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Accueil du site > Actualités > Société > Délinquance : le facteur culturel mis en évidence par un sociologue

Délinquance : le facteur culturel mis en évidence par un sociologue

C’est le livre dont tout le monde commence à parler. Un coup de tonnerre dans l’univers du politiquement correct. Les partisans de Zemmour s’en frottent déjà les mains... peut-être à tort.

Le sociologue Hugues Lagrange publie "Le Déni des cultures". Un livre qui semble briser un tabou. Selon lui, le taux de délinquance varie en fonction de l’origine culturelle : ainsi, dans un même milieu social, la délinquance est beaucoup plus forte chez les Noirs d’origine sahélienne que chez les autres groupes. Suivent les Maghrébins, les Noirs hors Sahel et les Turcs. Les Européens et les Français (de souche) connaissent un taux de délinquance nettement plus bas.
 
Présentation de l’ouvrage sur Wikipédia : "Hugues Lagrange part du constat statistique qu’il y a, parmi les « mis en cause » dans les procès-verbaux de police judiciaire (antérieurement à toute décision judiciaire donc, sachant qu’une personne suspectée est présumée innocente), une surreprésentation de jeunes personnes issues de l’Afrique sahélienne, pour ensuite chercher les causes de ce phénomène. En plus de l’influence de l’origine sociale, il estime que des différences culturelles (mais pas ethniques) expliquent cette situation. Selon lui, les familles de ces jeunes « mis en cause » sont en difficulté financière, sans formation et avec une appréhension très limitée de la culture du pays d’accueil, ce qui affecte les jeunes à travers leur socialisation familiale."
 
Les émeutes de 2005 ont fourni le point de départ de ses réflexions. Et le 7 juin 2006, le sociologue pouvait déjà déclarer au Monde : "Pendant les émeutes, beaucoup d’observateurs ont signalé que les jeunes Noirs étaient aussi nombreux que les jeunes Maghrébins. Cela traduit, en réalité, une surreprésentation, dans la mesure où les premiers sont quatre fois moins nombreux sur le territoire. Il ne s’agit pas d’un problème de couleur de peau mais des conditions dans lesquelles s’opère l’éducation de ces jeunes."
 
Dans L’Express, Lagrange décrit aujourd’hui les difficultés que rencontre dans la société française un enfant originaire du Mali : "un enfant pauvre d’origine malienne a plus de risques de décrocher que les autres au primaire, par exemple. Certainement pas parce qu’il est noir, ni musulman, ni moins doué. Mais parce qu’il s’est construit autour de valeurs familiales bancales, que la plupart de ses voisins "de souche" ignorent. "Dans les familles subsahariennes arrivées récemment en France, près de 30% des hommes mariés sont polygames", constate sobrement le spécialiste. Les femmes sont aussi jusqu’à quinze ans plus jeunes que leur mari et ont chacune, en moyenne, entre 6 et 7 enfants. Lesquels sont, culturellement encore, généralement livrés à eux-mêmes avant d’avoir atteint l’âge de trois ans... Autant dire qu’ils entrent à l’école de la République désarmés. Faute d’encadrement spécifique, ils en sortiront détruits."
 
Dans France Soir, il poursuit son analyse : "Dans les familles d’Afrique sahélienne, les fratries sont plus grandes (entre six et sept enfants) et l’écart entre les époux est plus important (le père étant souvent plus âgé). Or avec une fratrie plus étroite, comme dans les familles d’origine du golfe de Guinée, de meilleurs résultats scolaires sont associés. Avec un père plus vieux, ces familles souffrent aussi - à l’opposé de ce que l’on entend souvent - non pas d’un grand manque d’autorité mais d’autoritarisme patriarcal très fort. Les structures familiales autoritaires sont plus fortes s’il existe un grand écart d’âge dans le couple parental. Alors qu’au Mali, l’éducation est faite par le groupe et la collectivité, la femme est donc entourée de ses frères et de ses parents, elle subit moins de discriminations au sein de la famille et le père n’a pas besoin d’assoir autant son autorité. Or en France, l’adaptation de ces familles venues du Sahel fait que souvent ces jeunes femmes sont recluses chez elles avec moins de famille à leurs côtés et ne travaillent pas. Ce qui élève peu de sentiments de fierté chez leurs enfants. Seulement, l’une des conditions la plus répandue pour une réussite scolaire passe par le niveau culturel de la mère."
 
Le journal de France 2 a rendu compte de la sortie du livre du sociologue et du débat qu’il ne va pas manquer d’ouvrir. Le reportage offre les réactions de Dominique Sopo (SOS Racisme), Patrick Lozès (CRAN), Manuel Valls (PS) et Eric Raoult (UMP).
 
 
Sur Public Sénat, Hugues Lagrange a été directement interviewé et a pu préciser la manière dont il convenait de comprendre son travail, propice aux récupérations politiques.
 
 
A partir de la 20e minute dans la vidéo ci-dessous.
 
 
Le sociologue, directeur de recherche au CNRS, professeur de l’Institut des Sciences politiques, et politiquement proche des Verts, refuse en effet toute récupération de la part du gouvernement ou de l’extrême droite. Ainsi s’est-il insurgé contre les propos d’Eric Zemmour qui avait déclaré le 6 mars sur Canal Plus que "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes". "C’est justement cette équation que je voudrais briser. Dès qu’on abandonne la langue de bois, on veut me rabattre sur une position qui dirait les noirs et les arabes sont des délinquants. C’est de la connerie", s’indigne-t-il.
 
Dans France Soir, il affirme qu’il faut éviter les généralités, comme celle qu’a pu pratiquer Zemmour : "Le terme « Noirs » apparaît comme une population unifiée. Mais en réalité il s’agit d’une notion trop globale. Parmi les familles d’origine africaine, les inconduites scolaires ou judiciaires des adolescents varient par exemple entre les migrants d’origine des pays du golfe de Guinée (Congo, Côte d’Ivoire, Togo, Bénin..., ndlr) et ceux originaires des pays du Sahel (Sénégal, Mali, Mauritanie...)."
 
Il faut dire que son discours se rapproche - au moins en apparence - du constat fait initialement par le FN d’un lien entre immigration et délinquance...
 
 
... popularisé ces dernières années par Eric Zemmour ("la plupart des délinquants sont noirs et arabes")...
 
 
... et repris récemment par le gouvernement et Nicolas Sarkozy en personne lors du discours de Grenoble.
 
Jusqu’ici, la plupart des sociologues privilégiaient une approche socio-économique dans la problématique de l’immigration. Ces derniers mois, cependant, des élus de terrain avaient mis les pieds dans le plat et pointé le rôle privilégié de la culture dans les problèmes de délinquance, à l’image du maire UMP de Montfermeil Xavier Lemoine.
 
 
Malika Sorel, membre du Haut Conseil à l’Intégration, a également souvent tissé un lien entre culture et délinquance, et plus généralement entre la culture de l’immigré (à fonctionnement tribal) et sa difficulté d’intégration (dans la société occidentale qui valorise la liberté individuelle).
 
 
A gauche, on avait tendance à nier, ou à minimiser le lien entre délinquance et immigration (avec les problèmes culturels associés). Ainsi Fadela Amara déclarait récemment : "Il n’y a pas de lien entre immigration et insécurité".
 
 
Un avis qui n’est pas partagé par Malek Boutih (PS), ancien président de SOS Racisme... qui aujourd’hui accuse même la gauche d’avoir abandonné les immigrés en les déresponsabilisant.
 
 
Si Hugues Lagrange et ses opposants de droite (Zemmour & Co) se rejoignent finalement à peu près sur le constat, leurs solutions divergent. Ainsi, le sociologue ne propose pas le ralentissement de l’immigration (extra-européenne), mais une meilleure prise en compte des différences pour faciliter l’intégration dans une société pluri-culturelle. Selon lui, il faut une "politique publique attentive aux différences culturelles" capable de "lutter contre les discriminations dans tous les domaines" : emploi, logement, représentation dans la vie sociale.
 

Malika Sorel, elle, prône plus radicalement une réforme du code de la nationalité (qui réduira l’immigration) pour faciliter l’intégration des immigrés déjà présents. Selon elle, les immigrés ne peuvent pas s’intégrer s’ils subissent la pression de leur groupe social d’origine, ce qu’elle synthétise dans cette formule : "L’immigration nuit à l’intégration".

Lagrange dénonce aussi fermement la ghettoïsation de certains quartiers, la ségrégation urbaine aggravée par l’absence de mixité sociale et ethnique, qui pourrait pourtant favoriser, selon lui, une intégration progressive : "Nos comportements quotidiens manifestent que nous ne voulons pas partager les mêmes quartiers, être soignés dans les mêmes dispensaires, envoyer nos enfants dans les mêmes écoles que ces « gens-là »", écrit-il dans son livre. Dans son interview au Monde, il lance : "Ce qui pose problème, ce n’est pas que l’on accueille autant d’immigrés mais qu’on les accueille aussi mal, qu’on les mette à part dans des quartiers. Je n’ai pas une position essentialiste qui reviendrait à dire que l’on ne peut pas modifier les comportements parce qu’ils relèvent d’un facteur culturel."
 
A cela, Zemmour a déjà répondu que les Français ne voulaient pas vivre avec des immigrés aux moeurs trop différentes des leurs, et fuyaient les lieux de mixité imposée (vidéo à partir de 8 min 20). L’un constate un état de fait, l’autre exhorte les Français à changer, à être plus tolérants.
 
 
Pour remédier à cette situation difficile, indique Arrêt sur images, Hugues Lagrange suggère de "découpler la mixité sociale et la mixité culturelle", c’est-à-dire de ne pas essayer d’envoyer des familles des classes moyennes européennes dans les quartiers sensibles, leur installation réussie lui semblant une utopie. Il propose plutôt, par exemple, le "maintien à proximité de la cité d’une élite d’origine maghrébine qui en est issue", "susceptible de contribuer à maintenir la dynamique positive dans les familles qui ont des liens directs avec ces jeunes ménages".
 
Lagrange prône également un effort de valorisation des femmes africaines, clé de voûte de la réussite de leurs enfants en France : "Pour lutter contre l’autoritarisme patriarcale dont le premier danger est l’infériorisation de la femme, il faut accentuer le taux d’activité féminin dans les quartiers pauvres", propose-t-il dans France Soir.
 
Le débat est donc lancé autour du livre-événement de la rentrée, Le Déni des cultures, que les politiques ne devraient plus tarder à récupérer, dans un sens ou dans un autre.

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161 réactions à cet article


  • Annie 17 septembre 2010 17:03

    Une démonstration qui aurait été plus convaincante si elle s’était appuyée sur le nombre de condamnations et non de mises en cause. 
    Sinon, il aurait été intéressant de refaire un diagramme en ne choisissant pas les ouvriers, employés ou artisans. Le même diagramme avec des chefs d’entreprise par exemple, aurait montré que des blancs étaient surreprésentés dans cette catégorie, et pour cause. Doit-on en conclure qu’il s’agit d’un problème culturel ?


    • Numero 19 Numero 19 17 septembre 2010 17:42

      Il aurait effectivement fallu prendre uniquement les cas avérés. Ici, on pourrait rétorquer que ce sont les policiers qui sont racistes et qu’ils ciblent toujours les mêmes...

      Pour refaire les diagrammes, cela est difficile puisque les statistiques ethniques sont interdites.

      Je me demande bien pourquoi les associations antiracistes ne réclament pas des statistiques officielles à ce sujet. Délinquance par âge, origine ethnique, origine sociale, poste occupé, diplôme, voire religion (qui influe sur la culture de l’individu et donc son comportement)... puisque les races n’existent pas, il ne devrait pas y avoir de différences de comportement entre ethnies ou origines, n’est-ce pas ?
      On verrait clairement dans ces résultats que les populations issues de l’immigration sont toutes discriminées de la même façon, avec un taux de chômage identique chez les jaunes ou chez les noirs... pour démontrer que ce qui se passe dans les quartiers est dû au racisme du français plus que de l’ethnicité de l’individu.
      Cela permettrait de clouer le bec des partisans du FN et autres neo nazis, et ce une fois pour toutes.


    • Annie 17 septembre 2010 18:14

      J’avais préconisé au départ ces statistiques ethniques, parce que je vis dans un pays où elles existent. Mais je comprends la réticence de ces organisations face à un pouvoir qui ne manquera pas de les exploiter à des fins populistes. Après réflexion, et bien que pensant qu’elles sont nécessaires pour identifier à quel niveau se situent les problèmes, cerner des solutions et surveiller l’évolution de la situation, ces statistiques ethniques me paraissent plus dangereuses qu’utiles en France, pas seulement à cause du gouvernement, mais de l’ambiance actuelle qui y règne. Je dirai sans vouloir être condescendante, que leur traitement exige une certaine maturité et un sens certain des responsabilités, qui font à l’heure actuelle cruellement défaut.


    • galien 17 septembre 2010 20:28

      Oh merci de vos précautions pour parler de la France comme un pays raciste.


    • Annie 17 septembre 2010 20:35

      Je reviens l’espace d’un instant pour vous répondre. Aucune précaution en la matière. Je suis choquée à chaque fois que je reviens en France, pas seulement des réflexionsque l’on me fait en n’imaginait pas un seul instant que je puisse penser autrement mais des remarques qui sont faites publiquement, sur les marchés ou d’autres endroits publics vis-à-vis des « émigrés ». Entre « ils se croient chez eux », ou « ils se croient tout permis », ou d’autres remarques désobligeantes, comme si ces gens étaient sourds ou ne comprenaient pas. Oui la France est devenue ouvertement un pays raciste, et je n’en suis pas fière, parce que même si j’habite dans un autre pays, je suis toujours française et j’ai honte de cette attitude.


    • jaja jaja 18 septembre 2010 08:28

      "C’est la trop classique alliance de la gauche bien-pensante avec la droite esclavagiste dont George Orwell avait annoncé la novlangue.« 

      Citer Orwell pour justifier ce nouveau racisme qui se camoufle derrière »la critique d’une religion« est un peu fort de café !

      Ce combattant internationaliste du POUM, pendant la guerre d’Espagne, est toute sa vie resté un socialiste attaché à la liberté et à l’égalité sociale.
      Opposé aux staliniens et au totalitarisme qu’il a combattus depuis ses jeunes années, sa »novlangue«  de nos jours pourrait s’appliquer à ceux qui parlent ici de »réformes« pour dire régressions sociales ou »d’islamophobie« pour sous-entendre »dehors les bicots" comme le crachaient auparavant leurs vieux mentors racistes d’extrême droite.

      Alors que notre camarade Solano, compagnon d’armes d’Orwell et dernier leader du POUM encore en vie vient de s’éteindre à Barcelone à l’âge de 94 ans, faire savoir que jamais un seul instant Orwell ne fut de votre camp est bon à rappeler...

      Continuer à cracher votre haine mais sans lui...


    • jaja jaja 18 septembre 2010 11:12

      Orwell s’est contenté de dénoncer le racisme et le colonialisme de son époque. Celui d’aujourd’hui, le votre, n’aurait selon toute logique pu trouver grâce à ses yeux...
      Arrêtez de vous servir de lui, il n’est pas des vôtres...

      « Mais le racisme est quelque chose de tout à fait différent. Ce n’est pas l’invention de nations conquises mais de nations conquérantes. C’est une manière de pousser l’exploitation au-delà des limites normalement possibles en prétendant que les exploités ne sont pas des êtres humains.  »
      Effectivement au cours de l’histoire humaine, la logique impérialiste a toujours justifié le rapport de domination des blancs sur les noirs par exemple et l’empire britannique ne constitue qu’un cas de figure parmi d’autres :
      « En Birmanie, j’ai entendu des théories raciales qui étaient moins brutales que les théories de Hitler à propos des juifs,mais certainement pas moinsimbéciles. » (Notes en chemin, mars 1940).
      George Orwell


    • 65beve 18 septembre 2010 15:15

      @Jertaj,

      Oh, comme vous vous exprimez vachement bien !

      Peut-être un poste de ministre de la propagande chez la fille du borgne (au cas où) ?

      cdlt
      bv


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 19 septembre 2010 17:27

      @ Annie :


      « Une démonstration qui aurait été plus convaincante… » . Sans déni, la condition humaine serait insupportable. Cette étude ne fait que taper sur un clou déjà bien enfoncé. On perd un temps fou a lutter contre une évidence au lieu de prendre les mesures qui s’imposent.

      Quelle est la conclusion inéluctable de cette étude ? Elle n’est pas que les groupes x ou y sont plus délinquants, mais que les individu et les groupes minoritaires sont d’autant plus délinquants que leur culture est différente du milieu où ils sont insérés. 

      Est-ce qu’un groupe de Maliens ou de Maghrebins dans son milieu d’origine sera aussi plus délinquant ? Est-ce que la délinquance, au contraire, n’est pas à son plus bas dans un société de grande intégration culturelle, quelle que soit sa culture. ? Je pourrais en parler pendant des heures…

      Pourquoi ne veut-on pas admettre que ce ne sont pas les immigrés qui font problèmes, mais L’IMMIGRATION en soi qui est une abomination ?

      Parce que l’immigration, présentée comme un geste de mansuétude, est en fait un piège a cons des mondialistes pour optimiser l’exploitation des « faibles et pauvres » par les « forts et riches ». 


      Pierre JC Allard
       CentPapiers



    • kitamissa kitamissa 17 septembre 2010 17:21

      c’est facile,il n’y a qu’à aller dans les tribunaux de police,ou de grande instance de l’Ile de France pour être fixé ...

      les prévenus sont pour une bonne partie issus de l’immigration ....

      vol,agressions,dégradations de biens et incendies,bagarres sur la voie publique etc ..etc....

      je suis allé en 2006 au tribunal de Bobigny comme plaignant ,et j’ai bien vu qui passait à la barre,ou en comparution immédiate avec peine d’emprisonnement à la clé ....

      mais bon,les « pauvres incompris » il y en aura toujours pour leur trouver des circonstances atténuantes ......


      • foufouille foufouille 17 septembre 2010 18:50

        et delarue ?
        16g te coke, balade toi avec pour voir


      • Thérèse Leduc 17 septembre 2010 19:03

        Et pendant ce temps les gros délinquants se font dorer la pilule sur la cote d’azur...

        Ca ça dérange moins par contre.




      • 65beve 18 septembre 2010 15:20

        Kitamissa,

        Et un poste de ministre de l’eugénisme, ça ne vous intéresserait pas dans un éventuel gouvernement de la Cie Le borgne ?

        cdlt
        bv


      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 18 septembre 2010 18:38

        excellent ce sociologue. Pas l’instant d’une seconde il ne se demande si la délinquance constatée (par les arrestations et les jugements) est bien la delinquance réelle.

        Quelques exemples de delinquants non arretés

        On a eu le 4*4 du fils Fillon http://www.parismatch.com/Actu-Match/Societe/Depeches/fils-francois-fillon-4x4-motarde-accident-131790/

        l’accrochage en scooter du fils Sarkozy http://www.lepoint.fr/actualites/jean-sarkozy-relaxe-dans-l-affaire-du-scooter/1037/0/278118

        les deboires du fils Galouzeau http://lci.tf1.fr/people/2005-09/soiree-mouvementee-pour-arthur-villepin-4871940.html

        les exces de vitesse des ministres http://www.autocadre.com/actualites/728-sarkozy-route.html

        voila des non noirs, delinquants mais pas arretés.

        la demonstration s’arrete la.

        commencons deja par la meme severité de la loi pour TOUS.


      • Menouar ben Yahya 20 septembre 2010 14:45

        « Propos ironique ta mère, à ne pas prendre au premier degrés »

        L’origine culturelle y est pour beaucoup dans la délinquance, c’est même génétique, la preuve, on ne trouve que des étrangers en prison ! Il n’y a que les bobos, les soixante-huitard attardés pour ne pas voir dans ces chiffres,une preuve scientifique !

        Si on prend l’exemple de l’Algérie dont les origines culturelles font de ses ressortissants des délinquants en puissance, pas à cause d’eux, mais de la génétique ! La preuve à cause certainement de ces lois génétiques toute la population est en prison ! Bien sur ils peuvent se promener mais il est interdit de sortir de cette immense prison ! Parfois le prisonnier algérien a droit à un visa mais en France on appel ça, une permission de sortie. Pour avoir cette permission il doit répondre d’un domicile ou il sera accueilli et s’il ne regagne pas son lieu de détention en temps et en heure, il est recherché en France et en Algérie pour cavale et évasion. Une fois en France, ils ne vivent que par le vol, la rapine et toutes sortes de subsides qui répondent à cette inclinaison qui n’est pas culturelle comme l’affirme l’auteur mais qui est belle et bien d’ordre génétique !


      • slipenfer 17 septembre 2010 17:26

        L’illusion groupale
        est un état psychique collectif que les membres d’un groupe formulent ainsi :
         Nous sommes bien ensemble, nous construisons un bon groupe,
         et (si le leader du groupe partage cet état) nous avons un bon leader.

        Trois phénomènes accompagnent l’illusion groupale :
        1. un membre du groupe devient le bouc émissaire de celui-ci ;
        2. une idéologie égalitariste affirme la similitude des membres entre eux, en niant
         les différences de sexe, de génération, etc. ;
        3. un roman groupal des origines apparaît qui soutient l’utopie d’un auto
        engendrement groupal :
         « Nous ne devons la naissance de notre groupe à personne qu‘à nous-mêmes. »

        L’illusion groupale repose sur un clivage interne à l’appareil psychique groupal.
         Les pulsions libidinales sont concentrées sur l’objet groupe ;
        les pulsions destructrices,clivées des précédentes, sont projetées
         sur une victime émissaire ou sur un groupe extérieur.

         D. Anzieu a montré que les fantasmes de casse constituent ainsi
         la contrepartie de l’illusion groupale. L’illusion groupale provient de la substitution
         au moi idéal de chacun d’un moi idéal partagé de type maternel, à la différence des groupes étudiés

        Les “exploiteurs de l’illusion groupale” :

        Si l’illusion groupale est une dynamique qui dépasse le groupe qui la subit,
         il existe des individus dont l’intelligence machiavélique leur permettra de devenir
         ce que l’on peut appeler de véritables “exploiteurs de l’illusion groupale”. Ainsi,
        il verront leur intérêt dans le maintien du groupe dans l’illusion groupale à des fins manipulatoires comme

        la destruction d’un groupe “ennemi”
        la possibilité de devenir le leader du groupe, ou de conserver cette place s’ils l’ont déjà.


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 19 septembre 2010 17:33

          @ Stilipenfer.


          Sacrés Palestiniens, va... !

        • Rodolphe 17 septembre 2010 17:31

          Sympa de s’inspirer d’ @si, ça va encore mieux en le disant


          • Innsa 17 septembre 2010 17:41

            Lorsqu’on parle de délinquance, on aime bien taper sur les petits : les petits voleurs, les petits trafiquants, des petites racailles etc.

            Les véritables délinquants, les délinquants financiers (patrons de banques, de compagnies d’assurances) qui ont mis l’économie a plats sur notre dos à tous, eux ils sont adulés.

            Les délinquants politiques, ceux qui se paient des cigares, des voyages en avion privé, des hôtels 5 étoiles avec notre argent, eux on les adules.

            Les Patrons délinquants du MEDEF, qui exploitent les salariés, qui délocalisent là ou ils peuvent mieux exploiter les gens, eux on en parle pas.

            Les patrons délinquants des multinationales des OGM, du nucléaire, du tabac et de la malbouffe, qui vous empoisonne a petit feu tous les jours ils sont ou ?

            Les milliardaires délinquants, ceux qui truandent les fisc en plaçant leur argent dans les paradis fiscaux pour s’acheter des iles aux Seychelles... eux on les aimes bien.

            Pourtant, les quels détruisent le plus votre vie, l’avenir de vos enfants, l’économie, l’image du pays ?


            • kitamissa kitamissa 17 septembre 2010 17:58

              sauf que c’est pas un milliardaire qui foutra le feu à ta bagnole ou un coup de rasoir à la gorge pour te piquer ton portable et ton fric !


            • zototo 17 septembre 2010 18:17

              Le miliardaire ne t’approche pas physiquement, pourtant, il nous dépouille quotidiennement de quelques euros...


              C’est moins spectaculaire que le voleur de téléphone et ca ne fini pas en prison...

            • Innsa 17 septembre 2010 19:05

              Non, le milliardaire il te garde en vie, il te donne juste assez (le miettes) pour que tu le laisse tranquille et que tu tapes sur les étrangers.

              Aucun étranger ne t’a coupé la gorge jusqu’à présent... les politiques, les patrons te sodom tous les jours. On rembourse les milliardaires, les banquiers, on subventionne les patrons avec l’argent de tes impôts. tu travailles tu paie tes impôts pour que d’autres (qui ont deja beaucoup) en profitent et tu es content !

              C’est certain que c’est plus facile de taper sur le petit negro que de prendre ses testicules a deux mains et taper sur les puissants.


            • Irus 17 septembre 2010 19:32

              Je suis tout à fait d’accord avec ce que dit Innsa. En effet, les délinquants financiers, politiques et les patrons délinquants font le plus grand mal au monde en son entier. Mais cependant, il ne faut pas non plus se fermer les yeux face au problème de l’immigration. C’est pour ces motifs que je trouve que le travail d’Hugues Lagrange est très pertinent, et il n’est pas pour autant question de racisme ou autre, il faut arrêter de se voiler la face, c’est la réalité.  


            • galien 17 septembre 2010 20:31

              Oui en théorie ce sont les plus fiélés les cols blancs, mais je vous pas en quoi ça rentre en opposition avec la délinquance de proximité.


            • romaeterna romaeterna 17 septembre 2010 21:17

              Tudieu !
              Je ne sais pas pourquoi mais celui qui me pique des euros sans même que j’en ai réellement conscience me fais moins peur que celui qui me fous un coup de surin dans le ventre ou qui m’éclate la tête par pur plaisir ou même qui viole mon intimité et qui chie dans mon salon en piquant mon lecteur dvd à 30 euros !
              Bon ! nous ne vivons pas dans les mêmes quartiers et je ne suis pas franchement maso ! ça doit être ça !
               Contrairement à vous, je ne fais pas vraiment de distinction entre les différentes sortes de salopards. Une ordure est une ordure. Basta !
              Et puis on se sent de moins en moins de gauche quand on voit ce genre d’arguments insupportables pour quelqu’un qui n’a pas grand chose !
              De toute façon maintenant la gauche défend les petits bourgeois et la droite les gros !


            • armand armand 18 septembre 2010 13:17

              Ce sont même les deux face d’un même libéralisme extrême - il n’y a pas plus capitaliste sauvage que le dealer.


            • armand armand 18 septembre 2010 13:21

              Romaeterna,

              Pas tout à fait. La gauche a développé une chsion christique de l’immigré, de préférence sans papiers, qui vient remplacer le prolétaire d’antan, soupçonné dès à présent de sympathies frontistes et de rancoeurs de « petit blanc ».
              En fait, personne ne défend vraiment les « petits bourgeois », et on trouve autant de « gros » à gauche qu’à droite.
              Voyez comment Delanoë a consnti à la transformation de Paris en « gated community » pour bobos et hauts revenus, en le saupoudrant seulement de quelques îlots sociaux pour pauvres méritants. Et le pouvoir, via Mme Boutin, a enfoncé le clou en collant d’énormes surloyers aux locataires sociaux dès lors qu’ils émergent du seuil de pauvreté.


            • boris boris 19 septembre 2010 16:04

              Les deux Qui t’as mis ça, les deux, le patron où politique ripou et la raille font autant de mal, chacun à sa maniére, de plus, la petite racaille manipulée permet aux gouvernants de faire diversion.

              Quand le zombi de base focalise sur la bagarre qui tourne mal, les milliards détournés changent de mains discrétement.


            • Marc P 17 septembre 2010 17:41

              un article et un livre qui ne peuvent que rendre plus intelligent et nourrir une espérance, favoriser les chances d’un grandir, travailler, et vivre ensemble plus convivial entre tous les habitants de notre pays, voire de notre continent...
              a suivre de près en croisant les doigts...


              • birdy 17 septembre 2010 19:58

                « Vivre eennseemmbleuh » et croiser les doigts !


                Il y en a qui sont prêt à risquer la guerre civile pour le « vivre eennseemmbleuh ».

                Même si on leur démontre que ça mène à l’apocalypse il « faut vivre eennseemmbleuh ».

                Même si on leur démontre que ça n’existe pas puisque les communautés se regroupent par affinité, il « faut vivre eennseemmbleuh ».

                Lobotomisé par le « faut vivre eennseemmbleuh », prêt à jeter femmes et enfants au feu pour leur théorie. Attention, fou dangereux !

              • Daniel Roux Daniel Roux 17 septembre 2010 17:46

                Le facteur culturel ? Quelle surprise ! Comme c’est nouveau.

                Cela fait très longtemps que nous savons que les différences génétiques entre deux populations vivant sur des continents différents, disons l’Europe et l’Australie, sont de 15% alors que celles des populations vivant sur le même continent sont de 85%, comme le démontre les dons d’organes transcontinentaux.

                Dans ces conditions on voit mal ce qui pourrait expliquer les différences de comportements dans une même espèce sinon les différences culturelles et sociales.

                La bourgeoisie sénégalaise, nippone ou parisienne, ne se révolte pas contre une organisation sociale qui les avantage, par contre, il est inévitable que la frustration engendre la violence, quelque soit l’ethnie dont vous provenez.


                • galien 17 septembre 2010 20:34

                  Ca oui, les africains et les chinois en savent quelque chose de l’esclavage économique, chacun ayant son petit rôle à lui. Nous vivons dans un régime féodal dont le capital est le grand cerf.


                • oliv 21 septembre 2010 22:56

                  " Cela fait très longtemps que nous savons que les différences génétiques entre deux populations vivant sur des continents différents, disons l’Europe et l’Australie, sont de 15% alors que celles des populations vivant sur le même continent sont de 85%, comme le démontre les dons d’organes transcontinentaux."
                  La génétique n’apporte pas de réponse aux problèmes sociaux et c’est tant mieux mais votre affirmation est fausse. Un caucasien est plus proche génétiquement d’un autre caucasien que d’un aborigène.
                  Même si je suis assez d’accord avec votre conclusion, l’exploitation des données scientifiques par des personnes n’ayant pas les outils pour les comprendre ouvre la porte à toutes les interprétations y compris les plus fausses.
                  genetic is complex, so we are


                • roblin 17 septembre 2010 17:50

                  Oui, c’est évident puisque les traditions dans les pays africains sont celles avec lesquelles ont éduque les enfants.

                  Il y a un article qui récapitule les formes de violences subies par les enfants de part le monde sous couvert « d’éducation » :

                  http://www.oveo.org/index.php?option=com_content&view=article&id=66:geographie-de-la-violence-educative-ordinaire-par-continents-et-par-pays&catid=11:etdanslemonde&Itemid=12

                  Alice Miller à recherché l’origine de la violence depuis longtemps et l’a trouvée mais bien peu de médias en parlent, je retiens que ce qui est expliqué là est l’influence de la culture donnée par les parents aux enfants, comme l’excision du clitoris est une coutume répandue en afrique mais pas chez nous, il en est de même pour cette éducation traditionelle dans certains groupes de populations liées culturellement qui ont une même culture, certains de ces principes culturels infligés aux enfants résultent en ces types de violences une fois adulte, comme la « charia » (le mensonge) qui n’a pas court chez nous, contrairement à la fessée ou autre tapes très violentes pour les enfants.

                  Le livre d’olivier maurel est lui aussi intéressant sur ce point :
                  http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-livre-oui-la-nature-humaine-est-81319

                  et son livre « questions sur la fessée » lui aussi pose des question d’ordre culturel sur la fessée.


                  • toug toug 17 septembre 2010 17:59

                    Voleurs de foule, voleurs de poule... A quand une même étude sur les voleurs de foule ? Bien évidemment on ne la verra jamais...


                    • Bulgroz 17 septembre 2010 18:00

                      En Suède, il y a des études au sujet de la criminalité des étrangers depuis lontemps:Rapport 2005 page 37 “Brottslighet bland personer födda iSverige och i utlandet”

                      http://www.bra.se/extra/measurepoint/?module_instance=4&name=1brottslsveutland.pdf&url=/dynamaster/file_archive/051214/e7dae113eb493479665ffe649e0edf57/1brot tslsveutland.pdf

                      On y apprend que 26% des délits sont commis par des "nés à l’étranger«  ; 16% par des »nés en Suède d’au moins un parent étranger".

                      Ce qui donne une surreprésentation de ces deux groupes égale à 2 et 1.3 contre 0.8 pour les suédois de deux parents.

                      Le coéfficient de surreprésentation est 3,7 pour les maghrébins et de 4,3 pour les sub-sahariens.


                      • silversamourai silversamourai 17 septembre 2010 18:00

                        Bonjour,
                         
                        ma conclusion est que les populations visées par les enquêtes de Mr Lagrange sont moins aptes à échapper aux statistiques policières que leurs commanditaires du crime organisé internationale .

                        Les gradés des maffias italiennes sont d’origine italienne, des maffias russes d’origine russe, des cartels colombiens d’origine colombienne, etc...

                        Sans parler de ceux qui se donnent les moyens de modifier les lois qui gênent leur suffisance .....

                        A propos de culture tribale : 

                         
                        « Voyage en grande bourgeoisie, journal d’enquête », Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot

                        • Blé 17 septembre 2010 18:07

                          Le livre de ce chercheur n’invente rien, il ne fait que mettre en lumière un phénomène qui est aussi vieux que le monde.

                          Quand un groupe humain arrive dans un pays inconnu, les membres de ce groupe agissent, pensent, réfléchissent comme dans leur pays d’origine. Ils ne peuvent pas faire autrement.

                          Quand la France paysanne s’est transformée en une France urbaine, les gens arrivaient dans les villes avec leur langage, leurs habitudes, etc... moins voyant mais bien réel. J’ai l’impression que l’on oublie qu’il faut un minimum de temps d’ « acculturation » pour s’intégrer dans une société où l’on n’a pas grandi quelque soit le pays d’ origine.


                          • galien 17 septembre 2010 20:37

                            Oullala diteuh moi c’est le pays de Pagnole là.
                            Vous avez oublié de précisé le port du Beret et de la baguette


                          • FrenchGreg 17 septembre 2010 18:36

                            J’attend le procès des associations antiracistes contre ce chercheur, ainsi que des incitations a le faire licencier du CNRS.

                            Ou bien il y aurait un 2 poids 2 mesures, ce que je ne peux croire ...

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Douglas Barr


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