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Accueil du site > Actualités > Société > Des prostituées magnifiques contre le féminisme abolitionniste

Des prostituées magnifiques contre le féminisme abolitionniste

Une claque pour les abolitionnistes ! Un soufflet pour tous ceux et celles qui prétendent parler en leur nom sans leur laisser la parole, sans même les entendre. Là, elles l’ont eue la parole, et ne se sont pas privé d’en faire usage. Et quel usage !

La chaîne Planète présentait vendredi soir, après un documentaire hallucinant sur la Birmanie et les errances du pouvoir, une émission d’une heure trente sur les travailleuses et travailleurs du sexes.

Des femmes de tous âges, des hommes aussi, dont le métier est la prostitution, ont été longuement interrogé-e-s. Le premier point commun de ces femmes et hommes, c’est la qualité et la profondeur de leur analyse sur elles-mêmes, sur les hommes, la société, et sur les féministes abolitionnistes. On était bien loin du cliché qui veut qu’une prostituée ouvre ses jambes et se taise. Des prostitué-e-s magnifique par leur intelligence, leur liberté de parole, leur humanité.

Elles travaillent en Belgique, en Suisse, en France. Elles sont indépendantes, s’assument à visage découvert avec un naturel et un courage que pas mal d’abolitionnistes ou de gens « bien comme il faut » pourraient prendre en exemple. Pas une once de vulgarité, de récrimination envers le monde, de plainte sur leur condition. Elles ont choisi ce métier par nécessité ou pour l’importance des gains. Certaines y trouvent même un plaisir. D’ailleurs celles et ceux qui ne supportent pas arrêtent.

Elle éprouvent parfois du plaisir sexuel. Elles respectent leurs clients. Mais elles constatent combien leur métier est l’objet d’une constante stigmatisation. La sexualité fait mal à la société, aux sociétés, quand elle n’est pas encadrée et surtout quand elle est payante. Pourtant elles parlent de leurs clients avec une incroyable tendresse. Pas seulement dans un rapport marchand mais avec une humanité qui fait défaut trop souvent chez les humanistes.

Elles parlent de la liberté qui prévaut dans une relation tarifée. De leur liberté de femme, celle d’utiliser leur corps comme elles l’entendent. Elle font un parallèle entre leur métier et n’importe quel autre métier où l’on loue ses services - dans une analyse presque politique où tout rapport de subordination salariale peut être assimilé à une forme de prostitution, rejoignant un thème que j’ai déjà évoqué.

La différence est le rapport à l’intime. La part qu’elles louent est la part traditionnellement la plus intime, celle qui est sacralisée depuis la nuit des temps parce si fondamentale : elle contient le lieu de la reproduction du vivant. C’est aussi le lieu du désir le plus fort, de tous les rêves, qui peut faire passer du statut d’enfant au statut social de parent, d’adulte responsable.
Prostit2.jpg
Les prostituées transgressent donc nombre de tabous. Celui de la mère pour qui la sexualité n’a d’autre but que la procréation d’enfants que l’on aimera. Le mythe de la mère est un des mythes les plus fort de la société. Elle doit être forcément bonne, et être désexualisée. Le personnage de la vierge Marie dans le catholicisme illustre ce mythe poussé à l’extrême : la femme qui enfante sans aucune sexualité.

Elles ont désacralisé le corps et la relation sexuelle. Elles ont réalisé depuis la nuit des temps l’indépendance émotionnelle par rapport à l’homme et au couple. Elles sont indépendantes financièrement. Bref, n’était que les rapports sont tarifés, elles seraient presque l’idéal féministe !

Les féministes, justement, les abolitionnistes, en prennent pour leur grade dans cette émission. Elles sont considérées comme des théoriciennes qui utilisent les prostituées pour faire avancer leur guerre des sexes. Des lesbiennes américaines, comme le dit l’une des femmes interrogées, pour qui tout acte sexuel est un viol. La volonté de pénaliser le client n’est à leurs yeux qu’une volonté féministe de détruire les hommes.

Ces hommes qui sont gentils avec elles pour leur très grande majorité. Qui osent dire leurs besoins, ce qu’ils ne feront jamais avec leur légitime. Qui n’ont plus peur d’être mal jugés s’ils expriment un fantasme. Qui aimeraient leur donner du plaisir en plus de l’argent. Avec lesquels elles créent parfois une relation psychologique authentique.

prostitution_zoom.jpgEt cela malgré le supposé rapport marchand qui ferait d’elles des esclaves. Aucune n’accepte cette analyse de type marxiste. Aucune ne se sent esclave, obligée, au contraire : ce sont elles qui par leur corps et le désir du client, détiennent le pouvoir. Elles regrettent qu’on ne leur ait jamais demandé leur avis : ni les féministes, ni les politiciens, dont les intentions sont plus démagogiques qu’autre chose. D’ailleurs, selon un travesti au courant de ce qui se passe, la pénalisation des clients en Suède a remis le marché de la prostitution aux main des mafias russes, qui affrètent des ferry dans les eaux internationales et y amènent des prostituées par dizaines dans des conditions qui sont celles que la loi réprime : l’esclavage. Le résultat objectif de l’idéologie abolitionniste féministe a produit exactement le résultat contraire : développer à nouveau une prostitution digne des marchés d’esclaves ! Bravo et merci, mesdames...

Elles parlent aussi de la difficulté à être acceptées socialement. Les relations changent dès qu’elles disent faire la prostitution. Et pour l’une d’elle qui a des personnes handicapées dans sa clientèle, c’est l’inimaginable, le rejet total par les bien-pensants. Elles disent aussi qu’il est parfois difficile d’avoir un petit ami, pour la simple raison qu’il est vu par les autres comme un proxénète ! Bref, la société punit par ses jugements ces femmes - et hommes - qui osent vivre librement leur corps.

Etonnante émission donc, où l’on entend et voit des femmes sensibles, profondes, aimantes, libres, crues et lucides, sans jugement sur le monde autre que de regretter la stigmatisation dont elles sont l’objet, mais bien consciente de la souffrance que représente la sexualité dans toute société, pas ses tabous et ses cadres limités.

A voir par tous ceux et toutes celles qui s’intéressent à la question ou dont le métier ou l’idéologie les investit du droit de parler au nom de ces femmes et de ces hommes. Une émission qui fait tomber de très nombreux clichés.


Rediffusion nocturne : 13 avril à 2.00, le 16 à 1.35, le 19 à 2.55


A lire aussi ici.


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194 réactions à cet article    


  • Ariane Walter Ariane Walter 11 avril 2011 10:22

    Oui Snake, il y a deux catégories : les bien-pensants et les sans cervelle.


  • Ariane Walter Ariane Walter 11 avril 2011 11:25

    Snake,

    Oui mais j’ai un peu les boules, pour parler viril....
    je suppose que cela se suppute !!


  • Kalki Kalki 11 avril 2011 12:32

    L’être humain ne vaut pas la balle pour le tuer.

    IL ne sert a rien

    La prostitution ne le tiendra pas en vie longtemps , ce n’est pas une vie ce n’es pas une société

    Les 10000 android sexuels vendu en 2010 ... pour tous les gouts

    100 000 android sexuel encore plus perfectionné cette année ,

    Les androids  : c’est comme le sex sur internet

    QUand il y a abondance : ca ne vaut plus RIEN

    http://www.enjoyher.com/sotd/sotd033.jpg

    ....

    J’ai une idée donnez vos corps et on y réinjecte un esprit de pute bien soumise, on vous donne disons ... 10 000 euro, ; vous pourrez faire joujou : je ne sais pas comment ...

    IMBECILES


  • Kalki Kalki 11 avril 2011 12:42

    Vous savez les petits macho libéraux qui sont obligé de payer des femme pour se sentir virile

    ( il faut peut être analyser ... ... sakorzy... ou quelqu’uns de ces conseillers ... ’chuteu ")

    on transpose ailleurs : le signe extérieur de richesse qu’es la voiture

    qu’elle serati également votre plaisir d’humain puéril : si la voiture conduit a votre place

    Et encore plus bizarre  : quelle serait l’intéret de conduire une voiture ( si elle peut se conduire mieu sans voix ) et dans cette meme habitacle vous pourriez conduire une voiture dans un univers plus vrai que nature ... avec les putes pour vous sentir viriles

    Comme c’est étrange la psychologie de l’animal humain ... ca n’a pas évolué

    et l’on prend les pires comme modèles et comme chef


  • Kalki Kalki 11 avril 2011 12:48

    l’auteur qui se dit homme libre : est donc un animal qui obéit et répond a ses besoins, ses pulsions,

    sans contraintes

    disons si il y a des pulsion génocidaire , et ce que c’est autorisé si l’on a 1 quart des richesse de la planete dans le « libéralisme de l’auteur » ?


  • Emmanuel Aguéra LeManu 11 avril 2011 13:19

    Kalki-le-troll
    Tu fais chier avec tes posts à rallonge. Tu casses les fils.
    Apprends à t’exprimer de façon concise et intelligente, en une fois, comme si tu réfléchissais.
    Tu comprends ou tu t’énerves ?


  • Kalki Kalki 11 avril 2011 14:07

    Mais vous savez lire

    mais bizarrement vous ne répondez pas aux questions que je pose

    donc dégage toi aussi, bienvenu chez les merdes


  • Kalki Kalki 11 avril 2011 14:09

    Un trol c’est quelqu’un qui parle a coté du sujet, et qui n’apportent rien au sujet

    Quand le sujet lui meme est un trol : quelqu’un qui apporte la vérité qui fais chier les moutons sans cervelles, n’est pas un troll


  • Emmanuel Aguéra LeManu 11 avril 2011 16:04

    Un Troll, c’est aussi qqun qui casse les fils pour se mettre en avant. Tes arguments ne m’intéressent plus, mais ils restent trop encombrants et long à faire défiler.


  • Ariane Walter Ariane Walter 11 avril 2011 10:19

    Homme libre pour femmes esclaves !
    Quel texte !
    Jolis photos aussi !
    On peut se masturber en lisant, c’est bien !
    Ce que vous écrivez est abject.
    Ah ! Le libéralisme !
    Débrouille-toi pour survivre de toutes les façons, ne va surtout pas demander à l’Etat de t’aider.
    Vous vous dissimulez derrière le paravent d’un documentaire.
    les filles sont fières de leur job.
    Et comme d’habitude si l’on est contre la prostitution on est une mère ou un père la pudeur issu des entrailles du judéo-christianisme !!!
    je rentre de Thaïlande.
    Moi aussi j’ai vu des documentaires et j’ai lu des livres à ce sujet.
    Nos sources ne viennent pas de la même planète.

    Il ne peut pas y avoir de prostitution dans un monde sain.
    Et si vous trouvez ça sympa de pouvoir payer pour acheter du sexe, vendez-vous d’abord.
    je n’écoute que les mecs prêts à passer quelques heures entre les cuisses de veilles nanas aux chairs mornes. la tête entre leurs cuisses sur leurs poils. La langue dans leur vagin. Et puis l’une après l’autre... ne soyez pas inquiet ! Il y en a qui aiment ça !

    Il n’y a rien de plus écœurant qu’un sexe non désiré.
    Bon, là je suis rapide, j’ai écrit un article, je le proposerai demain.
    Mais aujourd"hui, je ne pouvais pas laisser passer votre éloge de la misère humaine !

    Supprimez la misère et ensuite comptez les prostituées qui restent... parce qu’elles aiment ça !


    • french_car 11 avril 2011 12:00

      Euh Ariane, on est d’accord avec vous la prostitution c’est l’esclavage de millions de femmes pour quelques centaines de « volontaires » mais merci la description, vous allez nous couper l’envie de faire l’amour pour 1 an avec vos vieilles nanas beeeeeerk..


    • roger 11 avril 2011 12:10

      Bravo ! tout est très bien dit.
      les êtres humain n’en reviennent toujours pas d’être sexués.
      tout se vend sur cette planète.
      Civilisations misérable, pratiques misérables
      et les justifications, misérables aussi.
      j’ai vu une fois un reportage où une personne disait que maintenant qu’elle vivait sur la décharge publique de la ville, elle était contente car elle pouvait gagner de quoi nourrir sa famille plus régulièrement. ça se passait au Mexique je crois bien.

      Merci Ariane.


    • jluc 11 avril 2011 12:46

      Où placer la morale par rapport à la logique ?

      Si l’on compare avec une femme qui se marie par intérêt, ou un mec qui drague une fille pour la virer une fois l’affaire faite... Dans les deux cas c’est malhonnête et il y a quelqu’un(e) qui en souffre. Dans le cas d’un mec qui paie une pute : ils ont tous les deux ce qu’ils voulaient, finalement c’est un rapport honnête, et personne n’en souffre. Alors c’est quoi la morale ? Qu’est-ce-qu’il y de plus saint (une faute de frappe que je garde smiley ) là dedans ???

      J’ai vu, hier soir au JT, un rapportage sur l’assistance sexuelle en Suisse (qui y est encadrée). Une volontaire expliquait qu’elle avait pratiqué la prostitution pendant quelques années et que c’était une manière pour elle de justifier vie à vie des autres son passé. Elle a donc surtout souffert du jugement des autres... Je n’ai pas envie de juger ni de condamner ces gens. Et leurs pratiques ne me regarde pas.


    • La râleuse La râleuse 11 avril 2011 13:55

      Chère Madame,

      Votre culture « sexuelle » m’épate.
      J’ai des amis qui sont allés, eux aussi, en Thaïlande et qui gardent le meilleur souvenir de leur séjour. Or, à ma connaissance, ce ne sont pas des obsédés sexuels. Mais peut-être pratiquez-vous un tourisme différent ?

      Et comment savez vous qu’il n’existe rien de plus écœurant qu’un sexe non désiré ? Vous parlez par expérience ?
      Personnellement, je trouve qu’il existe des choses plus écœurantes de par le monde. Je trouve écœurant que des gens qui ont travaillé toute leur vie , parfois à des travaux pénibles, ne puissent s’alimenter ou se chauffer correctement à cause d’une allocation retraite misérable. Je trouve écœurant que des travailleurs soient sous-payés et ne puisse trouver à se loger. Je trouve écœurant que des enfants meurent de faim et de maladie dans ce qu’on appelle pudiquement le tiers monde. Je trouve écœurant que des enfants soient enrôlés pour faire la guerre. Je trouve écœurante l’intolérance.

      Je ne trouve, par contre, pas écœurant qu’une femme choisisse de gagner sa vie en se prostituant. Parce que, quoique vous semblez croire, toutes les prostituées n’exercent pas sous la contrainte. Figurez-vous que j’en ai même connues qui étaient diplômées et qui auraient pu vous faire des exposés sur le néokantisme ou sur l’apologie de Socrate.
      Je trouve, pour ma part, ce genre de femme plus dignes que toutes celles qui couchent « en tout bien tout honneur » avec un mari qu’elles n’aiment pas forcément mais qui est la garantie du train de vie auquel elles aspirent ou encore celles qui continuent à coucher avec des époux qu’elles n’aiment plus mais qu’elles se refusent à quitter par peur de la solitude.

      « On peut se masturber en lisant » dites vous. J’ai bien l’impression que vous, vous masturbez le cerveau ce qui est nettement moins sain et moins jouissif que se masturber physiquement… Et je sais de quoi je parle.


    • jluc 11 avril 2011 14:02

      En tapant, plus haut, « saint » au lieu de sain, j’ai fais un Lapsus Calami (commis en écrivant). Rachida, elle, fait des lapsus Linguae (commis avec la langue). Je remarque aussi que l’orientation du lapsus n’est pas la même. - :)


    • Ariane Walter Ariane Walter 11 avril 2011 15:10

      @ Râleuse

      Je réponds sur un seul point : « un sexe non désiré. Vous parlez par expérience ? ».

      Je n’ai jamais eu un sexe non désiré dans mon lit.
      Ce qui est intolérable, c’est l’idée.
      Pas besoin d’y mettre la main pour le savoir !

      Quant à la Thaïlande...Le tourisme sexuel en Thaïlande !
      Vous avez des amis qui en sont revenus ravis...
      Quand on voit dans les rues de Chiang-mai ce genre de couples on n’envie ni l’un ni l’autre.


    • kitamissa kitamissa 11 avril 2011 10:23

      d’accord avec l’auteur ...


      vous remarquerez que ce sont toujours les frustrés ( ées) les mal baisées ,les moches qui sont les pires moralisateurs sur le plan de la sexualité !

      • Ariane Walter Ariane Walter 11 avril 2011 10:25

        Mets ta photo perso, mec, on jugera après....


      • Guit'z Guit’z 11 avril 2011 10:53

        « Il ne peut pas y avoir de prostitution dans un monde sain. »

        Ariane, vous avez totalement et indubitablement raison.

        Il faut croire qu’en cette porcherie autodidacte qu’est devenu le monde bourgeois-capitaliste, la pensée n’a pas d’autre objet que de justifier l’injustifiable.

        Ce que tend tend à prouver le commentaire prodigieusement débile dudit Kitamissa !


        • Ariane Walter Ariane Walter 11 avril 2011 11:33

          Marc , je ne comprends pas.
          Cela veut dire que les femmes disent « non » à certains hommes qui n’ont personne et doivent se rabattre sur ce système pour survivre ?
          Est-ce que ce n’est pas un argument fallacieux de dire : « un homme , vu sa nature, a impérativement besoin de relations sexuelles. »
          Si l’on calculait en ce bas monde tous ceux qui en sont privés et n’achètent pas du sexe pour autant, la liste serait longue, non ?

          Il y a tant de choses dont on a envie ou besoin et qu’on ne peut s’offrir.
           
          Et puis il y a une règle en ce bas-monde : il faut plaire.
          Tout le monde en souffre. Tout le monde se la prend un beau jour dans les gencives, mais il faut la surmonter. Plaire.Sans acheter.


        • Firenza 11 avril 2011 10:55

          Et dans notre société où tout est marchandise, les femmes « à pouvoir d’achat » se mettent elles aussi à acheter des services sexuels. Quand pensent les féministes ?

          Quant à Hommelibre, si tolérant avec cette logique libérale, s’il a des enfants, envisage-t’il que son fils ou sa fille soit « un(e) prostitué(e) magnifique » ?

           

           


          • Ariane Walter Ariane Walter 11 avril 2011 11:07

            Firenza,
            Tu sais dans toutes les races , il y en a qui veulent imiter les maîtres.

            Les femmes qui paient pour du sexe sont aussi celles qui sont dans les affaires et qui n’ont pas d’états d’âme. On nous les présente comme des « executive-woman ». Ce qu’elles exécutent en fait c’est cette féminité sensible à ce que ressent l’autre.
            ce n’est pas la ménaqère de moins de cinquante ans qui va payer un mec !
            A mon avis, si elle a de l’argent , elle se paiera plutôt un bon massage !
            C’est plus honnête et plus vertigineux.

            sauf en cas de grand amour...bien sûr...


          • Castor 11 avril 2011 11:32

            Et à part votre avis...des sources ?


          • Ariane Walter Ariane Walter 11 avril 2011 11:35

            @ Castor,
            je finis un article. Vous aurez des sources.


          • Castor 11 avril 2011 11:39

            Chouette.       


          • Firenza 11 avril 2011 12:13

            Ariane, si par « maîtres » des femmes vous désignez les hommes, je ne vous suivrai pas sur ce terrain. Le combat féministe s’il fut au départ légitime se résumede nos jours à une guerre des sexes complétement injustifiée dans notre société. Les femmes victimes des hommes, je n’adhère pas du tout à ce postulat !

            Le seul maître dans notre société c’est l’argent ! Et les hommes des classes sociales dites « inférieures » en sont autant les victimes que les femmes.

            La prostitution dégrade la dignité de l’être qui s’y livre qu’il soit homme ou femme, tout autant que celle du client qui consomme de « l’autre » comme un produit... Et tous les discours des prostitué(e)s qui prétendent y voir un métier comme un autre « riche en contact humain » « rendant service aux autres » tentent seulement de légitimer à leurs propres yeux leur activité, ce qui se comprend car comment continuer autrement ?

             


          • Ariane Walter Ariane Walter 11 avril 2011 12:20

            Firenza,
            Je prenais « maîtres » dans un sens historique.
            même si actuellement les hommes sont dans bien des régimes les « maîtres » des femmes.
            Oui, les gouvernements libéraux sont nos maîtres qui nous poussent tous à accepter n’importe quoi. Même en nous cachant la réalité de Fukushima par exemple. Autre sujet. Plus chaud encore, dirais-je !

            je ne suis pas féministe pour deux sous car j’ai toujours eu des relations très sympas avec les hommes (et les femmes et les chiens et les chats d’ailleurs....)


          • HINLE HINLE 11 avril 2011 13:19

            J’ai toujours été féministe, sans honte et sans complexe. Car il est normal que les femmes se battent (et oui !) pour améliorer leur place dans la société (comme des syndicalistes peuvent se battre pour améliorer leur sort dans une entreprise ou dans certains pays pour simplement vivre décemment). Les relations humaines sont faites de conflits et de confrontations. Pour moi, il ne s’agit pas d’idéologie soutendue par une doctrine. Non, c’est le respect des droits de chacun (avec les devoirs).

            Dans les années 70, c’était déjà les mêmes échanges au sujet de la prostitution. 

            Des groupes et des personnes travaillent sur le terrain pour aider les personnes en détresse, des associations, des anonymes. 

            http://www.ledevoir.com/societe/177487/un-groupe-qui-vient-en-aide-aux-prostitues-males-devra-reduire-ses-services-faute-d-argent

            Action Séro Zéro a un besoin pressant d’aide financière pour maintenir son programme « Travailleurs du sexe », qui vient spécifiquement en aide aux hommes qui pratiquent la prostitution. Si l’organisme n’obtient pas 44 000 $ d’ici la fin du mois de mars, le nombre d’intervenants devra diminuer de moitié. Et pourtant, l’organisme montréalais note une hausse de la fréquentation de son centre du soir de 8 % depuis 2004.

            Par ailleurs chez nous :

            la loi 60-1246 du 25.11.60 ... prévoit la création d’un service social spécialisé dans chaque département : SPRS ou Service de prévention et de Réinsertion Sociale. Au total, seule une vingtaine d’entre eux a été mise en place. Ils ont aujourd’hui quasiment tous disparus.

            Je conseille un dossier sérieux :

            http://www.sosfemmes.com/sexwork/sexwork_droit.htm

            C’est Juppé (et non les féministes) qui parle d’abolitionnisme en avril 1997 pendant la Conférence de la Haye, avec d’ailleurs des arguments de grande valeur. C’est le gouvernement, le ministre du travail et des affaires sociales qui donnait le 30 mai 1997 des instructions aux préfets en ce sens, en précisant que la législation sera bien comprise si son volet social n’est pas négligé.

            Apparemment le volet social (ce n’était pas un bouclier) n’a pas été à la hauteur. Madame Bachelot (et c’est une femme, c’est pourquoi il est question de féminisme j’imagine comme si toutes les femmes étaient féministes) soutient cette idée de « punir les clients » des prostitués (et non prostituées).

            Et les bons petits soldats qui défendent le droit des femmes à disposer de leur corps ou le fait que la prostitution est un métier comme un autre, de plus utile à la santé publique (! !) tombent dedans à pieds joints.

            Après l’islam, la laïcité, le voile, la burqa, l’immigration, on arrive au féminisme. Il manque l’avortement et le reboursement de la pilule. C’est toujours la même chose. N’ont-ils pas compris ?

            Bientôt, cela pourrait être : les femmes doivent laisser les emplois aux hommes et rester chez elle.

            (ce qui me console c’est qu’il nous restera la prostitution).

            Le problème d’Homme(soit-disant)libre n’est pas la prostitution mais le féminisme.


          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 11 avril 2011 16:09

            De toute façon, il y a avant tout un problème de PREUVE : comment prouver que le client a payé en échange d’une prestation sexuelle ?

            Aucune prostituée n’acceptera de piéger ses clients, sinon, elle n’en aura plus.

            Et dans le cas où il s’agit d’une policière ( faudra déjà trouver des volontaires ) qui tend un piège, le client pourra faire annuler le procès pour cause de provocation policière.

            Ce genre de lois ne favorisera que les mafias mais c’est peut être le but recherché !


          • kitamissa kitamissa 11 avril 2011 11:03

            ma photo ? elle est sur senior évasion,et je n’ai pas honte de mon physique ....


            bon alors je vous parle en mec,vous savez,du temps où les gars partaient en AFN .....alors ,aux rares moments de permissions,lorsque l’on retrouvait la ville,on allait au bordel ! mais oui,parce que des gars de 20 ans en pleine force et en pleine jeunesse,ça a envie d’un moment de tendresse avec une femme ...

            alors oui,c’était tarifé,mais on évitait les maisons d’abattage pour aller dans des endroits où les filles étaient jeunes et jolies,on pouvait parler ,parce l’on a besoin de parler également,et une fille nous écoutait ,ça durait pas longtemps bien sûr mais c’était un moment magique pour nous !

            et puis en repartant en opération sur le terrain,on risquait notre peau,alors au moins on avait pris un acompte sur la vie !

            et puis je n’oublie pas tous ceux dont les occupations professionnelles font qu’ils peuvent rester longtemps loin de chez eux ! ceux là aussi ont besoin de voir une femme,alors oui c’est payant ,mais au moins on trouve un moment d’intimité parce qu’un mec même endurci a besoin de ça !

            il y a prostitution et prostitution,je ne parle pas des pauvres filles exploitées qui officient sur le bord des routes et sous la coupe de maquereaux ! ça,c’est de l’esclavage !

            mais de celles qui ont choisi ce boulot en indépendantes et qui paient des impôts ! celles là sont souvent des filles épatantes et tout à fait respectables ! 

            bien plus que de soi disant vertueuses qui sont les pires salopes dans un autre genre !



            • Ariane Walter Ariane Walter 11 avril 2011 11:16

              @ Kitamissa

              ma réponse était brusque parce que votre affirmation l’était tout autant.

              la prostitution, en effet, est une grand amie des armées.
              De tous temps « les filles » qui étaient des esclaves volées lors de raids étaient mises dans des chariots pour suivre des armées.
              la drogue et les femmes sont un moyen de calmer la peur de la mort, je suppose.

              Que vous ayez vécu des moments simples et heureux à ces moments-là, je veux bien le croire mais vous avez participé à un système qui est totalement destructeur, quoi qu’en dise l’article pour celles qui y sont soumises.

              Mais il y a tant de fautes en ce monde, que celles-là paraissent bénignes...Sans doute.
              mais de là à faire l’apologie de ce système, non.


            • Castor 11 avril 2011 11:21

              Sans faire l’apologie de la prostitution, on peut quand même reconnaître à celles (et ceux) qui veulent vivre le sexe comme un emploi le droit de le faire.

              Que l’on démantèle les réseaux, oui, ils ne servent que l’enrichissement de trafiquants d’êtres humains.
              Mais que, sous prétexte d’une morale qui voudrait que le sexe ne soit pas monnayable, l’on mette au ban de la société ceux qui exercent leur liberté, non.

            • kitamissa kitamissa 11 avril 2011 11:25

              non ..pas d’apologie ,mais d’une certaine utilité oui,à condition que la prostituée soit libre d’exercer son métier bien entendu .


              je trouve que l’ancien terme « respectueuse » sied mieux que prostituée ! 

            • Ariane Walter Ariane Walter 11 avril 2011 11:39

              castor,
              Ne pensez-vous pas que ceux qui choisissent le sexe comme emploi ne le feraient pas s’ils avaient un revenu minimum de vie.
              Maintenant si une fille veut se prostituer avec des clients qu’elle choisit pour se payer un 4/4 quand elle a une Clio , ça ne me dérange nullement.
              Je n’aime pas cet article parce qu’il est inspiré par ce libéralisme qui nous tue tous à petits feux et veut nous faire crore que se prostituer est un métier comme les autres. et là, je dis non.


            • Castor 11 avril 2011 11:45

              Je n’aime ni vos clichés, ni la morale que vous semblez vouloir imposer.

              S’il s’agit d’un choix, respectez-le.
              Nous ne manquons pas d’exemples de personnes ayant choisi une « voie pour l’argent », au détriment d’une certaine morale, laquelle est par définition personnelle : faire des gosses pour les allocs, chômage professionnel, boulot merdique ou immoral mais bien payé...Ne vous érigez pas en censeur, de grâce.

            • HINLE HINLE 11 avril 2011 13:22

              Ouaaaah le mec. J’aimerais vous rencontrer. Je paye bien. Merci de me contacter au plus tôt. Besoins urgents.


            • HINLE HINLE 11 avril 2011 13:24

              Mon message s’adresse à Kitamissa, pas au hérisson !


            • sisyphe sisyphe 11 avril 2011 13:31

              Par Castor (xxx.xxx.xxx.74) 11 avril 11:45


              Nous ne manquons pas d’exemples de personnes ayant choisi une « voie pour l’argent », au détriment d’une certaine morale, laquelle est par définition personnelle : faire des gosses pour les allocs, chômage professionnel, boulot merdique ou immoral mais bien payé...Ne vous érigez pas en censeur, de grâce.

              Joli, l’amalgame : prostitués = faire des gosses, être « chômeur professionnel » ; un message qui rejoint celui du petit Ubu , et désigne les familles et/ou les chômeurs comme « ayant choisi une voie pour l’argent » !!!!!!!!!!!!!!!

              Je te conseille d’aller tenir ce genre de discours à la sortie d’un Pôle Emploi , à l’égard de tous ceux qui rament pour survivre, qui se font radier, qui deviennent sdf parce que sans boulot, etc... si t’as des couilles, autrement que derrière ton clavier.. 

            • morice morice 11 avril 2011 13:56

              vieux fantasme de vieux ! ça n’existe jamais !

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