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Accueil du site > Actualités > Société > Dépendance : l’onde de choc qui fait peur aux Français

Dépendance : l’onde de choc qui fait peur aux Français

Un coût, déjà colossal, qui sera doublé voire triplé à l’horizon 2050, un PIB plombé, une charge énorme pesant sur les familles, sur la solidarité nationale, sur le budget assurance de chacun…tels sont les constats terrifiants des experts en prévisions qui planchent sur le grand âge et la dépendance.

Un rapport de la mission sénatoriale présidée par Philippe Marini (UMP) et co-présidée par Jean-Jacques Jégou, sénateur MoDem et spécialiste des finances sociales, a été publié le 1er février. (lire mon article) Aujourd'hui, des chiffres donnés par l'OCDE relancent le sujet sur le coût et le financement de la dépendance.

Les Français effrayés par l’ardoise

Un Français sur deux se sent incapable de prendre en charge la dépendance d’un proche en cas de besoin. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par TNS Sofres pour la Fédération hospitalière de France. C’est surtout l’aspect financier qui inquiète les personnes sondées. 42 % d’entre elles affirment qu’ils ne pourraient pas débourser les 2 200 euros € par mois nécessaires en moyenne pour financer l’hébergement de leur parent en maison de retraite s’ils devaient y recourir. Bien sûr il existe l’aide sociale à l’hébergement et l’APA. Seuls 14 % des parents des interviewés se déclarent en capacité de payer eux-mêmes leur séjour.

La part croissante du budget dépendance dans le PIB des pays de l’OCDE

En 2008, les dépenses publiques pour financer la dépendance représentent 1,2 point de PIB des pays de l’OCDE (les dépenses privées 0,3%). Il faudra passer à 1,67 voire à 1,76 point de PIB en 2040, selon les experts. Des besoins qui se feront surtout sentir après 2025.

Les dépenses publiques de prise en charge de la dépendance devraient doubler voire tripler d’ici 2050 au sein des pays de l’OCDE, indique un rapport de l’organisation rendu public le 28 mai.

Dans son rapport, l’OCDE estime qu’elles « devraient au moins doubler, voire tripler, à l’horizon 2050« , la population âgée de 80 ans et plus passant de 4% à près de 10% sur la même période.

Le débat national sur la dépendance

Le débat en France a été lancé en février 2011. Le groupe de travail sur les « enjeux démographiques et financiers de la dépendance » estime que le nombre de personnes dépendantes pourrait passer de 1,15 million en 2010 à 2,30 millions en 2060 en France.

Les études réalisées sur la tranche d’âge des 50-65 ans semblent montrer une dégradation de la situation de personnes entre 1999 et 2008, sur le plan des capacités fonctionnelles. Selon la note de travail, « ceci pourrait signifier que la génération qui est actuellement dans cette tranche d’âge, susceptible d’entrer en dépendance vers 2030, présente des risques accrus par rapport à la génération précédente ». Le groupe de travail a proposé trois scénarios d’évolution de la fréquence de la dépendance. Le plus pessimiste, le plus optimiste et le scénario central selon lequel « la part d’espérance de vie avec incapacité à 65 ans resterait inchangée sur la période des projections ». Dans cette hypothèse, le nombre de personnes dépendantes passerait de 1,15 million en 2010 à 2,30 millions en 2060.

Un financement en péril

Les finances des départements (qui payent l’APA) étant largement dans le rouge, et ce malgré les recettes exceptionnelles liées aux droits de mutation en hausse en 2010, un renvoi au Conseil constitutionnel d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par 28 départements pour la compensation des charges de l’APA était envisagée. Mais les questions renvoyées devant le Conseil constitutionnel concernent en définitive le RMI, le RMA et le RSA. Mais pas l’APA ! Le Conseil d’Etat a pris le contrepied de la proposition de son rapporteur en refusant de renvoyer au Conseil constitutionnel les dispositions relatives à l’APA au titre du risque d’atteinte à la libre administration des collectivités. Motif invoqué : l’article 1er de la loi du 20 juillet 2001 (qui porte notamment sur la fixation du concours versé aux départements par le Fonds de financement de l’APA) a été déclaré « conforme à la Constitution ». Et les départements n’ont apporté la preuve d’aucun changement dans les circonstances de droit justifiant un réexamen de la disposition législative contestée. Le financement actuel demeure donc en péril.

Pour ce qui est du financement futur du risque dépendance, Roselyne Bachelot-Narquin a laissé entendre qu’elle n’excluait pas la création d’une journée de solidarité qui rapporterait 2,3 milliards d’euros. Mais elle se heurte à l’hostilité des salariés et des chefs d’entreprises, qui y voient un renchérissement du coût du travail. Elle semble avoir renoncé à l’idée d’un recours sur succession, ou du mécanisme de gage anticipé préconisé par le Sénat.

Le débat national suit son cours. Mais les Français sont toujours sans réponse et sont anxieux face à cet avenir qui les inquiète.

Lire aussi : Les Echos "Dépendance : 10 milliards de dépenses de plus d'ici à 2040" 17 mai 2011


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32 réactions à cet article    


  • Gabriel Gabriel 19 mai 2011 10:18

    L’argent repose sur du virtuel. Le FMI tout comme les banques centrales ont créés des règles strictes basées sur ce virtuel leur permettant ainsi le contrôle des nations. Pour asseoir leurs  pouvoirs, ils ont compris qu’ils leurs fallaient prêter à outrance afin d’endetter par des taux usuriers indécents les emprunteurs et ainsi créer chez eux une dépendance dont ils ne pourraient se défaire. Les règles de ce jeu pervers, nous l’aurons compris, ne serve qu’une bande de rapaces financiers minoritaires. Il suffirait de changer ces règles pour que l’argent ne soit plus un but ou une fin en soi mais un moyen d’échange, de partage et d’investissement de progrès social. Tout cela relève d’un choix de société en passant obligatoirement par une juste répartition des richesses, une reconnaissance du travail et de celui qui produit, une forte taxation de la spéculation et une limitation de la richesse individuelle. Cela nous ramène à l’éternelle question : « Voulons nous que l’homme soit au service de la finance ou que la finance soit au service de l’homme ? » 


    • Robert GIL ROBERT GIL 19 mai 2011 10:22

      et oui, aprés les pauvres, les immigrés, les sans-papiers, les fonctionnaires c’est au tour des vieux de couter trop chers, lire :
      http://2ccr.unblog.fr/2011/01/05/les-vieux-coutent-trop-chers/


      • jpm jpm 19 mai 2011 10:26

        Le PIB annuel de la France est aux alentours de 2500 milliards... alors meme avec 10 milliards de depenses d´ici 2040 pour la dependance, cela represente moins d´un demi pourcent... ce n´est donc pas la fin du monde. De plus si ce sont des depenses pour les uns, ce sont egalement des recettes pour les autres et surtout de l´activite et de l´emploi qu´on ne peut pas delocaliser.

        Maintenant en ce qui concerne le financement je trouve effectivement injuste de vouloir faire porter l´effort uniquement sur ceux qui travaillent et leurs employeurs. Sachant que tout le monde peut etre touche par la dependance... l´effort doit etre collectif. Par ailleurs sachant que ce sont en priorite les personnes agees qui sont concernees, finalement le plus simple serait de creer une taxe supplementaire sur les successions. Ainsi chacun a son deces (qu´il ait ou pas beneficie d´une aide a la dependance) payerait en fonction de son patrimoine, les petites successions etant epargnees... ce serait les plus aises qui payeraient pour aider les plus demunis.


        • Taverne Taverne 19 mai 2011 16:56

          Je suis d’accord, les dépenses liées à la dépendance ne « plombent » pas à elles seules le PIB (j’avoue que j’ai utilisé cette formule pour accrocher le lecteur) mais si le PIB n’était menacé que par ça. Hélas, il y a la dette et ses intérêts, la Sécu... ces additions font qu’il faut s’inquiéter.


        • easy easy 19 mai 2011 11:16


          D’un point de vue plus psychologique.

          L’angoisse de mort, donc de vieillir est le propre de l’Homme, à cause de sa conscience. 
          Cette angoisse a toujours poussé les uns et les autres à rechercher des solutions dont la plus évidente consiste à faire en sorte que les jeunes soutiennent les vieux qui les avaient soutenus.

          Sans aucun doute, dans toutes les cultures, on retrouve un fonds éthique qui tend à ce que ce principe existe et soit respecté. Lorsqu’il est fermement respecté les angoisses fondamentales se réduisent et la société est calme. Lorsque pour mille et une raison ce principe s’étiole, les angoisses montent.

          Concernant la première étape, celle où les parents soutiennent les jeunes, elle est très fortement réalisée et même de plus en plus si l’on se fie à deux points : Le premier est le fait que les études se sont considérablement allongées depuis 150 ans et qu’un enfant qui travaillait autrefois dès ses 10 ans ne commence à travailler aujourd’hui qu’à partir de 30 ans. Le second est le point de l’héritage qui nulle part au Monde, ne va à reculer (je ne parle pas du volume, je parle du principe).

          Depuis 150 ans, les adultes soutiennent donc largement plus que jamais la jeunesse. Ce qui immanquablement augmente leurs charges, leurs devoirs, leurs responsabilités parentales (de plus en plus judiciarisées)

          Dans le même temps, la durée de vie des gens tend à s’allonger. Ce qui crée automatiquement une plus grande inquiétude chez les jeunes qui ont l’impression qu’ils ne pourront jamais soutenir leurs vieux pendant tant d’années.

          Et là dessus, l’emploi vient souvent à manquer tant aux séniors virés du travail dès leurs 45 ans qu’aux juniors qui ambitionnent de beaux jobs.

          Enfin, comme pour essayer de résoudre cet effet de ciseaux, on a collectivisé les efforts, on a constitué des coopératives, des pots communs, des caisses, des dispositifs collectifs.

          Alors qu’avant 1850 ces angoisses et problèmes devaient se résoudre au sein d’une famille, il est proposé depuis de les résoudre par le biais collectif.
          Or ce biais collectif souffre exactement des mêmes limites que les individus. Ce n’est pas en collectivisant 1000 finitudes pour suppléer à 1000 autres finitudes, qu’on invente l’infinitude.

          En revanche, ce que la collectivisation des finitudes a réussi, c’est à dépersonnaliser, à défocaliser. Grâce à la collectivisation chacun peut très aisément se défausser de ses responsabilités affectives et se planquer dans la masse. Tous les biais permettant aux jeunes de dénoncer leurs devoirs envers leurs vieux se développent et font florès. Le biais judiciaire étant l’un d’eux, les procès de jeunes contre leurs vieux deviennent légions. Ce n’est pas Françoise Bettancourt qui dira le contraire.
          « Parents toxiques » est là pour soutenir les jeunes dans cette dénonciation des liens affectifs.

          Les jeunes se libèrent donc de leurs obligations en reconnaissance ou gratitude envers leurs parents mais se retrouvent alors mis à mal par leurs propres enfants quand à leur tour ils en ont. En effet l’observance d’une culture de soutien aux parents est quelque chose qui se réalise au fil des générations et sous le plein regard des plus jeunes.

          Les jeunes parents qui aujourd’hui font toutes sortes de procès contre leurs vieux pour se décharger du devoir de soutien et les envoyer à la fosse commune, vont se retrouver avec dix fois plus de procès sur le dos de la part de leurs enfants dans les années à venir.

          « Parents toxiques » est un tire de livre qui ne donne pas dans la dentelle ni la nuance. On pouvait difficilement faire plus stigmatisant. Des titres de ce genre, nous en faisons des dizaines chaque jour, sur ce forum. Mais comme chacun de nous est ici auteur, puisqu’on est entre nous, nos titres excessifs sont de peu de portée ou conséquences.

          Alors qu’un livre vendu dans tous les supermarchés et titrant « parents toxiques » a un impact schismatique considérable au sein des familles. 
          Autant écrire un livre « Lait maternel toxique » ou « Mère mortelle » pendant qu’on y est. 

          Les psys qui écrivent des choses aussi renversantes, aussi destructrices de valeurs sont irresponsables et ne visent que la gloire, le buzz, le fric.

          Lorsqu’Hervé Bazin écrivait tout le mal qu’il pensait de sa mère, tout était personnalisé. Chacun pouvait découvrir son histoire, ses souffrances et considérer que c’était son cas à lui Hervé Bazin. Nul n’était invité à considérer que sa propre mère était une telle peste.

          Alors que Suzan Forward invite au contraire chacun de ses lecteurs à regarder ses propres parents à travers le prisme du rejet.

          Autrefois, il existait, quasiment dans chaque famille, un enfant qui se sacrifiait ou qui était sacrifié pour s’occuper des parents (un autre enfant se dévouant à l’église, un autre à la guerre). Ces personnes dévouées sont mortes dans le dévouement et n’avaient pas songé à s’en plaindre. Destin. Résignation.
          Mais depuis Freud, les psys se font de l’or en vendant le rêve selon lequel il est anormal de se dévouer, de se sacrifier pour ses vieux ou pour les orphelins de la famille. Les maisons de retraite, la DASS, l’ASE, y pourvoiront. L’individu doit s’éclater, profiter de l’existence sans se charger de la moindre croix, de la moindre charge.
          Comme si c’était vraiment possible.
          Comme si c’était vraiment viable.



          • Clojea Clojea 19 mai 2011 14:35

            Freinage immédiat de la gabegie des dépenses publiques, et déjà on y verrait plus clair. SMIC décent pour tous, 2000€, abaissement des charges patronales et sociales, et hop ce pays irait beaucoup mieux, et les gens seraient content de travailler. Formule relativement simple, mais trop simple pour les énarques.


            • Taverne Taverne 19 mai 2011 16:53

              Oui, bien sûr, « et hop ! » Vous êtes de gauche, non ? smiley


            • Clojea Clojea 19 mai 2011 18:17

              Ben non, et de droite non plus..... J’essaye juste de trouver un juste milieu à la politique, mais bof.....


            • Laratapinhata 19 mai 2011 16:15

              Et à l’étranger, ils gèrent ce problème comment ?


              • Bilou32 Bibi32 19 mai 2011 19:00

                Au Japon en effet les vieux vivent dans les rues, tant qu’ils tiennent debout... Après je ne sais pas où ils vont...


              • kemilein 19 mai 2011 16:47

                propagande inculte...
                suivez vos classes au lieu de nous merdez vos articles halacon


                • Taverne Taverne 19 mai 2011 16:51

                  J’attends vos arguments contre mon article « halacon »...


                • kemilein 19 mai 2011 23:29

                  c’est pas une question de billet cette histoire de dépendance de d’une gestion calamiteuse de l’autosuffisance alimentaire, médicale, et d’infrastructure.

                  soit : de personnes formées (soignant), de béton et de ferraille (infrastructures), et de production de bouffe (no comment).

                  les vieux ca coûte que dalle en vrai, c’est juste que vous savez pas vous y prendre, donc vous leur collé un « coût » sur le coin de la gueule pour vous en laver les mains.

                  vos enfants coût bien plus cher encore
                  les entreprises étant majoritairement financées sur denier publique (fiscalité, subvention, privatisation-actionnariat et PPP) coûtent encore plus cher que vos enfants.

                  selon vous la conclusion serait : remettre les vieux au travail pour qu’ils y crèvent / interdire l’école au pauvres c’est pas rentable.

                  vous savez l’esclavage couterais moins cher a la société.


                • Taverne Taverne 20 mai 2011 09:23

                  Il est très affligeant de constater que vous détournez complètement le sens de mon article pour me prêter des intentions que je n’ai pas. Ce n’est pas du débat, ça. Vous avez même gagné deux points pour avoir avoir menti en affirmant de telles sottises. Bravo les lecteurs !


                • mac 19 mai 2011 18:15

                  La dépendance est marché qui semble juteux particulièrement en France ou les coûts semblent beaucoup plus élevés que chez certains de nos voisins en ayant un service globalement équivalent voire meilleur. D’ailleurs certains frontaliers n’hésitent pas à aller dans des établissements d’autres pays.
                  Pour résoudre le problème il faudrait regarder qui sont les grands bénéficiaires de ce marché colossal ?
                  J’ai tout même peine à croire qu’il en coûte parfois plus de 3000 ou 4000 euros par moins pour loger quelqu’un dans une chambre parfois vétuste de 10 m2 ,avec de la nourriture de cantine et avec une infirmière disponible pour je ne sais combien de personnes voire de dizaines de personnes...Il y a peut-être des gens qui se gavent un peu sur ce secteur que certains appellent l’or gris et ça n’est probablement qu’un début.


                  • gaijin gaijin 19 mai 2011 18:22

                    taverne
                    il y a une solution pour réduire le cout de la dépendance :
                    réduire la dépendance
                    pour cela mettre en place une vraie politique de santé c’est a dire une politique on on s’occupe d’entretenir la santé au lieu de soigner des maladies et des dégénérescences qui sont pour la plupart évitables
                    ( sauf que ça ne rapporte rien aux labos )
                    autre pan de la solution : nationaliser les laboratoires pharmaceutiques


                    • Raymond SAMUEL paconform 19 mai 2011 18:39

                      TAVERNE, vous avez éliminé une partie importante des dépendants.
                      Ce sont les personnes qui ont été atteintes par les maltraitances éducatives ordinaires du premier âge, ces maltraitances invisibles parce que en adéquation avec nos modes de vie et nos idéologies (féminisme notamment).
                      Ces maltraitances produisent un certain nombre d’adultes atteints de handicaps psychiques divers. Il suffit de regarder autour de soi (ou de se regarder soi-même) pour constater les peurs, les irrésolutions, les travers, les insomnies et autre angoisses etc...
                      Je pense que ces dommages parfois visibles seulement pour des observateurs avertis mais hélas parfois gravissimes sont aussi une réalité ainsi qu’une menace pour l’avenir car on ne prend pas du tout ce grave problème en compte.


                      • Marc Bruxman 19 mai 2011 20:50

                        Il y a pourtant une façon simple et légale de régler une grande partie du problème c’est de légaliser l’euthanasie sous les conditions suivantes :

                        • Le malade a exprimé son accord par écrit. Il peut le faire avant type : « si je deviens un légume, je suis ok pour XXXX ». Un dépot du document devant notaire aiderait à éviter toute fraude.
                        • Des médecins (au moins deux) vont certifier qu’il n’y a pas d’autre « solution » (pas d’espor de guérison).
                        Parce qu’au fond qui a envie de finir comme un légume à se faire donner la becquée et torcher le cul par des infirmiéres ? Pas grand monde. Il y a fort à parier que beaucoup de gens choisiraient d’eux même qu’il vaut mieux en finir.

                        Or, on oubliera toujours que l’on coute très cher à la sécu dans la derniére semaine de sa vie. Et que dans le cas d’une maladie grave c’est non seulement très cher, mais déplaisant pour soi même et pour ses proches. Aux Pays-Bas, ou l’euthanasie a été légalisée, bcp de gens choisissent d’en finir avant lorsqu’ils ont une maladie incurable. Ils meurent chez eux plutôt qu’à l’hopital dans des conditions meilleures et cela coute beaucoup moins cher à la société.

                        Il y a bien sur des risques d’abus et c’est pour cela qu’il faut encadrer strictement la pratique. Mais il est nécéssaire d’avoir ce débat avant que cela ne dérape. Car dans le cas d’Alzheimer, il est impossible que l’on puisse payer le coût des soins pour toute la population.


                        • mac 19 mai 2011 21:46

                          @ Marc Bruxman

                          J’ai toujours un peu de mal lorsque l’on évoque l’euthanasie sur un sujet qui au départ concerne le coût de la dépendance de personnages âgées.
                          En outre, être dépendant ne signifie pas forcément être gâteux ou être atteint d’une maladie incurable.


                        • 65beve 19 mai 2011 21:58

                          MBruxman,

                           Je vous rejoins à 100%
                          il est difficile d’envisager notre trépas et encore plus si il s’agit d’un suicide assisté. Si on arrivait à mettre en place une solution finale (terme volontairement provocateur) qui satisfasse tout le monde (religieux, philosophe, médecins, malades), on ferait un grand pas dans l’acceptation de cette solution.
                          Et on se retrouve sur le thème du coût de la dépendance avec une diminution de la facture générale.
                          Allez dans les asiles de vieillards et écoutez-les , vous verrez que dès aujourd’hui ils sont demandeurs, pour certains qu’on les aide à ne plus se réveiller.
                          Enfin, tout ceci est facile à dire quand il s’agit des autres.
                          Demanderons nous à notre tour de durer et faire durer nos vieux jours ?
                          cdlt.


                        • Marc Bruxman 19 mai 2011 22:27

                          "@ Marc Bruxman

                          J’ai toujours un peu de mal lorsque l’on évoque l’euthanasie sur un sujet qui au départ concerne le coût de la dépendance de personnages âgées.
                          En outre, être dépendant ne signifie pas forcément être gâteux ou être atteint d’une maladie incurable."

                          Bonjour,

                          J’ai bien indiqué dans mon post qu’une des conditions pour qu’il y ait l’euthanasie soit l’accord préalable du principal intéréssé. Et des garanties pour que cet accord ne puisse pas être extorqué.

                          Il y a des gens qui sont handicapés et qui font les jeux olympiques. Je ne pense pas qu’ils souhaitent mourrir et bien ils ne le demanderont pas et personne ne viendra les euthanasier ! Sinon cela serait bien sur ignoble. Le premier critére est bien sur le consentement préalable et il doit être obligatoire dans tous les cas.

                          Mais le gros de la dépendence concerne (et va statistiquement concerner) la maladie d’alzheimer.

                          Par ailleurs, c’est un sujet plus général et les économies réalisées en évitant d’intuber contre leur gré (et souvent celui de leur famille) des malade qui vont de toute façon mourrir dans les semaines à venir favoriserait la qualité de la fin de vie du malade (personne ne veut finir intubé, nourri par une sonde et voir son caca aspiré par une autre sonde, personne) et permettrait de réaliser de grosses économies. Economies qui pourrait servir à autre chose !

                           


                        • Laratapinhata 19 mai 2011 23:47

                          A l’euthanasie... la solution miracle...Vive Soleil vert !

                          Et bien, mon père a choisi la vie et une longue agonie... à la maison, avec des patchs de morphine... Et la dernière quinzaine, une infirmière venait l’aider à sa toilette. Comment osez-voue prétendre qu’il a coûté cher, lui qui a travaillé presque 50 ans , qui a versé à l’Urssaf des sommes colossales ?
                          Non, je ne pense pas que les patchs de morphine soient très cher... à condition de ne pas être hospitalisé..Le problème est là : on ne veut plus des vieux , ni des mourants à la maison... tout comme on se débarrasse des nourrissons dans les crêches, et des bambins à la maternelle...


                        • Marc Bruxman 20 mai 2011 19:34
                          "Et bien, mon père a choisi la vie et une longue agonie... à la maison, avec des patchs de morphine... Et la dernière quinzaine, une infirmière venait l’aider à sa toilette. « 

                          J’ai parlé de consentement du principal intéréssé. Cette solution serait donc toujours possible. Mais un certain nombre ferait un autre choix si on le leur proposait et cela éviterait d’engager des frais inutiles. Dans certains cas, il est difficile de soulager la douleur. Je pense à un malade du cancer du foie en phase terminale. Une infamie :(

                           »Comment osez-voue prétendre qu’il a coûté cher, lui qui a travaillé presque 50 ans , qui a versé à l’Urssaf des sommes colossales ? « 

                          Le problème est qu’en terme absolu, cela coute horriblement cher. Souvent cela vaut le coup car il va y avoir guérison, auquel cas il faut y mettre le prix. Mais parfois on sait que c’est fini et on fait de l’acharnement thérapeutique. Cela n’est pas bon pour la qualité de vie du malade et cela coute au final très cher. Je demande juste que l’on laisse le choix au malade.

                           »Non, je ne pense pas que les patchs de morphine soient très cher... à condition de ne pas être hospitalisé.« 

                          Vous oubliez le reste : Certains malades se font intuber à l’hopital car ils ne peuvent plus se nourrir et que l’hopital n’a légalement (ou plutôt n’avait) pas le choix de faire autrement. La loi léonetti ne régle rien vu que l’on ne peut pas faire d’assistance active et sans douleur. Dire à un malade en souffrance que tu peux arréter les soins mais qu’il va mourrir de faim tranquillement n’est pas ce que j’appelle l’humanité. Après il y a toujours la solution de gaver le malade de calmants à dose tellement forte que si il ne tuent pas tout de suite ils sont fatals à court terme, mais c’est d’une hypocrisie grave et échappe à tout controle.

                           ».Le problème est là : on ne veut plus des vieux , ni des mourants à la maison... tout comme on se débarrasse des nourrissons dans les crêches, et des bambins à la maternelle..."

                          Et croyez vous que tout le monde peut faire autrement ? Parfois vous habitez loin (et pas forcément par choix) et dans tous les cas, tout le monde ne peut pas se payer le luxe d’arréter de travailler pendant une période qui peut être longue. Et quelque part, si un jour je devais avoir alzheimer et devenir un légume, je préférerai largement en finir plutôt que d’être un boulet pour mes proches et la société. Quand des enfants se souviennent de leurs parents et que leur seule souvenir c’est qu’ils ne les reconaissaient même plus et devaient porter des couches je trouve ca horrible. Alors si ca doit arriver, qu’on me pique et puis basta. (Et si on peut prélever mes organes sains pour que cela serve, tant mieux !).

                          Il y a des risques d’abus avec l’euthanasie et c’est pour cela qu’il faut l’encadrer de façon stricte (avec des peines très lourdes pour ceux qui joueraient aux cons) mais chacun doit être libre de SON propre corps.


                        • Laratapinhata 21 mai 2011 01:23

                          Mon père a succombé à son troisième cancer primaire.... Il avait un cancer de la prostate+une leucémie , mais c’est un cancer du pancréas qui l’a emporté... en huit mois.
                          C’était un colosse, sportif, mince , qui ne fumait ni ne buvait : travailler tue !

                          ....Le malade a exprimé son accord par écrit.Pas une seconde je ne mets votre bonne foi en doute... mais , à mon avis ça ne se passera pas comme ça.

                          ON NOUS CONDITIONNERA DES L’ENFANCE A ACCEPTER LA SOLUTION LA PLUS FAVORABLE AUX FINANCES PUBLIQUES : LA MORT PLANIFIEE, improprement appelée euthanasie.
                          En réalité, on a déjà commencé en instillant la peur de la douleur, la peur de la déchéance, la peur d’être dépendant, la peur d’être une charge... la honte d’être vieux et malade... et cette notion de mourir dans la dignité est totalement abjecte.

                          Si notre société ne condamnait pas le suicide en général, l’euthanasie serait cohérente, mais cette mise à mort exclusivement des impotents, des improductifs est hypocrite et intéressée.

                          Je suis pour la LIBERTE de choix mais UNIVERSELLE.

                          Je ne veux pas priver ceux qui le désirent d’une fin volontaire, rapide, et présumément indolore, à condition que TOUS puissent y avoir droit, même les bien-portants, valides et potentiellement productifs, s’ils le désirent.


                        • Nanar M Nanar M 20 mai 2011 08:10

                          Dès le titre de l’article le ton est donné, on va parler au nom des « français »
                          Comme d’hab des français qui ont peur !
                          Heureusement la droite est la avec ses floppées de sondages, ses experts et ses potions magiques libérales.
                          Ouf on est rassurés.


                          • Taverne Taverne 20 mai 2011 09:40

                            Financement de la dépendance : le laboratoire d’idées Terra nova se prononce pour une augmentation de la CSG retraités. Lire l’article de La Croix.


                            • latortue latortue 20 mai 2011 09:46

                              les retraités coutent cher ? la dépendance coute cher,ben oui mais posez vous la question de la manière dont ont pouvait financer cette dépendance, et retraite ou est passé le fond des retraites de 37,5 milliards pschitt ENVOLE .ou est la bonne résolution de taxer les revenu du capital pour financer justement la dépendance et les retraites PSCHITT envolé alors commençons par nous préoccuper de ça avant de se projeter bêtement 50 ans plus tard ,on arrive déjà pas a prévoir ce qui va se passer dans les cinq ans a venir alors s’il vous plait !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! réglons les problèmes de 2011 nous nous préoccuperons de 2060 plus tard d’ailleurs il suffit de s’intéresser aux vrais problèmes  le chomage et la délocalisation, plus de cotisation donc plus de renrée dans les caisses sociales  là est le vrais problème.Merci


                              • latortue latortue 20 mai 2011 09:54

                                au fait merci quand même Taverne de ne pas céder cette vague générale, et de faire un article qui traite d’autre chose que de DSK marre de DSK .


                                • Taverne Taverne 20 mai 2011 10:14

                                  J’ai néanmoins proposé un second article sur DSK mais je l’ai rédigé avec le même recul que le précédent. Je ne fais dans l’analyse, pas dans le sensationnel. smiley


                                • Raymond SAMUEL paconform 20 mai 2011 10:28

                                  Bonjour LARATHAPINATA (me suis pas trompé ?),

                                  Je relève de temps à autre le fait qu’on a remplacé la vie familiale et sociale par la feuille de paye (rendue obligatoire par la surconsommation).
                                  Ce faisant, j’ai pu constater que je n’obtient JAMAIS de soutien.
                                  Même si parfois ça fait encore plus ou moins mal au cœur, on continue à se débarrasser de ceux qui ne peuvent pas se plaindre ou s’opposer. « C’est comme ça » (dire d’une instit de maternelle). Allez, tous à l’hospice, à la crèche, à la maternelle ou à l’école. Chacun à sa place (comme disent les psy « spécialistes » en éducation) et les vaches seront bien gardées.
                                  L’ennui c’est qu’il y aura bientôt plus de malades que de bien portants. C’est vrai qu’avec le principe de l’aveugle et du paralytique on a la solution !


                                  • PtitLudo PtitLudo 20 mai 2011 11:00

                                    D’accord avec Nanar, comme pour les retraites, on va brandir l’épouvantail, puis on va en conclure qu’il n’y a pas d’autre choix que de passer par des assurances privées, dont Malakoff Médéric, dont le directeur n’est autre que le frère de Nicolas Sarkozy.

                                    L’argent sera ensuite dilapidée dans des subprimes (ou autre produits du même tonneaux), puis on expliquera aux gens que c’est dommage, c’est la crise, tout ce qu’ils ont versé s’est réduit à peau de chagrin, il faudra qu’ils se contentent des miettes.


                                    • Mugiwara 20 mai 2011 16:39
                                      mes propositions : 

                                      il faut taxer davantage les hauts salaires et grosses entreprises.
                                      il faut tenir compte de la pénibilité et du vieillissement de la population. 
                                      en effet, nos vieux sont toujours vigoureux encore à 60 ans. je propose qu’on revienne à la retraite à 60 pour ceux qui acceptent de travailler encore un peu durant quelques années, moyennant 3 à 10 h par semaine. il faut pas que la retraite soit brutale mais qu’elle soit progressive. 
                                      d’autre part, que les vieux qui travaillent dans les bureaux depuis des années continuent encore à travailler jusqu’à 70 ans, en supposant que c’est cette tranche de corporatisme qui offre le plus de vieux en bonne santé, donc moins de pénibilité. ceux qui auront travaillé dans les usines ou industries, ils vieillissent peut etre plus mal que ceux qui ont travailler dans les bureaux, il leur faut partir à 60 ans avec une retraite à 80 pour cent. on peut diminuer les prix de 10 pour cent juste pour les retraités au moins. au final, ça fera bien des vieux en moins à payer vu qu’ils seront à la retraite plus tard. de cette façon, on peut drastiquement réduire leurs salaires comme leurs temps de travail qui doit être limité à 10 h par semaine, tout en touchant la retraite à coté pour ceux qui auront travailler le cul assis sur des chaises, car il faut le reconnaitre, j’en connais plein qui sont encore en forme. il faut que ça soit obligatoire, on peut leur donner plus de vacances s’ils le veulent, mais ces vacances ne seront pas payés, puisqu’ils ont déjà la retraite. bref à cause de l’allongement de l’espérance de vie, on a du mal à boucler le budget retraite et ça va pas s’arranger dans 10 ou même 20, quand la science aura encore fait plein de progrès. il faut une meilleure justice en tenant compte donc de la pénibilité, du cout de la vie, de l’allongement de l’espérance de vie, car nos vieux sont comme des vieux singes qui savent bien mentir pour la plupart d’entre eux, et ils veulent pas travailler 5 ans de plus. dans le même temps, on donne aux jeunes que des petits boulots tout en leur permettant d’étudier à moindre frais et de façon à ce qu’ils aient été formés pour travailler dans au moins 2 métiers. sauf si les jeunes se marient plus tot, ils ne devront pas avoir un travail en rapport avec leurs études avant leurs 30 ans. puisque ce sont ceux là qui vont finir plus tard que ceux qui travaillent dans les métiers pénibles. 70 ans pour les bureaucrates, 60 pour ceux qui ont fait les métiers très pénibles. de plus, il faut un controle financé par les français pour controler au mieux les finances de toutes les banques de plus de 20 salariés, en mettant nos vieux comme des policiers de régulation économique. 

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