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Accueil du site > Actualités > Société > De l’utilitarisme au Traité Transatlantique (TAFTA)

De l’utilitarisme au Traité Transatlantique (TAFTA)

L’illusion démocratique

Dans une lettre ouverte adressée au Parlement Européen, 375 organisations, dont des syndicats et des groupes écologistes, des associations de consommateurs, de protection de l’environnement et des organisations de droits civiques de 25 pays européens, avertissent que la signature de l'accord pourrait mettre à mal les procédures démocratiques de prise de décision, en renforçant l’influence des grandes entreprises et en affaiblissant notamment les services publics et la protection des droits des travailleurs.

Il pourrait y avoir mille manifestations de plus que cela ne changerait rien, le traité est déjà acté ! Mais pour simplifier la question, il suffit de rappeler ce qu’est le Traité Transatlantique : ce dernier donnerait à toute entreprise américaine investissant dans un pays européen le droit de porter plainte devant un tribunal d’arbitrage privé contre un État dont une mesure quelconque serait, à son avis, de nature à porter atteinte à ses profits actuels ou même espérés dans le futur. Certains rêveurs peuvent imaginer la réciprocité pour nos entreprises nationales ou européennes. Ce mécanisme, déjà en vigueur dans de très nombreux traités bilatéraux, a donné lieu à plus de 560 litiges demandant des compensations financières élevées et l’abrogation de nombreuses lois visant la protection des consommateurs, de la santé publique, de l’environnement, etc. De plus, il faut ajouter que les litiges internationaux sur les questions agrochimiques et alimentaires sont déjà soumises aux règles du codex alimentarius, sous l’égide de l’OMS, l’OMC et la FAO pour soi-disant contrôler la qualité alimentaire mondiale. Alors que le diable se cache dans les détails, le codex a réautorisé sept des pires poisons que 176 pays avaient interdits : aldrine, dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT), polychlorobiphényle (PCB), endrine, dieldrine, hexachlorobenzène, chlordane et autres joyeusetés. 

En 1996, comble d'hypocrisie, la délégation allemande avait fait une proposition pour qu'aucune plante, vitamine ou minéral ne soit vendu librement pour raisons préventives et que les compléments alimentaires soient reclassifiés comme drogues. Proposition validée, mais jamais appliquée suite aux protestations ! Quel plus beau cadeau pouvait-on faire aux laboratoires  ? La France, à la pointe de la bêtise, avait même légiféré contre le purin d'ortie et autres préparations naturelles. Ces recettes à base de plantes si néfastes aux profits actuels ou espérés des cartels sont combattues par les Commissions Européennes depuis dix ans, en préparation de ce fumeux traité. 

Par contre, nous serons obligés de commercialiser le veau aux hormones, le poulet au chlore, tous les OGM, toutes les semences "Terminator", ainsi que tous les brevets Monsanto, que ce soit en matière de végétal ou animal : Monsanto a breveté la cellule d'engraissement porcine. Tous les éleveurs porcins devront payer une taxe à l'engraissement, si d’ici là, il en reste encore en France. Aujourd'hui, les éleveurs de porcs perdent chaque mois entre 12000 et 15000 euros à cause de l'embargo imposé par nos chers amis américains sur la Russie. Le Traité Transatlantique que l'on devrait plutôt appeler "le diktat américain" a en fait été mis en place par étape depuis la création des Nations Unies en 1945.

Les accords du GATT, de l'OMC, ceux ratés de l'AMI, Accord Economique International, sont exactement la copie conforme du TAFTA que l'on nous ressert vingt ans plus tard, sous l'égide de l'OCDE. Sous quelques sigles pompeux qui se déclinent, ils ont tous un seul et unique but : la disparition de la souveraineté économique nationale au profit des cartels et multinationales. Comme par hasard, la Russie n'a ratifié son entrée dans l’OMC que très tardivement, en devenant le 156ème pays adhérent, le 21 juillet 2012. Son manque de servilité aux cartels et la création d’une économie eurasiatique n’est peut-être pas étrangère à sa rapide mise au ban des nations ?

 

La France a déjà trahi ses citoyens :

La fumeuse « loi Macron » a bien fait son œuvre : nos grands penseurs et journalistes ne cessant de déclamer sur le travail du dimanche qui ne rapportera pas un centime, alors que la partie la plus importante de cette loi concerne la profession d’avocat qui est externalisée. Le protégé de Rothschild prépare une somme de procès à venir sans précédent, sachant que les plus faibles passeront sous les fourches caudines de cohortes d’avocats et de procédures intenables. C’est d’ailleurs encore par le plus grand des hasards qu’en 2014, nos chers amis socialistes adoptaient une loi détruisant la base de nos sociétés modernes, car en matière d’arbitrage et de litige sur les contrats, la messe est dite. Dans un silence assourdissant, malgré le refus de l’ensemble des sénateurs, le 16 avril 2014, passait la loi scélérate à l’Assemblée Nationale selon laquelle l’Etat a le droit de réformer les contrats et le régime des obligations par voie d’ordonnance.

Par cette loi, l’exécutif légifère sans les Parlements ! Comme ce même Etat se situe en dessous des sociétés transnationales en matière de contrats, il n’y a plus aucune protection de la propriété pour chaque citoyen français. Christiane Taubira et Jean-Marc Ayrault ne peuvent pas avoir rédigé un texte aussi complexe, dans l’omerta la plus totale, sans savoir ce qu’il représentait vraiment et comment il contrevenait totalement aux règles de la Constitution française. Quand on connait l'étymologie du mot "Ministre" (au service de), on comprend aisément au service de qui ils sont. Certainement pas au service du peuple.

Il va falloir supprimer le contrat social de Jean-Jacques Rousseau des programmes scolaires, qui stipule précisément : « Je veux chercher si, dans l’ordre civil, il peut y avoir quelque règle d’administration légitime et sûre, en prenant les hommes tels qu’ils sont, et les lois telles qu’elles peuvent être. Je tâcherai d’allier toujours, dans cette recherche, ce que le droit permet avec ce que l’intérêt prescrit, afin que la justice et l’utilité ne se trouvent point divisées. » (Livre I, Préambule)

 

L’ordre Social en question 

S’il est convenu que les partis de droite enrichissent les riches, les invités du Fouquet’s n’avaient pas la corne aux mains, il l’est beaucoup moins que la gauche sert à appauvrir les pauvres. Il suffit encore une fois d’interroger l’histoire pour percer ce mystère. La « classe ouvrière » est génétiquement, viscéralement attachée à la cause sociale. Pour cause, elle est sortie de sa campagne pour chercher la fortune, pour ne plus traire les vaches et finalement se faire traire sur l’autel de la révolution industrielle. Les fortunes faciles qui ont émergés après la défaite de Waterloo ont engendré quelques utopistes dont un certain Karl Marx, mais d’autres, bien plus importants et forts peu connus comme Béatrice et Syndey Webb, ont canalisé les justes récriminations des travailleurs vers des impasses et des chausse-trappes.

 

Richesse et hédonisme

Notre époque restera pour l’histoire un grand mystère. Comment notre société a pu accumuler tant de richesses dans si peu de mains ? Il peut sembler curieux de mettre en juxtaposition le TAFTA, et l’histoire de la doctrine sociale occidentale. Néanmoins, le cynisme du premier n’est que la conséquence de la seconde. Il ne faut pas se voiler la face, ce que tout le monde reproche à ce traité, c’est le délaissement de l'intérêt général au bénéfice des intérêts particuliers. Si les 500 plus grandes multinationales contrôlent 58% du PIB mondial (Jean Ziegler, rapporteur a l’ONU), une étude plus approfondie de l’Institut Fédéral de Technologie de Zurich, l’étude « The network of global corporate control », a étudié 43.060 multinationales dans 116 pays et leurs interconnexions. Mêmes les filiales ont été analysées.

Au final, les chercheurs ont constaté que 80% de la valeur de ces 43.060 multinationales est contrôlée par seulement 737 groupes financiers ou industriels ; et que 147 multinationales et intermédiaires financiers contrôlent 40% de la valeur économique des groupes du monde entier.

Encore plus loin, 50 groupes financiers (banques et assurances) se taillent la part du lion dans ces 147 multinationales. Il serait trop long ici de reproduire les quelques familles qui se cachent derrière ces 147 sociétés, mais ces chiffres sont incontestables. 

 

Nos chers gouvernants

Il est facile ici de dénoncer la mainmise de tout ce qui représente le prêt-à-penser moderne, et conclure que ce n’est pas un hasard qu’il soit généreusement financé par les plus grandes fortunes mondiales. Mais il est nécessaire d'ajouter à ce « mécénat » les partis politiques, les écoles les plus prestigieuses du monde, les sociétés de pensée, les syndicats, qui tous se retrouvent redevables de ces grands humanistes. La part offerte par ce 1% de la population mondiale qui possède 43 % des richesses, alors que 80% des plus pauvres en possèdent 6%, c’est l’illusion sociale. La démocratie prétend représenter la majorité des aspirations modernes car elle permet l’alternance, alors que le perpétuel choix binaire offert aux peuples d’Occident (droite/gauche) n’existe pas, le socialisme est une invention anglaise de la fin du XIXème siècle.

 

"Avant de discuter mettons-nous d'accord sur les termes" Voltaire

Si l'on voulait regarder dans les dictionnaires de la deuxième moitié du XIXème siècle, ce que voulait dire le terme libéral et celui de social, on constaterait que le dictionnaire français "Robert" opposait ces deux termes, alors que les anglais les considéraient concomitants, Le "Cassell's New English Dictionary" le définit comme suit : 

"Favorise la liberté et un gouvernement démocratique, s'oppose aux privilèges de l'aristocratie ; qui sied à un gentleman, n'est pas technocrate, favorise un développement spirituel libre (spécialement l'éducation) ; quelqu'un qui donne la préférence au progrès et à la réforme, particulièrement en donnant un pouvoir accru au peuple."

La naissance de ce mouvement fut prise en main par une société du nom de "Fabian Society", en référence à un général Romain et à sa technique de combat. Son emblème est un loup déguisé en agneau.

 

Ces doctrines sociales sont issues d’une autre théorie encore plus fumeuse connue sous le charmant vocable d’utilitarisme, inventé par Jérémy Bentham et remis au goût du jour par John Stuart Mill que certains résument ainsi : « L'utilitarisme se conçoit comme un critère général de moralité pouvant et devant être appliqué tant aux actions individuelles qu'aux décisions politiques, tant dans le domaine économique que dans les domaines sociaux ou judiciaires ».

Par le plus grand des hasards, cette société et les personnages qui l’entourent seront grassement aidés par les fortunes de ce temps, honorés comme des chefs d’Etats, gratifiés des prix les plus prestigieux. Leurs membres actuels sont à la pointe du mouvement mondialiste. Actuellement, la "Fabian Society" se propose d'analyser les défis que la mondialisation et les changements sociaux posent au Royaume-Uni et au reste des pays industrialisés. Elle est finalement conséquente avec son grand œuvre : avoir inventé le socialisme, déguisé en agneau, pour mener les moutons à l’abattoir. Autour de ce groupe gravitaient également la société théosophique, la franc-maçonnerie par consanguinité, les libertins, les occultistes, les écrivains, les kabbalistes, les révolutionnaires, le roi Georges VII pour pratiquer ses droits de cuissages, les politiciens de tous bords, les financiers, les économistes, etc.

 

Heureusement Papus vend la mèche

Ces grands bienfaiteurs du genre humain se réunissaient pour refaire le monde à leur sauce, à tel point qu’ils se permirent, avant même la déclaration de la Première Guerre mondiale, de nous en donner les perdants et ses conséquences !

Docteur Encausse, alias Papus écrivait : "Tout groupe social, comme tout être humain a des organes visibles et invisibles. Pendant que les lois actuelles sont appliquées, d’autres lois s’élaborent en secret quelque part (…) A côté de la politique nationale de chaque État, il existe des organismes peu connus de politique internationale. (…) La disparition de l’Autriche-Hongrie et la constitution des États-Unis d’Europe, après l’écrasement définitif de la féodalité militariste, sont des problèmes qui se posent dans ces conseils internationaux auxquels prennent part, non pas des politiciens de carrière ou des ambassadeurs galonnés, mais quelques hommes modestes, inconnus, quelques grands financiers supérieurs, par leur conception large des actions sociales, aux politiciens orgueilleux qui se figurent, une fois ministres éphémères, gouverner le monde." (Revue Mysteria – avril 1914).

 

Pour rajouter du piment 

Une des grandes décisions prise durant cette guerre fut la déclaration Balfour, qui n'est, ni plus ni moins qu’une décision d’Etat, imposée par Lord Rothschild, avec les conséquences que l’on connait aujourd’hui au Moyen-Orient avec Israël. 

Un des grands défenseurs de la cause sioniste en ce temps était Randolph Churchill, père de Winston, dont les déboires financiers étaient couverts par Nathaniel Rothschild dont il était redevable de la somme de 66.000 livres à sa mort. Pour ce qui est de ses déboires sentimentaux, il devait s’éclipser chaque fois que le roi Georges VII venait distribuer ses faveurs à sa femme, Jennie Jerome, mère de Winston. C’est certainement ce qui provoquera sa mort prématurée de la syphilis, et sa débilité à cause de cette maladie. 

Le Traité Transatlantique n'est que l'aboutissement du "merchandising" anglo-saxon, de l'asservissement des peuples et de leurs représentants à de vieilles doctrines sorties des classes bourgeoises et aristocratiques anglaises post-victoriennes. Leur principale préoccupation était le libertinage plus que la condition des ouvriers qu'ils considéraient juste comme du bétail à entretenir par utilitarisme. En vertu de la loi de Pareto, 80% de la population mondiale productive est devenue inutile. De fait, ils devront se contenter d'une nourriture et d'une culture faisandées. On a les maîtres que l'on se donne. La souveraineté du peuple n'est qu'une illusion pour séparer le pouvoir de ce qui ne l'est pas. 

Extrait de la lettre d'analyses et d'informations libre n°2 (avril 2015)

www.agenceinfolibre.fr


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17 réactions à cet article    


  • ddacoudre ddacoudre 9 avril 2015 12:25

    bonjour CPT A

    tu brasses beaucoup d’informations dont il est toujours difficile d’arrêter celles qui auront été déterminantes pour que l’on puisse écrire notre histoire, il en sera toujours ainsi ce qui permet de développer la théorie du complotisme, ce qui n’est pas le cas dans ton article mais qui laisse penser que tels ou tels groupements aurait plus d’influence que d’autres pour forger des idéaux. Ce n’est bien sur pas faux dans le fond car pour que des organisation créaient des tabous et des totems il faut bien qu’elles disposent d’un attracteur,( pour choisir un terme neutre). nous ouvririons un débat sans fin. il est vrai que l’utilisation du libéralisme primaire aux temps moderne pose problème, et concours à instaurer une dictature capitaliste d’états économiques et non plus politique. en 1999 j’écrivais ceci :

    Aujourd’hui il nous serait possible de dresser une carte géographie avec des frontières de marchés commerciaux dépendant de divers groupes financiers. Il nous apparaîtrait alors une stratification d’espace qui se recouvrent au-delà des limites des États qui exige que les États abandonnent leurs prérogatives spécifiques (qui apparaît alors comme de l’auto résistance) pour satisfaire aux règles des groupes financiers. Avec un peu d’imagination nous pouvons spéculer que s’opéreraient des échanges territoriaux d’influence mercantile, comme le faisaient avant les seigneurs et les rois par alliances ou mariages, qui dessinerait les frontières d’États financiers sous l’autorité d’un conseil d’administration ou autres, dont le président serait celui qui détient la majorité. Est-ce illusoire ?

    [1] « La société ne peut se désintégrer sans que, dans la même mesure, l’individu ne soit dégagé de la vie sociale, sans que ses fins propres ne deviennent prépondérantes sur les fins communes, sans que sa personnalité en un mot ne tende à se mettre au-dessus de la personnalité collective. Plus les groupes auxquels il appartient sont affaiblis, moins il en dépend, plus par la suite, il ne relève de lui-même pour reconnaître d’autres règles de conduite que celles qui sont fondées dans ses intérêts privés. Si donc on convient d’appeler égoïsme cet état où le moi individuel s’affirme avec excès en face du moi social et au dépens de ce dernier, nous pourrons donner le nom d’égoïsme au type particulier de suicide qui résulte d’une individuation démesurée » ...

    cordialement...


    • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 9 avril 2015 21:29

      @ddacoudre
      Oui.
      Et cet égoisme, cet individualisme, débouchent sur l’isolement, puis la solitude, et enfin le désespoir.
      Nous y sommes.


    • Dom66 Dom66 9 avril 2015 19:38

      Merci pour cet article

      Article long sur cette merde de TAFTA que l’on nous glisse sans vaseline. Commentaire court pour moi. Nous l’avons dans l’cul.

      Ce qui confirme que nos dirigeants Européens sont à la solde des USA

      C"est baisé

      Le piège de L’Europe


      • agauchtoute agauchtoute 17 avril 2015 09:56

        L

        @Dom66

        APRES L’ AGCS (privatisation de tous services ) LE TAFTA accord de commerce unilatéral avec USA ET CANADA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


      • BOBW BOBW 9 avril 2015 21:12

        Il est peut être encore temps de signer une immense pétition afin de lutter contre ce pacte d’esclavage de l’Empiresmiley


        • alinea alinea 9 avril 2015 21:28

          @BOBW
          Il y en a eu, des pétitions ! tant qu’on n’est pas dans la rue avec des fourches plutôt qu’être au boulot, et ce, pour un temps indéterminé, ils n’en ont strictement rien à foutre !


        • BOBW BOBW 10 avril 2015 09:40

          @alinea : Depuis 1960 je participe à des manifs pacifiques(sans fourche, car les crs-ss sont sur armés pour pouvoir nous anéantir) ,comme la majorité du peuple citoyen est actuellement anesthésié souhaitons et agissons pour qu’il sorte d’urgence de son hibernation et réagisse en masse pour éviter absolument cette mise totaleen esclavage !


        • alinea alinea 10 avril 2015 14:59

          @BOBW
          vous avez une idée ? moi, ça fait un moment que je sèche !


        • Allexandre 10 avril 2015 21:23

          @alinea
          La seule solution, c’est un mouvement de masse, mais pas dans la rue. Ils nous tiennent par la consommation à outrance, c’est donc par là qu’il faut les prendre. Faire la grève de la consommation. Refuser de payer les impôts, et bien d’autres choses pendant une longue période. Mais le peuple est endormi par la consommation de biens matériels, et donc incapable de réagir. Il n’est que de voir combien les gens sont rivés sur leurs joujoux technologiques à longueur de journée pour comprendre que nous sommes devenus des esclaves consentants. Mais il faut réfléchir. Il y a quelque chose à faire c’est certain. Sinon nous allons droit dans le mur et la guerre est à nos portes.


        • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 9 avril 2015 21:26

          Tant que les articles descendant le tafta seront de ce niveau, ses partisans n’ont pas de soucis à se faire. Au contraire.
          Adversaire du tafta, et pour des raisons approchant les autres, je ne vous remercie pas.


          • Hervé Hum Hervé Hum 10 avril 2015 00:44

            Vous faites dans le confusionnisme !

            Il y a les idées et ce qu’on en fait.

            C’est comme confondre la main qui tient le marteau d’avec le marteau.

            Certes, on peut vouloir éliminer les deux, mais la main suffit, par contre, sans marteau, c’est plus dur de bien travailler

            Ces gens ne sont au dessus des lois que tant que la majorité des citoyens les laisses faire. Mais de social, il y aura toujours besoin dès lors qu’on vit en société.

            Le système capitaliste, structuré, domine l’occident depuis la Rome antique, ce qui a évolué, c’est la technique, mais pas le principe de la propriété. La mondialisation de l’économie, dans sa volonté, date aussi de cette époque et même avant.

            Bref, rien de nouveau, que du vieux.

            Par contre, ce qui est nouveau, c’est l’émergence d’une conscience citoyenne mondiale, et celle ci est incompatible avec la conscience de la domination d’une même caste, propriétaire du monde, quand ceux ci ne sont plus utiles dans une économie mondiale intégré et non plus divisé.

            La conscience qui s’élève, est celle d’une nécessaire coopération entre les peuples, non d’une pseudo concurrence simulé à l’aide des multinationales, qui comme vous le dites, sont la propriété d’une extrême minorité.

            Les gesticulations de cette caste ne peuvent rien changer à cette prise de conscience où l’intérêt général est la somme des utilités particulières. Il n’y a ici d’utilitarisme qu’au sens de l’intérêt général, mais pas au niveau de l’intérêt particulier pour lequel il s’agit toujours de la même chose, mais répondant à une utilité au sein de l’intérêt général.

            Autrement dit, où chacun cherche son intérêt particulier en répondant à une utilité particulière selon le choix démocratique de l’intérêt général.

            Alors que depuis toujours, le jeu consiste à chercher son intérêt particulier en répondant à une utilité particulière des propriétaires de l’intérêt général.

            Sachant que l’intérêt général est le contrôle des moyens de productions et de leur financement.


            • Cpt Anderson Cpt Anderson 10 avril 2015 09:41

              @Hervé Hum Bonjour,

              vous voyez l’émergence d’une conscience citoyenne mondiale vous ? dites-moi ou se situe t-elle et ou est ce que vous la voyez ? Quand il s’agit de liker sur facebook, il y a effectivement du monde mais quand c’est pour aller défiler dans la rue contre le TAFTA, c’est autre chose ! Aujourd’hui très peu de gens sont prêts à bouger parce qu’il faut payer les factures (esclavage par l’argent) et que ce soir y’a le match à la télé ou The Voice (esclavage par le tityainment). Et pour amuser la galerie, pour ceux qui voudraient s’intéresser un peu aux problèmes de ce monde, les medias font des faux débats avec des gens qui, au final, sont d’accord sur presque tout.
              La Fabian Society a inventer le socialisme pour endormir et orienter vers le libéralisme les gens qui seraient un peu réfractaires.
              Le plan fonctionne parfaitement. Il n’y a aucun confusionnisme ici.


            • Hervé Hum Hervé Hum 10 avril 2015 15:01

              @Cpt Anderson

              Je ne ni pas ce que vous écrivez, et les apparences vous donnent raison.

              Mais l’histoire s’écrit chaque jour et il faut se méfier de celle de l’arroseur arrosé.

              Leur plan semble fonctionner parfaitement, mais je vous le redis, vous confondez les idées et les personnes, comme les gens confondent le marteau et la main qui le tient.

              Enfin, le système capitaliste et ses techniques d’asservissement ne datent pas du XIXème siècle, mais de l’antiquité. Du pain et des jeux.

              De plus, l’idée du socialisme comme du communisme, sont antérieures à la création de la Fabian sociéty. vous pouvez accuser cette organisation d’avoir récupéré les idées pour mieux les dévoyer, mais pas dire que l’idée lui appartient.

              Ainsi, nombres de gens s’en vont voter FN sur le même principe de confusion entre les idées et les personnes. Cette technique de confusion est elle aussi vieille comme l’antiquité et a permis aux tenants du système capitaliste d’abattre toute idée concurrente, par le discrédit des personnes pour détruire les idées.

              Enfin, l’esclavage par le tityainment, cela concerne 10% de la population, soit le lumpum prolétariat, pas les autres. Même si la stratégie actuelle consiste à repousser une partie de la classe moyenne vers celui ci.

              Il y a un fait contre lequel les penseurs du système capitaliste ne peuvent rien, quelle que soit la technique employée, bien au contraire, c’est l’inversion du paradigme socio économique. Le passage d’un monde divisé à un monde intégré. La seule manière de l’interdire, c’est d’interdire la mondialisation, pas de la construire, car là, c’est aller vers cette inversion du paradigme. Autrement dit, la seule alternative pour contrer l’émergence de cette conscience et sa prise de pouvoir effective, c’est la destruction globale, mais certainement pas un, dix ou cent traités disant que le capitalisme est la seule manière de penser l’économie. Car un traité n’est qu’un bout de papier qui n’a de valeur que sur la capacité à l’imposer par la force. Donc, à condition de conserver la force !

              Or, cette force est en train de changer.de main...


            • Cpt Anderson Cpt Anderson 10 avril 2015 17:10

              @Hervé Hum Encore une fois, vous parlez de confusionnisme mais il n’y a aucun confusionnisme ici et il n’est pas question de pousser les gens à voter FN ou je ne sais quoi. Juste essayer de faire réfléchir. Quant à la création du socialisme, j’aurai du dire « réinventer » et non pas inventer, ça aurait été plus juste.
              Vous dites que le tityainment concerne 10% des gens, je dirais qu’il concerne 90% des gens qui possèdent un téléviseur soit 95% de la population. 90% de 95%, on est bien au delà des 10%, ne soyons pas naïf.

              Amicalement,


            • Hervé Hum Hervé Hum 10 avril 2015 19:41

              @Cpt Anderson

              j’entends bien ce que vous dites.

              Je me suis ma exprimé concernant le tityainment, je parle de la frange plus ou moins incompressible, celle pour qui il n’y a guère d’espoir.

              Pour les autres, s’ils subissent effectivement l’abrutissement de la télé, ils sont capable de se remettre en question et d’arrêter de subir cet abrutissement.

              ce que l’on constate, c’est que pour cela, il faut l’amorce d’un mouvement qui lui, a besoin d’un pourcentage faible pour avoir un grand impact, on appelle cela aussi l’effet de levier.

              reste que pour l’instant, ce qui fait le plus défaut c’est un mot d’ordre fédérateur. sur la base de la prise de conscience de la réalité, celle qui veut que la société d’aujourd’hui n’a plus, pas besoin d’une classe dominante, propriétaire de l’économie pour pousser les gens à faire tourner la machine... Hors mis le lumpum prolétariat (et la caste dominante), ces 89 % de gens restant ont acquis le minimum de responsabilité individuelle et collective pour se passer d’une hiérarchie autoritaire, mais d’une hiérarchie fondé, notamment, sur les compétences.

              Amicalement


            • Hervé Hum Hervé Hum 10 avril 2015 19:49


              @Cpt Anderson

              J’oubliai un dernier détail, pour moi, faire réfléchir consiste à ne plus confondre le marteau avec la main qui le tient.

              Ainsi, ni l’état, ni la monnaie, ni les multinationales et ni la mondialisation sont des ennemis car ce sont des outils. Ce qu’il faut, c’est réfléchir sur les mains qui tiennent ces outils et comment elles les utilisent.

              Autrement dit, faire réfléchir, c’est trouver comment reprendre l’outil entre de mauvaises mains, pas d’abandonner ou casser l’outil !

              Si vous vous faites mal avec un marteau, il ne vous est jamais venu à l’esprit de jeter le marteau, mais plutôt de reconnaître votre incompétence à bien l’utiliser, et soit d’apprendre à bien vous en servir, ou bien de faire appel à quelqu’un de compétent, pour autant, ce n’est certainement pas pour que ce dernier vous brise un genou ou vous fracasse le crâne avec. Si tel était le cas, il vous viendrait de suite à l’esprit de vous séparer de ce mauvais ouvrier, non de jeter le marteau !


            • goc goc 10 avril 2015 03:37

              A noter sur ARTE lors du « 28 minutes » vers 20h une rubrique appelée « Désintox » destinée à démonter les mensonges de nos politiciens
              seulement voila, désintox ne veut pas dire ré-intox et ARTE est prise en flagrant délit de mensonges
              ce Jeudi il s’attaquait aux propos de Floriant Filippo qui parlait justement du TAFTA et affirmait que « déjà l’Etat canadien a été assigné par des entreprises 31 fois, et que 31 fois il a perdu »
              Je passe sur la guerre des chiffres (31 fois ou 35 fois, nb de fois gagné et perdu, etc..) destinée à cacher le fond du débat. Par contre le « désintoxeur » de chez ARTE n’a pas hésité à mentir en prétendant que l’Etat français s’oppose à ces juridictions privées (l’article présent le démontre très bien), et en profite pour minimiser la porté des ces accords.
              Bref on savait ARTE pourri, et chaque jour en apporte la preuve.

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