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Accueil du site > Actualités > Société > Démocralisme, le pouvoir « nouveau » en vue !

Démocralisme, le pouvoir « nouveau » en vue !

Le Démocralisme, la société d'aujourd'hui mondialisée, ultra-connectée qui assume elle-même, pour elle-même, les responsabilités politiques.

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Préambule

Le démocralisme n'est, pour l'instant, qu'un néologisme mais ce projet d'un système entièrement fondé sur l'authentique représentation citoyenne au sein des leviers du pouvoir marque une rupture totale avec tout ce qui existe jusqu'à présent et dont on s'obstine à maintenir un fonctionnement visiblement bancal et décalé vis à vis des discours en forme de slogans récurrents proférés par tous les élus qui, invariablement, se disent au service de tous les citoyens alors, qu'au mieux, ils n'en "représentent" qu'une partie souvent minoritaire !.

Démocraties et Dictatures

Depuis des siècles, les sociétés humaines n'ont globalement expérimenté que deux modes de gouvernance, à savoir la démocratie et la dictature finalement bien moins antagonistes, dans l'optique de ceux qui détiennent le pouvoir, qu'il n'y parait tant les tentations, les abus d'avantages personnels sont communs aux deux "doctrines" avec le facteur aggravant pour les tenants de la démocratie qu'ils ajoutent à leurs forfaits, la manipulation hypocrite de n'agir que pour le bien du peuple alors que le dictateur, lui, ne fait aucun mystère de sa volonté de capter richesses et avantages divers à son seul profit !.

Bien évidemment que l'existence vécue en démocratie offre des libertés citoyennes sans commune mesure avec la dictature et que, parfois même, certains de ses élus indélicats sont inquiétés par une justice certes politisée d'où des lenteurs extrêmes ou jugements soumis à l'alternance dirigeante.
Sans oublier l'illusion démocratique qui veut que, régulièrement, nos votes soient sollicités afin de soutenir ou de sanctionner les représentants d'un establishment particratique qui a préalablement bien cadenassé, via des règles de répartitions des postes et sièges, un mode de gouvernance clientéliste qui garantit peu ou prou une pérennité de fonctionnaires obligés.

Les subdivisions des régimes démocratiques que sont le libéralisme, le socialisme, le capitalisme et le communisme ou celles des dictatures qui s'appuient et/ou se servent essentiellement des religions ne sont tant les unes que les autres que la volonté constante de capter les différents organes des pouvoirs politiques voire médiatiques au profit de quelques individus (oligarchie, clan...) ou de partis aux idéaux fluctuants plus en rapport avec les sondages d'opinion que les convictions personnelles tant le but est de se répartir, avant élections, les postes rémunérateurs futurs.

Autant il sera difficile de trouver une justification intellectuelle aux dictatures, il reste néanmoins étonnant, paradoxal de constater que les démocraties prétendûment représentatives d'une expression libre des désirs et besoins populaires ne le sont, en définitive, que très relatives car au terme de toutes élections, en fonction du système choisi, proportionnel, majoritaire voire un mix de ceux-ci, seule l'idéologie d'un parti gouvernera au travers de ses représentants élus non pas l'ensemble de la société mais bien une minorité de celle-ci qui se félicitera, se targuera d'être, presque par vocation, exclusivement au service des citoyens, de tous sans exception, oubliant quelque peu qu'ils sont payés par ces derniers et que, contrairement à l'habitude que ces élus ont prise, leurs mandats n'étaient pas censés leur garantir une rente à vie !.

Au service des citoyens ?

N'y a-t-il pas quelque chose d'absolument insupportable de constater que, de discours en meetings médiatiquement relayés, le pouvoir minoritaire en place se targue de représenter, par vocation et non par intérêt idéologique voire personnel, le bien-être de l'ensemble de la population.
N'y a-t-il pas quelque chose d'absolument insupportable de constater que, tant dans les rares actes que dans le florilège de paroles, seule compte l'idée que le pouvoir en place se doit de réparer les "erreurs idéologiques" commises par le pouvoir précédent et, surtout, d'éviter que ce dernier ne revienne aux commandes de l'Etat.


N'y a-t-il pas quelque chose d'absolument insupportable de constater que, jamais aucune responsabilité politique personnelle ou collective n'est assumée lors d'échecs économiques ou financiers engendrés par l'obligation d'appliquer les nouvelles idées des uns et des autres quand celles-ci font force de lois et règlements divers d'autant plus si celles-ci masquent difficilement la volonté d'imprimer une marque idéologique dénuée de l'élémentaire expertise indispensable dans le pilotage des dossiers techniques liés à l'économie nationale dans le cadre de la mondialisation.
N'y a-t-il pas quelque chose d'absolument insupportable de constater l'acharnement de la plupart des élus qui s'accrochent à ce métier de politicien dont ils se prétendent attachés non par les rémunérations et privilèges mais par la vocation des services rendus à leurs concitoyens.
N'y a-t-il pas quelque chose d'absolument insupportable d'avoir à entendre le microcosme médiatico-politique décrire le schisme, le fossé sans cesse grandissant entre l'élite sachante (dont, bien entendu, ils s'estiment membres presque fondateurs) et le peuple, vous savez ceux qui, sous-entendus à peine voilés, sont incultes, crédules, manipulables et trop idiots que pour répondre avec discernement au moindre référendum... à se demander où vivent tous les diplômés, industriels et entrepreneurs !.
N'y a-t-il pas quelque chose d'absolument insupportable à se dire que tout ce qui précède existe encore au moment où le siècle a changé, que la mondialisation et surtout les formidables moyens de communication ouverts à tous et à... ont ouvert la voie à l'expression libre, l'exercice du seul et véritable pouvoir par et pour la population sans nullement devoir verser dans la démagogie ou le populisme qui, ici encore, ne sont que des concepts utilisés et récupérés au seul profit de partis et politiciens qui, par médias interposés, s'en font les chantres.

Ceci est d'autant plus préoccupant pour ceux qui se disent faire partie de l'élite et qui, à ce titre, sont attentifs à en conserver les privilèges auto-attribués bien plus que des droits ou des devoirs qu'ils se gardent bien de respecter, que la remise en cause de ces "prérogatives" par la pression citoyenne des réseaux sociaux et autres blogs libres de tous courants particratiques commencent à les préoccuper au point d'être les premiers à alerter le bon peuple sur les dangers d'Internet et de ces réseaux qui véhiculent, eux exclusivement, de fausses affirmations, des infos erronées et quantité de rumeurs infondées... contrairement à la prose médiatico-politique dont chacun se devrait d'admettre qu'elle n'est qu'objectivité, pondération et sincérité !.
D'où, pour ces représentants d'un ordre du Monde dépassé, l'urgence de légiférer, de contrôler et donc de limiter le droit à la parole, aux écrits jugés contraires à la bienséance du "Politiquement correct" qui les protègent si bien au sommet de nos chères, très chères démocraties.

La Démocralisation, c'est quoi au juste ?.

Face au constat d'échec qui tient moins de leurs capacités intellectuelles qu'à l'insuffisance d'implications qui, peu importe que leurs décisions soient ou non efficaces, jamais les membres d'un gouvernement démocratique n'en seront tenus pour responsables, il est urgent, si l'on veut éviter que le fossé entre citoyens et classe politique ne se creuse définitivement ou que les populismes extrémistes ne mettent fin à nos démocraties malades, d'inventer un tout nouveau système qui met les responsabilités équilibrées tant des citoyens que des élus au centre de la future gouvernance.
Ce tout nouveau système porte le nom de Démocralisme.

Si les principes assez évidents de manque de représentativité citoyenne au sein des instances dirigeantes n'ont jamais paru anti-démocratiques à nos "chers" élus, c'est que les systèmes actuels leur garantissent un maintien au pouvoir à durée indéterminée avec une répartition ordonnée par alliances d'avant élections ou que dans cette organisation feutrée d'alternance entre gens aux convictions à géométrie variable, la responsabilisation des élus n'est relevée que lorsque ceux qui ont eu la charge des affaires de l'Etat ont quitté leurs postes.

C'est pourquoi, entrons dans le vif du sujet de cet article, le démocralisme met au centre du système la gouvernance, proportionnée au nombre de suffrages obtenus, issue d'élections obligatoires pour tous.
Ce qui implique qu'il ne sera plus jamais question qu'un parti dispose à lui seul de tous les pouvoirs dès lors qu'il lui suffit, comme actuellement, de disposer d'une majorité relative parfois absurde tant celle-ci se joue à une voix près au sein d'une minorité de votants.
Aussi et ceci pour les niveaux de pouvoirs qui concernent les citoyens, tous les postes des différents gouvernements seront obligatoirement, par la loi, répartis proportionnellement entre tous les partis démocratiques ayant franchi un seuil minimum à déterminer (p.ex : 10% des suffrages).
Ainsi, et pour la première fois, chaque citoyen se verra utilement représenté par des élus qui auront intérêt à convaincre dans les actes plus que dans les slogans.
Ceci contraindra les élus à ne prendre des décisions non plus au seul regard d'une infime partie des citoyens qui les ont choisis mais bien en fonction de compromis réalisé, ici encore, non en accord d'intérêts particuliers ou particratiques mais uniquement au bénéfice d'une majorité de la population qu'elle soit de droite, de gauche ou... d'ailleurs qui, cette fois, se verra attribuée le poids réel que seule la population lui confèrera !.
Certes cela obligera nos "chers" élus à mettre en pratique ce qu'ils ne cessent de nous assurer, à savoir leur amour du service rendu à la population pour le seul bien de celle-ci.
A ceci, il ne sera pas inutile de les contraindre à n'exercer qu'un nombre limité de mandats, de fonctions et d'émoluments en ajoutant une obligation de résultats liés aux promesses faites lors des campagnes électorales afin d'assurer tant un renouvellement des idées et des personnes qu'une certitude, pour ces "serviteurs" de l'Etat de ne pas vivre tels des rentiers inactifs et ne s'enrichir uniquement qu'aux frais de celui-ci qui, pour rappel, implique et concerne tous les citoyens.

Opportunément, la plupart des discours de gauche qu'ils soient politiques ou syndicaux se plaisent à souligner combien l'entreprise et surtout ses patrons ne sont rien s'ils ne profitaient pas du travail, de la contribution dévouée de leurs salariés alors qu'eux-mêmes, politiciens et/ou syndicalistes feraient bien de se souvenir que sans l'apport financier sous forme de contributions et taxes diverses, leurs plantureux émoluments dévolus aux postes et commissions qu'ils multiplient à l'envi et à leur seul bon vouloir au-delà de toute durée raisonnable ne seraient tout bonnement pas possible.
Car, si tout travail mérite salaire, encore faudrait-il que ceci soit effectif, vérifiable et soumis au contrôle citoyen via une publication semestrielle officielle consultable online.
Ceci garantirait un minimum de cohérence entre paroles et actes, la responsabilisation du travail ou de l'absence de celui-ci pour tout élu rétribué, ne l'oublions pas, par les citoyens auxquels, comme nos "élites" aiment à le rappeler, il est normal de demander des comptes et de juger de l'opportunité et des conséquences pour la société de décisions qu'au titre de responsables privés ils ont prises !.
Il sera également bien moins facile pour les uns et les autres de modifier convictions et discours au gré des alliances d'avant ou après élections dans la mesure où une "majorité" n'aura plus d'autre choix que de voir le nombre de sièges déterminé exclusivement par les électeurs et non plus par "petits arrangements entre amis", ce qui les incitera à bien plus de réalisme professionnel, de responsabilité personnelle et collective.

De plus, au lieu d'avoir à subir les affres dus aux blocages d'alternances successives, le démocralisme assure une continuité profitable à la gestion d'une politique enfin en accord d'un rythme économique difficilement compatible avec les soubresauts que s'accordent une classe politique qui fonctionne en vase clos déconnecté de la vie civile jusqu'à imposer de façon totalement irresponsable des lois et règlements contradictoires à chaque renouvellement de majorité simple.

En résumé voire en réponse à tous ces élus qui pervertissent, utilisent la démocratie pour en faire un ersatz de dictature afin, ici aussi, de leur assurer pouvoirs personnels au service d'une idéologie particratique qui, d'élections en élections, a su se réserver le droit de gouverner l'ensemble de la population sous le prisme, le joug d'une infime minorité de celle-ci, il faut de manière urgente si l'on ne veut pas soit creuser irrémédiablement le fossé, le gouffre entre citoyens et élus, soit voir les populismes des deux extrêmes prendre le pouvoir, inventer un tout nouveau système qui prend réellement en compte les aspirations légitimes de tous les citoyens que, par un mépris inouï, quantité de personnalités considèrent comme insuffisamment intelligents pour comprendre une question de référendum à plus d'une donnée... !.
A croire que l'économie, la finance, la société civile ne se compose majoritairement que de sombres idiots que seule l'élite politique, éclairée et sachante permet de guider, de contrôler.

Alors, pour que la démocratie ne soit, définitivement, qu'une expression collective et non plus un accaparement sélectif, il est fondamental de créer de toute urgence un autre système de gouvernance digne et respectueux des seules décisions prises et votées par la majorité de cette société civile, trop longtemps méprisée, seule responsable de ses choix et orientations qu'elle s'appliquera et non plus qu'une oligarchie, fut-elle affublée du qualificatif de démocrate, lui impose.
Ce pouvoir citoyen, civil se nommera le démocralisme.

 

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5 réactions à cet article    


  • JBL1960 JBL1960 15 février 20:41

    Pour ma part, j’ai bugué dès le ; « Le démocralisme met au centre du Système la gouvernance proportionnée au nombre de suffrage obtenus, issue d’élections obligatoires pour tous ! » Et vous obligez les gens à aller veauter comment ? Bon, comme je ne suis pas là pour critiquer sans proposer ; Voici mon dernier billet de blog qui appelle à la « Société des sociétés » vue par Gustav Landauer ; https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/15/cest-a-nous-maintenant/ Et par ailleurs, je me permets de vous coller également, un texte d’anticipation que j’ai écrit en 2013 ici ; https://jbl1960blog.wordpress.com/2015/12/11/abhkazie-2022/ Je pense sincèrement qu’il vaut mieux éviter d’entrée de jeu de parler coercition non ? smiley


    • lsga lsga 15 février 22:57

      Votre affreux néologisme ne fait que reprendre la définition de « socialisme ».

      Réfléchissez bien : pour pouvoir voter sur tout, il faut nécessairement abolir la propriété privée dès moyens de production. 

      Mais, je comprends que vous vouliez prendre vos distances avec tous les staliniens en rut qui n’en finissent pas de s’agenouiller devant le premier dictateur venu qui leur propose un post de fonctionnaire et des gallons de bureaucrates.

      Sinon, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous : pour pouvoir voter sur tout, il faudra arracher le pouvoir des mains des bureaucrates, et cela ne pourra se faire qu’à travers un processus révolutionnaire.


      • zygzornifle zygzornifle 16 février 11:42

        VOLTAIRE : « la politique est le moyen pour des hommes sans principes de diriger des hommes sans mémoire »......


        • philoxera philoxera 16 février 14:52

          Qu’est-ce que c’est que ce charabia ???


          • L'enfoiré L’enfoiré 16 février 16:32

            La démocratie, c’est comme l’info.

            Trop de démocratie tue la démocratie.
            Je n’ai pas trouvé les deux mots qui la caractérisent : la représentativité ou la participation.
            Nous sommes en phase de perdre la démocratie représentative au profit d’une démocratie participative.
            A première vue, cela semble être un progrès de ne plus avoir des décideurs de tout.
            La démocratie représentative permettait de se décharger des décisions à prendre par des représentants nommés à terme échus.
            La démocratie participative oblige à plus de responsabilité à tous les niveaux.
            Mais il faut se rendre compte que cette dernière prend beaucoup plus de temps pour décider les projets.

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