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Accueil du site > Actualités > Société > Dix raisons de quitter son boulot

Dix raisons de quitter son boulot

Il y a peu, le site Salary.com publiait le résultat d’un sondage réalisé auprès de 8000 employés envisageant de changer d’emploi dans les trois mois suivants, et qui posait comme question : "Quelle est la principale raison qui vous pousse à quitter votre emploi ? »

  1. La rémunération : 57,2 %
    L’argent est, de loin, le principal facteur déclenchant le désir de changer d’emploi. Malgré tout, payer correctement ses employés peut souvent s’avérer moins cher que les frais induits par un turnover élevé.
  2. Les perspectives d’avenir : 37,3 %
    La perspective d’une promotion ou de l’avancement est capitale pour maintenir le degré de motivation et d’implication d’un employé. Attention, toutefois, à ne pas agiter la carotte trop longtemps, sans tenir les promesses faites.
  3. La reconnaissance : 34,2 %
    Il est important de reconnaître l’employé à sa juste valeur, et cela implique la capacité de l’entreprise à quantifier et à qualifier les performances de ses employés, et la volonté de les récompenser de façon adéquate.
  4. L’ennui : 20,1 %
    L’ennui est un ennemi, et l’absence de challenge, ou tout simplement de tâche, est un facteur important dans le départ d’un employé de sa fonction.
  5. Les avantages : 16,9 %
    À l’étranger, chacun doit choisir et payer son assurance maladie complémentaire et obligatoire, et ces coûts pèsent significativement sur les dépenses d’un ménage. Pour attirer et conserver leurs employés, les entreprises doivent fournir des prestations généreuses.
  6. Le développement : 15,3 %
    Arrivé à l’apogée de sa fonction, un employé ne peut plus progresser. Souvent, il part poursuivre son éducation, fonder sa propre société, ou simplement chercher un emploi ailleurs.
  7. La sécurité de l’emploi : 11,8 %
    Le déclin de l’industrie, la compétitivité, la globalisation, les délocalisations sont autant de facteurs qui jouent énormément sur la sécurité de l’emploi. Souvent, les employés préfèrent prendre les devants et chercher un emploi plus stable, et il est alors difficile pour un employeur de les rassurer sur ce point.
  8. Le stress et l’impact sur la santé : 10,5 %
    Durée du travail, dureté du travail, leurs effets sur la santé d’un employé, ou le niveau de stress induit, poussent parfois les employés à chercher un emploi plus calme ou moins difficile.
  9. Les relations avec la hiérarchie : 10 %
    L’image du management incompétent, surpayé, abusif et/ou hostile a la vie dure, et est malheureusement parfois conforme à la réalité. Le comportement d’un manager vis-à-vis de ses subordonnés compte dans leur maintien dans l’entreprise ou non.
  10. Les trajets : 9 %
    Durée des trajets (parfois près de deux heures, dans les grandes métropoles) et coût des trajets (lié à l’augmentation du prix du pétrole) grèvent de plus en plus les budgets des ménages, et font que les employés cherchent un emploi plus proche de leur domicile.

Cet article est très intéressant, qu’on soit d’un bord (salariat) ou de l’autre (patronat). Chaque employé se reconnaîtra dans l’une ou l’autre de ces raisons ; de même, l’article peut être considéré comme un vademecum permettant à un employeur d’anticiper ces potentiels problèmes, ou, du moins, ceux sur lesquels il peut agir.


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6 réactions à cet article    


  • (---.---.63.53) 19 décembre 2005 14:44

    Salut c’est Yves.

    Alors, mû par mon légendaire amour du juste, je me suis rendu sur « salary.com » pour savoir précisément de quoi il retournait.

    Or, grande fut ma surprise !!! Il s’agit d’un site américain, fait par des américains et pour... enfin bref.

    Donc, disé-je, cette enquête (que je n’ai pas réussi à retrouver, merci le lien, NDLR), parle donc des inquiétudes et angoisses des salariés américains. Et même si, à priori, elles peuvent être semblables aux notres, je pense qu’il doit y avoir des différences permettant une interprétation sur le fond forcément très divergente.

    J’eû aimé voir ce point signalé ici. Faudrait pas nous prendre pour des américains, tout de même....

    Bien à vous,

    Yves


    • (---.---.63.53) 19 décembre 2005 14:46

      Bon... euh... pour le lien.... disons que j’ai rien dit...

      Désolé.

      Yves


    • Frédéric Casagrande Frédéric Casagrande 19 décembre 2005 15:04

      Yves,

      Je vous cite :

      « Cette enquête [...] parle donc des inquiétudes et angoisses des salariés américains [...] même si, à priori, elles peuvent être semblables aux notres »

      J’imagine, lorsque vous dites « nôtres », que vous parlez des inquiétudes et angoisses des français salariés en France ? Mais ces inquiétudes dépassent le cadre des seuls Etats-Unis, de ce que j’ai pu vivre en Suisse, et en discutant avec des amis en poste en Grande-Bretagne ou en Allemagne. De plus, même si le salarié est un rien (sur)protégé en France, je pense que ces inquiétudes commencent tout doucement à prendre corps dans l’hexagone aussi (même si je suis persuadé que les taux de réponses y donneraient un classement différent).

      Bien cordialement.


    • Emile Red (---.---.81.33) 20 décembre 2005 10:07

      Je n’ai rien contre ce genre de stats mais je trouve que c’est très « gadget » et un tantinet démago...

      Je crois que les inquiétudes américaines sont à prendre pour ce qu’elles sont ne permettant aucune comparaison avec le milieu du travail en France.

      Tout est différent entre nos deux modes de fonctionnement et certainement que les différences se retrouveraient si on faisait les mêmes études, il y a quelques années un comparatif (j’arrive pas à mettre la main dessus grrr...) donnait 1er la rémunération aux USA et le stress en France (ne sommes nous pas les premiers consommateurs de neuros...), cette étude montrait que le français sur 39heures (c’était avant les 35) travaillait effectivement 36h et l’américain sur une moyenne de 43h travaillait 35h .... celà expliquerait peut-être le stress mais aussi le taux supérieur de productivité de l’ouvrier français.

      Bizarrement, les américains dans l’ensemble étaient satisfaits (alors qu’ils les voulaient prioritairement supérieurs) de leur salaire et de leur emploi alors que chez nous il y avait un énorme vent de morosité ( si je me souviens : 4/5 des ouvriers étaient prêts à changer d’emploi à tout prix ).

      Comme quoi ce serait interessant de faire un comparatif plutôt qu’un ensemble de stats, et rajouter certains autres pays comme la Corée, l’Australie ou le Chili (par exemple) pour un bon inventaire, sinon c’est toujours sympa ce genre de stats.


      • Proof OK (---.---.28.210) 20 décembre 2005 11:50

        Connaissant assez bien les deux pays (j ai les deux nationalités dans la famille) il me parait clair que :
        - Les français privilegient « le temps libre » : n’avaient ils pas un ministère du temps libre sous Mitterand, d’ou l’adhesion aux R T T, 70% des jeunes ne souhaitent ils pas rejoindre la fonction publique !
        - Les américains privilegient le « bien etre » apporté par les dollars ex : grandes maisons, grandes voitures , oversizes en tout genre. Enfin pour que comparaison rime un peu avec raison, il faudrait ce comparer aux 10 + gros P I B par habitant ce qui n’inclus ni le Chili ni la Corée !


      • Emile Red (---.---.81.33) 20 décembre 2005 13:57

        Désolé je pensais Corée pour la productivité, Chili pour les ressources faibles des ouvriers.

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