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Accueil du site > Actualités > Société > Dernière cigarette à Ajaccio

Dernière cigarette à Ajaccio

Le « transport » de la Cour d’assise spéciale de Paris à Ajaccio, sur les lieux de l’assassinat du préfet Erignac, s’il réjouit les avocats du prévenu, ne devrait rien changer à l’affaire. Le berger de Cargèse aura sans doute besoin de plus pour dissiper les doutes.

A huis clos, loin des regards, des caméras ou des micros, la Cour d’assise spéciale de Paris va se déplacer, un jour, ou peut-être une nuit, à Ajaccio, sur quelque trottoir en pente douce, pour se faire une idée, humer l’ambiance, savoir ce qu’il subsiste de ces quelques secondes de mort qui stoppèrent net l’existence du préfet Claude Erignac, en 1998. Yvan Colonna souhaitait ce déplacement, presque cette reconstitution, lui qui jure les grands dieux qu’il « n’y était pas ». Presque cette reconstitution, oui, parce qu’en fait de reconstitution il n’y en aura point. Juste une « observation » : « Ce transport montrera que la géographie des lieux ne permet pas de valider l’implication d’Yvan Colonna », déclare l’un des défenseurs de Colonna, tandis que Me Chabert, un des avocats de la partie civile, se moque : « On va regarder une rue, une gendarmerie, et on reviendra ici pour plaider (...) Cela n’apportera rien. C’est beaucoup d’argent et beaucoup d’émissions de gaz à effet de serre pour rien ». Un transport pour polluer les débats ?

Avant l’annonce du déplacement de la Cour sur l’île, Colonna a tenté, hier, de justifier ce qu’il appelle pudiquement sa « prise de recul », à savoir sa fuite, quatre ans durant, loin de la justice, des questions, des témoins, des aveux et de la vérité. Quatre ans planqué, avec quelque séjour mystérieux dans un hôpital (chirurgie esthétique ?) et des chèvres par ci, par là, le tout au cœur et dans le silence très muet d’un maquis toujours commode. « Durant le temps de ma prise de recul, on m’a proposé de partir à l’étranger et de refaire ma vie. J’ai refusé parce que je pensais que j’aurais la possibilité de pouvoir m’expliquer sereinement »(...) « J’étais innocent et je ne voulais pas aller en prison ». J’étais innocent, si on chipotait, on pourrait lui demander pourquoi l’emploi de cet imparfait. Sans chipoter en revanche, on reste dubitatif sur l’utilisation de la fuite chez un « innocent », sur la tactique de la carapate chez un homme qui n’a rien à se reprocher, de la même façon qu’on peut s’interroger longuement sur l’obstination que met un accusé à se rendre absolument sur une scène du crime dont il jure qu’il était absent... Yvan Colonna a du mal à convaincre. Depuis le début de son procès, s’il a incontestablement bénéficié des quelques tâtonnements de l’enquête, il a surtout donné l’impression de ne s’appuyer que sur l’absence de preuves formelles pour se dédouaner. Non coupable par défaut.

Le plus flagrant dans cette molle défense, était l’audition des autres membres du commando. Tous sont revenus sur leur déclaration, sur leurs aveux, tous disent aujourd’hui que « M. Colonna » n’est pas celui qui a tiré. Mais comment le disent-ils ? Les mots, toujours les mots, comptent beaucoup dans un procès. Ainsi ceux d’Alain Ferrandi, qui interrogé par Colonna qui lui demande d’être « plus clair » sur son innocence, ne peut que répondre : « Je sais que tu es un homme d’honneur. Si tu avais participé, tu l’aurais revendiqué. Par conséquent, je confirme que tu n’y étais pas », réponse pour le moins tortueuse, qui laisse même le président du tribunal sur sa fin. Celui-ci demande du coup au témoin pourquoi il n’a pas disculpé l’accusé plus tôt, et Ferrandi de répondre : « Je n’allais pas passer mon temps à disculper des gens qui ne faisaient pas partie du groupe », autre sidérante réponse. Didier Maranelli, lui aussi accusateur rétracté longtemps après se dédouane ainsi du temps qu’il aura mis à finalement dégager de toute responsabilité Colonna : « J’avais une peur irrépressible, et il n’y a pas de date limite à la peur. Mais je ne pouvais pas laisser clôturer ce dossier en accusant un innocent ». Pas de date limite à la peur... là aussi on entend comme une sorte de formule travaillée, préparée, calculée, rien de très sincère, rien de probant. Pierre Alessandri, lui, ne se plaint pas de la garde à vue, n’évoque pas de pressions des policiers, mais déclare : « Dans ma tête, la mise en cause d’Yvan Colonna était une porte de sortie temporaire. Mais j’ai choisi, moi, d’être le tireur pour plusieurs raisons ». Et la cour de nager là dans le flou artistique. « Porte de sortie », « plusieurs raisons », encore du vague, de l’à peu près, rien sur quoi Colonna puisse vraiment s’appuyer pour affirmer son innocence.

Du coup, quand il prend la parole, Colonna exprime sa déception, sinon son abattement : « L’attitude des gens définitivement condamnés. Ils sont venus dire que je n’y étais pour rien, mais ça ne me convainc pas. Je l’ai dit à Versini : vous étiez ensemble en prison, et vous n’avez pas pris l’initiative de dire : "Ce type est innocent, il faut le faire sortir". Visiblement, il y a une stratégie. C’est moi le coupable, ça arrange tout le monde. M. Alessandri, c’est bien beau, ce qu’il dit, mais il n’y a aucune explication sur ses mises en causes initiales. Franchement, ça me satisfait pas. Alain Ferrandi a dit que j’étais un homme d’honneur. Il me connaît un peu, il sait très bien que j’ai jamais tué personne. Je les accepte pas, les propos comme ça ! (...) Ils ne veulent pas s’expliquer sur le nombre des membres du commando, ceci, cela. Ils ont fait un choix : prendre le risque de me laisser condamner pour protéger quelqu’un d’autre. Moi, j’ai pris la fuite, je l’assume. (sic) Mais rien n’empêchait les juges de faire les vérifications élémentaires, d’aller au fond des contradictions ».

On le voit, Colonna n’est pas content de sa « défense », en quelque sorte, en tout cas très mécontent de l’attitude de ceux qui, les premiers, même tardivement, l’ont « excusé ». Ces témoins-là, partie prenante de l’assassinat, devaient dans l’esprit du berger peser lourd dans ses audiences, devaient apporter enfin une certaine forme de dissipation du brouillard qui entourait l’enquête soi-disant à charge menée par les policiers. Au lieu de cela, les membres du commando ont murmuré les désaveux de leurs premiers aveux, juste murmurés, ni convaincants, ni peut-être convaincus. Les observateurs du procès ont noté que certains ne croisaient même pas le regard de Colonna en lui répondant. Pourquoi ? Machination, explique Colonna, qui voit là l’ombre d’un complot à grande échelle. Ils protégeraient « quelqu’un d’autre ». Qui ? Pas l’ombre d’une piste, mais pourquoi pas ? On peut être prêt à croire bien des choses dans cette drôle d’affaire. Si Colonna est tellement mécontent, ou déçu de ces témoignages censés à la base le tirer d’affaire, c’est peut-être parce qu’il réalise qu’il est en train de se faire piéger par plus malins que lui, ou peut-être aussi parce qu’il se rend compte que ses ex-accusateurs ne sont pas crédibles. Comme s’ils jouaient mal, en quelque sorte. Soit qu’ils ont mal appris leur texte, soit qu’ils n’y croient pas.

Et dans ce procès, Colonna avait déjà eu matière à s’irriter, quelques jours auparavant, des déclarations des épouses du membre du commando, toutes aussi alambiquées que les retournement de vestes de leur mari. Les unes ne se souviennent pas, les autres ne se rappellent plus, et Colonna s’irrite notamment des déclarations de Mme Alessandri. Cette dame, épouse de Pierre Alessandri, avait beaucoup chargé Colonna lors de ses premières auditions, et déclare aujourd’hui avoir cédé sous les « coups de bottin » des enquêteurs et les « hurlements » qu’elle entendait. Aujourd’hui son mari s’est accusé de l’assassinat du préfet, et à la question de savoir si elle croit son mari capable de tuer quelqu’un, elle a cette extraordinaire sentence : « Je suis sa femme, je ne peux pas répondre à cette question ». Elle ne peut d’ailleurs aujourd’hui répondre à rien, ou presque, et quand l’avocat général lui demande qui lui a volé son droit à la vérité, elle répond : « Personne ». Là aussi, Colonna espérait mieux que ce style de dialogue de sourd. Le lendemain, d’ailleurs, il le fait savoir : « J’ai trouvé le témoignage de Mme Alessandri pas clair, pas précis. Pourquoi elle ne dit pas franchement que je n’étais pas le 7 février 1998 au matin chez Alain Ferrandi ? Je ne comprends pas son attitude. Je vis un calvaire depuis huit ans et demi. Je n’ai pas vu grandir mon fils, je suis en prison depuis quatre ans et demi. Je n’étais pas au départ chez Pierre Alessandri le 6 février à 17 h 30, ni le matin suivant chez les Ferrandi. Je ne comprends pas Mme Alessandri, je ne l’accepte pas. Elle le sait, elle, que je n’y suis pas ! », diatribe énervée qui se situe entre la déception et la colère, entre la frustration et la menace (« je ne l’accepte pas »).

Yvan Colonna n’est pas idiot, pas innocent au sens « niais » du terme. Pas un schpountz. Il sent bien que sa défense est fragile, si ce n’est maladroite. Il sait que le temps ne joue pas pour lui. Aussi s’est-il senti obligé, deux fois déjà, d’exprimer son mécontentement. Rien ne fonctionne comme prévu : ceux qui l’accusent n’y vont pas par quatre chemins (Marion en tête) et ceux qui l’ont « blanchi », ses principaux atouts, manquent singulièrement de conviction, c’est le moins qu’on puisse dire. C’est pourtant capital, dans nos palais de justice, la conviction. C’est fondamental. Il faut ne chercher à gagner que cela : l’intime conviction, qui seule l’emporte.

Que peut-on donc espérer Colonna du transport de la Cour à Ajaccio ? On ne voit pas. Pas de reconstitution, juste la vision d’un décor, d’une scène de crime, sans plus. Rien qui puisse éclairer les débats, plutôt une sorte de version « romantique » de la funeste dernière cigarette du condamné.


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26 réactions à cet article    


  • redrack 6 décembre 2007 11:44

    Avez vous du temps à perdre, ce n’est qu’une pale copie du Figaro.

     


    • JL JL 6 décembre 2007 12:20

      Si Sarkozy n’avait pas violé la présomption d’innocence à son sujet, il y a belle lurette qu’Yvan Colonna aurait bénéficié d’un non-lieu.


      • JL JL 6 décembre 2007 12:22

        Celui que les accusateurs de Colonna protègent doit être - l’exécuteur d’ - un ’gros bonnet’, sans jeu de mot ni aucune allusion à personne de précis.


      • SANDRO FERRETTI SANDRO 6 décembre 2007 12:26

        Le problème, c’est surtout que (dixit la modération)," il y a déjà des articles en grand nombre sur le sujet".

        A croire que les voies des modérateurs sont impénétrables...


        • Alarcon 6 décembre 2007 12:28

          Excellent article, parfaitement objectif, n’en déplaise aux derniers tenants de l’innocence de Colonna. Il faut dire que les témoignages des gens qui prétendent le disculper (Ferrandi et autres) sont tellement accablants avec leur non-dits et leurs allusions assassines que le berger de Cargèse doit voir dans ce déplacement en Corse la dernière occasion (avant vingt ou trente ans !) de humer l’air son île...


          • Trashon Trashon 6 décembre 2007 13:00

            Colonna : coupable ? Innocent ?

            Quelle importance au regard du simulacre de justice auquel nous assistons ?

            Une enquête pour le moins bâclée, des pressions politiques pour obtenir un coupable (il en fallait bien un, un Préfet n’est pas un citoyen ordinaire quand même..), un super ministre ayant la science infuse en matière de culpabilité, etc.

            Et aujourd’hui un super président qui ne veut pas être discrédité.....

            Comment peut-on continuer à croire en cette justice qui n’en a plus que le nom ?
             


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 8 décembre 2007 18:44

              Traquenard pour la justice française. On ne saura JAMAIS la vérité. Toute l’affaire est une scénario de film noir sur le thème « omerta ». On accusera la justice d’avoir trouvé un coupable sans preuves et en dépit des témoigages... ou de s’être couverte de ridicule face à un complot qui ne cherche même pas à faire « vrai »...

              Pierre JC Allard http://nouvellesociete.org/702A.html


            • claude claude 6 décembre 2007 13:08

              un homme est présumé innocent jusqu’à la preuve du contraire. les procès sont prévus pour cela, pour estimer les responsabilités dans un crime. donc, tant que le verdict n’aura pas été rendu, yvan colonna continue à être présumé innocent.

              il y a plein de zones d’ombres dans l’instruction de ce procès : il semblerait que l’instruction n’ait pas correctement été menée à charge et à décharge. il a été décidé qu’yvan colonna était "le meurtrier" du préfet érignac.

              or, il semblerait que les choses ne soient pas celles qu’on veut bien nous présenter. et on peut se poser la question de l’indépendance de la justice, face à un président ancien ministre de l’intérieur qui a déjà déclaré colonna "coupable".

              et si les preuves physiques démontraient qu’il ne peut être celui qui a tiré ? et prouvaient définitivement son innocence ? ou le contraire...

              c’est pourquoi ce déplacement, bien qu’onéreux, est utile à servir la justice et à son exécution, dans un sens comme dans l’autre.


              • warthogor 6 décembre 2007 13:18

                Ni Colonna, en tant que « patriote qui aime son pays », comme il le dit lui-même, ni les mafieux (oui, ca va avoir l’heur de vous étonner ca aussi, les cagoulés et les mafieux en Corse, ce n’est pas pareil, même si certains évoluent de chaque coté de la ligne de séparation, beaucoup de cagoulés ne sont pas en odeur de sainteté du coté des amis de Sarkozy qui eux sont les mafieux, les vrais, mais NS aime bien faire cet amalgame facile, cautionné par la presse Française, afin que le bon peuple e France ne soupçonne pas la collusion Etat/ Mafia Corse, qui aux dires de tous les medias n’existe pas en France !?!?!?!)

                Donc, disais-je, en tant que Corse ni l’un ni l’autre ne sont ma tasse de thé et même s’il s’agit de 2 phénomènes bien différents, pour moi ils procèdent de la même réalité, la lâcheté.

                Tuer un homme, a fortiori désarmé a 7, de 3 coups de calibre, cela ne représente pour moi qu’un acte d’extraordinaire lâcheté et menacer un commerçant qui qu’il soit qui essaye de se faire sa petite place avec sa famille, pour le racketter avec l’aide de complices mafieux et d’armes et le tuer s’il n’obtempère pas relève de la même lâcheté.


                La Corse, certes, aurait pu s’honorer, toutes tendances politiques confondues, a combattre cette quantité faramineuse de bêtise, mais elle a, je le crains, raté définitivement le coche.

                On sent bien sur ces blogs ces pulsions bien Françaises de xénophobie, de racisme mal contenues qui suintent de tous cotés, des lors que l’on parle de Corse, de Basque etc, et l’amalgame est vite fait avec les immigrés de toutes origines (ce qui n’est pas mieux), de toutes les façons on met tout le monde dans le même sac et que ca roule...

                Je vous rappellerais, au passage (ce qui est bien loin d’être une référence, je le concède volontiers) que la Corse a malheureusement voté a 61% Sarkozy et qu’elle s’est donc mise (O honte, s’il en est !) du Coté de la majorité que vous appelez tous un peu vite, Républicaine et démocratique de la France, votre pays.

                Il s’agit donc de votre pays dont vous parlez que vous le vouliez ou non, lorsque vous amalgamez les Corses et que vous les mettez tous dans le même sac.

                Le fait est que vous n’êtes pas mieux que les Corses ou même les enfants d’immigrés des banlieues, tout simplement parce que vous faites partie d’une espèce qui s’appelle l’espèce humaine qui est, que vous le vouliez ou non, la même partout sur cette terre avec quelques différences de style, si l’on peut dire, mais intrinsèquement, absolument identique quant au fond, la preuve vous vous accordez tous sur la même manière de penser, d’agir et de réagir.

                 

                Cela dit, je le répète, même s’il est innocent Yvan COLONNA, n’est pas ma tasse de thé.

                Néanmoins, il est une chose que vous appelez tous la justice, qui est bâtie sur des règles que l’on appelle des lois.

                Ces lois qui sont le fondement même de votre République Démocratique, vous vous en arrangez bien comme bon vous semble lorsque cela vous arrange et vous avez vite fait, vous qui n’avez participé ni a l’action, ni a l’enquête, ni a l’instruction, ni a rien d’autre que lire les articles de presse de votre paroisse, de juger a l’emporte pièce.

                Colonna est peut être même coupable, mais le fait est que ni la police, ni la justice, hormis des certitudes a 2 balles, n’ont été capables d’en faire la preuve, aucune preuve matérielle, même pas les fameux relevés d’écoutes qui ont permis de confondre ceux qui ont déjà été condamnés, rien de tangible, matériellement, n’a permis d’impliquer Colonna, même la balance qui a aidé Bonnet a mettre la main sur les véritables assassins.

                Tout le reste n’est que supputations, certitudes de café du commerce et évidences de parti pris ou de mauvaise foi. Le tout, très largement  suggéré par une police dont les errements impunis sont sans aucune limite et si un témoin qui n’a jamais varié dans ses déclarations, ce qui d’ordinaire est considéré comme l’essence même d’un témoignage solide, affirme que Colonna n’est pas le tueur ou un médecin légiste dis que le tueur était plus grand, le premier n’intéresse plus personne et les autres membres du commando qui on parlé de perruques sont tout de suite crus sur parole, tandis que le légistes dit n’importe quoi et est complice parce que Corse... He ! He ! He !

                On a même entendu un sois disant « Grand Flic » a 3 Francs, Six Sous venir nous dire c’est lui, il est coupable. Mais hormis l’assertion, rien pas de preuve, même pas d’explication sérieuse.

                Comment cette justice de la France qui après avoir déjà si souvent fauté peut elle se permettre ce genre d’errements, si ce n’est que de satisfaire la mégalomanie d’un pauvre type élu aujourd’hui Président de la République qui a déclaré publiquement avoir arrêté l’assassin du préfet, ne respectant même pas ainsi la présomption d’innocence, lui avocat, minable certes, mais avocat de formation qui est sensé ne pas ignorer la loi, alors qu’il n’a de cesse de la revendiquer pour tous ceux qui l’entourent et sont eux inculpés pas des juges Français qui s’appuient sur des dossiers, semble t’il, mieux étayés que celui de Colonna.

                Oui la France se serait honorée d’avoir une justice plus circonspecte, sérieuse et objective et même en voulant se faire mousser facilement sur un blog, il est des affirmations sur les quelles la prudence serait de mise.

                Je n’en ai rien à cirer ni d’Yvan Colonna, ni de ses idées, mais même s’il était aussi coupable que vous le prétendez, la justice de votre pays serait bien inspirée d’étayer dignement ses dossiers et vos medias d’arrêter de vouloir donner des leçons a G.W.BUSH sur Guantanamo ou a la justice des USA sur son fonctionnement ou même sur la peine de mort.

                Pour vous éclairer encore plus sur le sens de ma démarche, personnellement je suis a 100 milliards de pourcents pour la peine de mort  et pour qu’un Colonna si réellement il était prouvé qu’il est coupable y soit condamné.


                Je dois avouer même, que je m’étonne que dans le pays des lumières, de la démocratie et des droits de l’homme, il y ait, non seulement, des gens qui accusent a tous bouts de champ sans aucune preuve matérielle, mais ce qui m’impressionne le plus c’est cette façon indiscutable, FRANCAISE UNIVERSELLEMENT RECONNUE, de traiter avec aplomb, certitude, condescendance et une assurance quasi divine d’un sujet dont on ignore la totale réalité.

                Cela étant, si Colonna doit être condamné sur l’intime conviction qui est la votre, celle de Madame Erignac, du super flic, Marion ou sur les déclarations a l’emporte pièce de l’idole présidentielle, et bien soyez donc rassuré, cela semble déjà fait vous n’avez qu’a regarder les titres de la presse de propagande a la botte..

                S’il n’y a que ca pour vous satisfaire et bien soyez satisfait mais vous êtes à plaindre...

                Néanmoins, il est une chose qui est a mettre a votre crédit et qui est sure, avec vous la justice ferait des économies !!!


                • Aspiral Aspiral 6 décembre 2007 13:28

                  Combien cela coûte-t-il au contribuable ? Quel est le rapport qualité-prix de l’établissement de "la" vérité, réduite comme vous le dites à une "conviction" ? Quelle vérité ? Celle des débats de plus en plus couteux de la justice, au point de créer une nouvelle injustice, celle du pognon ? J’ai raison et d’ailleurs j’ai raison et qu’on me prouve que j’ai tort et je reconnaitrai que j’ai tort ! La pensée causale et le complexe de Colomb rendent la vie sociale et l’exercice de la justice de plus en plus impossibles. 


                  • faxtronic faxtronic 6 décembre 2007 13:44

                    Allons Lilian. Cet article, c’est un dechiffrage alambiqué de la maniere de parler en Corse, ce n’est pas un article objectif. Ce qui est objectif, c’est que ses accusateurs retirent leurs accusations. Mais bon, ils ont le droit de faire des faux temoignage, apres tout qu’est qu’ils risquent de plus. Perso dans leur cas je le ferais aussi. Mais rien ne le prouve. Ce dossier est mal ficélé, basé sur des temoignages de mafieux. Il est ingerable, aucune preuve decisive, et j’espere que l’on est pas comme chez les wisigoths, pour qui seize seiziemes de preuve est une preuve. Je pense Colonna coupable, et j’espere qu’il y aura un non-lieu, car c’est vraiment du n’importe quoi ce dossier.


                    • anuck 6 décembre 2007 16:05

                      « Je sais que tu es un homme d’honneur. Si tu avais participé, tu l’aurais revendiqué. Par conséquent, je confirme que tu n’y étais pas »

                       

                      Si c’est la phrase dite par un des co-accusés, c’est très dur comme réplique. J’y vois plutôt une mise en cause de l’accusé. Je m’explique : ils ont été pris, ils ont avoués. Ensuite ils ont impliqués l’accusé. Et maintenant l’accusé dit que ce n’est pas lui. Imaginons ce qui peut se passer dans la tète des autres condamnés. Ils font le coup ensemble, les autres le revendiquent et avouent, et le dernier s’enfuit et va ensuite dire qu’il n’y est pour rien. Je serais à leur place, j’en aurais gros sur la patate. Il serait le seul à s’en sortir ? Bonne raison pour dire que s’il avait des coui..lles et un brin d’honneur il aurait revendiqué cet assassinat et se serait dénoncé. Mais par contre, comme nous, nous sommes des hommes d’honneur, nous dirons que tu n’y était pas.

                       

                      Franchement ce n’est plus de l’ambiguité, c’est presque une condamnation sur place. Sale temps pour l’accusé. Je précise que tout ce post est à lire avec des gros "si". Pour le moment il y a présomption d’innocence.

                       


                      • geko 6 décembre 2007 22:36

                        @Anuck

                        Qui vous dit qu’il n’y a pas un deal passé avec les co-accusés (condamnés) pour mettre Colona dans le sac ! Qui vous dit qu’il n’ont pas reçu de menaces sur leurs proches !

                        L’enquête a été baclée (il s’agit de l’assassinat d’un préfet !) Ca sent le grand cirque Pinder de la justice : procés politique ?

                        Pourquoi ne s’interesse t’on pas aux dossiers sur lesquels travaillait le préfet Erignac ? Nul mot là dessus ! Pourtant on devrait se poser la question à qui profite le crime ?


                      • VincelB22 6 décembre 2007 19:56

                        A chaque fois que je lis l’un de vos article sur Colonna je trouve ça d’une impartialité et d’une logique plus que douteuse. Le simple fait que votre argumentaire soit en contradiction totale avec ... lui même démontre toute la faiblesse de votre raisonnement sur la question. Ainsi vous faites reposer toute la culpabilité de Colonna sur les aveux des autres membres du commando que vous vous empressez de qualifier de « pas crédibles » ... Franchement en terme d’objectivité et de crédiblité vous n’êtes vraiment pas un exemple !


                        • antonetti 6 décembre 2007 20:54

                          Normalement, le doute doit bénéficier à l’accusé, et tout ce qui sème le doute sur la culpabilité d’Yvan Colonna, c’est le ton avec lequel les membres du commando l’ont blanchi ! Qu’ont-ils dit lors de leur procès quand Castela et Andriuzzi ont été condamnés à 30 ans de prison ? Ont-ils tenté de les innocenter ?

                          Je rappelle que Castela et Andriuzzi ont été acquittés en appel.

                          Je n’assiste pas au procès, mais tout ce qu’en rapporte la presse montre bien que l’attitude d’Yvan Colonna n’est pas celle de quelqu’un qui espère s’en tirer au bénéfice du doute, mais celle d’un homme d’honneur qui lutte pour que son innocence soit enfin reconnue !


                          • Alarcon 7 décembre 2007 09:19

                            Le verdict du procès approche, et chacun sait qu’il sera juste. A commencer par le père de l’accusé, Jean-Hugues Colonna, dont beaucoup ici semblent oublier qu’il a longtemps cru (lui aussi !) à la culpabilité de son propre fils, allant même jusqu’à écrire une lettre bouleversante à Mme Erignac, avant de se réveiller un matin, quelques mois plus tard, tel Ferrandi et les autres, persuadé soudainement de l’innocence de son petit Yvan... La Vierge peut-être lui était apparue en songe ?... Ou quelque fée l’avait-elle touchée d’un coup de baguette magique ?...


                            • Alarcon 7 décembre 2007 09:42

                              Constatons avec amusement que toutes les contributions relatives à ce procès, sur quelque site que ce soit d’ailleurs, contiennent (dans un paragraphe ou dans un autre) les affirmations suivantes : ou « Et je ne suis pas Corse ! » ou :« Et croyez-moi, Colonna, ce n’est pas ma tasse de thé ! ».


                              • warthogor 8 décembre 2007 14:38

                                Je suis Corse et Colonna n’est pas ma tasse de thé, et alors ! Cela étant qu’il soit condamné ou pas m’indiffère totalement et je souhaiterais vivement qu’un élément tangible de preuve surgisse a la dernière minute ou qu’il avoue, s’il est vraiment coupable et qu’il prenne le MAX !! Mais ne vous en déplaise, contrairement a tous les prétendus démocrates de café du commerce qui une fois la porte fermée battent leurs gosses quand ce n’est pas leur femme puis qui viennent faire les donneurs de leçons sur tous les blogs, cette enquête est lamentable au possible, a l’identique des comparses, d’ailleurs, qu’ils soient flics, juges témoins ou prévenus. Il semblerait même que malheureusement, le mieux de tous ces minables ait été le Préfet Erignac lui-même qui avait compris qu’on l’envoyait dans un piège a cons et qu’il se faisait beaucoup moins d’illusions que la plus part des Francais sur la nature des ringards mafieux qui dirigent la France depuis trop longtemps... Je pense même, a titre personnel, d’une que YC est coupable, même s’il n’est pas le tireur et qu’il sera condamné a perpète, j’en mets ma main au feu, même si je me trompe. Mais si vous êtes satisfait qu’un Colonna soit jugé et condamné sans la moindre preuve matérielle et mieux sans témoignage direct de l’acte dont il est accusé, alors vous changerez d’avis le jour ou par malchance et pour une simple ressemblance vous serez accusé par quelqu’un qui jurera sur la tête de ses gosses et avec la plus grande des sincérités que vous êtes bien celui qu’il a vu commettre un crime et si vous n’avez pas un alibi solide, je vous garanti que c’est Fresnes qui ne sera pas votre tasse de thé a vous...Ca n’arrive pas qu’aux autres... Le problème de tous ces blogs ( ou l’avantage, ca dépend) c’est que la connerie s’y répand comme une trainée de poudre et tout le panel y est représenté. Vous ne venez pas sur des blogs pour émettre une opinion contradictoire mais pour y répandre le fiel du racisme et de la bêtise, surtout depuis une certaine élection.... Quelle personne sérieuse hormis celui qui est aujourd’hui votre président, pourrait prétendre condamner un individu sur un travail aussi lamentable au 21 e siècle. Quand une police et une justice et a fortiori des politicards sont aussi nuls, ils n’ont qu’a la fermer dans un pays digne de ce nom et il est même ce que les Français osent appeler des républiques bananières ou ce genre de problèmes n’existent pas.. A Outreau, un juge d’instruction a placé en détention un handicapé mental et moteur qui n’était même pas matériellement en mesure de perpétrer le geste duquel il était soupçonné et qu’il s’agisse de la hiérarchie policière comme de celle de la justice, personne n’a trouvé a y redire !?!?!?! Et vous trouvez probablement que ca roule ?!?!?! Autant vous dire clairement que je n’habite plus dans ce pays depuis belle lurette, parce qu’il est dangereusement malade !!!!!


                              • Formule4 7 décembre 2007 10:15

                                UN lourd héritage de la cour d’assises va encore peser sur la vie d’un homme et sur la vie de la famille de la victime.

                                Oui, j’ai la conviction... Non je n’ai pas la conviction... que trucmuche a bien tué machinchose.

                                On a des convictions sociales, politiques, religieuses... mais on a une « intime » conviction qu’un individu est un criminel, ou qu’il ne l’est pas.

                                Dans un autre procès récent (pas de victime pas de preuve enquête baclée) l’intime conviction a déjà disculpé Maurice Agnelet, puis, sur exactement les même éléments, condamné à 20 ans. Est-il coupable ou innocent ? Seul lui le sait.

                                Pour YC, à moins d’un coup de théâtre, il est peu probable que sa culpabilité soit prouvée. Alors autant jouer aux dés. Comme dans l’ex émission d’Arthur où il fallait trouver au hasard de l’argent caché dans de grandes boites en carton, la vie d’un homme et la justice pour la famille de la victime sont entraînées dans un jeu cruel.

                                Qu’il soit condamné ou acquitté, la peine ne se jouera que sur des « sensations » ou des « sentiments ». Jamais on ne délivrera la famille de la victime de cette question : YC a-t-il participé à l’assassinat ?

                                Faudrait-il bannir l’intime conviction de notre droit d’assises ? Faudrait-il cesser de désigner des coupables idéaux ? Faudrait-il demander à la presse, à la TV et aux radios de diminuer le Barane en relayant mot à mot les consignes de l’exécutif ? Faudrait-il revoir encore le fonctionnement de l’instruction (et donc relire le rapport de la commission parlemetaire d’Outreau) ? Ce sont des questions de société qu’il n’est pas inutile de se poser.


                                • pixel pixel 8 décembre 2007 15:03

                                  Bizzare ce retour sur le lieu d’un crime et encore plus bizarre que dans notre système une condamnation puisse être basée sur l’intime conviction..


                                  • Fred62 8 décembre 2007 20:07

                                    Colonna n’est peut-être pas coupable, à en croire la majorité des lecteurs/intervenants d’AV, mais pour un innocent aller se terrer au fond d’une bergerie quand la police vous recherche c’est quand même mauvais signe, non ? smiley


                                    • Lesage 9 décembre 2007 01:45

                                      Je me fous des corses, je n’en suis pas des corses !!!! Je me bas des bretons... Je n’en suis pas plus que les jurassiens. Cette notion d’identité me gonfle... Régionalisme à 2 balles. Viens chez moi mais surtout ne t’y installes pas... Quoiqu’il en soit Yvan Colonna est innocent... Ci dessous ma synthèse sur les différents forums :

                                      A première vue, lors des gardes à vue on a l’impression que la justice à un train de retard. Il faudrait le TGV c’est-à-dire que Toute Garde à Vue (TGV) devrait être filmé pour éviter l’écueil des longues procédures, afin de recouper comme au poker. Tu bleufs ? tu perds sans contestation une fois la carte de..... la Corse en main. Pour l’affaire Colonna cela n’a pas été le cas. Des dizaines de tomes érigés en 10 commandements. Chacun faisant plusieurs centaines de pages pour des estimations dignes de pseudo détectives amateurs de cluedo. Mauvais jeux si vous suivez le procès..... Si la France à travers son régime d’assurance maladie est à la pointe, en matière de justice sociale, pour les soit disant pointeurs d’Outreau elle est une justice digne des pires dictatures que l’on sait. Expéditive et bornée. Comment peut on dans ce pays léser et laisser des personnes croupirent en prison alors qu’ils n’y sont peut être pour rien ?.... Le mot « peut être », doux prétexte qui trouve tout son sens lorsque la pression populaire exige LE coupable.... Il faut alimenter le flux d’actualité des médias à l’écoute, que cela en coûte,. Leur donner du SON (blé, orge, avoine.... Développement durable ) à moudre..... Et on nous rabat à longueur de journée les oreilles avec la police scientifique, les experts, Julie Lascaux du navet, le droit de connaître (l’émission de la « science du savoir » sur France 5.... TF1 ?).... Et j’en passe.... La télé se vante à longueur d’année du savoir-faire et du droit de savoir des policiers.... Dans la pratique c’est finalement digne de Taxi 4 au niveau de l’instructions.....Post-mortem.... L’homme qui fît les titres de l’actualité parce qu’il était l’ennemi public numéro 1 (un berger) ne trouve plus aujourd’hui sa place dans les éditions de nos grands quotidiens. Passer de mode 3 ans après

                                      Le procès se termine et au regard de ce qu’écrit la presse, on a l’impression que le bénéfice du doute ne profitera pas à l’accusé.Pourtant depuis 15 jours le comportement de celui ci aurait du en faire tilter plus d’un. Il faudrait être particulièrement machiavélique pour dire à la famille de la victime, droit dans les yeux : « Je sais que vous avez droit à la vérité et la vérité, je le dis depuis le début : ce n’est pas moi qui ai tué votre mari, votre père, votre frère. Je sais que c’est difficile pour vous de m’écouter, car cela fait huit ans et demi qu’on dit que je suis l’assassin....Croyez bien que je compatis à votre douleur et que je respecte votre deuil »...Peu d’assassins auraient eu cet aplomb verbal. Si Colonna est coupable alors il est le diable en personne.Aujourd’hui beaucoup de zones d’hombres demeurent, notamment sur la déposition des témoins de l’assassinat. Aucun n’a reconnu Colonna et la majorité d’entre eux ont dit qu’ils n’étaient pas 3 mais 2.Le témoignage de Joseph Colombani, directeur de cabinet du président du Conseil exécutif de Corse et ami personnel de Claude Erignac est étonnant. Devant la cour d’assise et la famille de la victime il soutient :

                                      - « Je ne peux pas mettre de nom sur les deux personnes que j’ai vues ce soir-là. » ou bien

                                      - « J’ai vu Yvan Colonna une fois, sachant que c’était lui, au journal de TF1, le soir où il a pris la fuite. Je vous avoue qu’il n’y a pas eu ce tilt qui se passe dans votre esprit quand vous reconnaissez quelqu’un« , a-t-il souligné. »Aujourd’hui, je regarde M. Colonna« , a-t-il ajouté en se tournant vers le box. »Il n’y a pas ce déclic. Je ne peux pas être affirmatif, ni dans un sens, ni dans l’autre« .Concernant ce »tireur final« , qui dans son esprit a tiré tous les coups de feu, le témoin se souvient plus d’une »carrure« que d’un visage. Il a évoqué un homme »massif« de »taille normale« ayant précisé dans plusieurs dépositions qu’il l’estimait à 1,80m.Cela corrobore le témoignage du docteur Paul Marcaggi, qui a examiné le corps du préfet dans les heures qui ont suivi son assassinat à Ajaccio, le 6 février 1998. Selon lui, l’assassin devait être »au moins aussi grand« que la victime, soit 1,83 mètre, alors que le berger corse accusé du meurtre mesure 1,72 mètre. Le médecin se base sur le fait que la première balle dans la nuque qui a atteint le préfet montre »un angle de tir assez faible", quasi horizontal.Autre témoignage troublant, celui du principal témoin Marie-Ange Contart qui se trouvait à 2 mètres de l’action :- « J’ai vu deux hommes, un brun aux cheveux courts plutôt grand en bas de la rue, et un blond d’1,70 mètre dont le bras qui tient une arme tire en direction du sol »...Marie-Ange Contard confirme la blondeur du tireur en disant que ses cheveux sont blonds mais qu’il porte également une barbe de trois jours blonde également.- « Je dois dire que, quand la photographie d’Yvan Colonna a commencé à être publiée partout, je me suis dit que ce n’était pas l’homme que j’avais vu » dit elle.Lorsqu’elle est invité à un tapissage pour reconnaître le meurtrier on remarquera que la méthode employée est pour le moins orientée : Face à la glace sans tain on aligne Colonna avec les dix autres. En survêtement Adidas, on l’a installé au centre de la file ; il tient des deux mains la pancarte n°4 tandis qu’Alessandri est le n°6 et Ferrandi le n°8. Ils sont les seuls à porter des baskets et des survêtements, les autres, des policiers servant de « leurres », sont habillés de façon bourgeoise, chemises repassées et chaussures en cuir plutôt classiques...Jusqu’à aujourd’hui personne n’a désigné Colonna comme étant impliqué dans cette assassinat. La majorité des protagonistes de cette affaire ont par contre à l’unisson souligné les méthodes intimidantes des interrogatoires et garde à vue comme le soulignait également Marie-Ange Contard.....

                                      Après les temoignages des membres de la famille si ceux ci disent la vérité, Yvan Colonna ne peux pas être l assassin. Tour à tour, son père Jean-Hugues et sa tante Josette ont assuré que le soir du drame, ils l’avaient vu revenir de sa bergerie vers 19H30, discuter un moment avec eux à Cargèse et se doucher. « Yvan était en tenue de travail, les chaussures crottées. Il a parlé avec ma mère pendant que ma soeur préparait le repas », s’est rappelé son père, certifiant qu’il a ensuite quitté le domaine familial vers 20H00. Si cela est vrai, pensez vous qu’un membre du commando chargé d’assassiner quelqu’un serait en train de discuter tranquillement avec ses parents à une heure de route du lieu de l’action ? Vraiment relaxe Colonna, en plus il a même le temps de prendre une petite douche ce soir là !!! Logiquement pour la mise en place d’une action de cette envergure (assassinat du plus haut magistrat de l’état)on disparait au moins pour la journée si ce n’est toute l’après-midi et on trouve un alibi. Colonna n’en a jamais eu !!!


                                      • Alarcon 9 décembre 2007 09:18

                                        Jean-Hugues Colonna a commencé par croire longtemps à la culpabilité de son fils au point d’écrire une lettre bouleversante à Mme Erignac dans laquelle il reconnaissait expressement la culpabilité d’Yvan... Qu’il ait été touché plus tard par la grâce, comme Ferrandi et les autres, c’est une autre histoire (corse, bien évidemment)... Quant au témoignage de la « tante Josette », vous avez raison d’en parler : c’est du « lourd » !!! A part expliquer qu’elle regardait « Questions pour un Champion » et de préciser son témoignage finement en ajoutant : « Vous savez ?... l’émission de Julien Lerpers !... », je doute qu’elle apporte quoi que ce soit aux arguments de la défense...


                                      • Breizhatao35 Breizhatao35 9 décembre 2007 08:55

                                        « Le « transport » de la Cour d’assise spéciale de Paris à Ajaccio, sur les lieux de l’assassinat du préfet Erignac, s’il réjouit les avocats du prévenu, ne devrait rien changer à l’affaire. Le berger de Cargèse aura sans doute besoin de plus pour dissiper les doutes. »

                                        A partir du moment où il ya doutes il doivent profiter à l’accusé. Il me semblait que c’est à l’accusation de prouver la culpabilité et non à la défense de prouver l’innocence. Or La culpabilité de Colonna pour l’instant est loin d’être prouvée

                                        Quand à ceux qui se foutent du « régionalisme à 2 balles » notamment en Bretagne, je leur conseille de prendre connaissance de l’histoire ( la vrai). Celle de la Bretagne est dissociable de celle de la France dont acte ! On reconnait aux français le droit d’être français, reconnaissez au moins aux Corses et aux Bretons le droit d’être Corse ou Bretons. C’est comme si nous annexions la Belgique en leur disant maintenant vous êtes Français.


                                        • Lesage 12 décembre 2007 20:14

                                          Voyez le comme une boutade... Je ne me fous ni des uns ni des autres car la notion d’identité est avant tout spirituelle. Quoiqu’il en soit, après les requisitions (peine de sureté de 22 ans) le bénéfice du doute doit de qui de droit bénéficier à l’accusé. Lorsqu’Allessandri devant les parties civiles confirme qu’il est le tireur, ne doit on pas le croire ? Beaucoup de personnes à sa place aurait craqué vis à vis d’une famille en detresse, face à une salle comble de journalistes... Je vous ferais remarqué qu’aucuns des protagonistes de l’affaire n’a désigné Colonna comme étant impliqué.......


                                          • Lesage 12 décembre 2007 20:44

                                            Témoignage troublant, celui de Joseph Colombani directeur de cabinet du président du Conseil exécutif de Corse et ami personnel du préfet Erignac : Concernant ce « tireur final », qui dans son esprit a tiré tous les coups de feu, le témoin se souvient plus d’une « carrure » que d’un visage. Il a évoqué un homme « massif » de « taille normale » ayant précisé dans plusieurs dépositions qu’il l’estimait à 1,80m. Mon analyse : pourquoi à une dizaine de mètres (15M max ?) du lieu l’action (vive mappy et googlemap) on confirmerait que le tireur est massif et fait au moins 1M 80 ? Logiquement en physique plus un objet est éloigné plus il est petit. Monsieur Colombani aurait il eu des hallucinations ?.... Colonna fait 1M72... Si on le voit un gabarit de cette taille à 10 ou 15 mètres... Et bien il n’est pas massif mais minuscule !!!!

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