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Accueil du site > Actualités > Société > Découvrir le CouchSurfing...

Découvrir le CouchSurfing...

Non, le CouchSurfing n’est pas le dernier sport de glisse à la mode... Cet article vise à présenter ce concept d’échange d’hospitalité à un public qui n’en aurait pas forcément entendu parler autrement.

Les anglophones confirmés prétendent que "CouchSurfing" signifie littéralement "surf sur canapé", ce qui, bien que correct, ne permet pas une appréhension immédiate de ce qui se cache derrière ce vocable. D’où l’idée d’écrire cet article.

Un concept innovant... ou pas !

En fait, l’idée est d’utiliser internet pour mettre en relation des voyageurs qui cherchent un hébergement gratuit chez l’habitant et des habitants intéressés pour héberger gratuitement des voyageurs de passage. Implicitement, le couchsurfeur-voyageur en vacances sera vraisemblablement un couchsurfeur-hébergeur une fois rentré chez lui, et réciproquement. Tout se fait de façon très simple : il suffit de s’inscrire sur le site internet du CouchSurfing Project et de remplir son profil en précisant, entre autres détails, où l’on habite et le nombre de canapés, hamacs ou lits disponibles chez soi pour héberger des personnes à la bonne franquette... Une fois inscrit, rien ne nous engage à quoi que ce soit : on reçoit des demandes d’hébergement que l’on peut refuser, et l’on peut rechercher et contacter les membres susceptibles de nous héberger lors de nos déplacements.

Le principe de créer un réseau d’hébergement gratuit chez l’habitant n’est pas réellement nouveau, puisque dès 1949, l’ONG Servas International en a fait un de ses buts principaux, et a dû vraisemblablement éditer sur papier des catalogues d’adresse pendant de nombreuses années. Ce qui est intéressant dans le CouchSurfing Project est que l’efficacité d’un tel réseau est décuplée par l’utilisation d’un outil aussi puissant qu’internet, qui trouve ici une utilisation digne des espérances les plus utopiques que ce médium avait su créer en sa prime jeunesse. Il est à noter que d’autres sites semblent fonctionner selon un principe identique : BeWelcome (disponible en français), Hospitality Club et Global Freeloaders. Notons aussi, pour tendre vers l’exhaustivité et parce que c’est susceptible d’intéresser les lecteurs méritants qui n’auraient pas encore décroché, que ce concept est proche de celui des WWOOF, qui est un service de travailleurs volontaires dans des fermes bio.

Derrière le concept, une certaine vision du monde...

Vous l’aurez compris, cette initiative s’inscrit en marge du monde marchand, et fait appel à des notions telles que l’hospitalité, la générosité, la confiance, l’ouverture aux autres, l’échange désintéressé, dont on se dit qu’elles sont parfois mises à mal dans l’évolution de nos sociétés vers un matérialisme et un individualisme toujours plus grands.

Du point de vue de celui qui se fait héberger, le CouchSurfing est un moyen de voyager en découvrant la contrée visitée au contact de ses habitants. Le voyage devient un moment de rencontre, d’échange, à l’opposé des pratiques touristiques "à la japonaise" (les capitales d’Europe en une semaine : un bel album photo à la clé), "à l’allemande" (grill-party sur la Costa Brava : et même une paëlla de temps en temps) ou "à la française" (tour - très - organisé en Birmanie : l’exotisme à travers les vitres du bus). On me pardonnera, j’espère, cette typologie hasardeuse et improvisée, assurément réductrice, que j’utilise plus par facilité que pour froisser les sensibilités de telle ou telle nation.

Du point de vue de l’hébergeur, c’est l’occasion de rencontrer des voyageurs souvent intéressants, parfois exceptionnels, venant d’horizons variés, et qui feront autant de points de chute potentiels pour des pérégrinations futures. C’est aussi un moyen de se rendre utile en aidant à démontrer qu’il est possible de voyager en étant fauché, la combinaison autostop-CouchSurfing étant alors particulièrement recommandée.

Dans les deux cas, le CouchSurfing peut être vu non seulement comme une source de plaisir personnel immédiat, mais aussi comme un acte militant et symbolique : un moyen de lutte et de résistance contre la marchandisation du monde et le délabrement des rapports humains. (Mais peut-on encore écrire ce genre d’insanité de nos jours sans se faire traiter de sale bobo staliniste par des commentateurs aigris ?)

Quelques chiffres

Le CouchSurfing Project est en plein essor, à en croire les statistiques données sur le site internet, avec environ 800 nouveaux membres par jour, un nombre qui ne cesse d’augmenter. A l’heure de la rédaction de cet article, cette communauté virtuelle rassemble 256 791 couchsurfeurs répartis dans 27 228 villes de 218 pays, et parlant 1 075 langues. En France, nous sommes 16 320, Paris étant la troisième ville du monde par son nombre de couchsurfeurs avec près de 4 000 membres, après Montréal et Londres !

Critiques ou objections

Bien sûr, du fait du moyen de mise en contact (internet) et de la fracture numérique que connaît notre planète, il est difficile de prétendre que le CouchSurfing permettrait de voyager au plus près des populations locales dans les pays où le niveau de vie ne rend possible l’accès à internet qu’à une élite restreinte. L’un des objectifs utopiques du projet, qui consiste à rapprocher les peuples et faciliter les échanges entre les cultures, est donc sérieusement limité par cet aspect. C’est regrettable, mais on ne peut pas légitimement imputer aux instigateurs de ce projet la responsabilité de cette limite, celle-ci étant liée à des phénomènes qui dépassent de loin leur sphère d’influence.

Une autre critique que l’on peut faire concerne la pyramide des âges des couchsurfeurs. En effet, avec un âge moyen de 26 ans, on ne peut pas dire que cette communauté soit représentative des sociétés dont elle est issue : 46,4 % des membres ont moins de 24 ans, le pourcentage de chaque tranche d’âge décroissant à mesure que l’âge augmente. On pourrait donc reprocher à ce projet une sorte de jeunisme ou de racisme anti-vieux latent. Mais les explications de ce déséquilibre sont bien plus simple : à mesure que l’on vieillit, nos exigences en terme de confort ont tendance à augmenter en même temps que notre pouvoir d’achat, et il est également difficile de trouver des couchsurfeurs capables d’héberger une famille entière. Le recours à internet crée également un biais par rapport à cet âge moyen.

Enfin, certains économistes encore convaincus du bien-fondé de la recherche de la croissance à tout prix, en dépit de ses limites évidentes, sauront aussi y aller de leur petit couplet contre le CouchSurfing, arguant que ces échanges de services sans contrepartie financière sont mauvais pour l’économie (car "pas d’échange d’argent" implique "pas de croissance") et pour l’emploi (car ils font de la concurrence aux hôteliers). On peut répondre à cette critique de deux manières. La première serait de dire que les personnes qui font du CouchSurfing sont des personnes qui de toute façon ne voyageraient pas en dehors de ce cadre, pour des raisons financières ou parce qu’elles ne sont pas intéressées par les formes classiques de tourisme. La deuxième répartie est un peu plus subversive, puisqu’elle consiste à prétendre que ce manque de croissance à gagner serait, en vérité, non pas une conséquence regrettable de ce système, mais un effet recherché. En principe, si les gens arrivent à s’organiser en s’échangeant des services sans faire intervenir l’argent, on peut penser que l’emploi salarié perd de sa nécessité. Je vois ainsi dans le CouchSurfing une parenté certaine avec ce que l’on appelle les SEL, ou Systèmes d’Echange Locaux, sur lesquels le lecteur consciencieux ne manquera pas de se documenter.

J’espère, par cet article, avoir donné envie à de nombreux lecteurs de participer à ce CouchSurfing Project, et plus spécialement aux classes d’âge encore sous-représentées. Je précise que, comme beaucoup d’expériences enrichissantes, le plus dur est de franchir le pas la première fois : surmonter ses appréhensions et se lancer. Pour ma part, je viens tout juste d’héberger mes deux premiers couchsurfeurs qui, j’en suis sûr, ne sont que les premiers d’une longue série.

Documents joints à cet article

Découvrir le CouchSurfing...

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59 réactions à cet article    


  • miaou miaou 19 juillet 2007 13:15

    Est-il tellement difficile d’imaginer une terminologie française pour désigner la réalité que vous voulez décrire ? Il est vrai que faire du copier-coller sur le nom anglais est bien moins fatigant. J’en ai soupé des « coaches », du « hardware », du « low cost », du « surf », du « brainstorming ».... et j’en passe.

    Un peu d’imagination pour nous faire profiter d’un nom à consonnance française serait la bienvenue...


    • Z Z 19 juillet 2007 16:07

      La réalité que je veux décrire ne porte pas d’autre nom que « CouchSurfing ». C’est le nom que les créateurs de ce projet lui ont donné, et ils étaient anglophones. Et c’est aussi le nom qui s’est imposé à l’usage parmi les membres francophones de ce réseau. Il n’est donc pas en mon pouvoir d’en décréter un autre, quand bien même sonnerait-il plus français.

      Par contre, on peut éventuellement discuter pour chercher un nom qui désignerait plus généralement ce type de service d’hospitalité gratuite et potentiellement réciproque, que proposent CouchSurfing, BeWelcome, Hospitality Club, etc... Mais créer artificiellement des expressions que personne n’emploiera ne correspond pas exactement à l’idée que je me fais de la protection de la langue française.

      J’en profite au passage pour préciser que le site du CouchSurfing Project est essentiellement en anglais, même s’il est partiellement traduit dans différentes langues, dont le français. Pour ma part, et j’aurais peut-être dû le préciser dans l’article, je pense que le fait de ne pas maîtriser les bases de l’anglais, qui est actuellement la langue d’échange la plus universelle, limite considérablement la pratique du CouchSurfing. Cela ne ferme néanmoins pas toutes les portes, puisque la page de profil de chaque couchsurfeur précise les langues parlées par celui-ci (et son niveau : débutant, intermédiaire, expert), ce qui permet d’éviter les cas où là barrière de la langue serait insurmontable.

      (« consonance » avec un seul ’n’ s’il-vous-plaît !)


    • bifluor bifluor 19 juillet 2007 17:42

      Très bon article. Bien écrit et plaisant à lire.

      @ Miaou

      Il y en a marre des rabat joies qui veulent absolument des équivalents français pour tous les Anglicismes. C’est à cause de gens comme vous qu’on a inventé des mots comme pourriel, courriel, gratuiciel et j’en passe et que personne ne comprend de toutes façons. Alors autant utiliser l’Anglicisme.

      Oui, l’anglais est plus facile que le français et donc en tant que tel s’impose plus facilement que notre langue. J’ai du mal à imaginer les prochaines générations qui vont arriver sur le marché de l’emploi sans maîtriser l’anglais.

      Et dire qu’on se plaint de notre niveau misérable en Anglais. Evidemment avec des comportements pareils... Pour la grammaire et la lecture pas de problème mais quand il s’agit de parler ou d’écouter, il n’y a plus personne.

      L’anglais c’est l’avenir donc oui ce n’est pas un drame si quelques mots anglais se glissent dans la langue française. Quelle étroitesse d’esprit que de penser le contraire !!

      Au Pays-bas, Norvège et autre il y a beaucoup de gens bilingue et ça n’a pas tué leur langue natale. En Belgique il y à beaucoup de personnes qui parlent 3 langues. Est-ce qu’il parle mal Français pour autant ? NON ! Est-ce que sur le marché de l’emplois c’est un avantage ? OUI !!

      Dernier exemple le Liban. L’arabe est la langue officielle, mais la langue parlée est le dialecte libanais. Le français et l’anglais sont compris à des degrés divers par près de 50% de la population. Ce sont, après l’arabe, les langues de lecture préférées des Libanais (CQFD). L’anglais, dont la popularité s’accroît dans la population, est surtout utilisé dans les affaires.

      Allez faut sortir un peut et aller faire un petit voyage à l’étranger, ça va vous changer l’esprit et vous serez beaucoup plus ouvert au monde.

      Je crois que la France n’est pas prête de rattraper son retard avec des gens comme vous...


    • luisito luisito 19 juillet 2007 17:52

      Alors que les choses soient clair. L’auteur parle evidement d’un site web « couchsurfing.com » et il a raison de l’appele par son nom ! Qui voudrait appeler « Apple » « pomme », ou « microsoft » « micro logiciel ». C’est ridicule.

      Par contre, pour l’activite decrite (voyager de canape en canape), la effectivement aucun nom existe et par facilier tout le monde appelle ca « couchsurfing » du nom du meme site.

      Sinon ya des gens qui francisent ca en « Canaperegrination » (aggregation des mots « Canape » et « peregrination »). C’est joli je trouve et je l’emploi de plus en plus.


    • marieanne 20 juillet 2007 00:22

      pardon Miaou, c’est bifluor qui s’énerve tout seul, toutes mes excuses, marieanne


    • Krokodilo Krokodilo 20 juillet 2007 10:50

      Bifluor,

      Non, l’anglais n’est pas plus facile que le français, c’est un bobard que les profs d’anglais et le lobby anglophone colportent depuis un siècle ! Si c’était vrai, ils n’auraient pas besoin de le répéter sans arrêt, et il n’y aurait plus besoin d’interprètes dans les conférences internationales. La phonétique d el’anglais est totalement irrationnelle, une rareté parmi les langues, et il est truffé de tournures idiomatiques. Je vous renvoie à mon article d’AV sur les difficultés des langues :

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=19139

      L’anglais n’est pas l’avenir, c’est l’avenir dont les anglo-saxons rêvent, imposer à toute la planète la langue de 6% de ses habitants !

      Quant à la Norvège, si le norvégien n’a pas disparu, le norvégien scientifique est coulé : depuis qu’ils font une bonne partie des études supérieures directement en anglais, le vocabulaire technique, scientifique, médical, ne suit pas et n’est plus actualisé : une langue qui ne lutte pas perd de sa vitalité.


    • miaou miaou 20 juillet 2007 12:17

      @bi...

      « Il y en a marre des rabat joies qui veulent absolument des équivalents français pour tous les Anglicismes. »

      Le rabat-joie vous dit merde.

      « Oui, l’anglais est plus facile que le français et donc en tant que tel s’impose plus facilement que notre langue. »

      L’anglais, une langue facile !!! Pour ceux qui veulent baragouiner quelques mots en restant à la surface des choses, peut-être... Nous avons à disposition des langues bien plus belles et plus faciles que l’anglais.

      « J’ai du mal à imaginer les prochaines générations qui vont arriver sur le marché de l’emploi sans maîtriser l’anglais. »

      Quand on doit parler anglais, qu’on le parle correctement, et non pas un globish au rabais ; idem pour le français et les anglicismes, qui ne sont qu’une conséquence de paresse linguistique. Au passage, bravo aux Québecquois qui résistent et qui font cet effort.

      « Et dire qu’on se plaint de notre niveau misérable en Anglais. »

      Si on s’intéressait au niveau de langues étrangères des Anglais et des Américains ? mais eux, c’est forcément différent, ils sont les maîtres du monde. Et il se trouve toujours des lavettes pour s’ « adapter » et s’aplatir devant les maîtres du moment.

      « L’anglais c’est l’avenir donc »

      L’avenir, c’est le chinois.

      « oui ce n’est pas un drame si quelques mots anglais se glissent dans la langue française. Quelle étroitesse d’esprit que de penser le contraire !! »

      Quelques mots constituent une richesse ; le bataillon actuel qu’on nous impose, un appauvrisssement. De plus, pourquoi quasiment que l’anglais, et pas un peu de variété : l’allemand, le russe, le portugais, le chinois, l’espagnol, l’urdu, l’arabe, ...

      « Au Pays-bas, Norvège et autre il y a beaucoup de gens bilingue et ça n’a pas tué leur langue natale. »

      En êtes-vous si sûr ? De plus, je suis alsacien et bilingue allemand/français ; ce n’est donc pas qui allez me faire la leçon

      « Allez faut sortir un peut et aller faire un petit voyage à l’étranger, ça va vous changer l’esprit et vous serez beaucoup plus ouvert au monde. »

      Le bulldozer du tout anglais constitue au contraire un rétrécissement culturel La véritable ouverture vers le monde passe par le maintien d’une véritable diversité linguistique, diversité qui impose qu’au sein de chaque langue, on fasse l’effort de créer en permanence de nouveaux termes (néologismes) . L’idéal serait une lingua franca qui ne soir rattachée à aucun pays en particulier (esperanto...), car toute langue véhicule sa propre idéologie (cf : la novlangue de 1984), et l’idéologie anglo-saxonne, je vous la laisse, quitte à passer pour un ringard.


    • bifluor bifluor 20 juillet 2007 13:33

      @ miaou

      Je suis tout à fait d’accord avec vous concernant la diversité linguistique. 200% d’accord. Ce qui m’énerve c’est la façon dont l’anglais est abordé en France et la façon dont il est perçu.

      Il n’est bien sûr pas question que la langue française s’appauvrisse. De toute façon le français est enseigné à l’école et continuera de l’être même si la langue internationale est l’anglais. De plus quand vous lisez des livres en français ils sont à priori écrits avec un français correct pour 90% d’entre eux. Donc je ne vois pas en quoi quelques mots d’anglais poseront problème à notre langue.

      Il y a un clair rejet de la langue anglaise en France et c’est malheureux. Je trouve que ce n’est pas rendre service aux générations futures d’aborder l’anglais comme vous le faite. Une langue créée par l’homme pour toutes les nations (espéranto) aurait sûrement été mieux en effet, mais il est désormais trop tard. Alors plutôt que de se faire dépasser autant s’adapter plutôt que de partir avec un handicap.

      Les mots rabat-joie et étroit d’esprit étaient un peu forts je vous l’accorde. smiley


    • Z Z 20 juillet 2007 13:40

      Miaou > « Au passage, bravo aux Québecquois qui résistent et qui font cet effort. »

      Il est vrai que les Québécois (c’est quoi cette orthographe, « Québecquois » ?) font preuve d’une plus grande volonté politique pour défendre le français contre l’usage abusif des anglicismes. Néanmoins il ne faut pas oublier que, même si l’on y utilise des termes comme « arrêt » ou « magasinage » plutôt que « stop » ou « shopping », il y a quand même beaucoup plus d’anglicismes au Québec qu’en France.

      « La véritable ouverture vers le monde passe par le maintien d’une véritable diversité linguistique, diversité qui impose qu’au sein de chaque langue, on fasse l’effort de créer en permanence de nouveaux termes (néologismes). »

      Mais un anglicisme est un néologisme, au même titre que tout autre emprunt. Qui plus est, connaissez-vous une langue qui ait disparu en se transformant petit à petit en anglais, en remplaçant chaque mot par un anglicisme ? Les anglicismes ne menacent pas la diversité linguistique, ils menacent éventuellement la « pureté » d’une langue, qui est de toute façon une vue de l’esprit.

      Sur ce, que pensez-vous du CouchSurfing ?


    • skirlet 20 juillet 2007 14:23

      « Il y en a marre des rabat joies qui veulent absolument des équivalents français pour tous les Anglicismes »

      Alors là, bravo smiley C’est la première fois que je vois « anglicisme » écrit avec une majuscule. Aplatventrisme, ou une mauvaise connaissance de votre langue maternelle ? Car je présume que vous êtes un natif francophone smiley

      « Qui voudrait appeler »Apple«  »pomme« , ou »microsoft«  »micro logiciel« . »

      Ma foi, en Russie on appelle parfois « microsoft » « petit-mou ». Pour blaguer, bien sûr smiley Mais sérieusement : ce « couchsurfing » n’est pas une marque déposée, donc traduisible.

      « par facilier tout le monde appelle ca »couchsurfing"

      Pour moi, ce n’est pas de la facilité mais de la paresse intellectuelle.

      « De toute façon le français est enseigné à l’école et continuera de l’être même si la langue internationale est l’anglais »

      1. Les nombres d’heures pour le français diminuent, pour introduire l’anglais de plus en plus tôt, sans aucun choix possible.

      2. L’anglais n’est pas une langue internationale : c’est une langue nationale, dominante actuellement, mais qui commence à ressentir des coups de la part du mandarin, de l’espagnol et du hindi.

      « Il y a un clair rejet de la langue anglaise en France et c’est malheureux »

      Hélas, c’est faux, je le dis comme une personne d’orogine étrangère... Il y a quelques sursauts (comme les esbrouffes de Chirac), mais de facto l’anglais est de plus en plus imposé.

      « Une langue créée par l’homme pour toutes les nations (espéranto) aurait sûrement été mieux en effet, mais il est désormais trop tard. »

       ??? Pourquoi cela ? Tant que la vie continue, rien n’est jamais trop tard. Le latin semblait être là pour l’éternité, et où est-il maintenant ? smiley

      « Alors plutôt que de se faire dépasser autant s’adapter plutôt que de partir avec un handicap. »

      Au contraire : l’espéranto est une idée novatrice smiley Avec l’anglais, vous aurez TOUJOURS un handicap, car à défaut de devenir un anglophone de naissance, vous serez toujours inférieur à un natif. J’espère que vous ne prônez pas l’abandon pur et simple du français ?..


    • Z Z 20 juillet 2007 15:15

      skirlet propose une intéressante théorie de la « traduisibilité » des noms : « Mais sérieusement : ce »couchsurfing« n’est pas une marque déposée, donc traduisible. »

      George W. Bush n’est pas une marque déposée, pourtant on ne l’appelle pas Georges W. Buisson. Et aucun champion de Formule 1 ne s’est fait appeler Michel Cordonnier. smiley

      Comme sous-entendu précédemment, CouchSurfing est quasiment un nom propre, en tant qu’il désigne un projet précis baptisé ainsi. (Il y a des noms propres traduisibles me direz-vous.) L’utilisation du mot CouchSurfing en français ne me paraît donc pas se situer sur le même plan que les utilisations de mots comme brainstorming, hardware et low-cost, tant honnis par miaou et consorts, et quand bien même serait-ce le cas, je ne suis pas sûr que cela vaudrait le coup de focaliser la discussion dessus.


    • Krokodilo Krokodilo 20 juillet 2007 15:48

      Les Belges ne se gênent pas pour traduire eLearning et eTwinning, je crois : e-jumelage.


    • skirlet 21 juillet 2007 13:30

      Cher auteur, votre exemple avec Bush n’est pas pertinent : les noms propres ne se traduisent pas. Ceci est connu suffisamment afin que je ne précise pas ce fait (je ne pensais pas nécessaire de faire ici un cours de français smiley )

      Vous dites « quasiment un nom propre » - tout est dans ce « quasiment ». Comme on dit quez nous, «  »presque« ne compte pas » smiley


    • mat 21 juillet 2007 22:38

      Et revoilà la pensée unique. quelqu’un demande à avoir le choix (quel luxe !!) entre le français et l’anglais (honte sur lui !!)

      Et revoilà la pensée unique anglo saxonne qui pointe son nez avec ses poncifs habituels ridicules et risibles.

      Ca démarre avec les insultes (rabat joie) « l’anglais c’est facile » (la bonne blaque) « l’anglais c’est l’avenir » (et un medium sur agoravox).

      Des menaces :« les futures générations sont dans la merde »

      (remarque : je lis et comprend très bien l’anglais..)

      Le pire c’est qu’on demande juste à avoir le choix entre anglais et français et voilà qu’on est "étroit d’esprit" en demandant d’avoir le choix, un comble...

      Pareil sur le bilinguisme, on peut être parfaitement bilingue et préférer lire sa langue maternelle : ou est le souci ? ah mais non, il ne faut QUE de l’anglais, évidemment...pensée unique...

      Tu nous explique l’intérêt de ton passage sur le liban ? Aucun rapport, et donc parfaitement ridicule...

      L’ultime argument des déclinologues « la France est en retard ».

      Moi je dirais plutôt que la France n’est pas prête d’avoir le moral au beau fixe avec des pessimistes comme vous... Je n’ai vraiment rien contre l’anglais et j’ai même un certain plaisir à parler avec des anglais. Mais lire des commentaires de « débiles de la pensée unique » comme ça, ca gâche tout... Bref commentaires à l’emporte pièces et sans interêts.


    • zenohit zenohit 19 juillet 2007 14:45

      ça fait plaisir d’en voir mention ici ! ça me rappelle qu’une amie le pratique, et a pu partir comme ça à varsovie, en espagne, et découvrir le lieu qu’elel habite grâce à certain(e)s de ses hôtes, qui en connaissaient plus sur sa ville qu’elle !!! hé hé smiley

      @ miaou : et bien tu proposes quoi, vu que tu as lu l’article, t’en es imprégné ? il n’a pas à payer le prix de tes frustrations concernant les anglicismes... et attention, je ne veux pas m’engager sur ce troll ! smiley moi ce que je propose ?
      - l’Echange de LOgement, VOlontaire, REciproque et BEnévole (ELoVoReBe)

      Il faut savoir que notre chère langue française si fortement défendue par des Français (et donc râleurs), est le résultat du mélange de plusieurs langues... Alors ce qui pose problème ? peut-être que l’anglais n’est pas latin, donc on a du mal à accepter des termes anglophones dans notre vocabulaire quotidien ?  smiley

      Et puis l’emploi de l’anglais est plus pratique, justement, pour communiquer avec les gens que l’on peut accueillir, ou par qui on serait amené à se faire accueilir... dans le cadre du couchsurfing  smiley

      P.S. : j’ai horreur des sigles !  smiley


      • Krokodilo Krokodilo 20 juillet 2007 12:34

        Zenohit, non seulement il a été mentionné, mais il y a déjà eu sur AV des articles et des débats assez passionnés sur le sujet et celui de l’anglais. Et cf mon court article de demain.


      • mat 21 juillet 2007 22:51

        Le problème qui se pose est simple : c’est juste celui du choix. C’est toujours mieux d’avoir le choix qu’une pensée unique. Non ?


      • alex75 19 juillet 2007 15:28

        Bravo, cet article est formidable. Remarquablement bien écrit, très informatif et positif Il donne aussi tous les renseignements pratiques pour passer à l’action. Du très très bon travail... Je rajouterais une petite précision « contextuelle » qui plaide en faveur du système : la disparition des hôtels bon marché dans les capitales : à Paris, on pouvait trouver des hôtels à 20 € la nuit, il y a quelques années seulement. Aujourd’hui, c’est plutôt 100 € en moyenne (avec beaucoup plus de confort, c’est vrai). C’est un tarif inaccessible pour les jeunes et même pour les moins jeunes, il faut vraiment faire parti des couches supérieures, les fameuses CSP + pour coucher quelques jours à Paris.


        • libremax libremax 19 juillet 2007 17:56

          Mince, moi qui pensait pratiquer le couchSurfing tout les jours de deux à trois smiley


          • R1 19 juillet 2007 21:28

            Tres bon article qui ne me fait pas decouvrir grand chose etant donne que je suis membre d’hospitality club depuis un an maintenant et que j’ai deja heberge chez moi plus d’une cinquantaine de personnes differentes et qu’effectivement etant donne le profil general de ces gens , je ne suis pas sur que l’hotel quatre etoiles avec vue sur la baie n’aie a se plaindre de moi concernant son manque a gagner...

            De la a taxer le projet de jeuniste il n’y aurait qu’un pas que l’auteur fait bien de ne pas franchir et d’eclairer .

            Deux choses seulement a rajouter :

            a)Aillez pitie de mon absence d’accent et de cedilles, je vis a l’etranger et les cybercafes ne sont pas pourvus d’azerty

            b) Pour ceux que le projet seduit au point d’en faire partie , je signale que le site d’hospitalityclub a de lourds problemes depuis deux mois et qu’il est tres difficile de s’y connecter.

            Ah , oui , et puis bien sur on peut aussi tomber sur des cons, mais ca , c’est comme dans la vie :)


            • marieanne 20 juillet 2007 00:21

              oui, le couchsurfing ou autre prêt de canapé est une idée géniale ! je la pratique un peu différemment : j’accueille chez moi de jeunes étrangers qui viennent passer 3, 7 ou 10 mois en France, je les nourris, je fête Noël avec eux, je leur montre mes films préférés, je les console quand le mal du pays est trop fort (eh oui, à 16 ans ça peut arriver). Et lorsque le séjour est terminé, mes enfants vont passer quelques semaines chez eux, pour que le mot couchsurfing n’ait plus de secret pour eux, que ce soit dans la langue de Shakespeare ou celle d’Angela Merkell. Marie anne


              • Boileau419 Boileau419 20 juillet 2007 04:47

                Vote positif pour Miaou. Moi aussi, j’en ai plein le c.l de tous ces globicismes malsonnants qu’on nous balance à la figure à longueur de journée. Le terme anglais lui-même est bizarroïde et laid.

                « Canapérégrination », c’est pas mal, mais un peu difficile à prononcer. Et bien trop long.

                En fait, il s’agit tout simplement d’une version gratuite de la chambre d’hôte ou du logement chez l’habitant, le tout réalisé par l’entremise de la Toile.

                Je propose « rétitourisme », formé à partir de la racine latine qui signifie « filet, réseau ». En abrégeant, on pourrait dire : « Cet été, ç’a y est, j’fais du réti au Tibet ! J’ai trouvé un yéti sympa. »

                Le fait qu’on insiste lourdement sur le « canapé » me porte à penser qu’il s’agit surtout de tourisme sexuel.

                « Voyage-partouze » smiley ?

                PS : Que peut-on reprocher à « courriel » et aux autres mots qui ont été créés pour faure barrage au globiche ? S’il n’y avait pas chez tant de francophones vaniteux, paresseux et moutonniers, ces mots auraient depuis longtemps supplanté les termes à la mode qui s’étalent partout. Le globiche est affreux.


                • xavnancy xavnancy 20 juillet 2007 07:29

                   smiley Bravo et Merci pour cet excellent article ... smileyde la part d’un Couchsurfer et j’utilise volontairement cet anglicisme car j’en ai envie et que, derrière, il y a, effectivement, une certainement vision de monde que je partage ... à l’age de 37 ans.

                  J’ai découvert CS (CouchSurfing pour les intimes) en Janvier 2007), depuis : Irlande, Provence, et Hawaii en octobre, en recoupant avec WOOF et Helpx qui consiste à échanger son énergie contre un toit et des repas ... tout en étant immergé dans la vie des gens qui vous hébergent. Côté hébergement : j’ai reçu des Finlandais, des Tchèques, et j’ai rencontrés des Américains de passage à Nancy.

                  Bref, une grand bouffée d’oxygène, une opportunité pour re découvrir, voir redévelopper l’hospitalité, et, surtout, une aventure humaine, à chaque rencontre, chaque voyage, chaque porte qui s’ouvre,

                  Si pour vous la Vie, c’est autre chose que consommer ... n’hésitez pas et il n’y a pas d’age ! smiley

                  Bon voyage à toutes et à tous, Simplement

                  Xav


                  • Boileau419 Boileau419 20 juillet 2007 08:53

                    Jean : -Cet été, je cièsse ma chère

                    Pauline : -Tu scies des « s » ? Non, mais sans blague ? Tu parles de quoi là ?

                    Jean : -Je globiche et je pipôle, au cas où tu ne le saurais pas. T’es pas au courant ? « CS »=Couch-Surfing,voyons.

                    Pauline : -Et ça veut dire koâ « couche-sur-figues » ? Un nouveau sport ? Une nouvelle manière de faire l’amour ?

                    Jean : -Un peu de tout ça, oui. Je surfe sur le Web et je demande des possibilités de logement « free » chez les « locals ». On peut faire un « swap ». Tu loges chez moi à Paris, je loge chez toi à Marrakech.

                    Pauline : -Un échange de chambres d’hôte, quoi ! Pas de quoi inventer un mot aussi horrible que Caouch Seurfingue, il me semble.

                    Jean : -Ouais, mais tout ça se fait en anglais de toutes façons. Alors, tes réflexes de puriste réac ne vont pas te mener bien loin, hehe. T’as quelque chose de plus court que « CS » à proposer ?

                    Pauline : -« Libre-tourisme » ? « Echangisme touristique » ? « Echange-gîte » ?

                    Jean : -« Gîte web » ?« Gîtel » ? Gîte-électronique ?

                    Pauline :-Bien ! Les « gitans » seraient les gens qui cherchent un gîte web, le « gîtôte » serait celui qui offre l’hébergement. Le phénomène pourrait s’appeler le « gîtisme » ou « gîtour » ou J-tourisme. Le verbe serait « gîter », qui trouverait ainsi un nouvel emploi. On pourrait tourner la chose de bien des manières. Par exemple, tu aurais pu commencer ton dialogue en disant les choses clairement, au lieu d’utiliser un jargon d’initié :
                    - « Salut ! Cet été, je loge gratis chez l’habitant. J’ai trouvé mon hôte sur la Toile. » C’est pas clair, ça ?

                    Jean : Je le reconnais. Mon Dieu, qu’est-ce qu’on est vain parfois !

                    Pauline : Quant à cet article, il aurait pu s’intituler :

                    « REDECOUVRIR LES JOIES DE L’HOSPITALITE GRACE A LA TOILE »

                    Et soyons sérieux, le globiche n’a rien à voir avec la langue de Shakespeare. Faut vraiment n’avoir jamais lu Shakespeare dans la version originale pour en sortir une pareille. Quant à Angela Merkel, outre qu’elle n’est pas comparable à un poète et dramaturge de la Renaissance, elle n’est pas l’incarnation du bien-parler germanique. Goethe, Shiller, Hesse, Juenger, oui. Merkel, non.

                    Que de fatuité chez tous ces trotte-globeurs.


                    • Boileau419 Boileau419 20 juillet 2007 09:06

                      Si seulement tout le monde se sentait concerné par la défense de la langue française ! Hélas, on ne rencontre que de petits esprits mercenaires. Bien qu’ils courent le monde, ils restent petits et médiocres parce que sans amour de ce qui est leur vrai patrimoine.

                      La défense de la langue française va de pair avec son enrichissement. Ca fait travailler les méninges, ça nous oblige à être poètes, à réinventer les mots. Mais il y a tellement de suivistes paresseux autour de nous.

                      Il y a aussi ceux qui pensent que des mots comme « couch-surfing » ça fait « jeune » et « dans le vent ». Que le vent les emporte, hehe. Un mot français ne rendrait sûrement pas plus lourdes ou plus ringardes les 37 années de votre vie.

                      Je parle l’anglais et bien d’autres langues modernes. Ce que je dis n’est pas le fruit d’une quelconque jalousie à l’égard des pseudo-bilingues. Juste l’amour de ce qui est nôtre.


                    • Z Z 20 juillet 2007 10:21

                      Boileau419,

                      Vous pouvez déblatérer à loisir sur la fatuité et la vanité des autres, en linguistique il n’y a, au final, de légitimité que celle portée par l’usage. Vous écrivez à juste titre que « la défense de la langue française va de pair avec son enrichissement ». Mais un néologisme ne s’impose pas par décret, en pratique, en dépit de l’existence d’une commission générale de terminologie et de néologie. La vanité se trouve donc peut-être de votre côté.

                      Avez-vous la même aigreur à l’encontre de ceux qui emploient à l’envi des locutions latines, parce que ça en jette, alors qu’il en existe des équivalents français à tous les coups ?


                    • claude claude 22 juillet 2007 17:08

                      cher et si indulgent boileau,

                      votre légendaire bonne humeur aurait manqué à ce fil, si nous n’étiez pas intervenu, tel un pandore pour nous rappeler à l’élémentaire « savoir-français » de bon aloi....

                      cé kan ke l’on vient « couchsurfer » chez vous ??? -)) pour ke l’on peut parler la france correctement ???


                    • fred 20 juillet 2007 09:16

                      J’en profite aussi pour dire merci pour cet article en tant que membre de CouchSurfing depuis 2 ans et demi.

                      170 visiteurs plus tard, allant du jeune de 18 ans partant pour la première fois avec son sac à dos à la mère de 62 ans et sa fille, j’ai découvert de nombreuses cultures et personnes, et je ne suis pas prêt de m’arrêter. Le CouchSurfing est aussi enrichissant pour l’hébergeur que le surfeur (l’héberger) ; si ce n’était pas le cas, il n’y aurait plus personne prête à héberger les gens, ce système mourrait de lui même. Certaines personnes apportent leur aide et offrent parfois des petits services en retour, je peux prendre l’exemple d’un coiffeur qui m’a coupé les cheveux en échange, mais ce genre de services n’est vraiment pas nécessaire. On héberge les gens parce qu’on aime le faire, non pas dans l’attente d’un service en retour.

                      Concernant les critiques éventuelles d’un point de vue économique, le CouchSurfing permet effectivement à des voyageurs qui n’en auraient pas les moyens autrement de voyager mais aussi pour la plupart, le budget voyage n’est pas modifié, seule la façon de dépenser sera différente, en restant par exemple plus longtemps dans les villes visités, en effectuant un voyage de plus longue durée ou en amenant son hôte pour un repas au restaurant. Concernant les mots « CouchSurfing », « Couchsurfer », ..., sont effectivement ceux utilisés par la communauté CS, il n’y a aucun débat à avoir et de toute façon aucune personne l’utiliserait.

                      Merci encore une fois pour cette article.

                      Fred


                      • luisito luisito 20 juillet 2007 14:51

                        Moi aussi j’utilise beaucoup de site (couchsurfing.com) pour canaperegriner. Autant en tant qu’hebergeur qu’hegerge. Ce qui est fort dans ce concept, c’est pas de voyager gratos ! C’est bien de decomercialiser et d’humaniser une pratique appelee « tourisme ».

                        Pourtant je suis ingenieur bien paye et loin d’etre radin, mais je prefere largement voyager comme ca pour rencontrer les vrais habitants des lieux visites, leur mode de vie, leurs bon plan. Ca permet a la fois de bien connaitre un lieu, d’avoir un tourisme plus respectueux des « autochtones » et des echanges amicaux et culturels.

                        J’heberge souvent des gens et ca me rapporte rien. Alors pourquoi je fais ca ? Et bien tout simplement car c’est une pratique non commerciale agreable et interessante. J’ai passe de supers soirees a discuter avec des hongroises, des kazakh, des canadiens... Bref, que du bonheur.

                        Et je vais finir en remuant bien le couteau dans la plaie des integristes francophones : TOUT EST EN ANGLAIS !!!!! On contacte les gens EN ANGLAIS, on recois les gens EN ANGLAIS, etc. Bon j’ai bien parle un peu espagnol et un peu francais avec des italiens qui parlaient rien d’autre que leur langues... mais dans l’ensemble c’est l’anglais car il faut bien communiquer.

                        Ca c’est bien typique des francais ! Ya un truc genial, humain, favorisant l’ouverture d’esprit et le brassage culturel et... tout le monde debat d’un truc aussi futil que son nom !!! Et je rappelle surtout que les francais sont en minorite la dedans et je vois pas de quel droit on se permet de vouloir franciser le nom !! smiley


                      • netchou netchou 21 juillet 2007 19:46

                        @ luisito , tout à fait d’accord qu’est-ce que certains ont à nous casser les bolloks avec la défense de la langue française,c’est un article sur le couche surfinge ! point.Tiens je suis sur que sont pour la plupart des fans de football !


                      • alex75 20 juillet 2007 10:35

                        C’est vraiment dommage de se fixer sur le problème anglais/français, car ce n’est pas le sujet de l’article et c’est du « parasitage » discourtois vis-à-vis du jeune auteur de l’article, dont c’est, semble-t-il la première publication dans AV.

                        Je crois qu’il faut plutôt l’encourager et le remercier. Merci Z (comme Zorro ?).

                        Rien n’interdit de traiter le sujet anglais/français ailleurs car il est vaste et complexe. A vos plumes les râleurs et les franchouillards, rédigez-nous un bon article bien écrit et bien structuré comme celui de Z.


                        • Krokodilo Krokodilo 20 juillet 2007 10:57

                          Alex75,

                          effectivement, une bonne part de la discussion a dérapé sur l’anglais, qui n’est pas le thème de l’article ; mais l’auteur dans sa bio parle d’éviter le lavage de cerveau, et de chercher un mode de vie durable. Manifestement, malgré une maîtrise évidente du français, il n’a pas conscience des enjeux qui se cachent derrière les luttes d’influence entre les langues. Imposer l’anglais comme lingua franca de l’Union européenne, puis à toute la planète ne me paraît pas être une bonne voie pour un développement harmonieux et durable.

                          PS : Grill-party, je suppose que ce sont des grillades ? Mon anglais n’est que du broken-english.

                          Sinon, sur l’échange d’hébergements, je n’ai pas grand chose à dire.


                          • alex75 20 juillet 2007 12:26

                            @ krokodiko

                            C’est quand même tout mélanger (et massacrer le sujet, ce qui n’est pas très sympa...) 1- ce débat est intéressant, mais on ne peut pas le traiter en quelques lignes, car ces luttes d’influences entre les langues, c’est vraiment très très complexe...

                            2 - je crois qu’il est évident que c’est un procédé journalistique, très usité, de commencer par un élément mystère : on a presque tous cliqué sur le sujet en se demandant : « C’est quoi ce truc ? » et on est très content de le savoir ! Alors ne brûlons pas Z sur un bûcher comme s’il était « l’allié objectif du grand capital », l’agent obscur de l’Oncle Sam, ce genre de réaction n’a pas de sens et n’est pas productrice de quoi que ce soit de positif pour la langue française. De toute façon, je pense que ce n’est pas en se battant contre l’anglais qu’on fait avancer le français, mais en se battant pour le français, ce qui est totalement différent. Et donc, il serait très bien d’avoir ce débat mais ailleurs que dans cet article consacré aux voyages et à la rencontre des autres.


                          • Z Z 20 juillet 2007 13:18

                            L’idée d’une langue véhiculaire commune à la planète est quand même séduisante, et l’anglais est le mieux placé à l’heure actuelle pour jouer ce rôle. Et à tout prendre, je préfère que ce soit l’anglais qui se fasse massacrer de la sorte que le français. Voir dans l’imposition de l’anglais comme langue « mondiale » un impérialisme américain ou une destruction des cultures autres qu’anglo-saxonnes est une illusion (sans vouloir être vexant, c’était le genre de choses que je pensais quand j’avais 15 ans, et j’ai changé d’avis depuis). Je discutais en début de semaine, en anglais, avec une canapérégrinatrice finlandaise, et de quoi avons-nous parlé ? D’anti-capitalisme, d’altermondialisme, d’écologie, d’anti-impérialisme américain,... Nous avons aussi parlé du chamanisme et des cultes païens encore pratiqués par les Lapons, dont elle fait partie. Les langues vernaculaires et les cultures survivent à l’hégémonie de l’anglais comme langue d’échange, et celles qui disparaissent le font pour d’autres raisons (démographiques notamment).

                            Mais nous pourrons en discuter à l’endroit idoine.

                            PS : une grill-party, c’est un barbecue (mot apparu en français en 1938, d’un mot anglais de 1697, de l’espagnol barbacoa, mot haïtien). C’est un repas en plein air où l’on se sert d’un brasero (1784, bracero 1722, mot espagnol) à charbon de bois pour faire des grillades. Evidemment, écrit comme ça (grill-party), ça ne correspond pas à un mot réellement en usage (ni en français, ni en anglais), mais à l’origine je voulais l’écrire en allemand (Grillparty (n.f.)) pour coller avec mon exemple, et puis au final j’ai fait n’importe quoi... le stress sans doute.


                          • Krokodilo Krokodilo 20 juillet 2007 15:45

                            L’auteur,

                            je vous ai taquiné avec « grill-party » que je n’avais jamais lu ! je préfère effectivement grillades ou barbecue.

                            Le fait que vous ayez pensé une chose à 15 ans et une autre maintenant n’est pas un argument valable. Personnellement, c’est l’inverse, j’ignorais l’existence de l’espéranto et je crois maintenant que c’est la meilleure solution pour l’UE.

                            Mais comme l’a dit Alex75, je ne veux pas parasiter votre sujet et j’invite tous ceux qui veulent en discuter à nouveau (Marsupilami, je ne suis pas d’accord avec ton message)à poursuivre sur le fil de ce vendredi « Un prix Nobel au Parlement européen. »


                          • Gandalf Tzecoatl 20 juillet 2007 11:15

                            On ne se moquerait pas de notre citron d’afoireuvox sur ce coup là ?


                            • Marsupilami Marsupilami 20 juillet 2007 14:44

                              Article très informatif et intéressant qui m’a appris quelque chose que j’ignorais et que je trouve formidable, et que je vais probablement mettre en pratique.

                              En passant les bisbilles sur le français, l’anglais et l’espéranto & co sont parfaitement stériles. L’esperanto (dont j’ai tâté dans ma jeunesse) est une sorte de spanglish abstrait à l’usage des populations essentiellement francophones, roumanophones, italophones & co. L’anglais (y compris sous sa forme spanglish) est devenu de facto la langue des échanges internationaux pour le moment, faut faire avec (même mes copains Chinois parlent très bien anglais et ne savent d’ailleurs pas ce qu’est l’esperanto).

                              Faut qu’un nouveau Zamenhof invente le spanglishanto, sans quoi y a pas d’espoir babélisque...


                              • Krokodilo Krokodilo 20 juillet 2007 16:48

                                Marsu,

                                Si quelque chose est injuste, faut-il s’y faire ou lutter contre et proposer autre chose ?


                              • skirlet 21 juillet 2007 13:40

                                Marsupilami :

                                « L’esperanto (dont j’ai tâté dans ma jeunesse) est une sorte de spanglish abstrait à l’usage des populations essentiellement francophones, roumanophones, italophones & co. »

                                Je me demande, comment vous l’avez tâté... Je suis une représentante de la population russo- et ukrainophone, donc bien placée pour dire que c’est faux. De plus, l’espéranto n’a rien d’abstrait et encore moins un spanglish.

                                Concernant « s’y faire »... celui qui veut toujours être dans le vent a l’ambition d’une feuille morte. Et vous m’excuserez si je remettais cette citation de Gandhi : « Sois le changement que tu veux voir dans ce monde ».


                              • Marsupilami Marsupilami 21 juillet 2007 16:52

                                @ Krokodilo & Skirlet

                                Sorry, je faisais de l’humour un brin noir dans mon post et vu que je refuse l’usage des smileys (euh, désolé, des « sourieurs » ?) vous ne l’avez pas compris. J’ai rien contre l’esperanto en soi (la preuve, il m’a attiré très jeune), mais les gens qu’il m’a fait rencontrer m’ont donné l’impression d’appartenir à une secte bourgeoise certes humaniste et bienveillante, mais assez pesante. Désolé j’ai beaucoup voyagé, et avec l’anglais voire le spanglish (et les autres langues que je parle assez bien ou dont je maîtrise les rudiments nécessaires à la vie quotidienne), je suis arrivé à me débrouiller dans tous les milieux sociaux partout où j’ai traîné mon sac à dos.

                                Je ne suis pas sûr que ç’aurait été pareil avec l’esperanto. Mais j’ai rien contre l’esperanto. Why not, after all...

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