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Décadence scientifique

La science est née dans la Grèce antique aux alentours du 5e siècle avant Jésus Christ, a vécu un apogée vers la date de la mort d’Alexandre le Grand, vers 330 avant Jésus-Christ, puis s’est érodée au fur et à mesure de la croissance de Rome pour s’éteindre vers le 4e siècle après Jésus Christ[1]. Il fallut attendre la Renaissance pour que la science revienne à l’affiche, même si le moyen âge fut une époque de progrès. Après plus de cinq siècles de croissance, certains signes ne trompent plus quant à un nouveau déclin. Nous allons discuter de l’un de ces signes qui fait l’objet d’une attention particulière de la presse en ce jour du 2 janvier 2015 sous le titre « cancer : une part importante de hasard ».

 

[1] The forgotten revolution : how science was born in 300BC and why it had to be reborn, Lucio Russo, Springer 2004.

En effet, des « scientifiques » américains viennent de sortir une étude dans laquelle ils clament que 65 % des cancers sont dus au hasard. Le hasard comme causalité ultime, vous connaissez ? C’est en fait la version moderne de l’homme préhistorique qui voyait un dieu derrière tous les phénomènes inexpliqués. Ce dieu, aujourd’hui, s’appelle hasard, mais il est de même nature que celui des hommes préhistoriques. De même qu’à leur époque ou aux époques reculées, mais plus récentes, comme celles de l’Antiquité par exemple, le hasard va décider de la destinée de chacun.

Pourtant, la Renaissance, au travers d’un long processus, avait voulu sortir l’humanité de cette forme d’ornière en cherchant des causes aux phénomènes. Il est vrai que la recherche des causes peut se révéler sans fin, mais ce n’est pas parce que nous ne saurions pas atteindre cette fin qu’il faudrait renoncer à chercher les causes des phénomènes qui nous entourent.

La dérive des médecins actuels a débuté chez les physiciens quantiques au début du vingtième siècle, voire chez Maxwell à la fin du dix-neuvième[1]. Cela m’a d’ailleurs conduit à l’époque à écrire que les physiciens quantiques on introduit Dieu dans leurs équations, puisque le hasard intrinsèque y est l’ultime causalité. Il était dès lors bien évident que l’erreur épistémologique allait contaminer d’autres disciplines dont la rigueur scientifique n’est pas aussi achevée que celle de la physique.

Revenons brièvement sur ce qu’est le hasard en ce début de vingt-et-unième siècle pour un mathématicien, car, contrairement à une idée répandue, nous n’avons défini le hasard correctement[2] qu’à la fin du vingtième siècle et en 1983 pour être exacts. Sans entrer dans des détails complexes, le hasard en mathématiques n’est qu’une impression. En réalité, il caractérise notre incapacité à prédire ce qui va se passer, mais cela ne veut aucunement dire que les événements se produisent avec un hasard intrinsèque. Prenons un exemple trivial. Vous mélangez un jeu de cartes et dévoilez les cartes face cachée une à une. Vous direz que les cartes apparaissent au hasard. Pourtant, pour qui verrait le paquet depuis le dessous, les cartes apparaissent de façon absolument déterministe.

Aussi, quand les médecins disent ou concluent que les causes du cancer sont dues au hasard, la seule conclusion que l’on peut en tirer, mathématiquement et raisonnablement, c’est qu’ils ne comprennent pas les causes de l’apparition des cancers. Si nous faisons référence aux fondateurs de la physique du vingtième siècle, ceux qui n’étaient pas de l’École de Copenhague, à savoir Einstein, de Broglie et Schrödinger, il devrait y avoir, en médecine comme en physique quantique, des variables cachées[3] qui doivent expliquer cela, variables qui n’ont pas été identifiées à ce jour.

Cela amène à une question probablement bien embarrassante pour le « système » médical. Disons depuis la Deuxième Guerre mondiale, le monde a investi dans la recherche contre le cancer des sommes considérables. Le résultat comme quoi les deux tiers des cancers seraient dus au hasard, ce qui n’est guère crédible comme nous venons de l’expliquer, donne une vision de l’efficacité très faible de la recherche médicale, puisque pour ces deux tiers des cancers on n’a pas la moindre idée de leur cause potentielle. Ce système ne marche donc pas et quand il demande sans cesse des crédits supplémentaires, compte tenu de ce que nous apprenons officiellement aujourd’hui, on peut penser que la plus petite once de raison devrait consister à les lui refuser.

On remarquera aussi que dans l’article du Figaro cité plus haut, la parole est donnée à certains médecins qui se ruent sur le diagnostic précoce et donc universel, puisque le cancer frappe au hasard et probablement uniformément. En voilà une aubaine financière pour une certaine profession ! Allez consulter, faites des examens probablement coûteux et on vous garantit d’être efficace… !

Mais il y a pis ! Le caractère aléatoire et officiellement déclaré du cancer va amener la majorité du corps médical à accepter cette maladie comme une sorte de fatalité. Pour bien expliquer la différence avec d’autres activités humaines, prenons l’exemple de l’aéronautique pour comparer. Dans une certaine mesure, on pourrait aussi dire que les accidents d’avion arrivent au hasard… Néanmoins, il y a toujours une cause à un crash. Cela ne veut pas dire que l’on va la trouver à tous les coups, mais jamais un ingénieur ne se risquerait à dire qu’il n’y a pas de cause et que le hasard est intrinsèque. Par ailleurs, on ne se contente pas de cela et pour chaque crash on en cherche les causes et lorsqu’on les a trouvées on apporte souvent des correctifs sur les avions ou les manuels de pilotage, etc. Bref ! On est très loin de ce que prône, semble-t-il, le corps médical pour le cancer. Comme quoi, un travail qui peut sembler loin de l’être humain peut en fait s’en préoccuper beaucoup plus que ceux qui en font soi-disant profession et encore je ne parle pas d’euthanasie !

Au final, une certaine science est à la dérive. Cette dérive est à la fois philosophique et conceptuelle. Elle reflète un temps de décadence et si l’histoire bégaie, elle signifie hélas l’annonce d’une longue période obscure avant, espérons-le, une renaissance au bout, probablement, de plusieurs siècles.

 

 

[1] Phsyique : de l’esprit des lois, Jean-François Geneste, Cépadues 2010.

[2] Ou ce que l’on croit aujourd’hui être correct.

[3] Bien que ce ne soit pas notre sujet, la physique quantique orthodoxe a conclu, hélas, qu’il n’y a pas de variables cachées comme le préconisait l’École de Copenhague, d’où la croyance en le hasard intrinsèque.


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62 réactions à cet article    


  • La mouche du coche La mouche du coche 3 janvier 2015 09:33

    Bonne prise de conscience de la réalité. Nos scientifiques sont devenus nuls. Ils ne trouvent plus rien avec des instruments de plus en plus sophistiqués qui les privent de la réflexion.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 3 janvier 2015 09:45

      Article intéressant mais il est peu prudent de mélanger cancer, aéronautique et physique quantique même si la notion de « variables cachées » peut intervenir, mais ce n’est pas certain, dans les trois cas. Le principe d’incertitude d’Heisenberg paraît solidement établi pour ce qui concerne la physique. La nature ondulatoire des éléments l’explique d’une façon incontournable, du moins je le pense. 


      • Geneste 3 janvier 2015 12:46

        Il n’est pas sûr que le principe d’incertitude d’Heisenberg soit aussi établi que cela. Je vous renvoie à un numéro de La Recherche de l’automne dernier qui était consacré à ce sujet. Le principe reste, mais pas exactement sous une forme compatible avec les axiomes actuels de la mécanique quantique...


      • Alren Alren 4 janvier 2015 13:43

        Le principe d’incertitude n’est pas le principe du hasard (lequel est en effet une incapacité à prédire).

        Il édicte en fait que l’on ne peut connaître un phénomène subquantique (c’est-à-dire « virtuel ») avec des instruments de notre univers de particules décohérées (c’est-à-dire « réelles ») même si on a pu récemment faire quelques progrès dans ce sens comme l’indique le dernier numéro de La Recherche dans un titre un peu sensationnaliste. Un peu comme on ne peut ramasser un grain de sable avec un gant de boxe.
        Ceci dit, je suis d’accord qu’il y a des variables cachées qui interviennent dans l’éclatement des noyaux radioactifs : pourquoi celui-là plutôt qu’un autre avec cependant au final un phénomène statistique rigoureux de demi-vie d’un radio-élément ?

        Pour en revenir à l’annonce « accrocheuse » venue des USA, pays où la popularité vaut compétence, le fait de ne pas avoir pris en compte l’environnement (pesticides dans l’alimentation et toutes ces substances créées sans contrôle par l’industrie) ainsi que les médicaments absorbés parfois pendant de longues années par les cancéreux (je pense en particulier à l’explosion de cancers du sein parallèle à la consommation d’hormones de substitution après la ménopause), rend tout cela suspect. Car cela doit faire plaisir à tous les industriels qui fabriquent ces produits et en tirent un si grand profit ...

      • HClAtom HClAtom 3 janvier 2015 10:17

        Merci pour cette excellente réflexion.
        Oui, le hasard, dans l’interprétation de la mécanique quantique façon école de Copenhague, a de lourdes conséquences en cascade sur les autres sciences ... et sur l’homme de la rue.
        Il faut rappeler que le but de la science est de prédire l’avenir : connaissant la situation initiale, et les conditions imposées, quel sera l’état du système à l’avenir ? Ce questionnement part de l’hypothèse la plus fondamentale de la science : le hasard n’existe pas car tous les effets ont une cause. Les quanticiens font quant à eux l’hypothèse inverse : le hasard serait la cause ultime. Ainsi, en suivant cette philosophie, la science, dans sa définition exacte, ne peut plus exister ... et tous les scientifiques peuvent rentrer chez eux, car on ne parviendra jamais à comprendre ni prédire les phénomènes. La mécanique quantique rend donc la science obsolète.

        En réalité le hasard n’est que la mesure de notre ignorance, comme vous le dites dans votre article.


        • fred.foyn Le p’tit Charles 3 janvier 2015 10:20

          Les début de la science date du début de l’humanité...bien avant la Grèce...il me semble.. ?


          • fred.foyn Le p’tit Charles 3 janvier 2015 11:02

            Vous me voyez désolé...j’ai a faire à un expert en la matière sans doute.. ?


          • Geneste 3 janvier 2015 12:49

            A priori, je n’ai pas fait d’erreur et je vous renvoie au livre de Lucio Russo cité en référence dans mon texte. En résumé, l’humanité a eu des connaissances que l’on pourrait qualifier de scientifiques dès ses débuts, mais la formalisation de ce savoir et la « méthode » scientifique n’a été élaborée que par les Grecs de l’Antiquité. Encore une fois, lisez ce livre extraordinaire.


          • Allexandre 3 janvier 2015 17:07

            Mais comme Lucio Russo, vous oubliez de préciser que les savants gracs ont puisé leur savoir dans les civilisations antérieures, et en particulier dans l’Egypte pharaonique, dont certains nous ont laissés de nombreux témoignages de l’avancement de cette civilisation africaine !


          • Geneste 3 janvier 2015 20:32

            Je ne l’ai absolument pas oublié. Le savoir n’est pas la science ni la méthode scientifique. La civilisation égyptienne de l’Antiquité a été une civilisation brillante avec un savoir important. Néanmoins, malgré tous ses mérites et ses connaissances, il n’y avait pas de science à cette époque-là. La science, c’est autre chose que du savoir ou des savoir-faire.


          • Alren Alren 4 janvier 2015 13:23

            À Allexandre, 


            Les Égyptiens de l’Antiquité ont eux-mêmes beaucoup appris des Mésopotamiens d’Asie !

            Les Grecs de l’Antiquité n’étaient pas aussi rationnels que le furent les scientifiques européens des Lumières. J’en veux pour preuve leur idée que le monde reposait sur des nombres rationnels, idée qui relevait de la mystique.

          • Allexandre 6 janvier 2015 21:51

            Eh bien lisez les témoignages d’Euclide, d’Archimède, de Platon, d’Aristote. On verra si les Egyptiens n’avaient pas inventé les sciences.


          • Allexandre 6 janvier 2015 21:54

            A Alren

            Mais l’inverse est vrai aussi. Il n’empêche que dans certains domaines, notamment la médecine, les Egyptiens étaient très avancés. Et je ne parle pas de lapensée philosophique. Quant aux Lumières, on n’est plus vraiment sur le même sujet. Au moins deux millénaires les séparent.

          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 3 janvier 2015 11:04

            Le « hasard »,  sujet tant débattu par les philosophes, « le principe de l’incertitude » et le repli « statistique » religion et croyance des scientifiques officiels et officiellement reconnus, sont les derniers souffles du Savoir humain.

            Il ne reste que la « satisfaction technologique » de voir proliférer les millions de gadgets inutiles et bien souvent nuisibles !

            Si le hasard revient à la mode, c’est pour montrer « l’échec humain » dans toute sa splendeur !

            En principe (ce principe qui prône la certitude) ce qui provoque le cancer ou toute autre maladie, ainsi que le support de ce cancer ou de toute autre maladie, sont du domaine de la science !

            Espérons alors que le hasard ne sera pas partial et sélectif, il finira bien par nous vendre la mèche !


            • JL JL 3 janvier 2015 11:04

              ’’Aussi, quand les (chercheurs) disent ou concluent que les causes du cancer sont dues au hasard, la seule conclusion que l’on peut en tirer, mathématiquement et raisonnablement, c’est qu’ils ne comprennent pas les causes de l’apparition des cancers.’’

              Il faut savoir qu’aujourd’hui, quasiment toutes les recherches qui ne sont pas fondamentales (comprenez : qui n’ont pas d’application pratique directe ni d’implications immédiates connues), sont financées (comprenez contrôlées) en partie par des fonds privés.

              Ceci explique cela.


              • JL JL 4 janvier 2015 10:03

                Lire :

                Il faut savoir qu’aujourd’hui, quasiment toutes les recherches importantes  (comprenez : qui ont des applications pratiques directes ou des implications immédiates connues), sont contrôlées par des fonds privés.

                Ceci explique cela.


              • howahkan howahkan Hotah 3 janvier 2015 11:51

                lorsque je n’ai rien à dire et là je ne parle pas du tout pour l’auteur et son propos intéressant je trouve , je sors les mots sciences, religion, démocratie, liberté, islamiste et le joker qui écrase toit anti sémite.......avec ça aujourd’hui vous faites 24 h de télé non stop smiley

                « je » ne veut pas être rien de spécial parmi les milliards de milliards de « choses » X,Y , Z, contenues« dans cet univers duquel on ne sait quasiment rien,...si si quasiment rien !! , je veux dire par là que on n’en connaît que une partie infime delà partie matière...... »je« et bien il veut être quelque chose.........de spécial, de mieux que, de au dessus de........ »je " ne sait meme pas qu’il n’est qu’un programme ,balaise le mec smiley

                Dans une vison profonde qui l’a scotché un ami à moi m’a dit ceci : la science ne découvre et n’invente que ce qu’elle cherche...........comprenne qui pourra....

                notre science humaine a remplacé pour certains la religion, personnellement je m’en fou.....elle est partie intégrante de la pense donc source elle aussi de nos problemes humains...personnellement je n’en parlerais pas si elle aussi n’était pas un des moyens de brimer la vie de chaque humain sur cette terre..certes on a des machines parce que on ne veut en fait rien faire manuellement...regardez ou cela nous meme ? une dictature mondiale qui pour continuer va devoir être de + en + violente....ah bravo....

                mais disent certains la science n’est pas l’homme !! ni la bombe qui tombe sur Hiroshima ........encore une erreur fatale, l’homme et cette science humaine sont une seule et meme chose comme l’est la vie et la mort....pas d’homme pas de science humaine....mais nous nous dissocions toujours en deux lorsque ce que nous faisons est un désastre....c’est pas nous..c’est a cause de ce grand connard de singe qui pique des bananes , on n’y est pour rien du tout....par contre si on trouve ça bien, alors c’est nous.....on retrouve ce meme principe dans la société...les profits c’est pour le banquier et les pertes pour tous les autres.......

                traduction : on tourne en rond............bonne illusion à tous........

                A ce stade l’ écroulement qui prendra la forme qu’il voudra est inévitable........A cette échelle c’est comme une immense dépression qui fait mal qu’il faut guérir, la douleur rend dément ,totalement dément !! si si si !! or pour guérir de cela il ne faut pas aller chez le psycho bla bla ba,allez y si vous voulez bien sur..mais si vous êtes serieux, vous allez alors entreprendre en vous meme LE voyage qui aurait du être fait depuis le moment ou votre cerveau veut que les choses durent......à jamais, à jamais, à jamais, à jamais.............
                la religion a échoué, la politique a échoué, le communisme a échoué, le libéralisme a échoué, le capitalisme a échoué le business a échoué, la science a échoué ...la competition a échoué, l’argent a échoué ,l’homme est en passe d’échouer..........

                échoué à quoi ?..........


                • howahkan howahkan Hotah 3 janvier 2015 12:47

                  ..A cette échelle c’est comme une immense dépression qui fait mal qu’il faut guérir, la douleur rend dément ,totalement dément

                  je voulais dire : la fuite impossible de la douleur rends déments.....car elle est impossible et si on la croit disparue elle est toujours là..active,cachée....exactement comme l’oligarchie auto proclamée se cache de nous ,essaye de se cacher ..

                  c’est fou comme le monde extérieur est la copie conforme de notre cerveau......avec une échelle différente,mais sur le principe c’est pareil identique...


                • Geneste 3 janvier 2015 13:58

                  Que de violence dans vos propos ! Je vous renvoie encore une fois à la référence n°1 de mon texte qui explique, en de nombreuses pages, de quoi il s’agit. Il n’est pas question de dire que les Égyptiens de l’Antiquité ou les Sumériens n’avaient pas de connaissances. Elles n’étaient cependant qu’empiriques et pas scientifiques au sens où l’on définit une science aujourd’hui (mais aussi dans l’Antiquité et ce sont les Grecs qui ont fait la rupture !).

                  Il vous apprendre la différence entre empirisme, art et science. Et même en science aujourd’hui, même dans certaines sciences dures comme les mathématiques par exemple, certaines méthodes encore à ce jour relèvent de l’art et sont en attente de découvertes qui les rendront peut-être scientifiques.

                  Pour revenir sur votre allusion à la métallurgie chinoise, avez vous lu un texte de brevet du vingt-et-unième siècle ? Il y est souvent fait référence à l’art de l’ingénieur par exemple ou à l’expérience de l’homme de métier et cela n’est pas de la science, mais n’empêche pas les productions de fonctionner...


                • Hannibal GENSERIC Hannibal GENSERIC 3 janvier 2015 17:43

                  @ Bobraclo et Geneste

                  Je ne vois rien de violent dans l’affirmation de Bobraclo, d’autant plus qu’il ne fait que citer une évidence bien connue.

                  Ce n’est pas parce qu’une référence , fondée comme souvent sur l’Eurocentrisme affirme quelque chose, que cette chose est vraie. Nous en voyons aujourd’hui des exemples tous les jours : les médias, les écrivains, les journalistes etc. nous racontent tout le temps des bobards sur les Russes, les Arabes, les Chinois, etc. pour montrer que d’un côté il y a les Bons, les Civilisés, les Démocrates, qui sont en Occident, et que l’Autre ( le Nègre, l’Arabe, le Chinois, l’Indien, ...) bref, le Barbare n’a rien inventé, rien produit. Ce qui justifie qu’on veuille le civiliser à coup de bombes, quitte à le génocider (Amériques, Océanie.., hier). La civilisation OTANesque, on commence à connaître.

                  Comment la science peut-elle se développer sans écriture ? Comment peut-elle exister sans système de numération ? Qui a inventé la division du temps qui perdure jusqu’à nos jours ? Qui a inventé la roue ? le papier ? et un tas d’autres choses si peu scientifiques ? Pas les Grecs, mais ces Orientaux que sont les Sumériens (Irakiens), les Indiens, les Chinois....

                  Quant à la parenthèse miraculeuse, où l’on saute directement de l’Antiquité à la Renaissance, en oubliant, exprès, qu’il y avait une civilisation intermédiaire, nous y sommes, hélas, habitués depuis toujours. .
                  Grandeur et décadence de la civilisation arabe


                • Geneste 3 janvier 2015 20:10

                  Vous ne voyez rien de violent dans les propos de Bobraclo ? Relisez et vous comprendrez !

                  Pour le reste, comme Bobraclo et d’autres, vous vous méprenez ; vous semblez ne pas savoir ce qu’est une science. Il y a pour cela des critères qui n’étaient réunis par aucune des civilisations qui ont précédé les Grecs. C’est tout ce que je dis. L’homme des cavernes avait inventé le couteau et savait empiriquement ce qu’il fallait faire. Cela ne l’a pas empêché de faire des couteaux efficaces. Maintenant entre le couteau de l’homme préhistorique et la découpe laser il y a un gouffre scientifique considérable. C’est tout ce que je dis. La science, c’est autre chose que de l’empirisme.

                  En ce qui concerne la période entre l’Antiquité et le moyen âge, j’ai précisé dans mon texte que le moyen age a été une période de progrès. J’aurais dû préciser en Occident. Le monde arabe, hélas et pour des raisons trop longues et compliquées à discuter ici, n’a que très peu apporté contrairement à ce qu’essaie de répandre la doxa.


                • Hannibal GENSERIC Hannibal GENSERIC 4 janvier 2015 10:12

                  @ Geneste

                  Votre ignorance et votre parti pris sont désolants. Sachez, cher Monsieur que :

                  - Les Sumériens avaient inventé le système de numération le plus sophistiqué de l’humanité, et qui est toujours utilisé par nous tous, le système à base 60, avec un certain nombre de théorèmes.
                  Je ne peux pas ici citer toutes les découvertes scientifiques des Hindous, des Sumériens, des Egyptiens , et des Chinois, bien avant la Grèce.

                  - Sachez aussi que les Grecs anciens allaient parachever leurs études en Egypte, qui était à son époque le Centre du monde, un peu comme les USA le sont aujourd’hui pour ceux qui veulent compléter leur formation européenne par un diplôme prestigieux US.

                  - Apparemment, vous ne lisez pas nos réponses, ou alors « il n’y a pas pire aveugle que celui qui refuse de voir ».

                  - A ma connaissance, la CFDT n’a jamais été une université qui forme des scientifiques de haut niveau. Alors, sortez un peu de votre « bouquin biblique » et allez lire autre chose afin d’avoir d’autres sons de cloche et vous former un peu plus sur l’histoire des sciences.

                  Hannibal G. Docteur en mathématiques et en informatique


                • Geneste 4 janvier 2015 12:41

                  1- Vous confondez, comme beaucoup hélas semble-t-il, science et démarche scientifique d’une part et réalisations pratiques de l’autre. Les exemples de l’écriture, de la numération, de la roue, de la métallurgie, etc. n’ont rien à voir avec la science à l’origine, mais sont des connaissances empiriques. Par contre, passer de la maîtrise du feu par l’homme des cavernes à l’injection haute pression du gasoil dans un moteur diesel pour avoir un cycle thermodynamique efficace requiert de la science.
                  2- Ce n’est pas parce que vous avez un titre de docteur en mathématiques ou informatique et que vous êtes tamponné certifié par un système actuellement proche de l’ISO 9000 (donc sans garantie en réalité) que vous êtes plus intelligent que les autres et que vous détiendriez une vérité supérieure à d’autres. Cette façon de faire pour s’imposer, similaire à celle d’un militaire montrant ses galons pour avoir raison, est tout simplement détestable.
                  3- Je suis à la CFTC et non la CFDT. Si vous connaissiez un peu de l’histoire sociale de notre pays, vous ne feriez pas de telle confusion.
                  4- Aurais-je cité la Bible pour que vous me le reprochiez ? On voit hélas dans vos propos que ce n’est pas la raison qui vous guide, mais l’idéologie. Décidément, aujourd’hui, on donne le doctorat de mathématiques à n’importe qui.


                • L'enfoiré L’enfoiré 3 janvier 2015 15:54

                  « La science est née dans la Grèce antique aux alentours du 5e » siècle avant Jésus Christ« 


                  Je me suis arrêté à cette phrase. La science est née bien avant cela.
                  Jetez un coup d’oeil vers son histoire et la Mésopotamie, l’Egypte ancienne.
                  Tout dépend de ce que vous appelez »science".

                  • L'enfoiré L’enfoiré 3 janvier 2015 15:58

                    Quand à la conclusion 

                    « Au final, une certaine science est à la dérive. Cette dérive est à la fois philosophique et conceptuelle. Elle reflète un temps de décadence et si l’histoire bégaie, elle signifie hélas l’annonce d’une longue période obscure avant, espérons-le, une renaissance au bout, probablement, de plusieurs siècles. »

                    Encore une fois, la question reste, : qu’est-ce que vous entendez par science« 
                    Si vous répondez »par là, pas grand chose", 
                    Quant au cancer, je peux vous dire, que ce que j’en connais, c’est bien plus que cela.
                    Mais il faut passer par là, bien sûr, pour savoir où on met les pieds.


                  • Geneste 3 janvier 2015 20:20

                    Ce que j’appelle science est défini assez exactement dans la référence n°1 que je donne dans le texte. C’est toutefois une vision édulcorée de ce que l’on appelle science aujourd’hui. Il est normal qu’en vingt cinq siècles on ait un peu évolué. Je pense notamment à la théorie de Karl Popper qui me semble être une avancée substantielle en la matière. Et la méthode scientifique n’est pas rien. Si l’on veut rapidement schématiser il faut les conditions suivantes :
                    1- une théorie prédictive
                    2- une reproductibilité expérimentale
                    3- la falsifiabilité

                    Merci aux lecteurs férus de philosophie scientifique de ne pas attaquer ce raccourci qui n’a aucune ambition particulière.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 6 janvier 2015 09:28

                    Bonjour François,

                     Ok. comme je l’ai dit plus haut, je m’étais arrêté au chapeau de votre article avec une vue en diagonale du reste du texte.
                     Je ne sais si vous connaissez le documentaire « La fabuleuse histoire de la science ».
                     Il existe 7 chapitres sur la question en comptant la technique.
                     La technologie a toujours apporté l’effet levier à la science.
                     Sans elle, elle aurait encore moins évolué. Il y a le hasard des découvertes, bien sûr.
                     Il y a aussi les guerres, les épidémies (comme Ebola) qui ont accéléré l’évolution des sciences.
                     On est moins regardant quand l’urgence se pose de trouver un remède.
                     Les fonds pour la recherche arrivent aussi plus facilement.
                     L’histoire du cancer est assez particulière. 
                     On le découvre très tôt et puis, presque plus rien jusqu’en 1906. 

                  • L'enfoiré L’enfoiré 6 janvier 2015 11:36

                    Le dernier S&V parle des médecines alternatives. utilisées par 40% des français qui disent à 78% qu’elles sont efficaces.

                    Il est cité par contre, celles qui n’ont pas une assurance d’efficacité si ce n’est dans des cas particuliers :
                    ostéopathie, chiropraxie, homéopathie, phytothérapie, réflexologie, hypnothérapie, magnéto-thérapie...
                    L’effet pacebo devrait être pris avec plus de considération.

                  • Geneste 6 janvier 2015 20:04

                    Je ne connais pas ce documentaire.


                  • Geneste 6 janvier 2015 20:08

                    A ma connaissance, l’effet placebo est pris en compte systématiquement dans les tests médicaux pour évaluer l’efficacité des médicaments.
                    L’efficacité des médecines dites alternatives n’est pas à prouver pour certaines d’entre elles, on sait très bien qu’elles marchent. Ainsi en va-t-il de l’ostéopathie par exemple. Pour homéopathie, j’ai même théorisé son efficacité dans mon ouvrage intitulé « petit traité de philosophie du libre arbitre » (uniquement disponible sous Kindle).


                  • Allexandre 3 janvier 2015 17:10

                    Nous savons aujourd’hui que les cancers sont en majorité provoqués par notre cerveau. Une sorte de somatisation qui développe le cancer que nous portons tous en nous. De même la guérison peut dépendre de l’énergie que nous mettons à le combattre et notre envie de lutter.


                    • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 3 janvier 2015 17:14

                      @L’enfoiré (---.---.---.229) 3 janvier 15:54

                      On a quand même l’habitude d’entendre ce genre de choses ! La science est née en Occident, les droits des humains et la démocratitude sont de nationalité française, la culture est juste celle de l’Europe ...etc. C’est le nœud de l’échec français et globalement occidental : L’ORGUEIL !

                      Moi, j’ai tiré la conclusion depuis bien longtemps : La science occidentale a fait fausse route, au point où elle n’est même pas aujourd’hui au service des humains. On se demande ce que veut dire « science » en Occident ! Tiens, elle est comme tout le reste, plus il y en a et plus le mal progresse ! Plus les richesses augmentent et plus les peuples deviennent de plus en plus misérables ; plus la science occidentale avance et plus les maladies deviennent de plus en plus coriaces !

                      Comparez juste ceci : Le Chinois d’il y a plus de 3000 mille ans opère son patient en lui donnant à manger une pomme et en bavardant avec lui, ce qu’avait montré Mao à son homologue américain qui était en visite à Pékin au temps... où le monde fonctionnait encore un peu ! 

                      Aujourd’hui, le patient est ausculté par des robots, assommé par une lourde anesthésie, branché à une machinerie complexe qui parle la langue des nouvelles technologies mais reste quand même à la merci du hasard !

                      La science chinoise avait atteint le sommet du savoir, elle connaissait parfaitement l’anatomie et maitrisait totalement toutes les fonctions biologiques au point de pouvoir « soustraire » temporairement telle ou telle partie ou tel ou tel organe du corps humain pour soigner ou pour réparer une lésion sans influencer la totalité de l’organisme ! La science de l’acupuncture chinoise dépasse toutes les connaissances occidentales et avec elles les gadgets électroniques et informatiques qui envahissent les établissement hospitaliers...

                      Quant à la Mésopotamie... La chimie, les mathématiques, l’astronomie, la physique, tout ce qui aurait du conduire à la « Science exacte » !

                      Autre chose que de la décadence...


                      • Geneste 3 janvier 2015 20:23

                        Je pense qu’il ne faut pas confondre la science et ses acquis d’un côté et ce qu’en fait l’humanité ou une civilisation de l’autre.
                        La science occidentale, si on veut l’appeler comme cela, qui est essentiellement la science grecque, a quand même réussi à amener l’espérance de vie à 80 ans, ce qu’aucune autre civilisation au monde n’a réussi à faire à ce jour...


                      • L'enfoiré L’enfoiré 6 janvier 2015 09:41

                        Bonjour Mohhamed,


                         « C’est le noeud de l’échec français et occidental »

                        C’est plutôt l’échec de l’humanité entière. Que vous appelez cela l’orgueil ne change rien.
                        Il faut des moyens.
                        Vésale en médecine, allait chercher les cadavres dans les cimetières. 

                        Plus les richesses augmentent, plus il y a des investissements, plus la connaissance progresse.
                        La médecine chinoise est une médecine parallèle qui fonctionne avec l’observation de la nature. C’est une bonne chose, mais cela ne donne pas la solution à tout.
                        Je ne vais pas devoir vous rappeler des supercheries d’opérations à mains nues
                        L’homéopathie est aussi une manière d’adresser un problème de santé. Elle a des adeptes et anti.
                        On opère par hypnose aujourd’hui.
                        On opère le cerveau pour trouver une tumeur avec les instrument de hautes précisions avec le malade qui reste éveillé pour localiser les points qui s’ils étaient touchés feraient perdre des fonctionnalités au malade. Le cerveau reste une matière inerte qui est insensible à la douleur.
                        La décadence serait assurée si on arrêtait de chercher.
                         


                      •  C BARRATIER C BARRATIER 3 janvier 2015 17:31

                        Ceux qui lancent du sensationnel sur le cancer int quelque chose à vendre, peut être un livre ou une conférence. La médecine, l’espace, la physique, la chimie, les technologies sont capables d’augmenter encore nos connaissances, et notre longévité !


                        • Allexandre 6 janvier 2015 21:57

                          @ BARRATIER

                          Non je n’ai rien à refourguer. Il suffit d’observer et d’étudier le cancer pour découvrir ça. Même un enfant de 5 ans pourrait le comprendre !!

                        • Neymare Neymare 3 janvier 2015 17:43

                          le probleme de la science c’est qu’elle ne prend en compte qu’une partie de des choses, ce qui est matériel. La base de tout est psychique, donc elle ne peut voir que les effets et ne comprend rien aux causes, et elle trouve donc sa limite Je regardais l’autre jour une émission de Stephen Hawking ou il tentait de prouver que la cause de tout était dans les lois de la physique et qu’il n’y avait donc pas de Dieu : bien sur ses arguments ne prouvaient rien. Mais il partait en voulant démontrer quelque chose qu’il pensait dejà, ce qui est contraire à l’esprit de la science, on peut toujours trouver des arguments allant dans le sens de ce que l’on pense, et c’est comme celà que l’on restreint son esprit et qu’on ne peut plus voir la réalité des choses.
                          C’est ce que fait la science, et c’est pour celà qu’elle se heurte à un mur.


                          • Geneste 3 janvier 2015 20:27

                            Pas exactement. Selon Popper, la science va développer une certaine vision du monde et va prédire un certain nombre de faits. Néanmoins, la théorie ne va devenir une science que si elle est falsifiable et falsifiée. A titre d’exemple, la théorie de la gravitation de Newton n’est devenue une science que lorsque l’on a constaté l’avance du périhélie de Mercure. La relativité générale a réglé ce problème, mais je ne connais pas de cas où cette dernière théorie aurait été falsifiée. Si tel était le cas, elle ne serait tout simplement pas une science.


                          • Robert Biloute Robert Biloute 3 janvier 2015 20:44

                            Bonjour,

                            Vous faites un grave contre sens sur l’emploi du mot « falsifiable » : il signifie « dont la véracité peut être testée ». Or c’est bien le cas de la relativité générale, en tout cas moultes tests ont été effectués (la théorie est donc bien « falsifiable »), ils sont tous en faveur de la RG jusqu’ici (ils n’ont pas prouvé qu’elle était fausse, ils ont au contraire prouvé qu’elle était compatible).

                            Dans votre commentaire, vous exposez en fait une curieuse réflexion du style « la RG n’a jamais été prise en défaut, elle n’est donc pas falsifiable, ça n’est donc pas une science ». Vous comprendrez que ce genre de raisonnement est équivalent à l’assertion « tout science qui est compatible avec l’expérience n’est pas une science », qui est pour le moins côté de la plaque.


                          • Geneste 3 janvier 2015 21:29

                            Je n’ai pas dit que la RG n’est pas falsifiable. Je n’ai qu’écrit qu’une théorie doit à la fois être falsifiable et falsifiée pour prétendre être scientifique. La relativité est probablement falsifiable, mais elle n’a pas été falsifiée, en tout cas pas officiellement, malgré les résultats de l’expérience de Gisin en 2008.

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