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Accueil du site > Actualités > Société > Dead Europe. Pas de crise économique mais une crise morale, culturelle, (...)

Dead Europe. Pas de crise économique mais une crise morale, culturelle, intellectuelle et spirituelle en Occident

Il n’y a pas de crise économique. Si vous croyez que l’économie est en crise, c’est parce que vous regardez trop les infos et que vous n’observez pas le monde qui vous entoure. On ne va pas se prendre la tête pour quelques chiffres qui indiquent une récession au sens technique du terme. Perdre 0.3 point de PIB, ce n’est pas un drame. Néanmoins, quelques pays sont sévèrement malmenés, la Grèce qui va vers une dépression, et le Portugal mal barré. A part ça, dans cette Europe plutôt riche, il y a beaucoup de pauvreté. Ce n’est pas acceptable et si crise il y a, elle est sociale. Et si elle est sociale, c’est parce qu’elle repose sur une crise morale, et si elle est morale, c’est parce qu’elle dépend d’une crise spirituelle, de là où partent deux autres crises, intellectuelle et culturelle. On retrouve le triptyque philosophique avec la logique, l’éthique et l’esthétique, pendants catégoriels des crises intellectuelle, morale et culturelle. Que l’on peut traduire sommairement et avec exagération en disant que le monde ment et se trompe, le monde est injuste, il ne va pas bien, le monde est laid, grossier et vulgaire. Ce qui n’a aucun rapport direct avec la fréquentation des stations de ski confirmant l’absence de crise économique. Et des signes d’une absence de crise économique, il y en a des tonnes !

Tout aussi sommaire et lapidaire sera l’explication de cette crise qui tient en une chose, la corruption, étant entendu que cette corruption ne se réduit pas à des faits contraires au droit mais aussi à des phénomènes de société où la quête de l’argent, le souci des plaisirs faciles, place les individus dans une position où ils font de moins en moins « société » et où ils s’écartent des principes de la civilisation. Les corruptions et les cupidités, elles parviennent à émerger comme conséquences financières des dettes souveraines, affectant plus ou moins la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Italie. C’est un fait tellement connu, avéré que plus personne ne semble en mesure de lutter contre une corruption qui s’inscrit comme un mode d’existence normal. Les piliers de bistrot s’en amusent mais les réalités sont plus inquiétantes si on note l’avancement d’une corruption dite organisée, brassant des centaines de milliards d’euros et même davantage. Avec des organisations basées sur le crime, les affaires illicites, les trafics de toutes natures sous réserve que la « nature » en question puisse représenter une valeur d’échange élevée sur le marché parallèle.

Amour de l’argent, plaisirs faciles, corruptions, sont allés de pair avec le travail placé au centre de l’existence pour diverses raisons, la première étant évidemment les revenus qui en résultent, mais aussi un certain sentiment d’accomplissement mais la « valeur travail » du temps de Pétain a pratiquement disparu. Ce processus sociologique date d’au moins trois décennies. Disons que cela a commencé à la fin des années 1970. A la fin des années 1980, la crise spirituelle était lancée. Une crise que l’on ne perçoit guère puisqu’elle ne heurte pas les consciences, qu’elle est durablement installée et qu’elle ne produit pas d’effets notables sur le monde matériel. Le développement des valeurs de civilisation et des œuvres de l’esprit ne se fait pas dans les masses mais au sein de cercles spéciaux, ou bien d’individus distingués, tandis qu’une classe éclairée sait les recevoir et rendre aux créateurs justice à leur travail, un revenu mérité et une reconnaissance justifiée. Le tournant pris dans les années 1980 se dirige dans une voie opposée. Développement de la culture de masse. Les médias ont viré vers la médiocrité. Les gens les mieux récompensés ne sont pas ceux qui élèvent la civilisation mais ceux qui souvent sont des arnaqueurs du mérite, des producteurs de vulgarités, des opportunistes, des narcissiques, des carriéristes, des faussaires, des tricheurs. On voit le résultat. Avec une recherche scientifique qui ne trouve plus, une université fermée à la nouveauté, un monde de l’édition en perte de qualité, une éducation qui ne remplit plus ses missions et des politiques qui se ferment sur la sécurité. Finalement, le souci de la civilisation n’habite plus les individus dont le seul souci est de maximiser leur plaisir et d’aller chercher ce qui leur permettra une réussite matérielle. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer l’étudiant moyen fâché avec les livres savants. Symbole édifiant que cette suppression de l’épreuve de culture générale à Science Po, événement qu’une presse facile a interprété comme un souci d’égalité. Rien à voir mais du côté du foot, l’inflation des salaires et du chiffre d’affaire des clubs mérite quelque réflexion. Je serai superficiel, mettant en parallèle le salaire d’un type qui tape dans un ballon et celui d’un chercheur qui du reste, sera congédié s’il est inventif. La société aura les inventions qu’elle mérite. Que le chercheur ne compte que sur sa foi et ses vertus, car les imbéciles moyens ne lui seront d’aucun secours mais ils seront les premiers à se précipiter pour bénéficier des applications. Dieu merci, le chercheur n’est pas un gnostique comme les hérétiques albigeois, sinon il plierait boutique en pensant, mort aux cons, aux sous-hommes et que l’humanité crève car son royaume est un camp de la mort. Ce qui n’est pas entièrement faux, la culture de l’Occident étant devenue complice d’une certaine « culture de la mort ». Nietzsche aurait dit nihilisme.

La société de masse n’est pas l’alliée de la civilisation mais sa négation. Des gens payants 40 euros pour voir un type qui n’a jamais composé la moindre œuvre lever les mains au ciel en passant des disques sur une platine. C’est le signe d’un stade avancé de décomposition spirituelle et l’hérétique gnostique se dit que bientôt, les gens iront dans des camps de la mort après avoir payé l’entrée 40 euros. L’homme de masse est devenu con à un point qu’on ne peut imaginer. François Hollande n’a pas raté sa campagne, bien au contraire, c’est un exploit que d’être arrivé au pouvoir dans cette France qui se vautre dans le naufrage des valeurs et de la civilisation et qui croit que le devoir est de travailler. Le premier devoir du citoyen est de s’instruire et s’éclairer ! La grande chaîne de l’héritage des valeurs semble rompue une fois de plus. L’Europe n’est plus qu’une enseigne commerciale. D’ailleurs, la première destination des Allemands venus de l’Est lors de la chute du mur ont a été le centre commercial.

Ces mots d’un sociologue italien parlant du Nord de son pays : « Le travail est devenu la nouvelle religion. Je crains que nous n’allions au devant de graves problèmes, et pas seulement économiques. Parce que, si le travail est tout, si c’est le succès économique qui apporte la satisfaction, le jour où le développement ralentira, les répercussions ne seront pas uniquement économiques, mais aussi psychologiques » (lu dans CI daté du 03/05/12). Des entrepreneurs italiens se suicident parce que le travail est leur seule valeur.

L’Europe va vers son lent suicide mais qui sera différent de celui de 1914-1945. Il n’y a pas d’issue car le monde matériel a ensorcelé les esprits, les coupant des racines naturelles et divines de l’humanité.


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23 réactions à cet article    


  • Gollum Gollum 10 mai 2012 08:46

    Bien d’accord globalement avec l’ensemble de ce texte. La constatation d’une entropie spirituelle grandissante et ce, de manière accélérée. Vous dites qu’il n’y a pas de solution. Effectivement, à l’échelle humaine il n’y en a aucune. Mais il va se passer, pour l’ensemble des humains (euh, du moins les survivants..) ce qui se passe assez fréquemment quand une personne atteint ses limites. Un effondrement de l’ego (cet ego précisément flatté de façon outrancière aujourd’hui), celui-ci rendant les armes (ça, ce sera quand les gens n’auront plus accès à ce quoi ils sont habitués depuis des décennies : argent, bouffe, confort et distractions), accompagné d’un profond renouvellement spirituel et la (re)découverte d’une nouvelle dynamique et d’une réorientation des valeurs basées sur la Transcendance. Bref, Mort et Transfiguration, ce qui est l’enseignement classique de tout enseignement spirituel (notamment chrétien) authentique.


    Nous en sommes là et nous vivons une grande époque. Car nous allons muter.

    • Montagnais Montagnais 10 mai 2012 10:09
      « ..la « valeur travail » du temps de Pétain.. » écrivez-vous.. Malheur !

      Vade retro Satanas, on est bien trop jeune pour savoir de quoi il s’agit, mais on sait que vous nous plongez dans LHLPSDNH. Pas écoutable..

      Le mal absolu, métaphysique, interdit, pouha ! caca ! Pipi ! « travail, famille patrie » ? Ils oseraient ?

      Manquerait plus qu’y ajouter « spiritualité » !

      Salopards, on va les empaler sous les applaudissement de la modernité !


      Vous avez des observations cher auteur qui vous vaudront la prison d’ailleurs, à vous, auparavant, beaucoup trop, vous seriez pas un peu fachisse vous ? : 

      « La société de masse n’est pas l’alliée de la civilisation mais sa négation. » dites-vous !

      Et tout à l’avenant !

      A propos de Mélenchon, et d’Europe, où il est le beau temps de l’amitié entre l’Allemagne Socialiste et la Russie communiste ? Quand les ouvriers Allemands défilaient bras dessus-bras dessous avec leurs frères communistes ? Que la Russie de Staline livrait charbon et blé contre canons et machines outils de l’économie nazi ?

      Elle avait pas de la gueule cette Europe ?

      A ces souvenirs lointains, Mélenchon et Marene la Pin pourraient bien s’entendre, financés, comme toujours, par les même organisateurs, vers une dernière Der des Der, pour sortir Mimile de sa déprime et de sa torpeur.. Et continuer de l’amuser, de le distraire, de lui soigner son ictère.


      Vous avez raison, y’a pas crise, on est riche, les banquiers tiennent bien le boxon et vont nous trouver la solution.. Toujours la même solution.

      • kemilein 13 mai 2012 23:28

        arbeit mach frei dit avec cynisme suffit.
        où l’aliénation par le labeur permet la construction d’un homme libre d’esprit...

        on apprend pas a penser avec des livres, mais en pensant soi même, est le seul conseil a donner a l’auteur.


      • Hermes Hermes 10 mai 2012 10:28

        Vous êtes bien pessimiste : la vie sans l’être n’est pas la vie. Et celà n’importe qui le ressent. Aussi l’être ressurgira de façon inattendue, au grand dam de nos élites.


        • Loatse Loatse 10 mai 2012 11:17

          Bonjour Bernard

          Nous nageons en plein paradoxe à un point tel que cela frôle la schizophrénie...

          Des dirigeants qui nous ont demandé de travailler plus pour gagner plus tout en laissant partir vers d’autres cieux l’outil de travail sans contrepartie aucune...

          Des agriculteurs censés devenir compétitifs, qui s’endettent pour acquérir le matériel adéquat, agrandir leurs terres qu’ils satureront de pesticides pour accroître le rendement de leurs récoltes... achetées trois francs six sous par des intermédiaires peu scrupuleux...

          Des diplômés qui ne trouve pas de travail selon leurs compétences poussés à s’expatrier tandis que l’on continue à diriger nos jeunes vers des filières sans issues...

          Des magasins qui regorgent de marchandises à l’obsolescence programmée...de vêtements qui au bout de quelques lavages se transforment en serpillères, de linge de maison aussi fin et fragile que du papier à cigarettes...

          Des industries pharmaceutiques qui font fortune grâce au mal être généré par cette course au toujours plus pour certains ou par la perspective de lendemains incertains pour d’autres..

          Sans doute la transition sera longue, plus nous nous accrocherons à ce système devenu obsolète et qui a démontré ses limites et ses folies, moins nous avons de chance de vivre rapidement ce nouveau paradigme qui nous tend les bras...

          toutefois, je serai moins pessimiste que vous, des signes ca et là, sur les forums notamment, démontrent que nos modèles de société basés sur le consumérisme touchent à leur fin...et que les consciences s’éveillent....


          • bobbygre bobbygre 10 mai 2012 16:37

            Excellente, la liste des « paradoxes ».

            Bienvenue en 1984.


          • kemilein 13 mai 2012 23:32

            1984 est un très mauvais livre, focalisé sur l’aventurette sexuelle et la crise de rébellion d’un ado quinquagénaire, ne décrivant que vaguement quelques bonnes intuitions noyées sous une montagne de banalités insipides.


          • bobbygre bobbygre 31 mai 2012 15:19

            Et beh... Chacun ses gouts.
            Pour moi, 1984 a été une révélation et a provoqué une cascade de réflexions/prise de conscience dans mon petit cerveau d’adolescent à l’époque où je l’ai lu. Et à chaque relecture, je m’effraie de voir le nombre de parallèles que l’on peut établir avec notre système actuel.
            C’est, à mes yeux, un livre visionnaire, essentiel et entier. Et quand on connait le pedigree de l’auteur, on comprend pourquoi ce livre est grandiose (y a pas de hasard).

            Mais c’est le principe de la littérature, un livre ne peut pas parler de la même manière à tout le monde. Ceci dit, vu le nombre de personnes dans le monde qu’il a l’air d’avoir secoué, vous êtes un poil gonflé de décréter péremptoirement que ce livre est mauvais.


          • reprendrelamain reprendrelamain 10 mai 2012 11:26

            Très bon texte et excellente analyse, merci.


            • Marc P 10 mai 2012 12:13
              1. La grandeurs des gens d’esprit est invisible aux rois, aux riches, aux capitaines, à tous ces gens de chair.
                (Pensées in Oeuvres Complètes, p.540, Seuil, 1963)
                 
              2. Les grands génies ont leur empire, leur éclat, leur grandeur, leur victoire et leur lustre, et n’ont nul besoin des grandeurs charnelles où elles n’ont pas de rapport. Ils sont vus, non des yeux mais des esprits. C’est assez.
                (Pensées in Oeuvres Complètes, p.540, Seuil, 1963)


                in http://www.gilles-jobin.org/citations/?P=p&au=457

                Tant de sages ont contribué à notre édification...
                Dommage qu’on ne se tourne pas davantage vers eux....


                Bon article Mister Ford....

                Marc P


              • Le Grunge Le Grunge 10 mai 2012 13:23

                article intéressant^^

                n’etait ce pas Malraux qui disait que« le XXI siècle serait spirituel ou ne serait pas », on voit bien que notre civilisation s’est affranchie de toute contrainte, a fait naitre le droit de propriété qui a introduit le pire de tout les maux, l individualisme. Je penses également que l’humanité n’a plus de but en soit, et c’est justement cela qui pousse notre société dans une aliénation sans limite au nom du progrès. Malheureusement, comme toute les transitions qu’on connu les hommes a travers leurs histoire, celle ci se fera comme les autres : de force...


                • luluberlu luluberlu 10 mai 2012 13:41

                  IL faut entendre que l’homme(homo économicus) s’est foutu un dieu un vraie, dans sa vie, et il se nomme Pognon, blés oseille comme on veut, il est incontournable.
                  Sa raréfaction à travers la paupérisation absolue de ces dernières années, crée une peur chez l’apôtre.
                   Savoir l’église ne veut pas dire être soumis à dieu.


                  • Mycroft 10 mai 2012 17:03

                    C’est bien beau de dire que les chercheur ne trouvent plus, ou encore que les chercheur intelligents sont jetés à la porte des universités. Mais de telles accusation étant extrêmement grave, il faudrait à la fois les préciser et les prouver. Ou au moins citer un lien, si cela n’est qu’un élément mineur de votre propos.

                    Notre évolution scientifique, tout en étant loin de ce qu’elle devrait être puisque condamné à passer plus de temps à essayer d’obtenir les moyen de faire son travail qu’a réellement réaliser se dernier, trouve encore des choses. Il suffit de prendre n’importe quelle journal de publication, pour trouver des explications à des phénomènes inexpliqués.

                    Les personne qui se font exclure du monde de la recherche parce qu’elles sont « trop brillante » ou « trop ouverte d’esprit », et qui le sont réellement pour cette raison, j’aimerais qu’on me les montre. Avec une présentation détaillé de leur dossier, pour voir si les causes de leurs exclusion ne sont pas bien plus terre à terre et bien moins suceptibles de les mettre en valeur.


                    • kemilein 13 mai 2012 23:34

                      et il ne faut pas confondre la recherche avec l’exploitation commerciale d’icelle, l’outil avec l’utilisation qu’on en a.


                    • astus astus 10 mai 2012 17:38
                      Bernard,

                      Je partage aussi le constat qu« ’Il n’y a pas de crise économique » mais une crise des valeurs et des représentations mentales qui sont aujourd’hui remplacées par des croyances médiocres entretenues par les mass-médias et l’internet. Mais je ne suis pas certain qu’il ait eu jamais des époques historiques où l’on n’aurait pu faire un semblable constat (moyens modernes de communication mis à part). Je ne crois pas à l’âge d’or, sauf comme fantasme. 
                      La spécificité de notre temps est peut-être que « Depuis que les hommes ne croient plus en Dieu, ce n’est pas qu’ils ne croient en rien, c’est qu’ils sont prêts à croire en tout. » (Gilbert Keith Chesterton). Et particulièrement dans le fait que les nouveaux moyens scientifiques, matériels ou techniques modernes, qui ont en effet rendu d’immenses services , notamment aux femmes, (et je pense à la mortalité maternelle et infantile considérable des siècles précédents), sont aujourd’hui présentés comme de véritables divinités qui vont pouvoir assurer le salut ou le bonheur de chacun, ce qui est pour le moins exagéré, et laisse de côté toute recherche personnelle ou spirituelle visant un meilleur accès à la conscience et à la liberté à l’intérieur du groupe social et en interaction avec lui. 
                      A la puissance de la technique répond donc le désir contemporain de considérer la société et les pouvoirs comme une immense machinerie omnipotente qui doit obligatoirement et immédiatement procurer la sécurité ou la jouissance à tous, d’où l’inévitable dépression sociétale à laquelle on assiste qui alimente en retour les « valeurs » et les voleurs de cette société. Les croyances mènent d’autant plus le monde que chacun a un besoin vital de croire.

                      Amitiés.C.

                      • kemilein 13 mai 2012 23:41

                        les hommes n’ont nul besoin de dieux pour croire tout et n’importe quoi.
                        croire c’est la raison qui abdique, je préfère savoir, quitte a savoir que je sais rien ou si peu.

                        (quand aux valeurs, de un elles ne fondent pas ni culture ni civilisation elle n’en sont que la quintessence, la synthèse filtré. En changer ne règlerait rien)


                      • Thorgal 10 mai 2012 19:40

                        Comme on l’a dit avant, ce que tu decris est le Kaliyuga des Hindous.


                        • Iren-Nao 11 mai 2012 03:21

                          Tout a fait excellent Dugue, cet article était necessaire.

                          Me voici de vos adeptes désormais.

                          Iren-Nao


                          • Saintepatience Saintepatience 11 mai 2012 13:55

                            Version:1.0 StartHTML:0000000167 EndHTML:0000004829 StartFragment:0000000454 EndFragment:0000004813

                            ..."cette France qui se vautre dans le naufrage des valeurs et de la civilisation et qui croit que le devoir est de travailler. Le premier devoir du citoyen est de s’instruire et s’éclairer !"  …mais s’instruire et s’éclairer n’est-ce pas déjà du travail ??? le plus difficile assurément et donc le moins pratiqué. S’ensuit que plus on s’instruit et plus on s’éclaire, et plus on s’éclaire et plus on travaille pour être sur d’être bien éclairé, s’ensuit également que plus on est éclairé, plus on veut éclairer, oui mais comment ? 

                            La crise morale, la crise des valeurs repose la question du travail, duquel et comment ? on dit de la femme qui accouche qu’elle est en travail, depuis, l’humain n’a de cesse de s’accoucher, l’Esprit toujours enceint oeuvrerait à la naissance de Dieu ?

                            Aldous Huxley dans Le meilleur des mondes anticipe une humanité conquise par la nécessité de se couper de son humanité, au nom d’un bonheur sans joie et d’une vie sécurisée contre toutes atteintes, l’humanité serait réduite à la seule fonction d’ organisme...

                            Et organisme nous le sommes, Edgard Morin dans La méthode décrit ce mouvement circulaire de la vie qui sans cesse s’autogénère : désordre puis ordre = organisme vivant = antagonisme, conflit, colonisation, parasitisme, puis à nouveau désordre et c’est reparti pour un tour à tous les niveaux de la chaîne du vivant. Fatum entropique...

                            Alors ? alors je me dis qu’au final nous n’accomplissons que notre fonction d’organisme, que Huxley l’a anticipé comme sens et comme finalité, qu’importe que nous nous instruisions, "L’éternel retour du même" nous rappelle à l’ordre d’une configuration ÉNIGMATIQUE !

                            D’où nos croyances et notre application aux valeurs défendant l’humanité (dans le sens humaniste) et pourquoi ? parce que ça tombe sous le sens, ben oui ! on est pas des sauvages !!!!

                            Et là entre en jeu le libre arbitre comme faculté à éclairer et instruire et une nouvelle croyance, celle de croire que nous pourrons nous débarrasser des contingences qui nous empêchent de vivre entre humains instruits et éclairés, hum ! Aldous sort de ce corps !

                            Bon, restons positive, si je devais obtenir un pourcentage correspondant au nombre de probabilités que nous avons d’y parvenir, j’imagine que dans le meilleur des cas il serait de 50/50 ; j’écris : dans le meilleur des cas, parce que je crois qu’effectivement le vivant n’a d’autre sens que de rester vivant, ou comme le dit Schopenhauer « la vie veut la vie », une tension vers elle même, une boucle que l’on interroge depuis que nous nous éclairons...


                            • loco 13 mai 2012 01:11

                               Bonsoir,

                               Travailler plus pour... mais qui donc travaille pour Soi ??? Pour faire le Père Noël, oui, un peu, mais l’essentiel n’est-il pas ce qu’on apporte par sa présence... et qui s’oppose donc au temps passé ( vendu ? perdu ? ) au travail ...

                               Pour autant, que vient faire la spiritualité dans tout ça ??? Le travail fait société, sans plus, et élève l’homme au rang de citoyen, conscient qu’il y a outrance et ridicule à creuser piscine quand d’autres dorment sous les étoiles, à élaborer un dîner « presque parfait » quand certains visitent les boîtes à ordures, et qu’il n’est pas question de « collaborer » aux visées d’une firme, mais de participer à la marche du monde, tout simplement


                              • herbe herbe 13 mai 2012 10:42

                                En phase avec l’article et ses commentaires, avec une note d’espérance qui s’apparente au « ne rien lâcher » même si ça parait vain à notre échelle d’espace et de temps :



                                • calimero 13 mai 2012 21:12

                                  Des gens payants 40 euros pour voir un type qui n’a jamais composé la moindre œuvre lever les mains au ciel en passant des disques sur une platine.

                                  Faudrait voir à vous tenir au courant des évolutions de nouvelles formes de culture issues de l’évolution technologique ! En 1950 oui les dj se contentaient de passer des disques. Aujourd’hui ils les mixent, mélangeant électroniquement toutes sortes de sons : il s’agit ne vous en déplaise d’une forme de création en soi, d’une « œuvre » comme vous dites. Merci de ne pas dénigrer dans une vision passéiste ce que vous n’apréhendez pas.


                                  • kemilein 13 mai 2012 23:18

                                    «  »Ce n’est pas acceptable et si crise il y a, elle est sociale. Et si elle est sociale, c’est parce qu’elle repose sur une crise morale, et si elle est morale, c’est parce qu’elle dépend d’une crise spirituelle, de là où partent deux autres crises, intellectuelle et culturelle.«  »

                                    c’est une blague ? un curton travesti ? un gugusse qui croit vraiment a ses sottises ?

                                    c’est quoi social ?
                                    c’est quoi moral ?
                                    c’est quoi le rapporte avec le mysticisme et la religion ?

                                    l’ordre social est définit par le rapport du vivant a(avec) son environnement, oui l’organisation social dépend de là ou on vit et on ne vit pas de la même manière dans un désert qu’en forêt tropical ou dans une prairie verdoyante. en conséquence la population ne croit pas de la même façon, n’a pas les mêmes approvisionnement, n’a ni les mêmes saisons, ni les mêmes désires et « représentations » du monde qui les entour.

                                    l’ordre social c’est quoi ? toujours une construction collective, TOUJOURS, quand bien même le collectif se soumet volontier au premier tyran venu. or quel est le but de l’ordre social ? la survie du groupe, point barre.
                                    que recouvre la notion de « social » ? la relation des individus subjectifs entre eux, leur relations sont décomposées en notions fictives : politique (processuf de prise de décisions) économique (gestion des ressources nécessaire a notre survie/vie), le tout étant le « social ».

                                    la moral s’est toujours greffée sur la religion, c’est a dire un truc qui tombe de nul part d’un (ou plusieurs) être si supérieur et puissant que si tu blasphème POUF t’es désintégré ! donc t’as intérêt a craindre sévère « par l’amour de » bien évidement ;). donc la morale te tombe du ciel, la bonne blague !! nous préférons l’éthique, ça revient au même, les connotation en moins.

                                    qu’est ce que l’éthique ? sur quoi se base t il ? la compréhension du monde (exemple considéré la pédophilie comme du viole et non une relation sexuelle normale) et les rites et coutumes hérités des anciens (on nait avec, on a aucune raison de prime abord de remettre en cause l’ordre technique établi bâti sur des impératifs datés correspondant a une époque).

                                    l’éthique s’imbibe de l’ordre social (sociétal) l’inverse est vrai mais dans une moindre mesure et sur beaucoup plus de temps.
                                    si demain nous étions (nous y sommes déjà) a la 3ième guerre mondiale, un ordre social s’imposerait des nouvelles nécessitées, un ordre « moral » suivrait pour valider cet état de fait. Car l’homme cherche a justifié ce qui est, (ainsi les noirs les arabes les asiatiques les amerindiens sont, c’est bien connu nos inférieurs bla bli bla bla)

                                    «  »les coupant des racines naturelles et divines de l’humanité«  »

                                    vous ne savez pas même ce que vous nommer Humanité. car voyez vous il y a deux choses dans l’homme, un corps et une conscience.

                                    le corps porte les sens qui permettent a cette conscience la d’exister et le corps porte la mémoire sans qui la conscience ne serait pas. mais a d’autres corps, d’autres sens, d’autres consciences.
                                    ce qui importe dans l’homme c’est sa conscience non sa forme physique (et je parle bien de forme car tout est matière)

                                    l’humanité n’a aucune relation avec ce divin-là, celui de la religion.
                                    par contre d’un point de vue science fiction (pour faire très très vite) l’humanité est dieux, car comme je l’ai dit, la conscience peut revêtir bien des formes
                                    organique
                                    synthétique
                                    bipède
                                    quadrupède
                                    sexué
                                    hermaphrodite
                                    asexué
                                    individuelle
                                    collective
                                    voyante, aveugle, percevant certain spectre lumineux et pas d’autre
                                    entendant certaine fréquence et pas d’autre

                                    et ainsi de suite.

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