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Accueil du site > Actualités > Société > De quoi Monsanto est-il le nom ?

De quoi Monsanto est-il le nom ?

L’entreprise Monsanto, pour une multitude de raisons plutôt rationnelles, est actuellement l’une des entités modernes qui focalise le plus d’opinions négatives à son encontre.


Quiconque a vu l’excellent documentaire Le Monde selon Monsanto qu’a consacré la journaliste française Marie-Monique Robin à cette multinationale ne peut que se ranger dans le camp abondamment fourni de ses opposants. Une simple recherche sur Google avec Monsanto est éclairante quant à la popularité négative, mais puissante, dont bénéficie la firme de Saint-Louis : plus de 4 millions de réponses. Certes les sites officiels s’affichent en premier, mais suivis de près par les sites des opposants, ô combien plus nombreux. À la suite de la diffusion du Monde selon Monsanto sur Arte, un collectif français anti-Monsanto s’est même créé sur la toile, Combat Monsanto, avec détournement de logo et charte graphique de la cible. Un site réellement très complet, avec inventaire non exhaustif, car en constante progression des actions anti-Monsanto à travers le monde, des débats, des liens vers les affaires en cours et toute une zone très détaillée qui décortique le système Monsanto, la manière dont le groupe fait taire les opposants, s’achète la bienveillance des pouvoirs publics, pratique du lobbying à tous les étages et est maître du slapping judiciaire pour clore le bec de ses détracteurs les plus récalcitrants. Il y a des passages réellement très précis et éclairants sur la nature des actions de Monsanto, comme dans l’historique, par exemple :

• 1917 Monsanto commence à produire de l’aspirine ;

• 1935 Monsanto élargit ses activités à la production de savon et de détergents industriels, elle commence à produire du phosphore ;
• 1937 Monsanto prend connaissance des dangers lies à l’exposition aux PCB d’après une étude du Dr Emett Kelly, qui dirige alors le service médical de Monsanto ;
• 1955 Monsanto rachète les raffineries de Lion Oil et se lance dans la production d’engrais à base de dérivés pétrochimiques ;

• 1986 Monsanto est jugé coupable de négligence pour l’exposition au benzène d’un de ses ouvriers à l’usine de Chocolate Bayou au Texas. La firme devra payer 100 millions de dollars de dédommagement à la famille de Wilbur Jack Skeen, mort de leucémie après des expositions répétées ;

• 1986 Monsanto dépense 50 000 dollars en frais d’avocat pour empêcher l’initiative (Proposition 65) de l’État de Californie visant à réglementer la décharge de produits toxiques près de réserves d’eau potable ;

• 1990 Monsanto dépense plus de 405 000 dollars en frais d’avocats pour faire rejeter la réglementation californienne Proposition 128, connue sous le nom de « Big Green initiative ». Cette régulation visait à interdire l’usage de certains pesticides nocifs pour la santé et l’environnement, dont l’Alachlor de Monsanto ;

• 1991 Monsanto est condamné à payer une amende de 1,2 million de dollars pour avoir tenté de dissimuler le déversement d’eaux usagées et polluées dans la Mystic River dans le Connecticut ;

• 2002, 23 février, le jury déclare Monsanto et sa filiale Solutia coupables d’avoir pollué « le territoire d’Anniston et le sang de sa population avec les PCB » (Anniston Star, 23 février 2002). Les dommages et intérêts sont fixés à 700 millions de dollars ;

• 2007 Monsanto est condamné en France pour publicité mensongère sur le caractère biodégradable du Roundup.

Où l’on voit que Monsanto fait ceci, cela, produit des trucs pas propres, est condamné à raquer et raque.

Et continue.

Monsanto agit, Monsanto fait, Monsanto se fait choper et Monsanto continue son petit bonhomme de chemin.

Monsanto a-t-il la conscience propre après avoir provoqué directement ou indirectement la mort d’êtres humains ?

À quoi pense Monsanto le matin en se rasant ?

Pourquoi Monsanto le serial killer n’est pas en taule à l’heure qu’il est ?

Vous les trouvez stupides mes dernières questions ?

Alors pourquoi continue-t-on à traiter Monsanto comme une entité cohérente, à en parler comme d’un tout indivisible, à accepter qu’il existe en tant que personne morale ?

Pourquoi Monsanto n’est pas en taule, n’éprouve pas de remords et ne peut pas prendre de poing sur la gueule quand il croise le parent de l’une de ses victimes dans la rue ?

Parce que Monsanto n’existe pas !

Inutile de se couper les cheveux en quatre : Monsanto est, au mieux, une convention, une entité chimérique derrière laquelle agissent des personnes bien réelles, elles.

Associations de malfaiteurs

Monsanto flower
Vers carte Monsanto interactive

Nous avons raison de lutter contre les marchands de mort, c’est juste que nous nous y prenons aussi bien que Don Quichotte qui pensait lutter contre des géants, alors qu’il ne faisait que se cogner le nez sur des moulins à vent.

Monsanto n’est rien, tout comme l’ensemble des autres constructions juridiques que nous appelons entreprises et qui sont le résultat d’un système organisationnel, juridique et symbolique. On parle de Monsanto ou de Total ou de Général Motors ou de France Telecom de la même manière que d’autres parlaient de Dieu, du Royaume, de la Nation ou de l’Olympe : des constructions intellectuelles auxquelles on adhère par consensus collectif.

Tant que nous continuerons à lutter contre le géant d’osier Monsanto, tant que nous poursuivrons les chiffons rouges des toréadors de l’arène juridique, nous ne ferons que le jeu de ceux qui se planquent tranquillement derrière ces chimères et qui ramassent les fruits de toute cette forfaiture.

Un film comme The Corporation avait commencé à dessiner le côté absurde et inhumain des personnes morales, ces regroupements d’individus auxquels un groupe d’avocats retors avait réussi à obtenir les droits équivalents, pratiquement, à ceux d’une personne réelle. D’ailleurs, comme par hasard, le cas Monsanto était abondamment repris et argumenté dans le documentaire. Mais le pas supplémentaire n’avait pas été franchi : à savoir la question de la responsabilité individuelle de tous ceux qui se cachent derrière les paravents fictifs des personnes morales.

Il en est de Monsanto comme de la Main Invisible du Marché, laquelle ne pourra jamais se gratter les couilles tranquillement sur le canapé en se matant un western avec Charlton Eston dedans : s’ils n’existent pas le moins du monde, s’ils n’ont pas plus de consistance que les lignes imaginaires des frontières qui n’ont jamais fait courber sous leur poids la tige de la moindre pâquerette, il n’en reste pas moins que, derrière eux, il y a des personnes qui prennent des décisions et les appliquent en toute connaissance de cause.

Et en toute impunité !

Si l’on regarde derrière la chimère Monsanto, on trouvera plus de 17 500 vraies personnes, toutes avec un trou de balle, des yeux, des oreilles et un cerveau, l’équipement plus ou moins complet leur permettant d’appréhender le monde qui les entoure, d’entrer en interaction avec et d’avoir une pensée se rapportant à cette interaction. 17 500 personnes qui ne sont pas inquiétées quand l’entité Monsanto se fait choper en train de mentir, corrompre, dissimuler ou faire crever les autres, plus ou moins intentionnellement, au nom du sacro-saint profit.

Certes, on me répondra que la femme de ménage de Monsanto en 2008 peut difficilement être tenue pour responsable des épandages d’agent orange par l’entité Monsanto il y a quarante ans, dans un pays qu’elle serait bien en peine de situer sur une carte. Il en serait de même pour la standardiste, le chauffeur, le laveur de vitres ou même le laborantin de bas niveau. De toute manière, je doute qu’il existe des femmes de ménage étiquetées Monsanto : c’est typiquement le genre de chose que ces gens ont pris l’habitude d’externaliser auprès de sous-traitants divers et variés.

Société à responsabilité illimitée


Génération future
Mise en ligne par Le Monolecte

La clé de voûte de l’édifice est donc l’irresponsabilité (et la non-culpabilité conséquente) de chaque acteur qui se voit remettre un badge avec le nom de la chimère entreprise dessus. Les fumistes qui ont choisi d’étudier les sciences humaines plutôt que les mathématiques financières auront reconnu là l’amorce de la banalité du mal qu’a si bien su expliquer Hannah Arendt lors du procès Eichman : on devient un monstre juste en se soumettant à la hiérarchie et en obéissant aux ordres. L’entité monstrueuse du nazisme a été construite par une poignée de gens qui poursuivaient l’objectif de la suprématie de la race aryenne et qui, pour ce faire, ont demandé, à travers elle, à leurs agents de bien vouloir trouver de bonnes idées pour éliminer ceux qui entravaient ce noble dessein. Les entités non moins monstrueuses que sont les entreprises ont été créées par des personnes qui ont placé la recherche du profit au-dessus de toute autre espèce de considération, et en leur sein, des centaines de milliers de personnes, chaque jour, statuent sur le sort de millions de leurs congénères sur la seule base d’un ratio coût/avantage.
Et notre seule parade consisterait à attaquer la chimère entreprise via des outils rendus le moins efficaces possibles contre elle, limitant de fait notre impact au règlement d’une amende plus ou moins forte qui n’est jamais rien d’autre qu’un droit de continuer les petites saloperies entre amis sans jamais être inquiété ?

Pourtant, comme dans toute organisation humaine bien construite, il est extrêmement facile de faire le tri des responsabilités individuelles derrière les marques de façade : les niveaux hiérarchiques nombreux, étanches et dessinés en cascade permettent déjà de dessiner en un seul coup d’œil la grille de la prise de décision. Les flux financiers internes et avec l’extérieur permettent aussi de savoir à qui profite le crime.

Les entreprises sont comme toutes les autres organisations humaines : des constructions organisées avec des personnes aux manettes. J’ai un ami lobbyiste aux États-Unis, le pays qui a inventé l’entreprise moderne. Quand il cherche à appuyer sur la bonne manette, il ne va pas à l’annuaire des entreprises, mais il recherche les relations interpersonnelles nées au cœur des grandes écoles, des administrations et des conseils d’administration. Il tape dans les réseaux sociaux, les vrais (comme celui de la fleur Monsanto, un peu plus haut), pas les Facebook du pauvre où tout le monde est ami, mais ces toiles de connivences et de relations qui relient entre elles les personnes qui décident réellement et qui sont redondantes d’une chimère à l’autre.

La fin des chimères

Aujourd’hui, les entités artificielles comme Monsanto et ses consœurs ont atteint un tel niveau de concentration des pouvoirs qu’elles sont globalement en position de dicter leurs exigences (insatiables) à l’ensemble de l’humanité, qu’elles ont pris concrètement la place des États-nations dans le rôle de gestionnaires de la destinée du monde. Pourtant ces constructions surpuissantes qui sont un système politique totalitaire en substance et dont les moyens collectifs supplantent largement ceux des peuples qu’elles tendent à asservir, ces centres de pouvoir ont l’incroyable propriété de n’exister que parce que nous croyons en leur tangibilité. Les personnes qui agissent en leur nom ne doivent leur immunité totale qu’au simple fait que nous sommes collectivement d’accord pour accorder une existence juridique et légale au concept "entreprise".

Un peu comme dans l’histoire des habits neufs de l’empereur, il suffit juste de modifier légèrement notre regard sur l’organisation des activités humaines pour se rendre compte subitement que le roi est à poil et que derrière le paravent entreprise, quel que soit le sobriquet dont ils s’affublent, il y a des hommes et des femmes qui savent, qui décident, qui choisissent en toute connaissance de cause de compromettre des choses aussi essentielles que l’air que l’on respire, le génome que l’on transmet à nos enfants, la nourriture ou l’eau dont tout être vivant a besoin sur Terre.

Les personnes physiques qui n’ont pas causé directement le dommage, mais qui ont créé ou contribué à créer la situation qui a permis la réalisation du dommage ou qui n’ont pas pris les mesures permettant de l’éviter, sont responsables pénalement s’il est établi qu’elles ont, soit violé de façon manifestement délibérée une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, soit commis une faute caractérisée et qui exposait autrui à un risque d’une particulière gravité qu’elles ne pouvaient ignorer.

Code pénal français - article 121-3

À partir du moment où les décideurs des entreprises et tous ceux qui les aident dans des actes délictueux, même simplement en taisant ce qu’ils savent, auront l’assurance de devoir répondre de leurs actes personnellement, il y a fort à parier que la lutte contre les entreprises destructrices sera devenue nettement plus aisée... et que la face de notre monde risque de s’en trouver grandement changée.



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76 réactions à cet article    


  • Ceri Ceri 23 avril 2008 12:04

    effectivement, s’en prendre "à monsanto" ou "à Total" ou "à nike" est peu cohérent aujourd’hui. Cela disperse seulement les combats, ça égratigne à peine les multinationales et pas du tout le système.

    Parce que que le problème est dans le pouvoir qu’ont concentré ces entreprises, et les grandes banques avec, qui ont réussi, à force de pressions plus ou moins directes, à construire un système économique (parce que le "politique" est complètement secondaire aujourd’hui) qui leur est tout à fait favorable, sans contrepoids aucun à leurs lubies.

     

    Alors c’est à la manière dont ce système évolue qu’il faut s’attaquer, ce serait plus productif. 
    Dire que oui, ceux qui défendent les seuls intérets des multinationales et de leurs portefeuilles sont aussi ceux qui ont le + d’influence sur nos lois et sur le politique.



    • ZEN ZEN 23 avril 2008 12:17

      Merci à l’auteur et bien d’accord avec Ceri...

       

      Une facette de Monsanto :

      CRISE ALIMENTAIRE - « Il faudrait déjà que les paysans aient accès aux graines ! »
      Des ONG accusent : quelques multinationales trustent les semences et le font payer cher aux paysans du Sud

      "Qui veut récolter doit semer... La nécessité de préserver la souveraineté alimentaire est revenue en force dans le débat après les émeutes de la faim. Si on ne peut pas produire de tout partout, des voix s’élèvent pour que les pays puissent diversifier leurs ressources alimentaires, en comptant pour cela sur leurs paysans et leurs semences.
      Carin Smaller, responsable du bureau de Genève de l’ONG américaine « Institute of agriculture and trade policy » (IATP) plante le décor : « Les deux-tiers des pays du Sud sont dépendants de leurs importations agricoles et soumis à la volatilité des prix du marché mondial. Il faut les aider à « produire local, régional et national » pour mieux résister.
      La Banque mondiale, qui répète pourtant que la solution à la crise alimentaire est un « nouvel accord commercial », reconnaît dans son rapport sur le développement 2008 que « l’agriculture à petite échelle est un moyen puissant pour sortir de la pauvreté ». Sauf qu’au départ de la chaîne de production alimentaire, côté semences, la tendance est aussi à la concentration et à l’uniformisation.
      Et que sur ce terrain, les pays du Nord poussent ceux du Sud à signer des accords qui leur lient les mains et augmentent le coût de leur agriculture. Illustration avec la brevetabilité des plantes...« De plus en plus de paysans dépendent de cette agriculture industrielle et doivent acheter les semences, les pesticides et engrais qui vont avec, aux Cargil et Monsanto. Or, cette agriculture a un coût largement lié au prix du pétrole. Le prix des graines a augmenté, celui des fertilisants aussi (de 20% l’an dernier) parce que le prix du pétrole augmente », commente Carin Smaller de l’IATP. Et nous revoilà dans une problématique au coeur de la crise alimentaire : le prix des produits agricoles dont l’augmentation profite en bout de chaîne aux mêmes multinationales. Cette logique de la sélection par la rentabilité tend aussi à réduire la biodiversité, explique le représentant d’Oxfam : « En Inde, 30 000 variétés de riz étaient cultivées au début du siècle. Aujourd’hui, dix variétés seulement poussent sur les trois-quarts des rivières indiennes. »

      "Monsanto représente 90% des OGM cultivés dans le monde. Elle a racheté un grand nombre de compagnies semencières pour y parvenir. Et les semences constituent le premier maillon de la chaîne alimentaire. C’est cela qui fait sa puissance. Contrôler les semences c’est, à terme, contrôler la nourriture du monde. C’est le projet hégémonique de Monsanto."(http://lalettredejaures.over-blog.com/article-18183809.html)

       


      • karg se 23 avril 2008 17:47

        Seulement dix variété en Inde ? C’est vraiment étonnant, on assiste plutot à une explosion de l’offre au niveau des catalogues des semenciers, avec des variétés très adapté à un usage, un mode de culture, un type de sol et un climat .

        Dans le catalogue officiel des semences en France il y des centaines de variétés rien que pour le maïs. D’autre par les semences traditionnel sont souvent génétiquement pauvre à cause de la consanguinité, ça sert à rien d’avoir 3000 variétés peu efficace.

        Le problème est sans doute le niveau de formation et d’information des paysans que l’offre de semenciers, aussi bien les multinationales que les producteurs de semences locaux (ce marché n’est pas l’appanage de grand groupe, un bonne partie des semences commercialisées le sont par des petits semenciers locaux).


      • sisyphe sisyphe 23 avril 2008 14:33

        Merci et bravo pour l’article !

         

        http://www.agoravox.fr/IMG/monsanto-1.jpg


        • Bulgroz 23 avril 2008 14:45

          Les verts se sont tromppé sur l’essence verte, sur le nucléaire et maintenant sur les OGM.

          Ras le bol de ces associatifs qui ne connaissent rien à rien mais qui s’activent ici et là au nom de la vérité, la seule vérité vraie.

          Moi, je me méfie de ces bonnes consciences qui pourissent les débats, qui n’y connaissent rien mais qui se substituent aux plus haute autorités pour nous dire ce qu’il faut penser.

          Moi, quand j’entends le voyou récidiviste Bovet nous blatérer sur les OGM, j’ai envie de bouffer des biscuits bourrés au Monsanto pour simplement le faire chxxx..


          • jondegre jondegre 23 avril 2008 15:07

            mais fais-la ton overdose de buiscuits bourres au monsanto, juste pour nous faire chier


          • Monolecte Monolecte 23 avril 2008 15:16

            Perso, je ne suis pas très fan des attaques personnelles ou slapping divers et variés envers ceux dont on ne partage pas forcément le point de vue.

            Il ne me semble pas dépourvu d’intérêt de rappeler que certains groupes de personnes se réclamant des mouvements écolos se sont effectivement déjà pris les pieds dans le tapis sur des sujets environnementaux.

            Après, personne n’est obligé de se jeter sur les outrances des discours des détracteurs, alors qu’il suffit juste de ne pas relever...


          • BuZardinho BuZardinho 23 avril 2008 15:19

            Et bien vas-y, c’est ton choix. N’écoute Bové qui veut. Mais en lui pardonnant son omni-médiatisation ( il a une certaine science de la mise en lumière ), on ne peut pas lui enlever le fait qu’il dénonce, est entendu et représente à lui tout seul autant de poids que Voynet, Lalonde et Borloo ( hihihi ) réunis.

            De plus, les scientifiques "écolos" avaient anticipé et prévenu des effets possibles des carburants verts sur la faim dans le monde.


          • Traroth Traroth 23 avril 2008 17:51

            @Bulgroz : Le problème n’est pas là. Ce que vous ne pouvez pas nier, c’est le caractère irréversible des OGM végétaux. Si on commence à en cultiver, des semences et du pollen génétiquement modifiés vont commencer à se répendre dans l’écosystème. Ca, c’est un fait.

            Ensuite, la question de la dangerosité de cette dispersion est posée, et je veux bien admettre, personnellement, qu’elle n’est pas démontrée *pour les OGM existants*. Mais cela veut dire aussi qu’il faut se poser la question de la dangerosité des OGM *avant* qu’ils ne se répandent, car nous serons dans l’impossiblité de faire machine arrière une fois que ça sera fait. Nous devrons gérer les conséquences, et ce pour toujours. Personnellement, je pense que ça vaut le coup de se poser quelques questions, pas vous ?

            Autre chose : les OGM ouvrent la voie à une nouvelle forme d’ingénierie, dont la maitrise est pour l’instant incomplète. Même en admettant que les OGM actuellement existant ne sont pas dangereux, ni par leur toxicité, ni par les changements écologiques qu’ils vont engendrer (ce qui est douteux : j’ai entendu parler d’au moins un type de maïs OGM, qui secrète ses propres pesticides, qui a été interdit car il empoisonnait le bétail à qui on le donnait à manger. Le danger n’est donc pas que potentiel), il est clair qu’on qu’on peut parfaitement imaginer les risques en question. Se pose alors la question de la prise de risque : la création d’OGM ne devient-elle pas une affaire trop sérieuse pour qu’on la laisse entre les mains d’entreprises dont l’environnement est le dernier des soucis ?


          • Traroth Traroth 23 avril 2008 18:00

            Pour faire simple : avec les OGM, on voit s’accentuer une problématique qu’on voit émerger depuis le début du XXe siècle : notre capacité de *faire* dépasse de plus en plus notre capacité de *maitriser*. Avec les OGM, les dégâts sont potentiellement irréversibles. Il faut bien se rendre compte qu’on en est à la préhistoire de ce type d’ingénierie, et que ce qu’on peut faire actuellement paraitra ridicule dans 20 ans. Ce qui veut dire que les scénarions les plus science-fictionnesque ne sont plus ridicules. Se pose alors inévitablement la question des conséquences d’un accident industriel, d’un Tchernobyl à l’échelle des biotechnologies. L’Homme y survivra-t-il ? Et le corrollaire : le risque en vaut-il la chandelle ?


          • BuZardinho BuZardinho 23 avril 2008 18:32

            Quand on regarde Monsanto, le risque vaut évidemment la chandelle.


          • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 23 avril 2008 20:04

            Dans les années 1930, le truc à la mode était de répandre dans son bain des sels irradiés. L’Atome, c’était tonic ! Il n’y avait que les imbéciles qui ne croyaient pas aux vertus du progrès pour prétendre le contraire.

            Aujourd’hui, on a bien appris la leçon : faire joujou avec le nucléaire c’est dangereux. Alors on va s’amuser au grand jeu des mutations génétiques.

            Petit rappel : la production agricole dite "biologique", c’est-à-dire celle de nos grands-pères, peut nourrir 12 milliards d’habitants.

            Son principal défaut est de rendre très difficile la concentration des profits (à cause de la facilité qu’offre la constitution de coopératives agricoles qui mutualisent les grains sans avoir besoin de financement bancaire puisque à ce niveau le grain préservé pour la récolte suivante ne représente que l’immobilisation d’une part très faible de la récolte qu’il est aisé d’autofinancer).

            Les OGM ne peuvent être produit par les exploitants. Ils ont d’abord été conçus pour ça. Ils verrouillent complètement les flux financiers vers les multinationales qui, seules, peuvent les produire.

            Derrière l’organigramme de Monsanto, derrière chaque nom, vous avez des banques qui interviennent dans les investissements afin de permettre à ses financiers de bénéficier d’un effet de levier qui augmente la valeur future de leur entreprise.

            Le système bancaire occidental trouve dans les OGM un formidable facteur de croissance. Il a les moyens de faire passer les opposants aux OGM pour des imbéciles et ne s’en prive pas.

            Derrière cet enjeu, c’est toute la politique de la production agricole mondiale qui est piégée. Et comme les premiers à en crever sont les plus pauvres et les moins solvables (voire la crise actuelle dont la concentration de la production des semences et la spécialisation des cultures est largement responsable) le système bancaire occidental n’en a rien à foutre. D’autant qu’il se fait des c... en or sur la spéculation que cette concentration permet.

            Au-delà de tout problème de santé, le système Monsanto basé sur la non-reproductibilité des grains grâce aux OGM est d’abord un système de mise à sac de toute l’agriculture.


          • Weas 24 avril 2008 11:41

            Mais on ne de mande que ca !!!! que les gens comme vous s’intoxiquent aux ogm smiley mangez-en à profusion bouffez de l’hetanol aussi, car c’est tout ce qu’on vous laissera manger un jour... ce que vous avez semés...


          • Nobody knows me Nobody knows me 24 avril 2008 11:53

            Merci beaucoup. Article passionnant.

            Laissez Bulgroz fulminer. Si tout le monde disait qu’il ne faut pas se jeter d’un pont, il se jetterait d’un pont pour faire chier le monde... ;-p

            No pasaran.


          • Bobby Bobby 25 avril 2008 11:55

            Do’nt feed the trolls !


          • Le nanaconda 23 avril 2008 14:49

            Merci pour l’article. Je relève une phrase qui me redonne de l’espoir : si les 17500 personnes qui se cachent derrière la chimère Monsanto ont effectivement chacune un trou de balle, ça laisse ouvert la possibilité d’un jour leur introduire des choses extrêmement désagréables dedans, comme des kilos de ronces ou du papier de verre, un petit geste de remerciement de la part des générations passées, présentes et futures.

             

            • Monolecte Monolecte 23 avril 2008 15:28

              Je ne suis pas non plus très fan de la violence... je préfère la voie de la légalité, avec la limite que l’on peut effectivement se retrouver avec une justice de classe et des lois votées sous pression pour favoriser des minorités à bras longs contre l’intérêt général.

              L’idée, c’est que si la loi est mauvaise - elle permet ici de favoriser l’immunité judiciaire des personnes agissant au nom d’une entreprise - il convient de la changer pour modifier la situation et rééquilibrer le rapport de force.

              Je ne pense pas que les gens soient particulièrement bons ou mauvais : je pense que nous sommes essentiellement des êtres circonstanciels. Autrement dit, l’occasion fait le larron.

              Si nous vivons ensemble dans une société régulée où les limites et la responsabilité de chacun sont clairement balisées, la plupart des gens aura tendance à agir en fonction des règles et à éviter de passer les lignes jaunes.

              Par contre, si l’organisation sociale exonère certaines personnes dans certaines conditions de la responsabilité des conséquences de leurs actes, alors ces personnes se sentiront (assez légitimement, quelque part) investies d’un droit tacite à faire tout et n’importe quoi et à avoir la conscience tranquille en prime.

              Je pense donc que la maière dont est organisée la législation autour des entreprises autorise et donc favorise les comportements les plus déviants et les plus les irresponsables et les absout par avance : pour les dégats collatéraux, pas de soucis, c’est la collectivité qui paiera et passera la serpillère !

              Si nous voulons favoriser l’expression de comportements responsables, dotons-nous des règlements qui les encouragent et sanctionnent sans équivoque ceux qui nuisent à autrui !

              Autrement dit, derrière tout discours sur la dérégulation se cache la mise en place d’un véritable droit de faire n’importe quoi, y compris de tuer...


            • Monolecte Monolecte 23 avril 2008 15:29

              Je ne suis pas non plus très fan de la violence... je préfère la voie de la légalité, avec la limite que l’on peut effectivement se retrouver avec une justice de classe et des lois votées sous pression pour favoriser des minorités à bras longs contre l’intérêt général.

              L’idée, c’est que si la loi est mauvaise - elle permet ici de favoriser l’immunité judiciaire des personnes agissant au nom d’une entreprise - il convient de la changer pour modifier la situation et rééquilibrer le rapport de force.

              Je ne pense pas que les gens soient particulièrement bons ou mauvais : je pense que nous sommes essentiellement des êtres circonstanciels. Autrement dit, l’occasion fait le larron.

              Si nous vivons ensemble dans une société régulée où les limites et la responsabilité de chacun sont clairement balisées, la plupart des gens aura tendance à agir en fonction des règles et à éviter de passer les lignes jaunes.

              Par contre, si l’organisation sociale exonère certaines personnes dans certaines conditions de la responsabilité des conséquences de leurs actes, alors ces personnes se sentiront (assez légitimement, quelque part) investies d’un droit tacite à faire tout et n’importe quoi et à avoir la conscience tranquille en prime.

              Je pense donc que la manière dont est organisée la législation autour des entreprises autorise et donc favorise les comportements les plus déviants et les plus les irresponsables et les absout par avance : pour les dégats collatéraux, pas de soucis, c’est la collectivité qui paiera et passera la serpillère !

              Si nous voulons favoriser l’expression de comportements responsables, dotons-nous des règlements qui les encouragent et sanctionnent sans équivoque ceux qui nuisent à autrui !

              Autrement dit, derrière tout discours sur la dérégulation se cache la mise en place d’un véritable droit de faire n’importe quoi, y compris de tuer...


            • Bulgroz 23 avril 2008 16:28

              Je ne sais pas à quelle violence vous faites allusion, Monolecte, mais en ce qui me concerne, je n’ai pas envahi le corps d’une ferme et fait sortir un fermier de ses gonds en lui faisant prendre son fusil pour défendre son matériel, je n’ai pas aussi annoncé une manif qui a poussé un fermier qui, en toute légalité, avait planté des OGM, à se suicider auprès d’un arbre avec prés de lui, un tract appelant à une manifestation anti fauchage.

              Je n’ai rien fait pour que le législateur soit amené à durcir les lois anti faucheurs. Le legislateur n’a pas éprouvé le besoin de pondre une loi anti pro OGM !!

              C’est vrai, je ne suis pas paranoïaque au point de penser que les autorités de l’Europe ou de France nous mentent en se basant sur des commissions scientifiques compétentes et indépendantes.

              Il a été prouvé que les faits scientifiques ont été manipulés par les tenants de l’activisme écologique politique.

              Je n’ai pas plus de compétence que Bovet et ses acolytes pour décider si les OGM sont nécessaires et utiles. Je m’en remets aux autorités et je note d’ailleurs que les associations écologiques ont été largement associées à ces réflexions.

              Je n’ai pas cette compétence là donc, mais j’ai la compétence pour juger que Bovet, dans ce domaine, n’est pas plus compétent que moi.

              La violence n’est pas de mon fait. Et je n’ai pas moins de conscience citoyenne que ceux qui nous braient qu’ils en ont pour les autres.

              Voir "Non au moratoire, la science deshonorée".

              http://nonaumoratoire.free.fr/LaCroix20080208.htm


            • Gilles Gilles 23 avril 2008 16:34

               

              monolecte

              "Si nous voulons favoriser l’expression de comportements responsables, dotons-nous des règlements qui les encouragent et sanctionnent sans équivoque ceux qui nuisent à autrui !"

              Mais si ceux qui se rendent coupables de ces comportement pèsent déjà sur les choix politiques par des moyens plus ou moins légaux (lobbying, corruption, chantage), voir déterminent eux-mêmes les lois (le Medef écrit des amendements et les transmets à l’UMP qui les fait valider au parlement depuis des décennies...dixit députés UMP choqués), sont amis des puissants (Tient Sarko...) je vous souhaite bon courage pour favoriser l’expression de comportements responsables, surtout si vous n’êtes ni fan de la violence ni des attaques personnelles.Vous n’arriverez à rien toute angélique que vous êtes

               Alors quoi, manifestons, boycottons, râlons, gueulons, attaquons en justice ? Vous dîtes vous-même que ça ne sert à rien de rien. Votons……. Pffffff….ça fait des siècles qu’on le fait et ça empire et ils se gaussent de nous les gueux impuissants en sirotant leur champ sur leurs yachts de 60 mètres.

               Et pendant ce temps ces empoisonneurs nous entrainent dans une fuite en avant catastrophique qui pourrait finir très très mal pour la terre et l’ensemble de ses êtres vivants dans quelques décennies, voir avant.

               Alors ? Non parmi les cadres supérieurs de ces sociétés il y a des humains qui savent pertinemment ce qu’ils font la plupart du temps. Ils sont responsables devant la loi déjà de leurs agissements…pas assez mais le principe y est. Il faut simplement qu’ils aient un prix à payer et en soit consient. Si ce n’est par la loi, ce sera par le fer ou le plomb

              Je ne serais pas étonné que bientôt des groupes radicaux finissent par les faire sauter et/ou les buter ou s’attaquer aux larbins de l’Etat (révolution). On a déjà eu d’ailleurs ça par des amateurs (ex : Action directe) On condamnera, vous et moi, leurs méthodes mais en fin de compte on sera content du résultat.

              SI une bombe faisait péter le yacht sur lequel se réuni le conseil d’administration et les cadres dirigeants de Monsanto (et Sarko ?) et autres gros méchants tout vilains, éradicant d’un coup la clique (mais pas le problème hélas), je doute que ça jette l’effroi dans le monde...on plaindra juste le "petit personnel", mais justement, travailler pour ces sociètes criminelles peut être déjà vu comme de la collaboration . Moi j’évite toute mission qui m’enverrai travailler sur des projets d’armement ! Si tous faisiant pareil, on s’en sortirait mieux


            • Bulgroz 23 avril 2008 17:47

              Quand je vois que mon commentaire prend des moins et que le post de Gilles qui est un appel au terrorisme prend des plus, je me dis qu’on est sur un fil de talibans.

              Gilles après ses images classiques (yatch, etc...) dit :

              « Je ne serais pas étonné que bientôt des groupes radicaux finissent par les faire sauter et/ou les buter ou s’attaquer aux larbins de l’Etat (révolution). On a déjà eu d’ailleurs ça par des amateurs (ex : Action directe) On condamnera, vous et moi, leurs méthodes mais en fin de compte on sera content du résultat.

              SI une bombe faisait péter le yacht sur lequel se réuni le conseil d’administration.... «  dixit Gilles le terroriste citoyen qui a bien étudié le problème des OGM et dont la pensée est superbement au dessus de celle des autres.

              Gilles, le citoyen au dessus des autres va faire péter les yachts. Bravo, Gilles, une belle conscience citoyenne. Tu les mérites tes plus.


            • Traroth Traroth 23 avril 2008 18:20

              Le problème, c’est que vous ne réfléchissez pas au sujet que vous commentez. Quelques questions :

              -Pensez-vous que notre maitrise actuelle des manipulations génétiques et du fonctionnement des écosysèmes nous permet d’être certain que disperser des OGM dans la nature est sans danger ?

              -Au cas où votre réponse serait négative, pensez-vous qu’on puisse se passer d’une telle certitude avant de lancer des cultures d’OGM un peu partout, et ainsi, laisser du matériel génétique se répandre dans la nature sans aucun contrôle des conséquences, de manière irrévésersibles ?

              N’hésitez pas à détailler au maximum vos réponses, je suis très intéressé par vos arguments !


            • Traroth Traroth 23 avril 2008 18:21

              J’ajouterais que, personnellement, le comportement de Bové ne m’intéresse qu’indirectement. Le sujet, ce sont les OGM, pas Bové.


            • Monolecte Monolecte 23 avril 2008 18:25

              L’option violente est une impasse : les firmes ont les moyens d’avoir un plus gros gourdin que vous et cela légitimera l’usage régalien de la violence contre les peuples.

              Le sentiment d’impunité est la chose à combattre. Pas avec des armes, mais avec du droit, quelque chose qui rende injustifiables des atteintes à la biosphère en général et à l’espèce humaine en particulier. À partir du moment où une décision mortifère peut retomber sur la tronche de ceux qui l’ont décidée, accompagnée et exécutée, il y aura moins de bons petits soldats dans les firmes. Juste les brigands, mais au moins, les choses seront claires.


            • Traroth Traroth 23 avril 2008 18:29

              Oui, mais qui vous dit qu’au niveau législatif et judiciaire, les multinationales n’ont pas également plus de moyens que vous d’obtenir gain de cause ? On est toujours dans la situation du pot de fer contre le pot de terre. Vous croyez que le gouvernement Sarkozy a voté une loi pro-OGM parce qu’ils trouvent les OGM super-cools ou qu’ils trouvent Monsanto sympathique ?


            • Gilles Gilles 24 avril 2008 11:35

              Bulgroz

              "Gilles qui est un appel au terrorisme prend des plus, je me dis qu’on est sur un fil de talibans"

              Faut apprendre à lire mon gars ! Je dis que je ne serait pas étonné. Ce qui signifie que je prévois qu’à court ou moyen terme certains penseront que ce sera l’ultime moyen d’action. D’ailleurs ce terrorisme "écologique" existe déjà et son accroissement fait peur à certains...

              Ensuite, si tu lis bien, je n’approuve pas ! Aprés je note juste qu’effectivement lorsque des criminels et/ou terroristes se font buter même si on est en désaccord avec la méthode, on ne pleure pas dessus !


            • Nobody knows me Nobody knows me 24 avril 2008 12:06

              Quand je vois que mon commentaire prend des moins et que le post de Gilles qui est un appel au terrorisme prend des plus, je me dis qu’on est sur un fil de talibans.

              Tiens, Nadine Morano est parmi nous... Fauchage => Terrorisme => Taliban.

              Concernant les fermiers désespérés par les fauchages et autres manifs, on pourrait vous renvoyer à la gueule les centaines de propriétés menacées de poursuites puis fermées par Monsanto car leur récolte avait été contaminée, donc violation de brevet...

              Peut être que faucher n’est pas la bonne solution et qu’il faudrait s’attaquer plutôt à la maison mère, mais quand tous les chemins légaux ont été biaisés par cette entreprise, le moyen le plus facile, comme on a pu le voir souvent dans notre histoire, c’est la violence.


            • Traroth Traroth 24 avril 2008 12:13

              @Gilles : C’est typiquement le genre d’amalgames et de raccourcis faciles qu’aiment les gens comme Bulgroz, en l’absence d’argument objectif en leur faveur.


            • Nobody knows me Nobody knows me 25 avril 2008 09:57

              je n’ai pas envahi le corps d’une ferme et fait sortir un fermier de ses gonds en lui faisant prendre son fusil pour défendre son matériel

              Fabuleuse image, mise en scène irréprochable. Comparaison avec un viol... Ca c’est de la communication. Chapeau Mr Martinon. Beau rattrapage.


            • BuZardinho BuZardinho 23 avril 2008 15:03

              Dans "the corporation" , le profil de ces multinationales ( dont Monsanto ) dressé s’apparentait à celui des serial killers. Drôle.

              J’ai souvenir aussi d’une femme qui jubilait devant la caméra en expliquant comment ils s’y prenaient dans leur spot TV et plus largement dans le marketing pour faire interresser les enfants à leur produits ( céréales, Mac Do ... ). La carotte du travail, le salaire est alors supplanté par la réalisation personnelle, le challenge, la recherche. Comment avilir encore plus l’homme et ce, de manière consciente et réfléchie. Petit pion sans méninge qui avance de sa case sans même penser qu’il participe à la destruction de la nature, la faim dans le monde et l’abétissement des masses. Cette femme méritait vraiment d’^tre remise au pas, d’être "ré-eduquer". De lire, de voir, d’aimer, d’être aimer enfin quelqu chose qui l’aurait fait plus ressembler à un être humain.

              Voir l’expérience ou les personnes testées pensaient administrer des décharges mortelles à un cobaye en guise de punition. 8 sur 10 ont emmené l’acteur à la mort.

              Sans me montrer moraliste, ces personnes devraient être mises devant leur responsabilité, nous devrions être tous mis devant nos responsabilité car nous avons toujours le choix de ne pas faire quelque chose.


              • Zurgo 23 avril 2008 15:45

                @ BuZardinho

                Ce n’était pas plutôt une histoire de courant électrique ?

                 

                http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram


              • Zurgo 23 avril 2008 15:51

                Désolé, j’avais mal lu votre post.


              • sisyphe sisyphe 23 avril 2008 15:59

                par BuZardinho (IP:xxx.x6.25.115) le 23 avril 2008 à 15H03

                 
                Dans "the corporation" , le profil de ces multinationales ( dont Monsanto ) dressé s’apparentait à celui des serial killers. Drôle.
                 
                Plutôt céréales killers, non ?

              • aurelien aurelien 23 avril 2008 15:51

                La fin des chimères est aussi le nom d’un documentaire très intéressant sur la question, en quatre parties :


                • Monolecte Monolecte 23 avril 2008 15:58

                  Zut, je ne l’ai même pas fait exprès, celle-là !


                • Wondrak Wondrak 23 avril 2008 15:57

                  Monsanto, Carlyle Group, Halliburton, entre autres, sont les véritables dirigeants d’un pays comme les Etats-Unis. Ils ont la mainmise sur l’exécutif et le législatif.

                  Donald Rumsfeld a été président de la filiale pharmaceutique de Monsanto, Searle. Dick Cheney a été le président de Halliburton et George Bush senior un des actionnaires principaux de Carlyle. Ces "sociétés" (clans mafieux me semble plus approprié) ont le pouvoir de faire prendre les décisions politiques qui les servent le mieux. Si Monsanto veut que ses OGM soient considérés comme des plantes "normales", elle l’obtient. Si Carlyle et Halliburton veulent engranger des milliards de bénéfices au cours de guerres très "rémunératrices", on déclenche les guerres où bon leur semble.

                  Si au final des milliers de personnes perdent la vie, aucune importance. Leurs profits valent mieux que les vies d’un Irakien, d’un Afghan ou d’un simple soldat qu’il soit Anglais ou Américain. Le clan politique-industriel-financier-militaire qui contrôle et se partage les richesses de ce monde, se fout royalement de la vie du "petit peuple".

                  Ce qui compte, pour ce clan, c’est d’assurer l’existence de son Nouvel Ordre Mondial.

                  Ils auront richesse et sécurité, vous aurez pauvreté, insécurité, oppression...


                  • L'enfoiré L’enfoiré 23 avril 2008 17:26

                    Bonjour,

                    En fait, qu’est-ce qui cloche dans ce genre d’entreprise ? Est-ce la recherche scientifique associée ? A mon avis, non. Ce qui fait le plus grand danger, c’est qu’elle est là pour faire de l’argent et pas nécessairement pour rendre la vie meilleure ou plus facile.

                    Quand est-ce que le secteur public prendra vraiment du 50/50 avec les entreprises privées ? Ca, c’est la bonne question.

                    Pas question de faire du profit, l’utilisation des résultats de recherches seraient remboursés par la sécurité sociale ou tout autre entremise publique. Les miseurs de fonds seraient dans la population elle-même par l’intermédiaire de taxes. Chacun employeur en quelques sortes. Consommateurs demandeurs. Les actionnaires ne viendraient qu’en bout de course pour récolter les miettes. Je ne suis pas sûr qu’une fondation pourrait même résoudre le problème.

                    Le principe de précaution à sa juste mesure ensuite pour sécuriser et un peu plus que se croiser les doigts pour que cela soit efficace. Le besoin existe mais il ne trouve pas réponse par la bonne question.


                    • Olga Olga 23 avril 2008 17:37

                      Tu aimes la nature, tu la respectes et fais de ton mieux pour la protéger : Monsanto te déteste profondément.

                      Tu penses qu’un monde plus juste, plus sain et plus pacifique est possible : Monsanto te méprise profondément.

                      Tu dénonces la corruption, les mensonges et les crimes des industriels, des politiques, des militaires... : Monsanto te combattra inlassablement.

                      Monsanto veut un MONde SANTOi .


                      • karg se 23 avril 2008 17:51

                        Monsanto en a rien à foutre de ce que tu pense, leur communication implicite est basé sur le clash, le rentre dedans et la négation de toute responsabilité. Ton seul pouvoir est de refuser de bouffer leur produit.

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