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Accueil du site > Actualités > Société > Délinquance sexuelle : « Village Miracle » ou village mirage (...)

Délinquance sexuelle : « Village Miracle » ou village mirage ?

Comme chaque année, les habitants du « Miracle Village » de Pahokee qui désiraient partager un moment de convivialité pour fêter la Nativité ont participé au banquet de Noël. Des habitants pas tout à fait comme ceux – principalement des retraités – que l’on rencontre habituellement dans les résidences de Floride : au « Miracle Village », la moitié des résidents est en effet constituée de délinquants sexuels... 

Pahokee est une bourgade de Floride située au bord du Lac Okeechobee, à environ 40 km à l’ouest de la célèbre Palm Beach. La majorité de ses 6 000 habitants vit, de manière directe ou indirecte, des plantations de cannes à sucre, de citronniers et de maïs qui prédominent dans la région. C’est dans ce cadre rural, au milieu des plantations, qu’a été créé en 2009 Miracle Park, à environ 4 km du centre-ville de Pahokee. Généralement surnommée Miracle Village, cette localité communautaire est constituée d’habitations préfabriquées naguère destinées aux employés des plantations de canne à sucre. Particularité du lieu : même si d’anciens résidents y habitent encore, il est principalement dédié à l’accueil des délinquants sexuels n’ayant pas commis de crimes de sang.

L’initiative est due à un nommé Richard Witherow. L’homme, aujourd’hui âgé de 79 ans, est un ancien détective privé devenu pasteur à 45 ans. Dick Witherow a passé 30 ans de sa vie dans les prisons comme aumônier, et c’est pour venir en aide aux délinquants sexuels qu’il a si souvent rencontrés et soutenus durant leur détention dans les pénitenciers qu’il a émis cette idée de communauté dédiée. Le Miracle Village est placé sous l’autorité de « Matthew 25 Ministries », une organisation religieuse dont le nom fait référence au 25e chapitre de l’Évangile selon Matthieu. Les valeurs promues par cette communauté sont résumées dans un slogan universel : « Ne faites pas à autrui ce que vous n’aimeriez pas que l’on vous fasse !  » Et cela au service d’un projet lui aussi des plus simples : les atteintes sexuelles étant des péchés, c’est dans la parole du Christ qu’il convient aux résidents de trouver la solution à leur problème.

La morale religieuse comme thérapie, notamment par le biais de séances de « purification sexuelle » organisées en complément de groupes de parole, pas sûr que l’efficacité soit au rendez-vous ! Mais au moins les 150 délinquants sexuels (dont quelques femmes) qui ont choisi de trouver refuge là pour tenter de se débarrasser de leurs pulsions trouve-t-ils un lieu d’accueil dans un État où le rejet des déviances sexuelles est particulièrement marqué et se traduit par des mesures drastiques. Un délinquant sexuel a en effet l’interdiction absolue d’habiter à moins de 300 m d’un lieu où des enfants vivent, vont à l’école ou pratiquent une activité culturelle ou sportive. Sans oublier les parcs publics et les lieux de culte où ces personnes sont également indésirables durant la journée. La distance minimale d’exclusion a même été portée à 750 m dans des villes comme Miami et Jacksonville ! En pratique, ces contraintes interdisent toute possibilité d’habitat d’un délinquant sexuel dans une agglomération, de quelque taille qu’elle soit.

Encore faut-il savoir ce que l’on nomme « délinquant sexuel » aux États-Unis. Et là, force est de reconnaître que, dans un contexte le plus souvent dominé par le puritanisme et l’anathème, l’on procède très souvent à des amalgames aberrants. Sont en effet mis dans le même sac, non seulement les violeurs de femmes et d’enfants, les possesseurs d’images pédopornographiques et les coupables d’atteintes à la pudeur, mais également les jeunes condamnés pour avoir eu des relations sexuelles avec des mineures consentantes, en l’occurrence des petites amies âgées parfois d’un à deux ans de moins que leurs prétendus « agresseurs » ! La photographe Sophia Valente a même rencontré, parmi les reclus de Village Miracle un homme condamné pour avoir... uriné en public et qui, à ce titre, a été enregistré par l’administration comme prédateur sexuel !

 

Le Canada et les Pays-Bas, nations pilotes

Or, compte tenu de la rigueur des lois, de la publication de l’identité des délinquants sexuels sur les sites du web dédiés à leur dénonciation, mais aussi de l’animosité du voisinage dans la majeure partie des villes américaines, nombre de ces délinquants sexuels sont de facto privés de travail quand ils ne sont pas réduits à grossir le nombre des SDF, ce qui, paradoxalement, les remet en contact au cœur des villes avec une population dont on cherche à les isoler. C’est pour pallier cette déchéance sociale que les promoteurs du Village Miracle ont entrepris de regrouper dans ces bâtisses quelques dizaines de ces « parias » en cultivant l’espoir, très religieux, d’une possible rédemption. Encore faut-il que ceux qui aspirent à vivre là, fût-ce pour quelques semaines ou quelques mois, attestent d’une foi chrétienne.

Comme on peut l’imaginer, le maire de Pahokee, Wayne Whitaker, ne s’est pas montré enchanté de cette proximité. Pas plus que ses administrés dont certains n’hésitaient pas, en 2009, à comparer le Village Miracle aux léproseries médiévales. Le tout dans une ambiance pesante, ponctuée d’agressivité, de vives déclarations d’intolérance, et même de menaces de mort. Dans de telles conditions, la demande d’implantation déposée par Matthew 25 Ministries a donné lieu à quelques séances particulièrement houleuses du Conseil municipal de Pahokee, avec présence inhabituelle de forces de police en un lieu généralement paisible. Les autorisations n’en ont pas moins été délivrées, malgré le maintien au Village Miracle d’une moitié de population – y compris des enfants – n’ayant aucun rapport avec la délinquance sexuelle.

Depuis, les choses se sont calmées par rapport aux premiers temps de cette implantation. Les relations sont apaisées, et la présence de résidents du Village Miracle est désormais acceptée, y compris dans l’église méthodiste de Pahokee où l’on a pu voir l’un de ces résidents accompagner des offices au piano. Grâce à cette tolérance, inimaginable en 2009, l’expérience perdure année après année. Elle a permis, à ce jour, à plus de 500 délinquants sexuels fichés par les autorités de transiter par le Village Miracle. Et aucune récidive de leur part n’a été constatée, reconnaissent les responsables de la police du Comté de Palm Beach. Le shérif de Pahokee lui-même, pourtant très hostile à l’origine du projet, est obligé d’en convenir.

150 000 délinquants sexuels sont emprisonnés aux États-Unis ; 750 000 sont fichés comme tels par les autorités, et par conséquent soumis à des contraintes légales plus ou moins dures selon les États de l’Union ou les localités. Tout cela pour un résultat souvent désastreux en termes de réinsertion sociale. Malgré cela, les récidives restent en deçà des craintes de la population, avec des taux inférieurs à 15 % à 5 ans, et plafonnant à moins de 25 % à 15 ans, tous types d’agressions sexuelles confondus. Encore parle-t-on là de délinquants sexuels qui, à leur sortie de prison, se sont trouvés très largement livrés à eux-mêmes, y compris durant leur période de probation. La faute à des structures de prévention et d’accompagnement psycho-médicalisé pour le moins embryonnaires – et en de nombreux lieux carrément inexistantes – sur le territoire des États-Unis.

Cette situation est-elle figée ? Peut-être pas, car l’exemple du pays voisin, le Canada, pourrait bien inspirer l’administration américaine dans l’avenir. A l’instar de ce qui existe aux Pays-Bas, le Canada a en effet entrepris depuis des années un effort tout particulier dans la prévention de la délinquance sexuelle et le suivi médico-psychiatrique des personnes concernées. Et cela dès en amont de la libération des prisonniers comme l’illustre, depuis 2010, le programme expérimental destiné aux détenus volontaires transférés à cet effet dans la prison dédiée de Percé (Gaspésie). À la clé de ces initiatives, des résultats incontestablement probants qui font du Canada l’un des pays les plus efficaces dans la réinsertion des délinquants sexuels.

Aussi respectables soient les objectifs du Village Miracle, cela reste une démarche empirique pouvant difficilement essaimer, et cela d’autant moins que le caractère confessionnel de la démarche se traduit de facto par l’exclusion d’une partie des délinquants sexuels. Qui plus est, compter sur l’aide de Dieu pour résoudre le problème des résidents ne peut constituer une base sérieuse de traitement généralisé du problème. À cet égard, le Village Miracle semble, en regard de l’universalité du problème à résoudre, n’être qu’un « village mirage ». Et pour cause : c’est de l’action publique qu’il faut attendre des améliorations significatives applicables partout sur les territoires des nations à toutes les catégories de délinquants sexuels. C’est d’ailleurs dans cette optique que les expériences conduites au Canada et aux Pays-Bas intéressent vivement de grands pays comme la France ou l’Italie. Encore faut-il, dans ces pays « intéressés », allouer des moyens suffisants pour ouvrir des structures spécialisées ou mettre en œuvre des actions de suivi médico-psychiatrique réellement efficaces.

Sur ce plan-là, force est de constater qu’en France, les inerties et le manque cruel de budget dans les milieux médico-judiciaires sont de puissants freins. Hélas !

 

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Google : localisation du Miracle Village

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74 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 30 décembre 2015 12:56

    Je me suis toujours demandé si la proportion écrasante de mâles parmi les délinquants sexuels était due à une overdose de testostérone ou à une trop grande addiction au machisme !


    Existe-t-il une étude sur les origines sociales des délinquants ?

    • Fergus Fergus 30 décembre 2015 13:14

      Bonjour, M de Sourcessure

      « Existe-t-il une étude sur les origines sociales des délinquants ? »

      Il existe même de nombreuses études - facilement consultables sur le net - consacrées à la délinquance sexuelle, et toutes montrent que ce phénomène touche tous les milieux sociaux.

      Pour ce qui est de la « proportion écrasante de mâles parmi les délinquants sexuels », c’est sans doute lié aux caractéristiques - de nature animale - des genres, le mâle étant naturellement programmé depuis la nuit des temps pour procréer le plus possible en multipliant les partenaires et les actes sexuels. D’où les déviances dominatrices que suscitent des pulsions de moins en moins acceptées dans les sociétés civilisées.


    • bakerstreet bakerstreet 30 décembre 2015 15:35

      @M de Sourcessure
      Chez certains pervers, l’acte sexuel n’est qu’une des composantes non obligées, mais utile à exercer leur perversion, celle ci étant liée au plaisir liée à la souffrance infligée...Maintenant, comprendre pourquoi certains extraient « rosebud », de leur univers mental, et d’autres, un bouton d’ordure qu’ils jetteront sur les autres, ce n’est pas forcément lié à la testostérone. 

      Les pervers et les psychopathes, ont un cerveau particulier. En laboratoire, on s’est aperçu qu’ils n’avaient aucune réactions quand ils sont soumis à des scènes atroces, qui déclenchent ordinairement de l’empathie et de la compassion chez les autres, pour la victime, l’imagerie IRM visualisant et certifiant ce postulat.
      En d’autres termes, la recherche d’émotions va pour eux se construire dans un autre registre, celui de la perversion, c’est à dire exiger la souffrance des autres.

    • Fergus Fergus 30 décembre 2015 17:13

      @ bakerstreet

      « Les pervers et les psychopathes, ont un cerveau particulier. »

      Fort heureusement, la plupart des auteurs d’agressions sexuelles n’appartiennent pas à ces catégories.


    • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 30 décembre 2015 17:29

      @Fergus

      Désolé de vous contredire, Fergus, mais je viens de lire plusieurs articles qui privilégient largement les causes socio-culturelles par rapport aux causes naturelles.
      La drogue, l’alcool, la monoparentalité et la carence paternelle semblent être des facteurs importants dans la constitution d’une personnalité susceptible de se livrer à des comprtements sexuellement ré-prouvables (pédophilie, viol).
      Il semblerait en outre que la pédophilie ne soient pas considérée comme un délit chez d’anciens ministres.

    • bakerstreet bakerstreet 30 décembre 2015 17:30

      @fergus

      C’est malheureusement ce profil qui désigne le psychopathe : Absence d’émotions, d’empathie et de compassion, et difficultés à supporter les limites et les frustrations. Les causes sont multiples, mais il faut bien convenir qu’une certaine forme d’éducation peut promouvoir une certaine forme de réponse et de comportement. Reste que le terme « psychopathi »e, comme d’autres, est utilisé dans les domaine général, pour désigner tout et n’importe quoi. 
      Du reste, la classification psychiatrique n’est qu’une classification, un meuble à tiroir qui tente à classer ce qui peut l’être. L’expertise est parfois malaisée, sauf pour les cas cliniques les plus typiques...Ent ou tout cas, une évidence : Ce n’est pas le passage à l’acte qui fait le malade, ni la monstruosité des passages à l’acte. La façon que nous avons de les refouler dans les domaines de la pathologie est une mécanisme de défense devant l’innommable, et ce qui nous fait horreur. La part d’ombre que l’homme porte en lui même ? De Freud à Annah Arendt, on n’a jamais fini d’explorer ceux qu’on nomme les monstres

    • bakerstreet bakerstreet 30 décembre 2015 17:35

      @Fergus

      D’autre part quand je parle de cerveau particulier, je m’explique mal : Le cerveau est foutu pareil, ce qui est validé dans l’expérience, c’est que certaines zones liées aux émotions ne sont pas activées. il n’y a donc pas une aberration morphologique ou une distinction particulière, d’origine acquise, mais plus un réseau qui s’est tissé, par l’expérience et les choix que l’individu a fait. A partir d’un certain moment, nous allons tous être tenté de reproduire des situations qui ont été excitantes. Si vous faites le choix du bien cela peut vous mener à devenir un saint homme, sinon, vous filez un mauvais coton, en prenant la filière Dutroux ou Louis Georges

    • Fergus Fergus 30 décembre 2015 17:43

      @ M de Sourcessure

      « je viens de lire plusieurs articles qui privilégient largement les causes socio-culturelles par rapport aux causes naturelles. »

      Je n’ai jamais prétendu le contraire. Les causes « naturelles » me semblent en revanche prédominantes dans le déséquilibre qui existe entre les hommes et les femmes en matière de délinquance sexuelle.

      Ancien ministre ou pas, la « pédophilie » est criminelle du fait des dégâts durables qu’elle occasionne dans la construction psychique des enfants ou des adolescents.


    • Fergus Fergus 30 décembre 2015 17:51

      @ Bakerstreet

      « C’est malheureusement ce profil qui désigne le psychopathe ».

      Un profil que j’ai schématisé dans un article intitulé Qui suis-je ? Le sujet n’était pas les déviances sexuelles, mais le profil d’un important personnage politique. Le résultat n’en est pas moins édifiant, et en effet conforme au profil de nombreux délinquants sexuels. Pour autant, la plupart des affaires traitées par la justice ne relèvent pas de cela mais de la petite délinquance du genre, entre exhibitionnisme et attouchements plus ou furtifs.



    • bakerstreet bakerstreet 30 décembre 2015 17:56

      M de Sourcessure

      De l’affaire des « ballets roses », à l’affaire DSK, sans parler de tout ce qui a touché à madame Claude, dont a parlé récemment lors de la disparition de cette dernière, l’actualité est là pour nous rappeler que l’exercice d’une sexualité débridée, et à la marge de la légalité, dans le sens qu’elle est souvent pédophile, pour dire les choses de façon « très soft » est la concomitance du pouvoir. « L’occasion fait le larron, comme on dirait. »... Des mécanismes insidieux sont déjà présents pour que l’individu se sente au dessus du commun, comme Louis quinze se permettait d’agir, entretenant toute une maison de jeunes filles mineures pour son profit exclusif, « son bon plaisir »comme on disait.
      « L’affaire Damien », du nom d’un pauvre homme torturé à mort, et écartelé, pour avoir osé porté la main sur le roi, après qu’il est appris que sa fillette était victime de ce libidineux, en sera la conséquence. Il reste de ces pratiques de vieux chefs prédateurs une attirance qui ne se vérifie pas que dans le symbole. Les vieux contes, comme « peau d’âne », nous l’avait dit. Ces gens là veulent élargir leur territoire de décision au delà des lois communes, en échange de leur immense mérite, diraient ils....Je pense que c’est la place invulnérabilité qui permettent et poussent même certains à agir. Pourtant de brillants cerveaux, propres sur eux ; pas des débiles sortis d’un bayou....

    • Fergus Fergus 30 décembre 2015 18:14

      @ bakerstreet

      Excellent rappel !


    • bakerstreet bakerstreet 30 décembre 2015 18:15

      @Fergus
      J’ai regardé votre article. Bon, vous savez, des psychopathes, de psychotiques, j’ai travaillé dans ce domaine toute ma vie. Les cases sont surtout utiles pour les débutants. En tout cas, non, les psychopathes ne souffrent pas de bouffées délirantes, qui sont le signe d’une distorsion du réel et du moi. Sinon, ce sont des psychotiques ! Ou alors il y a erreur de diagnostic

      « De tendance psychopathique », ou « états limites, bordeline »...voilà ce qu’on sort souvent dans les diagnostics, où l’on a du mal à classer l’inclassable, le difficile à évaluer. Ca mange pas de pain, et ça comble les brèches. 
      Mais la psychiatrie est en perpétuelle évolution, entendu que la société fabrique ses malades, des gens qui pour tout un tas de raisons souffrent, s’excluent ou sont exclues. Assurément, le nombre de psychopathes est en évolution, car nous sommes dans un type de société orientée vers le plaisir et l’individualisation, où les normes disparaissent, les interdits deviennent flottant, et laissés plus ou moins à l’appréciation de chacun, en fonction de ses repères, de sa tribu, et de ses intérêts.... 
      Tout cela laisse les individus face à leurs pulsions, et à des identifications boiteuses, daesh étant une officine de recyclage ultime

    • Fergus Fergus 30 décembre 2015 18:21

      @ bakerstreet

      Merci pour ces précisions.


    • Ratatouille Ziziledur 30 décembre 2015 22:24

      @Fergus
      Je formulerai comme ça :
      D’où les pulsions dominatrices que suscitent ces comportements de moins en moins acceptées dans les sociétés civilisées.
      mais bon ,un détail
      merci pour l’article


    • Fergus Fergus 30 décembre 2015 22:26

      Bonsoir, Ziziledur

      Vous avez raison sur la formulation : c’est parfaitement clair ainsi.

      Merci à vous.


    • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 31 décembre 2015 10:13

      @bakerstreet

      je pensais plutôt à Frédéric Mitterrand ou Philippe Douste-Blazy

    • Agafia Agafia 2 janvier 03:38

      @Fergus

      Je pense quand même que pour en arriver à agresser, violenter, violer, dénier à l’autre toute humanité, être dénué d’empathie, et prendre du plaisir à la souffrance d’autrui il faut être un minimum psychopathe...

    • Fergus Fergus 2 janvier 08:14

      Bonjour, Agafia

      Je me garde bien de me prononcer sur cette question, faute de compétences spécialisées. Mais une chose est sûre : la petite délinquance sexuelle (exhibitionnisme occasionnel ou attouchements d’opportunisme dans le métro) ne relève pas de la même démarche, même si ce genre d’agissements doit être combattu.


    • Shawford Shawford43 2 janvier 08:22

      @Fergus

      Chalut Fergie

      au fait :

      BONNE ANNEE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

      Ça boom ? Plein de bonnes résolutions pour 2016 déjà en stock ? (pour moi la liste est aussi longue et fastidieuse que Guère et pets smiley )


    • Fergus Fergus 2 janvier 08:28

      Bonjour, Shawford43

      Meilleurs vœux également pour cette nouvelle année !

      Mais sans « bonnes résolutions » que je ne tiendrais sans doute pas.


    • Shawford Shawford43 2 janvier 08:32

      @Fergie

      Tu as bien raison, et pourquoi tu changerais quoi que ce soit d’ailleurs ? (à tout le moins sur AV où ton implication, attitudes et intentions sont des plus exemplaires et que je m’autorise exclusivement à pouvoir prétendre quelque peu « expertiser » comme je le gros balourd que je suis et que tu connais smiley smiley )


    • Fergus Fergus 2 janvier 09:08

      @ Shawford43

      Il n’y pas de « gros balourds », mais des manières d’exprimer ses idées qui diffèrent d’une personnalité à l’autre, sans être pour autant moins pertinentes.

      La seule véritable plaie du web, c’est la minorité de trolls qui n’interviennent que pour casser les débats ou tenter de saper la crédibilité des intervenants.

      Je te souhaite une excellente journée !


    • Shawford Shawford43 2 janvier 09:15

      @Fergie

      Itou smiley

      J’espère que cette journée me verra venir rire doucement, empathiquement et/ou férocement sous une de tes interventions smiley


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 janvier 18:31

      @bakerstreet

      J’en profite pour glisser en tapinois un lien indirect vers la ponerologie 
      « à la Lobaczewski » dont je pense qu’on n’a pas encore compris toute l’importance pour expliquer le monde dans lequel nous vivons.


      PJCA

    • alinea alinea 30 décembre 2015 13:13

      Ça me fait penser pourtant à cette prison à ciel ouvert, sans clôtures ni gardien, en Corse, et qui accueille, elle, des délinquants sexuels de « crime de sang » ! J’ai lu ça il y a longtemps mais la réussite était totale !
      Je vais tâcher d’en retrouver des traces !


      • Fergus Fergus 30 décembre 2015 13:17

        Bonjour, alinea

        Voilà qui est surprenant. Surtout pour des crimes de sang. J’avoue que je serais intéressé d’en savoir plus sur cet établissement dont je n’ai jamais entendu parler. Merci pour tes recherches.


      • pemile pemile 30 décembre 2015 13:26

        @Fergus
        Prison de Casabianda à Aléria, 180 détenus, 80% de délinquants sexuels, le reste en crime de sang.
        http://www.corsematin.com/article/corse/detention-casabianda-cette-prison-ouverte-dou-lon-ne-sevade-pas.205.html


      • Fergus Fergus 30 décembre 2015 13:34

        Bonjour, pemile

        Un grand merci pour ce lien : je ne connaissais pas cette expérience de Casabianca, mais elle va incontestablement dans le bon sens car, comme le soulignent les détenus « les barreaux sont dans nos têtes », et « il faudrait être fou pour se faire jeter de la. »


      • Fergus Fergus 30 décembre 2015 13:36

        @ Alinea

        Même commentaire qu’à Pemile. Je trouve cette expérience particulièrement intéressante, même s’il est peu évident de la décliner partout. Peut-être aux sources du Tarn ? smiley


      • alinea alinea 30 décembre 2015 13:43

        @pemile
        Quelle concordance ! smiley


      • pemile pemile 30 décembre 2015 13:45

        @Fergus
        C’est quand même plus ou moins pratiqué par certains foyers pour délinquants pour jeunes de moins de 21 ans ayant connus les centres éducatifs fermés ou la prison, cela change la relation cela les déroute et dans les faits, une relation de confiance n’augmente pas les fugues.


      • pemile pemile 30 décembre 2015 13:49

        @alinea « Quelle concordance »
        Quelle injustice qu’a quelques secondes près un line vers lepoitn passe avant celui vers corse-matin smiley


      • Fergus Fergus 30 décembre 2015 13:55

        @ pemile

        Le fait est qu’il existe pour les jeunes des expériences comparables, et c’est à mon avis une excellente chose, la prison pure et dure étant - c’est démontré de manière indiscutable - un facteur aggravant de récidive. Mais c’est beaucoup plus étonnant concernant la délinquance sexuelle, et une population plus âgée.


      • pemile pemile 30 décembre 2015 14:29

        @Fergus « c’est beaucoup plus étonnant concernant la délinquance sexuelle, et une population plus âgée »

        Tu as vu sur le lien que je t’ai fourni que ce projet est défaillant au niveau suivi psychologique et qu’il n’y a aucun travail de statistiques sur les récidives ?


      • bakerstreet bakerstreet 30 décembre 2015 15:00

        @Fergus

        Faut pas être naïf, tout de même, en tout cas « faire semblant d’être humaniste », pour prendre des décisions démagogiques, qui peuvent apparaître progressiste un temps, avant qu’on s’aperçoive qu’on a introduit un loup dans la bergerie, et que l’administration et que le bottage en touche s’apparente elle aussi à un crime. 
        Le mélange des genres, c’est une horreur. Mettre d’abord hors d’état de nuire les criminels, c’est la première nécessite. Les soigner, les rendre ré éducables, si possible, c’est la seconde, mais en n’oubliant jamais la première obligation. 
        Meurtre d’Agnès : Matthieu, condamné à la perpétuité ...

      • Fergus Fergus 30 décembre 2015 16:34

        @ pemile

        Je n’ai pas eu le temps d’approfondir le sujet, mais je vais retourner lire ces deux articles dès que mes petits-enfants m’en laisseront le loisir. smiley


      • Fergus Fergus 30 décembre 2015 16:37

        Bonjour, bakerstreet

        En règle générale, les mesures envisagées le sont principalement pour des délinquants sexuels condamnés à des peines relativement réduites, et pour des faits ne relevant évidemment pas des crimes de sang. C’est notamment le cas au Village Miracle et à Percé.

        Les criminels relèvent d’un traitement tout à fait différent.


      • foufouille foufouille 30 décembre 2015 13:22

        « C’est d’ailleurs dans cette optique que les expériences conduites au Canada et aux Pays-Bas »
        doit pas y avoir grand monde en hollande vu que tu peut payer tes heures de conduites avec ton cul, uniquement si l’examinateur le propose .......
         smiley


        • Fergus Fergus 30 décembre 2015 13:27

          Bonjour, foufouille

          A mon humble avis, cela doit se produire ailleurs également. Et cela peut justifier des poursuites pénales pour harcèlement sexuel.

          Pour le reste, les Pays-Bas ne sont pas moins exposés aux dérives sexuelles que les pays voisins.

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