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Accueil du site > Actualités > Société > De la prison pour viol au lycée et du lycée au meurtre.Trouvez (...)

De la prison pour viol au lycée et du lycée au meurtre.Trouvez l’erreur !

Une mort atroce, une jeune fille de 13 ans, violée, assassinée et un corps calciné retrouvé au fond d'un bois rendu à ses parents....

Un fait divers, l'horreur ordinaire à laquelle personne ne pourra jamais s'habituer et se résigner, la douleur indicible que l'on imagine de ses parents, de ceux qui l'ont aimée, elle s'appelait Agnès et allait bientôt fêter ses 14 ans.

S'il y a un véritable scandale que révèle cette épouvantable histoire, c'est la scolarisation obligatoire pour TOUS jusqu'à 16 ans, de même ceux qui sont les plus dangereux pour nos enfants.

Cet individu a pu cacher son passé criminel parce que la Loi impose aux chefs d'établissement la confidentialité, quelle que soit la gravité des faits commis par un "élève".

Sur son dossier scolaire, vous pourrez voir ses notes de SVT, le niveau de ses performances en EPS ou en Histoire, mais rien sur un viol ou une agression sexuelle ou un séjour en prison.

Vous ne pourrez pas voir non plus d'indications sur son comportement puisque les professeurs ont l'interdiction de les porter sur les bulletins et que l'institution scolaire ordonne d'effacer toute trace du dossier scolaire de ces élèves.

J'ajoute que les proviseurs sont contraints de ne divulguer ni aux professeurs, ni aux parents ce type d'informations, soi-disant pour ne pas stigmatiser ceux que l'institution scolaire refuse de nommer sous un autre vocable que "jeune en difficulté".

Les parents de cette malheureuse jeune fille dont le beau visage va hanter bien des consciences, se consoleront en apprenant que le tueur de leur enfant pourra surement passer son Bac en prison

Le Parisien dans son édition en ligne du 19 Novembre nous en apprend un peu plus sur ce « jeune »

Le procureur a pris soin de couper court aux critiques qui commencent à poindre sur la présence du jeune homme dans l'établissement eu égard à son passé judiciaire. Le mis en examen, fils d'un professeur et d'une agent comptable, se trouve en effet sous le coup d'un contrôle judiciaire « très strict qu'il respectait », a précisé le procureur, pour une affaire de viol en août 2010. Après avoir passé quatre mois en détention provisoire à la suite d'un dossier de viol sur une camarade de classe dans le Gard.

Si nous comprenons bien, nous avons des parents qui considèrent que leur violeur de fils est un élève comme un autre et des institutions éducatives et judiciaires qui jugent que rien, pas même le viol commis « dans des conditions qui font froid dans le dos » ne peut remettre en cause la poursuite d'une scolarité dans un établissement où sont inscrits des enfants depuis la 6ème jusqu'à la Terminale.

Comme le dit Albert Dupontel « mon client n'est pas un mauvais gars, il aime tuer, c'est tout ».

L'article du Parisien se poursuit avec l'évocation par le Procureur des mesures de suivi judiciaire dont nous allons voir le caractère exemplaire :

Le jeune homme avait interdiction de séjourner dans le Gard, département de commission des faits poursuivis. C'est ce qui explique sa scolarisation en Haute-Loire. L'établissement huppé avait été choisi par ses parents. Il devait ensuite s'astreindre à un suivi psychiatrique (réalisé au Puy-en-Velay) et psychologique (au sein du collège-lycée Cévenol). « Les expertises ont démontré qu'il ne présentait pas de "dangerosité particulière" », a rappelé Jean-Yves Coquillat ajoutant que « la psychiatrie n'est pas une science exacte ».

Nous pouvons mesurer avec quel manque de sérieux est traitée la sécurité de nos enfants et la qualité d'expertises psychiatriques qui ont conclu à la non dangerosité du personnage comme dans tant d'autres affaires criminelles.

Nous en sommes donc arrivés à cette situation dangereuse et absurde où les autorités en charge de la sécurité et de la scolarisation de nos enfants ont érigé une forteresse juridique imprenable pour protéger les « droits » d'une infime minorité d'individus ultras violents, parfois jusqu'au crime.

Que ces individus soient protégés par la loi du silence et du secret imposée à tous sous peine de sanctions immédiate. 

Que soit imposée à nos enfants la proximité dangereuse et parfois mortelle de ceux qui plongent tant de nos établissements dans un climat de crainte et de violences quasi permanentes et qui n'ont retenu comme leçons d'éducation civique que la certitude de leur impunité, la conviction de leur innocence injustement persécutée.

Puisque nous allons juger un assassin présumé, pourquoi ne pas en profiter pour juger aussi la chaîne de lâchetés et d'imbécilité crasse qui ont conduit une malheureuse jeune fille à une mort aussi atroce et cruelle,


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92 réactions à cet article    


  • OMAR 21 novembre 2011 18:27

    Omar 33

    Juluch, faites la part des choses :

    Doit-on systématiquement jeter aux oubliettes tout adolescent ayant commis un acte crapuleux ? 

    Ce salopard qui avait 17 ans, était suivi...
    En fait, il a détruit ce que la société lui a de nouveau accordé : son humanité....

    Et il n’est pas certain qu’il n’aurait pas commis pareil crime sur une fille d’un autre établissement scolaire.

    Par contre, les parents de ce monstre ont une part de responsabilité.


  • mojique mojique 21 novembre 2011 19:43

    Désolé de te le dire mais violer et tuer est une caractéristique de l’humanité.


  • amipb amipb 21 novembre 2011 21:49

    @juluch : pensez que les 2 situtations pourraient arriver à votre famille : avoir sa fille violée et tuée aussi violemment, et avoir un fils qui ne se contrôle plus dès qu’il est proche d’une jolie fille, pouvant aller jusqu’au viol et au meurtre.

    Dans cette histoire, deux familles sont détruites et auront beaucoup de mal à se reconstruire.

    Quant à traiter cet adolescent de monstre,, c’est oublier que la cruauté fait partie de l’humanité. Pour que ce garçon puisse se (re)construire, il ne faut surtout pas lui dénier cette humanité qui peut, suivant le vécu et la situation, transformer tout un chacun en criminel.


  • penajouir penajouir 21 novembre 2011 11:03

    J’apprend avec dégoût qu’on a laissé en liberté une ordure de tueur et violeur taré qui est resté intégré à la société parce qu’une commission d’enfoirés aux compétences discutables croit que le laxisme et la démagogie sont les meilleurs atouts de la réinsertion, que plus on est gentil avec un alligator plus on a des chances de l’apprivoiser.


    • devphil30 devphil30 21 novembre 2011 11:04

      Une pensée vraiment émue pour la famille de la jeune fille .....


      Quelle folie peut conduire à ce type d’acte , au vue de l’age de du suspect , aucune possibilité de réinsertion après 15 à 20 ans de prison prévisible.
      Nous entendrons encore parler de lui dans 20 ans .....

      Philippe 

      • Harfang Harfang 21 novembre 2011 11:09

        Ce genre d’article, qui fleuris dès qu’un fait divers tragique se produit, n’a selon moi pour but que de favoriser la propagande sécuritaire du gouvernement actuel, et de la droite plus généralement.
        Evidemment que le destin de cette jeune fille est tragique et inacceptable... mais pourquoi faut-il toujours chercher des responsables dans la chaîne judiciaire qui a « gérer » le suspect (je rappelle tout de même que ce jeune homme, eut-il avoué les faits, est présumé innocent jusqu’à ce que son procès en ait éventuellement décidé autrement). Pour UN fait divers tragique, combien d’anciens condamnés ont pu être totalement réhabilités ? Est-il préférable d’enfermer tous les criminels à vie ? Il va falloir sérieusement agrandir les prisons dans ce cas... Allons plus loin : tous les hommes sont équipés d’un phallus, potentiellement ils peuvent donc devenir des violeurs : enfermons les tous.


        • sleeping-zombie 21 novembre 2011 11:45

          Tout a fait d’accord.

          Le problème, c’est qu’on pas critiquer ce genre de démarche sans passer pour un monstre sans coeur.

          Tiens, à titre de comparaison, il y a près de 10 morts chaque jour sur nos routes.
          Qui en parle ?
          Quel émois ?
          Quelles mesures ?

          Pauvre gamine... si au lieu d’avoir été retrouvée calcinée au fond d’un bois, on t’avait trouvée écrabouillée sous une voiture, tu n’aurais même pas eu l’honneur de servir de viande aux vautours médiatiques.


        • Voltaire Voltaire 21 novembre 2011 12:31

          Je partage votre commentaire. je trouve insupportable l’exploitation de ce type d’évènement dramatique, surtout quand, comme ici, on accumule les contre-vérités.

          Tout d’abord, le mis en examen est un mineur. Il a été mis en examen pour un autre fait (viol) et a passé 4 mois de prison préventive, mais n’a pas encore été condamné. Pour cette raison évidente, il ne pouvait être fait état dans son dossier de condamnation... Il existe beaucoup de mis en examen qui sont finalement déclarés innocent, et on imagine la stigmatisation qui aurait lieu si le secret de l’instruction et la présomption d’innocence n’était pas respectée.

          L’autre élément ridicule dans cet article est celui de la scolarisation obligatoire. Il existe en France une vaste panoplie de scolarisations possibles. L’auteur semble confondre scolarisation et inscription dans un établissement public. Il faut souligner ici qu’il s’agit d’un établissement privé... Il existe d’autres types de scolarisation, y compris par correspondance.

          En réalité, quand on se penche plus objectivement sur ce drame, on constate que si la justice a fait son travail normalement, on peut en revanche se poser des questions sur la responsabilité des parents du mis en examen, qui aurait pu informer l’établissement de mesures de précautions et/ou choisir un établissement plus adapté. Surtout, le principal problème est le manque de moyens donnés à la justice pour un suivi psychologique plus serré. Un adolescent qui a déjà commis un viol (même s’il n’st pas encore condamné) a un problème psychologique très sérieux. Il y aurait dû y avoir suivi chez un psychiatre et adaptation de sa scolarité, mais le gouvernement trouve plus simple et vendeur de multiplier les places de prisons, ce qui ne résoud pas le problème de la criminalité.


        • oncle archibald 21 novembre 2011 12:37

          « Il y aurait dû y avoir suivi chez un psychiatre et adaptation de sa scolarité, mais le gouvernement trouve plus simple et vendeur de multiplier les places de prisons, ce qui ne résoud pas le problème de la criminalité. »

          Scoop ! Voltaire se révèle lui aussi en adepte du Yaka-Faucon, et du « c’est la faute à Sarko » .. Super !!


        • Voltaire Voltaire 21 novembre 2011 12:59

          @oncle archibald
          Soyons sérieux ! Vous savez parfaitement qu’il y a un choix difficile à effectuer entre prévention et répression, et que la psychiatrie des délinquants est en France totalement sous-dotée. Ce gouvernement (Sarko ou pas) a choisi, sous l’impulsion de certains idéologues, de se concentrer sur l’enfermement (30 000 places de prisons en plus proposées par l’UMP), avec le coût qui en découle. On peut proposer un choix plus axé sur la psychiatrie, le suivi psychologique et les peines de substitution pour les délits sans violence, sans que vous me fassiez un procès en anti-sarkozysme.


        • IL YA 2 MINISTRES CO-RESPONSABLES MR GUEANT INCAPABLE DE FAIRE SURVEILLER

           PARS SES SBIRES UN JEUNE VOYOU DE 17 ANS REPRIS DE JUSTICE ET MR LA MINISTRE

           CHATEL....DONT UN PROVISUR EST CAPABLE D D ACCEPTER DANS SON ECOLE PARMI

          DES JEUNES FILLES EN INTERNAT ....UN VIOLEUR RECIDIVISTE...

          ON FRISE LE RIDICULE QUAND ON VOIT WAUQUIEZ DONNER LE BRAS A MRE ...MAIRE UMP DE CHAMBON......EN TETE DE LA MARCHE BLANCLE

          ...OU ETAIENT SES 2 COLLEGIUES MINISTRES AUX SPORTS D HIVZER OU AU CARLTON..C EST D UNE IMPUSUR... D .UN GROTESQUE CE CANAILLES DE L UMP SONT CAPABLES DE TOUT POUR GANER DES VOIX


        • QUELLE IMPUDEUR.........TOUSENSEMBLE


        • Harfang Harfang 21 novembre 2011 16:12

          Pas la peine de crier...


        • hamatum 21 novembre 2011 11:26

          Moi même, père de famille, je crois que je deviendrais fou si cela arrivait à un de mes enfants. L’horreur de vivre la mort de ses mômes.  smiley

          MAIS ... dans ce blog où on prône la tolérance, le non traçage, le libre choix ... je suis un peu surpris de ces propos. Ne devons nous pas laisser une deuxième chance aux gens qui ont commis une erreur de parcours. Déscolariser un gamin à 15 ans, c’est le meilleurs moyen de le pousser vers la délinquance.


          • Harfang Harfang 21 novembre 2011 12:04

            Tout à fait d’accord. Je suis moi aussi père de famille, et je ne peux qu’imaginer la douleur des parents d’Agnès. Mais cette manie de chercher un coupable dans le système, au delà de l’auteur des faits lui-même me dérange. Tout comme l’insistance de certains commentateurs à vouloir enfermer, traquer, surveiller, quand ça n’est pas exécuter, les personnes reconnues coupables de ce genre de faits.
            La justice n’est certainement pas parfaite, mais vouloir mettre en cause le système en se fondant sur une poignée de faits divers, et en occultant ainsi tous les cas sans anicroche me parait dangereux.
            Jouer sur la fibre émotionnelle n’est pas le meilleur moyen de prendre de bonne décisions...


          • oncle archibald 21 novembre 2011 12:09

            « Déscolariser un gamin à 15 ans, c’est le meilleurs moyen de le pousser vers la délinquance. »

            Certes, oui, sans doute , ... mais le scolariser dans un internat mixte alors qu’il a violé une jeune fille de son age un an auparavant n’est-ce pas le pousser vers la récidive ? Ne méritait-il pas, dans son propre intérêt et dans celui de la société toute entière, d’autres attentions ?? 

          • bipdan 21 novembre 2011 14:43

            Également père de famille, je partage partiellement votre avis, s’agissant d’une seconde chance qui doit être possible.

            Pour autant, on peut se demander ce qu’il faisait dans un établissement standard, qui plus est dans un internat mixte.

            Il existe des structures spécialisés pour les jeunes avec diverses difficultés dans lequelles des éducateurs son présent en permanence et du personnel médical et/ou psychiatrique à demeure le jour. On y envoit des jeunes pour moins bien qu’un viol et donc, qui reprenne ensuite si possible et après évaluation un circuit plus standard.

            Donc s’il devait effectivement ne pas être mis au rebut à 15 ans, je me demande vraiment ce qu’il faisait hors d’une structure adaptée.

            S’agissant de la non information des professeurs pour « ne pas stigmatiser », c’est justement le rôle d’un éducateur spécialisé d’être capable d’être au courant du passé d’un élève sans pour autant le traiter différemment des autres.


          • Mylène 21 novembre 2011 18:57

             hamatum

            c’est faux, il y a des établissements spécialisés pour les jeunes délinquants, Des cours y sont dispensés avec des remises a niveau pour les gros retards scolaires... Ces maisons sont en général en dehors des grandes villes, au vert... c’est là qu’aurait du être ce garçon et pas ailleurs !
            je peux en parler puisque j’ai bossé pour une structure partenaire de l’ASE... 

          • oncle archibald 21 novembre 2011 12:32

            On peut trouver ceci sur la plaquette du collège Cévenol :

            Humanisme et tolérance,
            la signature du Collège Cévenol
            • Humanisme 
            L’éducation du Collège a pour objectif de mettre
            en place l’Homme en tant qu’acteur responsable 
            de sa propre vie et de l’intérêt commun de son 
            entourage. Education à la paix et à la non violence, 
            équité, proximité, dialogue, lien social sont 
            les mots-clés qui constituent la base 
            de cet humanisme engagé.
            • Tolérance 
            Au Collège, la tolérance est un réel état d’esprit
            partagé par tous, élèves, enseignants et personnels.
            Il se concrétise par la volonté d’ouverture vers autrui 
            en admettant des manières de penser et d’agir
            différentes des siennes.

            En acceptant un adolescent en attente de jugement pour un viol accompagné de violences inhabituelle et commis avec préméditation la direction de ce collège dont les objectifs affichés sont très louables, aurait du assumer une surveillance toute particulière de son comportement.

            S’il est vrai que le jeune homme avait déjà eu des problèmes d’agressivité avec une fille à la fin de l’année dernière, on comprend mal qu’il ait été accepté à nouveau à cette rentrée ... Bien sûr c’est facile de le dire maintenant qu’il a commis l’irréparable, mais quand même .. Un alligator en liberté on ne le quitte pas des yeux, sinon il faut accepter d’avance les reproches en cas d’accident.

            • Jean 21 novembre 2011 15:27

              Quelques propos vrais, ne restait plus que des intégristes pour dire que c’ est la faute à la fille, parce qu’ elle était en jupe.

              Allez-y les moinsseurs « droits de l’ Homme » : pauvre petit jeune homme !


            • naudin 21 novembre 2011 19:56

              « Franchement, je pense que sa place n’était plus dans un lycée ordinaire, viol prémédité en cours de jugement ça fait un peu beaucoup. Il fallait un lieu fermé, ou un bracelet électronique.  »


              OK pour le lieu fermé, pour ce qui est du bracelet électronique vous le posez où, parce dans ce cas précis, à la cheville cela n’aurait servi à rien !

            • Karash 21 novembre 2011 12:49

              Quel serait pour vous le système éducatif et juridique parfait pour les jeunes soupçonnés de viol ?

              C’est un drame horrible. On voudrait qu’il eut été possible de l’éviter. Mais que faire ?

              • LA LEGION ETRANGERE COMME ESCLAVE SEXUEL


              • easy easy 21 novembre 2011 13:11

                Plus premier degré que cet article, tu meurs.



                Tous les parents (ça fait du monde) savent que leurs enfants ont des potentialités dangereuses. Depuis les moindres jusqu’aux pires. Et même quand ils appellent leur enfant « Mon ange ».


                Certes, il y a certaines maladies mentales dont je ne préciserai pas l’étiquette médicale qu’on leur colle tant ils sont déjà stigmatisés, qui font que 1 à 3 % des enfants ont d’emblée un profil dangereux au sens où ils sont imprévisibles. Et déjà ces enfants là sont la plupart du temps maintenus dans le circuit commun. C’est évidemment un risque mais je trouve qu’il faut avoir le courage d’accepter ce risque, comme cela se fait depuis toujours car sinon on va droit à l’eugénisme, à Gattaca, à l’hyper ghettoïsation, au castisme.

                En plus de ces enfants officiellement malades, il y a un très grand pourcentage d’enfants qui passent assez facilement à l’agression verbale puis physique. C’est des centaines de fois par jour que dans les écoles il se passe des agressions dures, des bousculades à tuer dans les escalier, des provocations au suicide, des incitations à la drogue...


                Là encore, même s’il m’est arrivé de déplacer un de mes enfants trop agressé, je reste à considérer qu’il faut accepter le risque que mes enfants soient agressés en considérant que les autres parents doivent également accepter le risque que mes enfants agressent les leurs. Impossible, absolument impossible de ma part de certifier qu’en aucun cas un de mes enfants ne passera pas agressif ou ne blessera pas par accident.


                Si donc, les 30% de parents très informés que la dangerosité établie de leur enfant (insultes, larcins, dégradations, vandalisme, provocations, insolence, coups, exhibition...) l’écartaient du circuit, on sera déjà dans Gattaca.
                Car plus cet écartement sera prononcé, plus il deviendra essentiel, plus il sera sévère et moins il restera d’enfants dans le circuit. Le circuit Bien sera alors composé de 15% de la population totale. Et ces 15 % d’enfants Bien ne le seront que jusqu’à ce qu’ils basculassent Mal.


                Tiens, rien que l’alcool. Des milliers de parents savent ou devinent que leur enfant s’alcoolise peu ou prou. Et qu’il conduit.
                Il faudrait donc qu’ils aillent à la préfecture pour signaler cette dangerosité de leur rejeton ? Bin ça ferait déjà 40 % d’automobilistes en moins. Mais aussi de camionneurs, mais aussi d’ambulanciers, mais aussi d’infirmiers, mais aussi de chirurgiens mais aussi de politiques, mais aussi de professeurs, mais aussi de chaudronniers.

                Alors dès la maternelle, tout enfant comprendra que ses parents sont ses tout premiers flics et dénonciateurs. (En comprenant bien que dans le milieu scolaire, l’attitude des enseignants et directeurs doit être parallèle à celle des parents)

                Et les maladies contagieuses ? Au Japon, on porte un masque quand on est malade pour ne pas polluer autrui. Qui fait ça en France ?
                Un masque est-il suffisant ?
                Et pour ceux qui ont le Sida, l’hépatite B, la tuberculose, on fait comment ?

                Et pour les ados qui répandent des idées ultras où il est question de tout incendier, on fait comment ?




                Puis il y a la question de l’oubli.
                C’est une vieille question, très traitée par Victor Hugo, qui, avant les cartes d’identité avec photos, étaient résolues par une amputation bien visible, un tatouage, un fer quelconque ou une carte de déplacement (il y a encore un siècle, on ne circulait pas d’une ville à l’autre sans permission).

                Si c’est pour nous ficher à vie (zéro oubli), autant nous implanter à tous une puce et chacun sur son écran ou à travers ses lunettes verra tout le casier de ceux qu’il croise, depuis ses fautes les plus légères aux plus lourdes. Qui voudra alors épouser quiconque n’aura pas un super casier hyper vierge ?
                Mais vierge sur combien de générations, puisque les chiens ne font paraît-il pas des chats ?

                Sur 10 générations ?

                Qui aura un hyper casier encore vierge dans ces conditions ?




                Le crédit qu’on accorde soit en toute connaissance de cause à un délinquant, soit systématiquement à n’importe qui, forme la confiance.
                Or notre société est dite aujourd’hui sans repères parce que nous ne faisons plus confiance en personne, pas même en nos anciens conjoints, parce que la défiance règne déjà.

                Autant la défiance enferme les gens dans une case et les contraints à s’y faire donc à persister dans le Mal, autant la confiance invite chacun, forcément casserolé quelque part, à changer de case, à poursuivre sa vie en Mieux.

                Que cette confiance soit parfois ou souvent vaine ou trahie, qu’il y ait parfois ou souvent des rechutes, ne devrait pas nous amener à ne plus faire confiance, à nous rendre hyper méfiants de tout et de tout le monde. Car dans un climat de méfiance totale, nul ne fera plus le chemin du Mal vers le Bien, plus personne ne visera la réparation et chacun restera dans la case du Mal où les autres veulent le maintenir. 


                Il y a un prix à donner pour espérer un Monde meilleur et ce prix consiste à accepter le risque d’être égorgé par celui qu’on prend en stop, qu’on héberge ou qu’on protège d’un lynchage. C’est ce prix que les Moines de Tibérine se sont montrés disposés à payer et je crois qu’ils ont eu raison.


                • chantecler chantecler 21 novembre 2011 13:57

                  Tous les parents aiment leurs enfants , enfin théoriquement .

                  Mais ce n’est pas une raison pour s’aveugler .

                  Le souci est là : penser que les choses vont s’arranger tout seul..

                  En les plaçant dans un établissement ...

                  En se taisant ...

                  Mais ils font vite abstraction de leurs responsabilités .

                  Alors on recherche les causes ailleurs ...

                  Cr.

                  PS : que l’on me comprenne : il ne s’agit pas d’impliquer uniquement la famille .

                  Mais les familles sont le rôle pivot dans la société .

                  Ils ne sont pas totalement responsables du développement de la barbarie dans la société .

                  Il faut prendre en considération leur propre vécu , leurs conditions de vie , les contraintes et les paramètres de ladite société ...Sur quelles valeurs elle repose ...

                  Mais de là à les exempter de tout , il y a une marge...

                  Ils ont fait des choix ....


                • easy easy 21 novembre 2011 14:53

                  Que les parents fassent les aveugles ou aient l’air d’être aveugles de la dangerosité potentielle de leur enfant (de tout enfant) c’est une chose. C’est la façade. Je pense qu’en réalité 100% des parents savent intimement cette dangerosité.
                  Les plus chanceux des parents évaluent très sincèrement et intimement cette dangerosité à 0,01%, d’autres, moins vernis, l’évaluent à 10%, 70 %...

                  Que doivent faire qu’ils ne font pas déjà ces parents qui croient intimement à une certaine dose de dangerosité de leur enfant ? Doivent-ils être, par exemple par rapport aux profs, un cran plus complices de leur enfant ou au contraire un cran plus accusateurs-stigmatiseurs ?

                  La question essentielle est là (et je redis encore que l’attitude des profs ne peut être que // à celle des parents, sinon c’est Gattaca) : les parents -qui savent sans doute mieux que quiconque et en tous cas les premiers, la paresse, la lâcheté et la dangerosité de leur enfant- doivent-ils être leurs premiers flics-juges-bourreaux ?
                  Les parents qui remarquent que leur enfant expose des CV enjolivés doient-ils les dénoncer à leurs employeurs ?
                  Les parents dont le fils porte une maladie génétique doivent-ils le tatouer sur son nez ?
                  Madoff, Cantat, DSK, Durn, auraient-ils dû être dénoncés par leurs parents ?


                  Cette problématique a constamment été posée à travers l’Histoire (et on a régulièrement vu des rois laisser leur fils leur succéder alors qu’ils le savaient incapable, fou ou cruel). Il y a donc eu des époques où les pères traînaient leur fils en prison ou maison de correction.
                  On a fini par trouver cette façon de faire effrayante, très porteuse d’eugénisme. « Je veux un enfant parfait, sinon je le tue »
                  On a préconisé de faire avec le fruit de nos entrailles, qu’il soit pervers ou bâtard.

                  Et on a donc interdit l’autorité parentale répressive, autoritaire, policière. L’Etat prenant alors la main de fer à leur place.

                  Mais le Corps enseignant est situé entre la position complice des parents et la position policière et répressive de l’Etat. Dans cet intervalle, ce corps enseignant est, surtout en maternelle et primaire, nettement plus proche de l’attitude complice des parents « On ne doit pas stigmatiser un enfant sinon on l’enferme dans un cadre Mal où il s’installera »
                  Et ce corps enseignant, tout en devenant progressivement plus policier et stigmatisant en allant vers l’enseignement supérieur, reste encore très complice des inconduites des jeunes (En tolérant le bizutage, les grandes écoles admettent et couvrent la perversité de leurs étudiants)



                  Une autre manière d’aborder cette problématique Confiance Vs Défiance +
                  Parents complices Vs Parents policiers, consiste à en débattre en tant que parents en exposant absolument tout des turpitudes ou défauts de nos enfants mutuels. 

                  500 parents se réuniraient pour en débattre mais tout, absolument tout serait d’abord déballé qui concerne les enfants de ces 500 débatteurs. Là le débat sera vraiment honnête et intéressant.

                  Car débattre ici des parents de cet adolescent violeur et meurtrier, les juger complices mais sans rien dire des turpitudes de nos propres enfants, sans rien montrer de notre éventuelle complicité vis-à-vis de nos anges, revient à critiquer la saleté du slip d’autrui sans montrer le sien. C’est à la fois facile et bidon.

                  En plus donc du problème de parent flic Vs parents complices, se pose celui des institutions qui encadrent la jeunesse, armée comprise, sport compris, police comprise.
                   Dans toutes ces instituions qui forment quelque relais parental, il existe un sens de complicité, de couverture, de protection contre la stigmatisation.
                  100% des médecins couvrent les secrets sur la dangerosité de leurs patients, problématique du sida incluse.
                  Alors on fait quoi ? On inverse tout parce que de temps en temps il se produit un viol ou un meurtre qu’on aurait dû ou pu empêcher par plus de stigmatisation, par un pilori, un carcan, un tatouage ou un bonnet d’âne ?




                • easy easy 21 novembre 2011 14:05



                  «  »«  »«  » Bien sûr, comme vous, vous précisément et pas un autre, n’avez qu’une chance infinitésimale d’être égorgé, ça ne mange pas de pain de faire le joli coeur et la grande âme. Mais des victimes potentielles il y en a des millions et ce qui est pour vous une chance infinitésimale devient pour elles, l’une d’elle, on ne sait qui, mais l’une d’elles certainement, une certitude «  »«  »«  »

                  Expliquez-moi en quoi les risques d’être égorgé sont infiniments moins grands pour moi que pour les autres ?


                • dom y loulou dom y loulou 21 novembre 2011 15:28

                  éructation ridicule


                • Jean 21 novembre 2011 15:31

                  « Expliquez-moi en quoi les risques d’être égorgé sont infiniments moins grands pour moi que pour les autres ? »

                  On parle de faits, la fille est assassinée, vous pas.


                • easy easy 21 novembre 2011 15:52

                  Vous voulez dire que tant qu’on n’a pas été tué on n’a jamais accepté de risques de l’être ?


                • Jean 21 novembre 2011 16:49

                  Tout ça c’ est du sophisme, on peut toujours être assassiné ; mais inutile d’ exposer des personnes à des gens dangereux, rien de plus, c’ est si compliqué ?


                • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 21 novembre 2011 13:48

                  Ce n’est parce qu’un crime abominable a eu lieu qu’il faut obligatoirement chercher d’autres responsables que l’auteur du crime, même quand le criminel a déjà un casier judiciaire.


                  Sinon, choisissons un système pénal qui n’admet aucune autre peine que la mort ou la perpétuité. 



                  • oncle archibald 21 novembre 2011 14:35

                    Vous sortez le problème de son contexte. Il s’agit ici d’un mineur, qui doit donc être traité en tant que tel, et l’acte gravissime commis lors de sa première interpellation, si grave qu’il fit quatre mois de prison préventive, aurait du inciter à une extrême prudence.

                    Je trouve dingue de lâcher un renard dans un poulailler au pretexte qu’il est jeune et suivi par un psy.

                  • dom y loulou dom y loulou 21 novembre 2011 15:32

                    ce serait plutôt les sources médias qui infuencent à MONTRER de tels actes comme une norme admissible voir héroique... (pensez à docteur House ou de trucs sordides du genre) qu’il faut observer ici, ces bourrages de crânes qui permettent d’intégrer des horreurs pareilles dans la « norme quotidienne » des jeunes


                  • amipb amipb 21 novembre 2011 22:00

                    Entièrement d’accord avec vous, dom y loulou, l’entraînement à la violence pousse obligatoirement à la violence.

                    Et l’entraînement à la paix, l’amour et la compassion à son opposé. Mais il semblerait que l’on croit toujours à la violence exhutoire alors que toutes les études récentes démentent totalement ce qualificatif.

                    Lorsque l’on hurle, que l’on s’énerve, que l’on tue même virtuellement, on s’entraîne, on associe l’acte avec un plaisir. Plaisir qui pourra être fatal un jour si la frontière avec la réalité s’estompe.


                  • carcano 21 novembre 2011 14:23

                    Si l’article du parisien est exact y’a quand un truc qui me semble surprenant...On y parle de contrôle judiciaire très sévère...Généralement cela veut passeport confisqué, interdiction de certains lieux et de rencontre avec les protagonistes de l’affaire, obligation de soins, et bien sur pointage au commissariat tous les jours...

                    Je vois pas bien comment un interne pourrait subir un contrôle judiciaire très sévère tout en continuant de fréquenter l’internat ?....Il semble que le très sévère se résumait à internat, interdiction du Gard et suivi psy...Dont la partie psychologique se déroulait dans l’enceinte de l’internat....De plus cet individu semblait libre d’aller à sa guise où bon lui semblait...
                    Curieuse conception du très sévère contrôle judiciaire....


                    • BOBW BOBW 21 novembre 2011 21:27

                       @carcano : votre post est juste,sensé et raisonnable, c’est ce qu’ont affirmé de trés nombreux magistrats,précisant que les crédits de plus en plus réduits du ministère de la justice (Qui laissent prédominer les considérations économiques d’austérité actuelles imposées par le gouvernement de« notre monarque absolu ») les empêchaient de prendre les mesures nécessaires et indispensables. 


                      En termes de droit c’est de la non assistance de personnes en danger .
                      Les journaux télévisés ont continué leurs bla-blas stériles sans les citer ... !

                    • contre-vent 22 novembre 2011 08:02

                      En effet, et plus l"enquête avance, plus elle met en lumière des incohérences dans le témoignage du directeur du collège qui se contredit, selon les dires des grands parents d’Agnes. 

                       Conme si les parents de ce violeur avaient bénéficié de passe-droit... (corruption ?)

                      J’espère que les journalistes enquêteront sur les raisons de cette bizarre protection. Il y a quelque chose de clairement anormal.


                    • BOBW BOBW 26 juin 2012 21:11

                      Ps : Il ne se passe pas un jour où les J.T. pour faire de l’audience ,satisfont un certain voyeurisme de nombreux téléspectateurs et exhibent à la Une des fait-divers criminels scabreux et odieux mettant ainsi en vedette des criminels fous ou violents.

                      Quelle mise en valeur de l’exemple auprés de nombreux individus faibles mentalement ou psycho-pathologiques !!!


                    • easy easy 21 novembre 2011 15:31

                      Quand j’évoque les moines de Tibérine, c’est pour exposer un principe, celui de la confiance en dépit des risques et pour participer ainsi aux efforts entrepris par toutes les âmes courageuses pour construire l’espoir d’un monde meilleur. On ne construit rien de valeur sans sacrifice.

                      Et je dis que pour ma personne comme pour mes enfants, je crois qu’il faut accepter de prendre des risques en osant la confiance.

                      Jusque là, je parle donc du principe ayant sous tendu des actes réellement accomplis, sans précicer de niveau de risque. Disons que c’est tous risques confondus, des moindres aux plus élevés.

                      Et vous, pour invalider mes dires, vous posez que j’en parle d’aise car je ne cours quasiment aucun risque par rapport aux lycéens camarades de ce tueur.
                      Que savez-vous donc des risques en pourcentage que j’ai encourus pendant ma scolarité ? Savez-vous où je l’ai passée ?



                      D’autre part, c’est réellement une autre question, il se trouve que le lycée en question ici n’est pas un lycée banal. Sauf à être dans le déni, tous les lycéens et parents de ce lycée savent qu’il regroupe des enfants à protéger ; Et vous savez ce que veut dire cette expression en clair.

                      Dans un lycée banal, le risque de se faire violer et tuer existe et les statistiques du lycée en question ne sont pas forcément pires que les autres. Mais ses lycéens y sont tous entrés pour des raisons spéciales. Il pourrait, je n’en sais rien, rassembler alors un pourcentage plus élevé qu’ailleurs d’enfants dits à protéger ce qui inclut les schizophrènes et les borderlines qui sont très souvent victimes et parfois très violents.
                       


                      Dati dit regretter que son projet de centres fermés pour enfants difficiles ou à protéger, selon les choix sémantiques, n’ait pas été suivi.
                      Ca consisterait à regrouper des enfants spéciaux.
                      Mettons qu’on regroupe des enfants nettement agressifs. Ainsi stigmatisés agressifs, ils ne vont pas se faire du mal entre eux ? On s’en fout que leur égorgé ait été un dur ?
                      Et on va les maintenir isolés toute leur vie ?

                      Gattaca alors.


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rakosky

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