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Accueil du site > Actualités > Société > Des manifs pour rien ?

Des manifs pour rien ?

Le paysage syndical en France a notamment trois caractéristiques : il est peu représentatif, faible et divisé. La grande journée de manifestation – et de grève - unitaire est donc, en général, une façon détournée de masquer cette réalité. En ce sens elle est une figure de style. Cela n’enlève rien au caractère légitime des manifestations mais cela leur confère aussi un enjeu qui n’est pas seulement celui du rapport de forces avec le pouvoir. On peut malheureusement penser que dans le cadre des manifestations contre la réforme des retraites, comme celles du 23 septembre, cette fonction de « dissimulation du réel » prend le pas sur la dimension contestataire et/ou de proposition.

Un pouvoir inflexible

Dès le départ le gouvernement avait annoncé la couleur : il n’y aurait pas de négociations mais simplement des consultations avec les syndicats sur la réforme des retraites. Sur ce sujet il avait joué cartes sur table. Dès lors la possibilité de réellement infléchir les choix gouvernementaux – qui avait été arrêtés bien en amont – était quasi nulle et ne pouvait porter que sur des aspects symboliques et marginaux. En acceptant ce présupposé et en acceptant de rentrer dans le jeu du pouvoir en participant à ces consultations les syndicats avaient en quelques sorte déjà perdu la bataille. Face à un gouvernement qui ne connaît que l’épreuve et le rapport de force le combat était dès lors biaisé ; il ne fallait donc pas l’accepter dans ces termes.

La manifestation comme seul outil

En misant sur les manifestations comme seul outil de pression sur le gouvernement les syndicats ont alors fait une autre erreur. En effet ils continuent à vivre dans une espèce de mythe de la manifestation victorieuse (voir le conflit de 1995, ou la contestation contre le CPE) alors que leur efficacité ne fait que décliner. Oui, le rendement marginal de la manifestation ne fait que décroître dans le paysage social français.

A cela plusieurs raisons : en maintenant le principe de manifestations en semaine elles ne continuent de mobiliser que les fonctionnaires ou les employés du secteur parapublic en excluant presque de facto les employés du secteur privé. Dès lors il est très facile d’accoler à ces manifestations l’image de mouvements servant uniquement les avantages des plus protégés puisqu’ils en sont les seuls acteurs. En outre ces manifestations et grèves ont un caractère pénalisant pour de très nombreux usagers, qui à la longue, même en ayant de la sympathie pour elles, en voient surtout les aspects négatifs (pas de transports, problèmes de garde des enfants…). Enfin l’absence tangible de résultats sur le cours des évènements ne peut que démotiver les troupes et les sympathisants et casser toute dynamique.

Comme en même temps le gouvernement ne cédera pas – il en a fait un principe – les manifestations tendent à devenir purement formelles, comme le sont devenues les batailles de chiffres surréalistes entre la police et les syndicats sur le nombre de manifestants ; on fait de jolis cortèges, on chante de beaux slogans, et les patrons des centrales parlent au journal de 20h. Le Premier Ministre fait alors un communiqué de presse soulignant que « le gouvernement ne cédera pas sous la pression de la rue », dans le cas où les manifestations sont considérées comme un succès, ou mettra en avant l’essoufflement du mouvement et donc la faible adhésion des Français aux slogans syndicaux dans le cas contraire. Il s’agit alors systématiquement d’un jeu perdant (syndicats) – gagnant (gouvernement).

Quelle réforme ?

Les syndicats ont par ailleurs commis une autre erreur : leur opposition à la réforme paraît caricaturale. La réforme est mauvaise, on est contre. Aucune proposition majeure et commune n’a émergé sur le sujet. Les syndicats avancent en ordre dispersé, dans une logique de défense prioritaire de leurs propres adhérents. Dès lors il semble que les sujets de la pénibilité et celui des carrières longues soient les seuls sur lesquels ils se battent en formulant des propositions et des arguments. Bien entendu ces sujets sont importants mais ne sont pas centraux dans la réforme en cours. On aurait aimé entendre des contre-propositions fortes sur l’individualisation des parcours et des retraites, la prise en compte globale des disparités d’espérance de vie, la contribution des retraités à l’effort général… Le syndicalisme français montre malheureusement une nouvelle fois sa faible capacité de proposition ou en tout cas de médiatisation de son discours.

Et demain ?

Comme je l’ai indiqué plus haut ce gouvernement ne réagit que dans un contexte de rapport de forces : il faut donc montrer ses muscles en étant pragmatique, innovant et fédérateur. J’évoquerai ici quelques pistes :

la vraie manifestation nationale : ici ou là certains ont avancé l’idée stimulante de manifestations le week end. Elles permettraient de mobiliser bien au delà du cercle habituel des bataillons syndicaux et montrerait l’étendue du rejet de la réforme dans sa version actuelle. Bien entendu cela change les habitudes des centrales mais entre la tradition qui ne bouscule plus rien et la nouveauté qui a une chance de réussir le choix est rapide…

l’utilisation des moyens électroniques de communication : si un ou deux millions de personnes sont dans la rue – ce qui suppose un réel effort de leur part – on peut supposer que ces mêmes personnes sont susceptibles d’envoyer un email. Il suffirait que les syndicats s’entendent sur un texte simple et clair que l’ensemble des manifestants, auxquelles toutes les personnes hostiles à la réforme s’ajouteraient, enverraient à la Présidence de la République, au Ministre du Travail, et aux députés et sénateurs UMP de leur circonscription - le débat ayant été escamoté à l’Assemblée Nationale - pour que cela crée une action d’envergure. Plusieurs millions de mails envoyés en quelques jours auraient surement un effet intéressant..

l’élaboration d’une contre-réforme : l’opposition, l’ensemble des syndicats, les associations concernées, et tous ceux qui souhaitent s’y associer devraient organiser des Etats Généraux de la Retraite où un vrai débat aurait lieu, sans tabous ni présupposés. On discuterait alors vraiment de toutes les options existantes : augmentation de la durée de cotisation, report de l’âge légal, baisse du niveau des pensions, fiscalisation des retraités, individualisation des pensions, différenciation en fonction des types d’emploi, hausse des cotisations, taxes sur la capital, emploi effectif des seniors…et on se mettrait d’accord sur des solutions à mettre en oeuvre sur la durée. En faisant cela on préparerait (enfin) l’avenir.

En conclusion, et en prenant le risque d’être démenti dans les prochains jours, on peut penser que ces manifestations n’auront pas servi à grand-chose d’un point de vue concret ; on peut même formuler l’hypothèse un peu dérangeante qu’elles rentrent parfaitement dans le jeu du pouvoir tant elles sont prévisibles dans leur contenu et leurs effets, avec notamment quelques annonces cosmétiques pour montrer que ce gouvernement n’est pas sourd à la protestation de la rue.

Il reste ici et maintenant à imaginer de nouvelles formes pratiques et efficaces de contestation pour les syndicats.


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64 réactions à cet article    


  • wakatanka wakatanka 24 septembre 2010 10:28

    boa, y’a qu’une solution pour être, non pas entendu, mais écouté
     :
    grève générale illimitée, et pas de négociation....mais les syndicats ne le proposerons jamais...


    • Kalki Kalki 24 septembre 2010 11:18

      Y en a qui s’emmerdent avec du pognon, hein ? J’l’ai entendu dire, moi !
      Y a des mecs bourrés de pognons... ils s’emmerdent, hein ! Nous on s’emmerde pas mais on en a pas...
      On s’fait pas chier ! Moi, j’ai trouvé une combine maint’nant. Euh.. j’achète tout à crédit alors, euh...
      C’est retenu sur ma paye. Y a des fins de mois, je touche tellement peu que j’sais pas si je bosse ! C’est bonnard !

      Par exemple, la euh... je viens de m’acheter une maison de campagne, au bord de la mer !
      Ça s’appelle comme ça, je m’excuse ! je l’ai achetée à crédit, enfin, à côte de crédit... pas loin !
      C’est une maison de campagne en Normandie parce que c’est là que c’est le moins cher comme bord de mer.
      Enfin c’est pas là qu’il fait le plus beau, mais enfin, c’est beau dejà !
      Et pis, on a beaucoup exagéré avec le climat de la Normandie, hein !
      Moi je vois, j’y suis allé trois fois cet été, il a pas neigé une seule fois.
      Et puis...euh... le climat est très sain pour celui qui supporte les botes en caoutchouc.
      Et puis, le mec qu’est copain avec une grenouille, il l’emmène, elle est contente !
      Non ! Évidemment ! En Normandie il pleut un petit peu, mais en France, il pleut partout un petit peu.
      En Normandie, il pleut un petit peu partout....bon !

      Alors moi, j’ai acheté une maison Merlin. Voyez ?... Maison Merlin, cage à lapin. Bon !...
      J’ai pris un crédit personnalisé à long terme.
      Parce que chez Merlin, c’est le crédit qu’est cher, c’est pas la maison, hein !
      Parce que quand on voit la maison, on se dit :

       C’est pas vrai ? Ça a pas couté ce prix là !

       Non, non. C’est le crédit qu’est cher.

       Ah bon, tu m’as fait peur !
      D’ailleurs, la preuve, c’est quand on a fini de payer, si on pouvait revendre le crédit, on se ferait plus de pognon qu’en revendant la maison, hein !
      Bon alors j’ai pris un crédit personnalisé à long terme.
      Personnalisé, c’est chacun le sien. A long terme, ca veut dire que c’est un prêt, si vous voulez, mais de loin...
      A long terme, ca veut dire que moins tu peux payer, plus tu paye. C’est à dire... euh... non, c’est pas ça !
      La formule de Merlin, c’est : Pendant le crédit, tu répare c’qui s’écroule, et au bout de 15 ans les ruines sont à toi.
      Bon alors... euh...


      Alors dejà dans la vie, peinard, et alors au boulot maintenant, j’suis syndiqué.
      Je suis t’a F.O., Force ouvrière. Gardez vos forces, les ouvrier ! F.O., c’est sérieux comme syndicat.
      « F.O., voilà un syndicat qu’il est beau ! F.O., le syndycat qu’il vous faut ! »
      C’est un syndicat qu’est très bien parce qu’il est le plus petit.
      C’est celui qui fait le moins grève... donc, on gagne plus.
      Quand on est obligé, on la fait, parce que sans ça, ça se verrait...

      Mais c’est toujours nous qu’on reprend le boulot le plus vite, hein !
      Je vois à mon usine on est sept.
      C’est le plus petit, comme syndicat, c’est le plus petit. Alors il est un peu sur la corde raide.
      Si il penche trop du côté des ouvriers, les patrons payent plus.
      Et puis si il penche trop du côté des patrons, ça va finir par se voir !

      Vu que c’est eux qui payent, et c’est pas le but de la manoeuvre !
      Bon parce que vous comprenez, les syndicats ils sont un peu dans une situation délicate !
      Des fois, j’entends des ouvriers qui disent : « Oh mais, tout ça, les syndicats sont complices ! »
      C’est pas vrai ! pas tous ! La plupart, mais pas tous !

      Parce que par exemple, prenez le problème :
      en France, vous avez 20 millions de travailleurs, je compte les chômeurs, hein ! sans quoi ça ferait moins...
      20 millions de travailleurs et il y a 2 millions de syndiqués, les chomeurs d’ailleurs !
      Bon ! Alors, c’est pas compliqué. Vous allez faire la grêve a 18 millions de mecs pas inscrits...
      C’est pas un problème, ça !
      Leur faire reprendre le boulot quand les revendications n’ont pas abouti... c’est plus dur !
      Parce que en 68, les ouvriers de chez Renault, ils avaient dit à Seguy :
      « Eh ben les accords de Grenelle vous avez qu’à vous les tailler en pointe ! »
      Alors lui, il peut pas ! C’est un homme, il est tout rouge, il a dejà autre chose...
      Ou alors il se maquille avec un gant de crin...
      Bon ! Alors moi, je suis délégué syndical, moi !

      A mon usine, j’arrive le matin :
      "Camarades, nous étudierons aujourd’hui la contestation syndicale face au grand capital !
      Camarades, la contestation syndicale est née du capital, elle est engendrée par le capital.
      Le capital est donc plus important que la contestation car la contestation... ne vit pas de ce qu’elle conteste !
      Alors que le capital vit de sa contestation !"
      Je vais vous rassurer tout de suite : les autres ne comprennent pas non plus ! Mais au moins, ça fait plaisir aux mecs de savoir qu’ils sont compris par des mecs qui comprennent des trucs qu’on comprend pas.
      Parce qu’on est pas cons, au syndicat. On fait croire qu’on comprend, hein ! On est pas con !

      Et puis moi, j’ai repéré un truc : le ton compte beaucoup, les gestes aussi !
      Là, je vais vous faire un exemple :

       Camarade balayeur, grâce au syndicat et par le truchement du dialogue, tu seras l’égal du patron !
      Dans le dialogue, hein !
      Parce que dans le détail, tu sera payé moins et puis c’est toi qui continueras à balayer la cour !

       Ah bon ! J’perds pas mon boulot ?

       Non, non.

       Oh ben, ça va alors !

      Alors, moi, comme je suis délégué, je suis très bien reçu. Je suis reçu par le patron... à la campagne :
      « Entrez, mon ami ! Asseyez vous, c’est du cuir ! Touchez à mon chien, vous connaissez ma femme ? »
      Bon. Ou le contraire. Ça dépend de la taille du chien !

       Bon. Alors ? Vous fumez le cigare ?

       Non, mais je tousse !

       Ah, pauv’con..
      On était en train de parler à bâtons rompus, que je préfère à brule-pourpoint parcequ’on s’brule... Bon !
      Quand il m’a demandé, quand c’est qu’on arrête la grêve. Alors moi je lui ai repondu :
      « Ben... C’est quand vous voulez, c’est vous l’patron ! Ça dépend du stock ! »
      Parce que moi, j’suis dans une usine où c’est que la grêve dépend directement du stock !
      Je vais vous expliquer... Y a des usines comme ça, que la grêve dépend du stock.
      Par exemple vous avez : Lip... Vlan ! Boussac... Vlan !
      Manufrance... Ne m’appelez plus Manufrance ! La France elle m’a laissé tombé !
      Mais Zorro va arriver. Ta da ta da !
      Bon. Vous prenez des usines, comme Longwy, dans l’Est...
      C’est des usines qui fabriquent des pièces de fonte qui vont sur des machines à vapeur qu’on a donné aux Indes. Alors c’est dur d’en vendre, hein ! Parce que, c’est des usines qui appartenaient à l’état, ça, avant !
      En moitié, vous savez ? Ils avaient pris des parts, comme ils disent. Pour renflouer, c’était déjà trop tard !
      Puis alors, comme les gens du gouvernement ils sont pas là pour rester, parce qu’après ils se barrent, alors ils prennent un peu de... et puis il se cassent !
      Alors, les mecs, ils se retrouvent avec leurs usines.
      Parce que le maire de Saint-Etienne, c’est un maire communiste.
      Il savait pas pourquoi il avait été élu aussi facilement ! Il vient de comprendre. Il a fait :
      « Bon sang ! Mais c’est bien sûr ! »
      Alors, parce que la société, c’est une chaîne... C’est une chaine, la société !
      Salut les maillons !
      Bon. Vous avez l’état, le patron, le syndicat, l’ouvrier, la police, l’état, le patron, le syndicat, l’ouvrier, la police...
      Quand on a trop de gens qui gueulent dans la rue pour avoir du boulot, on leur envoie les flics pour leur casser la gueule. Ben, c’est un truc nouveau, ça vient de sortir.
      C’est que quand on a des mecs qui gueulent pour avoir du boulot, on leur casse la gueule :
      « On veut du boulot ! »
      « ...Salauds ! »
      Vlan ! Hé, ça fait toujours du boulot pour les flics alors là, si vous voulez !

      Quand y a trop de mecs dans la rue, l’état dit aux patrons :
      « Engagez-moi donc des chômeurs qui font désordre, parce qu’on doit recevoir Helmut Schmidt. »
      Bon... ça fait desordre, ça va crier avec de la pancarte. Tout ca pue ! Bon. Alors l’autre, il engage les chômeurs.
      Et puis alors, c’est là que le stock il intervient, parce que du coup, il fabrique encore plus qu’il ne vend !
      Donc, le stock se remplit et quand le stock est plein, le patron, il peut plus bosser !
      Il se retourne vers son partenaire social, qu’est le syndicat et lui dit :
      « Mon pauv’gars, on va débaucher une certaine catégorie de personnel ! »
      Le syndicat appelle à la grêve :
      « A LA GRÊVE ! » Prenez des notes, hein ! parce que je vais pas répéter, hein !
      Les ouvriers :

       Qu’est-ce qu’y a ?

       C’est la grêve !

       Ben, y viennent d’embaucher !

       Ben, y débauchent !

       Ah bon, ! Salauds ! Le patron, rengagez nos camarades ! Aie ! Euh...(Pan sur la tête)

       Aie ! Salut Roger ! T’es dans la police maintenant ! Aie !

       Pardon , s’il vous plait, m’sieu l’agent... Aie ! La République ?

       C’est par là ! (Vlan ! )
      Bon. Alors la grêve dure des fois trois semaines, des fois même trois semaine, voire même...
      Y en a deux qui suivent ! c’est intéressant, non ?
      Pendant les trois semaines, qu’est-ce qu’il fait le patron ?
      Il vend ce qu’il a dans son stock ! Il a pas besoin des ouvriers qui fabriquent, pour vendre.
      Alors, au bout de trois semaines, il a tout vendu. Il dit :
      « Voilà les mecs... vous avez gagné. Je rengage tout le monde ! »
      Et les mecs retournent bosser :
      « On a gagné ! On a gagné ! On a... à part les trois semaines qu’on a dans le... !
       »Bon, le problème, a dit le patron, y a deux problèmes :
      y a un problème du côte patron, et y a un problème du côte ouvrier qui se fait sentir ! "
      Ça sent le problème, ici...
      Le patron, quand il rembauche les ouvriers, il est obligé de les augmenter, après la grêve. C’est embêtant ça ! D’ailleurs, il m’a dit : "C’est ça le problème, parce que, vous comprenez, les ouvriers, il sont bien gentils, moi je les aime bien, moi les ouvriers, et puis il en faut ! Surtout des pauvres !"
      Il m’a dit : « Les ouvriers, ils demandent ça. On leur donne ça ! Bon, mais ils le prennent ! On est embêtés ! »
      Et alors du côté ouvrier, il y a un problème : C’est que la grêve, c’est pas payé !
      Vous comprenez ? Sauf dans les grandes administrations, mais ça, c’est pas payé, la grêve. Alors un mec qui dit :
      « On a gagné ! On a gagné ! » Ben, ils ont perdu trois semaines !
      Alors y avait des remous !
      "Ouais, euh... Ouais, le syndicat nous a fait faire la grêve. Tout ça, euh... on a gagné ta ta ta... Tu vas voir Ta ta ta ! On a paumé trois semaine, oui !"
      J’ai dit : " Camarades, camarades !

      D’aucuns diront que le syndicalisme est à la société moderne ce que le mercurochrome est à la jambe de bois.
      A ceux là je dirai, rappelez vous l’essentiel :
      Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme !
      Le syndicalisme, c’est le contraire !"
       
       
       
       
      Depuis 1981, lorsqu’il avait voulu se présenter à l’élection présidentielle, Coluche se sentait menacé. Ainsi, on apprend qu’il a reçu un courrier avec, à l’intérieur, une balle et un mot : « La prochaine est pour toi ». En 1986, il préparait un nouveau spectacle titré « Y en aura pour tout le monde ». Et lui, homme de gauche, pour la première fois, il avait l’intention de taper sur les socialistes. Parce qu’ils avaient mis sur écoute l’écrivain Jean-Edern Hallier qui avait tenté de révéler au public l’existence de Mazarine, la fille naturelle de François Mitterrand. Coluche avait imaginé un sketch sur Mazarine, un « Putain d’camion » (comme l’a chanté Renaud) l’a empêché de le raconter au public...
       
      Et daniel balavoine ? yves Mourousi ? et bien d’autres... n’est ce pas
       

      Le monde du partage devra remplacer le partage du monde. Cela arrivera que vous vouliez ou non : quel que soit le scénario.
       
      Bienvenu dans le désert réalité, comme si vous êtiez dans deux tour qui s’effondrent
       

    • Claude Hubert rony 24 septembre 2010 12:03

      @ kalki

      et votre commentaire à vous, quel est-il ?


    • Kalki Kalki 24 septembre 2010 12:27

      Je n’ai pas besoin de répéter et croire être original : Tout à déjà été dis, tout doit être répété

      Bienvenu dans le monde réel, et non ce n’est pas le pays des bisounours.


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 24 septembre 2010 14:09

      On ne s’en sortira pas sans désavouer clairement la parodie que sont la politique de salon et le « syndicalisme au sommet » actuels.

      La casse des retraites, comme celle de bien d’autres acquis sociaux, avait été programmée de longue date. Elle figure explicitement dans les accords du Conseil Européen de Barcelone de mars 2002, entérinés entre autres par le gouvernement de « gauche plurielle » de Lionel Jospin. Même la date limite de 2010 y est explicitement indiquée.

      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/
      http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 24 septembre 2010 14:10

      Quelques articles récents sur notre blog :

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/09/07/retrait es-un-projet-de-loi-accelere.html

      Retraites : un projet de loi « accéléré » (I)

      Le 7 septembre, alors que le nombre des manifestants à largement dépassé les deux millions d’après les estimations des organisations syndicales (Reuters - Le Point) et le chiffre de 2.7 millions est évoqué par Le Parisien, le projet de loi portant « réforme » des retraites a commencé à être examiné en première lecture par l’Assemblée Nationale par une « procédure accélérée ». Pourquoi une procédure accélérée pour une loi de cette importance, dans un contexte de plus en plus conflictuel ? En réalité, 2010 est la date limité prévue par les accords du Conseil Européen de Barcelone signés par le gouvernement de Lionel Jospin juste avant sa débâcle électorale. Le 7 septembre également, d’après Associated Press - Métro Montréal et d’autres médias, le bureau de l’UMP devait se réunir pour se prononcer sur le projet d’accord concernant le versement, avec Jacques Chirac, d’un montant total de 2.2 euros à la Ville de Paris contre l’arrêt des poursuites pénales engagées par cette dernière. L’UMP est censée contribuer à cette transaction à hauteur des trois quarts de la somme, soit un million six-cents cinquante-mille euros. Jeudi dernier, le président du groupe des Verts au Conseil de Paris Sylvain Garel, opposé à cette opération, a déclaré notamment d’après Le Monde : «  il ne s’agit que de la partie émergée de l’iceberg. Les emplois fictifs se comptaient par centaines sous l’ère Chirac. Mais la plupart de ces abus sont aujourd’hui prescrits au regard de la loi ». Comment comprendre une telle situation, alors que le massacre des retraites se fait précisément au nom de la « rigueur » et de la « bonne gestion » ? Mais si on va au fond des choses, la transaction « parisienne » est-elle autre chose qu’un geste de consensualité transversale, comme le fut entre autres la signature des accords de Barcelone par la «  gauche plurielle » il y a huit ans ?

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/09/07/retrait es-un-projet-de-loi-accelere.html ]


      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/09/08/retrait es-un-projet-de-loi-accelere-ii.html

      Retraites : un projet de loi « accéléré » (II)

      Le 8 septembre, les médias commentent le feu vert donné la veille par le bureau de l’UMP à la transaction avec la Ville de Paris prévoyant le versement par l’UMP de 1.65 millions d’euros dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs. On reste sans comprendre la base juridique et statutaire d’un tel versement, alors que l’UMP n’est pas une partie dans cette affaire et de surcroît Jacques Chirac nie l’existence d’emplois fictifs. D’après Libération, un seul membre du bureau de l’UMP, Louis Giscard d’Estaing, a voté contre cet accord. Mais si, comme l’indique le président du groupe des Verts au Conseil de Paris Sylvain Garel, l’administration Chirac avait créé des centaines d’emplois fictifs qui pour l’essentiel ont échappé à la justice (Le Monde), à combien monte la facture globale pour les « petits citoyens » ? Le 8 septembre également, le communiqué du Conseil des ministres s’est abstenu d’évoquer la question des retraites en dehors de l’intervention du Président de la République, ce qui semble indiquer qu’aucune modification n’est apportée à ce jour au projet de loi présenté devant le gouvernement, alors que le Parlement délibère par une procédure accélérée. En revanche, le Conseil a entériné la création d’une « Commission de réflexion pour la prévention des conflits d’intérêts dans la vie publique ». Une mesure bien tardive et qui ressemble à un contre-feu in extremis. De son côté, Nicolas Sarkozy a fait savoir, dans une longue déclaration lue en Conseil des ministres sur le projet de prétendue « réforme » des retraites, que dans son esprit « le premier axe de cette réforme, c’est un nouvel âge de départ à la retraite », et qu’il se « refuse à revenir sur ce point ». Même si par la suite le Président de la République a demandé à Eric Woerth de procéder à quelques retouches du projet actuel, il paraît évident que rien ne changera dans l’essentiel en ce qui concerne l’esprit du projet de loi. Eric Woerth reste d’ailleurs en charge des opérations. Signe qu’il est jugé indispensable.

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/09/08/retrait es-un-projet-de-loi-accelere-ii.html ]


      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/09/17/retrait es-un-projet-de-loi-accelere-iii.html

      Retraites : un projet de loi « accéléré » (III)

      Le 17 septembre, le site de l’Elysée diffuse une étonnante conférence de presse de Nicolas Sarkozy tenue la veille à Bruxelles à l’issue du Conseil Européen extraordinaire du même jour. Au milieu d’un long monologue, le président de la République Française déclare que « Madame Reding s’est excusée » à propos d’une phrase de la déclaration du mardi 14 septembre de la vice-présidente de la Commission européenne sur l’évolution de la situation concernant les Roms. Viviane Reding s’était notamment déclarée « choquée par des circonstances qui donnent l’impression que des personnes sont renvoyées d’un Etat membre uniquement parce qu’elles appartiennent à une certaine minorité ethnique » et avait ajouté : « Je pensais que l’Europe ne serait plus le témoin de ce genre de situation après la seconde guerre mondiale ». En réalité, si l’on s’en tient aux propos de Viviane Reding reproduits mercredi par Le Monde, la vice-présidente européenne s’est bornée à regretter « les interprétations qui détournent l’attention du problème qu’il faut maintenant résoudre » et a souligné : « Je n’ai en aucun cas voulu établir un parallèle entre la deuxième guerre mondiale et les actions du gouvernement français d’aujourd’hui ». Ce qui paraît évident, malgré les dangers tout aussi manifestes de l’actuelle politique du gouvernement français et la mise en cause de la légalité de cette politique par Viviane Reding. Les déclarations de Nicolas Sarkozy mises en ligne le 17 septembre par l’Elysée contiennent également l’affirmation : « Madame MERKEL m’a indiqué sa volonté de procéder dans les prochaines semaines à l’évacuation de camps », aussitôt démentie par le gouvernement allemand. Le Parisien du 17 septembre souligne que, d’après le porte-parole de la chancellerie, Angela Merkel n’a pas évoqué avec Nicolas Sarkozy des camps de Roms « ni lors du Conseil européen, ni lors d’entretiens en marge ». Que devient la crédibilité gouvernementale française au plus haut niveau ? Et c’est dans le même flot de déclarations unilatérales, que Sarkozy ajoute encore : « De la même façon qu’un certain nombre de chefs d’État et de gouvernement annoncent une réforme des retraites ». Précisément, sur cette question l’Assemblée Nationale vient de nous offrir la douteuse performance d’un projet de loi débattu pour le première fois il y a dix jours et adopté en première lecture mercredi par une «  procédure accélérée ». Y a-t-il encore un Parlement dans l’avion ?

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/09/17/retrait es-un-projet-de-loi-accelere-iii.html ]


      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/09/18/retrait es-un-projet-de-loi-accelere-iv.html

      Retraites : un projet de loi « accéléré » (IV)

      Le 18 septembre, Le Monde publie un point de vue du président de l’Assemblée Nationale, Bernard Accoyer, intitulé « La réforme des retraites méritait mieux qu’une bataille d’obstruction ». Mais y a-t-il vraiment eu une quelconque bataille, en dehors de quelques gestes pour la galérie ? Tout compte fait, l’actuel projet de casse des retraites n’est que l’exécution des accords du Conseil Européen de Barcelone intervenus sous le gouvernement de « gauche plurielle » de Lionel Jospin. Il en a déjà été de même de la casse du Code du Travail, également programmée par ce Conseil Européen qui il y a huit ans et demi avait mis en avant la notion de « flexisécurité » reprise avec une grande unanimité dans la dernière campagne présidentielle. Le Conseil Européen tenu en mars 2002 à Barcelone avait prévu, avec échéance fixée à 2010, le recul de cinq ans de l’âge effectif de départ à la retraite dans l’ensemble de l’Union Européenne. Peut-on sérieusement croire à la sincérité des directions syndicales et politiques qui disent s’opposer au projet de Nicolas Sarkozy sur les retraites ? Ou se trouve-t-on en face d’une nouvelle opération de « canalisation » comme celle d’il y a un an, qu’Alain Minc avait été jusqu’à applaudir publiquement ? Et que faut-il entendre par travail « pénible » ? Reste-t-il encore beaucoup d’emplois qui ne le soient pas dans la réalité ? Le 18 septembre également, Le Monde commente la détérioration de la situation chez France Télécom, où vingt-trois suicides ont eu lieu depuis janvier de cette année. Et que penser d’un mot d’ordre tel que « Tous les coups sont permis pour anéantir nos concurrents », qui d’après Le Monde aurait été adressé par un « manager » à des responsables de l’animation commerciale ? Peut-on raisonnablement considérer comme « peu pénible » le travail dans ces conditions ? Au même moment, le démantèlement des prestations de l’assurance maladie a conduit le directeur général de la Mutualité française, Jean-Martin Cohen-Solal à annoncer une hausse importante des cotisations des mutuelles (L’Humanité, La Tribune). Qui pourra, à terme, mener une existence « peu pénible » ? De toute évidence, la prétendue « réforme » des retraites fait partie d’une opération de casse sociale beaucoup plus vaste. Mais qui s’y oppose vraiment, en dehors de quelques mises en scène ayant en vue le maintien des appareils et les élections présidentielles de 2012 ?

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/09/18/retrait es-un-projet-de-loi-accelere-iv.html ]


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 24 septembre 2010 14:13

      Ou encore :

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/09/20/retrait es-un-projet-de-loi-accelere-v.html

      Retraites : un projet de loi « accéléré » (V)


      Le 20 septembre, RTL diffuse un entretien du secrétaire national de la CGT Bernard Thibault, invité de Jean-Michel Aphatie, avec le titre fort parlant : « Halte aux slogans incantatoires à la grève ! ». On dirait que, pour les dirigeants syndicaux français, la cible n’est plus le projet dit de « réforme » des retraites mais la dissidence de la base. Est-ce vraiment une surprise ? Ce week-end, dans Le Monde, François Hollande a été très clair : « ... il faut (...) afficher comme principe que la durée de la cotisation est fonction de l’espérance de vie ». Nicolas Sarkozy et Eric Woerth disent-ils autre chose ? Pourquoi manifeste-t-on exactement, sachant qu’à la fin des manifestations les médias dirigent inévitablement leurs caméras et leurs micros vers ce genre de « vedettes » syndicales et politiques ? François Hollande ne s’est pas gêné pour « saluer » ce qu’il appelle «  la responsabilité des syndicats » qui « n’appellent pas au refus de toute réforme ». Comment refuser une « réforme » qui fait partie du programme défini à l’échelle européenne sous le gouvernement de « gauche plurielle » de Lionel Jospin et entériné par ce même gouvernement dans les accords du Conseil Européen de Barcelone ? Les propos de François Hollande ressemblent comme un calque à ceux tenus l’année dernière par le proche conseiller de Nicolas Sarkozy, Alain Minc, félicitant les directions syndicales pour leur «  canalisation » du mouvement populaire. Des déclarations qu’Alain Minc vient encore de confirmer. A-t-on affaire à autre chose qu’à une mise en scène dont l’issue est décidée d’avance et où les seus véritables enjeux sont purement électoraux ? Manifestement, les soucis de politiciens et « gestionnaires » se situent très loin de ceux des «  petits citoyens », si on pense par exemple à la transaction en cours sur l’affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris dont on a soudain cessé de parler dans les médias. Ou, comme le rappelle encore 20 minutes le 20 septembre, aux revenus de l’actuelle équipe dirigeante de la Ville de Paris. A ce sujet, le dernier rapport de la Cour Régionale des Comptes a donné lieu à un communiqué en réplique de la Ville de Paris expliquant notamment que la « rémunération nette annuelle » des vingt directeurs généraux que compte cette institution «  est en réalité de 150.000 € toutes primes comprises ». D’après l’équipe Delanoë, un tel traitement serait « strictement conforme à celui des cadres supérieurs de l’Etat qui occupent des fonctions équivalentes ». Combien de fois le SMIC, ou une retraite moyenne ? Quel rapport avec la situation réelle du pays ?

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/09/20/retrait es-un-projet-de-loi-accelere-v.html ]

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/09/22/retrait es-un-projet-de-loi-accelere-vi.html

      Retraites : un projet de loi « accéléré » (VI)

      Le 22 septembre, Sud Ouest publie une interview de l’économiste Elie Cohen, professeur à Sciences Po et directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), avec d’emblée le titre « Il faut diminuer la dépense publique ». Cohen met en cause « l’organisation économique de la France », le «  droit social », les « charges »... et invite le lecteur à se demander « pourquoi Renault, chaque fois qu’il construit une usine nouvelle, c’est dans un pays étranger ». Il se garde, en revanche, de demander de quel droit les industriels procèdent-ils à des délocalisations, pourquoi la loi le leur permet... Sur son site, Elie Cohen diffuse un rapport intitulé « Les leviers de la croissance française », elaboré notamment avec Philippe Aghion, Gilbert Cette et Jean Pisani-Ferry, et présenté il y a trois ans à François Fillon dans le cadre des activités du Conseil d’Analyse Economique. Est-ce autre chose que l’expression de l’idéologie dominante des couloirs euro-bruxellois et des think tanks qui les inspirent ? L’actuelle casse programmeé des retraites n’est qu’un volet de la vaste entreprise de démolition sociale également programmée depuis une dizaine d’années par l’Union Européenne avec la participation active des gouvernements «  nationaux » de « droite » comme de « gauche ». Précisément, un article de Libération intitulé « Avec la crise, des Français renoncent à se soigner » évoque une inquiétante montée des renoncements aux soins à cause de leur coût et du défaut croissant de couverture par l’assurance maladie. Le problème existe aussi dans bien d’autres pays. Mais s’agit-il vraiment d’une conséquence de la crise, alors que les gouvernements ont généreusement arrosé les multinationales et la grande finance aux frais des travailleurs ? Le 22 septembre, la veille d’une importante journée de manifestations, HNS publie un appel militant intitulé « Syndicalistes pour la grève générale », qui contient ce simple constat : «  patrons et gouvernement veulent nous faire travailler plus longtemps et nous payer moins, pour dégager encore plus de profits sur notre travail  ». Exact, mais ce n’est pas tout. La casse du Code du Travail a accéléré la déstabilisation de la situation de nombreux salariés, notamment à des âges plus ou moins proches de l’âge actuel de la retraite et sans que la compétence professionnelle des intéressés soit en cause. A ce sujet, les comportements syndicaux sont souvent très ambigus. En témoigne le silence gardé par les syndicats de la recherche scientifique sur les « suivis post-évaluation » des chercheurs du CNRS par des services « des ressources humaines ». Des « suivis » instaurés depuis plus de trois ans, et dont les chercheurs ayant dépassé la cinquantaine apparaissent comme une cible privilégiée. La même politique risque de s’appliquer à d’autres catégories de personnels de la recherche.

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/09/22/retrait es-un-projet-de-loi-accelere-vi.html ]


      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/09/23/retrait es-un-projet-de-loi-accelere-vii.html

      Retraites : un projet de loi « accéléré » (VII)

      Le 23 septembre, au milieu d’importantes mobilisations contre ce projet de loi, le Sénat prépare l’examen du texte « portant réforme des retraites » reçu de l’Assemblée Nationale il y a une semaine. Mais pourquoi exactement a-t-on manifesté  ? Avant même les manifestations, François Chérèque déclarait dans Direct Matin : «  La CFDT veut un projet de loi pour assurer l’avenir des retraites et ne pas donner le sentiment qu’on peut se passer d’une réforme ». Et si le secrétaire général de la CFDT se déclare opposé au recul de l’âge de la retraite, c’est parce qu’il « crée des inégalités ». Mais sur le fond, ni la direction de la CFDT ni celles des autres « grandes centrales » syndicales, pas plus que les états-majors des « principaux  » partis politiques, ne s’opposent au discours de Nicolas Sarkozy sur la prétendue existence d’un « problème qu’il faut résoudre par une réforme ». Un fort douteux « problème », que l’on assimile au maintes fois claironné « vieillissement de la population », comme si le dumping social à l’échelle européenne et planétaire n’était pas l’outil essentiel de l’actuelle démolition des standards sociaux et des droits des travailleurs dans les pays dits « riches ». A « droite » comme à «  gauche » et dans les directions syndicales les plus « influentes », la logique reste celle des accords du Conseil Européen de Barcelone entérinés notamment par le gouvernement de Lionel Jospin en mars 2002. Alors que la CGT recense « 3 millions de manifestants dans 232 manifestations » le 23 septembre, la question cruciale de l’orientation des mouvements revendicatifs devient d’autant plus critique que : i) les travailleurs « seniors » sont de plus en plus ouvertement, et arbitrairement, traités comme des «  marginaux » ; ii) l’appel à la journée du 29 septembre apparaît clairement comme un soutien à l’Union Européenne en tant que structure supranationale.

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/09/23/retrait es-un-projet-de-loi-accelere-vii.html ]

      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/
      http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


    • iris 24 septembre 2010 15:04

      VOUS CITEZ COLUCHE- Et ce qu’il referait ??
      mais SI ’il n’yavait pas les resto du coeur-secours populaire-croix rouge- pour amortir -
      combien de malheureux seraient dans la rue ??
      Ces officines remplissent des ventres mais cachent la vraie pauvreté aux populations-
      pour ne paSL es effrayer ?? pour la sécurité ??
      on peut mettre du maquillage et etre très sale dessous-
       


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 24 septembre 2010 15:11

      Il faut lire en détail les accords du Conseil Européen de Barcelone de mars 2002 (du temps de Jospin) :

      http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=DOC/02/8&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=en

      CONSEIL EUROPEEN BARCELONE 15 & 16 mars 2002 CONCLUSIONS DE LA PRÉSIDENCE

      (...)

      32. En ce qui concerne les politiques actuelles en matière d’emploi, (...)

      (...)

      - afin d’établir un équilibre adéquat entre la flexibilité et la sécurité, les États membres, conformément à leurs pratiques nationales, sont invités à revoir la réglementation sur les contrats de travail (...)

      (...)

      - il convient de réduire les incitations individuelles à la retraite anticipée et la mise en place par les entreprises de systèmes de préretraite, et d’intensifier les efforts destinés à offrir aux travailleurs âgés davantage de possibilités de rester sur le marché du travail, par exemple par des formules souples de retraite progressive et en garantissant un véritable accès à l’éducation et à la formation tout au long de la vie. Il faudrait chercher d’ici 2010 à augmenter progressivement d’environ cinq ans l’âge moyen effectif auquel cesse, dans l’Union européenne, l’activité professionnelle. Les progrès à cet égard seront examinés chaque année avant le Conseil européen de printemps.

      (...)

      (fin de citation)

      En clair, la flexibilté, la casse du Code du Travail... et la casse des retraites avec une date limite fixée à 2010.

      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/
      http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


    • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 24 septembre 2010 16:56

      Des manifs pour rien ? Encore un auteur qui sort une théorie de derrière les fagots du style « bande cons vous n’avez rien compris je vais vous expliquer moi pourquoi ça sert à rien de manifester et de faire grève » sauf que ces arguments sont quand même à côté de la plaque.

      Les manifs de ce mois de septembre ne sont pas les manifs des syndicats, mais celles des très nombreux français qui en ont ralebol de ce gouvernement qui favorise uniquement les riches sinon les très riches et qui plume et demande aux plus pauvres de se serrer ceinture et de travailler encore plus longtemps pour des salaires souvent minables et pour couronner le tout faire la chasse aux minorités et les montrant du doigt comme des profiteurs en suggérant qu’ils sont les responsables de tout ce qui va mal. Avec en plus le foutage de gueule intégral de la soi-disant menace terrrroriste qui tombe à point pour essayer de détourner l’attention générale. N’en jetez plus !

      Donc ce ne sont pas les manifs des syndicats (qui font semblant de mener l’affaire parce qu’ils n’ont pas le choix au risque d’être encore plus décrédibilisé), la plupart des manifestants ne sont pas syndiqués. Il y a bien sûr toujours des défaitistes (+ donneurs de leçons en ce qui concerne l’auteur) qui disent que ça sert à rien, que de toute façons tout est décidé d’avance, cette chanson on la connait par cœur, pourtant ces gens ont profité de la lutte pour les congés payés et bien d’autres choses comme la sécu ou même les retraites...Donc avant d’écrire des grosses bêtise il faut se renseigner un peu...


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 septembre 2010 04:43

      Personne ne le dit mieux que Monolecte



       Pierre JC Allard

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 septembre 2010 04:44

      Personne ne le dit mieux que Monolecte



       Pierre JC Allard

    • LE CHAT LE CHAT 24 septembre 2010 10:44

      cette reformette ne résoudra rien et tout sera remis en question dès que les agences de notaton menaceront de retrograder la note et que le FMI fera les gros yeux !
      c’est juste un bricolage , alors qu’il faudrait tout mettre à plat avec une seule caise et un seul système pour tous !

      le financement , simplement supprimer tous les exonérations de charges patronales !!!!
      elles n’ont jamais créé le moindre emploi ! c’est un cadeau qui ne profite qu’à une poignée de privilégiés au détriment des autres !


      • iris 24 septembre 2010 10:47

        il faut frapper au portefeuille et se servir d’internet -facebook -tléph portable-
        boycott tournant de certains distributeurs-produits-
        caisse et fonds pour grèvistes qui perdent salaires lorsque gèves-collecte aux autoroute- super marchés -marché- sortie de petite boite-feux tricolores


        • Kalki Kalki 24 septembre 2010 11:26

          Génial mon gars : facebook = controllé et centralisé

          telephone : controllé centralisé, et écouté


        • iris 24 septembre 2010 11:51

          qu’importe -ils ne vont pas tout censuré !!


        • Chem ASSAYAG Chem ASSAYAG 24 septembre 2010 12:01


          je ne connais pas de systeème capable de contrôler 2, 3 ou 5 millions de personnes !


        • iris 24 septembre 2010 12:01

          ET concrètemetn votre solution ??


        • iris 24 septembre 2010 12:04

          concrètement quelles sont vos soluttions ?? vous la personne ultra intelligente ??


        • Kalki Kalki 24 septembre 2010 14:13

          je ne suis personne, je ne propose rien

          je ne peu agir à votre place


        • Kalki Kalki 24 septembre 2010 14:17

          « 
          je ne connais pas de systeème capable de contrôler 2, 3 ou 5 millions de personnes ! »


          The Face of Facebook

        • iris 24 septembre 2010 14:43

          etes vous un robot ??


        • goc goc 24 septembre 2010 11:48

          lu sur un commentaire :

          UNE GRAND MERE DIT A SA PETITE FILLE : "MOI A TON AGE JE TRAVAILLAIT DEJA« LA PETITE FILLE LUI REPONDIT »MOI A TON AGE JE TRAVAILLERAI ENCORE".....


          • Croa Croa 24 septembre 2010 23:54

            La petite fille se trompe !  smiley

            à supposer qu’elle tienne le coup jusque là, et sauf à supposer que faire la manche c’est travailler !


          • Maldoror Maldoror 24 septembre 2010 11:56

            "Les comparaisons européennes en matière de retraite révèlent que la France est loin d’être le plus mauvais élève de la classe. Et si le gouvernement mène à bien sa réforme, nous risquons d’adopter l’un des systèmes les plus durs du continent.« 

            http://www.alternatives-economiques.fr/retraites—mefions-nous-des-apparences_fr_art_940_49922.html

            Si le peuple ne se mobilise plus pour défendre ses acquis sociaux fondamentaux (protection sociale, retraite, souveraineté, démocratie) et accepte tous les dé-tricotages mis en œuvre par les élites ces derrières ne reculeront devant plus rien et pourront tout se permettre.

            Parce que de toute façon le coup d’arrêt ne viendra pas de la politique et de la soit-disante opposition de la »gauche" qui a collaboré activement aux politiques néolibérales, il viendra de la société civile, qui de toute façon ne peut que se radicaliser (plans sociaux qui se multiplient & co) avec l’état déplorable dans lequel on plonge ce pays depuis des décennies

            Michel Rocard au Medef : quand la gauche collabore avec le grand capital mondialisé pour la destruction des souverainetés nationales
            La France est à vendre !
            Flashback : « Est-il encore utile de voter après le sommet de Barcelone ? » Réponse : Non !

            • goc goc 24 septembre 2010 12:03

              Autant je pense qu’il faut se battre pour l’abolition de la reforme des retraites, autant je ne fait aucune confiance aux syndicats, et pour cause, il suffit de voir la dégradation du niveau de vie d’un salarié pour comprendre qu’ils nous l’ont mis profond (les syndicats)

              aujourd’hui la vraie lutte serait surtout d’aligner les salaires sur l’immobilier. Quand je regarde les petites annonces et les salaires proposés (autre que le smic), je suis effaré de constater que la moyenne des salaires du privé n’a pratiquement pas bougé depuis 20 ans, alors que les loyers....n’en parlons même pas


              • LE CHAT LE CHAT 24 septembre 2010 14:10

                @goc

                apparement ils s’en foutent , j’ai même été moinssé pour avoir proposé une diminution des loyers de 50% , il doit y avoir une majorité de proprio sur ce site ! chacun pour sa petite pomme , la révolte ira pas bein loin ! alors que la chéreté du logement et la rareté de l’offre est un problème majeur !


              • Croa Croa 25 septembre 2010 00:02

                C’est plus compliqué que ça, les syndicats ne sont plus rien. Il n’y a plus assez d’adhérents tout simplement.

                Pour faire simple ce n’est pas que les syndicats soient nuls ou traitres, c’est juste que les pouvoirs politiques et surtout financiers sont écrasants aujourd’hui ! smiley


              • ndididju 24 septembre 2010 12:37

                Moi, un truc que je ne comprends pas, c’est que la gauche a bien 1/5e des membres du parlements, non ? Cela signifie normalement qu’avec une pétition réunissant 10% de l’électorat inscrit, ils pourraient organiser un referendum sur la question... Et la , plus de comptes hasardeux ou de « ce n’est pas la rue qui gouverne », on pourrait peut-être avoir enfin un semblant de débat sur le sujet et non pas seulement des déclarations dogmatiques et péremptoires des deux camps... Peut-être aussi quelques propositions sensées et réalistes, à défaut d’être parfaites et totalement juste à tout le moins un peu plus équitables...


                • Marquis d'Anteaux Marquis d’Anteaux 24 septembre 2010 14:23

                  C’est une remarque fort intelligente. Si elle le faisait, la Gauche pourrait en ressortir bigrement renforcée et crédibilisée comme force d’alternative pour 2012.

                  Encore faudrait-il que la Gauche puisse proposer un projet commun contre cette réforme.
                  Quand on entend JeanLuc Mélenchon affirmer qu’« on verra plus tard, pour le moment on tape sur la droite ! », on comprend que tout ce tapage est plus destiné à affaiblir le pouvoir qu’à réellement proposer une alternative.

                  La Gauche se gardera donc bien de lancer une telle initiative.

                  Personnellement, je trouve tout ce projet très dur mais je n’ai vu encore personne venir avec une proposition crédible (pas juste on taxe les patrons et les riches) qui puisse à la fois assurer le régime des retraites et faire face au problème démographique du papy boom.


                • iris 24 septembre 2010 15:41

                  jean luc mélenchon on en parle sur le monde we-de la sem passée-il écoute un certain historien buisson ??


                • Croa Croa 25 septembre 2010 00:10

                  « et faire face au problème démographique du papy boom. »

                  Lorsque des intervenants bien intentionnés restent efferrés dans les sophismes du gouvernement, on comprend l’impasse qui en découle pour les syndicats !

                  Si les gens raisonnaient un peu par eux-même nous n’en serions pas là...

                  MAIS SECOUEZ-VOUS LES NEURONES LES GARS !!! smiley


                • hankuler 24 septembre 2010 12:49

                  c’est insultant en démocratie
                  que le gouvernement OSE !!! résister au peuple qui manifeste
                  la démocratie c’est le peuple
                  le gouvernement sont représentant
                  ce n’est pas au gouvernement de décider
                  nous avons maintenant le droit de les éclater comme la loi le prévois
                  Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs
                  simple clair et précis.
                  que ferais le gouvernement si le peuple envahissais et occupais vraiment l’Élysée pendant une manifestation pour dégager a coup pied au cul tous ces sinistres personnages ?
                  ils seront soit obliger de céder ou de montrer alors leur véritables visages et leurs véritables but le N.O.M....
                  faut remettre tous à zéro et reprendre notre souveraineté
                  nous n’avons plus le choix sinon il sera trop tard pour nos enfants.

                   


                  • Marquis d'Anteaux Marquis d’Anteaux 24 septembre 2010 13:57

                    Vous avez raison.
                    Quelle honte !!

                    Un gouvernement mis en place par suffrage universel qui ose diriger un pays et lancer des réformes.
                    Ça ne devrait pas exister...
                    Ce n’est pas démocratique, ça.

                    C’est vrai, ce qui est démocratique, c’est d’aller dans la rue quand on n’est pas content.
                    Et celui qui met le plus de monde dans la rue a gagné.
                    On devrait voter les lois comme ça. On met tous les Français dans la rue, on propose des lois et on fait un vote à main levée...
                    smiley

                    C’est drôle de voir comment certain s’arrogent la notion de Démocratie.
                    Je suis sûr que vous feriez partie de ce qui iraient manifester dans la rue pour exprimer votre idée de la Démocratie si Sarkozy était ré-élu en 2012 (ce qui n’est pas mon souhait à moi non plus).


                  • Croa Croa 25 septembre 2010 00:15

                    Il est déjà trop tard !

                    ça fait belle lurette que nous sommes des sujets européens et avons renoncé à être citoyens français.


                  • LOKERINO LOKERINO 24 septembre 2010 13:02

                    «  »c’est insultant en démocratie
                    que le gouvernement OSE !!! résister au peuple qui manifeste«  »

                    ce qui est insultant , c’est de ne pas respecter la democratie !!!

                    1 million ( ou trois ) de personnes dans la rue ne représente pas une majorité de français 
                     
                    Si l’on sut votre raisonnement , littéralement , cela veut dire que 57 ou 59 millions de français sont d’accord avec la reforme !!

                     

                    On a en France une démocratie représentative , seule cette majorité est légitime vos députés en opposition sur ce texte ont tout a fait la possibilité de déclencher un référendum sur ce sujet
                    Pourquoi ne le font ils pas ?

                    Sarkozy a été le président de la cinquième le « mieux elu »  ! certes le système n’est pas parfait et 55% de 60 %de participant ne permettent pas d’arriver à 50% ! et alors ? vos 2à 6% de manifestants sont ils plus légitimes ?


                    • hankuler 24 septembre 2010 13:30

                      avec des sondages truqués
                      des manif en semaine 
                      salaire qui saute les jours de grève
                      1.0000 000 a 3000 000 devrais faire réfléchir
                      quand seulement 400 000 a 900 000 pour l’arnaque tous sauf lepen en 2002 suffit a faire mouiller les merdia
                      http://www.rfi.fr/actufr/articles/029/article_14468.asp

                      bien sur le peuple veut travailler pour un smic de merde jusqu’a 65 ans laisser sa jeunesse a son patron et maintenant sa vieillesse et finir sa vie avec une retraite de merde juste pour relancer les finances de l’état et faire plaisir a sarko mdr !!!
                      tiens bonne idée le referendum si il n’y a pas de machine a voter électronique bien sur !!! et si ca fait comme le traité européen ah ah ah !!!
                      faut pas oublier que le système au pourcentage est une véritable arnaque
                      et au faite 60 millions de votant ??? t’enlèves les gens pas en age de voter
                      les criminel
                      les immigrés
                      les vote blancs 
                      j’ai pas l’impression que ca fais la majorité moi !!!


                    • ndididju 24 septembre 2010 13:46

                      Oui, c’est vrai que sa légitimité électorale ne peut en aucun cas êtreremise en cause. Je trouve cela d’autant plus navrant que pour ma part, il a été clair sur ses intentions et son programme pour qui aurait pris la peine de bien lire, et son programme, dans les grandes lignes, il le tient... C’est navrant, parce que je suis convaincu que peu de gens s’en sont préoccupé et on voté contre SR (qui n’était pas un vote attirant non plus, et « dézinguée » par son propre camp, de surcroît) sans voir ce que cela engageait véritablement derrière. Aujourd’hui on paie le prix de ce que je considère une « inconséquence » d’un grand nombre d’électeurs qui regrettent leur choix...(et non, ce n’est pas parce que je ne suis pas d’accord qu’« ils » ont forcement tort, ou ont fait fausse route, mais en l’occurrence, je crois que c’est ce qu’il s’est passé.. ; Enfin...)
                      Mais vous,qui semblez être en accord avec cette majorité, êtes vous satisfait de ces réformes mises en place ? Pensez-vous vraiment qu’elles vont dans le bon sens ? Pensez-vous vraiment qu’il y ait une philosophie humaniste ou de partage équitable, d’égalité dans les mesures mises en place ?
                      Pour ce qui est des manifestants, une réaction d’une jeune femme au JT a très bien résumé le problème "je travaille dans le privé, je n’ai pas le droit de faire grève", c’est une réalité que les syndicats ne semblent pas vouloir prendre en compte. Les salariés du privé ont peur de se faire mal voir de leur supérieurs. Des manifestations organisées sur le week-end permettrait a d’autres que ceux qui sont sa »rs de leurs droits et les font valoir de participer.
                      Enfin, pour finir, je dirait que ce n’est pas par ce qu’il sont élus démocratiquement qu’un président et sa majorité ont forcement raison sur tout ou que les citoyens s’engagent a dire amen a tout ce qui est mis en place pendant la durée des mandats, sans protestation possible ni prise en compte (réelle) de leur point de vue. Votre rappel a la légitimité du pouvoir en place laisse entendre qu’on devrait « la boucler » et accepter leurs décisions, toute opposition devenant « illégitime », ce qui revient en somme a une sorte de « démoctature », démocratie pour les périodes électorales et le jour du scrutin, puis dictature (pas d’opposition possible) pour le reste du mandat... Ce n’est pas encore le cas, mais il me semble qu’on s’en rapproche dangereusement...(Et sur ce point les syndicats comme les partis de gauche ont clairement leur part de responsabilités a prendre...)


                    • Daniel Roux Daniel Roux 24 septembre 2010 13:44

                      Jean claude Mailly appelle à une grève générale de 24 heures.

                      Vraiment tout ce qu’il faut pour discréditer le mouvement syndical.

                      Rien n’a jamais été obtenu sans combat surtout lorsque l’on touche au portefeuille de l’oligarchie financière.

                      La seule manière d’obtenir un changement de politique est une grève générale sans limitation de durée avec des objectifs clairs qui devront inclure le paiement intégral des jours de grèves.


                      • Marquis d'Anteaux Marquis d’Anteaux 24 septembre 2010 14:10

                        Comme le dit si bien l’auteur de l’article, les syndicats ont accepté une règle du jeu qui leur ôtait toute possibilité de peser réellement sur le texte final.

                        Les grandes organisations syndicales (CGT et CFDT) ont accepté un jeu où elles manifestent pour égratigner le projet, le gouvernement lâche des miettes et tout le monde rentre content chez soi.
                        Le Gouvernement a fait passer sa loi en modifiant le texte à la marge.
                        Les grands syndicats ont montré qu’il pouvaient rassembler, influer sur le cours des choses, qu’ils sont des interlocuteurs valables face au Gouvernement. Ce qui les rend plus légitimes que certains syndicats (Sud, par exemple), plus orientés vers des actions dures, plus petits mais qui leur font si peur.

                        La CFDT appelle à la manifestation le week-end mais pas à la grève. FO appelle à une grève de 24H mais non reconductible.
                        Tout ce qu’il faut pour ne surtout pas étendre le mouvement...

                        Que faut-il de plus pour voir que tout est déjà fini ?

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