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Délinquance juvénile en Allemagne

En Allemagne, on a ces derniers temps beaucoup parlé de la délinquance juvénile à cause des attaques violentes de deux jeunes hommes d’origine turque et d’origine grecque envers un Allemand dans le métro. Un débat divise les esprits en Allemagne : qu’est-ce qu’on fait avec les jeunes délinquants issus de la migration ?

Les politiciens conservateurs de CDU/CSU réclament le durcissement de la loi à propos des jeunes étrangers délinquants vivant en Allemagne. Ils veulent une expulsion plus rapide en cas d’un délit commis par un étranger. D’après une statistique récente, 27 % des délits se déroulent avec la participation des jeunes issus de la migration. Pour cette raison, on a même considéré d’instituer des « boot-camps » à l’instar des Etats-Unis.

La gauche allemande objecte qu’il s’agit d’un populisme de la droite et qu’il n’y a pas de vides juridiques, mais des problèmes en matière d’actions concrètes.

Les Allemands arrivent petit à petit à parler aussi des injustices sociales qui sont liées à une politique d’intégration longtemps négligée.

Comme en France, la délinquance juvénile des jeunes issus de la migration n’est pas une question ethnique, mais un problème social, familial et aussi un problème concernant les mesures sur le plan de l’éducation. Les « Hauptschulen » (établissement secondaire allemand du premier degré orientant sur la vie active) sont devenus les « bassins de réception » pour les jeunes défavorisés et surtout pour beaucoup de jeunes issus de la migration. Ces écoles sont pour la plupart stigmatisées, on essaie d’éviter que son enfant visite cet établissement. La conséquence en est que les enfants issus de la migration, qui ont parfois de grandes difficultés avec la langue allemande et donc ne peuvent pas choisir une école avec un niveau plus haut à cause de leurs déficits de la langue, restent encore plus « entre soi ». Il y a des classes où on ne trouve pas un seul Allemand. On y écoute des phrases comme « Plus tard, je deviens "Hartz IV" » (allocation de solidarité prévue par le plan de réforme Hartz IV, réservée aux personnes en capacité de travailler qui nont plus droit à lallocation-chômage). Les politiciens ont pris la mesure de cette tendance et essaient de la combattre avec la formation des intermédiaires qui interviennent dans les classes en soutenant les professeurs souvent dépassés par les exigences multiculturelles. Mais cela reste l’exception, parce qu’il manque l’argent.

L’Allemagne a dans cette matière un grand besoin d’action, parce que la criminalité juvénile est finalement le sismographe pour une intégration ratée, le symptôme d’une maladie d’une société qui ne doit pas fermer ses yeux devant ses citoyens, n’importe quelle origine ils ont, ils constituent la société allemande et l’expulsion ne peut pas être que le dernier remède pour ceux qui refusent vraiment de participer à la communauté et de respecter ses règles.


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8 réactions à cet article    


  • jakback jakback 13 février 2008 11:01

    A la lecture de votre sismographe, la première question que je me pose est, pourquoi l’Europe entière ne peut intégrer les immigrés du sud, mes conclusions sont a l’opposées des vôtres, il ne s’agit pas d’intégration ratée, mais d’intégration non désirée, ce qui pose le problème de manière bien différente et surtout plus inquiétante pour notre socle culturel commun.

    A en croire le Figaro d’aujourd’hui, le parlement Européen a bien compris la menace.

    http://www.lefigaro.fr/international/2008/02/13/01003-20080213ARTFIG00016-bruxelles-entend-ficher-les-visiteurs-de-l-europe.php


    • italiasempre 13 février 2008 11:11
      En Allemagne, on a ces derniers temps beaucoup parlé de la délinquance juvénile à cause des attaques violentes de deux jeunes hommes d’origine turc et d’origine grec envers un Allemand dans le métro. Un débat divise les esprits en Allemagne : Qu’est-ce qu’on fait avec les jeunes délinquants issus de la migration ?

       

       

      Ne faites surtout pas ce que la France a fait...voyez le resultat. Tout juste si on ne s’excuse pas de les obliger   a etre anti-français, anti-republicains, anti-blancs, bref anti-civilisés.


      • Gazi BORAT 13 février 2008 11:26

        Encore un article prudemment rédigé qui excitera moult commentaires sur le mode simpliste :

        Etranger = délinquant

        et avec les habituelles variantes, du stylke policé au plus grossier, du nationaliste au xénophobe jusqu’au franchement raciste.. Tout ceci alors que l’actuel président de la Réublique a laminé durant sa campagne le Front National, habituel refuge de ceux qui professent de telles opinions..

        gAZi bORAt

         


        • Zalka Zalka 13 février 2008 13:04

          Précision utile : cette délinquance juvénile ne touche pas que les immigrés du sud comme certains commentateurs xénophobes aimeraient à le faire croire, mais également les allemands de la Volga.

          Ceux ci sont des colons allemand venus à l’époque de la Tsarine Catherine dans la région de la Volga. Ils ont gardé l’allemand comme langue et ne sont jamais devenus orthodoxes. Ils ont particulièrement souffert de Staline à partir de la seconde guerre mondiale et ont été forcés à se mettre au russe à cette époque, ceci n’empêchant pas de multiple discriminations.

          A la chute de l’urss, un certain nombre d’entre eux a choisi de retourner en Allemagne, mais ne parlant plus allemand, ils ont du se réadapter. On constate qu’ils souffrent des même problèmes que les jeunes turcs en matière de délinquance d’éducation et d’insertion.


        • Zalka Zalka 13 février 2008 14:21

          Mais seul les couillons pensent qu’il n’y a pas de problème de délinquances dans les populations immigrés. Par contre, il n’y a que les gros cons dans ton genre pour en faire un problème culturel (voir génétique).

          Et les gros cons qui détectent ces causes bidons racistes et nauséabondes, sont dans l’incapacité de proposer une solution qui marche puisqu’ils restent bloqués sur de fausses causes.


        • Gazi BORAT 14 février 2008 07:17

          "Etre critiqué par ses ennemis est une bonne, et non une mauvaise chose.."

          Mao Zedong

          A 08h45 le 14 février, mon commentaire était noté -6, ce dont je ne peux être que particulièrement fier, au vu de la teneur de la quasi majorité des commentaires...

          Et je constate d’autre part qu’à la même heure, cet article n’avait suscité que 9 (NEUF) commentaires...

          Le sarkozisme a bel et bien laminé le Front National !

          gAZi bORAt


        • Internaute Internaute 13 février 2008 17:23

          « Comme en France, la délinquance juvénile des jeunes issus de la migration n’est pas une question ethnique,... » Cela commence mal. Si, la délinquance due à l’immigration (et pas la migration) est essentiellement une question ethnique. Les banlieues peuplées de belges ou de normands ne posent pas de problèmes. Les seules qui en posent sont celles peuplées d’ethnies africaines.

          Vous pouvez porter les oeillères que vous voulez mais cela ne fait que décrédibiliser vos propos.


          • Gazi BORAT 14 février 2008 07:20

            @ Internaute

            "Les seules qui en posent sont celles peuplées d’ethnies africaines."

            Hou la !

            Vous allez bientôt nous raconter avoir été attaqué, à coups de sagaies, dans votre banlieue pavillonnaire, par une tribu de cannibales ...

            gAZi Borat

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