils capables d’aller à l’échelle de populations, de civilisations ?
                                Seule la manipulation à grande échelle permet de contrôler la force de la houle humaine qui sommeille, mais à la moindre faille la direction pourrait bien changer.
                                On sait que des détails, des décisions hasardeuses dans notre vie ont changé le cours de notre existence alors pourquoi devrait-on accepter un avenir plutôt qu’un autre comme une fatalité ? Aussi méfions nous de certains penseurs et où ils souhaitent nous amener.
                                Perso. même si ce n’est pas facile, l’instabilité et la contradiction ne sont nullement un frein à l’évolution, mais tenter de figer une époque future relève du dogmatisme.


                                • Onfraymieux 30 juin 2012 04:37

                                  Quand on a une capacité à appréhender les cycles, on ne pense pas « civilisation » à propos du XXI° siécle.

                                  La preuve...


                                  • starpeace 30 juin 2012 22:06
                                    C’est toujours beau de se poser des questions car c’est souvent lorsque on ne doute plus que l’on fait les plus grosses erreurs...
                                    Nous vivons à mon avis une époque charnière où notre Humanité, grâce au prodigieux bond scientifique qu’elle accomplit en ce moment, peut soit entrer dans le fameux âge d’or annoncé par toutes les religions, soit s’autodétruire...
                                    Tout va dépendre de l’usage que l’on va faire de ce formidable bagage scientifique qui est en train de s’accumuler sous nos yeux. Soit on l’utilise avec Conscience et alors c’est la vision d’un futur paradis sur Terre qui s’annonce, soit on laisse notre Conscience à la maison et là tout peut arriver...comme le dit la fameuse maxime "Science sans Conscience n’est que ruine de l’âme".
                                    Une personne qui ne fait rien actuellement pour aider notre Humanité à passer ce virage difficile et délicat pour entrer dans cette nouvelle ère est pour moi une personne inconsciente.
                                    Le tout n’est pas de faire de grandes choses, mais de prendre Conscience que chacun doit y mettre un peu du sien...
                                    Selon moi, « l’Homme Nouveau » sera Spirituel ou ne sera pas ( je crois que c’est Malraux qui avait déjà dit ce genre de chose...)
                                    "A l’heure où il n’y a pratiquement plus de zones inexplorées sur notre petite planète bleue, le moment est peut être arrivé de partir à la découverte d’un continent totalement inconnu et grand comme l’Infini : notre Conscience." ( Raël ).
                                    Même le pays de Descartes devra s’y faire : la spiritualité est innée et une nouvelle branche de la science qui s’appelle la neurothéologie est en train de l’étudier.
                                    Sans spiritualité et Conscience, l’être humain est capable d’utiliser son intelligence à des fins personnelles ou de pouvoirs, donc capable du pire...
                                    Ce ne sont sûrement pas les pouvoirs qui vont nous aider dans cette nouvelle quête intérieure...c’est à chacun de se construire chaque jour un petit peu avec les moyens qu’il a afin d’influencer non seulement son destin personnel, mais celui indirectement de l’Humanité... 

                                    • alinea Alinea 1er juillet 2012 13:18

                                      Merci pour votre optimisme.
                                      Il y a eu dans les temps anciens des Jésus, des Mahomet et des Bouddha ; ils n’ont pas réussi à faire grand chose parce que tout ce qu’ils ont raconté a été dévoyé.
                                      Peut-être dans cette ère très individualiste, il sera plus facile que chacun trouve en lui, Jésus, le Bouddha ou Mahomet, petit travail de fourmi qui, accumulé aura peut-être des retombées plus positives ?


                                    • starpeace 1er juillet 2012 16:17

                                      Oui c’est cela, un travail de fourmi...d’ailleurs les colonies de fourmis existent toujours alors que les dinosaures....


                                    • mozee mozee 1er juillet 2012 21:08

                                      A mon sens, le véritable saut civilisationnel doit avoir lieu à la suite de l’explosion des technologies de la communication que vous évoquez, si tant est que nous survivions au mythe de la croissance, et à la crise énergétique. En effet, Internet est riche d’information, mais les connaissances formalisées comme telles n’en sont qu’une infime partie.
                                      Des tressautements se font sentir, l’impulsion initiale venant de l’informatique elle-même, outil de cette évolution, avec l’affirmation de la liberté des logiciels. Elle tend à s’affirmer dans les divers domaines de la propriété intellectuelle. Mais quand nous verrons les plans complets de structures industrielles complexes en libre accès, alors seulement l’humanité aura accompli son évolution visible. Quand le pouvoir ne sera plus le savoir, mais sa diffusion.
                                      Quoi qu’il en soit, merci pour cet article de fond.


                                      • Emilie 06 Emilie 06 4 juillet 2012 09:40

                                        A mon avis, il serait temps de réfléchir et tirer les leçons du passé pour envisager et préparer un monde meilleur. Gouverner, c’est prévoir. Oeuvrer pour une qualité de vie de tous passe par un état des lieux.
                                        Un organisme mondial tel que l’ONU devrait organiser un colloque regroupant, dirigeants, sociologues, chefs religieux, scientifiques, futurologues, architectes, afin qu’ils envisagent, en écartant la notion économique, de rendre le présent vivable pour TOUS.
                                        Peu de gens ignorent que la crise financière dont on nous rebat les oreilles va se terminer par la chute de la monnaie, et par voie de conséquence, la disparition de la notion de profit et de marché ! Il est temps d’anticiper = en développant les nouvelles technologies, la robotique, qui vont remplacer la main d’oeuvre humaine. = En assurant à chaque personne un revenu minimum de base pour la couverture de ses besoins de base ( nourriture, habitat, vêtements) sans obligation de travailler. Un modèle de société est proposé par les Raëliens : le paradisme ( voir le site en question).

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